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 Parait que l'argent ne fait pas le bonheur - Titekaori

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Lysandre est un artiste. Ancien étudiant en médecine, il a tout plaqué pour tenter de percer dans la seule chose qui le passionne : le dessin. Seulement, il lui faudra encore du temps avant d'exposer dans une grande galerie d'art. En attendant, histoire d'arrondir les fins de mois très difficiles, il se pose chaque soir à Central Park, proposant des portraits aux passants.

Kylie n'est pas heureuse. De l'argent elle en a, mais le problème n'est pas là. Elle manque d'amour dans ses relations. Ses relations familiales, ses relations amicales ... tout est si superficiel. Elle rêve d'autre chose, de rencontres enrichissantes, d'expériences intéressantes.

Ils ne sont pas du même monde mais on peut-être tant à apprendre l'un de l'autre.

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Lysandre Whisper
J'ai 22 ans et je vis à New York, Etats Unis. Dans la vie, je suis employé dans un centre commercial le jour, artiste de rue le soir et je m'en sors franchement mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Lysandre a commencé des études en médecine, poussé par son père. Il s'est finalement rendu compte que cela ne lui plaisait pas et qu'il n'avait pas les mêmes ambitions que son père. Prenant son courage à deux mains, il a décidé de tout plaquer pour s'offrir une vie plus simple et, surtout, faire évoluer son art jusqu'au jour où, enfin, il deviendra un artiste reconnu dans le monde entier.

Seulement, son père n'a pas réellement apprécié. En colère, il a mit le jeune homme à la porte et lui a coupé les vivres. Cela fait quelques semaines que Lys' doit jongler entre les fins de mois difficiles, son désir de percer dans le dessin et les petits boulots qu'il enchaîne. Malgré tout, il n'a rien perdu de son sourire, de son optimisme et de son insouciance.


Ben Barnes (c) SUMMERTIME SADNESS


Sa main semble voler au-dessus de la toile, le fusain laisse des traces précises, ses yeux, légèrement plissés de concentration, passent du dessin au modèle.

Comme chaque soir, Lysandre s’est installé au beau milieu de Central Park. Accompagné de son chevalet et de ses toiles, il propose aux passants de réaliser des portraits en quelques minutes, pour seulement une quarantaine de dollars. Les clients ne se bousculent pas souvent, pas assez en tout cas pour qu’il puisse vivre de cette activité. Peu importe. Lysandre ne fait pas ça pour l’argent. Pas encore. Il aime dessiner, simplement. Et puis, il espère, peut-être naïvement, qu’afficher ainsi son talent aux yeux du monde l’aidera à se faire repérer, à se faire connaître …

Pour l’heure, il pose la touche finale au portrait d’une petite fille d’une dizaine d’année, au visage poupin et au regard espiègle. Il montre son œuvre à la gamine, qui s’extasie devant avec la gaieté propre à l’enfance. Sa joie arrache un sourire attendrit à l’artiste et il lui tend la toile.

Son regard soudain semble se perdre quelque part derrière l’enfant. Elle est là. Comme tous les soirs, elle traverse Central Park. Et comme tous les soirs, Lysandre la regarde passer. Il ne lui a jamais parlé, n’a même jamais osé lui sourire. Il se contente de l’observer, de manière plus ou moins discrète. Ses cheveux blonds qui ondulent gracieusement au rythme de ses pas, capturant la lueur du soleil déclinant, se parant de reflets dorés hypnotiques, son visage aux traits doux et délicats … il aimerait avoir la chance de la dessiner, un jour. Mais il n’a jamais osé lui proposer un portrait. Elle n’est certainement pas le genre de fille à se payer un portrait réalisé par un minable artiste de rue. Lysandre a bien remarqué la qualité des vêtements qu’elle porte, la marque de ses nombreux sacs à main, ses bijoux précieux … Si elle avait besoin d’un artiste, surement contacterait-elle un peintre reconnu et extrêmement cher.

« S’il vous plait … Je vous dois combien ? »

Lysandre clique des yeux, détachant son regard de la jeune femme. Dans quelques secondes, elle passerait devant lui, comme tous les soirs. Dans quelques secondes, elle disparaitrait de l’autre côté du parc. Douce et éphémère apparition.

Il se concentre sur la grand-mère de sa petite cliente et, mécaniquement, lui annonce son prix. Il range les billets dans la boite en fer destinée à cet usage et remercie la vieille femme pour le généreux pourboire qu’elle a eu la bonté de lui laisser. Voilà qui paierait la soirée prévue le soir-même avec quelques amis. Il se détourne, rangeant son matériel, l’image de la jeune femme voguant toujours dans un coin de son esprit.

« Bonne chance jeune homme, entend-il. Vous avez très bon goût. »

Il se retourne vers la vieille femme, qui lui lance un sourire malicieux avant d’attraper la main de sa petite-fille et de reprendre son chemin. Et là, il comprend ce qu’elle a voulu dire. La jeune femme blonde n’a pas suivi son chemin habituel. En vérité, elle s’est écartée du sentier pour avancer sur la pelouse … droit vers lui.
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Kylie Mathison
J'ai 23 ans et je vis à New York, Amérique. Dans la vie, je suis secrétaire dans une galerie d'art et je m'en sors très confortablement, grâce à la fortune de mes parents. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire jusqu'à ce que mes parents me fiance à un inconnu et je le vis plutôt mal. Je manque d'affection, de manière générale.

Informations supplémentaires ici.


Madison Iseman ©️ TITEKAORI
J’erre dans la galerie d’arts, déserte. Comme chaque soirée après ma journée de travail, enfermée dans mon bureau, j’observe avec attention les tableaux qui y sont exposés, prêts à être vendu au prochain vernissage. J’ai toujours eu une grande admiration pour les peintres, les dessinateurs. Je trouve qu’ils expriment un flot d’émotions par les couleurs qu’ils utilisent, les matériaux qu’ils détournent, et c’est particulièrement fascinant. Tellement que je n’ai pas hésité longuement quant à mon emploi dans la vie active, malgré mes études universitaire dans le droit. Je voulais côtoyer ces personnes pour m’imprégner de leur inspiration, de leur richesse créatrice, et ce qu'importe ce que puisse en dire mes parents. Une décision que je ne regrette pas : ils apportent un peu de couleur dans mon monde si terne.  

