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 C'est moche, les regrets ~Calville~

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Calville
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Christopher "Chris"
Delarive

J'ai 31 ans et je vis à Ottawa, Canada depuis huit ans. Je suis célibataire et je le vis comme le vit un célibataire ... J'aime ma solitude, j'ai appris à vivre avec.
Je suis  né à Wakefield d'une famille riche d'un père américain et d'une mère française. Mon Père a fait fortune en créant sa société d'electronique de pointe, j'ai ajouté ma carte en m'associant aux plus grands laboratoires du pays pour la vente des puces qui aidant à la recherche scientifique.  J'ai vécu à Montréal depuis mes 15 ans où j'ai fais de brillantes études, où j'ai aimé et été trahi, la famille etant restée à Wakefield pour y implanter une usine aidant ainsi à l'essor de la petite ville de son enfance. Aujourd'hui je vis à Ottawa, où il est bien plus facile d'avoir des bureaux que dans une petite ville le plus souvent perdue sous la neige. Je vis seul dans un loft confortable.  Je suis aujourd'hui le patron officiel de la société familiale, depuis  l'accident de mon père Cinq ans auparavant.  
Je gère la société aidé dans ma tâche par Lise Anworth une fidèle employée qui est devenue ma confidente et son amie, elle est la seule à pouvoir me parler directement sans craindre que je ne prenne mal ses paroles. Je pense que le bien-être de mes employés est le sacerdoce qui permet une société épanouie.
Toujours élégant, calme et poli. J'ai su avec le temps gagner le respect de mes employés que ce soit au siège d'Ottawa ou à l'usine de Wakefield.
Aujourd'hui nous nous agrandissons, la société prend de l'importance. Il est plus que temps de se demarquer !

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Photo :copyright:️ Créateur :Nicole Rivelli/Netflix
Réfléchir au pourquoi du retour de Valentine est bien loin des pensées de Christopher, il a froid, juste froid, corps et âmes pris dans les tourments d’une tempête qui vient de le surprendre. La douleur qu’il ressent est en quasi équivalence avec celle ressentit huit ans plus tôt quand il avait trouvé leur appartement vide d’elle. Oubliés ces instants où il avait retrouvé vie entre les bras de Valentine, oubliés ses espoirs idiots d’un jour retrouver celle qu’il n’avait cessé d’aimer malgré son départ, oubliée cette chaleur émanant d’elle et qui lui avait permis durant quelques heures de retrouver un peu de douceur dans son corps. Non. Tout était bel et bien fini posant son regard sur elle en sortant de la maison de sa sœur. Elle lui avait menti. Encore.

Se dégageant de sa main qu’elle pose sur son bras et qui veut le retenir. Pas si simple que ça. Un enfant c’est pourtant simple. Lui dire qu’elle en avait un était encore plus simple. Il ne savait pas vraiment ce qu’il s’était imaginé de la vie de Valentine en la revoyant une semaine plus tôt ;  mariée, des gosses ? Oui c’était son style, mais elle n’en avait pas soufflé mot, et meme si il avait refusé de discuter avec elle, elle aurait dû lui dire ça, il méritait cette vérité.  Perdu dans l’inaltérable amour pour elle, il se rendait compte qu’il ne pouvait pas lui faire confiance.

Les pas sont mécaniques l’entrainant vers son véhicule, voyant l’autre voiture qui le bloque dans son simple désir de fuir cette femme, son fils …. Qu’ont-elles donc imaginé ? Anne sa sœur , sa propre sœur savait et l’a laissé se prendre d’amitié pour ce gosse. Comment a-t-elle pu lui faire ca, ne pas lui avouer. Il n’en avait donc pas fait assez pour elle pour qu’elle soit à minima honnête avec lui ? Comment avait-elle pu organiser cette soirée avec le fils de son ex ? Ce n’était pas de la colère, - enfin un peu - et de la souffrance, beaucoup. Ce fils était celui qu’il n’aurait jamais avec la seule femme qu’il avait pu aimer. Pourquoi et comment aucune des deux ne s’étaient dites qu’elles allaient lui en parler ?. La portière est déverrouillée ; il veut partir, loin, très loin de tout ca. Ce n’est qu’un mauvais rêve, immergé dans sa propre déception, il va se réveiller.  

Plus que le mensonge, c’est le non-dit qu’il vient de découvrir qui le retourne. Combien de fois lui a-t-elle caché la vérité. Les souvenirs de l’hospitalisation de Joan reviennent, quand Valentine avait lâché ses études sans rien lui dire pour travailler après le licenciement de sa mère et quelques semaines après d’avoir appris d’Isabelle ce qui se déroulait. Cette fois-là encore elle n’avait pas été honnête, alors qu’il ne lui cachait rien. Il n’avait jamais compris pourquoi. Manque de respect, de confiance ou simplement ne pas lui demander d’argent alors que déjà à cette époque il avait un compte en banque plus que confortable. Mais là ... là ca les touchait. Eux, dans ce qu’ils avaient été, dans l’amour éprouvé, long soupire encore stoïque à côté de sa voiture , quelques pièces s‘emboitent dans ce qu’il voit, voiture bloquée par la sienne. Elle savait qu’il découvrirait. Ne serait-ce qu’un jeu pour elle ?

Sa voix s’élève derrière lui, elle voulait donc le confronter, se confronter à lui ? Elle sait pourtant comment il réagit, à moins qu’elle ait oublié ses colères aux accents polaires, elle en avait pourtant horreur quand elle s’énervait contre lui hurlant à tout va, claquant porte et vaisselle alors qu’il restait debout devant elle sans répliquer. Non ca n’est pas un jeu, non il n’a aucune envie de s’amuser à jouer à qui perdra son calme le plus vite. Il l’écoute sans la regarder ne réagis pas aux demandes de ne pas etre en colère contre sa sœur et en apprends encore plus qu’il ne croyait. Anne, Isa, Maya, Joan surement, et Mike pendant qu’on y est, combien d’autres savaient ? Vouloir proteger quelqu’un de la vérité qui peut se savoir aussi vite .. quoique là ça a mis plus de 7 ans à lui arriver aux oreilles. C’est presque un exploit. Et ca en serait à mettre dans le livre des record si ca n’était pas si douloureux de voir autant de mensonges autour de lui. Il avait trop rapidement confiance, et surtout trop confiance en ceux qui était déjà dans son cercle. Il ne pardonnera pas à Anne avant un long moment, la confiance brisée ne peut être recollée aussi facilement, il s’était épanché un peu sur sa peine encore vivace d’avoir perdu Valentine quelques semaines avant qu’elle ne revienne, n’ayant jamais réussi à oublier son premier amour. Pourquoi, à ce moment, s’était-elle tut ?

Valentine s’interpose entre lui et sa porte de sortie, échappatoire bridé par l’autre véhicule mais si elle s’imagine que cela va le retenir, il n’a pas peur de faire une marche arrière abimant les deux voitures. Il n’en a rien à foutre. Il veut juste partir, s’isoler chez lui, ou ailleurs, n’arrivant à encaisser ses pires cauchemars en ce qui la concernait ; Son regard fuyait le sien ne donnant aucune possibilité de l’amadouer par ses beaux yeux sombres avant qu’il ne se fixe durement en elle ayant retrouvé toute la colère qu’il pouvait éprouver pour son mensonge ou son … omission.
– Tu comptais me dire que tu avais un fils avant ou après qu’on ait baisé ? Dans quelques mois ? Quelques années? Tout à l’heure c’était irréfléchi, j’ai aimé te retrouver, t’embrasser, mais tout est pareil qu’avant, tu es pareille qu’avant, tu mens, tu omets ou ce que tu veux. Et quoi ? Là tu vas te barrer encore après m’avoir bien amadoué? Désolé je n’ai plus de bague à te donner pour que tu me la laisses au coin d’une table de nuit.

Il blessait à hauteur de ce qu’il souffrait. Et il souffrait vraiment. Il s’en moquait de savoir qui était son fils, pourquoi il semblait doué pour un sport, il ne voulait pas savoir à qui il ressemblait, il ne supporterait pas de mettre un visage sur un homme qui aurait couché avec elle. Un homme pour lequel elle l’avait quitté, ou bien couchait-elle avec pendant qu’ils étaient ensemble ? Il ne savait pas quoi écouter dans ses discours aux allures mensongères.


- Mon amour ? tu oses m’appeler mon amour ? Je … est-ce que tu te rends comptes de tous les mensonges que tu m’as servis depuis des années ? Nous, notre futur mariage, ton départ et maintenant tu reviens avec un enfant qu’on me fourre dans les pattes pour faire accepter que la femme que j’aime a eu un gosse alors qu’elle et moi n’en avons jamais eu malgré tous nos projets;. Tu n’as jamais été honnête avec moi, et si n avait couché ensemble cet après-midi ? C’était ça que tu voulais, qu’on couche ensemble pour que la nouvelle passe mieux ? Tu aurais fait quoi ? Et ensuite, tu es quoi ? mariée ? en couple ? Je ne t’en veux pas d’avoir un fils, je suis blessé oui, mais ce gosse est génial, je t’en veux de ne m’avoir rien dit, de ne pas avoir pris 5 minutes pour me dire ça, et ne prends pas prétexte de nos échanges peu cordiaux, c’est une fausse excuse. Je pensais que tu avais plus de respect pour moi, mais encore une fois je me suis trompé.

La main de Valentine vient chercher sa joue, il réprima un recul qu’il aurait pourtant dû lui donner, chaud et froid se mélangent, tourbillonnant dans ses aveux qui fusent de ses lèvres. Sur le coup les mots n’avaient aucun sens. Il stoppa son geste de vouloir lui retirer sa main tremblante de sa joue. Il n’avait plus de force. Quelques mots, pas plus. Simple et compréhensible. Et pourtant le sens semblait lui échapper, ou au contraire le frapper de plein fouet. Le choc qui s’en suit le met KO définitivement. Uppercut violent. Ses mots sont déchirants d’une blessure ouverte, elle enfonce un couteau dejà bien entamé dans sa chair.

- Mon .. Mon quoi ? Non .. * secouant la tete la joue toujours englobée dans la main moite de son ex fiancée  ne voulant croire une vérité brutale qu’il sentait comme universelle, il savait qu’elle disait vrai, ce gosse n’était pas n’importe lequel, meme s’il adorait les enfants, il s’était senti bien avec ce garçon, mais il ne voulait pas le croire. Le monde sûr qu’il s’était crée pierre par pierre tombait en morceau, un par un, inévitablement.*-  non bien sur que non tu ne … non jamais tu ne m’aurais caché ca Valentine, tu ne m’aurais menti.

Mais son regard ne mentait pas, il avait un fils qu’il venait de rencontrer, avec lequel il s’était amusé, avec lequel il avait échangé à la démonstration d'Aikido, un fils de huit ans. Il n’avait pas assisté à la grossesse de Valentine, ni vu la naissance, pas de premiers pas, pas de premiers mots,  huit années de vide dans la vie de cet enfant, dans sa propre vie. L’évidence devait se faire en lui. Il était Père.

- Je t’ai fait quoi pour que tu sois si cruelle avec moi, de quoi as tu voulu te venger ?  tu ne crois pas que tu m’as assez brisé ? Tu en veux encore plus, tu veux me mettre à terre ? Je le suis ... Je le suis Valentine .. Comment tu as pu… Non. Comment tu as ..

Pu .. le mot reste étranglé dans sa gorge, comment avait-elle pu, non seulement ne rien lui dire, mais oser revenir devant lui, entre ses bras, lui chanter des mots d’amour aux accents faussés. Ne rien dire huit ans, huit longues années. Ne rien lui dire depuis qu’elle l’a revu ? Ne rien lui dire avant qu’ils s’embrassent ? Non elle lui ment non ce garçon aux yeux sombres n’est pas son fils, c’est impossible. Elle l’a quitté oui, mais elle lui aurait dit ca, c’est trop important, elle n’a pas pu lui cacher pendant autant de temps.

Sa main retira  brusquement celle qui réchauffait sa joue, portée loin de lui regard en friche violente, , la colère prenant le pas sur tout ce qu’il peut ou aurait pu ressentir. Le corps est raidi à l’extrême, il a mal, si mal, il crève de douleur, à se briser sous le moindre souffle de vent,  les mains se lèvent repoussant tout contact.

- Non tu ne me touches pas, plus jamais  tu m’entends, plus jamais !  Tu me mens, ce n’est pas mon fils, tu ne m’aurais pas fait ça.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Valentine Devis
J'ai 31ans ans et je vis à Ottawa, Canada. Dans la vie, je suis chargée de relations publiques et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma propre volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.
Après quelques années aux Us, à se former dans diverses agences de publicités, elle décide de se spécialiser dans tout ce qui concerne aux relations publiques. Valentine se démarque pour avoir étouffé dans l'oeuf plusieurs scandales touchant de grandes entreprises privées, redorant leurs blasons auprès du publique. Depuis six mois de retour au canada, la jeune femme préfère éviter Montréal, pas encore prête à affronter ses souvenirs, et Ottawa lui apparaît comme le choix plus prudent.

Amber Rose Revah :copyright:️ NOM CRÉATEUR


https://www.youtube.com/watch?v=HryTQTvLlhA


Il ne la regarde pas.

