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 The only sound Is the battle cry - indoraptor

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Tortue


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Dans un monde envahi par les morts-vivants, quelques survivants essaient de s’en sortir tant bien que mal. Heinrich  et Tallulah, deux survivants solitaires, vont devoir associer leurs forces pour espérer tromper la mort.

Contexte provenant de cette recherche
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Tallulah Watson
J'ai 38 ans ans et je vis pour le moment dans une maison abandonnée de Philadelphie, Etats Unis. Dans la vie, j’étais Médecin urgentiste avant l’invasion et je m'en sortais très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis encore en vie mais surement plus pour longtemps et je le vis franchement mal.




Keira Knightley (c) DUBLIN

Survivre.

Survivre.

Survivre.

L’injonction se répétait dans son esprit, encore et encore.

Survivre.

Survivre.

Elle avait du mal à faire le point sur ses pensées. La fièvre était tombée, mais elle était encore confuse. Si faible.

Survivre.

C’était la seule chose qui comptait, le seul objectif. Elle en avait fait la promesse. Elle ne pouvait pas baisser les bras.

Pourtant, elle en crevait d’envie.

Il serait si simple de fermer les yeux, s’endormir, ne plus jamais se réveiller. Laisser derrière elle les morts, la culpabilité. Oublier les cauchemars, la peur, la faim, la soif. Oui, il serait si simple d’abandonner, de laisser la survie à ceux qui étaient fait pour ça.

Mais ceux qui étaient fait pour ça ne survivaient pas toujours. La chance. La malchance. Le hasard. Le destin. Ce putain de Dieu. Tallulah ne savait pas à quoi elle devait sa survie. A quoi elle devait la mort des autres. Mais quoi que ce soit, elle l’emmerdait. Parce que, maintenant, elle n’avait pas le choix. Elle devait continuer à se battre. Pour eux. Pour la mémoire de ceux tombés au combat.

Chienne de vie.

Tallulah se força à ouvrir les yeux. La lumière pourtant largement filtrée par les stores lui agressa la rétine, accentuant le mal de tête qui la harcelait depuis des jours. La déshydratation. La dénutrition. Le choc septique. Elle referma les yeux aussi sec, tentant de mettre de l’ordre dans ses pensées qui virevoltaient d’un point à l’autre sans jamais réussir à se fixer.

Survivre, c’était la seule chose sur laquelle elle devait se concentrer. Jusque-là, survivre avait simplement signifié soigner cette saloperie de plaie qui s’était infectée. Maintenant que c’était fait, à peu près, survivre prenait un sens plus large. Manger. Boire. Voilà les nouvelles priorités. Elle avait épuisé ses réserves d’eau, de nourriture et même de médicaments durant ces derniers jours. Combien de jours s’étaient écoulés, d’ailleurs ? Elle tenta de se repérer et se rendit compte qu’elle n’en avait pas la moindre idée. Elle avait tellement dormi, et tellement déliré, qu’il lui était impossible de se souvenir des nuits et des jours.

Si elle s’était occupée d’une patiente dans son état, elle lui aurait interdit de se lever pendant plusieurs jours encore. Mais elle était seule. Elle était patiente et médecin. Elle devait se démerder toute seule. Et elle était certaine de ne pas en être capable.  

Elle mit plusieurs heures à ouvrir à nouveau les yeux, doucement, s’acclimatant à la lumière du jour, à oser bouger les membres, à s’asseoir au bord du lit, à parvenir à se lever sans être prise de vertige. Elle but la dernière gorgée d’eau qu’il lui restait. Il lui en fallait plus. Elle osa un coup d’œil à la plaie, en haut de sa cuisse gauche. Son pantalon était imbibé de sang, tout comme le bandage qu’elle avait réussi à confectionner avant de perdre connaissance. Elle écarta la bande. Le sang avait cessé de couler mais l’aspect de la plaie n’était pas satisfaisant. Elle n’était plus purulente, comme ça avait été le cas quelques jours plus tôt, mais elle était toujours inflammatoire et œdématiée. Elle avait besoin de désinfectant, si elle ne voulait pas subir un nouveau choc septique. Elle savait qu’elle n’y survivrait pas deux fois. C’était déjà un miracle qu’elle ne soit pas morte la première fois.

C’est en boitant qu’elle sortit de la maison, alors que le soleil se couchait. La rue était déserte. Elle n’irait pas loin. Dans sa main, elle tenait un Glock dont elle ne savait pas vraiment se servir. De toute façon, elle n’avait plus que deux balles. Mais le poids de l’arme la rassurait un peu. A sa ceinture, elle avait accroché un couteau de cuisine trouvé dans la maison. Ni l’une, ni l’autre de ces armes ne la sauverait d’une quelconque attaque, elle le savait parfaitement. Mais elle n’avait pas le choix. Si elle sortait récupérer des vivres, elle aurait une chance de survivre, infime certes, mais existante. Si elle restait sans rien à manger ni à boire, elle mourrait. Fin de l’histoire.

