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 Et mon coeur se brisa [ft. titekaori]

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Ca aurait du être une belle soirée mais tout ne s'était pas passé comme prévu. Il y avait eu cette voiture, le choc puis le trou noir.... désormais plus rien n'était pareil.

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Sage Henriksen
J'ai 38 ans et je vis à Oslo, Norvège. Dans la vie, je suis médecin urgentiste et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt pas vraiment bien ces derniers temps..

Norvégien de pur souche, il parle norvégien, anglais et swahili. Après avoir travaillé des années en humanitaire, il vient de revenir dans son pays natal avec sa femme et leur enfant à naitre.



Travis Fimmel ©️ kane

Je reste là à la contempler, ma main serrant la sienne. Elle me semblait si petite, si fragile dans la mienne. Elle aussi, elle semblait si frêle en cet instant. Sa peau était encore plus blanche que d'ordinaire, à tel point qu'on aurait pu la confondre avec les draps sur lesquels elle reposait. Elle semblait endormie, comme une princesse de conte de fée attendant que son prince ne vienne la réveiller d'un baiser. On aurait pu le croire, si on oubliait la quantité de fils qui la maintenait en vie. Cet horrible tuyau dans sa bouche qui faisait se soulever en rythme sa poitrine, la perfusion dans son bras qui lui apportait nutriments et médicaments, les fils sur sa poitrine mesurant son rythme cardiaque, émettant une série de bip qui à chaque instant me prouvaient qu'elle était là, qu'elle était envie et que je ne l'avais pas perdue. Sans parler de tous les autres, des multiples bandages qui recouvraient son corps. Il y en avait trop pour faire le décompte. Pourtant je les connaissais tous. Je passais mon temps à les surveiller et à prendre soin, m'attirant les foudres de tout le personnel du service.

Des bruits de pas résonnèrent derrière moi. Je n'y prêtais pas attention, seul comptait la femme allongée sur le lit et la machine qui bipait derrière moi.

"Sage... tu devrais rentrer te reposer un peu. Ca fait une semaine que tu n'as pas bougé d'ici."

Une façon polie de dire que je ne ressemblais plus à rien et que je devrais m'en aller pour arrêter de ressembler à un fantôme hantant son chevet. Mes cheveux pendaient en touffes hirsutes sur ma tête, ma barbe avaient poussé un peu n'importe comment. Je devais plus ressembler à un ours qu'à un fantôme.

Je secouais doucement la tête sans la quitter des yeux.

- Je reste là. Je veux être avec elle quand elle se réveillera.

J'entendis le soupir derrière moi. Je savais qu'ils ne croyaient pas à son réveil. Les lésions étaient trop importantes pour qu'elle récupère. L'hématome cérébrale se résorbait doucement pourtant elle ne se réveillait pas. Plus le temps passait et plus ils doutaient qu'elle se réveille un jour. C'était ce qu'ils pensaient tous. Je savais très bien que si j'étais à leur place je dirais la même chose à la famille du patient. "N'ayez pas trop d'espoir.." Combien de fois avais je dit cette même phrase? Pourtant je n'arrivais pas à l'admettre quand il s'agissait de ma femme.

Elle était forte ma Carlyn. Je savais qu'elle était toujours là quelque part et qu'elle me reviendrait. Il ne pouvait pas en être autrement.

"Tu sais que..."

Je le coupais sèchement.

- Je sais. Mais je reste avec là alors laisse moi.

Il soupira à nouveau avant de me laisser seul avec elle. Je fini par m'endormir comme je le faisais toujours. Je m'endormais sur elle, dormais une ou deux heures avant de me réveiller. Je ne la quittais pas. Je mangeais à peine, surtout quand les infirmières ou les médecins venaient m'apporter un sandwich parce qu'ils en avaient marre de me voir là.

Je m'étais endormi une fois de plus mais cette fois ce ne fut pas une des infirmières qui me réveilla mais un mouvement agitant la main que je tenais. Je me redressais brusquement pour tomber face à ses superbes yeux me fixant. Je restais un moment sans bouger, la regardant sans parvenir à y croire. Elle bougea faiblement, me montrant le tube dans sa gorge.