Jamais. Jamais elle n'aurait du revenir. Valentine aurait du s'en tenir à sa décision originale et ne plus regarder en arrière. Qu'importe si la vie qu'elle menait à Chicago était un peu bancale, totalement dénuée de sens. Evan grandissait bien. Il lui aurait suffit de continuer à se taire. Juste.. se taire. Au lieu que ce soit elle qui vienne de temps en temps, s'arranger pour que ce soit Joan, Isabelle qui prennent des vacances aux Us, avec eux. Tout.  N'importe quoi. Tout plutot que cette souffrance ecorchée vive qui irradie de Christopher. C'est au-dessus de ses forces. Il y a une raison pour laquelle elle n'a pas affronté le jeune homme au moment de le quitter. Les choix d'une lettre et d'un appartement vidé de l'essence de la jeune femme n'avaient rieu eu d'un coup de tête. Bien sur, Delarive Sr. l'avait éxigé. Une des conditions non- négociables. Avec justesse, il craignait que sa proie ne faillisse et retombe dans les bras de son Héritier au premier mot de celui-ci. Si elle l'avait souhaité, elle aurait contourné. Valentine ne pouvait assumer de blesser son fiancé. Point.  Ne pouvait affrontrer la douleur dont elle serait la cause. Elle avait fuit, lachement. Refusant de se demander à quel point, en agissant de cette manière, elle brisait la confiance limpide, evidente qu'il avait en Elle. en Eux. Quelles lignes de failles elle a creusé en lui. Plus facile de ne pas avoir l'évidence sous les yeux et de prétendre qu'il ira bien. Qu'il l'oublierait vite. Comme elle l'oubliera aussi rapidement.

Sa voiture immobilisée par ses soins.

Une connerie de plus. Chercher à le retenir, à le forcer à l'écouter. Ce n'est jamais la bonne manière avec lui. Pas alors qu'il est suspendu entre colère et devastation. Elle aurait du lui permettre de partir, en sachant simplement qu'elle avait un fils. Pourquoi en rajouter? Attendre demain ou plus tard dans la semaine pour lui apprendre la suite, cela aurait été suffisant, non? Mécaniquement, elle finit par s'avancer vers lui. Essayant d'attenuer le sentiment de trahison qu'il doit ressentir vis à vis de sa soeur. Ses relations avec Isabelle n'ont cessées de se dégrader depuis qu'elle a compris qui était Evan. Soit dix minutes après avoir fait la connaissance de son neveu d'une ou deux semaines. Non que la ressemblance soit si flagrante, mais plus que tout autre, elle connait parfaitement son ainée. Sa voix vacille alors qu'elle tente encore, malgré la froideur de son attitude. Il ne regarde pas. -Anne ne supportait pas de te faire du mal de cette manière. Et... elle n'a pas vu Evan tant que ca. C'est la première fois qu'elle le gardait. Je, je suis allée voir Mike après... après le dojo.

Elle danse autour du sujet.

Lui donne des informations qui ne sont pas essentielles. Pas maintenant en tout cas. La jeune femme se glisse entre lui et sa voiture. Il n'y a aura aucun apaisement possible ce soir. Elle le sait bien, pourtant. Regarde moi, Christopher. Parle moi. N'importe quoi. S'il te plait. Ne garde pas le silence. C'est un voeu rapidement exaucé et tout aussi rapidement regretté. Valentine recule sechement sous le venin de ses paroles, heurtant sans douceur la carrosserie du véhicule. Elle n'arrive pas à etre en colère mais chaque mot trace son propre sillon sanglant. La scarisant impitoyablement. Elle lutte pour maitriser un tremblement nerveux. -Ce... n'est pas comme ca. Je n'avais pas planifié ce qui s'est passé entre nous. Tu peux employer des termes aussi vulgaires que tu veux, ca ne modifie rien. Je ne regrette pas et si Anne n'était pas intervenue, oui, on aurait sans doute "baisé". Et tu te trompes. Tout est différent! -Elle ne répond pas à sa question assassine, pas directement. Il n'en veux pas, de reponse. Sa machoire se crispe à lui en faire mal. La mention de sa bague est particulièrement sauvage. Impression qu'il vient de la gifler. -Je n'ai pas l'intention de repartir. Christopher, je ne suis pas revenue simplement pour te dire que J'avais un fils.

Si c'était aussi facile que cela.

La brune tente un autre angle d'approche. Une autre manière de s'expliquer. Se perdant au passage au même rythme qu'elle l'égare.  Et il ne manque pas cette occasion pour la cingler à nouveau. Ses doigts qui s'egarent sur sa joue glacée, dans le vague espoir de... elle ne sait plus. Un mot doux, tendre, complice qui glisse de sa langue et auquel Valentine n'a plus le droit. -Je ne t'ai pas menti. -Et cette fois, il y a une note desespérée dans son ton. Elle s'est tu. Est ce vraiment si similaire? Si différent? -Je suis revenue à cause de cet enfant, oui, mais pas pour les raisons que tu crois. -Quelques instants, elle ferme les yeux. Son ventre et sa respiration brouillés. - Ne lie les pas deux, s'il te plait. Te parler d'Evan ou non n'a rien à voir avec le fait de faire l'amour avec toi ou non cette après-midi. Il n'y avait pas de manipulation, Christopher! J'ecarte les cuisses et tout va bien? En trompant mon mari avec toi dans la foulée, si je suis ta logique? ! Mais tu me prends pour qui?! -Elle lève une main, paume tournée vers lui. L'empechant de poursuivre avant que tout soit définitivement hors controle. -Non. Je ne suis pas mariée, pas en couple. Il n'y a qu'Evan et moi. C'est tout.  Te le dire?! Mais QUAND?! Par sms à 3h du matin? Un matin avant une réunion?! Je n'ai pas cessé de te dire qu'il fallait que je te parle!

Soudain, c'est trop. Juste trop. Elle n'en peux plus des chemins de traverse qu'elle emprunte. Elle continue les atternoiements et continue d'agrandir les plaies de Christopher. C'est insoutenable. Valentine n'est pas venu pour lui dire qu'Evan est son fils à elle. Mais le Leur. Les mots tombent et culbutent de ses lèvres. Et déciment l'homme qu'elle aime, qu'elle continue à aimer, qu'elle n'a jamais cessé d'aimer. Et qu'elle vient de perdre. Qu'elle savait qu'elle allait perdre. Ses prunelles s'emplissent de larmes qu'elle repousse comme elle peut, déchirée du supplice qui le brise devant elle. Elle ne supporte pas. Elle ne supporte pas de le voir ainsi écartelé. Ses muscles se contractent, proche de la titanie. Son autre main vient le cueillir dans le dos. Elle n'a pas le pouvoir de l'apaiser. Pas cette fois. Plus jamais. Valentine a conscience que le toucher est une insulte de plus. Mais ne parvient pas à contenir ses mouvements. Elle a toujours été sensuelle, tactile avec lui. Rompre tout lien physique, concerver juste cette paume plus tremblante qu'une feuille dans la tempete, ce n'est pas ASSEZ. Il la deconstruit au même rythme qu'il est déconstruit. Ses genoux manquent de se dérober sous elle. Appuis salvateur de la voiture.

-Je... Je suis désolée
. -Mots si creux, même à son oreille. -Non, god no. Je n'ai jamais voulu cela. -Valentine doit littéralement arracher chaque syllabe à une gorge tranchée. -Ce n'était pas pour te blesser, j'étais déjà à Chicago... Christopher, s'il te plait, non. Je ne voulais pas...

Qu'il s'imagine qu'elle prenne le moindre plaisir à cette scene ignoble qui prend place entre eux est une gifle de plus. 'Alors qu'elle allait enlacer sa nuque, il arrache littéralement sa main de son visage. Serpent qui l'aurait mordu. Son sang se fige, la laissant exsangue. Son bras retombe. Valentine se noie. N'arrive plus à respirer. Les poumons physiquement bloqués dans sa cage thoracique. Cendre et métal rouillé. Fade et gris. Plus rien n'a de sens si il n'est pas avec elle. Il ne lui pardonnera pas. Elle ne se pardonne pas.  Voix blanche.-Je ne t'ai jamais menti, Christopher. Evan est notre fils.

Plus rien n'a d'importance. Elle n'a que trop consience qu'elle ne lui offre aucune explication, aucune justification. Qu'elle lui demande simplement d'accepter la situation telle qu'elle est. Il ne veux plus qu'elle le touche. Alors pourquoi, pourquoi pourquoi est ce qu'elle est incapable de respecter cette exigeance si simple? Valentine n'a pas conscience d'avoir bougé avant de le serrer contre elle, de l'étreindre à leur laisser des hématomes. Une de ses mains s'accroche à ses hanches, l'attirant contre elle, alors qu'elle se plaque entièrement contre la voiture, sachant que ses jambes ne la soutiennent pas plus que tout à l'heure. Ses doigts s'enfoncent dans ses meches courtes, courbant légèrement sa nuque jusqu'à ce que son front s'abime contre son cou. Venant murmurer contre sa tempe, sachant qu'il peut se dégager à tout moment. -Je suis rentrée à Ottawa pour te le dire, Christopher. Je n'avais pas prévu.... tout ca. Je ne savais pas que le chasseur de tete travaillait pour ta société. Ce n'était pas une embuscade. Je ne savais pas! Je n'avais pas réalisé.... je n'avais pas conscience...  Cette semaine à tes cotés... etait à la fois si difficile et si... douce. Je ne t'ai jamais oublié. Il n'y a jamais eu d'autres hommes dans ma vie que toi. Je n'ai jamais aimé que toi. Te faire souffrir à ce point ce soir? Ca me démolit autant. Je t'aime, Christopher Delarive. Et que tu ne supportes plus de poser les yeux sur moi ou non n'y changera rien.

Elle ouvre les bras. Lui laissant tout loisir de s'écarter d'elle si il ne l'avait pas fait avant. Les prunelles d'onyx de la jeune femme sont un puit fremissant et douloureux. Elle fait un pas de coté, libérant son espace vital de sa présence. Son timbre est à peine un murmure. Valentine est décimée par le froid.  - Si tu souhaites ma demission, si tu ne veux pas subir ma présence dans ton entreprise, ni devoir me cottoyer la semaine, je le comprendrais et Clarisse aura mon mail cette nuit. Mais je ne quitterais pas Ottawa. Je  ne rentre pas à Chicago. Tu sais exactement où me trouver quand tu le voudra.


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Christopher "Chris"
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J'ai 31 ans et je vis à Ottawa, Canada depuis huit ans. Je suis célibataire et je le vis comme le vit un célibataire ... J'aime ma solitude, j'ai appris à vivre avec.
Je suis  né à Wakefield d'une famille riche d'un père américain et d'une mère française. Mon Père a fait fortune en créant sa société d'electronique de pointe, j'ai ajouté ma carte en m'associant aux plus grands laboratoires du pays pour la vente des puces qui aidant à la recherche scientifique.  J'ai vécu à Montréal depuis mes 15 ans où j'ai fais de brillantes études, où j'ai aimé et été trahi, la famille etant restée à Wakefield pour y implanter une usine aidant ainsi à l'essor de la petite ville de son enfance. Aujourd'hui je vis à Ottawa, où il est bien plus facile d'avoir des bureaux que dans une petite ville le plus souvent perdue sous la neige. Je vis seul dans un loft confortable.  Je suis aujourd'hui le patron officiel de la société familiale, depuis  l'accident de mon père Cinq ans auparavant.  
Je gère la société aidé dans ma tâche par Lise Anworth une fidèle employée qui est devenue ma confidente et son amie, elle est la seule à pouvoir me parler directement sans craindre que je ne prenne mal ses paroles. Je pense que le bien-être de mes employés est le sacerdoce qui permet une société épanouie.
Toujours élégant, calme et poli. J'ai su avec le temps gagner le respect de mes employés que ce soit au siège d'Ottawa ou à l'usine de Wakefield.
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Photo :copyright:️ Créateur :Nicole Rivelli/Netflix
C’était l’épreuve de plus, celle de trop. Jalonnant sa vie, bouleversant et déséquilibrant chaque fois un peu plus des bases qu’il tentait de reconstruire seul depuis le départ de Valentine. D’enfance en age adulte, la bataille avait toujours fait rage.  Steve, son père qui pressait leur famille comme un citron, qui les détruisait, qui faisait pression sur des enfants jamais à la hauteur. Etre à la hauteur de cet homme jamais satisfait des autres était sans doute ce qui avait fracassé la fratrie à jamais. Mike, Anne, Lui. Mais il n’était pas le plus à plaindre,  il avait eu cette base, cet appui, Elle. C’était ce qui l’avait sauvé depuis ses 15 ans. Souvent il lui faisait comprendre combien elle était importante pour lui, combien sa vie dépendait d’elle. Un amour si intense qu’il n’avait jamais pensé qu’un jour il finirait. Un amour de jeunesse qui allait se concrétiser en un mariage simple à l’aube de leurs 23 ans. Il se moquait de l’argent, encore plus de l’avis de Steve, tout ce qu’il voulait se résumait en frère et sœur et sa femme. La vie rêvée, idéale. Elle en avait décidé autrement alors que le mariage se précisait dans la date et la tournure de la cérémonie. Certains se targuerait de lui dire, une de perdue, dix de retrouvées, tu es riche, intelligent, plutôt mignon, des femmes tu en trouveras des centaines. Des centaines ..  il n’en voulait pas autant, sauf elle, juste elle dont il avait espéré le retour entre ses bras durant huit longues années.  Et aujourd’hui il aurait préféré que jamais elle ne soit revenue.

