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 I never needed drugs. Everything i loved destroyed me enough [+18]

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Thor(pille)
Thor(pille)
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Dimitry
J'ai 23 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis dealer et je m'en sors bien, je crois.




Nathan Quelchose
J'étais loin de me douter de ce que Will pouvait vivre. Parce que pour moi, dans ma tête, c'était terminé. Sur le coup du moins, je l'imaginais en train de rire, de raconter à ses chers copains policiers, qu'il m'avait bien eu. Je m'aidais pas, je le sais bien. J'avais eue une journée de merde, j'avais pas réalisé le temps qui était passé quand j'avais fini par accepter de me sortir de me pensées. Je me sentais certainement pas mieux, j'avais pas perdu de temps avant de retrouver mes contacts, de recommencer le train-train quotidien, de consommer plus que d'habitude parce que j'avais mal.

Mais j'étais pas cons, j'avais changé de secteur, je le fuyais, je me cachais à chaque véhicule de police que je croisais, et comme un con, en quelque part, j'espérais le voir, lui. Mais toujours, je me rappelais de la dernière fois, et je restais dans mon ombre pour que nul ne puisse me voir. J'étais en train de disparaître, tranquillement, pour de bon cette fois. Je savais qu'il allait m'oublier.

Mais moi... J'arrivais pas à l'oublier.

Je pensais à lui, constamment. Je passais tout mon temps à me torturer, à penser à lui, à tout ce qu'il avait pu gâcher. Je passais tout mon temps à me traiter d'idiot, à pleurer, parce que ça allait pas. J'arrivais pas à l'oublier, et peu importe ce que je pouvais bien prendre, c'était plus assez. J'avais toujours besoin de plus, et malgré tout, ça n'allait toujours pas. Je me sentais vide, comme une coquille, comme une âme qui avait perdu son point de repère. J'avais compris à la dure toute l'importance qu'il avait eu pour moi, et j'avais fini par me détester, pour avoir gâché tout ça. J'aurais dû finir en prison, à me faire tabasser ou peu importe. J'réalisais que ça aurait été au final, moins pire que ça.

J'avais eu largement le temps de réfléchir, si on veut. De faire le point sur ma vie, sur ce qui se passait en dedans de moi, pendant quelques jours. J'avais aussi compris que j'pourrais disparaître, comme les miens, sans un mot, sans avoir eu la chance de laisser ma trace. Je sais bien que j'étais encore jeune, mais mon chemin était déjà tout tracé. J'en avais jamais eu, de chemin, j'avais jamais eu d'option. Parce que de base, je devais pas exister. Une erreur de parcourt de ma mère, comme on dit. Mais là, je réalisais que j'avais un choix. Un seul. J'avais le choix de vie ou de mort sur mon existence. J'avais la possibilité d'oublier pour de bon, de tricher, en espérant trouver mieux à mon prochain réveil. J'avais la chance d'aller voir cet être suprême, et de lui dire qu'il m'avait oublié. Ou alors peut-être bien qu'il m'attendait les bras grands ouverts, et qui me donnerait l'amour que j'avais toujours cherché. J'étais devenu fou, peut-être bien, mais j'avais fini par me convaincre de ce que je devais faire.

Juste un peu plus, encore, pour cette fois oublier pour de bon.

Je l'avais pas fait dans la joie, encore moins dans toute la conviction du monde, quand je m'étais installé dans un coin. Je crois bien qu'au fond de moi, j'avais pas vraiment envie de mourir, mais que j'avais plus le choix. J'avais plus le choix parce que j'avais plus ma place nulle part, parce qu'on me l'avait fait comprendre. J'avais plus le choix parce que j'avais toujours mal, que j'arrivais pas à l'oublier, que je réalisais que ce monde était l'enfer, et que mieux devait m'attendre. J'avais enduré ça, pendant des années, je crois bien que je méritais ma place, là-haut. Je pleurais comme un con, je l'avoue, alors que j'avais fait la première piqûre, que je consommait un poison, après un autre. Je sentais les effets, tranquillement, mais j'arrêtais pas pour autant. Je voulais partir pour de bon cette fois. Mais malgré tout, j'avais prit le temps de prendre mon téléphone, avant d'aller trop loin. Y'avais qu'une personne à qui, j'avais envie de laisser un dernier message. Will. Que je le déteste ou non, il était un des rares qui avait pu me faire goûter à un peu d'amour, de l'attention, du bonheur, d'exister, tout simplement. Un texto, rien de plus... "Thxs for everything"

Encore un peu, juste assez, sans gaspiller le reste.