- Attends... je vais te l'enlever. Ca va être un peu désagréable.

Je pris une seringue pour dégonfler le ballonnet et lui retirais doucement le tube de la gorge. Je lui souriais doucement tandis qu'elle reprenait difficilement son souffle.

- Tout va bien. On... on a eu un accident mais tout va bien.

Je ne pouvais m'empêcher de lui sourire tendrement. Elle était là, alors tout irait bien maintenant.


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Carlyn Henriksen
J'ai 36 ans et je vis à Oslo, Norvège (apparemment). Dans la vie, je suis Globetrotteuse/photographe devenue récemment photographe sédentaire et je m'en sors plutôt bien ? Je n'en sais rien, à dire vrai, j'ai oubliée beaucoup de choses me concernant au sujet des dernières années. Sinon, grâce à ma Folie ? Lobotomisation ? Inconscience ?, je suis mariée et je le vis plutôt mal car le mariage ce n'était clairement pas un projet de vie, pour moi. Mais la situation peut encore s'améliorer.

Elle est née à Madagascar, au cœur de la tribu des Mahafaly. • Elle a beaucoup voyagé durant son enfance, dans le cadre des missions humanitaires de ces parents (médecins sans frontières), avant de devenir sédentaire au Canada. • Elle a une sœur son ainée de trois ans. • Elle ne fréquente plus sa famille depuis ses dix-neuf ans. • Elle est polyglotte. Elle parle pas moins de huit langues, qui sont : le malgache, le swahili, l'anglais, le français, l'italien, l'allemand, l'espagnol, et le suédois. • Elle a apprit également le norvégien, par le biais de son mari, mais elle ne s'en souvient pas. • Elle sort d'un long coma où elle a totalement oubliée l'existence de son mari ainsi que l'intégralité de leur relation. • Elle a perdu le bébé qu'elle attendait dans l'accident de voiture qui l'a plongé dans le coma.



katheryn winnick ©️  LITTLEWILDLING-RPG
Tout est plongé dans l’obscurité. J’ai peur. J’ai peur de mourir. Où j’ai peur de l’être déjà, peut-être. Tout c’est passé tellement vite que… Que j’ai le sentiment de n’avoir pas eu le temps de marquer mon esprit de souvenir tangible.
Que m’est-il arrivé ?
L’hélicoptère se serait-il craché ?
[…]
Non. Je me rappelle son atterrissage, sans encombre. Je revois mes pieds se poser sur l’air d’atterrissage, sans obstacle. Un homme d’un certain âge m’a accueilli même, je me rappelle. Il travaillait pour une association, à ce qu’il me semble. Oui ! Oui il œuvre dans l’humanitaire et nous sommes au Kenya, je me souviens ! Je ressens encore l’enthousiasme qui m’accaparait à l’idée seule de côtoyer les guerriers Masaï. Je devais faire un reportage sur eux ainsi que sur la mission où m’on m’avait engagé, d’ailleurs. C’était pour quelques semaines, peut-être ? Je ne sais plus, c’est confus. Les ai-je rencontrée, ces fameux guerriers ? Je ne crois pas. Tout est tellement flous dans ma mémoire. Il y manque des séquences qui m’expliqueraient les douleurs que je ressens tout d’un coup. J’ai eu un accident ? Ah moins que j’ai été victime d’une agression ? Je ne parviens pas à ressentir exactement les douleurs, ma foi supportable, même en me concentrant sur leur localisation. Je sens une aiguille plantée dans mon bras, ainsi qu’un tuyau dans ma gorge. Je sens également une main dans la mienne, masculine. Papa ? Les battements de mon cœur s’emballent sur le monitoring à cette hypothèse. Je serais tellement heureuse si papa était véritablement là à mon chevet. Je dois m’en assurer.