Pas avec ces secrets qu’elle comptait lui confier, ou pas. Non si il n’avait pas découvert Evan et sa ressemblance avec Valentine, elle ne lui aurait rien dit, huit ans c’est long. Trop long, les gens changent ou malheureusement restent identiques. Elle n’a pas changé, elle ment toujours, elle se moque de lui encore, et ne cesse de se trouver des excuses. Ne méritait-il pas mieux que de découvrir cela lui-même ? Ne lui avait-il pas offert un amour inconditionnel ? A quoi jouait-elle encore avec lui ? Vrillant ses sentiments jouant la carte du chaud et du froid dans la même journée. Elle voulait sentir combien elle avait encore de pouvoir sur lui. Avec horreur il s’en rendait compte qu’elle en avait bien plus qu’il n’aurait voulu lui laisser. Et Anne. Non rien que d’entendre son nom il jette un regard noir vers la maison de sa cadette qui lui avait menti elle aussi, l’habitude devenait trop tenace entre ces deux femmes. Sa petite sœur putain ! Il est tellement en colère qu’il ne daignait pas répondre à la vague tentative d’explication que lui lançait son ancienne fiancée pour arranger les choses entre lui et la blonde qui devait se ronger les sangs.  

Et elle poursuit ses vagues explications, ses balbutiements de réponses, ses « non ce n’est pas ce que tu crois. » Comment croire autre chose quand il avait sous les yeux l'apparence même du mensonge de sa vie. Pourquoi l’aimait-t-il encore à ce point quand tout autour d’eux n’etait qu’une illusion dantesque qu’ils avaient entretenu. Lui par amour elle par ... il ne savait quoi. Un fils, elle a un fils et s’en explique devant lui entre murmure et souffle taiseux, trémolos dans la voix. Il ne veut pas savoir en fin de compte, se fermant aux termes et mots sortant d’une voix tantôt désespérée tantôt plus affirmative, mais toujours dirigée vers lui, elle veut qu’il sache, elle n’a pas le choix que d'avouer, faute à moitié pardonnée ? Non, trop de facilité quand on a plus le choix. Il se raidit au contact meme le plus infime entre eux, une caresse sur sa joue, geste tant aimé, aujourd'hui abhorré.
– je te prends pour la femme qui m’a abandonnée !! Sans doute la première fois qu’il hausse véritablement la voix laissant la colère prendre le dessus sur son calme habituel. Comment ose- t-elle-même poser la question ! Blessure assassine qui reprend son rôle mortel dans son cœur. Le timbre baisse en volume mais se brise dans les glaces de leurs différences qui se creusent plus encore. – L’excuse est si facile Valentine, si facile, tu dis que je ne t’ai pas écouté il suffisait de me prendre entre 4 murs je n’aurai pas eu le choix Je pensais que tu voulais enfin me dire pourquoi tu étais partie du jour au lendemain. Je ne voulais pas t’entendre. Mais non. Tu voulais juste me dire que tu avais eu cet enfant qui aurait du être le nôtre, et ça ..

Il se tait mordant l’intérieur de sa joue d’une telle colère, d’une telle peine qui se ressent dans son regard embué de larmes de rages. Ça non, il était réellement dans l’impossibilité de lui pardonner d’avoir fait avec un autre ce qui aurait du être Leur.
Il ne pensait pas vivre pire que de découvrir qu’elle avait eu un enfant, il s’était trompé. Ce n’était pas qu’un enfant avec un père venu d’on ne sait où, mais le leur. Il perd sa verve, sa colère derrière l’anéantissement que provoque cette nouvelle. Bombe à retardement qui l’abat sur place ne lui laissant que la peine et l’incrédulité de ses aveux. Non, jamais elle n’aurait fait cela. Pourtant la vérité s’impose, explose, à la fois tellement pure et tellement sale. Il a un fils, il ne le connait pas. Double vérité qu’il doit assimiler en l’espace de quelques secondes. Elle lui a caché son enfant pendant 8 ans. Un fils de huit ans non. Il cherche dans le regard noir de Valentine qu’il a évité durant toute leur conversation, une autre vérité. Une vague plaisanterie d’un gout douteux, un sourire blessant qu’il saurait décrypter et son cœur saigne de n’y voir qu’une profonde affirmation.

Son corps épuisé s’abat contre celui de la jeune femme hagard et bousculé alors qu’elle lui caresse le dos.  Il ressert ses bras autour d’elle la serrant autant qu’il peut dans sa perdition de point de repère, tout est annulé, plus rien ne va, distordu, distendu. Et l’implacable vérité lui saute au cœur :
– Tu m’as volé mon fils, comment tu as pu. La femme qu’il avait aimé n’était pas celle-ci, pas cette femme qui avait volé huit ans d’amour paternel ;  Sa Valentine n’aurait jamais pu. Rébellion. Il s’éloigne d’elle brusquement et c’est le dédain frustré qui prend la suite. Revigoré par son regard, rebuté par celui-ci. – Me dire quoi ? « Salut Chris tu as un fils de 8 ans et les affaires ca va ?», tu ne t’es jamais dit que j’avais le droit de savoir, de te voir enceinte, de voir mon fils naitre, de le voir grandir ? Et pire encore aux souvenirs de son entretien.  - Dis-moi tu es à Ottawa depuis combien de temps ? Six , sept mois ? Il t’a fallu 8 ans et 6 mois ici pour m’avouer ça par obligation parce que j’avais deviné qui était ce gosse ? Tu n’avais aucune intention de me parler d’Evan. Tu oses dire que tu m'aimes droit dans les yeux, tu oses me dire ca alors que tu m'as caché huit ans de vie essentielle ? Tu me * la tête est secouée, moue dégoûtée aux lèvres , elle le dégouttait .. Elle l’attirait.. Il la haïssait. *

- Ta démission ? *vague rire nerveux en s‘éloignant d’elle encore bien plus qu’il ne l’était déjà moralement et physiquement * -  tu crois que .. que ce qui m’inquiète là tout de suite c’est ta démission ? RE ? Anne ? Je m’en fous de ta démission, et de cette putain de pitié que tu as pour moi j’en ai rien à foutre . Tu as … Tu fais ce que tu veux, comme toujours, tu ne penses qu’à toi comme toujours, c’est …  ne m’approches plus.

Il ne sent et ne ressent plus rien d’autre qu’un vide profond comme si un gouffre s’était ouvert devant lui et qu’il devait y sauter. Se reculant d'elle, se reculant d'Eux, de pas peu assurés, il observa son véhicule bloqué, l’image le statufie il ne veut pas rester ici, encore l’écouter, qu’est-ce qu’elle serait encore capable de lui dire. Tournant déboussolé sur lui meme cherchant une sortie, une possibilité de ne plus l'entendre il s'éloigne encore. D’un geste précaire de la main il interrompt ses futurs mots, c’est fini, il en a assez eu pour ce soir. Un mot de plus et .. il ne sait pas ce qu'il fera. Laissant son véhicule là où il était, il s’éloigna à pied dans l'allée sans se retourner.

Il ne savait pas comment il s’était retrouvé dans son canapé quelques heures plus tard. Assis, éveillé tout le reste de la nuit, ne bougeant pas, ne réagissant pas, pas même à ce magnifique levé de soleil encore hivernal sur la ville canadienne qui se déroulait sous lui. Simplement posé là comme une plante verte. Et si l’apparence était calme, ce qu’il vivait à l’intérieur était tout autre. Le mal de crâne s'etait installé à trop de questions qu'il se posait, l'estomac en vrac, les muscles contractés avec tant de douleurs. Nageur à contre-courant, il se noyait dans l’immensité d’une peine qui fissurait ses certitudes. Qu’y avait-il de vrai dans sa vie, de réel ? Plus rien ne semblait être à portée. Anne, Valentine, son boulot, son ... fils. Un fils. Fermant les yeux, essayant de se souvenir de chaque mot ou sourire de ce petit garçon qui était le sien. GTA il aurait dû jouer avec lui à ce jeu , qui sait si il en aurait encore l‘occasion. Il voulait le revoir. Non. Non ca n’était pas possible. Il devait … Il ne savait pas, il ne savait plus. Bouleversé, il se retrouva sous le jet de douche sans même se souvenir de s’être levé du canapé, mais sous l’eau ses larmes rejoignirent l’eau qui ruisselait sur lui, se perdant dans un océan humide. Aucune trace.

Pied nus pantalon large et tee shirt loin de l’homme d’affaire qu’il était, il prit son téléphone qui avait vibré toute la nuit sans qu’il y fasse réellement attention. 27 appels d’Anne, autant de sms non lus, idem pour Valentine. Il ne voulait voir ou parler à aucune des deux. Il appela d’abord Robert, le pilote du jet qu’il avait racheté pour ses voyages rapides qu’ils soient personnels ou professionnels, le meilleur moyen de ne pas perdre de temps. Départ deux heures plus tard, le temps d’établir le plan de vol, de checker l’appareil, cela lui allait parfaitement. Trois sms plus tard.

Christopher a écrit:
Clarisse. Venez chez moi avec les dossiers importants et ceux de Paris, je pars dans 2 h. Reportez tous mes rdv.

Chris a écrit:
Lise. Je dois rejoindre Paris aujourd’hui je te confie la boutique, appelle moi en cas de besoin. Les rdv sont reporté à mon retour, gestion courante simplement.

Chris a écrit:
Will. Je dois partir, je ne pourrais pas assurer mes cours mercredi et jeudi. Tu peux me remplacer?

Trois réponses affirmatives quelques minutes plus tard.

Il avait préparé quelques affaires en valise, sa décision était prise, il avait besoin d’etre loin d’elle, de ce garçon, de sa sœur, de cette vie, de son appart vide. Besoin irrépressible de réfléchir seul.Et de nouveau assis en tailleur dans le canapé, il y resta le temps que le téléphone de l’immeuble sonne.

- Monsieur Delarive ? Madame Jenkins est ici et désire monter.  
- Oui c’est bon. Merci.

Il attendait les dossiers les plus vitaux pour la suite de sa semaine, et se leva simplement lui prenant les dossiers des mains quand elle entra dans le confortable et luxueux loft qui donnait sur la ville, ne croisant pas son regard une seule fois. Il ne fallut pas plus de quelques minutes de silence avant qu'une main maternelle sur sa joue n'interrompe simplement sa vague tentative de lecture des dossiers.
- Qu’est-ce qu’il y a Christopher ? C‘est la première fois en huit ans que tu n’es pas au bureau à 6h. Et qu’est-ce que c’est que ce départ pour Paris.
– je dois partir un peu, je ne suis là pour personne.
–Christopher ..
– Clarisse pas de commentaire, je pars. On a des choses à voir à Paris vous le savez bien.

Décision ferme et définitive, personne ne le ferait changer d’avis.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Valentine Devis
J'ai 31ans ans et je vis à Ottawa, Canada. Dans la vie, je suis chargée de relations publiques et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma propre volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.
Après quelques années aux Us, à se former dans diverses agences de publicités, elle décide de se spécialiser dans tout ce qui concerne aux relations publiques. Valentine se démarque pour avoir étouffé dans l'oeuf plusieurs scandales touchant de grandes entreprises privées, redorant leurs blasons auprès du publique. Depuis six mois de retour au canada, la jeune femme préfère éviter Montréal, pas encore prête à affronter ses souvenirs, et Ottawa lui apparaît comme le choix plus prudent.

Amber Rose Revah :copyright:️ NOM CRÉATEUR

Le sentiment de gachis qu'elle éprouve est si fort, si puissant que Valentine en goute la saveur acre dans chaque recoin de sa bouche. Brutalisant ses paroles et engourdissant ses mots. Rien n'est juste, rien ne va. Ses explications sont brouillonnes et désordonnées. Elle ne parvient pas à s'exprimer comme elle le voudrait. Ignore ce qu'elle pourrait lui dire qui cesserait de le blesser. La souffrance de Christopher est une gifle qui la frappe encore et encore. Un métronome dont le rythme n'a plus rien de régulier. Et que son regard ne cesse d'éviter le sien creuse d'avantage un sentiment d'une solitude tortionnaire. Ils ont beaux être proche l'un de l'autre, ils ne pourraient pas être plus désunis. Si la jeune femme avait eu un avant-gout de cette distance mentale lors de ces derniers jours, elle se colore de teintes blafardes en cette fin de soirée.

Malgré tout, elle essaie. Parce qu'il est bien trop tard pour de nouvelles dérobades. Il ne l'entend pas. Pas vraiment. Elle ne le devine que trop bien dans sa posture supliciée. Elle évoque Evan et il ne perçoit que la trahison dans cet enfant dont l'existence et la proximité lui ont été imposées par sa soeur et son ancien amour. Si la colère monte en Christopher, volcan d'azote, nulle trace réelle chez Valentine, malgré son ton qui s'accentue. En déséquilibre, sa main effleure la joue de cet homme qu'elle brise une seconde fois. Qu'elle aurait préféré ne jamais revoir plutot que de le fracasser de cette façon. Elle découvre avec un certain effroi qu'il lui était bien plus facile de vivre avec la béance insurmontable de son absence qu'avec sa présence raidie d'une vérité qu'elle refusait d'accepter. Sans avoir prévu que ses mots présentent au jeune homme l'occasion de lui décocher une flèche mortelle, forgée au feu d'une réalité aveuglée et refusée. Elle l'a abandonnée. Et à cela, elle reste muette, son esprit vibrant de la blessure arsenic qu'il lui inflige. Comment pourrait elle lui balbutier qu'elle est désolée? Qu'elle ne voulait pas? Non. Son sang s'est cristallisé de glace et l'enlace d'un froid mortel. Là où ils ont toujours été brûlants l'un de l'autre, réchauffé l'un par l'autre, c'est une bise sibérienne qui la découpe. Elle l'a abandonné. Ses yeux se sont fermés sous le choc de cette phrase qu'elle ne voulait pas admettre. Elle l'a abandonné.  à Steve. A devoir rassembler seul les ames blessées de sa famille. A faire front seul. Sans elle. Loin d'elle. Protéger les cadets de l'influence vicieuse de son père ne lui avait jamais couté. Ouvrir ses bras et le laisser s'apaiser dans le silence de son souffle contre le sien lui était naturel. Evident.

