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 "Don't decide for me, okay ?" Ft Jully

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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Chicago, Amérique : Le père de Sally est admit aux urgences de l'hôpital public, suite à un arrêt cardiaque potentiellement fatal. Julian s'y rend pour résoudre ces différents avec Sally, qui l'évite hors des heures de travail, se fichant éperdument des circonstances à venir.
Contexte provenant d'une conversation sur discord



Titanic was called the Ship of Dreams, and it was. It really was.

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titekaori
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Sally River-Johns
J'ai 22 ans ans et je vis à Chicago, Amérique. Dans la vie, je suis réceptionniste à temps plein dans l'hôtel du groupe Warren et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma dévotion totale pour ma famille, je suis célibataire depuis toujours et je le vis plutôt normalement, je pense.


Pense-bête (famille de Sally) David, son père (43 ans), ainsi que sa fratrie (dont elle a la charge) : Soren (20 ans); les jumelles Kelly et Kylie (17 ans) ; Adrian (15 ans) ; Loïs (14 ans) ; les faux-jumeaux Delillah et Donovan (11 ans) ; et le petit Louis, le cadet (8 ans).


Elizabeth Lail ©️ titekaori
4h15. Je courais dans le hall désert des urgences, les yeux brouillés de mes larmes. Je n’arrivais toujours pas à admettre que j’étais ici, que c’était arrivé. Mais je n’y n’arrivais d’autant pas que j’étais intimement convaincu d’être dans un affreux cauchemar, dont mon seul désir était de m’éveiller immédiatement. Ce qui n’était pas le cas, évidemment. Et ça ne le serait jamais, du reste, puisque mon père venait bien de faire un infarctus, avant d’être admit d’urgence à l’hôpital où le pronostic n’était pas encore tombé. Je courais pour rejoindre ma fratrie, d’ailleurs. C’est eux qui m’avaient appelés, à la réception de l’hôtel. Ils m’avaient dit que papa allait peut-être mourir, que les ambulanciers ne savaient pas s’il survivrait à l’arrêt brutal de son cœur. Ils m’avaient précisés qu’il serait peut-être handicapé, ou un légume pour citer mon frère Soren. Bref, que notre père adoré ne serait sans doute plus jamais le même. J’ai crue que mon cœur s’arrêtait, à moi également. J’ai crue que j’étais entrain de mourir alors que ma poitrine était douloureuse, et qu’aucune réaction ne me sortait de ma léthargie mentale. J’entendais encore l’écho de la voix de Karen, me demandant si tout va bien. Non… Non… J’avais murmurée, les larmes commençant à couler sur mes joues en cascade. Mon père va mourir. Je lui avais annoncée, douloureusement. C’était tellement douloureux de l’entendre dans ma propre bouche, avec mes propres mots, que cela avait eu le mérite de me faire réagir. J’avais annoncée que je devais y aller sans plus attendre, omettant volontairement de prévenir l’homme dont je me sentais terriblement attirée physiquement. Je ne pouvais pas, de toute façon : il dormait. C’était l’excuse idéale pour me décharger de mes obligations professionnelles, comme je m’étais déchargé de mes obligations personnelles à son encontre. Je ne pouvais pas gérer cette partie de ma vie, et je savais en rejoignant ma fratrie que je ne le pourrais sans doute plus jamais. J’étais seule, à présent. Toute seule. Mes frères et sœurs me tombèrent dans les bras, aussi chagrinés que je ne l’étais. C’était un moment particulièrement douloureux.

_ Vous avez eu des nouvelles ?

Je demandais aux plus grands, inquiète du verdict qu’ils pourraient m’annoncer.  

_ Non. Se lança Kylie, la voix chevrotante de chagrin. _ Ils nous ont juste dit d’attendre tous ici.

J’acquiesçais, silencieusement. Nous n’avions pas d’autres choix, de toute manière. Je m’installais donc sur un siège, avant que ma famille ne vienne m’entourer pour trouver du réconfort auprès de la seule image parentale qui leur restait. Comment allais-je m’en sortir, sans papa ?

(…)

4h45. Le médecin nous quittait à l’instant, nous laissant seul au chevet de papa. Il était dans un coma artificiel qu’ils avaient provoqués, à ce qu’il m’ait précisé. Il ne savait donc pas s’il y avait des chances qu’il s’en sorte véritablement. Mais il voulait y croire, et je le voulais tout autant que lui si ce n’est plus. Je voulais que mes cadets le fassent également, je les invitais donc à prier pour lui, bien que nous n’étions pas des gens particulièrement religieux.

_ Tu ne pries pas, maman ?

Me demanda Louis, remarquant que j’avais l’esprit préoccupé.

_ Si. Je lui assurais doucement, caressant brièvement sa petite joue encore humide. _ Je dois juste réfléchir à plusieurs choses, avant.

Notre vie allait être bouleversé, si papa ne se réveillait jamais. Il allait peut-être falloir que je quitte mon travail à l’hôtel, pour travailler à l’épicerie familiale. Je ne savais pas. Je savais juste que seule, je n’arriverais à rien. Je ne pourrais être sur tout les fronts sans m’effondrer à mon tour, d’ailleurs : j’envisageais par conséquent de quérir de l’aide, en fouillant mon répertoire téléphonique. Mon premier instinct m’encourageait à joindre le l’hôtel, pour demander Julian, mais je me ravissais en me rappelant mon attitude ingrate envers sa personne. Il m’avait offert un pur moment de plaisir, de tendresse, et je l’avais « jeté » sans aucune considération. Il n’avait donc aucune raison de m’aider. Et à quoi, qui plus est ? Il ne connaissait rien à une vie de famille. Il ne serait d’aucune réelle utilité. Quant aux autres personnes, je ne les fréquentais plus depuis des mois, des années pour certains. Je perdais donc espoir de trouver mon salut auprès d’eux, quand le prénom de Nolan vint accroché mes pupilles. C’était mon cousin, le seul membre de ma famille qu’il me restait, et d’adulte. Peut-être consentirait-il à me guider ? Je l’espérais en composant son numéro, tandis que je quittais la chambre.

_ Je reviens.

J’indiquais à mes proches, inquiet que je puisse m’évaporer à mon tour.

(…)

8h. Je m’éveillais, la tête appuyée contre le matelas où reposait mon père. Je ne savais plus depuis quand je dormais, mais à mes muscles dorsaux endoloris, ma nuque raidit, j’estimais plusieurs heures. Un sommeil qui ne fut pas réparateur, du reste, bien qu’il avait l’avantage de m’avoir mentalement détendu. J’avais renvoyé mes frères et sœurs à la maison un peu plus tôt, après mon appel à Nolan. Je voulais qu’il puisse se reposait, en attente de changement. Il allait venir m’aider, d’ailleurs. Cette annonce avait suffit à m’apaiser de mes craintes de lâcher prise, ainsi que de mes larmes. Tu n’es pas toute seule. C’était plaisant de me le répéter mentalement, tel qu’il me l’avait indiqué.

