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 (anatoli&jillian) promise me a place in your house of memories.

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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
   Après un tour du monde divin, la belle blonde du nom de Jillian est décidé à enfin se poser. La voici arrivant à Biarritz, coin ensoleillé de la France, aux paysages qui lui plaisent bien. Ainsi, en cette soirée estivale, elle vient prendre quelques clichés, histoire d'immortalisé les lieux. Et cette sortie qui est en soit routinière pour elle va probablement tourner au drame à l'instant où elle adressera la parole à celui qu'elle aura probablement plus aimé que n'importe qui, mais à qui elle a brisée le coeur pour suivre ses propres rêves.

   
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Jillian
McGregor

J'ai 32 ans et je vis à Biarritz, France. Dans la vie, je suis photographe et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mouais.




avatar © TEARSFLIGHT



Ses vans pendaient lamentablement depuis son sac tandis que ses pieds s'enfonçaient dans le sable fin. La soirée débutait tout juste, et si certains préféraient sortir pour faire la fête, Jillian, elle, préférait de loin traîner avec son appareil photo. Non pas qu'elle n'aimait pas faire la fête, bien au contraire. Et des soirées, elle en avait fait un bon nombre. Le genre à finir avec une gueule de bois d'enfer le lendemain, principalement lors de ses quelques mois en amérique du sud. Entre leurs divers alcool fort qui coulaient à flot, il fallait avouer qu'elle n'avait pas chômé sur ce point de vue là. Seulement, la belle avait tout de même un seul et unique réel amour, et celui-ci se composait d'un objectif.
Elle venait tout juste d'arriver sur Biarritz. Son avion avait atterrit la veille, et le soir même elle était déjà en train de vagabonder dans les rues de la ville, cherchant à photographier la moindre chose qui pourrait être utile. C'était une sale manie chez la belle, toujours tout photographier, pour finalement se retrouver avec un nombre incalculable de photos à traiter.
Seulement ce soir, elle avait fixé un objectif à une cinquantaine de photos seulement. Disons que photographier une plage, c'était bien, et ça pouvait paraître ridicule de prendre autant de photo. Seulement, ça montait particulièrement vite. Par chance, elle était plus ou moins pressée par le temps. Un couché de soleil, ça prend pas deux heures, donc ça lui permettrait de ne prendre que l'essentiel. Ainsi, la petite blonde évoluait sur la plage, fixant les reflets orangés sur la mer et capturant chaque photo qu'elle pouvait se permettre de prendre, sous des angles de vue différent.
Elle se sentait bien dans cette ville, et elle songeait sincèrement que pour se poser, ça ne serait peut-être pas si mal. Après tout, ces dix dernières années elle n'était pas restée dans un seul endroit. Elle n'avait cessé de voyager, restant deux ans aux Etats-Unis, puis traversant l'amérique du sud en deux autres années, pour finalement se rendre en Asie, puis en Australie, et finir par l'Europe. Sa destination finale était donc ici, à Biarritz, et elle songeait sincèrement à définitivement y rester. Trouver un appartement était ce qui lui restait à faire, un travail, et elle cherchait, simplement. Elle avait espoir de rapidement trouver, histoire de ne pas se retrouver à court d'argent - ce qui était déjà arrivée pendant son voyage, voila pourquoi elle était parfois restée un minimum de six mois pour pouvoir trouver un travail et économiser l'argent gagné pour repartir.

Terminant enfin de martyriser le bouton d'objectif, la demoiselle se mit à reprendre sa route, observant les différents clichés qu'elle avait pu prendre, en supprimant certains et en sauvegardant les autres. La miss du nom de Jillian, elle commençait déjà son tri, tri qui, elle le savait, serait beaucoup plus fructueux sur son ordinateur. Ainsi, elle reprit sa marche, appareil entre les mains observant les alentours.
Puis c'est là qu'elle aperçu une silhouette, un peu plus loin. Avançant encore de quelques mètres, elle ne tardait pas à comprendre que celle-ci semblait occupés à dessiner. Un artiste, de toute évidence. Un métier plutôt semblable au sien, quand on y pensait. Ils capturaient tout deux des instants, mais de manière différente. Ca la renvoyait dix ans en arrière, lorsqu'elle et Ani passaient leur temps entre les divers ateliers à vaquer à leur propre occupation pendant que l'autre travaillait sur un projet pour leur cours. Prise d'une certaine nostalgie - surtout dû à la culpabilité - elle braquait l'appareil, et appuyait sur l'objectif. Le cliquetis d'une photo se prenant se fit entendre et la petite blonde se mit à regarder l'écran de l'appareil, souriante. Reprenant une seconde photo, cette fois-ci avec le zoom, la petite blonde observait la seconde photo. Si elle se félicitait de la qualité de la photo et qu'elle fut prête à aller demander à cette personne d'utiliser cette photo pour son site, son sourire disparu, et l'appareil manquait de glisser entre ses doigts. Heureusement qu'il était toujours autour de son cou, ça évitait les dégâts. Et il aurait littéralement été foutu si le désastre était arrivé.
Ainsi, elle observait la photo, déglutissant légèrement face à cette silhouette qui était beaucoup plus dessiné, plus précise. Ses sourcils se froncèrent de tristesse tandis qu'elle relevait le regard vers cette même silhouette, l'observant de là où elle était. Elle dégluti. Si la nostalgie venait de prendre part de son être, ça ne pouvait pas être pire que la gifle qui venait de s'abattre sur sa joue, comme un coup de fouet du destin ayant pour simple but de lui faire plus de mal qu'autre chose. Elle savait qu'elle était fautive. Elle savait que tout ce qui était arrivé, c'était en parti à cause d'elle. Mais elle savait aussi que si lui avait accepté de la suivre, ils n'en seraient jamais arrivés là. Elle, elle était égoïste d'avoir voulue suivre ses rêves. Lui, il était égoïste de lui en avoir voulu de le faire. Ils savaient tous les deux que le jour de son départ viendrait. Mais il avait tout de même trouvé le moyen de lui en vouloir. Elle pouvait comprendre. Elle même se sentait coupable. Combien de fois, dans sa solitude, avait-elle imaginé ce que sa vie aurait pu être si elle était restée ? Ils seraient probablement mariés, peut-être avec un ou deux enfants. Ils découvriraient le monde à leur manière. Combien de fois avait-elle rêvée de cet univers alternatif, de cette fin heureuse qu'elle aurait pu avoir si elle n'avait pas abandonnée la seule personne pour qui elle aurait été capable de mourir ? Et elle aussi, elle avait pleurée. Dans cet avion qui l'avait mené jusqu'en Alaska, elle n'avait cessé de se vider de ses larmes, elle n'avait pas arrêté de s'en vouloir, elle avait même hésité à prendre un billet retour et à retourner là-bas, pour pouvoir lui sauter dans les bras et lui dire qu'en finalité, elle sacrifiait ses propres rêves pour lui. Mais elle en avait été incapable. Ce qui devait faire d'elle la pire pétasse de l'univers à ses yeux. Et elle pouvait comprendre.