La jeune femme rouvre les yeux alors qu'il enchaine. Une infime dénégation de la tête. Jamais. Jamais elle n'a songé à lui donner des explications même tardives sur son départ abrupt. C'est là une clef qu'elle a jeté dans un puit d'eau saumâtre et refuse d'articuler la moindre syllabe à ce sujet. Non. Il n'a pas besoin de savoir cela. Cela ne lui apporterait ni paix de l'esprit ni soulagement. L'ignorance le protège quand la connaissance de ses motivations serait une nouvelle plaie empoisonnée. Du bout des lèvres, elle prononce, vaguement. -Non, je ne suis pas revenue pour parler du passé.

Pas comme il l'entend en tout cas. Elle se hait. se hait pour ce qu'elle inflige à la seconde moitié de son âme. Christopher, s'il te plait. Laisse mourir cette partie de notre vie. Je suis partie. Point. Ne m'oblige pas à te mentir. A te sortir des banalités sans saveur.  Elle ne s'engage pas sur ce sentier de ronce. N'emprunte pas ce chemin de traverse. Ses lèvres gelées finissent par livrer la seconde moitié de ce qu'elle doit lui dire. De ce qu'elle aurait du lui dire depuis plus de huit ans. Sa colère, son indignation s'affirment et elle les préfère cent fois à sa peine. Et pourtant ses prunelles abysses ne cessent de se dérober aux siennes. Refusant de croiser son regard. Elle n'a aucun doute sur l'action délibérée. Est ce plus simple pour guillotiner l'amour qu'il pouvait encore éprouver pour elle? Elle l'achève. Elle les achève. Et elle en crève. Evan est son Fils. Il n'y a pas d'autres sens. Pas d'autres vérités. Cette fois, sa tête se relève vers elle et il darde ses iris dans les siens. Et cette fois, c'est elle qui les baisse au sol après un éclair de confrontation qui lui offre la faille que recouvre son silence.

Trop. C'est trop. Elle l'attire entre ses bras. L'enlaçant avec un desespoir commun au sien. Réduit le gouffre qui les sépare par tous les moyens possibles. Le ramène contre elle, comme si elle pouvait tout effacer. Adoucir la souffrance ignoble qu'il exsude. Il l'enlace à son tour. Et quelques secondes, la jeune femme se reprend à espérer. Qu'ils puissent surmonter, ensemble. Qu'ils puissent se retrouver. Son corps contre le sien. Si délicatement familier, redécouvert quelques heures plus tot. Pourtant, son geste n'a aucune portée érotique. Un désir maladroit d'éloigner la tempête qui les ravage. Cependant... l'étreinte de Chris est un baiser de Judas. De quelques mots à son oreille, il la détruit. En cinq mots, il l'éventre avant de s'arracher loin d'elle. Les bras de Valentine n'avaient plus de force. N'auraient pu le retenir. Elle n'a ni bouclier ni cuirasse face à la rage blanche de ses paroles. Entièrement vulnérable. Il n'a pas besoin de crier. Il n'a jamais eu besoin de crier avec elle.  Désespérément, la jeune femme croise les bras sur son ventre. Ses prunelles se déparent de tout éclat lumineux pour faire place à une nuit sans espoir. Sans l'avoir touché, sans un geste violent à son égard, elle des-existe. Sa nuque, ses épaules, son ventre se verrouillent et hurlent sous cet assaut dont elle ne sait pas se protéger. Il n'a pas la moindre étincelle de révolte contre  ce meurtre froidement exécuté. Pas une braise de colère qui pourrait la maintenir vivante dans cette polarisation qui la fige. Ses lèvres sont devenues d'un bleu maladif. Valentine n'essaie même pas de se défendre. Ne se trouve ni excuses ni justifications. Elle a fermé les yeux. Pour ne plus voir l'écoeurement qu'elle entend dans son timbre et ses mots. Pour ne plus contempler la haine nouvelle qu'il ressent. Pour ne plus baigner dans ce mépris d'elle qu'il éprouve. Sous les cils clos, les larmes roulent silencieusement le long de ses joues et se perdent sur son cou, sans qu'elle ne puisse effectuer un geste pour les essuyer.

Il est trop juste. Il est dans un vrai trop perçant pour qu'elle se défende. Qu'importe qu'elle soit réellement revenue pour lui parler d'Evan. Valentine a attendu plus de six mois à Ottawa. Pourquoi souligner la différence? Cela ne changerait rien. La responsabilité pèse sur ses épaules. Pourquoi chercher à l'atténuer. Trop d'erreurs de sa part. Elle a tellement mal qu'elle est aveugle à tout ses sens sauf à sa voix qui la démembre. Valentine flotte. Suspendue dans un neant qu'il ne cesse de creuser autour d'elle, sans qu'elle ne lui en veuille, sans qu'il y ait la moindre rébellion dans son coeur mourant. Elle l'a privé des premieres echographies. Du son des battements de son coeur. Des premiers pas et des premiers mots. D'innombrables premières fois. Huit ans. Huit ans de la vie d'Evan. Et c'est parce que celui ci voulait en savoir plus sur son père qu'elle a cédé. Pas parce qu'elle même le souhaitait. Pressentant l'horreur de ces retrouvailles trop tardives, sur des plaies encore suppurantes, à vif,  pour qu'elles puissent être enchantées. Quoiqu'il ressente et assène, comment pourrait elle protester? Il a raison. Elle est devenue une statue torturée. Comment lui en vouloir de railler sèchement les mots d'amour tombant de ses lèvres pétrifiées? Est ce qu'elle en croirait le moindre  résonance dans une situation inverse? Peu probable.

Elle se noie sans une goute liquide dans les poumons.  Esquisse une possible démission pour lui épargner de devoir la supporter quand il est clair que c'est tout sauf sa volonté présente. Tente une vaine conciliation. Dont il ne perçoit rien. Rouvre des yeux à la vision brouillée par le rideau de larmes qui l'empeche de distinguer la précison de lame de son visage. -Ce n'est pas... Christopher. Ce n'est pas de la pitié.

Avant un dernier mot. Final. Qui rejoint son injection précédente. Ne me touche plus. Ne m'approche plus. Il fait quelques pas en arrière et elle ne bouge pas. Se laisse glisser contre la roue de la berline enlisée dans le même immobilisme qu'elle. Valentine ne tend pas la main vers lui. Ne cherche pas à le retenir. Ecoeurée  à en vomir du reflet d'elle même dans le miroir des prunelles de Christopher. Il s'éloigne, avalé par la nuit aux accents d'un calme trompeur. Pour la première fois, pour la première fois, elle comprend ce qui peut pousser à la scarification. Comment.... comment peut on souffrir à un tel point sans que le corps n'en soit le vecteur? Comment peut on supporter une telle violence sans essayer par tous les moyens de l'extraire de soi? Et si le corps en porte ensuite les cicatrices? Quelles importances? Elles seront toujours moins profondes que celles qui s'impriment dans son esprit. Au creux de son ventre monte un cri animal, un cri primal. Qu'elle étouffe en se baillonnant de son propre bras. N'ayant même pas conscience qu'elle finit par se mordre. Profondement à plusieurs reprises. Vagues saveurs métalliques dont elle ignore la provenance. Tentative pour retrouver un semblant de contrôle.

Un bras autour de ses épaules. Une main qui éloigne le sien. Des murmures qui bourdonnent au dessus d'elle. On essaie de la relever. Elle ne bouge pas. Pourquoi faire? Evan dort. Des cajoleries. Des menaces.  Bourdons, bourdons, bourdons. Anne finit par tenter la dernière chose possible. Isabelle, Mikael et Anne ont toujours été dans les orbites les uns des autres depuis les quinze ans de leurs ainées. Les cinq n'étaient jamais loin les uns des autres, noyaux dur parfois agrémentés d'autres amis. Ils n'ont jamais cessés même si eux ont eu des trajectoires contraires. Et certaines attiudes d'Isabelle sont maintenant d'une clareté flamboyante.

Anne a écrit:
-Val est à la maison. Christopher sait pour Evan. Viens.
La réponse immédiate ou presque. Sans hésitation. Avant meme de répondre, Isabelle prend juste le temps d'enfiler un pull sur son pyjama et de prendre Maya dans ses bras pour la descendre vers la voiture.
Isabelle a écrit:
-J'arrive.

Quelqu'une demi heure plus tard, la voiture de la cadette de Valentine rejoint le tétris des deux premières. Elle prend simplement le temps d'attraper Maya encore endormie. Une entente silencieuse qui s’établie d'un regard entre Anne et Isabelle. Elle monte sa fille dans la chambre d'Aurore et en quelques secondes lui a confectionné un lit à l'aide d'une couette arrachée au lit d'Anne. Les trois enfants dorment. Totalement inconscients des courants douloureux qui broient leurs mères. Isabelle redescend et rejoint Anne et Valentine. Les deux femmes finissent par simplement s'assoir à coté d'elle, une de chaque cotés. La brune finit par émerger. Ignorant le passage du temps. C'est Isabelle qui lui allume une cigarette. Tirant une taffe avant de la passer à sa soeur. Qui aspire une bouffée pour la donner à Anne. Ni Isabelle ni cette dernière ne fument vraiment, mais le geste va au delà. Un rituel ancestral dont elles ne perçoivent pas les racines. Fumant lentement, dans le silence. Elle finira par prendre son téléphone. Pour un appel qui sonnera dans le vide. Le premier d'une longue serie. Ni Anne ni Isabelle ne seront en reste de ce coté. Le soleil teinte de la nuit de ses premières lumières quand elle accepte enfin de bouger. De se relever. Le desespoir ne tue pas. Les trois femmes n'ont pas échangées plus d'une dizaine de mots durant ces longues heures d'une vigie d'Amazone. Elles ont encore un peu de temps avant le reveil et la vie remuante des trois cousins.  


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Clarisse Jenkins
J'ai <61>ans ans et je vis à Ottawa, Canada. Dans la vie, je suis la secrétaire particulière de Christopher Delarive et je m'en sors très bien. Sinon, je suis veuve et je le vis plutôt habituée.
Clarisse a commencé sa carrière à RE entreprise et ne l'a jamais quitté. Si elle a commencé en tant que simple sténographe, elle est rapidement devenue la secrétaire particulière de Steve Delarive. Ces années lui ont permis de connaitre sur le bout des doigts l'entreprise avant de prendre sous son aile Christopher quand il rejoint la société familiale. Elle a un comportement quasi maternel avec lui, l'ayant vu grandir au fils des années.

Judi Dench :copyright:️ NOM CRÉATEUR

Depuis près six ans, Clarisse travaille aux cotés de Christopher, les deux premières, la secrétaire facilitant l'entrée du jeune homme dans l'entreprise familiale sous la houlette de son père. Faisant souvent tampon entre Steve et son fils. Le premier infarctus du fondateur l'a obligé bien contre son grès à prendre du recul dans ses fonctions, le contraignant à passer les rênes à son fils ainé. Libéré de la tutelle etouffante de son géniteur, la secrétaire aguérie a constaté avec plaisir combien celui ci a fait prospéré la société sous un vent nouveau. Aussi bien dans les marchés abordés que dans le management interne.

C'est sans mal qu'elle s'est habituée au ryhtme forcené du jeune homme, bien qu'elle ne s'astreigne pas à partir aussi tard. Préférant le rejoindre tot le matin pour organiser au mieux sa journée et les imprévus. Aussi quand à sept heures ce lundi, Christopher est absent, une pointe d'inquiétude traverse la secrétaire. Cela fait plusieurs mois qu'elle s'inquiète de sa vie déséquilbrée mais cette dernière semaine? Cette dernière semaine, son regard observateur n'a pu que constater les tensions éléctriques entre lui et la jeune femme qu'il a engagé en tant que directrice des relations publiques. Dès le premier soir où elle s'est joint à eux pour boire un verre, ses antennes se sont mises à vibrer jusqu'à ce qu'elle passe une bonne partie de ses moments de libre aux archives.

La secrétaire n'a pas oublié son intention de dejeuner avec la petite Valentine pour éclaircir ses doutes de plus en plus précis, mais jusqu'ici la brune est parvenue à sinuer entre ses propositions. Avec un certain brio pour l'éviter ou l'acheter à coups de muffin, elle le reconnait volontiers. Muffins dont une partie est venue agrémenter les friandises et en cas qu'elle laisse systématiquement à Christopher. Ce n'est pas le plus sain, mais il a besoin de cet apport de sucre si il veux tenir sur ses journées. Elle finissait d'allumer les pc quand son téléphone vibre du message. Sourcils qui se froncent nettement. Le voyage sur Paris est organisé pour dans trois semaines. Néamoins, elle prend trois quart d'heure pour déplacer les entretiens les plus urgents et rassembler les dossiers français et européens dont il pourrait avoir besoin.