Je sentais plus mon corps, je sentais plus ma tête... Mais je me sentais bien, en quelque part. J'avais enfin la paix. Mais faut croire que j'y avais pas complètement droit, ou alors que j'aurais dû en prendre plus, ou m'installer autrement. J'étais tombé, on m'avait remarqué. Un passant en panique qui me voyait succomber. J'avais pas sentis ses doigts qui cherchait désespéramment mon pouls. J'avais pas entendu son appel pour l'ambulance. Ni les sirènes.

Si seulement j'avais pu. Je lui aurais dit de laisser tomber. Que c'était mieux comme ça...
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Pupper
Pupper
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William
J'ai 34 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis policier et je m'en sors bien.




Henry Cavill
Je ne retournais plus dormir chez moi. Le silence y était oppressant, l'endroit peu accueillant maintenant que Dimitry l'avait quitté en hâte et en douleur. Je ne pouvais me résoudre à dormir dans ces mêmes draps qui avaient accueilli nos deux corps entrelacés, et les changer n'avait pas aidé la chose. Le lit en lui-même ramenait des souvenirs douloureux et l'endroit n'avait plus ce feeling de home. De toute façon, j'arrivais très peu à dormir, la tête constamment pleine d'inquiétudes, d'hypothèses et d'histoires toutes plus farfelues et dramatiques les unes que les autres. Je me faisais vraiment un sang d'encre et mes collègues avaient cessé de chercher la source de mes soucis. Cette source était venue à eux d'elle-même, en réalisant après quelques jours que mon état ne s'améliorait pas, et que je n'avais toujours pas ramené le même petit bratty kiddo entre les barreaux. Ils comprenaient peut-être un peu, cette fois. Mais ils avaient l'avantage de se taire et de me laisser en paix, à demi-assoupi à mon bureau, ou arpentant désespérément la ville dans l'espoir de l'apercevoir. Toujours rien, rien du tout .... Il était disparu sans laisser de traces.

C'est la vibration de mon cellulaire qui me réveilla quelques heures plus tard. Je n'avais pas eu conscience de tomber endormi, mais je suppose que l'épuisement vous fait ça, éventuellement. Même si votre cerveau n'arrête pas, le corps lâche et gagne un peu de repos bien mérité. J'étais un peu sur les nerfs de ce réveil peu délicat, presque en sursaut, m'emparant de suite de l'objet qui avait finalement sonné, alors que j'espérais cela depuis des jours, ne serais-ce qu'un petit texto, un appel pour me dire qu'il allait bien ... ou pour que j'aille le chercher parce qu'il s'était encore mis dans la merde, j'aurais pris ça aussi tant que ça voulait dire qu'il allait relativement bien, tant que ça voulait dire qu'il était en vie. Mes doigts tremblaient alors que je regardais frénétiquement mes texts, pour y voir un simple petit message, d'un numéro inconnu, qui disait simplement « Thx for everything » Ce fut l'alarme immédiate dans ma tête. Je savais pertinemment de qui ce message venait, et ce n'était pas un banal remerciement. Je n'étais pas con, je voyais clair dans tout ça. C'était un adieu.

J'étais debout dans l'instant même, balançant des ordres à gauche et à droite, à dire qu'il fallait se déployer et retrouver le gamin avant qu'il ne commette l'irréparable. J'essayais de monter une équipe pour le chercher et le trouver avant qu'il ne soit trop tard, alors que c'était presque impossible, que de toute façon je n'étais pas le chef et n'avait aucun ordre à leur donner, en prime de ne pas être en réel état pour commander quoi que ce soit à qui que ce soit. Il avait fallu qu'un homme mette un main sur mon épaule pour me faire réaliser que je paniquais un peu, que mon rythme cardiaque était dans le plafond et que je devais respirer et me calmer un peu. Que d'être dans un tel état n'aidait en rien la situation. Il avait raison. C'était ridicule de m'affoler autant et de perdre mon sang froid, moi qui avait été formé pour le conserver autant que possible en toute situation.

... mais personne ne nous avait dit que c'était si difficile lorsqu'il s'agissait d'un être cher ...

Tout pour aider à mon état, définitivement, un appel reçu directement d'un bon samaritain qui disait avoir trouvé un jeune en sale état et qu'il avait besoin d'une ambulance dans les plus brefs délais. Inutile de dire que j'avais sauté dans une voiture, en état de conduire ou non, pour me faire rapidement arrêter par un de mes collègues. Il était pas con, fatigue intense et émotions all over the place, je n'avais vraiment pas les capacités pour, et il m'avait simplement tassé vers le côté passager pour prendre le volant à ma place et me conduire le plus rapidement possible sur place. L'ambulance arrivait aussi, j'en avais rien à faire, je voulais voir mon gamin. Je voulais voir son visage, parce que c'était comme un rêve, tout ça, comme une illusion, une déformation de la réalité, et voir son visage enfoncerait le clou du réel dans mon cerveau et dans mon coeur. Fallait que je le vois pour être sûr, pour savoir. Je m'étais précipité sur la scène, me laissant choir à genoux à côté du corps inerte de mon petit gamin idiot et stupide et impulsif et chiant et fuckfuckshitFUCK. J'avais à peine eu le temps de prendre sa main, de la serrer un peu, qu'on me tirait en arrière pour que les ambulanciers puissent faire leur boulot.