_ Je vais revenir papa. Je vais me chercher un café au distributeur.

Je lui soufflais doucement, déposant un baiser sur son front. C’était le médecin qui nous l’avait conseillé. Cela pouvait le réconforter. Je quittais la chambre à la suite, quand je percutais la dame des admissions de plein fouet.

_ Oh. Pardon. Je bredouillais à son encontre, confuse. _ Je ne vous avais pas vu.
_ Ce n’est rien, mademoiselle. Je venais justement vous signaler un petit souci avec le dossier de votre père.
_ Un souci ?
_ Oui, vous n’êtes plus souscrit à votre assurance depuis quinze jours, à présent, il va donc falloir envisager de payer les honoraires de soin autrement.
_ C’est impossible ! Je m’offusquais, prenant le papier qu’elle me tendait alors, prouvant bien ainsi ses dires. _ Je ne comprends pas ! J’avais demandé à mon père de renvoyer notre dossier d’actuali…

Je m’interrompais, prenant conscience qu’il avait dû oublier de la poster. C’était une catastrophe, du reste : nous n’avions pas les moyens de payer, ni même de faire crédit à notre banque. Quant à une généreuse augmentation du groupe Warren, il était préférable d’oublier. Il n’allait pas m’accorder des milliers dollars pour mes beaux yeux. Fait auquel je ne tenais pas, de toute manière. Je ne voulais aucun traitement de faveur de sa part.

_ Combien ai-je de temps pour trouver une solution ?
_ Nous aimerions demain matin, au plus tard.
_ Demain matin.

Je répétais machinalement, pensive. Cela faisait très peu de temps pour récolter la somme totale.

_ Très bien.

J’acceptais néanmoins, venant m’appuyer contre le mur du couloir, les jambes chancelantes sous le choc. Comment allais-je régler les soins de papa ? Je l’ignorais. C’était une nouvelle tuile qui me tombait sur la tête, de plein fouet.


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Julian
Warren

J'ai 40 ans et je vis à Chicago, Etats Unis. Dans la vie, je suis gérant d'un hôtel et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien..

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Tu n’avais pas vraiment pu parler avec Sally depuis la dernière fois. Depuis que vous aviez couché ensemble en fait. Tu pensais, peut-être à tort d’ailleurs, que cela vous aurait rapproché ou tout du moins, tu ne sais pas, que les choses auraient été différentes. Tu te demandais finalement ce que ça avait changé. Tu avais revu la jeune femme, puisqu’elle venait travailler pour toi, bien sûr. Seulement, tu n’avais plus eu l’occasion d’être seul à seul avec elle. Tu avais comme la sensation qu’elle t’évitait et tu n’arrivais pas à comprendre le pourquoi ni le comment. Cela faisait plusieurs jours maintenant.

Tu avais eu l’impression que Sally s’était montrée bizarre depuis le matin. Tu n’avais pas voulu t’inquiéter plus que cela en te disant que c’était le matin, qu’elle devait être fatiguée. Tu n’en avais donc pas parlé avec elle mais plus les jours passaient et plus tu te disais que la jeune femme était bizarre. Tu te posais même certaines questions, à savoir si elle n’avait pas simplement voulu que tu lui prennes sa virginité et rien de plus. Peut être qu’elle souhaitait couché avec un autre homme mais voulait le faire avant. Non, c’était ridicule. Ce n’était pas ce qu’elle t’avait laisser entendre en tout cas.

Tu en avais marre de traîner dans ton lit et tu savais que Sally allait partir bientôt, à 7 heures du matin, elle terminait son service. De ce fait, tu décidais de descendre à la réception un peu avant, de façon à pouvoir lui parler et surtout, qu’elle ne se dérobe pas sous tes yeux. Oui, elle pourrait le faire encore une fois puisqu’il semblerait que la jeune femme t’évitait. Et pas qu’un peu d’ailleurs. Seulement, en arrivant à la réception tu ne vis que Karen, pas de Sally. « Bonjour Karen.. dîtes moi, mademoiselle River-Johns n’est pas là ? » Tu lui demandais tout en essayant d’être discret puisque vous aviez décider de ne rien dire. De toute façon, ce n’était plus comme si il se passait quelque chose entre vous depuis quelques temps. « Non je suis désolée, elle n’a pas pu vous prévenir mais elle a du partir. Son père est à l’hôpital et apparemment c’est grave. Merde. Tu ne t’attendais pas à cela et elle ne t’avait pas prévenu. En même temps, tu ressemblais plus à son patron qu’autre chose en ce moment. « Bien, merci de m’avoir prévenu. Est-ce que je peux vous laisser l’hôtel je risque d’en avoir pour quelques heures. » Tu lui demandais, même si tu savais que tu pouvais compter sur elle.

Tu récupérais tes affaires et décidais de te rendre à l’hôpital pour voir Sally. Tu te doutais qu’elle ne voudrait pas de ta présence et tu n’y allais pas pour lui prendre la tête mais tu avais besoin de la voir. Tu avais besoin de voir si elle avait besoin de quelque chose. Tu savais que son père était important et que c’était elle qui s’occupait de la famille. En arrivant à l’hôpital, tu vis Sally, elle ne semblait pas t’avoir vu. Tu restais éloigné mais pas assez pour écouter la conversation de la jeune femme et l’infirmière. Il semblerait que la famille ait des soucis d’argent et de soin. Merde. Tu laissais Sally et tu décidais de rattraper l’infirmière. « Excusez moi, madame. » Elle se tournait vers toi. « Je vous ai entendu discuter avec mademoiselle River-Johns, au sujet de son père. Je suis.. un ami de la famille. J’aimerai régler la somme. » Tu ne le faisais pas pour avoir quelque chose en retour, ni quoique ce soit. Tu ne tenais pas à en parler à Sally non plus. Elle devait juste s’occuper de sa famille. « Bien, mais je dois en parler avec mademoiselle, si elle est d’accords. » Non. Elle ne devait pas. « Ecoutez, elle a d’autres choses à faire et à penser. Je règle l’intégralité et si on demande, vous direz qu’un ami de la famille a payé tout simplement. Je pense que ça vous arrange aussi, non ? » Tu essayais d’être convainquant et finalement, elle te demandait de bien vouloir la suivre. Tu partais dans le bureau afin de régler et t’occuper de la paperasse.

Tu décidais ensuite de retourner auprès de Sally. Tu la retrouvais dans le couloir, contre le mur. « Sally. » Tu t’approchais d’elle. « Comment il va ? » Tu évitais de lui demander comment elle allait, c’était idiot. « Est-ce qu’on peut parler ? » Tu demandais mais, ce n’était pas vraiment une question.