Christopher est encore plus bourru qu'à l'ordinaire lorsqu'il s'empare des dossiers qu'elle lui tend. Impossible de ne pas remarquer les cernes noirs qui mangent ses yeux. Quelque chose ne va pas. Pas du tout. Lorsqu'elle vient l'interrompre dans sa lecture, il la regarde à peine et son ton est cadenassé. Après un temps de silence, elle finit par lui répondre, malgré la brieveté de ses commentaires

-Tu as effectivement des projets en cours. Pour dans trois semaines. Est ce que tu as pris la peine de manger quelque chose?
A vrai dire, Clarisse n'attend pas de réponse pour aller d'autorité dans sa cuisine. Un soupire désabusé en voyant l'état desastreux de son réfrégirateur. Néanmoins, elle parvient à trouver de quoi préparer quelques pancakes qu'elle agrémente de myrtilles au bord de l'agonie. Comme leur propriétaire.

-Vient à table. On discutera des dossiers les plus urgents si tu le souhaites. Et ne me réponds pas que tu n'as pas le temps. Robert ne va pas décoller sans toi si tu arrives une heure plus tard.

Il commence à la connaitre suffisamment que lorsque cette femme là prend ce ton là, toute discussion est inutile. Elle dépose deux assiettes sur la table basse, prenant soin d'écarter les piles de papiers. Servant d'office une bonne dose de sirop d'érable sur les pancakes de Christopher, nettement moins pour elle. Elle a ramené son sac à main près d'elle, le gardant à proximité sachant que la preuve materielle de ce qui ne cessait de la chiffoner  et qu'elle a finit par dénicher s'y trouve. Elle ne romprera le silence entre eux qu'une fois que le jeune homme aura commencé à se restaurer. Et il est évident qu'il n'a aucun appetit.

-Cela ne te ressemble pas de bouleverser toute l'organisation de la société sur un coup de tête. Il faudra que tu me précises combien de temps tu  comptes partir. -Son ton s'adoucie, devient plus maternel, plus concerné. La société, c'est une chose. Sa santé, c'en est une autre. - Plus important, tu ne va pas bien... Cela fait une semaine que c'est de pire en pire. Depuis l'embauche d'une certaine jolie brune, plus exactement.Et ce matin tu en quittes le continent. Malgré elle, son regard tombe sur le téphone qui tresaille sur la table à en tomber. Affichant brièvement sur l'écran "8 appel en Absence Isabelle" Sans compter que ton portable vibre plus qu'une abeille coincée dans un verre. Qu'est ce qui se passe, Christopher?

Le portable, qui s'était tu, se remet à vrombir de plus belle. Affichant encore le numéro de cette Isabelle. Profitant que Christopher attrape une fourchette de pancakes, et surtout évite délibérement de regarder son telephone, Clarisse décide de rattraper l'appareil au moment où il allait tomber sur le sol. Faisant glisser l'écran pour prendre l'appel.

-Télephone de Monsieur Delarive, Clarisse, j'écoute.

Isabelle qui s'était éloignée d'Anne et Valentine etait certaine qu'elle n'aurait pas plus de réponse, referme la porte du bureau où elle s'est isolée. Elle reste un instant figée à l'écoute de ce timbre professionnel.
-Est ce que je pourrais parler à Christopher? Dites lui que c'est...
-Isabelle oui.
-Clarisse ignore le regard furieux que lui décoche le jeune homme. Elle a survécu à bien pire de la part de son père. Et ce n'est pas en ignorant les appels qu'ils disparaissent. - Il est en face de moi. Je vous le passe.
Tendant le combiné à son patron, sans savoir si celui-ci va raccrocher direct et déclencher un neuvieme ou dixieme appel en absence ou parler avec son interlocutrice.


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Calville
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Christopher "Chris"
Delarive

J'ai 31 ans et je vis à Ottawa, Canada depuis huit ans. Je suis célibataire et je le vis comme le vit un célibataire ... J'aime ma solitude, j'ai appris à vivre avec.
Je suis  né à Wakefield d'une famille riche d'un père américain et d'une mère française. Mon Père a fait fortune en créant sa société d'electronique de pointe, j'ai ajouté ma carte en m'associant aux plus grands laboratoires du pays pour la vente des puces qui aidant à la recherche scientifique.  J'ai vécu à Montréal depuis mes 15 ans où j'ai fais de brillantes études, où j'ai aimé et été trahi, la famille etant restée à Wakefield pour y implanter une usine aidant ainsi à l'essor de la petite ville de son enfance. Aujourd'hui je vis à Ottawa, où il est bien plus facile d'avoir des bureaux que dans une petite ville le plus souvent perdue sous la neige. Je vis seul dans un loft confortable.  Je suis aujourd'hui le patron officiel de la société familiale, depuis  l'accident de mon père Cinq ans auparavant.  
Je gère la société aidé dans ma tâche par Lise Anworth une fidèle employée qui est devenue ma confidente et son amie, elle est la seule à pouvoir me parler directement sans craindre que je ne prenne mal ses paroles. Je pense que le bien-être de mes employés est le sacerdoce qui permet une société épanouie.
Toujours élégant, calme et poli. J'ai su avec le temps gagner le respect de mes employés que ce soit au siège d'Ottawa ou à l'usine de Wakefield.
Aujourd'hui nous nous agrandissons, la société prend de l'importance. Il est plus que temps de se demarquer !

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Clarisse était l’âme vivante de RE depuis ses débuts presque 20 ans plus tôt. Secrétaire dès les premiers instants, elle avait su et savait toujours gagner le respect des hommes et femmes travaillant pour RE. Tout savoir sur tout le monde, lire le moindre papier et s’en souvenir tel était son rôle. Christopher l’avait toujours connu, toujours apprécié. Force maternelle quand sa propre mère, dévorée par Steve, faisait dépression sur dépression n’assumant presque plus son rôle. C’était elle qui l’avait aidé à ses dix ans à faire sa valise pour Montréal et l’internat, elle qui filmait la remise de son premier diplôme, elle qu’il appelait à toute heure pour lui raconter sa vie, elle dont l’épaule lui avait servi de soutient et l’avait vu brisé après le départ de Valentine. Il pourrait si aisément se confier, elle saurait l’aider à prendre la bonne décision, mais non. Non. Trop de colère trop de douleur. Elle le retiendrait à coup sûr à Ottawa et il le regretterait s’il revoyait dans les prochains jours celle qui avait reussi, une nouvelle fois à le briser.

Silence qui s’instaure, il a dit. Il fera. Point barre. Pas de discussion. Pas de retenue.

Mais Clarisse n’est pas ce genre de femme à rester sagement à attendre le bon vouloir de Christopher, tout patron qu’il est, elle ne s’en fait pas compter. Alors elle l’interroge. Finement. Melant à leur conversation une vague histoire de nourriture à laquelle il ne prend meme pas la peine de répondre. Manger ? Non merci le repas de la veille lui est resté sur l’estomac ! Mensonge, rien que des mensonges ! Tourmenté encore plus que la veille, percutant sur sa paternité nouvelle – de huit ans – Il grogne, tourne, lit sans lire, passe à un autre dossier, lion en cage n’ayant pas trouvé l’apaisement d’une nuit de non repos. Elle lui a caché son fils !

Ce n’est que lorsqu’il se retrouve devant une assiette de pancakes fumant et sentant bon le sirop d’érable doublement dosé qu’il arrive à retrouver un calme relatif. A se concentrer sur autre chose. Il n’a pas faim. Et regarde son assiette comme la torture de trop . – je ne veux pas décoller une heure en retard. * non il voulait fuir, fuir le plus vite possible. Il en éprouvait un besoin quasi vital de quitter ça, tout ça, ces choses autour de lui devenues aussi ineptes que sa croyance en l’autre. Comme un enfant capricieux devant la nourriture il coupe un bout de pancake, l‘etale avec sa fourchette, l’aplatit,  soupire. Et ce téléphone qui n’arrête pas de vibrer. Ils l’emmerdent !!

-Je ne sais pas combien de temps. Une semaine, deux. Ou peut-être jusqu’à ma réunion avec le ministre français . Lise va prendre la suite, ne le surcharge pas de rendez-vous elle aura bien assez avec la gestion courante.
Et Clarisse de continuer à l’interroger arrive au chapitre douloureux d’une « jolie brune » alors qu’il porte enfin un autre bout de pancake aux levres. Le geste s’immobilise. – pas envie de parler d’elle. Non il voulait juste ... Quoi en fait ? Lui dire ce qu’il pensait d’elle ? c’était fait. Lui foutre un procès aux fesses pour avoir la garde d’Evan ? pas son genre. Qu’elle parte de sa vie ? trop tard. Voir cet enfant qui était le sien ? c’est foutu maintenant. Tant de choix, tant de questions, tant de décisions. Il avale un vague bout n’appréciant pas plus que cela de manger, mais le gout sucré lui plait.

Téléphone qui vibre encore, il le laisse faire. Personne n’aura de réponses aujourd’hui, ni même demain, pourtant, pourtant il sort de ses rêveries quand il entend la voix de Clarisse répondant à l’appel. Son regard sombre trouve encore une teinte plus noire et quasi meurtrière  mais elle ne s’en préoccupe pas, elle le connait trop bien pour craindre ce genre de missile sombres. Et de lui tendre le téléphone l’air satisfait aux levres. . Isabelle .. Pourquoi ne pouvait-elle pas le laisser tranquille non plus. Le doigt prêt à appuyer sur la touche raccrocher, mais s’etonnant de lui-même à répondre à son ancienne belle-sœur, amie depuis toujours. Long soupire au combiné avant d'articuler

- Qu'est-ce que tu veux Isabelle?
- Savoir comment tu va.

* Il ne peut retenir un vague rire avant de lâcher ironique*

- Comment je vais. Bien. Très bien je viens d'apprendre que j'ai un fils et que la femme que j'aime me l'a caché pendant huit ans mais tout va bien et toi la famille ? le travail?

-Tu veux que je vienne? Parce que tu dois avoir pas mal de questions... pour ce que ca vaux, je suis désolée.

- Désolée ? tu es désolée ? tu savais pour Evan .. Bien sur que oui, tout le monde savait sauf moi. Vous me ... * il ne finit pas sa phrase en s’asseyant dans le canapé * Non .. Je ne veux pas te voir. Ni Toi ni ta sœur et encore moins la mienne.

-Non. Personne ne savait.Et cette fois, la voix d'Isabelle s'est faite un peu plus haute, un peu plus incisive. Avant qu elle n adoucisse son timbre
-Il n'y avait que moi. Pas même ma mere n'a de certitude quand au père d'Evan. Et certainement pas Anne. -un soupçon d hésitation- Mike non ..plus

- Pourquoi tu ne m'as rien dis Isa ? On s'est vu plus d'une fois depuis huit ans, pourquoi tu ne m'as rien dis, nous sommes amis, nous étions amis,  pourquoi elle ne m'a rien dis. * la fin de sa phrase se fait dans un murmure* - écoute il faut que j'y aille, je .. je ne serais pas là un moment, je n'ai pas envie de vous voir.

-Parce que Valentine reste ma sœur, que j approuve ses choix ou non. Et que ce n'était pas à moi de te le dire.
-Val etait terrifiée de ce qui allait se passer entre vous, pas complètement a tord vu votre etat à tous les deux...-Christopher... fais pas de connerie. Tu me le promet maintenant ou je te jure que je debarque. Quoique tu ressentes... on t'aime. Toutes.

Il comprend.. Il arrive à comprendre ce silence de sa part même si'il ne l'accepte pas.

- Terrifiée ? Isa je n'ai jamais cessé de l'aimer. Je ne lui aurais jamais fais de mal, mais là .. huit ans.. Je ne peux pas ..

* il éloigne le téléphone de son oreille essayant de calmer l'agitation de ses mains avant de reprendre l'appareil. L'amour .. ca c'est un truc qu'il ne ressent plus sauf le vide - Pas de connerie non. Ecoute je dois y aller je n'ai pas le temps de discuter. Au revoir Isa.
-elle n a jamais cessé de t aimer non plus, darling. Je sais que c est trop tot pour que tu l entendes, mais garde le dans un coin pour plus tard. Et... -un soupire- take care, Chris. Quoique tu fasses, quoique tu décides, tu n es pas seul. Pas vraiment.

L'appel se termine de cette façon, ni plus ni moins, retournant encore un peu plus la situation dans l’inextricable Il n'a pas bougé du canapé, tournant le dos à cette mère de substitution. Pas seuls. Pourtant il ne pouvait pas l'etre plus que là. Tout était vide. Lui, sa vie, son appart. Il n'y avait rien ici qui le retenait, rien qui n'ait d'importance. La corps agité par des larmes qui ne venaient pas, le coeur étreint d'une douleur qu'il ne contrôlait pas, fatigué, si fatigué. Seul il l'était, si seul, si triste. La folie le prendrait si il ne parlait pas, juste quelques mots à Clarisse.

- Valentine. Valentine était ma fiancée à Montréal, tu dois bien t’en douter. Isa c'est sa soeur. C’est à cause de Val si j'ai été brisé, si j’ai pleuré sur ton épaule pendant des semaines, j’ai eu déjà beaucoup de difficulté à la revoir quand je l’ai aperçu dans mon bureau tout m’est revenu. Parce que je l’aime toujours, que malgré tout je ne cesse de l’aimer, j’ai cru qu’on pouvait se retrouver, c'était si con. j’espérais lui faire payer son absence en étant horriblement acariâtre. Je voulais qu'elle me demande pardon pour tout ce gachis et qu'elle me revienne. Et ca marchait, elle voulait toujours me parler d'un truc important, Et tu sais de quoi? Elle m’a caché que .. que .. j’avais un fils, que NOUS avions un fils, j’ai rencontré mon gosse de huit ans hier sans savoir qui il était avant qu’elle ne soit bien obligée de tout m’avouer * se relevant * alors je suis désolé de bouleverser le quotidien de RE mais j’ai BESOIN de partir Clarisse, j’en ai besoin.