Elle se rendit aussi vite que le lui autorisait sa jambe blessée dans la pharmacie la plus proche. L’établissement avait déjà été visité par des survivants, mais elle réussit à dénicher de quoi refaire son pansement, quelques antibiotiques dont l’efficacité ne serait surement pas optimale et des boites de paracétamol qu’elle fourra dans son sac à dos. Elle espérait que cela suffirait pour terminer de soigner sa plaie.

Elle ressortit sans perdre de temps. Elle voulait simplement traverser la rue pour se rendre dans l’immeuble en face où elle espérait trouver des vivres.

Elle s’arrêta net, au beau milieu de la rue.

Elle l’avait entendu.

Le grognement.

Cette saloperie de grognement qui précédait toujours l’arrivée d’une meute.

Merde.

Elle ne pouvait pas rester là. Elle devait fuir.

L’instinct de survie effaça tout le reste, l’adrénaline réveilla son corps engourdi. Puisant dans ses toutes dernières forces, elle se mit à courir, ignorant la douleur qui la lançait à chaque appui sur sa jambe gauche.
Elle courut dans la direction opposée aux grognements qui s’intensifiaient, poussée par la terreur.

Elle se rendit compte trop tard qu’elle s’était jetée dans la gueule du loup.

Une deuxième horde de Rôdeurs avançait droit sur elle.

Elle était prise en tenaille.

Elle s’arrêta, cherchant une issue. De chaque côté de la rue, des dizaines de Morts Vivants marchaient vers elle. Ils étaient trop proches pour qu’elle espère rejoindre une rue perpendiculaire. Sa seule issue, c’était les habitations qui longeaient la rue. Avec un peu de chance, elle pourrait entrer dans l’une d’elle. Avec beaucoup de chance, elle trouverait ensuite une issue.

Elle se précipita sur la porte la plus proche … qu’elle trouva verrouillée.

Ils approchaient encore. Ils seraient bientôt sur elle.

Elle se débattit avec la porte, ainsi qu’avec le désespoir qui menaçait de la submerger, brouillant ses pensées, l’empêchant de réfléchir à une solution. La porte ne céda pas. Le désespoir non plus. C’est les yeux plein de larmes qu’elle se retourna pour affronter la menace, levant son Glock, sans le moindre espoir de s’en sortir.

Si au moins elle pouvait emmener quelques-uns de ces monstres avec elle ...

Elle appuya sur la détente, fermant les yeux par réflexe. Sa balle alla se perdre quelque part, ne trouvant aucune cible … Elle était bien meilleur médecin que soldat, c’était une certitude.  
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Heinrich "Max" Werner
J'ai 40 ans et je vis un peu partout et nul part, Etats-Unis. Dans la vie, je suis survivant de la fin du monde et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis encore en vie pour le moment et je le vis plutôt pas très bien.




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Cela faisait un moment que ses vivres avaient drastiquement baissées. Comment est-ce que c'était arrivé ? Lui qui avait toujours été vigilant, peut-être même trop, à se sous-alimenter pour en garder un maximum. Il ne savait pas comment c'était arrivé, mais il ne lui restait que trois barres protéinées, une boite de conserve entamée de moitié dont le contenu ne ressemblait plus à rien et... c'était tout. Bordel c'était tout ce qu'il lui restait. Assis dans un abri de fortune fait d'une vieille tente et d'un drap troué, il remis dans son sac à dos ses repas d'infortune. Il vérifiait sa Mare's Leg (chargée à bloc) et sortit de son habitat temporaire. Il était au milieu d'une petite forêt. Tellement pauvre et petite qu'il voyait une rue de la ville voisine à quelques mètres de lui. Il tourna son regard une dernière fois vers l'abri qu'il avait trouvé quelques jours plus tôt et le laissa là, prêt à l'emploi pour un prochain locataire. Il aurait pouvoir laisser un petit quelque chose, de la nourriture ou des munitions, mais il ne lui restait plus grand chose et il fallait savoir être égoïste dans ce monde. Il se dirigea donc vers la ville, avec la ferme intention de trouver assez de provisions pour être tranquille quelques jours. Il n'avait que peu d'espoir quand au succès de cette mission, mais le quartier à quelques mètres de lui paraissait assez petit pour que personne ne soit encore venu fouiller les petites boutiques alimentaires.

Lorsqu'il fit son premier pas dans la petite rue principale, il eu la sensation étrange d'être le premier homme à fouler une terre nouvelle et inconnue. Son regard balaya le lieu, analysant chaque détail. La rue était composée d'habitations et de diverses petites boutiques comme une pharmacie, un petit super-marché (sa première cible), deux bars, et même une station essence dont la pancarte « nous vous souhaitons une bonne route, soyez prudents, restez en vie » se détachait et menaçait de tomber à tout moment. « Restez en vie ». Ce slogan résonna dans la tête d'Heinrich comme la nouvelle devise nationale. Sauf que celle-ci était commune au monde entier. C'est étrange comment Heinrich se sentit intimement lié au monde entier, par cette seule situation commune à chacun. Il était dans le même bateau que tout le monde, et en même temps il se sentait si seul au monde, isolé dans une petite barque trouée. La contradiction du nouveau monde.