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J'ai 22 ans ans et je vis à Chicago, Amérique. Dans la vie, je suis réceptionniste à temps plein dans l'hôtel du groupe Warren et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma dévotion totale pour ma famille, je suis célibataire depuis toujours et je le vis plutôt normalement, je pense.


Pense-bête (famille de Sally) David, son père (43 ans), ainsi que sa fratrie (dont elle a la charge) : Soren (20 ans); les jumelles Kelly et Kylie (17 ans) ; Adrian (15 ans) ; Loïs (14 ans) ; les faux-jumeaux Delillah et Donovan (11 ans) ; et le petit Louis, le cadet (8 ans).


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C’était une catastrophe, réellement. Je ne savais pas comment j’allais pouvoir payer l’intégralité des soins de mon père. Je n’avais pas les moyens pour cela. J’allais donc devoir me résigner à être confronter à une dette avec l’hôpital, sans savoir véritablement les risques que j’encourais à ne pas leur verser l’argent. Arrêtaient-ils de le soigner s’il ne percevait aucun argent de ma part ? Me demanderaient-t-ils de le ramener à la maison, sachant qu’il serait condamné de la sorte à mourir ? Je l’ignorais. J’étais encore très jeune, hélas. Il y avait de ce fait bien des sujets de la vie qui m’était toujours inconnus. Et le plus désolant dans cette histoire, était que je savais parfaitement que je ne serais pas à la hauteur pour tout mener de front. Je ne pouvais pas gérer deux emplois, huit jeunes, et l’état physique de mon père s’il en réchappait. Je demeurais donc appuyée contre le mur de ce couloir, les yeux baissés sur mes pieds, la tête remplie de pensées négatives. Je savais qu’il fallait toujours garder une lueur d’espoir dans le cœur, que la venue de Nolan pouvait nous être bénéfique à tous ; mais en attendant son arrivé, je devais tout de même me débrouiller toute seule. L’envie de l’appeler au téléphone, ne serait-ce que pour trouver du réconfort dans le son de sa voix, me traversa l’esprit lorsqu’une voix masculine m’interpella.

_ Monsieur Warren. Je soufflais, interdite de le découvrir dans cet hôpital, frottant grossièrement les larmes qui menaçaient de couler. _ Que faites-vous ici ?

Je le vouvoyais à nouveau, oui. Dès ma première prise de service à l’hôtel, ma première prise de décision à notre sujet, j’avais décidé d’instaurer le vouvoiement, de sorte d’établir les limites que je m’interdisais de franchir. Je présumais qu’il s’attendait sûrement à tout autre chose de ma part, si on se fiait à mes propos lorsque j’étais dans ses bras cette nuit là ; mais j’estimais qu’il s’y était acclimaté, jusqu’à cet instant, puisque nous ne nous étions officiellement rien promis. Il me demanda comment « il » se portait. Je mis quelques secondes à comprendre qu’il faisait référence à mon père, dans la chambre juste à côté de moi.

_ Euh… Je bredouillais, bien incapable de choisir la bonne attitude à avoir, face à lui. _ Il a été plongé dans un coma artificiel. On ne sait toujours pas s’il va s’en sortir.

Très honnêtement, j’avais envie de me fondre dans ses bras, de déverser toute ma peine contre son torse. Mais je n’en faisais rien, parce que je pressentais que cela compliquerait considérablement ma situation. Je n’avais pas le loisir de gérer une relation, telle quelle puisse être. Ma famille avait besoin de moi plus que jamais auparavant, et cela suffisait à me maintenir sagement dans mes résolutions. Ce n’était pas comme s’il s’était attaché à moi en une nuit, de toute façon. Nous avions commencé une sorte d’aventure sexuelle, purement basée sur le physique, qui ne nous aurait menée à rien de bon pour nous deux. Je pensais notamment aux répercussions qu’il subirait si nous étions surpris par un autre employé. L’image que les gens se serait fait de nous aurait été affreuse. Je ne tenais pas à ce que l’on croit que je couchais avec lui pour obtenir des avantages. Je voulais être comme tout le monde, même si l’absence soudain de mon père me poussait à envisager de démissionner incessamment sous peu. Il voulait que nous discutions. Maintenant ? Ici-même ? Ne trouvait-il pas que le moment était malvenu pour me faire un sermon quant à mon départ sans l’avertir ?

_ Je sais. Je suis désolé d’avoir quittée mon poste sans vous avoir prévenu. Je lui déclarais en amont, avec sincérité, même si mon excuse n’était pas imparable pour autant. _ Ma famille m’a appelée d’urgence à l’hôtel et je n’ai pas pu faire autrement que les rejoindre le plus rapidement possible. J’aurais dû vous avertir du reste, j’en ai conscience ; mais vous dormiez alors j’ai pensé qu’il était préférable de vous appeler plus tard.

Ce que je n’avais pas fait, soit-dit-en-passant. Mais je l’aurais fais, c’est évident. Je l’aurais fais dès que j’aurais eu les idées un peu plus claires.

_ Si vous êtes venu me licencier pour faute grave, faites-le vite. J’ai pas mal de choses qui m’attendent et cela m’ôtera un choix difficile en plus.

A défaut de pouvoir me virer pour l’avoir jeté sans un égard pour ces attentes personnelles, il allait pouvoir me virer pour ma volonté égoïste de privilégier ma famille à mon travail. Et qui sait, peut-être que les indemnités suffiraient à payer l’hôpital ?


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Tu avais réglé ces soucis de sous pour la jeune femme. Tu ne le faisais pas pour qu’elle te donne quelque chose en échange. Bien au contraire. Tu le faisais parce que tu savais qu’elle avait une grande famille, qu’elle manquait d’argent et qu’elle voudrait pouvoir tout gérer, toute sa famille. Seulement voilà, c’était compliqué. Tu t’étais donc occupé de tout payer sans lui en toucher un mot. Elle n’avait pas besoin de savoir. Tu retrouvais alors la jeune femme dans le couloir. Tu levais les yeux au ciel quand celle-ci te vouvoyait. Sérieusement ? Vous en étiez à vous vouvoyer maintenant. « Karen m’as dit que ton père était à l’hôpital. » Elle pouvait te vouvoyer tant de fois qu’elle voulait. Cela n’allait pas t’empêcher de ton côté de la tutoyer. Tu lui demandais de ce fait des nouvelles de son père. Apparemment, le vieil homme n’allait pas très bien pour le moment. « Je suis sûr que c’est quelqu’un de fort et qu’il va s’en sortir. » Si tu en croyais le caractère de sa fille alors, tu te doutais que lui aussi serait quelqu’un de fort et quelqu’un qui se battrait.