(Merci à @Seolanne pour avoir joué Isabelle dans la conversation)


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Clarisse Jenkins
J'ai <61>ans ans et je vis à Ottawa, Canada. Dans la vie, je suis la secrétaire particulière de Christopher Delarive et je m'en sors très bien. Sinon, je suis veuve et je le vis plutôt habituée.
Clarisse a commencé sa carrière à RE entreprise et ne l'a jamais quitté. Si elle a commencé en tant que simple sténographe, elle est rapidement devenue la secrétaire particulière de Steve Delarive. Ces années lui ont permis de connaitre sur le bout des doigts l'entreprise avant de prendre sous son aile Christopher quand il rejoint la société familiale. Elle a un comportement quasi maternel avec lui, l'ayant vu grandir au fils des années.

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Il l'inquiète, ce fils qui n'est pas le sien, mais qu'elle aime comme si il était de son sang. C'est sa mère qui devrait être à ses cotés, ce matin. Pourtant, Clarisse ne peut tenir rigueur à Catherine de son absence. Son ex-mari a fait peser un tel joug sur cette femme déjà un peu trop fragile que rester debout est un combat, un poid qui ne cesse de l'écraser, malgré leur dvorce des années plus tôt. Steve n'ajamais relaché sa main-mise sur la délicate blonde qui lui a donné trois enfants. Pourtant les pensées de la secrétaire abandonnent rapidement cette figure maternelle brisée pour se reporter sur l'homme devant elle. Et son coeur se serre. Christopher s'est vérouillé, barricadé et pourtant il vibre de detresse. Il est d'une évidence limpide pour qui le connait, et comme elle connait, que quelque chose de grave s'est produit durant ces quarantes huit heures de week-end. Il a le regard hanté et d'une souffrance à vif.

Elle choisit de ne pas l'interroger directement. Car la peine qui rayonne de lui est un rappel encore trop présent des mois qui ont suivit son départ de Montréal alors qu'il soignait son coeur brisé par une fiancée qu'elle n'a jamais croisé. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Maintenant, Clarisse n'en est plus certaine. Pas depuis que certains souvenirs sont remontés à sa mémoire. Si elle ne se trompe pas, non seulement la jeune femme est revenue, mais elle est bien trop proche à son gout de son fils de coeur. L'interroger directement serait inutile. Sans un mot de trop, il a parfaitement comprendre sa position. Aussi elle choisit de prendre son temps. D'attendre que le moment soit le bon. Au moins, il vient à table. Il n'avait pas le choix. Un sourire qui ne dissimulent rien du tracas qui la tenaille. Pendant un bref instant, elle a un gamin devant elle ."Je ne veux pas aller à Montreal." "Je ne veux pas abandonner la boxe" "Je ne veux pas revenir à Ottawa." "Je ne veux pas parler d'elle." Et il a les mêmes mimiques avec la nourriture. Il joue avec son assiette, sans vraiment manger. Pas besoin d'écrire ses instructions.

-Bien. Je verrais avec Lise ainsi que les chefs de départements pour qu'ils assurent les rendez vous les plus urgents et déplacent les autres. -Elle hoche la tête, calculant comment déjà repartir les dossiers canadiens qui ne peuvent attendre- De une à trois semaines. Si tu me permets je vais décharger les affaires courantes en prévisions de trois. Nous ajusterons en fonction de ton retour.

Une fin de non recevoir quand elle évoque Valentine. Qui confirme de plus en plus ses craintes. Cependant, elle ne posera pas d'autres questions. Il se montre bien trop abrupte pour qu'elle le bouscoule. Sans que la secrétaire ne s'en offusque. Tout le blesse tant il est à vif. Un coup d'oeil aigue sur son telephone qui sonne encore. Clarisse ne va pas accepter longtemps. Et ce sera la fois de trop. Sans un remord, elle prend l'appel et tend l'appareil à Christopher à cette Isabelle. Son regard assassin ne l'émeut pas, se contentant de manger une de ses propres pancakes. Qui ne tarde pas à lui tomber sur l'estomac avec la légerté d'une pierre. Car si elle n'entend qu'un coté de la conversation, c'est largement suffisant pour sentir que son visage se décompose. Avant qu'elle n'en reprenne le contrôle. Si la secrétaire avait pu imaginer des scenarios catastrophe, celui-cu n'en faisait pas partie. Finalement, elle n'a plus très faim non plus. Par contre... Elle se lève et ouvre un placard du salon, sans que cela n'ettouffe les bribes de conversations qui lui parviennent. Finalement, elle trouve une bouteille de cognac qui prend la poussière depuis plusieurs années si elle en croit l'epaisseur qui la recouvre. Deux verres. Il est tot? Vu les cernes de Christopher, il n'a pas dormi de la nuit. Et elle? Il doit bien être midi quelque part. Elle sert deux verres qu'elle place devant le jeune homme en revenant vers lui.

Plusieurs elements sont brutalement éclaircis et elle regretterait presque de l'avoir contraint à répondre. Il n'a jamais cessé d'aimer la femme qu il'a quitté. Et il a un fils. De huit ans. Une bouffée de colère qui l'envahit vis à vis de celle qui bouleverse une seconde fois la vie du jeune homme et qui se permet de le blesser sans conscience. Ses lèvres se sont pincées en une ligne affinée de fureur alors qu'elle boit une gorgée de liqueur. Elle l'a vu lutté durant des mois pour se reconstruire. Pour se relever. Et cette femme dont elle a de moins en moins de doute sur l'identité, se permet de tout détruire? C'est intolérable. Il s'est éloigné de la table pour rejoindre le sofa, ne lui offrant plus qu'un dos raidit de tourment.

C'est elle qui franchit la distance qui les sépare et vient poser sur son épaule une main de compassion et d'amour. Laissant le silence s'installer entre eux. Lui offrant le temps. Au moins un peu. Et sa présence, beaucoup. Avant qu'il ne parle et dévoile dans un flot de paroles ce qui le torture et l'abime. Il achève et il est au bord de la rupture. De l'effondrement. Non. Elle ne le permettra pas. Clarisse l'attire contre elle, dans l'étreinte que Catherine devrait offrir à sa place et dont elle comble l'absence. Le plus simple d'abord.

-Pars, Christopher. R-E tiendra trois semaines ou autant de temps qu'il le faudra. Lise et moi, ainsi que les autres sont en capacités de gérer et nous le feront. -Non. Il ne lui vient pas à l'idée de vouloir le retenir. Ce serait une erreur. Il a besoin de reflechir. d'Absorber ce choc d'une violence innouie. Il l'aime encore. Cette femme ne mesure pas la profondeur et la sincérité des sentiments qui sont les siens. Idiote. Sa main caresse quelques minutes ses cheveux avant que Clarisse ne prenne une longue inspiration. - Je suis désolée, si désolée que tu souffres encore de sa faute. Et pour cet enfant... ne précipite rien. Quelques soient tes rapports avec sa mère, il n'a rien demandé.

Il se relève et Clarisse le laisse arpenter la pièce comme il en a besoin. Bien que l'Entreprise ira bien. Ce qui lui importe, c'est que lui aille mieux. Et si cela passe par s'éloigner de la vie qu'il s'est reconstruite à Ottawa, elle le secondera du mieux qu'elle peut. Mais avant cela, il doit être mis au courant de quelque chose. Elle ignore à quel point ce sera important ou non. Mais ce sera à lui de le determiner et non elle.

-Quelque chose à propos de Valentine ne cessait de me travailler depuis le premier soir, celui où elle venu boire un verre avec l'équipe? -Lui rapelle t'elle. Clarisse a conscience que cela doit lui sembler terriblement anodin pour l'instant, aussi se hate t'elle de poursuivre. -J'ai besoin que tu m'écoutes, et après tu pourra partir. Je pense que ca a un rapport avec ton père et mademoiselle Devis. Peu après ton départ, l'un des filles a évoqué ton père et son attitude s'est chargée d'un mépris et d'une haine qui ne pouvaient être que personnels. Ca m'a mis la puce à l'oreille et rapellé un épisode que j'avais presque oublié. -Elle passe sous silence sa reaction à la nouvelle cure de desintoxications de Mike ainsi que son départ précipité du bar. -J'ai mis plusieurs jours pour retrouver aux archives ce que je cherchais. J'ai mis la main dessus vendredi.

Clarisse s'éloigne de Christopher et prend dans son sac une simple feuille polycopiée. Une copie des registres des rendez vous de Delarive Sr, que chaque visiteur se devait de signer avant de pouvoir accéder à son bureau. Simple mesure de précaution. -Normalement, c'est moi qui était en charge de tous les rendez vous de Steve et la raison pour laquelle je n'ai pas fait le rapprochement tout de suite, c'est que ce n'est pas moi qui l'ait pris. -Dans la case des visiteurs, la signature de Valentine est presque inexistante, pour laisser place à ses initiales. A coté d'une date. Pas plus de quatre jours avant le départ de celle -ci et la découverte de Christopher d'un appartement vide. Elle tend la feuille à Christopher, le laissant regarder par lui même. - Quand je l'ai vu arrivé dans le bureau, je me suis demandé si c'était pas une de ses maitresses. Mais elle était trop nerveuse. Une petite jeune femme brune, d'une vingtaine d'année en gros, habillée simplement et sans ostentation et qui n'arrivait pas à tenir en place. Pas le genre de ton père. Elle a attendu une petite dizaine de minutes, et elle n' a pas cessé de bouger. J'ai essayé de lui proposer de l'eau ou autre, elle m'a jamais répondu. Je ne crois pas qu'elle m'ait entendu. C'est lui qui l'a fait entrer dans son bureau. Sans lui adresser la parole ni la regarder. Juste un signe impératif de la main.

Elle se tait. Parce que maintenant qu'elle se souvient, elle n'aime pas à se rapeller de sa propre passivité à l'égard de son ancien patron. -Ils sont restés enfermés environ.. je sais pas. Une éternité. Trois heures? Quatre heures? Je n'ai pas entendu ton père crier une seule fois. Mais quand elle est sorti? Si la brunette qui est entrée etait mal à l'aise, c'était devenue un fantome. Pale, défaite, les ongles rongés à sang, secouée de sanglots. J'ai essayé de la rattraper pour la consoler, ne pas la laisser repartir dans cet état, mais elle s'est engoufrée dans les escaliers et les a dévalé en courant. Je ne sais pas ce qui s'est passé, je ne suis pas absolument certaine que c'était Valentine. Mais Steve a refusé de repondre à mes questions sur cet entretien. Me disant très clairement que cela ne concernait pas l'entreprise et donc pas mes affaires.

En des termes moins élégants, il peut s'en douter. Clarisse n'est pas certaine d'avoir bien fait. Mais si c'était bien Valentine cette après midi là, il y a encore beaucoup de zones d'ombre. Et elle n'entend pas controler la vie et les informations dont dispose Christopher.
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Christopher "Chris"
Delarive

J'ai 31 ans et je vis à Ottawa, Canada depuis huit ans. Je suis célibataire et je le vis comme le vit un célibataire ... J'aime ma solitude, j'ai appris à vivre avec.
Je suis  né à Wakefield d'une famille riche d'un père américain et d'une mère française. Mon Père a fait fortune en créant sa société d'electronique de pointe, j'ai ajouté ma carte en m'associant aux plus grands laboratoires du pays pour la vente des puces qui aidant à la recherche scientifique.  J'ai vécu à Montréal depuis mes 15 ans où j'ai fais de brillantes études, où j'ai aimé et été trahi, la famille etant restée à Wakefield pour y implanter une usine aidant ainsi à l'essor de la petite ville de son enfance. Aujourd'hui je vis à Ottawa, où il est bien plus facile d'avoir des bureaux que dans une petite ville le plus souvent perdue sous la neige. Je vis seul dans un loft confortable.  Je suis aujourd'hui le patron officiel de la société familiale, depuis  l'accident de mon père Cinq ans auparavant.  
Je gère la société aidé dans ma tâche par Lise Anworth une fidèle employée qui est devenue ma confidente et son amie, elle est la seule à pouvoir me parler directement sans craindre que je ne prenne mal ses paroles. Je pense que le bien-être de mes employés est le sacerdoce qui permet une société épanouie.
Toujours élégant, calme et poli. J'ai su avec le temps gagner le respect de mes employés que ce soit au siège d'Ottawa ou à l'usine de Wakefield.
Aujourd'hui nous nous agrandissons, la société prend de l'importance. Il est plus que temps de se demarquer !

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L’appel avec Isabelle se termine, et avec lui le dernier bastion encore debout de Christopher qui s’éffondre. Valentine l’aime encore. Bien sûr qu’il a entendu sa phrase. Bien sûr qu’il ne la comprend pas. Bien sur qu’il ne l’accepte pas. Quand on aime une personne on ne le laisse pas tomber à la veille d’un mariage, sans un mot, sans explication, et on ne lui cache pas un enfant pendant huit ans. Il veut abandonner. Il veut s’éteindre et crever dans l’instant pour ne plus souffrir. Mine défaite, tellement usé de ces batailles perdues d’avance et de cette solitude qui brise chacune de ses envies de se lever.

