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 "Senator Servusque" (Le sénateur et l'esclave) ¤ Ft. Game Over

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Septimus Caïus Pompéius
J'ai 34 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis sénateur et propriétaire d'une villa en dehors de Rome et je m'en sors très bien. Sinon, à cause de mon statut, je suis marié à une femme insipide et je le vis plutôt mal mais je trouve des compensations.

Septimus est l'un des plus jeunes sénateur romain. Guerrier accompli, brillant général et tacticien, il a rapidement gravi les échelons après avoir pris sa retraite de soldat suite à une mauvaise blessure à la hanche. Il ne garde aucune séquelle à part une grande cicatrice sur sa hanche gauche.


Michiel Huisman ©️ Arté

Je restais dans ma large robe, allongé à boire du vin. Je ne savais pas encore ce que j'allais faire de lui. J'avais plusieurs esclaves qui se faisaient un plaisir de venir me satisfaire quand j'en ressentais le besoin. Ils étaient passé maitre dans l'art de me faire perdre la tête. Mais lui... le prendrais je déjà dans mon lit? Ou allais je me contenter de discuter avec lui, de tenter de percer le mystère de cet esclave qui m'intriguait un peu trop depuis que je l'avais acheté.

Je terminais ma gorgée avant de l'autoriser à entrer. Je me levais pour me servir un autre verre de vin tandis qu'il entrait.

"Maître, que puis-je pour vous ?"

Je ne répondis pas sur le moment. Je terminais ce que j'étais entrain de faire avant de me retourner vers lui, mon verre à la main alors que je recommençais à le siroter. J'ignorais sa question, me contentant de le détailler. Il était bien mieux une fois propre. Je me rendais un peu plus compte de la beauté brut qu'il cachait sous les couches de crasse qu'il accumulait à travailler dans les champs. Il était tout à fait à mon goût. C'était peut être tout simplement ça. Je n'avais pas pu me mettre grand chose d'appétissant entre les cuisses depuis un moment. J'avais été trop pris par mon travail à Rome pour prendre du bon temps. Ca devait me travailler si je venais à y penser même en étant occupé à surveiller mes esclaves.

Je le regardais, notant au passage que son regard avait tendance à dévier vers certains de mes tableaux.

- Ca te plait? Je l'ai acheté directement à l'artiste il y a quelques années.

Je me levais pour me rapprocher de mon tableau, le redressant légèrement au passage. Maudits travailleurs, ils n'étaient pas capable de faire les choses correctement. Je marmonnais dans ma barbe en voyant ça.

Je me retournais ensuite vers lui avant de m'asseoir à nouveau.

- Prend un verre de vin et vient te détendre. J'aimerais en apprendre plus sur toi.

En fait non, c'était juste pour entamer le dialogue et faire en sorte qu'il se rapproche de moi. Tout ce dont j'avais envie pour le moment, c'était découvrir le corps qui se cachait sous cette tunique. Et également voir s'il faisait partie de ces hommes trop coincé pour apprécier le plaisir que pouvait procurer les relations entre hommes. Je pourrais toujours l'obliger à le faire mais j'aimais que mes partenaires prennent un minimum de plaisir avec moi. C'était mieux s'il appréciait déjà ces plaisirs.




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Jérémie
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Ilias
J'ai 20 ans et je vis à Rome, Italie. Dans la vie, je suis esclave et je m'en sors aussi bien que possible. Sinon, grâce à mon potentiel intellectuel particulier, je ne sais pas trop sur quel pied danser et je le vis plutôt comme une équation avec beaucoup trop d'inconnues.