_ Ils vont nous rapporter une petite fortune, ces merveilles.

Me déclare avec enthousiasme ma patronne, me rejoignant devant le tableau qui a toute mon attention. Elle est la gérante de cette galerie, nichée au cœur de la grosse pomme. Et elle a raison : cet artiste est très prometteur. Il ne me fait aucun doute que la masse de bourgeois qui fouleront cette galerie, voudra s’emparer de ces œuvres extraordinaires.

_ Tu souhaites en réserver un ?

M’interroge-t-elle avec douceur, tandis que je ne quitte pas des yeux la toile qui a toujours ma préférence parmi toutes celles exposées.

_ Je l’aimerais. Je lui soupire, sincère. _ Mais mes parents s’empresseront de le remettre en vente dès qu’il aura trouvé sa place sur un mur de ma chambre.

Je lui signifie, attristée de cette réalité. Elle les connaît parfaitement. Elle sait que les négociations n’existent pas avec eux, même si cette œuvre serait le présent d’une amie. C’est qu’ils ont un esprit très fermé quant à mes passions, mes ambitions. Je me contente donc du petit miracle qu’elle a provoquée en les convainquant de me laisser travailler à sa galerie. J’y suis secrétaire, à temps plein. Ce n’est pas le poste le plus passionnant qu’il soit, mais il me permet d’avoir un pied dans le domaine de l’art, malgré tout.

_ Tu pourrais toujours l’exposer dans ton bureau, ici-même ?

Me suggère-t-elle, très sérieusement, sachant que je ne peux refuser cette alternative.

_ Je suis convaincue. Je lui réponds, le sourire retrouvé. _ Je mets une option sur celui-ci.
_ Tu m’en vois ravie.

A ces mots, elle se saisit du coupon d’étiquettes acheté pour le vernissage, où elle inscrit mon nom sur l’un des premiers. Il devient officiellement mon tableau, lorsqu’elle appose celle-ci sur le rebord inférieur de la toile. Je la remercie d’une étreinte chaleureuse, autant que sincère, avant de la quitter pour la journée. Je n’ai pas d’autres projets qui m’attendent, exceptionnellement. Pas d’amies ennuyeuses à rejoindre, pas d’obligations parentales à exécuter, je me permets donc de dévier ma trajectoire au cœur du Central Park. J’ai remarquée il y a fort longtemps un artiste de rue, dessinant des portraits contre quelques billets. Je profite des heures de libertés qui m’attendent pour enfin m’ajouter à la liste de sa clientèle. Je le rejoins alors qu’une vielle dame et sa petite fille repartent avec leur récente acquisition. Je n’ai pas pu voir l’œuvre en détail, comme celles qui l’ont précédés du reste, mais je ne doute pas de son talent.

_ Bonjour. J'aborde le jeune artiste, sitôt à sa hauteur, un sourire charmant aux lèvres. _ Je désirerais un portrait de moi. Auriez-vous du temps à m’accorder ?

Je ne sais pas jusqu’à quelle heure il travaille. Je n’ai jamais vraiment eu le loisir de m’en assurer auparavant. J’espère donc qu’il ne me demandera pas de revenir ultérieurement, les jours à venir. Dans la pire des situations je peux lui offrir plus que le prix qu’il demande pour ses œuvres, en dédommagement. Cela ne seront pas quelques dollars de plus qui me manqueront, au contraire. Je considère que toute cette fortune qui m’est destinée est un poison, dans mon existence. Si j’étais née dans une famille plus modeste, je sais que je serais plus riche de ce sentiment qu’il manque à ma vie : l’amour. De ce fait, il est temps que je commence à dépenser cet argent dans des choses qui me tiennent plus à cœur, moins éphémères. J’ai assez investie dans l’achat de vêtements et d’accessoires de mode de grandes marques.


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J'ai 22 ans et je vis à New York, Etats Unis. Dans la vie, je suis employé dans un centre commercial le jour, artiste de rue le soir et je m'en sors franchement mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Lysandre a commencé des études en médecine, poussé par son père. Il s'est finalement rendu compte que cela ne lui plaisait pas et qu'il n'avait pas les mêmes ambitions que son père. Prenant son courage à deux mains, il a décidé de tout plaquer pour s'offrir une vie plus simple et, surtout, faire évoluer son art jusqu'au jour où, enfin, il deviendra un artiste reconnu dans le monde entier.

Seulement, son père n'a pas réellement apprécié. En colère, il a mit le jeune homme à la porte et lui a coupé les vivres. Cela fait quelques semaines que Lys' doit jongler entre les fins de mois difficiles, son désir de percer dans le dessin et les petits boulots qu'il enchaîne. Malgré tout, il n'a rien perdu de son sourire, de son optimisme et de son insouciance.


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Rapidement, la question ne se pose plus. C’est bien vers lui qu’elle se dirige. En quelques secondes, avant qu’il n’ait eu réellement le temps de s’y préparer, elle se retrouve face à lui. Cette situation lui semble en même temps si merveilleuse et si improbable. Il se demande un instant s’il ne se trouve pas dans un rêve.

« Bonjour. Je désirerais un portrait de moi. Auriez-vous du temps à m’accorder ? » Demande-t-elle, sa voix d’une douceur exquise semblant caresser l’atmosphère.

Il ne répond pas aussitôt, tant il se trouve occupé à observer la danse d’une mèche de cheveux qui vient se placer devant son visage, masquant un instant son iris bleuté, à détailler ses traits, à admirer son visage.

Réveille-toi !

