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 au royaume des morts + E.THEREAL

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poésies cendrées.
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INSCRIPTION : 03/08/2017
ÂGE : 99
RÉGION : BELGIQUE.
CRÉDITS : CHRYSALIS (ic) + ASTRA (sg)

UNIVERS FÉTICHE : DES DRAMES DU RÉEL.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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au royaume des morts
s'faufiler jusqu'au paradis

hôpital psychiatrique à la shutter island, écosse
on n'y croirait pas à première vue. une vision d'horreur, à se demander comment des hommes et des femmes pourraient guérir dans un endroit aussi putréfié. la gangrène s'infiltre dans les racines de cet hôpital psychiatrique vieux comme le monde et est devenue inhérente à son histoire. et pourtant, le bâtiment règne en maître absolu sur son île désertée par toute forme de vie humaine. seuls les massifs forestiers et les falaises dressent leur visage plus hostile que l'asile. lui, n'a que ses murs en décrépitude, ses fils barbelés et ses gardes en ronde pour inquiéter les rares visiteurs. mais ne vous méprenez pas, le lieu a beau avoir l'air désolé, les malheurs n'en sont pas moins violents à l'intérieur des portes. fermées à double tour, naturellement.

contexte provenant de celui d'ostrov island


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semyon
lazarovitch
kozlov

j'ai vingt-cinq ans et je suis interné dans un hôpital psychiztrisque, sur ostrov island, écosse. dans la vie, je suis ancien membre de gang et je m'en sors très mal. Sinon, à cause de ma connerie, je suis célibâtard toujours pas sorti du placard et je le vis plutôt mal.

la tête pas très claire, la violence un peu trop violente, les moeurs un peu trop déviantes. la douleur comme exutoire. + d'origine russe et le phrasé qui va avec. l'background en jungle urbaine, l'histoire crado des gamins abusés par l'existence, le père, le gang. + les foyers, la fidélité aux gars sans limite. + une sale histoire qui s'finit mal, l'écosse en voie d'échappatoire. + l'histoire mi amitié mi prise de tête 100% fucked up avec un autochtone. + le couperet qui tombe. des psys et des gardes et des chambres confinées. on lui a dit qu'c'était pour son bien. et pourtant, on y crève, à ostrov island.


avatar ©️queen loudsilence
le ciel a brûlé le ciment. la réalité s'est inversée, les plafonds sont devenus sols. la ferme impression d'observer les enfers accule ton esprit. juché au sommet d'un palais maudit, tu peux presque sentir le bâtiment entier ronfler avec le souffle lent d'hadès. mais c'est toi, le roi, pour quelques instants au moins. la couronne est tombée, délaissée par des gardes imprudents. et toi, pauvre fou, n'as pas pensé deux secondes avant de t'emparer de la parure comme un voleur. seul, à présent, tu observes. tu observes, ton monde. oh, il est petit, vraiment. petit et sauvage. une île, tout au plus. charon a cerné le domaine de ses eaux furieuses; une éternité de mers infernales partout où le regard se porte. le toit de l'établissement semble la seule once de quiétude qui puisse encore exister dans c'trou à rats. ici, au sommet de la bute, l'air y est à peine plus respirable. mais tu ne te bernes pas; ce n'est pas parce que les rongeurs se sont tus qu'ils n'ont pas cessé de racler les murs avec une rage affamée. ton esprit s'imagine encore avec tellement de facilité leurs gémissements dénués de toute sagacité. leurs yeux mornes, et leurs pupilles sans âme, te fixent sans l'ombre de bienveillance. tu jettes un vague coup d'oeil à la sortie qui t'a amené ici. ce n'est qu'un trou à peine colmaté, par une vulgaire feuille de métal. derrière, le tunnel ramène les pas jusqu'au feu même des enfers. oh, tu sais ton règne court. mais, pour quelques minutes, quelques quarts d'heure, s'imaginer roi... ça en vaut sûrement le coup.