Ses oreilles et ses yeux entraînés à la détection de morts qui marchent ne décelant rien, il se dirigea tranquillement vers le petit super-marché. Il posa tout d'abord sa main sur la poignée abîmée par l'usage régulier des habitants du patelin et vérifia qu'elle était ouverte. Elle la tourna aisément et une légère ouverture se fit lorsqu'il la tira. Bon, déjà c'était ouvert, cela lui éviterait de faire un bruit monstrueux en la forçant. Il la repoussa pour la refermer et regarda à travers la vitre où trônait le dernier poster qui n'avait pas lâché l'affaire. Il indiquait un promo « exceptionnelle » : pour l'achat d'une grande boite de cookie aux pépites de chocolat, on vous en offrait non pas une autre, mais deux ! Les joies du destockage. Heinrich se demanda brièvement s'il restait des boites de cookies ou si la population avait eu le temps de profiter de cette promo (exceptionnelle!) avant que tout ne parte en cacahuète. Il se dit qu'il en profiterait s'il en restait, un peu de sucre ne lui ferait pas de mal.

Il détacha sa lampe de torche de sa ceinture, et laissa seule une clé de voiture. Il ouvrit à nouveau précautionneusement la porte et jeta la lampe au sol, s'assurant qu'elle fasse assez de bruit pour que les squatteurs quelconques du lieu l'entende. Il resta immobile à l'entrée, retirant son arme qu'il gardait en bandoulière pour la tenir fermement de ses deux mains, ses oreilles et ses yeux aux aguets. Rien. Juste le son de la lampe heurtant le sol, résonnant comme dans une caverne sombre et un peu flippante. Il hocha les épaules, décidant que la voie était libre et entra. Il décida de faire chaque rayon un par un et de ramasser à la fois un maximum de chose et en même temps un minimum, pour ne pas se charger inutilement et ralentir sa course si le poids de son sac à dos devenait trop important. Au court de son exploration, il ramassa quelques boites de conserve, des barres protéinées, des boissons protéinées, quelques ustensiles utiles (comme des couteaux, un ouvre boite, du PQ, et autres babioles incroyables utiles en cas de fin du monde). Il trouva finalement la promo des cookies aux caisses. Il restait quelques boites et décida d'en prendre une. Il jeta son regard sur la promo « exceptionnelle », haussa les épaules et pris deux autres boites. Il passa devant les caisses dans le but de sortir et déposa une petite pièce sur le tapis roulant qui ne réagit pas sous le poids nouveau qui lui était imposé. Il franchis la porte du magasin tout en remettant son sac à dos en place ainsi que son arme et referma la porte derrière lui. Il était inutile de la laisser ouverte et prendre le risque de faire entrer des rôdeurs.

Il inspecta de nouveau la rue, cherchant la prochaine cible de ses emplettes. Son regard fut attiré non pas par la pharmacie (même s'il irait y faire un tour plus tard), mais par une maison. Une banderole avait été accrochée maladroitement :

_______________________________________

Maison sécurisée, beaucoup de vivres, venez vous servir !
N'oubliez pas de refermer la porte derrière vous.
Laissez-en pour les autres, ne prenez que le stricte nécessaire.
Quatre chambres à l'étage, n'hésitez pas à vous reposer ou vous soigner.
Soyez respectueux les uns envers les autres.
Bon courage, survivez...


_______________________________________


Heinrich fut étonné de voir cette banderole accrochée (aussi grande qu'elle était, il ne l'avait même pas vu avant) et son regard se dirigea vers la porte de la maison. Elle était fermée et un tag avait été écrit dessus : « Merci ! ». Finalement, il restait encore des âmes humaines ici. Il haussa les épaules et se dirigea vers l'habitation. Une clé était dans la serrure, il tenta d'ouvrir la porte sans la tourner et remarqua qu'elle était verrouillée. Il tourna la clé. Clic. Posant de nouveau sa main sur la poignée, la porte bascula sans soucis. Il retira la clé de la serrure et pénétra dans la maison.

Étonnamment, il ne prit pas le temps de vérifier s'il y avait quelqu'un (mort ou vivant). Il se dit que si la clé était restée à l'extérieur, c'est que l'intérieur était vide. Il mit la clé dans la serrure et la tourna, s'enfermant à l'intérieur. Il fit rapidement le tour et constata que la maison était en effet déserte. Le salon était propre, quelques sacs de couchages avaient été abandonnés. A l'étage, les chambres étaient vides de toute vie, mais d'autres sacs de couchages avaient été laissés. Il redescendit et se dirigea vers la cuisine. Sur un plan de travail central, des centaines de vivres se dressaient fièrement, rangées précautionneusement par catégorie. Au sol se trouvait plusieurs gros sac éventrés de divers aliments (riz, pâtes, blés). Il trouva quelques tranches de bœufs séchés et en pris quelques uns. Près des plaques de cuissons, il y avait des piles, des munitions (plus beaucoup) et d'autres outils et objets utiles divers.