Secoué par l’injonction de son cerveau, qui tente de reprendre le dessus, Lysandre se racle la gorge, gêné. Elle va le prendre pour un crétin. Il tente de remettre les informations en place dans son esprit.

Bien. De toute évidence, c’est bien à lui qu’elle parle. Il va donc falloir répondre, à un moment donné. Et, vu sa demande, il semble même qu’elle ne soit pas venue le voir par erreur. Non non, la demoiselle voudrait un portrait.

Il hésite entre sauter de joie et se barrer en courant.

« Oui … Oui bien sûr. Bégaie-t-il. Avec grand plaisir, mademoiselle. »

Il retrouve ses réflexes, reprend contenance. Pas question de se laisser d’avantage impressionner par l’adorable créature. Il s’est bien assez ridiculisé comme ça.

« Venez par ici. Vous pouvez vous asseoir là. » lui indique-t-il en lui désignant une petite chaise.

Pas très confortable, la chaise. Pour la première fois, il se sent un peu honteux de ne pas avoir acheté un siège un tout petit peu plus cher, histoire de préserver le fessier de ses clients.

Il se détourne du doux visage de sa cliente pour préparer son matériel. Il installe une toile vierge sur le chevalet et se saisit d’un fusain, avant de reporter son attention sur la jeune femme. Elle se tient naturellement bien droite, élégante et charmante. Il croise son regard et regrette de ne proposer que des portraits en noir et blanc. Il aurait tant aimé reproduire cette couleur …

Nouveau raclement de gorge et il se force à voir au-delà de la beauté stupéfiante de la jeune femme. Son regard admiratif devient concentré, il étudie les traits, la posture de son modèle.

« Est-ce que vous pourriez regarder légèrement sur la droite ? Indique-t-il. Non non, pas autant. Voilà, stop ! C’est parfait. »

Elle suit ses instructions jusqu’à adopter la bonne position. Satisfait, Lysandre trace le premier trait sur la toile, ayant retrouvé son regard d’artiste qui, outre le physique très agréable de la demoiselle, parvient à capter ses traits pour les reproduire le plus fidèlement possible.


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Ma demande ne reçoit aucune réponse. Le jeune homme semble s’être figé dans l’espace temps à mes mots, me prenant totalement au dépourvu. Je ricane quelque peu, confuse. Comment suis-je sensée réagir à cela ? Dois-je l’interpeller à nouveau, dans l’espoir qu’il se montre plus réactif à mon encontre ? J’en doute. Je crains de paraître plus qu’impolie en faisant preuve d’un certain empressement, qui n’en serait pas un. Par conséquent, j’opte de patienter, le sourire toujours aux lèvres. C’est assez incommodant les premières secondes, du reste. Je m’y acclimate cependant très vite, particulièrement quand je perçois une lueur d’admiration dans ses prunelles focalisées sur la mèche jouant doucement devant mon œil gauche. Et je comprends. Je comprends qu’il me trouve particulièrement jolie à son goût, ce qui ne manque pas de me flatter totalement. Je ne suis pas étrangère à l’effet que produit mon joli minois chez la gente masculine. Je le suis davantage à son comportement pour le moins singulier. Ce n’est pas tous les jours qu’un aussi beau garçon ne me couvre pas de compliments, dans l’idée de me séduire. Et j’apprécie cette pudeur dont il fait preuve. Après quelques instants de flottement dans ce monde qui continue pourtant d’avancer autour de nous, le jeune homme reprend finalement conscience. Il bégaye des mots qui m’affirment qu’il est enchanté à l’idée de faire un portrait de moi. Je le remercie d’un léger hochement de tête, souriante, me sentant soulagé qu’il ne me demande pas de reporter la séance. Je ne sais pas quand j’aurais pu revenir le cas échéant, comme je le mentionnais auparavant, je suis donc enchanté de ne pas avoir à négocier son exécution immédiate. Il m’invite ensuite à prendre place sur la petite chaise faisant face à son chevalet. Je m’y installe aussitôt, déposant mon sac entre mes pieds au sol. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve cet artiste particulièrement adorable. Peut-être parce que j’ai conscience de lui plaire, et ce malgré qu’il tente de me le dissimuler. Oui. Cette probabilité me semble la plus juste. Et elle me donne envie d’apprendre à le connaître là où avec d’autres je pousse un soupir d’ennui, avant de me soulager de leur présence. Je l’observe préparer son matériel avec attention. C’est la première fois que j’assiste au travail d’un artiste, j’admire donc ces gestes comme j’admirerai volontiers ses œuvres s’il en possède quelques unes en attente d’un public. Je présume que c’est le cas. Je me surprends même à imaginer son logement, remplie de portraits en pagailles. Je sors néanmoins bien vite de mon imagination alors qu’il m’indique de regarder légèrement vers la droite. Je m’y exécute, sans un mot, rectifiant ensuite ma nouvelle position pour lui apporter satisfaction. Immobile, telle qu’il me désire, je lui demande cependant.

_ Dois-je sourire, ou au contraire me préférez-vous sérieuse ?

Je trouve le visage d’une personne bien plus lumineuse lorsqu’il est souligné d’un sourire. Mais c’est lui l’artiste, je lui laisse donc le choix. Je suis certaine qu’il saura me convaincre qu’il a opté pour le meilleur par le biais des coups de fusains qu’il appose déjà sur sa toile. Il est délicat pour moi de me concentrer sur la nature qui se trouve face à mes prunelles, d’ailleurs. Je suis captivée par les traits de son visage, concentrés sur les miens. Je m’y laisse tenter à quelques reprises, avant de retrouver ma position initiale dans un léger rire cristallin. Il va certainement finir par croire que je tente de le séduire. C’est probable. Et étrangement, je trouve que l’idée n’est pas déplaisante. Peut-être est-ce dû à la fascination que j’ai à son sujet ? Dans tout les cas, je sais que je ne dirais pas non à le découvrir s’il me le proposait à la fin de cette séance.