Tu ne pouvais rien faire de plus pour le moment concernant son père. Elle non plus. Vous ne pouviez qu’attendre que quelque chose se passe. Que quelque chose s’améliore. Tu décidais donc de profiter pour parler à la jeune femme. Tu avais besoin de lui parler. Tu avais besoin de savoir certaines choses. A commencer par pourquoi elle t’évitait, ce ne serait pas mal. Tu levais les yeux au ciel à ses explications. Elle pensait que tu t’inquiétais pour l’hôtel et le fait qu’elle soit partie de son poste. « Je peux savoir pourquoi tu me vouvoies de nouveau, pour commencer ? On est pas à l’hôtel ici. » Tu lui disais, un peu agacé tout de même. Non, vous n’étiez pas à l’hôtel et elle continuait de te vouvoyer. « Je ne suis pas ici pour te licencier. Je n’ai peut être pas un cœur tendre mais, j’ai quand même un cœur. » Tu lui disais alors. Tu n’allais pas la licenseier pour cela quand même. Est-ce que tu aurais apprécié qu’on te vire parce que tu étais parti de ton boulot et que ton père était à l’hôpital ? Non, du tout. « Je ne vais pas te licencier pour ça, et ce n’est pas de ça que je voulais que l’on parle. » Le boulot, c’était le boulot et ça pouvait rester ailleurs pour le moment.

Tu croisais tes bras sur ton torse alors qu’elle ne semblait pas voir ou comprendre où se trouvait le problème. Il y en avait pourtant un, et cela vous concernait tous les deux. « Je ne viens pas parlé pour ça, mais je viens plutôt parler de nous » Tu lui disais alors, tout en espérant qu’elle comprenne où tu venais en venir. « Qu’est-ce qui se passe Sally ? Et ne me dis pas qu’il y a rien car je ne te croirais pas. » Elle ne pouvait pas le nier, loin de là. Il y avait forcément quelque chose qui se passait, et c’était arrivé dès le lendemain matin, après que vous ayez couchés ensemble. « Je sais très bien que tu m’évites, depuis l’autre nuit. Je ne sais pas ce que j’ai fait, ou dit peut être mais j’aimerais bien le savoir dans ce cas. » Tu lui disais assez agacé par cette situation. Tu voulais qu’elle te parle maintenant et qu’elle arrête de se cacher ou t’éviter. De toute façon, tu étais devant elle maintenant alors, c’était plutôt compliqué. « Ou alors tu voulais juste coucher avec moi et c’est tout. » Tu n’aimais pas cette idée mais à force, tu étais perdu.






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J'ai 22 ans ans et je vis à Chicago, Amérique. Dans la vie, je suis réceptionniste à temps plein dans l'hôtel du groupe Warren et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma dévotion totale pour ma famille, je suis célibataire depuis toujours et je le vis plutôt normalement, je pense.


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Karen avait transmis l’information. C’était une bonne nouvelle, je crois. Et je l’en remercierais dès que l’occasion se présenterait à moi. Cependant, cela n’expliquait toujours pas ce qu’il faisait à l’hôpital, et pourquoi il se souciait de son état de santé. Nous n’étions pas suffisamment proches pour qu’il soit directement concerné par la situation, et mon obstination à mettre de la distance entre nous aurait normalement du suffire à le dissuader de m’approcher à nouveau hors de mes horaires à l’hôtel. J’attendais donc qu’il se montre plus précis sur la question, bien que j’entrevoyais un besoin déplacé de me licencier pour mon départ précipité. Non, mieux, j’entrevoyais surtout une bonne raison de me licencier pour son égo blessé. C’était un homme, après tout : il n’avait pas dû apprécier que je le jette après utilisation, comme on jetterait négligemment un mouchoir dans une poubelle. J’attendais donc qu’il me soulage du choix de m’alléger d’un emploi supplémentaire, avant d’être étonné de son interrogation. Pourquoi je le vouvoyais en dehors de l’hôtel ?

_ Mais parce que tu es mon patron, enfin ! Je rétorquais, me mordant la lèvre d’avoir fait une faute de pronom. _ VOUS. Vous êtes mon patron.

Je reprenais aussitôt, pressentant déjà que l’erreur se représenterait à moi ultérieurement. Surtout s’il commençait à agacer mes nerfs déjà fragilisés, du reste. Je n’avais pas besoin de « ça ». Je n’avais pas besoin de me disputer avec lui, quelque soit le sujet qu’il venait aborder. J’avais déjà suffisamment de choses à gérer, sans compter cette histoire de finance plus que préoccupante, pour qu’il se croie permis de venir me faire une crise dans cet hôpital. Je souhaitais donc qu’il abrège, malgré ma brève volonté précédente de quérir du réconfort dans ses bras musclés. Je ne devais pas pensée à lui dans ces termes, d’ailleurs. Il était mon patron. Je devais donc conserver une description détachée de son physique, impérativement. Il m’annonçait à la suite que, malgré qu’il n’ait pas un cœur tendre, il n’était pas venu me licencier. Il me le répéta même une seconde fois, pour que cela s’imprime bien dans ma petite tête.

_ J’ai compris.

Je crachais, agacée. Je n’étais pas idiote, encore. Je comprenais très bien les mots, et ce dès leur première prononciation. Je n’avais pas besoin qu’il insiste là-dessus. Mais s’il ne venait pas pour ce motif, ni même pour mon départ précipité de son hôtel un peu plus tôt, que voulait-il bon sang ? M’exaspérer en venant me jouer sa grande scène du supérieur agacé ? C’était une réussite, dans ce cas : j’étais aussi tendue qu’il ne me semblait l’être, et je me fermais immédiatement à la conversation avec lui. J’attendais qu’il crache le morceau, tout de même, curieuse de connaître ce qui nécessitait à ce point qu’il vienne m’emmerder, alors que la situation ne s’y prêtait pas. Il m’annonça qu’il venait parler de « nous ».

_ Quel nous ?

Je m’étonnais, avec incompréhension dans la voix. Je ne me rappelais pas que nous avions décidés de former un couple. Aurais-je pu m’endormir avant que la proposition me soit formulée, l’acceptant d’un soupir endormi ? J’en doutais, véritablement. J’en doutais d’autant que je me souvenais très bien de chaque instant que nous avions partagés ensemble, jusqu’au petit-déjeuner du matin suivant, silencieux au possible. A aucun moment nous n’avions sérieusement abordés notre relation sexuelle, les conséquences qui en découleraient. C’était donc tout naturellement que j’avais assimilée que notre tête-à-tête avait été exceptionnel, autant qu’accidentel. Nous étions officiellement un patron et sa réceptionniste, et l’histoire s’achevait là. Cela me convenait, tant que sa tentation ne me brûlait pas la rétine, comme présentement. Il m’interdisait de prétendre qu’il n’y avait rien, parce qu’il n’y croirait pas. Je ne comptais pas dire une telle chose, mais vu qu’il y tenait :

_ Rien.  