Tout à coup, il se rendit compte d'un brouhaha progressif. Depuis quand était-il là ? Depuis un moment, c'est sûr. Il s'approcha en silence de la fenêtre barricadée où une ouverture avait été laissée exprès pour surveiller l'extérieur, la rue était déserte, mais les bruits se rapprochaient, lui signifiant qu'une horde ou deux allait passer d'ici quelques minutes. Il s'éloigna à reculons et se dirigea vers le salon. Lorsqu'il passa devant la porte d'entrée, il vit la poignée se tourner et la porte résistant à une main avide de rentrer. Il resta un moment pétrifié. Il n'était pas prêt à se retrouver face à un vivant, il n'en avait pas envie. Il voulait juste rester seul, prendre ses décisions seuls, aller où il voulait, seul.

Un coup parti, faisant sursauter Heinrich malgré lui. Sans réfléchir, il se précipita sur la porte, la déverrouilla et l'ouvrit à la volée. Il ne se rendit qu'à moitié compte que c'était une femme qu'il empoigna par la bras pour la tirer à lui. Il referma la porte avec force, prenant soin de la verrouiller à nouveau. Il se retourna vers la personne qu'il avait secouru sans ménagement. C'était une femme, d'à peu près son âge, elle semblait tétanisée. Son jean avait une grosse auréole sur la cuisse gauche. Etait-elle mordue, ou blessée ? Il se rendit compte qu'à aucun moment il avait pris en compte que c'était peut-être un rôdeur qui cherchait à ouvrir la porte...


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Keira Knightley (c) DUBLIN

Voilà.

Elle allait crever là.

Elle aurait préféré mourir autrement, pour tout dire. C’était une belle ironie … elle avait survécu à tant de choses ces derniers jours, tout ça pour terminer démembrée, dépecée, bouffée par ces saloperies de morts-vivants. Ces monstres n’auraient même pas du exister. Leur nature même relevait de la fantaisie la plus totale. La scientifique qu’elle était n’avait toujours pas trouvé de cause valable à leur présence en ce monde. Le médecin qu’elle était ne voulait tout simplement pas accepter la réalité de ces horreurs. Des morts, elle en avait vu des tas. Des morts n’étaient pas censés se relever, pas censés de promener dans les rues. Des morts étaient simplement censés rester morts. Point.

La vie s’était bien foutue de sa gueule. Elle qui s’était battue contre la mort toute sa vie. Elle qui avait donné tant d’énergie à la repousser, qui l’avait sentie si souvent roder dans les couloirs des urgences, qui avait même, parfois, réussi à tirer des patients de ses griffes, in-extremis … voilà qu’elle allait se faire assassiner par une armée de morts.

Elle en était là de ses funèbres pensées quand elle se sentie attirée en arrière. Toute assourdie qu’elle était par sa terreur, et par le coup de feu qui venait de lui claquer dans les oreilles, elle n’avait pas entendu ni la serrure se déverrouiller, ni la porte s’ouvrir à la volée. Sans comprendre par quel miracle, elle se retrouva à l’intérieur d’une maison. Loin des morts. Loin de la mort.

Elle avait une bonne étoile. Une putain de bonne étoile.

En quelques jours, elle avait survécu trois fois. Rescapée de justesse de l’attaque d’un groupe de survivants adeptes de la loi du plus fort, à peine remise d’une septicémie, voilà qu’elle échappait à un massacre en bonne et due forme.

Sa bonne étoile du jour se tourna face à elle.

Il s’agissait d’un homme, qu’elle estima dans ses âges. Grand, son visage était marqué par les stigmates de la survie. Des cicatrices, des traits creusés par les privations.

« Merci. » Réussit-elle à articuler dans un souffle à peine audible alors que ses larmes de terreur se tarissaient tant bien que mal.

L’adrénaline refluait, laissant derrière elle une coquille vide. La douleur se réveilla avec violence, lui arrachant un gémissement, lui obstruant la vue. Elle porta la main à sa cuisse, trouvant un contact chaud et poisseux. Elle releva la main devant ses yeux et, malgré le vertige qui la saisit au même moment, remarqua parfaitement le liquide écarlate.

« Et merde … »

Le vertige s’intensifiait, la douleur allait vite devenir insupportable. Elle estima la faiblesse de son corps, et se donna une dizaine de minutes avant de faire un malaise. Dans le meilleur des cas. Elle trottina jusqu’à la chaise la plus proche, installée autour d’une jolie table en bois. Elle déposa son arme et, sans la moindre gène, elle baissa son pantalon, dévoilant la bande censée protéger la plaie. Le tissu blanc avait viré au rouge.

Elle se débarrassa de son sac à dos et se laissa tomber sur la chaise.

« Sans vouloir abuser de votre gentillesse … j’aurais bien besoin de sucre. Et d’eau. » Lança-t-elle à l’homme, sans même lever un regard vers lui, trop occupée à défaire le bandage en réprimant le cri de douleur qui menaçait de lui échapper.