La surprise de l'humidité contre mes joues. Je n'avais pas réalisé que je pleurais. Je n'avais même pas réalisé que j'étais un absolute mess, à essayer par tous les moyens d'avoir ne serais-ce qu'un petit contact avec Dimitry, alors qu'on me retenait pour que je n'interfère pas avec le travail des ambulanciers qui l'emmenaient. C'était donc ça que vivaient les proches lorsqu'on les empêchait d'être tout près de leur être cher, lorsqu'on les gardait à distance pour toutes les bonnes raisons, pour que les soins adéquats puissent être donnés efficacement, pour augmenter les chances ... Ça faisait terriblement mal et la lourde culpabilité qui pesait sur mes épaules n'aidait en rien. Les quelques larmes sur mes joues s'amplifièrent alors que les portes de l'ambulance se refermaient, mon visage se cachant en réflexe dans l'épaule de l'une de mes collègues qui passait doucement sa main dans mon dos, dans mes cheveux, et me laissait pleurer en murmurant des shhh.

C'était une bien terrible nuit que j'avais passée. Elle était restée avec moi tout le long, alors qu'elle n'était pas obligée. Peut-être l'instinct maternel. Ce besoin de prendre soin des autres, que les femmes semblent avoir en général. Elle avait patienté avec moi, que l'on ait les premières nouvelles. Se faire dire qu'ils l'avaient rattrapé, qu'il était vivant, c'était le plus grand soulagement possible. Mais mes yeux restèrent bien secs. J'avais pleuré tout ce que j'avais à pleurer un peu plus tôt ... comme ma collègue me l'avait dit, il fallait que je reprenne mes esprits et que je sois fort. Parce que le gamin n'avait pas besoin de moi en mille morceaux, il l'était lui-même et il avait besoin que je sois son pilier. Ce n'était pas con du tout ... alors j'avais fait des efforts pour me recomposer, regagner un contrôle et un certain calme d'esprit. J'avais eu droit d'aller le voir, de rentrer dans sa chambre, les infirmières ayant bien vu tout mon désespoir et ce besoin immense que j'avais de le voir, de le toucher. J'avais eu la permission de m'asseoir à côté de son lit et de lui tenir la main, alors qu'il était toujours dans les vapes. C'est bien là, un peu plus calme, un peu plus rassuré, que j'avais pu récupérer enfin un peu de sommeil ... parce qu'il allait mieux, qu'il était juste ici avec moi, et que je serais là à son réveil.

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Thor(pille)
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Dimitry
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Nathan Quelchose
J'avais riens senti. Absolument rien. Dans une parfaire inconscience, mon corps qui n'avait plus la force de me faire comprendre ce qui se passait, mon cerveau encore moins. On me déplaçait, une nouvelle aiguille, mais cette fois pour faire l'effet contraire de ce que je voulais. Ils ne comprenaient rien, ils perdaient leur temps, ils étaient en train de tenter de ramener à la vie un humain qui ne voulait plus d'elle. Quelqu'un qui avait compris que l'enfer était sur Terre, qui avait trouvé le moyen de réellement voir, la vraie lumière. Et ces idiots qui savaient certainement tous que j'étais un junkie, que la société serait pas nécessairement mieux avec moi dans les rues, à vendre du stock, tentaient de me ramener parmi eux. Je l'ignorais encore, bien entendu, j'étais dans un était pas très conscient. J'entre-voyais de la lumière mais je savais plus à quel monde elle appartenait. On faisait des trucs sur moi, on me lavais l'estomac, on tentait de me purifier pour me sortir de mon overdose. Puis on me laissa tranquille, on me laissa dormir, et me remettre de ma tentative raté.

Ça avait prit du temps, avant que mon état comateux ne me fasse réaliser que je pouvais toujours, ressentir quelque chose. Je me sentais pas bien, physiquement, organiquement. J'avais trouvé le moyen d'empirer mon état faut croire. C'était peut-être un passage forcé entre la vie et la mort. Ressentir les dernières douleurs de notre corps avant de passer de l'autre côté. Y'avais aussi une main, qui tenait la mienne, et je savais pas si c'était la fameuse main accompagnatrice de Dieu, ou de mon ange qui avait faillis à son devoir, de veiller sur moi. Je lui pardonnais, parce que y'avais des âmes plus importantes à sauver, j'imagine. Mais y'avais ce petit bip, qui commençait à m'agacer. Y'avais mon coeur, que j'avais fini par ressentir. Il battait de peine et de misère, mais il se battait, pour moi. Il s'harmonisait, avec le petit son énervant à mes oreilles.

