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 Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas [Riley]

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Nilo Toskàv
Nilo Toskàv
Féminin MESSAGES : 6
INSCRIPTION : 04/02/2019
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Limace

Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas [Riley] Empty

Le soleil se levait lentement, baignant l’horizon de couleurs chatoyantes. L’océan était calme, les vagues venaient s’échouer sur le sable fin de la plage tandis que je mitraillais le paysage à l’aide de mon appareil photo professionnel. Mon premier cours allait débuter dans une heure, et je devais avouer que j’avais légèrement le trac. Pourtant, enseigner l’art de la photographie était ma passion, mais c’était justement là ce qui me freinait un peu : la peur de ne pas réussir à partager le bonheur que j’avais de faire mon métier. Mais je ne devais pas penser aux choses négatives qui pouvaient prétendument arriver. S’il le faut, tout se passerait comme sur des roulettes.

Je lâchai un soupir, quittant l’objectif des yeux pour étouffer un bâillement. Je n’étais pas parvenu à trouver le sommeil cette nuit, aussi avais-je décidé de me lancer dans un shooting nocturne du paysage de la Nouvelle Orléans. Après tout, cela me changeait de mon pays d’origine, à savoir la Russie que j’avais quitté il y a quelques mois à peine, le temps de me trouver un appartement et un boulot que j’avais décroché dans cette université grâce à de multiples contact. Pour être plus précis, j'étais enseignant en Russie, mais j'avais un grand besoin d'air pur. Je devais quitter ce pays si je voulais repartir sur des bases plus seines. Par chance, j'avais découvert il y a six mois qu'un poste s'était libéré en tant que professeur de photographie en université dans la Nouvelle Orléans, que j'avais par chance obtenu. J’avais décidé de quitter mes mauvaises habitudes pour repartir du bon pied : diminuer ma consommation excessive de drogue, de cigarette et d’alcool qui me tuait à petit feu. J’ignorais très sincèrement si j’y parviendrais, mais je voulais me laisser une chance de faire de mon corps autre chose qu’une œuvre misérable. Il fallait que, malgré mon passé, je me tourne vers un avenir meilleur, réussir dans mon travail et trouver la femme de ma vie autrement que dans une fête un peu trop arrosée. Qui sait, peut-être que mon coup de cœur se portera sur ma voisine de palier, ou bien sur l’une des nombreuses enseignantes à la faculté. En tout cas, j’étais fermement décidé à devenir un nouvel homme, à l’esprit sain dans un corps sain.

Jetant un nouveau coup d’œil à ma montre, je remballai mon matériel. Il était temps que je rentre pour me doucher, me changer et prendre un petit déjeuner rapide avant de me rendre à mon premier cours. Heureusement, je n’habitais qu’à dix minutes à pieds de l’université, aussi je ne serai en aucun cas en retard. Tout était bien orchestré pour que je puisse mener de front mon travail de photographe avec celui d’enseignant. Passant la bretelle de mon sac contenant tout mon matériel autour de mon épaule, je pris la direction de la ville, non sans m’arrêter un instant pour retirer mes chaussures afin de les secouer pour que le sable de la plage retombe. Puis je me rechaussai et continuai ma marche pour arriver un quart d’heure plus tard chez moi. Je pris l’ascenseur pour monter au troisième étage, la cigarette m’encrassant suffisamment les poumons pour que je ne puisse pas reprendre mon souffle rapidement au moindre effort si je montais les escaliers. Je me rendis dans mon appartement et filai rapidement sous la douche pour me laver vite et bien. Enroulant ma serviette autour de ma taille, je m’installai face au miroir de la salle de bain pour me brosser les dents et me recoiffer. Je sortis ensuite de la salle d’eau et me plantai devant mon placard pour en sortir un jean noir, une chemise blanche et une cravate noire également, dans un style sobre mais élégant comme je l’aimais. Jetant un coup d’œil à l’horloge murale, je vis qu’il était temps pour moi de partir. J’attrapai une pomme Pink Ladie au passage dans la corbeille de fruits, pris ma sacoche contenant mes cour, enfilai ma veste et sortis dans le couloir. Je refermai la porte derrière moi et repris l’ascenseur pour me rendre au rez-de-chaussée afin de quitter l’immeuble.

Je m’engageai sur le chemin piéton et croquai dans ma pomme, avant de glisser ma main dans ma poche pour en ressortir deux écouteurs afin de passer les meilleurs morceaux de musique que je puisse avoir dans mon téléphone portable qui pourraient me donner autant de pêche que de courage. Undisclosed desires de Muse dans les oreilles, je jetai mon trognon de pomme dans la première poubelle qui siégeait sur le bord de route, et en profitai pour attraper mon paquet de cigarettes. Je portai l’une d’elle à mes lèvres, et saisis le briquet que mettais toujours dans le paquet pour ne pas le perdre lorsqu’il y avait un peu de place, et allumai l’extrémité de la nuisible. Après une première bouffée, je poussai un soupir de quiétude. SI j’étais toujours angoissé, je sentais les battements de mon cœur s’apaiser en conséquence. On peut dire ce qu’on veut, la clope a un sacré pouvoir sur le trac.

Une fois arrivé devant les portes gigantesques de l’université, j’écrasai mon mégot contre la semelle de ma chaussure puis le jetai dans une poubelle. Réajustant les pans de mon trench coat noir, je poussai une légère expiration pour me donner du courage, et avançai. Je passai par le secrétariat afin de prendre mon emploi du temps qu’ils avaient oublié de m’envoyer par mail. Le président de l’université s’était excusé pour cette erreur et m’avait proposé de le récupérer le jour-même, c’est-à-dire aujourd’hui-même, jour de ma rentrée. Jetant un regard vers la salle dans laquelle je devais me rendre, je m’y dirigeai et saluai poliment d’un beau sourire les premiers étudiants qui attendaient patiemment devant celle-ci. J’ouvris la porte de la salle et les laissais rentrer les uns après les autres pour s’installer à leur table, tandis que je sortais mes affaires de mon attaché-case. Lorsque la sonnerie retentie, je levai les yeux vers eux et leur dis d’une voix assurée au très léger accent étranger :

« Bonjour et bienvenue à toutes et à tous. Je suis Nilo Toskàv, et serai votre nouveau professeur de photographie durant cette année universitaire. Je remplace donc Monsieur Carrey qui a dû quitter le poste pour des raisons personnelles. Je vais commencer l’appel et je voudrais que vous me parliez brièvement de vous et de la raison pour laquelle vous avez choisi de prendre ma matière pour option. »

Baissant les yeux pour lire ma liste d’appel, je commençai :

« Monsieur Thomas ? Bonjour, je vous écoute. »

L’étudiant se présenta avec sourire et assurance, puis nous passâmes au suivant et ainsi de suite, jusqu’à…

« Mademoiselle Harris ? Enchanté. Dites-moi ce que vous amène ici. » Lui demandais-je.

A peine mon regard se posa sur la jeune femme, mon cœur prit un battement plus irrégulier qu’à l’accoutumé, sans que je ne puisse l’expliquer. Elle était charmante, certes, mais…

« Cent fois trop jeune, imbécile », pensais-je.

Il était interdit que je joue aux cons. J’avais quitté la Russie pour les Etats-Unis pour une raison qui m’était bien précise : je voulais arrêter de faire absolument n’importe quoi de ma peau. Et cela passerait par un épanouissement auprès de femmes de mon âge.
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