Je lui sifflais, insolente. Car c’était vrai, du reste : entre nous, il n’y avait rien. Rien qu’un moment agréable, qui hantait toutes mes nuits depuis, je le concédais volontiers ; mais rien qui nécessite qu’il vienne m’importuner pendant que mon père luttait pour sa survie. Il aurait dû se contenter de ces encouragements, d’ailleurs. Cela m’éviterait de claquer de la langue à chaque mot qui sortait de sa bouche, sensible à du venin à mon oreille. Oui, je l’avais évité. Oui, c’était vraiment horrible comme comportement. Mais non, je n’avais pas à me justifier dans un couloir d’hôpital, où nous attirions déjà l’attention des quelques passants.

_ Et t’as pas trouvé mieux comme moment pour venir me parler ?! Rhââââ. VOUS, MERDE ! Je pestais contre moi-même, plus colérique encore. _ Vous avez un bureau à votre hôtel. Vous auriez pu me convoquer là-bas, non ?

C’était logique, n’est-ce pas ? Pourquoi ne l’avait-il pas fait, de ce fait ? Parce qu’il avait peur que je ne vienne pas ? Connerie. J’étais son employée. Je m’y serais rendu sans tergiverser. Mais non, c’était tellement plus plaisant de m’accuser d’être une salope devant les oreilles indiscrètes d’un personnel soignant, d’un hôpital public de surcroit. Je me sentais tellement honteuse d’être traitée de la sorte, que je sentais instantanément mes joues devenir chaudes.

_ Tu n’es pas obligé de dire ça devant tout le monde. Je grognais, essayant de tempérer le volume de ma voix. _ Et pour ta gouverne, celui qui était le plus en position de force entre nous deux, c’était toi. Tu me gardais presque en otage avec ce foutu contrat qu’on aurait pu signer chez moi. Alors celui qui se servait pour jeter derrière, n’est certainement pas celui que tu accuses.

Hors sujet. Je l’accusais de choses que je ne pensais pas sincèrement un seul instant. Je ne croyais pas sérieusement qu’il avait usé de mon contrat pour me mettre dans son lit parce que j’en avais eu la preuve, d’ailleurs : il me l’avait fait signé avant même que nos corps ne s’épousent dans son lit. Il fallait que je rattrape mes paroles, immédiatement.

_ Écoute, Je soupirais, à la suite, avant qu’il ne s’emporte lui-même. _ Tu n’as rien fait de mal, et je n’ai pas cherché à profiter de toi. J’ai juste fais ce que j’avais à faire, point. Je marquais une pause. _ Maintenant je vous prie de m’excuser, monsieur Warren, j’ai d'autre chose à faire.

Je tentais de fuir, restant évasive au possible. Je ne voulais pas lui admettre ce que je ne m’admettais pas à moi-même : que je redoutais de tomber amoureuse de lui, avant d’être à mon tour mise de côté. Je tentais donc de le contourner, espérant qu’il abandonnerait la lutte.


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J'ai 40 ans et je vis à Chicago, Etats Unis. Dans la vie, je suis gérant d'un hôtel et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien..

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Bon d’accords, ce n’était pas forcément le meilleur moment pour parler de cela mais est-ce qu’il y avait seulement un bon moment ? Tu ne penses pas. Elle ne t’avait pas forcément laissé lui parler au sein de l’hôtel donc, tu ne voyais pas où ni même quand tu aurais pu autrement. Elle ne t’avait pas avertie non plus de son départ. Bon, tu le comprenais qu’elle ait eu cet appel et de ce fait elle n’avait pas forcément eu le temps ou quoi de t’avertir. Tu poussais un soupir en entendant ses mots. Vraiment ? « Oui d’accord. Mais là on est pas à l’hôtel que je sache ! » Puis surtout, vous vous trouviez tous les deux alors, il y avait pas besoin de cela. Elle n’était pas de ton avis.

Tu ne comprenais pas ce qu’elle avait, ni même pourquoi elle était agacée. Qu’est-ce que tu avais fait ? Bon, tu pouvais comprendre que la jeune femme ait peur, qu’elle soit angoissée par rapport à son père mais ça, ça datait aujourd’hui. En revanche, cela faisait maintenant plusieurs jours qu’elle t’évitait. Elle jouait sur tes mots en plus de cela. Non, vous n’étiez pas un couple mais elle avait bien compris ce que tu voulais dire, non. « Oh arrêtes Sally, ce n’est pas parce qu’on est pas ensemble qu’il ne s’est rien passé et tu le sais. » Puis, qu’est-ce qu’elle aurait voulu que tu dises dans ce cas, que tu venais pour parler de la dernière nuit ? Cela revenait au même que de dire nous.

Tu poussais un soupir une fois encore, elle t’énervait. Rien ? Non, il n’y avait rien et son comportement le montrait très bien. Elle se montrait froide avec toi. « Ah oui ? Dans mon bureau tu dis ? Je voudrais bien savoir comment j’aurai pu t’y convoqué puisque tu passes tes journées à m’éviter et ne plus me parler. Ca me parait un peu difficile pour te parler. » Elle ne pouvait pas le nier. Tu aurais pu faire passer un mot ou quelque chose mais elle aurait pu ne pas venir. De ce fait, tu ne voyais pas comment lui parler, encore une fois. Tu n’avais pas envie d’un échange de mot, tu voulais lui parler de vive voix.

Les gens autour de vous ne devaient pas apprécier de vous voir vous disputer, surtout dans ce lieu mais tu t’en moquais. Elle n’accepterait sûrement pas de te parler à un autre moment. Si elle le ferait, ce serait uniquement pour le boulot. « Ca va, c’est pas comme si les gens en avaient quelque chose à faire. » De toi. De vous. De ce que vous disiez. Oh bon sang. Elle t’accusait de quoi au juste là ? Non mais.. il lui passait quoi dans le crâne ? « Tu te fous de ma gueule j’espère ? » Tu demandais, sans vraiment attendre une réponse de sa part. « Putain, tu me prends pour qui ? » Pour le connard de service il semblerait. « Je t’ai proposé de venir chez moi, oui. Mais à aucun moment je t’ai forcé, ni à monter dans ma voiture. Je t’ai laissé le choix. Tu n’as pas refusé le dîner alors que tu avais aussi le choix. Je t’ai pas mis un couteau sous la gorge, arrête. » Non, tu n’appréciais pas vraiment qu’elle te dise cela. Tu n’aimais pas qu’elle te donne l’impression que tu l’ais forcé alors que pas du tout. « Tu vas aussi me dire que je t’ai forcé à coucher avec moi, pendant qu’on y est ? » Parce que là, ce serait complètement idiot, de quoi te faire sortir de tes gonds. Oui, tu l’avais séduite mais c’était tout.