S’il y avait une chose qu’elle avait conservé, c’était ses réflexes de médecin. Elle agissait instinctivement et, quelque part, s’occuper de sa blessure lui évitait de penser au reste, ce qui n’était franchement pas plus mal.

Elle n’avait même pas prit le temps d’observer son environnement. Elle avait aperçu quelques sacs de couchage dans le salon où elle se trouvait, signe que peut-être d’autres gens vivaient ici. Elle n’avait vu ni eau, ni nourriture. Elle espérait que l’homme réussirait tout de même à lui trouver quelque chose, sinon, elle ne se donnait pas longtemps à rester consciente. Elle ne regarda pas si son sauveur s’exécutait.

La plaie saignait abondamment. Le bon côté, c’est qu’elle pourrait assurer une désinfection efficace maintenant qu’elle s’était ouverte à nouveau. Le moins bon côté, c’est qu’elle avait déjà perdu beaucoup de sang et que, en l’absence d’une potentielle transfusion, cela risquait de devenir un véritable problème.

Elle laissa tomber le bandage sanguinolent au sol, se dépêchant de farfouiller dans son sac. Elle en extirpa un flacon de désinfectant, des compresses de gaze et un bandage propre. Les mains tremblantes, la vision de plus en plus trouble, la mâchoire crispée en une grimace de douleur, les larmes coulant sans qu’elle ne parvienne à les arrêter, elle désinfecta aussi méticuleusement que possible la blessure, avant de réaliser un pansement compressif censé arrêter le saignement. Elle n’avait plus assez de force pour être suffisamment efficace et stopper totalement l’hémorragie mais, au moins, elle parvint à la ralentir. Ce fut seulement lorsque le bandage fut terminé qu’elle s’autorisa à lever à nouveau le regard, tentant de reprendre une respiration calme et de tarir les sanglots qui l’étouffaient. L’homme n’était plus dans la pièce. Elle espérait qu’il était parti lui chercher quelques vivres. Attendant son retour, bien incapable de se lever, elle laissa son regard vagabonder dans la pièce, sans parvenir à le fixer sur quoi que ce soit.   
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Dans son dos, les morts avaient atteins la porte, la caressant de leurs mains avides de chair, leurs ongles griffant comme si c'était des serres capables de la dépecer. Heureusement pour Heinrich et l'inconnue qui avait à présent fait irruption dans sa vie, la porte tiendrait. Elle était épaisse et solide. S'ils restaient suffisamment discrets et silencieux, ils finiraient par se lasser, ou bien un autre bruit résonnerait quelque part et les attirerait loin d'ici. C'est donc silencieux et imperturbable malgré le grondement grandissant dans son dos, que Heinrich fixa la femme face à lui. Elle le remercia, à quoi il répondit par un hochement de tête, avant que son regard ne suive la main de l'inconnue vers sa cuisse blessée. Il l'a suivit à nouveau du regard lorsqu'elle se dirigea vers une table du salon pour s'y asseoir. Imperturbable (et peut-être un peu flippant), il lui emboîta le pas, sans piper mot. Il l'observa baisser son pantalon pour regarder sa plaie de plus près. C'est là qu'Heinrich fini par sortir d'une sorte de torpeur qui l'avait envahi (« un contact social, oh mon dieu, que dois-je faire ? » résumerait bien l'attaque panique qui avait saisie son cerveau). Mais voir la femme se dévêtir avait réveillé quelque chose en lui. Quelque chose d'humain, quelque chose dont les morts n'avaient plus conscience : la gêne, la réaction naturelle face à un manque de pudeur de la part de quelqu'un. Il détourna les yeux.

Elle lui demanda si elle pouvait avoir du sucre et de l'eau lui semblait-il, avant de s'affairer à changer son bandage. Il disparu de la pièce sans demander son reste et se retrouva vite seul dans la cuisine. Il poussa un long soupir, soulagé d'être libérer de toutes ces émotions dont il n'avait plus l'habitude : devoir gérer un contact social, devoir gérer une situation gênante. Il s'adossa un instant au plan de travail le plus proche, se frottant la tête. Bon, j'ai pas trop mal gérer je pense. J'ai ouvert la porte, j'ai détourner le regard... Je n'ai pas parlé, je n'ai rien dit, elle va peut-être me trouver bizarre. Mais bizarre dans le mauvais sens, elle va vouloir partir vite, mais c'est trop dangereux pour elle. Blessée, l'odeur du sang à attiré les morts jusqu'à elle, c'est sûr... Pendant qu'il réfléchissait, son regard se leva vers les planches qui barricadaient la fenêtre. Il pouvait voir le nuage noir de morts qui s'agglutinait autour de la maison. On arrête les conneries ici, quand je reviens, je lui parle, il est hors de question quelle sorte tant qu'il y a trop de risques. Il décolla ses fesses du plan de travail pour se diriger vers le plan central de la cuisine. Elle avait donc demander du sucre et de l'eau. Il saisit une petite bouteille renfermant quelques millilitres d'eau, testa le bouchon pour être sûr qu'il était bien verrouillé et que l'eau était donc neuve et propre. Ça forçait, nickel. Il arrêta son regard sur les cookies-promo qu'il avait déniché plus tôt. Il se demanda si la jeune femme avait demandé littéralement du sucre, ou juste quelque chose de sucré. Peut importe, il décida que les cookies seraient mieux, en plus de lui donner une dose de sucre rapide, elle aurait de quoi remplir son estomac peut-être vide depuis des jours. Il retourna dans le salon, une boite de cookies dans une main, la bouteille d'eau dans l'autre.