combien de temps est passé depuis ton intrusion ? quinze minutes, sûrement, vingt peut-être. tes pas s'échoppent sur le rebord de pierre dans un bruit sec emporté par le vent, destiné à être emporté en mer. t'as l'impression d'être un gosse, encore. les genoux écorchés, le sourire effronté, l'amertume des chutes oubliée par l'adrénaline. mais l'ordre a foutu le camp. ce ne sont plus que des genoux en chute, l'adrénaline gorgée d'effronterie, des sourires écorchés plein d'amertume.

tu ne le remarques pas tout de suite, l'intrus. il te faut attendre plusieurs secondes avant de te retourner, directement sur la défensive. le monde est enfers et tu es cerbère. on t'entendrait presque grogner en sautant du rebord de retour à la surface du toit, la matraque ferme dans les mains. tu t'approches d'un pas menaçant vers le nouveau venu, prêt à défendre ton territoire, avant de t'arrêter net sur place. oh, merde, lui. t'as l'regard méfiant et les souvenirs en flot continu dans la tête. putain de putain de merde. qu'est-ce tu fous ici ? comme une drôle de question à poser. plutôt évident mon cher hellhound.


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E.THEREAL
E.THEREAL
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Clyde
Morrison

j'ai vingt-six ans et je vis en écosse. dans la vie, je suis ex-tatoueur, ex-dealer, à présent garde dans un hôpital psychiatrique et je m'en sors bien seulement lorsque assez défoncé. sinon, grâce à mon inconscience, je suis en amour à en crever et je le vis plutôt mal.

le lourd accent sur la langue, les yeux loin - à des kilomètres de là - les lèvres gercées et la peau en ecchymoses, en croûtes, en désordre. un chien sale, perdu, l'air d'être en orbite, constamment - planer, planer, jamais redescendre, seulement pour s'éclater le nez contre le goudron chaud. accroché à en mourir à cette histoire, cette connerie, l'enfer que t'as trouvé en lui.


avatar © VOCIVUS
il fait comme chaud, froid, tiède - tu sais pas - dans ton corps et toi t'es là, pas tout à fait là, pas tout à fait loin, pas tout à fait mort. mais t'espères ne pas te réveiller. t'espère de tout ton cœur. depuis un bout, t'as l'impression que tes jours deviennent nuits et que tes nuits deviennent jours, et que - non, c'est l'inverse - que tes yeux se tournent et se retournent, que t'es jamais bien dans ton lit, que t'es jamais bien dans ta peau, que les draps te collent à la peau. ils viennent toujours s'écraser sur toi comme les vagues sur un corps échoué près de l'eau. la peur, le doute, l'angoisse, la haine - surtout la haine - qui te prend aux tripes, qui te fait l'amour, qui t'écorche dans tous les sens. t'as la haine de toi. de plus en plus, ces jours-ci. et y'a pas un seul gramme de toutes les conneries que tu connais qui peut te faire ravaler cette rage. tu peux pas t'en empêcher. c'est plus fort que toi.
tu t'arraches un sanglot de la gorge.
t'as pas le goût de pleurer.

tu sais plus, tu sais plus rien dire, tu sais même pas pourquoi tu le suis jusqu'ici. t'en as peut-être besoin - besoin de lui ? - après tout. pendant un moment, tu dis rien. tu bouges pas. t'observes simplement la bête dans sa cage, dans sa tête, dans son monde, dans ses ruines et tu te demandes si vous voyez la même chose. si l'océan est monstre et si le ciel est enfers. si les couleurs passent de néon à noir, si l'air étouffe, si la peau démange. tu reprends ton souffle. lui t'entend, se retourne, tu recules d'un pas. "hé, doucement." bullshit. tu veux pas de ça. il le sait, tu le sais. rien n'est jamais arrivé doucement entre vous. et ça te plait comme ça. t'as rien à répondre à son interrogation, tu fais que renifler en regardant globalement le paysage. tu montres ton uniforme, ça paraît évident. tu fais ton travail, plus ou moins. t'es là surtout pour le voir lui. lui qui t'insuffles le goût de t'anéantir. plus rien t'importe. juste lui, et toi. toi qui pars en volutes dans les airs pour revenir t'écraser en gros fracas dans ta tête. "j'ai- hm..." tu sors de ta poche ce que t'as roulé plus tôt. "je sais, c'est pas grand chose, mais..." t'examines la chose et te sens frémir à l'idée d'en prendre une taffe. tout ton corps part en vrille et ton cœur bat vite, fort, tu l'entends taper jusque dans tes oreilles. ce spliff, c'est rien. rien à côté de tout ce que tu rêves de te mettre dans la peau, dans les veines, dans le crâne. c'est rien et pourtant t'as l'impression que tu tiens le monde entier entre tes doigts. tu déglutis, tout bascule, "on partage ?" et ces mots, ils te ramènent dans l'appartement miteux d'autrefois. là où vous étiez souvent au bord de la mort. t'oses pas le regarder.