Elle ne semblait pas vouloir t’expliquer en plus de cela. Qu’est-ce qu’il fallait faire pour qu’elle s’explique ? « Ah non ? Tu te contredis un peu, tu as fait ce que tu avais à faire mais tu n’as pas profiter de moi. Bien sûr. » Tu te rapprochais d’elle, ne voulant pas qu’elle parte ou qu’elle fuit encore une fois. « Tu sais quoi, je ne bougerais pas tant que tu ne m’auras pas expliqué ce qui se passe. Alors, soit ça peux être rapide, soit ça peux durer des heures. » C’était à elle de choisir maintenant.






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Sally River-Johns
J'ai 22 ans ans et je vis à Chicago, Amérique. Dans la vie, je suis réceptionniste à temps plein dans l'hôtel du groupe Warren et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma dévotion totale pour ma famille, je suis célibataire depuis toujours et je le vis plutôt normalement, je pense.


Pense-bête (famille de Sally) David, son père (43 ans), ainsi que sa fratrie (dont elle a la charge) : Soren (20 ans); les jumelles Kelly et Kylie (17 ans) ; Adrian (15 ans) ; Loïs (14 ans) ; les faux-jumeaux Delillah et Donovan (11 ans) ; et le petit Louis, le cadet (8 ans).


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Nous n’étions pas à l’hôtel, effectivement : le vouvoiement n’était donc pas de mise entre nous. Or, c’était un choix personnel de ma part, autant que réfléchi, et je comptais donc bien le respecter à la règle. Enfin, s’il consentait à arrêter de m’énerver comme il le faisait. A quoi cela rimait de venir m’embêter avec cette conversation dès à présent, d’ailleurs ? Ne pouvait-il pas attendre un moment plus opportun, plus calme ? Non, monsieur avait besoin de parler de « nous » dès à présent, et il se fichait bien que je puisse ne pas être en état pour. Je comprenais que mon attitude fuyante puisse ne pas l’encourager à me convoquer à son bureau, mais tout de même. Oubliait-il qu’il était mon supérieur, que je lui devais obéissance quoique je puisse en penser ? Oubliait-il également que les téléphones de la réception étaient tous reliés à chaque chambre de l’hôtel, y compris sa suite ? Il semblerait, apparemment. Monsieur Grimace était tellement focalisé sur son besoin de me faire cracher la vérité en face-à-face, à cet instant précis, qu’il omettait tous ce qui était pourtant logique. J’étais insaisissable, certes, mais je n’étais pas non plus hors de sa portée. Il lui suffisait d’être plus malin que moi, ce que je ne redoutais pas du reste, tant il me semblait qu’il se fichait complètement d’être l’amant d’une seule nuit avant aujourd’hui.

_ Le téléphone, ça existe. Je lui sifflais moqueuse, pas mécontente de lui balancer mon récent raisonnement. _ Si vous m’aviez appelé à la réception de votre suite, pour exiger un entretien immédiat, sous peine d’un licenciement à l’appui, croyez-moi que j’aurais accouru à votre bureau sans tergiverser.

J’étais vexé qu’il ait oublié ma qualité principale, d’ailleurs. J’étais une fille sérieuse, respectueuse. Je n’aurais jamais couru le risque de perdre ma place, si sa voix dans le combiné avait exigé ma présence. Je ne prétendais pas que je n’y serais pas y aller à reculons, toutefois, mais je reconnaissais volontiers que j’aurais été sans doute plus encline à parler de « nous » que maintenant. Je ne l’étais pas parce que j’étais épuisé moralement, physiquement. Je n’avais dormis qu’à peine une heure sur le rebord du lit de mon père, dans le coma. J’avais le droit de choisir quand je désirais m’expliquer, et où je voulais que cela se passe. Que lui s’en fiche que les gens autour nous écoutaient ou non, ne signifiait pas que je devais partager son avis. Je n’avais pas le besoin malsain que des inconnus sachent que j’avais couché avec lui, et ce même si je n’en avais pas honte. Quelle honte y aurait-il eu, d’ailleurs : cet homme était un homme excessivement séduisant pour son âge. Le souvenir encore récent de nos ébats me donnait toutes les raisons du monde de ressentir encore une envie certaine de lui. Or, ce pan de mon existence était intime, autant que privé. Je ne voulais donc le partager avec personne, y compris les propres membres de ma famille. Quand j’y pensais, seigneur ; c’était une chance que mon père ne puisse pas sortir de la chambre d’hôpital pour y apporter son point de vue. Car je le connaissais parfaitement, son opinion : cet homme serait beaucoup trop vieux pour moi, beaucoup trop riche pour moi, beaucoup trop influent pour moi, et mon patron de surcroit. Il serait tout ce que mon père exècrerait, en résumé, et c’était aussi pour cette raison que j’avais refusé d’encourir les risques qui m’attendaient au tournant. Que croyait-il exactement : que j’étais une petite salope sans aucune once d’émotion, d’humanité ? Hé bien non, monsieur. J’avais envie de lui hurler, pour l’encourager à arrêter de répéter bêtement ce que j’avais pu argumenté précédemment, sans réellement prendre la peine de le penser sincèrement. Je n’avais pas joué avec lui, comme lui n’avait pas joué avec moi. Je n’avais pas joué avec lui parce je me sentais parfaitement capable de tomber amoureuse de sa personne, intégralement. Je m’en sentais tellement capable que, dès le lendemain matin, je me suis murée dans le silence par peur des mots qui franchiraient la barrière de mes lèvres. J’en aurais eu des choses à lui dire, pourtant. Mais je me suis tais, parce que je savais que mes paroles auraient fait pires que mieux, comme elles faisaient déjà pires que mieux à cet instant précis.

_ T’es con. Je lui grognais, incapable de rétorquer autre chose à ces derniers assauts virulents, tandis qu’il refusait que je parte sans une explication. _ Je suis sur le point de perdre définitivement mon père, et toi tout ce qui te préoccupe c’est le pourquoi je ne suis pas retourner dans ta suite toutes les nuits pour quémander ta queue.

Une telle grossièreté sortant de ma bouche, c’était choquant. Et cela l’était autant pour moi que cette vieille dame qui, hoquetant de surprise, me fusilla d’un regard réprobateur, avant de poursuivre son chemin. Preuve en était que l’on nous écoutait, que l’on nous entendait.

_ Mes paroles ont dépassées ma pensée, d’accord ? J’admettais à la suite, la voix teintée de mon agacement à son paroxysme. _ Je sais très bien que tu ne m’as forcé à rien, que j’étais parfaitement consentante sur tout les points ; alors descends de tes grands chevaux, et arrête moi ce numéro de victime ridicule. Je marquais une courte pause, bien trop brève pour qu’il n’intervienne immédiatement. _ C’est bien toi de nous deux qui cumule les relations, n’est-ce pas ? Pourquoi tu fais tout un drame pour une seule nuit entre nous ?