Elle hésitait. A faire demi tour. Son cerveau lui disait "Fais" mais son coeur lui hurlait l'inverse. Et cette idiote, évidemment, elle se mit à avancer. Elle se mit à combler l'espace, les long mètres qui la séparait de lui. Elle avait presque espoir de pouvoir lui sauter dans les bras, qu'il lui sourit, l'embrasse comme lui seul savait si bien le faire et qu'ils passent la nuit entière à se retrouver après tant d'années.
Puis elle se stoppait. La gorge nouée. Et si lui avait refait sa vie ? Elle savait qu'elle le vivrait mal, et qu'elle quitterait probablement cet endroit qu'elle avait pourtant tant apprécié. Pire encore, elle devrait vivre avec la culpabilité et l'idée que jamais, elle ne trouverait quelqu'un qu'elle aurait aimé comme lui.

Finalement, elle reprit sa marche, discrètement, presque timidement, ce qui, pour une fille si extravagante était une chose plutôt anormale. Puis elle s'arrêtait à son niveau. Elle l'observait. Il n'avait pas changé. Juste quelques années en plus sur les traits, mais il restait toujours aussi magnifique. Il semblait tellement concentré, qu'elle n'osait presque pas le déranger. Elle ne savait même pas quoi lui dire. Elle avait rêvé de se moment pendant dix ans, mais elle était incapable de dire quoi que ça soit, les mots restaient coincés dans sa gorge. Probablement parce qu'elle s'attendait effectivement à ce qu'elle ne soit pas la bienvenue. Remettant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle toussotait pour faire signaler sa présence, et enfin, elle prit son courage à deux mains. "Tu permets que je m’assois?" Pas très subtile comme manière de commencer une discussion après dix ans loin de l'autre et une séparation des plus douloureuse et malheureusement, pas en très bon terme. Elle avait claqué la porte, il ne l'avait pas suivi. Et elle n'aurait jamais cru le revoir. Pourtant, il se trouvait là. Le destin était probablement en leur faveur, mais elle avait la sensation que ça ne serait pas aussi facile que ça. Cette foutue culpabilité refusait de la laisser en paix pendant que sa morale lui hurlait qu'elle était stupide d'avoir comblé cet espace. Elle aurait mieux fait de partir sans se retourner. Mais elle l'avait tellement aimé. Et elle n'avait jamais réellement stoppé de l'aimer. Elle s'était juste fait à son absence. Parfois, c'était plus difficile que d'autre. Elle aurait tellement aimé partagé ce qu'elle avait vécu avec lui. Pourquoi avait-il refusé ? Pourquoi avait-il fallu qu'il ne veuille pas partir ? Qu'est ce qui l'avait retenu ? Elle qui pensait l'avoir connu par coeur, elle s'était trompé. Elle avait booké leur billet la veille même de leur séparation, persuadé qu'il la suivrait dans cette aventure folle. Mais dés qu'elle lui avait annoncé, elle avait essuyé un refus. Et dire que ça allait faire une nouvelle année qu'ils étaient ensemble. Ils s'étaient mis ensemble, et trois ans plus tard, le même jour, ils se séparaient. Alors qu'en finalité, son rêve, c'était lui. Et évidemment, ça n'était une fois qu'elle l'avait perdu qu'elle s'était rendu compte à quel point il était important. Elle avait tellement espérée. Elle avait loupée son avion en espérant le voir arrivé. Mais il n'était jamais venu à cette porte d'embarquement. Alors elle avait finalement prit le vol suivant et elle avait commencé son périple seule, laissant une partie d'elle même chez eux. Après tout il avait toujours détenu son coeur, et ça, elle l'avait toujours su. Elle avait beau avoir eu des relations, aucune n'avait pu être aussi divine, aussi parfaite. Personne ne l'avait aimé et elle n'avait jamais aimé autant qu'elle l'avait aimé lui. Elle avait juste refusé de l'admettre, mais le seul endroit où elle se sentait bien, c'était dans ses bras à lui. Et elle avait envoyé leur avenir se faire foutre en montant dans cet avion qui l'avait amené à des kilomètres de lui. La culpabilité. Le regret. Deux sentiments atroce qui vous empêche de dormir la nuit. Deux démons qui n'ont jamais cessé de hanter la belle blonde.
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