Et c'est là, que j'avais compris.

J'avais compris que j'avais même pas réussit à atteindre le but que je m'étais fixé, que j'avais échoué. Et j'étais en colère, mais j'avais pas eu la force de la vivre comme je la vivait habituellement. Parce que j'étais faible, dans un sale état, et que quand j'avais enfin ouvert mes yeux, je voyais pas mieux, je voyais embrouillé, et que des goûtes trahissait mon état d'âme. Faut croire que j'en avait pas fini. Que je passais mon temps à faire ça, c'est dernier jour. J'étais furax, à l'intérieur de moi, encore plus, quand mon regard s'était posé sur lui. William, qui dormait, paisiblement.

J'avais pas compris sur le coup, ce qu'il faisait là, mais j'avais vite enlevé ma main de la sienne, parce que j'en voulais pas. Je savais que ça ne durerais pas. L'infirmière était rentrée, parce qu'elle m'avait vu me réveiller, et faut croire que j'avais un petit souffle d'énergie, un dernier, pour lui crier dessus. Lui crier que je comprenais pas pourquoi ils m'avaient sortit de là. Lui cirer qu'ils étaient aveugles. Lui crier qu'ils auraient dû me laisser là. Qu'ils étaient des idiots, et rien de plus. J'avais utilisé mes dernières forces, pour ça. Avant de craquer complètement parce que j'en avais marre. Je comprenais pas ce qui m'arrivait. Je comprenais pas pourquoi ils avaient fait ça. Je me trouvais idiot de pleurer à chaudes larmes, comme disais l'expression. J'avais l'air ridicule, j'avais l'air d'un gamin qui avait perdu ses parents, inconsolable. Peut-être bien que j'étais toujours un gamin au fond de moi, qui avait jamais apprit à correctement grandir, qui sait. Mais j'avais caché mon visage derrière mes mains, parce que je voulais pas qu'on voit ma faiblesse. Ma carapace me manquait. Mais elle aussi, elle avait fini par me quitter.
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Pupper
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William
J'ai 34 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis policier et je m'en sors bien.




Henry Cavill
Il faut croire que j'avais réellement besoin de sommeil et que mon corps me l'avait laissé comprendre, se mettant sur la tâche de récupérer autant qu'il ne pouvait. Il faut s'entendre qu'un hôpital n'est pas le meilleur endroit pour un bon dodo, mais j'avais dormi à travers tous les va-et-vient des médecins et infirmières, de même qu'à travers tous les bruits classiques des hôpitaux comme les bip bip des machines, telle que celle branchée à Dimitry. Rien de tout cela n'était parvenu à me réveiller, ce qui enclencha mon réveil était plutôt le gamin qui revenait à lui et commençait à se manifester et s'exclamer. Il avait d'abord arraché sa main à la mienne, m'amenant à relever la tête et battre des paupières avec un peu de confusion, frottant mon visage d'une main pour aider à mon réveil. Sourcils froncés, je regardais le plus jeune qui ne semblait pas de bonne humeur, prenant un instant de plus pour réaliser l'infirmière présente dans la chambre, celle qui commença à se manger tous ces cris, ces exclamations colériques d'un petit gamin qui, je le savais bien, était complètement désespéré et avait mal à l'âme.

Il continuait de s'énerver sur la pauvre infirmière qui n'avait rien demandé, et elle et moi échangèrent un regard empreint de douleur en réalisant la brutalité des paroles dites, ce fait qu'il aurait préféré qu'on le laisse mourir. Ça faisait mal d'entendre tout ça, et je devais me marteler la tête de la voix de ma collègue qui me disait d'être fort pour Dimitry, d'être son pilier, de ne pas flancher si lui-même flanchait. De ne pas pleurer s'il disait vouloir mourir, notamment. Alors je m'étais retenu, j'avais puisé en moi le sang-froid du policier que j'étais et m'était simplement emparé doucement des poignets du plus jeune. Ses mains cachaient toute sa peine et sa douleur, il avait craqué et le barrage ne tenait plus, les larmes salées retenues de peine et de misère sortaient à grands flots après toutes ces années de douleur à endurer, à bûcher comme un bon pour survivre. Il n'avait pas l'air d'un gamin, à mes yeux. Oh certes, il était encore tout jeune, mais il était aussi très mature à sa façon. Il avait vécu plus en ses 23 petites années de vie que bien des gens d'un âge avancé. Il avait donc peut-être la bouille d'un gamin, mais il avait bien plus de bagage et de tortures que la plupart des autres jeunes de son âge, et son breakdown n'avait rien de celui d'un enfant frustré qui faisait une crise. C'était la légitime explosion d'un surplus accumulé depuis longtemps, et dans toute la douceur dont j'étais capable, je l'avais pris dans mes bras. Abaissé ses mains, pour plutôt loger son doux visage de tristesse dans le creux de mon épaule, l'entourer de mes bras et le serrer pour le soutenir, le serrer pour le réconforter. Une main sur sa tête, caressant ses cheveux, pressant sa nuque. « I got you ... its okay, you can let go ... Ive got you »