Prenant le verre de cognac posé devant lui, il en boit une longue gorgée le terminant presque avant qu’une main salvatrice ne se pose sur son épaule. Clarisse, pilier indispensable à sa vie, à sa société. Il parle, deversant en un long torrent de paroles ce qui lui est arrivé/  Mais n’a pas besoin d’en dire plus sur son état d’épuisement venant se blottir contre elle, se serrant contre celle qui toujours avait été là pour lui. Il se laisse bercer, petit garçon entre ses bras, perdu et brisé une seconde fois. Il avait pourtant réussi à se relever ces huit dernières années. Ses bras l’entourent, la gardent contre lui, il ne veut pas sortir de son cocon si apaisant. Elle le laisse se reprendre. Et sent quand elle peut lui parler.


Elle ne le retient pas. Comprend son besoin d’éloignement. Il est soulagé de ne pas avoir à se battre contre elle aussi. Elle le rassure sur leur capacité à gérer. Et parle avec discernement de ce petit garçon plein de vie avec lequel il a aimé échanger et jouer, son fils.Je ne sais pas ce que je vais faire, c’est pour ca que je dois partir, si je revois ce petit aujourd’hui ... je ne sais pas, comment je reagirais. Ni par rapport à lui, ni par rapport à Valentine. Et je vais lui dire quoi à ce gosse, « salut gamin je suis ton père ». Je ne sais meme pas comment lui parler de ca, comment lui dire . Est-ce qu’il va comprendre que je ne savais pas qu’il était là, est-ce que ca ne sera pas pire pour lui que son « père » ne se soit pas rendu compte de son existence. Il doit me haïr, tellement. J’ai besoin de temps.

L'éloignement de ses bras est de courte durée, il revient cherchant l'apaisement après ces nouvelles questions qui le hantent à mesure qui'l y pense. Torturé. Clarisse est un modèle de tempérance et de bons conseils, il sait qu’en lui parlant, il verra peut-etre plus clair sur ses actes futurs, meme si sa volonté de quitter le pays ne se tarira pas avec de belles paroles. Et pourtant, ce qu’elle commence à lui dire l’interpelle. Il ne devrait pas la laisser parler, lui laisser donner ce qu’elle a dans son sac. Et pourtant l’attente commence tel le saint graal qui pourrait expliquer tant de choses. Il écoute, lisant en meme temps ce vague document presque effacé. Document le plus banal qui soit. Le connard. Mais ce type est à crever !le souvenir des derniers jours précédant la fuite de Valentine lui revenait, souvenirs refoulés en tentant vainement de cacher sa douleur.

- Il m’avait envoyé en dernière minute à Vancouver, je n’avais pas pu emmener Valentine, elle avait un concours. … j’y suis resté 4 jours, les 4 jours où Valentine allait me quitter. Tu crois qu’il
… ?  * regardant Clarisse, Bien sur « qu’il » évidement que oui « qu’il » . Chris avait pensé au fait que son père ait été impliqué dans le départ de sa brune, mais sans preuve. Surtout avec Steve qui le regardait droit dans les yeux pour lui dire qu’il l’avait prévenu sur le comportement de sa brune, qu'elle n'etait là que pour le fric, et qu'elle le quitterait un jour. Il n'avait jamais voulu croire qu'un jour cela arriverait, et sans que celle-ci ne puisse se défendre de ces accusations, comment croire l’inverse. Je vais le tuer Clarisse s’il m’a fait ca, je te jure que je vais le tuer. . Steve savait ô combien Christopher était amoureux de cette jeune femme qui avait été son appui durant de nombreuses années, lui permettant de ne pas sombrer. Est-ce pour cela qu’il avait fait ca. Volonté de nuire à la stabilité de son fils ainé pour le récupérer et en faire un digne héritier ? Il avait réussi.. Jamais Chris n’avait pu remettre en doute le moindre mot sur ce départ.

Ce n’est plus de la tristesse ou du désespoir qui empoignent le jeune homme mais bien une profonde colère déjà bien ancrée en lui, contre Valentine bien sur, et pourtant dieu sait qu’il l’aime encore, il saura lui pardonner, un jour ; mais surtout, surtout contre ce père indigne qui aura tout fait pour briser ses propres enfants. Ce sera les derniers mots qu’ils échangeront avant que Christopher aille se préparer et ne soit appelé par le portier, Une voiture avec chauffeur l’attendait en bas de son immeuble. Une tendre bise et une étreinte maternelle pour Clarisse, dernier havre de paix avant qu’il ne monte en voiture,  indiquant juste l’aerodrome au conducteur d’où il partirait.

Durant le début du trajet, Chris restait profondément silencieux l’esprit préoccupé, obnubilé par une question. Une seule. Il ne pouvait pas partir sans savoir, non la moitié de vérité c’est simplement un mensonge, un de plus, celui de trop qu’il ne laisserait pas en suspens. Il avait laissé passer trop de choses par le passé, qu’aujourd’hui il n’acceptait plus. Avant d’interpeller le conducteur lui faisant changer de direction, un vague sms de retard à Robert, il devait vérifier quelque chose et cela avant de partir.

35 minutes plus tard la berline stoppa devant une confortable maison de banlieue où deux voitures semblaient jouer à tetris devant le garage.  Le chauffeur attendait alors que Chris sortait du véhicule essayant de calmer son etat de nervosité pour ne pas entrer comme un torero chez sa sœur.

Frappant à la porte d’entrée, ce fut Anne qui vient ouvrir, les yeux aussi cernés que les siens, ayant surement pleuré une partie de la nuit. Il lui accorda à peine un regard cherchant des yeux celle pour qui il avait repoussé son départ. Il rentra simplement dans la maison silencieuse et traversa le salon pour se retrouver devant une Valentine encore hagarde. Il avait tellement envie de la gifler, de lui faire payer huit années de silence.  La joue mordue à sang en la regardant dans un silence de mort avant qu’il n’arrive à articuler.


- Tu viens avec moi.

Les talons sont tournés. Il ne veut plus la voir, pas vraiment.. et il ressort sans l’attendre, sans la regarder, sans même regarder Isabelle et Anne ayant juste entendu sa soeur poussant un peu Valentine à se bouger « - vas y il faut que vous parliez ». Déverrouillant sa voiture coincée par celle de son ex fiancée, il se place côté conducteur attendant que Valentine le rejoigne. Il voulait démarrer, et partir avec elle sur la route, avec ce besoin d’être seul avec elle pour s’expliquer. Mais vu son état d'irritation, la clef reste sur le contact, voiture à l’arrêt, les mains posées aux  doigts tambourinant nerveusement le volant.  

- Est-ce que tu m’as quitté à cause de Steve ? Oui ou non. Je ne veux rien de plus qu’un seul mot, pas de larmes, pas de cris, pas de détournements de conversations, pas d'explications, pas de caresse sur ma joue. Un seul mot de toi, si tu dois te montrer honnête avec moi c’est le moment Valentine. Je saurais la vérité, alors je te conseille vraiment la sincérité.

Peu importe ce que cela lui coûterait en temps et en moyen, peu importe s’il devrait faire face à Steve, la machine était lancée et rien ne saurait plus le faire changer de cap. Il ne voulait pas savoir, encore moins s’imaginer ce que Steve avait pu lui faire pour qu’elle le laisse à quelques semaines de leur mariage, mais en meme temps … depuis 8 ans il cherchait une explication à cette fin brutale d’eux alors que la bulle de bonheur s'etendait autour d'eux. Depuis la déclaration de Clarisse, il avait une bribe de réponse. Il espérait avoir faux, mais il se savait dans le vrai. Il connaissait trop bien son Père. Malheureusement. - Oui ou non ?


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Clarisse a commencé sa carrière à RE entreprise et ne l'a jamais quitté. Si elle a commencé en tant que simple sténographe, elle est rapidement devenue la secrétaire particulière de Steve Delarive. Ces années lui ont permis de connaitre sur le bout des doigts l'entreprise avant de prendre sous son aile Christopher quand il rejoint la société familiale. Elle a un comportement quasi maternel avec lui, l'ayant vu grandir au fils des années.

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Clarisse ne peut rien faire d'autre que de permettre à Christopher d'absorber les coups qu'il recoit encore. Ne peut rien faire d'autre que de lui apporter son soutien indéfectible. Son choix de s'éloigner d'Ottawa, il n'aura pas le moindre soupire à son encontre. Bien au contraire. La secrétaire sait déjà qu'elle fera en sorte que l'entreprise tienne son cap pendant son absence. C'est pourtant une préoccupation bien secondaire face aux tourments à vif qui sont inscrits sur son visage. Un verre de cognac et sa paume qui pèse sur son épaule. En silence. L'écoutant parler. L'écoutant se libérer du poids qui l'écrase depuis la veille. Depuis que son monde n'a plus vraiment de sens. Le regard de la soixantenaire est orageux. Tout aussi outragé qu'il est brisé de trop de tristesse. Elle n'avait jamais rencontré Valentine. Du moins officiellement. Mais. Mais le jeune homme avait longuement partagé avec elle ses plans pour leur avenir commun. Avant de faire sa demande en mariage, il avait montré à Clarisse la bague qu'il destinait à celle qui allait devenir sa femme. Un anneau simple et élégant. Loin du clinquant agressif de son père. Il n'y avait aucun doute. Il l'aimait, elle l'aimait. Rien n'aurait du entraver ce bonheur simple. Elle l'entoure de ses bras, essayant de l'apaiser autant qu'elle le peut.

Les doutes qui l'assaillent, et que le cognac ne peut réduire ni adoucir. Elle goute à peine le sien. L'alcool ne résoudra rien ce matin. Clarisse prend une courte inspiration. -Il faudra que tu lui parles. -Et il ne s'agit pas de son fils. Aucune envie de prononcer son prénom. Il agresse jusqu'aux papilles de sa langue d'une saveur amère. -Pas tout de suite, tu as le temps. Mais ce sont des questions que tu dois lui poser à elle. Que tu saches exactement ce qu'elle a dit à cet enfant. Tu n'es pas obligé de lui parler. Un mail fera très bien l'affaire.

Pas de fausses promesses. Pas d'assurances vides de réalité. Elle ne lui mentira pas en lui soufflant que son son fils ne peut le hair. Si les mots lui brulent les lèvres, ils seront tu. Parce qu'elle ne sait pas et qu'elle refuse de le bercer d'illusions. Il a du avaler trop de mensonges et de non-dit pour toute une vie. Elle va à sa rencontre et l'enlace à nouveau, farouchement décidée à le protéger. Tout en sachant qu'elle a un élément à lui communiquer. Qu'il doit savoir. Que ce soit ou non le bon moment, c'est une considération secondaire. Elle presse un baiser contre son front avant d'aller chercher une feuille froissée d'avoir traînée plusieurs jours dans son sac à main.

Preuve brutale de l'implication de Delarive Senior dans cette sordide rupture. Il comprend avec une rapidité qui confirme une partie de ses propres suspicions. Steve avait eu une main active dans la décision de Valentine de le quitter. C'est la seule explication possible. Le dédain et le mépris qu'elle éprouve pour son ancien employeur se matine de furie. Comment a t'il pu faire subir cela à son fils ainé? Avec un calme conservé, elle hoche la tête. Oui. Bien sur qu'elle pense qu'Il... -Il n'a jamais caché, en tout cas devant moi, combien il trouvait son influence et sa présence à tes cotés insupportables. Qu'il finirait par y mettre un terme définitif. Je n'ai pas les détails, Christopher. Mais je n'ai aucun doute qu'il a manœuvré à sa manière. -Et elle ajoute, absolument pince-sans rire. Sans qu'il soit possible d'être certain que Clarisse plaisante, ou non- Je t'aiderais à faire disparaitre le corps. Préviens moi à ce moment là-


Au moment de rejoindre son taxi, peu de temps après que le jeune homme ait rassemblé les affaires et dossiers nécessaires pour son voyages parisien et se soit éloigné avec la voiture commandé par ses soins - fugitivement elle se demande oû se trouve sa berline- après l'avoir étreint avec tendresse et laisser partir, Clarisse lit avec peu de plaisir le sms qu'elle vient de recevoir .
Valentine a écrit:
-Je ne viendrais pas travailler aujourd'hui. Je ne suis pas en état
- Un sourire sans amusement, qui tient plus du rictus sur son visage. Sans blague. Elle répond rapidement. -
Clarisse a écrit:
9h demain matin dans mon bureau.
-Et elle lui déconseille sérieusement d'avoir la moindre seconde de retard. Elle est une figure bienveillante, chaleureuse. Sauf sauf quand on tombe du mauvais coté. Et cette Valentine vient d'accumuler. Pourtant, elle ressentirait presque une pointe de pitié pour la jeune femme qu'elle était huit ans plus tôt. Steve Delarive etait au pinacle de sa malfaisance. Et il vouait une véritable haine pour la gamine qui éloignait son fils des objectifs qu'il avait pour lui. Elle rejoint rapidement les bureaux, pour retrouver Lise. Avec laquelle elle va passer une bonne partie de la matinée à faire le point sur le programme des prochaines semaines.

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Valentine Devis
J'ai 31ans ans et je vis à Ottawa, Canada. Dans la vie, je suis chargée de relations publiques et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma propre volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.
Après quelques années aux Us, à se former dans diverses agences de publicités, elle décide de se spécialiser dans tout ce qui concerne aux relations publiques. Valentine se démarque pour avoir étouffé dans l'oeuf plusieurs scandales touchant de grandes entreprises privées, redorant leurs blasons auprès du publique. Depuis six mois de retour au canada, la jeune femme préfère éviter Montréal, pas encore prête à affronter ses souvenirs, et Ottawa lui apparaît comme le choix plus prudent.