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Lysandre Whisper
J'ai 22 ans et je vis à New York, Etats Unis. Dans la vie, je suis employé dans un centre commercial le jour, artiste de rue le soir et je m'en sors franchement mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Lysandre a commencé des études en médecine, poussé par son père. Il s'est finalement rendu compte que cela ne lui plaisait pas et qu'il n'avait pas les mêmes ambitions que son père. Prenant son courage à deux mains, il a décidé de tout plaquer pour s'offrir une vie plus simple et, surtout, faire évoluer son art jusqu'au jour où, enfin, il deviendra un artiste reconnu dans le monde entier.

Seulement, son père n'a pas réellement apprécié. En colère, il a mit le jeune homme à la porte et lui a coupé les vivres. Cela fait quelques semaines que Lys' doit jongler entre les fins de mois difficiles, son désir de percer dans le dessin et les petits boulots qu'il enchaîne. Malgré tout, il n'a rien perdu de son sourire, de son optimisme et de son insouciance.


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« Dois- je sourire, l’interroge la demoiselle, ou au contraire me préférez-vous sérieuse ? »

Lysandre prend quelques secondes pour étudier la question. En règle générale, il demande à ses modèles de rester le plus naturels possible. Pour la plupart, l’exercice n’est déjà pas simple. Rester assis, immobile et concentré, n’a jamais donné un air naturel à qui que ce soit. Alors, lorsqu’il s’agit de sourire … Lysandre sait d’expérience que, une fois sur deux, le sourire sera figé, forcé, crispé, d’un esthétisme tout relatif. Et demander à un client de sourire pour finalement lui dire de s’abstenir est somme toute assez vexant. Ainsi, Lysandre préfère en général ne pas prendre de risque.

Mais cette fois-ci … elle lui a offert le sourire le plus naturel du monde en venant l’aborder. Un sourire pétillant, rayonnant, qui illuminerait certainement la toile. La question reste de savoir si elle serait capable de garder ce sourire aussi spontané et naturel aux lèvres pendant plusieurs minutes, sans que cela ne sonne faux.

« Il vaut mieux que vous restiez naturelle, décide-t-il finalement. Un visage naturel est toujours plus beau qu’un visage crispé par un sourire forcé. Le mieux est de vous laisser porter par vos émotions, en fait. Vous êtes heureuse ce soir, vous avez envie de sourire ? Alors souriez. Au contraire, vous être triste ? Ce n’est pas grave. Même la tristesse a quelque chose de beau et de poétique, vous savez ? »

Lysandre a interrompu un instant la danse du fusain sur la toile, le temps de son explication. Il reprend son travail promptement. Cependant, il doit avouer qu’il ne se presse pas. La compagnie de la jeune femme est bien trop agréable pour qu’il n’abrège volontairement ce tête à tête.

Il ne peut pourtant pas dire qu’elle soit le modèle parfait. Elle ne cesse de bouger, il sent son regard se poser sur lui lorsqu’il baisse la tête vers la toile. En vérité, c’est ce regard qui le perturbe, bien d’avantage que la dissipation de sa cliente. Il a l’habitude de dessiner des modèles que ne tiennent pas en place. C’est le cas de la plupart des enfants, dont la capacité de concentration doit avoisiner les cinq secondes. Mais savoir qu’elle l’observe, imaginer ses iris bleutés posés sur lui, détaillant chacun de ses gestes … il en rougirait presque. Que peut-elle bien se dire, lorsqu’elle le regarde ainsi ? Le prend-elle en pitié, lui qui se trouve obligé de prostituer son art pour subvenir à ses besoins ? Car c’est bien ce qu’il fait … Dessiner des portraits à la chaine, dans un coin de Central Park, pour une somme dérisoire, n’a jamais été son ambition. Pourtant, il en est là. Pour qui rêve d’expositions, de vernissages, de grandes galeries et de clients riches, ce n’est guère louable.

Lorsqu’il lève à nouveau son regard vers elle, elle se détourne, reprenant sa position, et son rire vient faire exploser la petite bulle d’amertume qui commençait à se former dans l’esprit de l’artiste. Il est des rires qui sont capables de repousser la noirceur, qui, par leur simple retentissement, illuminent l’espace qui les entoure. Le rire de la jeune femme est de ceux-là, sans le moindre doute. Lysandre essaie de capter ce rire, les traits qui s’illuminent durant quelques secondes, avant qu’elle ne reprenne son sérieux, le regard qui pétille, un instant. Reproduire cette fugacité n’est pas chose aisée.

Et puis, alors qu’il relève une nouvelle fois son regard vers elle, alors que les traits sur la toile commencent à prendre forme, elle ne détourne pas les yeux assez vite. Il se trouve happé par ses iris, comme arraché à l’instant présent. L’instant semble durer une éternité mais surement ne s’est-il passé que quelques secondes. Sa main reste en suspens, le fusain à quelques millimètres de la toile. Quand il se rend compte de son trouble, il est déjà trop tard. Elle l’a forcément remarqué, elle aussi.

Lysandre détourne le regard, gêné. Il n’est pourtant pas du genre à se laisser impressionner par la gente féminine. Bordel, d’habitude, c’est plutôt lui qui s’amuse à impressionner les demoiselles, sûr de son charme. Pourquoi est-ce différent, cette fois-ci ?

Peut-être parce qu’il a regardé cette fille passer tant et tant de fois qu’elle en est devenu un rêve, un fantasme inatteignable. Il n’a jamais pensé pouvoir lui adresser la parole, un jour. L’idée qu’elle se retrouve assise devant son chevalet ne lui a même jamais effleuré l’esprit. Il l’a hissée sur un piédestal sans même la connaitre, la décrétant fruit défendu sans réelle raison.

« Vous travaillez dans le coin, non ? demande-t-il, les yeux résolument fixés sur la toile. Je vous ai déjà vue passer, quelques fois. »

Il se donnerait des gifles. Il a tenté de meubler le silence, espérant chasser sa gêne grâce à quelques banalités. Résultat, il vient presque de lui avouer qu’il la regarde passer chaque jour. Il est un crétin. Un véritable crétin.