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semyon
lazarovitch
kozlov

j'ai vingt-cinq ans et je suis interné dans un hôpital psychiztrisque, sur ostrov island, écosse. dans la vie, je suis ancien membre de gang et je m'en sors très mal. Sinon, à cause de ma connerie, je suis célibâtard toujours pas sorti du placard et je le vis plutôt mal.

avatar (c)queen loudsilence

paroles en anglais = semyon parle russe (parce que zéro connaissance dans cette langue mais pas trop d'confiance en google trad non plus).
et les enfers se rétrécissent soudainement à son unique voix. elle aussi, elle a les accents de travers et le grain quelque part, de folie ou de fumée, qui sait, quelque chose de rocailleux au fond des tripes, qui veut pas s'laisser aller à de la banalité insipide. tes paupières se ferment, un instant, doucement, comme on abat le rideau sur un scandale de rue. mais non, il faut rouvrir, affronter, le cruel, l'inaffrontable, l'effronté. et t'ouvres les yeux, pour prononcer quelques mots, jouer au ping pong vocal. raté, la balle est perdue au vent, il ne fait que pointer son uniforme du doigt. le tien se resserre instinctivement sur la batte dans ta main. mais. non. ne pas. frapper.
c'est barrow après tout.
j'ai - hm... je sais, c'est pas grand chose, mais... et il exhibe son propre trésor, d'herbe et de papier. d'un coup ton arme s'échoue sur ton côté. l'sourire s'ébauche sur tes lèvres avant de se désagréger aussi vite qu'il n'est apparu. et tu l'observes, le garde, avec son habit d'apparat. on pourrait tellement y croire. c'est trompeur. on a du mal à reconnaître l'gars qui traînait dans les rues jusqu'à l'aube, les bouteilles qui s'entrechoquaient dans un sac et la main lourde sur la dope. mais. à bien y regarder de plus près. il vacille. il papillonne. il tremble. ses cernes font des constellations violettes sous ses yeux. ses yeux qui divaguent, ses yeux qui se perdent nulle part - une mouche passe par là, une tôle tremble dans le vide, les vagues frissonnent au soir. mais regarde-moi, clyde, regarde-moi, j'suis là. on partage ? tu clignes des yeux. et vos regards s'absentent tous les deux dans le corps de la clope. bordel, leurs passions et leurs ébats idylliques te paraissent bien pâles, quand la dérive chimique est toute proche. tu te rapproches de l'homme sans vraiment trop réfléchir - parce que ce n'est pas vers lui que tes pas t'amènent, mais plutôt son unique bâton roulé. where the fuck... où t'as trouvé ça putain ? ta main est prête à faire l'premier pas avant qu'tu te rappelles où vous êtes, qui il est, qui tu es. ta mine renfrognée est gage de sécurité quand tu t'adresses à lui. mais... que... t'as l'cerveau lent aujourd'hui putain, semyon. j'comprends pas. tu comprends pas quoi ? pourquoi tu fais ça ? le manque, semyon, obviously. non. la vraie question. oh la vraie question. elle émane de ton être tout entier. pourquoi ça, là, maintenant ? pourquoi, risquer ton poste ? et ta vie ? et pourquoi tu t'enterres en enfer, barrow ? et pourquoi encore maintenant j'suis rien et beaucoup pour toi ? et pourquoi t'as la tête décalquée sur l'pavé mais tu continues quand même à jouer au plus fort avec des fous ? tu peux me le dire, hein, clyde; pourquoi ?


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