Acheté par le sénateur Septimus Caïus Pompéius pour des travaux domestiques.


avatar ©️ Ben Whishaw



Les pupilles noires évitaient de trop croiser celles du maître, craignant que c'eût été impoli. Ilias ne manquait pas cependant de tenter de déchiffrer l'élégante silhouette nonchalamment installée, en tenue de détente et avec une coupe de vin. L'homme semblait moins sévère, comme si le masque pouvait se permettre de tomber de temps à autres. Les traits de son visages restaient neutres et conservaient la distance protocolaire due à son rang mais l'esclave y trouva un air songeur qui l'intrigua et lui plut, autant que sa curieuse invitation.
Qu'est-ce que cela signifiait ? Qu'attendait le sénateur ? Ilias ne savait rien de ce qui se faisait avec les esclaves : sa famille n'avait jamais eu de domestiques, trop modeste pour cela. Ou bien était-ce ce seigneur qui avait l'habitude de recevoir ainsi les nouveaux qu'il achetait afin de les mieux connaître ? Dans ce cas là, le jeune homme ignorait s'il devait se sentir touché par cette généreuse attention, ou gêné de ne savoir que dire ni que faire. Ilias en conçut un fond de moquerie après lui-même : il avait l'air malin ! Il pouvait bien connaître la philosophie, les mathématiques, l'art et bien d'autres domaines... toutefois dans les relations sociales et humaines, les livres ne s'avéraient d'aucune utilité et le garçon se sentait à cet instant une vraie buse.

Aussi ne comprit-il pas davantage le silence du maître à sa question, et son regard scrutateur qui le détaillait de la tête aux pieds. Là encore, était-ce habituel ? L'esclave prenait conscience d'à quel point dans certains domaines il ne savait rien. Embarrassé, il préféra imposer à ses yeux une infaillible fixité et continuer d'apprécier avec discrétion le raffinement du mobilier qu'animait la danse des lampes à huile tout autour.

Le seigneur prit enfin la parole : il avait apparemment repéré les lorgnades d'Ilias en direction des deux tableaux et l'interrogeait à leur sujet. Un léger sourire lui vint aux lèvres et il s'intéressa plus avant au contenu des cadres une fois que l'homme les eut remis en place. A droite, une représentation de Mars qui s'équipait d'armes dans une grotte et, à gauche, le fondateur de Rome avec l'emblème de la louve. A la question de leur appréciation, il répondit d'une voix que la timidité rendait mal assurée :

"Oui, ils sont très beaux. La composition et la finesse du trait sont impressionnantes. L'on croirait vraiment à la profondeur de cette caverne."

Il n'en dit pas davantage par crainte de pédantisme, mais en effet son regard s'était arrêté, admiratif, sur la gestion des volumes et des drapés qui donnaient de multiples dimensions à l'ensemble quand bien des œuvres paraissaient souvent plates. Les frises ornant le tout lui parurent inspirées de ce qui se faisait chez lui, en Grèce, sur les temples. A ce constat un éclat rêveur passa dans ses pupilles.

Le bruit des pas du maître sur le dallage rappela Ilias : du bout des yeux il le vit aller se rasseoir. L'esclave eut un léger recul surpris - agréablement - en l'entendant lui proposer du vin. Ça alors ! L'homme était généreux avec son personnel. Ou bien un élément échappait - encore - au garçon... Touché, il rosit à l'invitation et approcha de la table pour se remplir une coupe avec parcimonie. Cela sentait bon. Avant de goûter directement à la boisson, il en apprécia le parfum. Très raffiné. Ilias détecta des épices et un doigt de miel. Son palais le long duquel coula le nectar confirma aussitôt sa qualité et il prit soin d'ajouter un :

"Merci, maître."

Pour ce qui était d'en apprendre plus sur lui... Ilias eut du mal à répondre à cela. Un garçon des champs, que pouvait-il y avoir d'autre à connaître à son sujet ? Il se demanda alors si l'homme avait soupçonné quelque chose, sous le vernis modeste jusque là évoqué par le marchand d'esclaves. Oh sûr que le garçon aurait aimé parler de tout ce que ses yeux avaient croisé dans la domus avant d'arriver à cette chambre : une carte de la terre, des ouvrages grecs, hébreux, romains, une modélisation du système solaire... Mais ne serait-ce pas risquer de laisser deviner au maître qu'il s'était autorité à fréquenter des choses auxquelles les gens de son rang n'avaient pas accès - et donc qu'il était capable de dissimulation auprès des supérieurs ? Ce genre de conversation correspondait-elle du reste à ce que le maître attendait de lui ?
Il fallait trouver quelque chose de neutre - mais pas trop banal - à dire. Pas évident. Et s'il arrivait à se faire donner une place à l'intérieur de la domus plutôt qu'aux champs ? Tous ces trésors, il pourrait y mettre le nez entre deux corvées. Voilà qui tentait Ilias.