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Le jeune homme réfléchissait à ma question. Peut-être étais-je la première de ces clientes à lui demander si je devais sourire ? Je le supposais. Il était vrai que dans le monde actuel, les gens ne prenaient plus véritablement la peine de sourire. Au contraire, ils préféraient conservés les traits tirés, marquant ainsi les contrariétés qui rythmaient leurs vies si ordinaires. Une chose que je ne faisais pas, non. Très jeune, j’avais décidée d’avoir une vision totalement différente de la chose. Je ne voulais pas offrir au reste du monde une image de moi terne, triste, et réelle. Je voulais que chaque être humain me côtoyant, ait cette possibilité de me croire parfaitement heureuse, quitte à m’envier ce qui ne l’était absolument pas. De ce fait, j’espérais qu’il opte pour un sourire. Ce qu’il ne fit pas. Il préférait que je demeure naturelle, m’expliquant qu’un visage était selon lui toujours plus beau ainsi, que couvert d’un sourire crispé ou forcé. Son raisonnement était intelligible, je le reconnais, cependant je ne le partageais pas dans mon cas. Je savais que je n’allais pas me forcer à sourire, où me crisper le visage à force de le faire, et pour cause : j’étais heureuse d’être assise sur sa petite chaise, face à son talent d’artiste. Une chose que je ne discutais pas, malgré tout, ne souhaitant nullement le contrarier dans ses pensées. Peut-être aurais-je ultérieurement la possibilité de lui faire entendre mon opinion, du reste ? En attendant, je demeurais stoïque dans la position qu’il m’avait fait adopté, le visage exempt de toutes émotions joyeuses, ne m’autorisant à l’observer de temps-à-autre, pour m’imprégner de l’essence de son travail. Je savais parfaitement que mon côté dissipé pouvait l’incommoder dans son travail, cela dit. Je ne pouvais juste pas m’en empêcher. J’étais tant admirative devant ces coups de fusain que je devinais sur la toile, que j’avais ce besoin irrépressible d’en imprégner par à-coup mes rétines. C’était merveilleux de se dire qu’il était entrain d’immortaliser à tout jamais cet instant. Je trépignais d’impatience de découvrir la manière dont il me percevait, et dont il parviendrait à capter cet instant dans mon portrait. Prise en flagrant délit cette énième fois, je riais quelque peu avec amusement, tandis que mes prunelles bleutées se fondaient dans les siennes, couleur chocolat. L’instant ne dura que quelques secondes, du reste, mais ce fut suffisant pour déceler à nouveau son admiration à mon égard. Je souriais ensuite de le découvrir si intimidé, face à ma personne, le regard ancré sur sa toile.

_ Je vous demande pardon. Je lui soufflais alors, confuse de ne pas parvenir à retrouver mes traits sérieux. _ Je n’ai pas l’habitude de ne pas sourire. Cela me demande un effort surhumain, je crois.

J’exagérais peut-être un peu, je l’avoue. Il y avait bien des moments où c’était les sourires qui m’étaient pénibles. Cependant, dans la situation actuelle, c’était d’être sérieuse qui me posait problème. Je soufflais profondément pour me ressaisir, néanmoins, quand il m’adressa la parole. Il me demandait si je travaillais dans le coin.

_ Oui. Je lui répondais spontanément, charmante, m’obligeant à fixer un élément face à moi pour ne pas être encouragée de le regarder à nouveau. _ Je suis secrétaire à la petite galerie d’art pas très loin d’ici. Vous connaissez ?

Le contraire m’étonnerait, du reste. Cette galerie faisait beaucoup parlée d’elle, malgré sa taille. Elle avait même lancée quelques artistes dans la lumière des médias. Il devait par conséquent en avoir déjà entendu parlé, en plus de m’avoir remarqué quelques fois.

_ Je passe presque tous les soirs, par ici. Je l’informais à la suite, amusée. _ Mais j’imagine que vos toiles sont plus passionnantes qu’une jeune fille bourgeoise rentrant du travail.

Cela ne me vexait pas qu’il ne prête pas autant attention à moi. Je n’étais pas le centre du monde, après tout. Je déplorais uniquement de ne pas avoir pu venir à sa rencontre avant aujourd’hui. Il était un garçon absolument charmant. Je rêvais de pouvoir poursuivre cette conversation au delà du temps qu’il m’accordait à son œuvre. Serait-ce déplacé de l’inviter à la suite ? Je le redoutais.


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Lysandre Whisper
J'ai 22 ans et je vis à New York, Etats Unis. Dans la vie, je suis employé dans un centre commercial le jour, artiste de rue le soir et je m'en sors franchement mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Lysandre a commencé des études en médecine, poussé par son père. Il s'est finalement rendu compte que cela ne lui plaisait pas et qu'il n'avait pas les mêmes ambitions que son père. Prenant son courage à deux mains, il a décidé de tout plaquer pour s'offrir une vie plus simple et, surtout, faire évoluer son art jusqu'au jour où, enfin, il deviendra un artiste reconnu dans le monde entier.

Seulement, son père n'a pas réellement apprécié. En colère, il a mit le jeune homme à la porte et lui a coupé les vivres. Cela fait quelques semaines que Lys' doit jongler entre les fins de mois difficiles, son désir de percer dans le dessin et les petits boulots qu'il enchaîne. Malgré tout, il n'a rien perdu de son sourire, de son optimisme et de son insouciance.


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Son rire est parfaitement adorable. Lysandre a beau garder les yeux rivés sur sa toile, il crève d’envie de relever le regard, de croiser à nouveau ses iris aux couleurs si singulières. Mais il craint tant de ce qu’il pourrait lire sur son visage. Si elle a remarqué son trouble, que peut-elle bien penser ? La situation l’amuse peut-être. Le jeune peintre fauché, subjugué par sa riche et magnifique cliente ... Mais pour tout dire, il aurait préféré voir de l’amusement plutôt que de la pitié. Il n’a aucune chance, avec ce genre de fille. Ce genre de fille … Non, cette fille n’est pas d’un genre particulier. Elle est tout à fait unique, tout à fait exceptionnelle. Pourtant, cela ne change rien.