Lorsqu'il arriva, non sans inspirer une grande bouffé d'air pour ne pas paniquer, la femme avait fini de changer son pansement. Il vit le bandage usagé au sol, presque noir tellement de sang s'y était imbibé et lança un regard inquiet vers la jeune femme, toujours en slip.

« Ca ira ? »

Il remarqua que des larmes avaient coulées sur ses joues. Elle semblait exténuée de toutes ses émotions qui avaient dû s’enchaîner. De toute évidence, non, ça n'ira pas. Mais Heinrich ne ravala pas sa question, bien incapable de voir tout ça. Il regarda ses deux mains pleines et lui tendit ses vivres.

« La bouteille est neuve, et le paquet de cookies, c'était une promo. »

Il esquissa un sourire enfantin, d'un petit garçon qui offrait des gâteaux et de l'eau à une petite fille qu'il ne connaissait pas, mais qu'il trouvait très jolie. Une fois les vivres en possession de la jeune femme, il recula d'un pas poli.

« Je viens de trouver cet endroit, c'est une chance pour vous, même si la porte n'était pas verrouillée à mon arrivée. Vous auriez donc pu entrer... Il marqua une pause. Oui c'est vrai, qu'il ait été là ou non, ça n'aurait rien changé, peut-être même que son risque de mourir avait augmenté avec sa présence. Il y a de quoi nourrir un régiment dans la cuisine, alors n'hésitez pas à boire et à manger. »

Il fit quelques pas en direction de la fenêtre barricadée de la pièce et jeta son regard vers l'extérieur. Le nombre de morts n'avait pas l'air d'augmenter, c'était plutôt bon signe. Il regarda à nouveau l'inconnue, ne disant rien, l'observant juste. C'était une femme qui avait l'air courageuse, de toute évidence elle avait des connaissances non négligeable sur la médecine. Elle aussi, la vie post-apocalyptique avait fatigué ses traits, mais elle semblait avoir gardé de la ressource pour continuer à survivre. Pleins de questions envahis l'esprit d'Heinrich et il ne se gêna pas pour les poser en baissant le ton de sa voix, oubliant que la jeune femme avait sans doute plus besoin de repos qu'autre chose.

« Vous êtes seule ? Vous faites parti d'un groupe ? Vous avez pu fouiller quelques maisons ? Il va falloir qu'on reste assez silencieux si on veut que les morts se lassent et partent, je peux compter sur vous ? »


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J'ai 38 ans ans et je vis pour le moment dans une maison abandonnée de Philadelphie, Etats Unis. Dans la vie, j’étais Médecin urgentiste avant l’invasion et je m'en sortais très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis encore en vie mais surement plus pour longtemps et je le vis franchement mal.




Keira Knightley (c) DUBLIN
Elle ignorait combien de temps s’était écoulé depuis que l’homme avait quitté la pièce. Elle espérait qu’il allait finir par revenir. La pièce s’était mise à tourner autour d’elle, elle arrivait au bout de sa faible résistance physique. Elle n’arrivait pas à réfléchir, ni à se concentrer. Elle aurait surement dû se poser les questions élémentaires de survie : Les barricades étaient-elles suffisantes pour maintenir toute une armée de morts-vivants à distance ? Quant à l’homme qui l’avait sauvée, y avait-il un risque qu’il l’assassine pour récupérer le peu de matériel dont elle disposait ?  Elle ne savait même pas s’il était seul, dans cette maison, et elle ne s’en était absolument pas inquiétée. De toute façon, quoi qu’il se passe, elle n’était pas en état de l’affronter. Elle était totalement incapable de se tenir debout. Pour ce qui était d’utiliser ses armes, elle avait prouvé qu’elle était plus dangereuse pour elle que pour les autres, avec son Glock dans la main. Quant à son couteau, personne n’aurait de difficulté à le lui arracher des doigts.

Elle ne se rendit compte du retour de l’homme que lorsqu’il se trouva juste devant elle. Elle devait offrir une bien piètre image. Sans doute ressemblait-elle d’avantage aux morts qui continuaient à s’acharner à l’extérieur qu’à une femme bel et bien vivante. Ses larmes s’étaient taries, mais elle avait toujours les joues humides et les yeux rouges. Elle était affalée sur sa chaise, son pantalon toujours baissé aux genoux. Et elle était bien trop mal pour en ressentir la moindre gène.

« Ca ira ? » demanda l’homme.