L'infirmière avait compris qu'il valait mieux nous laisser. Un peu d'intimité entre lui et moi, seuls dans la pièce où il pouvait tomber en miettes sans crainte qu'un large auditoire n'y assiste, personne d'autre que moi, qui n'irait certainement jamais en rire ni le raconter à qui que ce soit. Il était en sécurité. J'étais là. Je le lui avais d'ailleurs répété quelques fois, tous bas, entres quelques excuses aussi murmurées.

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Thor(pille)
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Dimitry
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Nathan Quelchose
Des doigts, bien doux, bien humains, mon premier vrai contact conscient avec le monde de la réalité. Quelque chose de doux parmi ma peine et ma douleur, le pilier que j'avais présentement de besoin, l'air qui me manquait, la main qui me sortirait au moins la tête hors de l'eau. Mais j'avais eu droit à bien plus, et je ne comptait pas me débattre, ramener notre dernier moment. Je voulais en profiter, peu importe que ça dure ou pas. J'avais enfouis ma tête dans son cou, j'avais pas attendu son accord pour laisser tout sortir, pour étouffer mes plaintes contre son épaules. Parce que je pouvais pas le retenir, de toute manière, que je le veuille ou non.

Ça avait prit un moment, certainement, parce que tout sortait d'un seul coup. Mais j'avais réussi, tranquillement mais surement, à me calmer, dans ses bras. À me bercer de sa voix. À réaliser dans quel merde je m'étais plongée. Il me faisait du bien, ce con, il m'avait laissé tombé, il m'avait fait mal, il m'avait fait pleurer... Et brisé le coeur. Mais là, maintenant, je me sentais bien dans ses bras. J'avais pas envie de les quitter, j'avais envie d'y rester pour toujours jours, j'avais envie d'oublier qu'il me dise que nous c'était pas possible. Je dois dire que j'avais réalisé à la dure que merde, ce type, trop bien placé dans la vie, peut-être trop vieux, trop tout, pour moi... Je l'aimais.

Mais c'était différent, pour lui.

Et j'avais beau avoir cessé de pleuré, mon regard avait toujours mal, quand j'avais décidé de le regarder. « I'm sorry... » Je m'excusais pour la crise, je m'excusais pour tout, parce qu'au fond, je voulais tout faire pour le retrouver, malgré tout ce qui s'était passé. « Could you? Forgive me? For what I've said, what I've done... For... Not being what you want me to be. I know you... Deserve way better. » J'osais espérer qu'il comprenne. Au moins ça. Même si je voulais pas qu'il comprenne que je voulais plus de ce monde, s'il était plus là pour me tenir la main. Et peut-être bien aussi, que dans mon regard, je m'excusais aussi d'avoir raté mon coup. J'étais pas en état d'aller mieux, là, tout de suite, c'était évident. Mais au moins j'étais plus ouvert à parler. Parce que je pouvais pas fuir de toute manière, cela dit. Et j'étais loin d'en avoir l'énergie ou l'envie.
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Pupper
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William
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Henry Cavill
Il avait complètement lâché prise dans mes bras et j'étais là pour le supporter. Il y avait tant de lourdeur, tant de douleur dans ses pleurs, un peu bruyants et bien réels. Les pleurs d'un pauvre gamin qui en a tellement sur les épaules qu'il ne tient plus debout, qui ne sait plus comment garder la tête hors de l'eau et préfère essayer de se couler lui-même avant de crever à bout de souffle. Je lui avais laissé le temps d'évacuer le surplus d'émotion, de retrouver son calme, sans chercher à l'interrompre. Il avait eu son moment, et avait enfin relevé les yeux pour croiser les miens. Il s'excusait alors qu'il n'avait pas à le faire. On ne devrait jamais avoir à s'excuser pour sa détresse, pour ses émotions, et sa petite crise était au contraire tout à fait légitime. Valait mieux en dehors qu'en dedans. Il cherchait à communiquer, plus qu'il ne l'avait fait, sérieusement cette fois sans toute la mascarade d'humour et de sarcasme. La brutale honnêteté comme il n'avait jamais fait preuve auparavant.