« Je vous demande pardon, s’excuse-t-elle. Je n’ai pas l’habitude de ne pas sourire. Cela me demande un effort surhumain, je crois. »

Lysandre se retient de relever la tête à ces paroles. Des clients, il en voit passer. Des gens, il en a observé. C’est devenu une habitude, chez le jeune artiste, de regarder les passants, de chercher à capter leurs traits, à mémoriser leurs expressions. Et, la plupart du temps, les traits sont tirés, affaissés, fatigués ou contrariés. Les expressions sont moroses, tristes, fermées. La plupart des gens n’affichent guère leur joie de vivre à la face du monde. Mais pas elle. C’est peut-être ça, qui l’a d’abord attiré, chez elle. Cette gaieté qui émane d’elle, cette douceur de vivre. Cette fille a fait le choix de sourire à la vie, contrairement à la plupart des gens qui préfèrent la maudire. Et Lysandre trouve cet état d’esprit particulièrement intéressant.

« Ne vous excusez pas, répond-il, la gorge encore nouée de l’émotion qui l’a subjugué quelques secondes auparavant. Je vous l’ai dit, soyez naturelle, c’est le plus important. Et puis, pour être tout à fait honnête, j’ai finalement opté pour votre sourire. »

Il n’ose toujours pas relever le regard vers elle, s’appliquant à corriger son dessin, à retravailler les lignes, ici ou là. Il tente maladroitement de meubler la conversation.

« Oui, répond-elle à son interrogation sur son travail. Je suis secrétaire à la petite galerie d’art pas très loin d’ici. Vous connaissez ? »

Surpris par la coïncidence,  Lysandre relève la tête. Elle a détourné son regard, reprenant sa position initiale. Il ne lit aucune moquerie, aucune pitié sur son visage.

« Je connais bien, oui. Répond-il, reprenant son travail. Je passe souvent devant. Les tableaux exposés sont de véritables chefs-d’œuvre ! »

Il ne lui dit pas que, chaque fois, il se demande s’il aura la chance un jour, lui aussi, de pouvoir exposer ses œuvres dans une galerie comme celle-ci. Il s’étonne d’ailleurs de ne jamais avoir remarqué la jolie blonde, à l’intérieur de la galerie. Mais, pour tout dire, il n’a jamais réellement regardé à l’intérieur et n’y est jamais entré, se contentant d’admirer les œuvres en vitrine.

« Je passe presque tous les soirs, par ici, poursuit-elle, un rire dans la voix. Mais j’imagine que vos toiles sont plus passionnantes qu’une jeune fille bourgeoise rentrant du travail. »

Il ne peut s’empêcher de rire à la remarque.

« Plus passionnantes ? Franchement, j’aime dessiner, mais faire des portraits à longueur de soirée ça n’est pas réellement la chose la plus passionnante du monde. C’est intéressant et amusant, certes, mais passionnant … la plupart des clients sont loin d’être bavards, et certains sont même carrément antipathiques. Alors vraiment, vous êtes mille fois plus ... passionnante … »

Il pique un fard et sa voix meurt sur le dernier mot. Il replonge vers sa toile, avant de se gifler mentalement une seconde fois. Décidemment, il enchaîne les bourdes. La seule chose dont il a envie, désormais, est d’aller se planquer quelque part. Ce qui est certain, c’est qu’il ne se réinstallera pas au même endroit demain. Ni aucun autre jour. Il trouvera un autre coin d’herbe, dans une partie de Central Park où il ne la croisera pas.

Heureusement pour lui, le portrait est presque terminé. Il ne reste plus que quelques détails à peaufiner et il pourra mettre un terme à cette conversation qui prend une tournure beaucoup trop gênante pour son amour-propre.



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Kylie Mathison
J'ai 23 ans et je vis à New York, Amérique. Dans la vie, je suis secrétaire dans une galerie d'art et je m'en sors très confortablement, grâce à la fortune de mes parents. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire jusqu'à ce que mes parents me fiance à un inconnu et je le vis plutôt mal. Je manque d'affection, de manière générale.

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J’étais confuse, sincèrement. C’était la première fois de toute ma vie que je faisais autant preuve de dissipation, y compris durant mes années d’études avortées ; j’espérais donc qu’il soit en mesure de me pardonner mon comportement, ô combien perturbateur pour son œuvre. Mais pouvais-je agir autrement face à tant de fascination quant à son art ? Je ne le crois pas, non. J’étais admirative de cet artiste de rue. Il m’était donc pénible, au même titre que demeurer sérieuse, de me résoudre à fixer un point futile dans le décor, tandis que j’aspirais à l’observer minutieusement dans son travail. Je pourrais aisément m’installer en retrait pour ce faire, du reste. Seulement, je craignais que cette attitude lui soit déplaisante, même s’il m’avait fait part plus d’une fois de son admiration de ma beauté. J’étais belle, c’est vrai. Mais je ne l’étais pas plus qu’une autre jeune femme riche ayant les moyens de s’offrir tout ce qui pouvaient la mettre en valeur, non. Je pense que je l’étais essentiellement parce que je souriais à la vie constamment, là où d’autre la bouder. Et cela se confirmait. Le jeune homme avait finalement opté pour mon sourire, parce qu’il était plus naturel que les traits fermés.

_ Je vous remercie. Lui déclarais-je sincèrement, demeurant parfaitement stoïque, le sourire fièrement dessiné sur les lèvres. _ Je suis assurée d’avoir un portrait plus proche de la réalité, à présent.

C’était ce que je redoutais le plus, en optant pour le sérieux : ne pas avoir une image similaire à celle que je tentais de refléter. Je pouvais me détendre sur la question, désormais.