Non. Ca n’irait pas. Bien entendu que ça n’irait pas. Elle avait bon espoir de ne pas subir un nouveau choc infectieux et le saignement de sa plaie avait largement diminué. Pour autant, elle aurait préféré parvenir à le faire cesser totalement, estimant avoir perdu suffisamment de sang pour les mois à venir. Elle était à deux doigts de perdre connaissance et, fort heureusement, elle était tellement mal physiquement qu’elle ne parvenait pas à se concentrer sur autre chose. Mais lorsqu’elle irait mieux - si elle parvenait à aller mieux – tous les souvenirs risquaient de lui revenir en pleine gueule. Elle savait soigner les blessures du corps. Mais contre celles de l’âme … elle n’avait ni pansement, ni comprimé pour s’en soulager.

Elle acquiesça pourtant d’un hochement de tête, incapable d’expliquer tout cela à cet homme qu’elle ne connaissait pas. Il lui avait trouvé des vivres. Cette information parvint à atteindre son cerveau embrumé et une petite étincelle d’espoir s’alluma dans les ténèbres de son esprit.

« La bouteille est neuve, indiqua-t-il, et le paquet de cookies, c’était une promo. »

Tallulah ne répondit pas. Elle se saisit des provisions, et ne perdit pas de temps pour ouvrir le paquet de gâteaux. Ses mains tremblaient et la moitié du contenu se déversa sur ses genoux. Sans s’en soucier d’avantage, elle croqua dans un cookie, écoutant à peine ce que lui racontait l’’homme.

« Je viens de trouver cet endroit, disait-il. C’est une chance pour vous, même si la porte n’était pas verrouillée à mon arrivée. Vous auriez donc pu entrer … Il y a de quoi nourrir un régiment dans la cuisine, alors n’hésitez pas à boire et à manger. »

Elle n’avait pas besoin de se faire prier. Le goût du sucre sur son palais, la texture du gâteau sur sa langue … elle savait qu’il ne fallait pas manger trop vite après un long jeûne, au risque de tout vomir aussi sec. Elle n’en avait absolument rien à faire. Elle avala trois cookies avant de se souvenir qu’elle était morte de soif.

La moitié de la bouteille d’eau y passa. Tallulah se sentait déjà mieux. Elle se sentait toujours épuisée, mais au moins ses vertiges s’étaient-ils arrêtés. Et elle n’avait plus cette impression terrifiante de mort imminente. Petit à petit, elle retrouva ses capacités de réflexion. Elle prit conscience du regard que l’homme posait sur elle et son esprit trouva suffisamment de ressources pour s’en trouver gêné. D’un geste de la main, elle s’essuya le visage, faisant disparaitre les traces de larmes de ses joues. Elle ramassa les cookies qu’elle avait laissé tomber sur ses genoux et les déposa sur la table avant de se lever lentement, prenant appui sur la table, juste le temps de remonter son pantalon. Elle se laissa retomber, encore trop faible pour oser avancer. Il fallait qu’elle mange encore. Elle croquait dans un quatrième cookie quand l’homme reprit la parole, parlant à voix basse.

« Vous êtes seule ? Vous faites parti d’un groupe ? Vous avez pu fouiller quelques maisons ? Il va falloir qu’on reste assez silencieux si on veut que les morts se lassent et partent, je peux compter sur vous ? »

Toutes ces questions. Tallulah avait du mal à se concentrer et toutes ces interrogations qui venaient en même temps lui donnaient à nouveau le vertige.

« Je … euh … » tenta-t-elle.

Elle avait déjà oublié quelle était la première question. Elle se racla la gorge, puis s’offrit une gorgée d’eau pour se donner le temps de réfléchir. Elle décida de débuter par ce qui lui semblait le plus important.

« Oui, bien sûr, parvint-elle à articuler. Je ne ferais pas de bruit. Vous êtes sûr qu’ils ne pourront pas entrer ? »

Enfin, elle retrouvait ses esprits et parvenait à se concentrer sur la priorité : survivre.

« Je suis seule, expliqua-t-elle. Je faisais partie d’un groupe mais … »

Sa voix s’étrangla. Elle ne pouvait pas parler de ça, pas encore. Elle ne pouvait pas mettre des mots sur ce qu’il s’était produit. Elle refusait même d’y repenser. Elle détourna le regard, sa mâchoire se crispant alors que ses mots se mourraient.

« Enfin, je suis seule maintenant. »

Le ton était douloureux, et sans appel. Du genre qui met un terme à la conversation.

« Et vous ? Vous êtes seul également ? » Demanda-t-elle, préférant détourner la conversation, ne se rendant même pas compte qu’elle n’avait pas répondu à toutes les questions de son compagnon d’infortune.
  
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Heinrich "Max" Werner
J'ai 40 ans et je vis un peu partout et nul part, Etats-Unis. Dans la vie, je suis survivant de la fin du monde et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis encore en vie pour le moment et je le vis plutôt pas très bien.