Il fallait qu’il m’explique, clairement. Car moi, en dehors du plaisir qu’il avait prit entre mes lèvres, entre mes cuisses, je ne m’expliquais pas la motivation qu’il avait à vouloir arranger la situation. Il n’attendait tout de même pas que nous devenions des amants réguliers, n’est-ce pas ? Je refusais de le croire, si c’était le cas. Je n’étais qu’une gamine de vingt-deux ans, sans vie. Je n’avais rien à lui offrir, et particulièrement pas de temps, même si je l’avais voulu. Rendu lasse de cette altercation, ainsi que de toutes les tuiles que je me prenais en pleine figure depuis quatre heures ce matin, je me laissais à nouveau mollement choir contre le mur derrière moi, les larmes me brouillant les yeux.

_ Laisse-moi partir. Je lui soufflais plus calmement, la voix pleine de tristesse, le regard vissé au sol. _ Crois-moi, tu n’as pas envie d’entendre mes véritables motivations à te fuir.

Il serait trop impliqué, ensuite. Il me trouverait stupide, aussi. Il fallait donc qu’il accepte que nous fussions piégé dans une relation professionnelle, destinée à prendre fin dans un temps relativement compté également. J’allais le perdre, c’était évident. Autant que cela se produisait tant que mon attirance pour lui n’était que physique, et pas sentimentale.


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Sérieusement, tu ne sais pas ce que tu lui avais fait mais, elle était totalement de mauvaise foi pour le coup. Oui, bon d’accord, tu aurais pu lui téléphoner mais tu n’y avais pas pensé. Oui parce que tu pensais qu’elle t’aurait évité, comme elle semblait le faire. C’est vrai que si tu l’aurais menacé de la virer alors elle aurait sûrement voulu savoir ce qui se passait et pourquoi tu la convoquais. Mais soit, tu ne l’avais pas fait. Tu ne l’avais ni convoqué à son bureau ni appeler. C’était trop tard puisque tu étais ici désormais. « Bien, d’accord mais ce n’est plus nécessaire puisque je suis ici maintenant. » Tu gardais tes bras croisés sur ton torse.

Tu poussais un soupir quand elle te disait que tu étais con. Ouais bon, ça tu en savais déjà quelque chose donc pas besoin qu’elle te le rappelle. « Quoi ? » Tu n’étais pas coincé, loin de là mais cela ne lui ressemblait pas d’être vulgaire comme cela. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle te sorte un truc comme ça. Puis, ce n’était même pas ta préoccupation réelle. Quand bien même, elle n’avait pas l’air contre à coucher avec toi. « Tu as perdu la tête ou bien ?! » Non parce que là, tu ne reconnaissais plus vraiment Sally. Oui, tu reconnaissais son tempérament de feu. Tu reconnaissais sa façon de te tenir tête mais c’était tout.

Tiens. Maintenant elle disait que ses paroles avaient dépassées sa pensée. Hum. C’était facile et ça t’avait tout de même vexé. Tu étais rancunier aussi et surtout, tu n’avais pas compris pourquoi elle t’avait accusé d’une chose pareille. Maintenant, tu te plaçais en victime. Est-ce qu’elle en avait d’autre comme celle-là ? Une panoplie, peut-être ? « Ouais, et bien, j’arrêterai quand tu arrêteras de dire des conneries comme ça dans ce cas. » Parce que oui, c’était bel et bien des conneries qu’elle était en train de te dire bon sang. « Oh, excuses moi d’avoir eu d’autres relations dans ce cas. » Il semblerait visiblement que tu doives t’en excuser et que tu doives te justifier là-dessus. Oui, tu avais eu d’autres relations mais ce n’était pas comme si tu avais couché avec une autre femme après avoir couché avec elle quand même. « Tu ne comprends pas en fait. Je ne fais pas une histoire pour une seule nuit. Je fais une histoire parce que tu m’évites totalement depuis ce jour ! » Tu lui répondis d’une voix plus froide.

Sally voulait que tu la laisses partir. Ce n’était pas ton genre non et puis, cela voudrait dire qu’elle voulait fuir une nouvelle fois. Tu ne voulais pas la laisser faire. Tu ne voulais pas qu’elle t’évite de nouveau et refuse de te parler. Tu n’allais pas partir aussi vite et aussi facilement que cela. « Non, je te laisserai pas Sally. » Tu lui lâchais froidement et fermement. Tu ne comptais pas changer d’avis à ce sujet. Quoiqu’elle en dise d’ailleurs. Tu n’allais pas fuir de ton côté et surtout, tu ne lâcherais pas l’affaire tant qu’elle ne t’aurait rien avouer. « Je t’ai dit que je ne partirais pas tant que tu ne m’auras pas parler donc si tu veux supporter ma présence pendant des heures, c’est à toi de voir.  » Et tu ne penses pas qu’elle avait envie de t’avoir sur le dos. Le choix lui revenait cependant. « Puis je pense que c’est plutôt à moi de juger et de choisir si j’ai envie d’entendre tes raisons ou non. » Quand bien même elles te plairaient ou non. C’était toujours mieux que de ne rien savoir à tes yeux. « Alors crache le morceau une bonne fois pour toute ! » Tu t’énervais davantage, lançant un mauvais regard à la personne qui venait de passer à vos côtés.






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Il me prenait pour une idiote, je crois. Il pensait sincèrement que je lui avançais l’argument du téléphone, comme étant encore une option valable, alors que je savais très bien moi-même que ce n’était pas le cas. Je n’étais pas stupide à ce point, enfin. Je savais parfaitement que l’on ne pouvait plus revenir en arrière, même sans qu’il ne me le souligne. Non, la vérité était surtout que monsieur n’appréciait pas que je le fasse passer lui-même pour un imbécile, ce qu’il était incontestablement, et il m’argumentait que c’était plus le moment de lui reprocher, uniquement pour conserver intact son égo. Cela m’exaspérait, totalement. Cela m’exaspérait tellement que je ne savais plus quoi répondre à ces mots qu’il me balançait, trop stupide pour comprendre que j’avais parlé plus vite que mes pensées. Je le savais qu’il ne m’avait contraint à rien. Pourquoi le hurlait-il devant tout le monde ? Parce qu’il craignait que sa réputation soit entaché par les oreilles indiscrètes des gens, qui passaient autour de nous, le regard bifurquant brièvement en notre direction ? Certainement. Et c’était d’autant plus méprisable que son attitude ne coïncidait pas avec ces paroles. Je préférais donc le traiter de con, ce qu’il était également. Il y avait plus important que de découvrir la raison pour laquelle je n’étais plus revenu dans sa suite, depuis cette fameuse nuit, n’est-ce pas ? Oui, et j’aurais peut-être mieux fait de l’exprimer en ces termes, au lieu de choquer tout le monde en cédant à une vulgarité facile. C’était la première fois que je m’exprimais ainsi, d’ailleurs : J’étais donc autant outrée que lui en cet instant, lorsqu’il me demandait si j’avais perdu la tête.