Je serrai un peu ses épaules, doucement mais fermement à la fois, pour qu'il me regarde bien, qu'il m'écoute. « There is nothing to forgive and nothing to be sorry for. You're doing the best you can with what life has given you, with your ressources and your knowledge and your circumstances. I know you're not a bad kid, you just need help ... » Je passai gentiment ma main dans ses cheveux, l'attirant à moi pour coller de nouveau sa tête dans mon cou et le serrer un peu. Je m'apprêtais à lui donner des nouvelles plutôt désagréables, qui ne feraient sans doute pas son bonheur, mais j'avais espoir que cela soit amoindri par une opportunité qui s'offrirait au jeun homme par le fait même. Une petite porte ouverte vers un bonheur possible. « You realise what happened was really bad, right ... ? You scared the hell out of me there ... and now there's only one way for you to go, that is, if you wanna avoid prison, which Im pretty sure you do. You're going to rehab, Mitry. I won't sugarcoat it, it won't be easy and it wont be pleasant. But I'll be with you every step of the way. Whenever you need me, I'll be right there, I wont ever let you down again, and together, we'll make this right for you, alright kiddo ? » Je le reculais un peu de moi, pour pouvoir le regarder et lui offrir un petit sourire encourageant. Je voulais qu'il voit cela comme une opportunité de deuxième chance, d'un meilleur avenir ... de quelque chose que nous pourrions bâtir tous les deux ... « I don't deserve better ... You do. You deserve the best version of yourself that you could possibly be »

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Nathan Quelchose
J'aurais aimé avoir la paix, je ne le cacherais pas. J'avais peut-être fait un connerie, là, maintenant, en ouvrant la porte à la discussion. Parce que je savais bien que rien de magnifique devait m'attendre. Même si ses mots me faisait comprendre pourquoi j'étais tombé pour lui, comme l'idiot que j'étais, je savais que j'avais merdé et que je devais payer pour. Il faisait preuve d'une humanité rare, avec moi. Il tentait toujours de me peindre sous un angle qui à mes yeux, n'existait pas et n'avais jamais existé. Comme s'il me connaissait mieux que quiconque, et c'était certainement le cas. J'aurais aimé le croire, mais j'étais pas en état de le faire, alors que je sortais à peine d'une épreuve entre la vie et la mort. Mais il avait raison sur un point et j'avais besoin d'aide. C'était évident, mais j'avais jamais eu le courage d'aller la chercher, cette fameuse aide.

J'avais rien dit à ses premiers mots, je me laissais faire, je le sentais déjà que la suite allait plus ou moins me plaire. J'aurais aimé qu'il attende avant de m'en parler, qu'il me laisse le temps de me ressaisir, ne serait-ce qu'un tout petit peu, de prendre le temps de me remettre un peu les pieds dans le monde de la réalité. Mais je savais aussi, qu'il le faisait pas par choix. Autant battre le fer pendant qu'il était encore chaud, autant en parler maintenant, pendant que le sujet était là. Je sais que c'était préférable à l'étirer outre mesure, mais ça n'empêchait en rien le fait que j'avais peur. Et j'étais beaucoup trop épuisé pour tenter de refermer le livre ouvert que j'étais en ce moment. Parce que si en moment ça n'allait pas, j'avais l'impression que ce n'était que le début. J'étais dans la merde, je le savais bien. J'avais laissé les preuves qu'ils avaient cherchés depuis longtemps. Parce que j'avais eu du stock sur moi, et cette fois, ils n'allaient pas fermer les yeux. Cette fois ils ne pouvaient pas fermer les yeux.

La prison, ou la cure de désintoxe. Les deux étaient effrayent pour moi. D'un côté on allait me faire la peau, de l'autre, j'allais devoir quitter le monde dans lequel j'avais vécu depuis mon adolescence. Je devais choisir le type d'enfer que je devais vivre, mais je crois bien que le choix était plus facile. Parce que Will allait être là, pour moi. Peut-être pas comme je l'aurais voulu mais j'allais prendre ce qu'il pouvait me donner. « I really don't have the choice right...? » C'était pas une vraie question, bien entendu. J'étais pas en état de fuir de toute manière, et y'aurais certainement des flics qui allaient jeter un oeil sur ma chambre, peut-être qui sait. « It's not gonna be... Very nice right? » J'en avais jamais vécu, réellement. Enfin je savais que j'étais un monstre quand j'étais en manque de ma dose. J'avais compris, je l'étais de moins en moins, ce qui voulait dire de plus en plus accro. Et que donc y'avais plus que quelque petits jours merdiques qui m'attendait. En partie pour éviter de me tuer, je me doutais bien. Je verrais bien, en temps et lieu. « So I guess you guys are not gonna wait that much before you take me to this prison. » Parce que ce l'était pour moi aussi, une prison, que me créait des peurs différentes, certes, mais tout de même des peurs.