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Lorsque la femme accepta ses provisions par le geste simple de les lui arracher gentiment des mains sans un merci et une avidité certaine, cela fit sourire Heinrich. Pour dire la vérité, il n'avait que faire des politesses, la vie avait été réduite au stricte minimum, et il aurait été le premier à omettre de remercier son sauveur si les places avaient été inversées. Il l'observa silencieusement ouvrir le paquet et se jeter sur un premier cookie, tout en renversant une autre partie du paquet sur ses cuisses nues. Il se dit brièvement qu'elle avait intérêt à épousseter ses cuisses si elle ne voulait pas que ça lui gratte une fois rhabillée (oui, Heinrich se posait ce genre de question, souvent). A la voir engloutir les cookies les uns après les autres, les mains tremblants dangereusement, Heinrich pu deviner sans peine que ça faisait un moment qu'elle n'avait rien avalé. Ou du moins depuis sa blessure qui l'avait de tout évidence bien affaiblie. Il ne douta pas qu'elle sera bientôt en meilleure forme, au moins à ce niveau là. Il lui demanderait plus tard l'origine de sa blessure. Ce n'était de toute évidence pas une morsure, alors ça pouvait attendre que son interlocutrice soit plus en forme, autant physiquement que psychologiquement.

Il l'observait toujours, de son air naturellement gênant, lorsque son regard croisa celui de l'inconnue qui se dépêcha de débarrasser ses cuisses pour se rhabiller. Heinrich détourna le regard, même si c'était un peu tard. Il l'écouta alors essayer de parler, et finalement réussir. Sans ce soucier du mal qu'elle pouvait avoir après reçu un tel choc suite à sa mort qui aurait été imminente s'il n'avait pas été là. Il se sentit soudainement un peu fier d'avoir sauvé une vie, mais ne le montra pas. Elle promit de ne pas faire de bruit et posa une question à son tour. Tout en s'éloignant de la fenêtre, il lui répondit.

« Je ne peux rien affirmer, je n'ai pas eu le temps de vraiment examiner ces barricades, mais ça à l'air d'être là depuis longtemps, et vu tous les sacs de couchages et les vivres dans la cuisine, je pense que beaucoup de personnes sont passées par ici avant nous. Et ça tient toujours. Je ne pense pas qu'ils insisteront trop sur les barricades. Mais si par malheur ils s’excitaient et venaient à détruire les barricades ou la porte, je compte sur vous pour me suivre à l'étage, on devrait pouvoir s'enfuir par le toit. Ce genre de maison à souvent un jardin derrière avec de grands arbres, ça devrait être facile. Si votre jambe ne vous fait pas trop mal... »

Il se rendit compte d'une chose en disant cela : il n'avait même pas cherché à savoir à quoi ressemblait l'arrière de la maison et si elle était sécurisé. Il espérait qu'il y avait bien des arbres comme il l'imaginait et que le jardin était vide. Mais surtout, il espérait que les planches barrant les fenêtres tiendraient. Mais ça il en était quasiment sûr.

Elle lui dit alors qu'elle était seule, mais il compris que ça n'avait pas toujours été le cas et que ça semblait récent. Il décida de ne pas insister. Même s'il était passé débutant dans l'art de décrypter les gens, le regard qui se détourne et le ton qu'elle avait pris lui fit penser très fortement qu'elle ne souhaitait pas en parler. Et il ne la connaissait pas, il ignorait donc qu'elle réaction elle pourrait avoir s'il insistait (comme s'énerver et crier, ce qui n'était pas une bonne idée). Elle ne répondit pas au reste, et ce n'était pas grave à ses yeux. Ce n'était qu'accessoire, et quelque chose lui disait qu'il aurait tout le temps de lui redemander si elle avait pu fouiller d'autres maisons plus tard. Alors elle choisit de lui retourner l'une de ses questions : était-il seul, lui aussi ? Il sentit comme une décharge lui transpercer le cœur. Il repensa d'un coup à tout ce qui s'était produit depuis que le monde s'était effondré, en particulier sa fille... Il sentit de l'angoisse commencer à monter en lui, commençant à lui oppresser la tête et à lui appuyer sur la poitrine. Mais une partie endurcie de son cerveau mis vite fin à cet état qui commençait à l'envahir. Il poussa pris une grande inspiration le plus discrètement possible et vint rejoindre l'inconnue à la table, s'asseyant sur une chaise qui se plaignit de son poids dans un petit grincement. Heureusement, maintenant il arrivait à gérer ses émotions quand il pensait à sa fille. C'était différent quand on lui en parlait de vive voix ou qu'il croisait un enfant. Mais heureusement pour lui, aucun gosse à l'horizon, et peut de chance que la femme se demande s'il avait eu des enfants.

« Je suis seul aussi. Enfin, plus maintenant, on est seuls ensemble. »

Il tenta d'esquisser un sourire comme il avait tenté de caché les émotions qui avaient menacés de le submergé quelques secondes plus tôt.

« Je m'appelle Heinrich. »

Faisant fit des politesses un peu plus tôt, il se rendit compte qu'il s'était nommé de façon tout à fait naturel. Dernier vestige de leur côté civilisé écroulé, il semblerait. Il ne se sentit pas obligé de demander son nom à l'inconnue. Mais il pensa que c'était plus judicieux qu'elle lui donne pour communiquer au cas où il y aurait un soucis.



"We could save our world
But we are what we are."



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