_ Bien que je ne me permettrais pas de remettre en doute votre talent, monsieur. Je repris doucement, toujours immobile. _ Je suis convaincue que votre portrait aurait été autant réussi si vous aviez conservé votre modèle de base.

J’avais confiance en son talent, peut-être même plus que lui-même. Je savais donc qu’il aurait était admirablement en mesure de me représenter de nature joyeuse, y compris sans un sourire de ma part. N’étais-ce pas là tout le talent d’un artiste, d’ailleurs ? Savoir lire dans son modèle son émotion, sa couleur, pour mieux la transposer sur une toile, dans une sculpture ? C’était ainsi que je voyais ces personnes, ô combien merveilleuses. Je les sentais capable de voir au delà de ce qu’un œil lambda pouvait voir, et je craignais subitement qu’il décèle la carapace que je portais. Je n’étais pas heureuse, réellement. J’étais prisonnière d’une cage aux barreaux d’or sans espoir d’en obtenir un jour prochain la clef libératrice. Je redoutais qu’il ne s’en aperçoive, avant de ressentir une forme de désolation à mon encontre. Je ne voulais pas qu’il vienne à penser à mon sujet : pauvre petite fille riche. Cela serait pire que tout. Heureusement, la conversation dévia sur mon emploi, et j’eu plaisir à lui annoncer que je travaillais comme secrétaire à la petite galerie d’art non loin de là. Je l’interrogeais ensuite sur l’hypothèse qu’il puisse la connaître. Il m’affirma que c’était le cas, qu’il passait souvent devant, et qu’à ses yeux les tableaux y étant exposés étaient de véritables chefs-d’œuvre.

_ C’est le cas. Je confirmais avec enthousiasme, ma passion se reflétant dans mes paroles. _ Ma patronne a l’œil avisé pour dénicher des artistes extraordinaires. Je lui confiais à la suite, admirative de cette femme qui m’avait offert la chance de travailler en son éclatante compagnie.  _ Très souvent il ne lui suffit que d’un seul tableau pour savoir si elle a affaire à un véritable artiste prometteur ou non. Je marquais une pause. _ J’espère pouvoir un jour en faire autant, même si elle est intimement persuadée que c’est déjà le cas.  

Et pour cause : à chaque fois qu’elle s’était risquée à me confier cette tâche, je ne l’avais pas déçu. Peut-être pourrais-je lui suggérer ce jeune homme, s’il fait autre chose que des portraits dans le Central Park de la grosse pomme ? Je me promettais de lui poser la question, dès que la conversation le permettrait. En attendant, je lui soulignais que je passais presque tous les jours dans les parages, mais que je devais être bien moins passionnante que ces portraits. Une information qui ne manqua pas de le faire sourire, avant qu’il ne m’assure le contraire. Je retenais qu’il aimait dessiné, mais qu’il ne se complaisait pas dans cette petite activité quotidienne. Peut-être avait-il de plus grandes ambitions ? Je pouvais lui ouvrir une première porte dans le domaine, s’il le désirait. Et je le ferais de bon cœur du reste, tant j’étais dévouée à mon prochain. Seulement, pour cela, je devais en savoir bien plus sur lui, sur ses œuvres. Je devais avoir un contenu à proposer à ma patronne, Lynette. Je ne pouvais pas arriver dans sa galerie demain matin, la bouche en cœur, le sourire jusqu’aux oreilles, en lui vantant les mérites d’un simple artiste de rue. Il fallait que cela ne soit que la façade d’un talent plus important, dissimulé, et je trouvais là mon excuse pour l’inviter à faire de plus amples connaissances, après qu’il aurait achevé mon portrait.

_ Les clients de la galerie sont également très souvent antipathiques, croyez-moi. Je lui avouais à ces derniers mots, non sans une touche d’humour. _ Mais à choisir je crois que je les préfère à ceux qui tentent de nous convaincre qu’ils connaissent tout dans le domaine de l’art, alors que ce n’est absolument pas le cas.

Il fallait les voir, ceux-là, avec leurs définitions apprises par cœur, trouvaient dans la littérature sur le sujet. On se serait aisément crus en plein dans un cours sur la théorie de l’art et ces différentes influences. Un sujet sur lequel je n’avais que peu de connaissance, du reste. Mais un sujet auquel j’aspirais à combler mes lacunes avec de vrais artistes, et non pas des amateurs aux comptes bien remplis. Ils ne vivaient pas l’art. Il ne la ressentait pas, comme lui. J’avais trouvée le moment opportun pour mon ambition folle, à son égard.

_ Vous savez, je repris plus sérieusement, bien qu’étrangement intimidé tout d’un coup, je pourrais vous aider à être exposé à la galerie si vous le souhaitez. Cela nécessitera que je vous découvre davantage, du reste. Enfin, vous ainsi que vos toiles si vous en avez, cela va s'en dire. Mais sachez que cela n’est pas impossible. Loin de là. Je marquais une pause. _ Enfin. Je vous prie de m’excuser pour cette proposition totalement déplacé. J’ignore tout de vous, ne serait-ce que votre identité. Peut-être ne dessinez-vous des portraits que par plaisir de dessiner et…

Je m’interrompais. J’allais beaucoup trop loin. Il était préférable que je taise, à présent, et que je lui laisse le soin de terminer son travail tranquillement.


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Lysandre Whisper
J'ai 22 ans et je vis à New York, Etats Unis. Dans la vie, je suis employé dans un centre commercial le jour, artiste de rue le soir et je m'en sors franchement mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Lysandre a commencé des études en médecine, poussé par son père. Il s'est finalement rendu compte que cela ne lui plaisait pas et qu'il n'avait pas les mêmes ambitions que son père. Prenant son courage à deux mains, il a décidé de tout plaquer pour s'offrir une vie plus simple et, surtout, faire évoluer son art jusqu'au jour où, enfin, il deviendra un artiste reconnu dans le monde entier.