« Of course you do... You were right you know. Our worlds dont' go well together. And I'm afraid they'll never be. » C'était un peu effrayant peut-être bien, que je me souvienne mot pour mot ce qu'il m'avait dit. Mais je savais bien que j'avais pas le droit de faire partit de son monde comme moi je le voulais. « You deserve your own little familly. » Il avait la tête d'un type avec une petite femme, un gosse aussi voir deux ou trois, heureux à en rendre tout le monde jaloux. Je pourrais jamais accoter ça, j'avais juste pu en rêver, avec lui. Je devais le laisser partir, si je l'aimais pas vrai? C'est ce qu'ils disaient toujours, les gens les plus sages. Je devais accepter ce qu'il pouvait m'offrir, malgré ma gourmandise. Je sais plus si c'était juste de l'épuisement mental de ma part, ou de la véritable sagesse. Mais j'étais fatigué, j'en avais eu marre de pleurer et d'avoir mal. Je dis pas que c'était partit, pas complètement, mais là, maintenant, j'étais bien dans ses bras, et je préférais les accepter que de m'obstiner à le repousser.
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Pupper
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William
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Henry Cavill
Il y avait une forme d'abandon chez Dimitry. La réalisation qu'il n'y avait rien qu'il pouvait faire, que le choix ne lui appartenait pas réellement, ou du moins, qu'il ne s'agissait que d'un faux choix. La prison ou la désintox. Deux enfers un peu différents, mais dont l'un offrait tout de même de meilleures perspectives que l'autre. Ça ne faisait pas particulièrement son plaisir, mais il m'avait semblé plutôt résigné. Je lui avais offert un petit sourire encourageant, cherchant à amoindrir ses craintes. « I wont be very nice at first, no ... They'll slowly give you smaller doses though, for your body to get used to it, which makes the process easier than just cutting drugs completely at once. Its a bad moment to pass, but then it'll get so much better »

Je savais bien que le processus serait relativement accéléré. Dès que l'hôpital affirmait qu'il était en état de sortir, c'est là-bas qu'il serait emmené, sans délais. Sa place était sans doute déjà réservée à l'heure qu'il est, un petit appel pour annoncer qu'un gamin s'en viendrait probablement sous obligation de se réhabiliter, sans quoi ce serait la prison. Pas le premier à passer par-là, c'était souvent préférable de chercher à donner une meilleure chance à la vie à ses gamins que de les enfermer et les condamner à un enfer quasi éternel. « No, we won't wait very long. The sooner you start, the sooner it ends, the sooner you're better ... You'll see, its gonna be okay. I'll be there with you » Je l'avais toujours dans ses bras. Parce que c'était comme ça. Parce que je voulais pas le lâcher, je voulais qu'il se sente en sécurité, qu'il sente qu'il y avait quelqu'un pour lui, qui tenait à lui et croyait en lui et ne l'abandonnerait pas à son sort. Même s'il restait convaincu de ses mots, qu'il n'était pas approprié pour moi, coincé dans le moment présent et dans sa douleur actuelle, moi je voyais autre chose. Je voyais des possibilités de changement qui pourraient tout changer entre nous, je voyais un gamin qui s'en sortait, qui adoptait un meilleur chemin dans la vie, et une possibilité qui s'offrait à nous de bâtir quelque chose de différent. Parce qu'il n'y aurait plus vraiment de conflit d'intérêt, parce que je m'étais tant attaché à ce gamin que j'avais espoir, moi aussi, que ça puisse marcher. Pas dans les conditions actuelles, mais peut-être bien après ... « We'll see about that, alright kiddo ? One step at the time »

J'étais resté encore un moment avec lui, prenant le temps nécessaire pour qu'il s'emplisse d'affection, de chaleur, de sécurité. J'avais en suite bien entendu dû quitter, pour le laisser se reposer un peu, tout en lui promettant que s'il acceptait la désintox, je serais là pour l'accompagner. C'est sur cette promesse que je l'avais laissé. Quelques jours de repos pour lui, pour vraiment se remettre sur pieds, avant une toute nouvelle visite de la police, celle-la plus officielle que la mienne, qui venait lui expliquer ce que je lui avais déjà mentionné, mais de façon officielle et définitive, le choix qui devait se faire là, son transfert se faisant dans les heures suivantes selon sa décision. Maintenant c'était vrai. L'étape suivante allant s'enclencher, que Dimitry soit prêt ou non.