"Eh bien... Toute ma famille était employée par un gros propriétaire terrien. Mais nous montions parfois en ville pour fêter les Panathénées. C'était l'occasion d'écouter des rhapsodes. J'aimais énormément cela. Et aussi de voir de nouvelles fresques. Celles de votre villa me les rappellent beaucoup."

D'abord il ne savait pas quoi dire, et voilà qu'au contraire il allait s'embarquer sur les fresques et les ressemblances au fil de ses associations d'idées. Le maître n'allait sûrement pas apprécier du bavardage comme cela. Ma gueule, s'ordonna-t-il intérieurement avec autodérision.


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Michiel Huisman ©️ Arté

"Oui, ils sont très beaux. La composition et la finesse du trait sont impressionnantes. L'on croirait vraiment à la profondeur de cette caverne."

Je hochais simplement la tête à sa remarque. Je trempais doucement mes lèvres dans ma coupe, me délectant de la saveur des épices sur ma langue. Il avait du goût. Il n'avait pas lorgné sur le plus moche de mes tableaux. Bien entendu aucun n'était horrible, je ne l'aurais pas permis. J'avais pris grand soin à décorer ma demeure. Chaque chose avait été choisi et disposé de façon à la mettre en valeur et à sublimer les lieux. Mais ce n'était pas le moment de parler décoration et oeuvres d'art. J'avais plus intéressant sous les yeux pour le moment et j'avais hâte de pouvoir y gouter.

"Merci, maître."

J'agitais distraitement la main. Ce n'était rien, qu'un verre de vin. Je voulais qu'il se détende, qu'il vienne partager un instant d'intimité avec moi, qu'il me fasse goûter à une ivresse plus enivrante que le vin que nous étions entrain de savourer.

"Eh bien... Toute ma famille était employée par un gros propriétaire terrien. Mais nous montions parfois en ville pour fêter les Panathénées. C'était l'occasion d'écouter des rhapsodes. J'aimais énormément cela. Et aussi de voir de nouvelles fresques. Celles de votre villa me les rappellent beaucoup."

Je souris doucement en entendant son compliment. Vraiment il avait du goût. Je commençais à me dire qu'il n'avait pas grand chose à voir avec le fermier inculte que le vendeur m'avait vendu. Tant mieux, ça voulait dire que j'avais fait une bonne affaire. Je doutais qu'il ait l'instruction nécessaire pour me servir comme secrétaire ou précepteur pour mes enfants. On apprenait pas les choses utiles dans les champs. Mais il semblait capable de réfléchir et d'apprécier la beauté à sa juste valeur. Peut être que je pourrais faire quelque chose de plus utile de lui qu'un simple ouvrier des champs. Contremaître peut être... ou serviteur dans ma demeure. Je verrais bien. Pour le moment j'avais besoin de lui dans les champs et envie de lui dans mon lit. Peut être que s'il se révélait talentueux dans ce dernier domaine, m'arrangerais je pour l'avoir plus près de moi.

- J'espère qu'elle te plaise. J'ai mis beaucoup d'attention à décorer cet endroit.

Je me redressais un peu, tapotant la place que je venais de libérer à côté de moi.

- Viens t'asseoir. Tu seras plus à l'aise pour boire. Je ne te ferais rien de mal.

Je comptais même lui faire uniquement du bien, beaucoup de bien. Je lui souris, attendant qu'il vienne s'installer.

- Tu travaillais en famille... tu étais marié? Un jeune homme comme toi, je suis certain que les femmes devaient toutes te vouloir dans leur lit.

Je reprenais une gorgée de mon vin, le regardant en laissant entrevoir l'envie dans mon regard.

- Et les hommes aussi...

Voilà, j'allais être fixé au moins ainsi. De toute façon, qu'il veuille ou non un homme dans son lit, je le prendrais. J'avais cette idée en tête depuis trop longtemps pour que j'y renonce maintenant qu'il était si près de moi.



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