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Elles sont rentrées au matin, après une nuit de vigile. Valentine fonctionne. Un peu. En automate. Elle n'a pas du articuler plus d'une dizaine de mots en autant d'heures. La jeune femme ne ressent plus rien. Elle est évidée, éviscérée. Ignore totalement pourquoi, machinalement, ses doigts ne cessent de composer le numéro de Christopher. C'est aussi bien qu'il ne réponde pas. Rien de ce qu'elle pourrait dire n'aurait vraiment de sens. Pas après cette vérité cinglante. Tu m'as volé mon fils. Elle devrait aller prendre une douche. Rien que d'y penser, cela l'épuise. Ses doigts sont gourds. Depuis une demi-heure que les trois femmes préparent le petit dejeuner pour leurs enfants qui ne vont plus tarder à les rejoindres, ventres affamées, elle a déjà laissé échapper deux verres, un ramequin, fait tomber un vase d'Anne qui était sur la table basse, s'est cognée dans tous les angles et tous les coins possibles. Pourtant, elle est loin d'être maladroite, normalement. Au point qu'Isabelle et Anne, leur patience bien entamée, l'ont fait sortir de la cuisine, au moment où elle failli faire basculer sur elle la casserole d'eau bouillante en y plongeant les oeufs qui finiront brouillé.

Elle sait qu'Evan, Aurore et Maya sont réveillés, elle peut entendre leur chahut à l'étage. Aurore, dont la voix d'enfant est encore dans les notes aigues, perce le calme qui regne dans la maison par ses cris de plaisir à découvrir qu'Evan et Maya vont partager ses jeux pour.... pour TOUJOURS. Normalement, elle serait montée pour aller les voir, pour passer un peu de temps avec eux. Impossible. Valentine regarde l'escalier. Et chaque marche semble dissimuler pièges de loup et parait aussi haute qu'une montagne. C'est une epreuve insoutenable à gravir. En fait, elle voudrait juste... dormir. Dormir et ne plus se ouvrir les yeux. Laisser le monde tourner autour d'elle sans plus jamais s'en soucier. Evan est grand. Il saura prendre soin de lui. La brune, le regard cerné de larges ombres, le teint blème sous sa peau ordinairement mate finit par se rouler en boule dans le coin du canapé. Et même dormir, elle n'y parvient pas. Dès qu'elle clos les paupières, c'est pour plonger dans le regard hagard de Christopher. Dans sa souffrance, dans son sentiment de trahison, dans sa déception. Saisir un sms à Clarisse lui demande de mobiliser tout ce qui reste de sa volonté éparse. Lundi. Ils sont lundi. La réponse est aussi immédiate que d'une sécheresse cinglante. Jamais elle ne pourra être en centre ville demain. Conduire? S'habiller? Manger? Des concepts dénués de sens. Des notions qui n'ont plus de réalité. Pourtant il faudra bien. Au final, quelle importance, qu'elle soit en tailleur ou en pyjama pour annoncer son départ. Même pas besoin de lettre de démission, benis soient les périodes d'essais.

Quelques coups sourds à la porte principale. Oui, elle est la plus proche. Mais non. Le temps qu'elle associe le son contre le battement à sa signification, c'est simplement pour qu'absurdement lui revienne en mémoire des dialogues de la Cantatrice Chauve "L'expérience nous apprend que lorsqu'on entend sonner à la porte, c'est qu'il n'y a jamais personne.
Personnellement, là maintenant tout de suite, elle est persuadée que c'est cette  hypothèse qui est la bonne. Anne, en passant pour ouvrir,  ne parait pas partager cette opinion puisque elle sort de la cuisine pour ouvrir.
"La plupart du temps, quand on entend sonner à la porte, c'est qu'il y a quelqu'un."
Elle entend un son étranglé de la part de son amie. Qui tente de plaider avec quelqu'un. D'accord.  Elle veux bien concéder le point. Enfin presque "Lorsqu'on sonne à la porte, des fois il y a quelqu'un, d'autres fois il n'y a personne. " Ionesco a parfaitement resumé sa pensée. Elle tente de se concentrer. De rassembler ses pensées éparpillées. De cesser de vagabonder, ballon sans attache, à la dérive. Balloté par des vents à l'impitoyable violence. Mais chaque fois que Valentine y parvient, elle est submergée par un tel sentiment de perte, par une vague de destruction et de souffrance qui la broie qu'elle relache aussitôt son emprise. C'est une lame de couteau à la lucidité glaciale qui la dépiaute, qui la dépèce vivante. Si elle se contraint à rester ancrée dans la réalité, l'idée d'un bain trop chaud et d'acier scintillant devient une tentation irrespirable.

Christopher est la dernière personne qu'elle s'attendait à voir. Catherine, Joan. Christopher? Elle est debout sans avoir eu conscience d'avoir bougé. Il est là pour Evan. Mais si tôt? Rien que sa présence lui permet de réfléchir à nouveau. D'être. Un fragment d'Elle se solidifie à nouveau. Non. Pas pour Evan. Il y a trop de rage dans ses puits d'ébènes. Il y a trop de colère qui irradie de toute sa posture. Rompre le silence? Certainement pas. Avec un calme factice, elle soutient son regard déchiqueté.

-Non. C'est soufflé. A peine perceptible. Un murmure qui meurt à l'air libre. Et pourtant. Non. Parce que quelques soient la raison de sa présence ce matin? Non. Elle ne veux pas savoir. N'a pas de curiosité. Il est porteur de plus de douleurs. Plus d'angoisse. Pour la première fois, elle voudrait qu'il s'en aille. Ne veux pas le voir. Ne supporte pas de contempler le resultat de ses erreurs, d'affronter sa peine et sa furie. L'amour qu'elle ressent pour lui a la seule saveur du désespoir. L'avoir vu ces quelques secondes sont une évidence dont elle n'avait pas de doute. Il n'y a eu que cet homme inaccessible et perdu. Etre dans la même pièce que lui est une brulure à vif. Soulagement. Il se détourne sans un mot de plus. Sans chercher à la contraindre ou à l'attendre. Non, à suffit. Ce n'est pas aussi simple. Anne et Isabelle murmurent. Cajolent. Promettent. Haut le coeur quand elle finit par sortir dehors. Ce matin est radieux. Frais, à peine. Promettant une journée de printemps aux accents de douceurs. Sous ses pieds nus, l'herbe est à peine teintée de rosées. Quelques pinsons et moineaux ont entonnés ritournelles, bruissement des ailes des colibris qui aspirent le nectar dans la réserve installée par Anne. C'est un matin doux et frémissant. D'une violence à vomir pour les sens abîmés de Valentine. La silhouette ombrageuse de Christopher est pleinement visible dans sa voiture encore immobilisée. Il faudra qu'elle déplace la sienne. Parce que demain, la petite blonde va devoir aussi aller travailler et les deux automobiles dans son allée vont compliquer les choses. Détails insignifiants. Détails qui emplissent toutes ses pensées. Tout plutot que de le rejoindre. Pourtant, elle finit par ouvrir la portière de l'élégante berline et à s’asseoir coté passager. Refermant l'espace sur eux. Elle se presse contre la paroi métallique. Tourne la tête vers lui et observe son profil où rien ne filtre de ses pensées. Sauf sa fureur. Son énervement.

Une question. En une question, il la plonge dans un nouvel état horrifié. Il n'est pas sérieux. Il ne vient pas ce matin, ce matin entre tous pour parler de son père et des rapports qu'il a pu entretenir avec son ancienne fiancée. Pourquoi? Pourquoi maintenant? Qu'est ce qui a changé? Qu'est ce que tu as appris? Comment? Et il interdit toutes dérobades. Toutes fuites. Le toucher. Un son étranglé, étouffé franchit le noeud de sa gorge. Elle a envie de lui hurler dessus, alors qu'elle se noie dans un abysse. Franchit le septième cercle des enfers pour découvrir que ce n'est pas le dernier. Qu'est ce que ca peut foutre, Chris?! C'était il y a huit ans. Invective moi sur ton fils. Agonie moi de reproche sur mes manquements. Mais laisse cela... dormir. Mourir. Tu n'as pas besoin de souffrir d'avantage et je n'ai pas besoin de te perdre d’avantage, mon bel amour brisé. S'il te plait. Je  t'en supplie. Ne m'impose pas cela. Se montrer honnête. Comme c'est facile de ta position, mon indomptable. La sincérité. Et te fracasser encore? Je ne te dirais rien. RIEN. Déjà, sa main est sur la poignée. Prête à disparaître de ce face à face dont elle ne veux pas. Il insiste. Et son visage se détourne du sien. S’abîme dans la contemplation de ses ongles. Ses pieds viennent se ranger sous ses cuisses qui se joignent alors que ses bras les entourent. Sa joue vient se poser sur un genoux, à l'opposé de Christopher. Boule recroquevillée.

-Oui. -Calme. Un calme presque serein, qui est surtout anesthésié vient draper sa voix et son absence de mouvement. Presque absence de mouvement. Car méthodiquement, seul geste, de l'ongle des pouces, elle fait sauter des écailles de son vernis. Pas un regard. et sa voix est monocorde. Pas d'explication? Il n'aura pas le choix. - Il ne m'a jamais lâché, ton père. De la première fois où tu lui as dit que j'étais dans ta vie. Il est venu me voir. Dans la salle de boxe. Et son opinion a été faite. J'étais une sale gosse des bas quartiers, une nuisible. Une délinquante en devenir. Rien ne l'a détourné de cette opinons. -L'index est dénudé, elle passe au majeur, ruinant sa manucure coûteuse. -Tu ne voulais pas quitter la salle de boxe? Ma faute. Tu ne voulais pas revenir à Ottawa? Ma faute. Tu ne faisais pas les loisirs qu'il désirait pour toi? ma faute. Et il me l'a fait payer. A chaque pas. A chaque étape. Sans cesse. Sans s'arrêter. S’insinuant toujours plus dans ma vie. -Son vernis n'est plus qu'une facade craquelée. Pas une fois, elle ne cherche son regard. Pas un instant Valentine ne tente un contact. Son ton ne varie pas. Presque ennuyant par manque d’intonation et de vie. -Il est passé à un cran supérieur quand tu n'as pas choisi la bonne université. Il m'a assuré que je causerais ta perte. Qu'il ne tolerait plus ma présence à tes cotés. Tu n'avais pas besoin que je t'en parle. Tu soutenais déjà Mike. Tu aidais ta mère comme tu le pouvais. Anne s'attachait à tes pas. Tu étais en conflit permanent avec Steve. Je suis allée voir la police. Je voulais porter plainte pour harcelement moral. L'officier a entendu le nom de ton père et c'était terminé. Il était un bon père qui protégeait son fils et son entreprise d'une croqueuse de diamant. Il ne m'a jamais touché. Pas une fois. C'était là son génie. Il savait qu'au moindre contact, meme si il m'attrapait simplement par le poignet ou les épaules, je m'en servirais contre lui-Pas un mot plus haut que l'autre. Une fois son vernis détruit sur les deux mains, c'est du bout des dents qu'elle attaque l'ongle du pouce. Avec la même intensité absente. - Quand tu lui as dit qu'on était fiancé, il ne m'a rien dit. N'est pas venu me voir. N'a rien fait. Le calme avant la tempete. Et tu es parti à Vancouver. Une voiture est venue me chercher avec un de ses malabars. Il m'a annoncé que si on se mariait, il te rayait de tout. Il te deshéritait, plus d'accès à rien. Mais surtout... Il ferait en sorte que tu ne puisses plus jamais avoir de contact avec ton frère et ta soeur. Pas plus que ta mère. Il avait déjà tout prévu. Il m'a montré les contrats. Les différents papiers légaux. Il envoyait Anne dans un internat en suisse. Catherine serait envoyé dans une "maison de repos", qui ressemblait surtout à un hopital psychiatrique. Quand à Mikael, il le prenait sous son aile. Avait l'intention de le briser encore d'avantage pour mieux le reformer à son image. Il n'aurait pas supporter, il était bien trop fragile. Ca... c'était les menaces.- Ses ongles sont rongés à sang, sans même qu'elle ne paraisse s'en apercevoir. - Entrecoupé, il y avait des promesses. Il m'avait débloqué une place et une bourse dans une université prestigieuse. Entre autre. J'ai tout signé. Une exigence sans concession. Je ne devais jamais te revoir. Sinon, il se débrouillait pour faire vivre à ma mère et ma soeur un enfer dont elles n'avaient pas idées. Moi, par contre, je savais. Que trop bien. Je suis partie. - Elle ouvre la portière et se glisse à l'extérieur. - Le dos tourné, elle ajoute une dernière chose. -Il m'a payé. Beaucoup. J'ai accepté l'argent.

Pas une fois, elle ne l'aura regardé. Sachant que si elle croise son regard, qu'elle y lit le mépris, le dégout, elle ne pourra pas s'en relever. Elle s'éloigne de la voiture. Ne songe même pas à revenir à l'intérieur de la maison. Valentine ne ressent rien. Ni soulagement ni souffrance. Une absence de tout. Machinalement, elle s'enfonce dans le jardin. Trouve la balancelle qui donne sur l'espace de jeu d'Aurore. Elle s'y glisse, à moitiée tétanisée. Glacée par un froid qui ne correspond pas à la tendresse de la température. Christopher voulait savoir.


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