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Dimitry
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Nathan Quelchose
Il avait prit le temps de m'expliquer à travers quoi j'allais passer, soit les petites doses pour au final de plus avoir besoin de rien. J'étais loin d'être prêt, et j'espérais qu'ils me laissent la paix encore quelques temps avant l'enfer. J'voulais bien le croire, et je comptais bien lui donner un peu la chance de me laisser convaincre. Au final, je préférais ne pas m'en faire avec tout ça, pour le moment. Je commençait à en avoir mal à la tête, à force de trop penser. Je voulais juste rester dans ses bras, comme ça, tranquillement. J'avais pas cherché à l'obstiner, j'avais pas cherché à pousser plus loin la conversation. J'avais arrêté, j'avais pas réalisé que la fatigue me reprenait, que je cognais des clous, alors que je venais à peine de me réveiller.

J'étais pas contre un petit moment de paix, dans lequel je pouvais oublier, quitter mon monde pour celui du rêve. Pas très habité cela dit, pour être honnête c'était tout noir. Je savais plus trop on était quel jour, quelle heure, entre quatre murs bien blanc. Mais je devenait irritable, déjà, avec un peu tout le monde, parce que je commençais à être complètement pur. J'avais du faire une crise agressive pour qu'on me mette k.o. Et cette fois, à mon réveil, y'avais des policiers, pour m'expliquer les procédures, pour me détailler les choix, entre deux types de prisons différentes. Et si Will n'avait pas été au creux de ma tête et de mon coeur, j'aurais certainement tenté de fuir. Mais j'avais prit la désintox, j'avais suivit, résolu plus qu'autre chose. Je comprenait pas trop ce qui m'attendait, je savais juste que les professionnels se parlaient entre eux, de moi surtout, j'étais pas con.

Je le savais bien, que j'étais à surveiller, je savais bien, qu'on ne me faisait pas confiance, qu'on avait avertit que j'étais pas parce que je le voulais, mais parce que c'était soit ça ou la prison. Que je comptais pas faire les meilleurs des efforts, que j'allais peut-être tenter de fuir, que je serais une vraie merde quoi. J'étais sous surveillance, un peu plus que les autres peut-être bien, je savais pas.

J'étais enfin installé, encore une fois les nerfs à vif, à voir me corps qui me laissait comprendre que ça allait pas. Ça va, j'avais des tics qui sortaient, une responsable, qui s'occupait de moi alors que les grands quittaient l'endroit pas très longtemps après. Pour me laisser bien sagement seul dans ma chambre, avec rien d'autre que moi même. Je me sentais pas partir assez, pas comme j'en avais l'habitude, avec une pied encore un peu dans la réalité, et je détestais ça. Mais ça va, c'était endurable pour le moment, la crise n'était pas encore proche. Mais le gros soucis était que j'avais rien d'autre que moi, moi et ma tête. Et ça, je dois dire que je détestais ça.  
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William
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Henry Cavill
J'avais eu les nouvelles, quelques jours plus tard, parce que l'information circulait entre policiers et que j'avais demandé à être tenu au courant. Dimitry, c'était un peu mon petit cas à moi, tout le monde le savait bien. Inutile de dire que j'avais rapidement été prévenu de la journée où on le déplaçait, me permettant de me libérer un après-midi pour aller le voir. J'étais parti à l'heure du diner, saluant mes collègues et quittant en direction du petit café au coin de la rue. Pourquoi un tel détour ? Pour acheter un club sandwich. Fameux club que je comptais amener avec moi et partager avec Dimitry, un peu notre petit truc à nous deux maintenant, comme dans le bon vieux temps de moi qui le ramassait sur la rue. Je voulais lui montrer que rien ne serait différent, si ce n'est qu'il apprendrait tranquillement à se libérer de son poison. Je serais toujours là à ses côtés, le policier un brin agaçant qu'il s'amusait à faire un peu chier, mais avec qui il avait tout de même ce lien privilégié, de confiance je l'espérais bien.

J'étais donc entré en me présentant à l'accueil, montrant mon badge, indiquant la raison de ma visite. J'avais pris le temps de discuter un peu avec la dame à l'accueil et l'une des intervenantes de la place, leur laissant entendre que je serais ici régulièrement et qu'il fallait me laisser faire, que j'avais un lien particulier avec le gamin qui aiderait sans doute à sa réhabilitation. Qu'il ne fallait pas briser tout ça, sous aucun prétexte. Elles comprenaient bien tout ça, je n'avais eu aucun mal à obtenir ma permission d'aller le voir. Toujours dans mes vêtements de boulot, la belle chemise et le pantalon propre, mais m'étant permis d'ouvrir le premier bouton de la-dite chemise, les manches remontées à mes coudes, le look plus casual. Quelques petits coups cognés contre la porte et je m'étais permis d'entrer, offrant un sourire au gamin. « Hey buddy, how you doing ? I brought us lunch » Je me permis d'aller m'asseoir sur le bord de son lit, lui tendant gentiment sa moitié de club. « Pretty nice, having your own room like that ... I'll be honest, I'll worry a lot less, knowing you're inside and safe ... »

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