Seulement, son père n'a pas réellement apprécié. En colère, il a mit le jeune homme à la porte et lui a coupé les vivres. Cela fait quelques semaines que Lys' doit jongler entre les fins de mois difficiles, son désir de percer dans le dessin et les petits boulots qu'il enchaîne. Malgré tout, il n'a rien perdu de son sourire, de son optimisme et de son insouciance.


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L’esprit de Lysandre est totalement embrouillé. D’un côté, cet instant qu’il est en train de vivre semble tout droit sorti d’un rêve. Il ne croit pas en sa chance. La demoiselle est assise face à lui, prenant la pose pendant qu’il termine son portrait. Et, mieux encore, elle parle avec lui, discutant du talent qu’elle semble percevoir chez lui, lui racontant son travail. D’un autre côté, il s’en veut terriblement. Au lieu de profiter de pouvoir enfin adresser la parole à cette magnifique jeune femme pour tenter sa chance, il enchaîne les maladresses, passant pour un véritable crétin.

Il l’écoute pourtant avec toute l’attention dont il est capable. Elle lui parle de sa patronne. Lysandre connait cette femme, de réputation uniquement. Il sait qu’elle est effectivement particulièrement douée lorsqu’il s’agit de lancer la carrière d’un jeune artiste. Pour ceux qui tentent de percer dans le milieu, la perspective de se faire repérer par Lynette Hamsworth est un véritable fantasme. Sa cliente confirme les bruits qui courent sur Lynette, lui prouvant ainsi que le talent de la femme est bel et bien réel. Elle lui parle également de ses clients. Lysandre se doute que ce ne sont pas nécessairement les personnes les plus avenantes qui entrent dans les galeries d’art. Il imagine parfaitement ces client si riches qu’ils estiment que tout leur est dû à partir du moment où ils ont de quoi payer ou encore ceux qui ont tellement perdu la notion de la valeur des choses qu’ils dépensent sans compter et sans s’inquiéter, se moquant bien de l’âme qui peut émaner de l’œuvre qu’ils achètent, le critère principal étant que le tableau soit le plus onéreux de la galerie. Et effectivement, il y a ceux qui croient tout savoir, comme le précise la jeune femme. Ceux-là existent partout, indistinctement de leur classe sociale. Lysandre a affaire à certains d’entre eux, parfois. Il déteste cela. Il déteste que des types sortis de nulle part viennent lui expliquer la meilleure technique à appliquer vue les conditions de réalisation du portrait, qu’ils le regardent de haut, comme si sa jeunesse était une preuve de son ignorance et de son incompétence. Il déteste encore plus être dans une si grande difficulté financière qu’il n’a pas le choix, qu’il doit réaliser le portrait qu’ils ont payés et pour lequel, sans le moindre doute, ils ne seront pas satisfaits.

« Vous savez, reprend-elle alors que Lysandre repose son fusain, satisfait de la toile qu’il a réalisé, je pourrais vous aider à être exposé à la galerie si vous le souhaitez. »

Lysandre relève le regard vers elle, tentant de savoir si elle se moque de lui ou non. Mais le ton de sa voix est tout à fait sérieux. Il est tellement surpris par la tournure qu’est en train de prendre la conversation qu’il doit faire un énorme effort de concentration pour ne pas perdre le fil de la conversation.

« Cela nécessitera que je vous découvre davantage, du reste. Enfin, vous ainsi que vos toiles si vous en avez, cela va sans dire. Mais sachez que cela n’est pas impossible. Loin de là. »

Lysandre est incapable de répondre sur le coup, tant la proposition est inattendue. Cette jeune femme lui suggère l’idée que, peut-être, elle pourrait l’aider à se faire exposer dans la galerie de Lynette Hamsworth. Ce serait … une chance inouïe. Ce serait un début de carrière en grande pompe, une possibilité de devenir un artiste connu dans le monde entier.

« Enfin. Reprend la jeune femme, l’air soudainement embarassé. Je vous prie de m’excuser pour cette proposition totalement déplacée. J’ignore tout de vous, ne serait-ce que votre identité. Peut-être ne dessinez-vous des portraits que par plaisir de dessiner et … »

« Non, pas du tout, l’interrompt-il, refusant de laisser passer cette opportunité. Ce serait … un véritable honneur de pouvoir montrer mes œuvres à Madame Hamsworth. Ainsi qu’à vous, bien entendu. Et la potentialité de me faire exposer dans la galerie. J’avoue que ça à l’air bien ambitieux et vraiment très improbable mais … dans l’idée où cela se concrétiserait … »

Il se trouve incapable de terminer sa phrase, tant l’idée lui parait d’une prétention innommable.

« Ce n’est qu’un dessin au fusain, reprend-il, mais je peux déjà vous montrer votre portrait, si cela peut vous donner une première idée. »

Il prend la toile posée sur le chevalet et s’approche de sa cliente. Arrivé à sa hauteur, il lui présente le portrait. La jeune femme représentée sur le dessin est fidèle à la réalité et il s’avoue plutôt fier d’avoir pu capter ce rire qui illumine tout son visage, se reflétant dans le fond de ses yeux. Il n’est pas tout à fait sûr de lui rendre justice avec ce simple portrait en noir et blanc mais le résultat est plutôt réussi tout de même.

« Est-ce que cela vous plait ? » Demande-t-il à la jeune femme.

Jamais il n’a été si nerveux de présenter le portrait réalisé à un client. Il l’aurait déjà été, si elle n’avait pas fait mention de son travail, tant il a l’envie de lui offrir une bonne image de lui, ainsi que l’envie de lui faire plaisir. Mais maintenant qu’il sait pour qui elle travaille, l’enjeu n’est plus le même. Ce portrait sera peut-être celui qui la confortera dans son choix, lui donnant envie d’en découvrir davantage sur son travail ou, au contraire, il pourra être celui qui la décevra et mettra un terme aux minces espoirs de Lysandre.



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