_ Peut-être. Je soupirais, sèchement. _ Mais peut-être que si l’on consentait à me foutre un peu la paix, de temps-en-temps, je ne perdrais pas le contrôle de la situation.

Voilà, c’était de sa faute. C’était de la faute de tout le monde, en faite : de ma fratrie qui n’apprenait pas à devenir indépendante, malgré l’adolescence de la majorité ; de mon père qui n’apprenait pas à me voir comme sa fille, malgré le fait que je l’étais resté ; et de cet homme qui n’apprenait pas à comprendre les choses, malgré ma volonté qu’il le fasse sans explication. J’avais dis des choses qui avaient dépassées ma pensée, d’accord. Et j’estimais que j’avais bien le droit de commettre cette erreur, dans ce moment de pression intense que je traversais. Cela serait bien, d’ailleurs, qu’il accepte de descendre de ces grands chevaux pour une histoire aussi futile que notre nuit ensemble. Mais là encore, monsieur rejetait l’idée de sorte de me faire porter le chapeau de son attitude, grotesque au possible.

_ J’ai bien le droit de dire des conneries. Je rétorquais, crevant d’envie de le bousculer violemment pour l’encourager à partir. _ Je suis à bout, tu ne le vois pas ça ? Je suis à deux doigts de faire une crise de nerfs. Pourquoi tu refuses de  comprendre que tu n’es pas une priorité dans ma vie, en ce moment ?

Merde. Voulait-il que je le pousse dans la chambre de mon père, devant son lit ? Voulait-il le voir brancher à une batterie de machines le maintenant en vie, pour l’assimiler ? Je le pouvais, du reste : Il me suffisait de l’entraîner à quelques pas d’ici, si seulement je ne craignais pas de laisser entendre à celui-ci des choses qui ne le concernaient pas. Car oui, Julian ne comprenait rien, et il continuait à se formaliser pour les futilités que je lui balançais sous la colère. Je m’en fichais qu’il cumule les maitresses. Je ne cherchais pas plus ses excuses que ses regrets. Pourquoi le faisait-il, dans ce cas ? Qu’est-ce qui ne tournait pas rond, chez lui ? Il m’argua que je ne comprenais rien, en réalité. C’était possible. Monsieur refusait d’être plus précis sur ces revendications, je me devais donc de deviner toute seule. Or, lui non plus il n’était pas sur la bonne longueur d’onde. J’avais bien assimilé que ce qui lui tenait à cœur, étonnamment, c’était de connaître la raison de son éviction  de ma vie intime. Seulement, cela ne répondait pas à ma question précédente : qu’est-ce cette nuit avait de si singulière, pour que mon attitude soit si grave ? Je l’ignorais. Il n’avait pas cru bon d’y répondre, insistant sur le même discours.

_ Et apparemment, toi non plus tu ne comprends rien. Je lui sifflais, à deux doigts d’hurler un bon coup pour laisser exploser toute l’intensité de ma colère à son égard. _ Ma question était limpide il me semble, pourtant. Je lui précisais, agaçante. _ Pourquoi, et cette fois-ci imprime bien ces mots dans ton crâne, car je t’assure que la troisième répétions c’est une gifle qui t’attends. Je le mettais en garde, l’index pointé en sa direction. _ Pourquoi tu veux absolument savoir la raison de ma fuite, alors que cette nuit n’avait rien de différente avec celle que tu as dû vivre par centaines avec d’autres femmes ? Pourquoi cela t’horripile tant que la gamine que je suis ait pu te faire un tel affront, alors que ce n’était qu’une histoire de sexe ?

Je ne pouvais pas faire plus claire. Il avait donc tout intérêt à arrêter de jouer au plus con, s’il ne voulait pas que je m’initie également à la gifle. Une chose à laquelle je ne tenais pas, soit-dit-en-passant, puisque je n’étais pas une fille de nature violente, même s’il me semblait me le découvrir à son contact. Non, il était préférable que je ne pose pas ce geste sur lui, définitivement. Cela serait pire que tout les mots acerbes qui franchissaient mes lèvres, et je démissionnerai immédiatement tant j’aurais honte de m’être autorisée une telle attitude. C’était mon patron, merde. Il fallait qu’il parte, tout de suite. Il fallait qu’il accepte mon silence, tout simplement. Pourquoi s’y refusait-il si obstinément ? Pourquoi le simple fait que je lui demande, même gentiment, ne lui faisait pas prendre conscience qu’il exagérait avec moi ? Je ne savais pas. Je savais juste qu’il n’était pas décidé à ce calmer, ni à abandonner, au point de me pousser dans mes plus profonds retranchements. Il estimait qu’il ne partirait pas sans obtenir gain de cause, ou satisfaction personnel, et que je devrais le supporter tout le temps que mes lèvres demeureraient museler à ce propos. Je lui lançais un regard haineux, brouillé de mes larmes, les mâchoires serrées. S’il voulait jouer à ce petit jeu, nous allions y jouer tout les deux. Il ne connaissait pas encore l’envergure de ma propre volonté à l’exclure de mes motivations, même s’il arguait que la décision ne me revenait pas. Il allait très vite se lasser de se fondre dans mon ombre dans cet hôpital, d’ailleurs. Je n’en doutais pas.

_ Cela peut durer des jours également, Julian. Je lui soufflais, mauvaise, ma vigueur passablement revenue. _ Tu veux jouer à ce petit jeu avec moi ? Je l’interrogeais, me collant à lui, pour ancrer mes prunelles aux siennes. _ Hé bien soit, alors : jouons.

A ces paroles, je me dirigeais dans la chambre de mon père, le seul endroit où j’avais encore un accès libre, avant de m’approcher de celui-ci.

_ Papa, je te présente Monsieur Warren, mon patron. Je lui indiquais, avec plus de douceur qu’à ce dernier. _ Il a décidé qu’il allait rester à ton chevet, avec moi, pendant de longues heures. Je caressais brièvement son crâne, avec amour. _ J’espère que cela ne te dérange pas.

J’imaginais que non, tant qu’il était dans cet état léthargique. Je me saisissais donc de cette chaise que j’avais repoussée, au moment d’aller me chercher un café, sur laquelle je prenais place en soupirant profondément.

_ Vous devriez vous asseoir, monsieur. J’annonçais froidement à mon patron, m’ayant suivit dans la chambre. _ Je ne compte pas bouger d’ici avant des heures, ni même accéder à votre requête.

Je fermais mes yeux, la tête appuyée sur le dossier, les bras croisés sur ma poitrine. Je comptais bien me murer dans ma volonté de le faire disparaître totalement de mon esprit, de sorte qu’il finisse par ce lasser lui-même de ce moment, et j’y parviendrais incessamment sous peu. Il partirait. Ce n’était qu’une question de temps.


@PRINCESS



Titanic was called the Ship of Dreams, and it was. It really was.

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