Je force sur mes paupières alourdies pour les ouvrir, non sans quelques premiers essais infructueux. C’est comme si j’étais prisonnière de mon corps, dont je ne parvenais plus à avoir véritablement le contrôle. Mais j’y parviens, enfin. Ma vue est trouble quelques instant, mais j’ai la satisfaction de les avoir ouvertes, et je vois. La chambre d’hôpital est vraiment moderne, pour le Kenya. Je dois sortir d’un coma de plusieurs décennies si le Kenya est à présent aussi à la pointe de la médecine occidentale. Je dirige mes prunelles en direction de cette main où est refermée celle de l’homme à mon chevet. Ce n’est pas papa, malheureusement. Et je ne reconnais pas celui qui est à sa place. J’aimerais parler mais le tuyau dans ma gorge m’en empêche autant qu’il me panique légèrement, maintenant que je suis en état de conscience. Je veux que l’on me le retire, maintenant. Je n’ai pas le choix, mon unique moyen de communication est ma main. Je la serre contre celle de l’homme pour l’éveiller. C’est un échec. J’utilise donc le peu de force que je possède pour les agiter toutes les deux. Il ouvre les yeux. Oui ! Il a de beaux yeux, d’ailleurs : d’un bleu clair très envoûtant. Je les observe longuement, cherchant à comprendre pourquoi il me fixe avec une telle intensité, puis je lui montre péniblement le tuyau dans ma gorge. Il faut qu’il comprenne. Il faut qu’il appelle quelqu’un pour me l’enlever. Par chance il saisit très vite ma demande, et m’informe qu’il va me l’enlever. Cela va être un peu désagréable, apparemment. Je m’en fiche. Tant que vous me le retirer c’est tout ce qui m’importe. J’aimerais lui répondre, avec un tac-o-tac familier. Il s’empare d’une seringue pour la manœuvre, que je ne saurai vous décrire honnêtement, avant de me l’ôter. Je toussote quelque peu en respirant à nouveau par moi-même, difficilement. C’est comme si je réapprenais à le faire de moi-même. C’est assez déstabilisant. L’homme reprend la parole. Il m’annonce que nous avons eu un accident mais que tout va bien. Euh… Okay ?

_ Vous êtes médecin/chauffeur ? Je lui demande aussitôt, d’une petite voix. _ Car si c’est le cas, j’espère que vous êtes meilleur médecin que chauffeur.

C’est vrai, quoi ? Je suis accrochée à une batterie de machine médicale dans un hôpital. Ce n’est pas gage d’une conduite exceptionnelle, ça. Mais attendez ! C’était peut-être moi qui conduisait, finalement ?

_ Excusez-moi… Je souffle l’instant suivant, en fronçant les sourcils, songeuse. _ C’était peut-être moi au volant et… Je m’interromps. Car après tout on s’en fiche bien de qui de nous deux était derrière le volant. Le plus important est de savoir combien d’années de ma vie j’ai perdue, alitée sur ce lit, et pourquoi il me regarde avec autant de tendresse. _ On se connaît tout les deux ? Je demande spontanément, avec une indélicatesse me caractérisant. _ D’ailleurs, en quelle année sommes-nous ?

Si je me base sur la chambre d’hôpital, trop moderne pour ce coin reculé du monde qu’est le Kenya, je dirais des décennies. Non ! Ça voudrait dire que je suis vieille !

_ Est-ce que je suis vieille ? Je demande à nouveau, légèrement paniquée par mes dernières pensées. _ Dites-moi que non j’vous en supplie. Ça me ferait chier d’avoir perdu mon pouvoir de séduction à cause d’un coma de plusieurs années. Car je sors bien d’un coma, n’est-ce pas ?

STOOOP ! Je reprends mon souffle. Je ne suis pas en état de m’exprimer autant et à un rythme aussi effréné. Il faut que je me détende. Le mieux est que je laisse à cet homme le loisir de m’expliquer la situation, de lui-même, sans mes interventions.


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Sage Henriksen
J'ai 38 ans et je vis à Oslo, Norvège. Dans la vie, je suis médecin urgentiste et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt pas vraiment bien ces derniers temps..

Norvégien de pur souche, il parle norvégien, anglais et swahili. Après avoir travaillé des années en humanitaire, il vient de revenir dans son pays natal avec sa femme et leur enfant à naitre.



Travis Fimmel ©️ kane

J'avais rapidement repris sa main dans la mienne. Je voulais attendre un peu avant de les appeler. Je voulais profiter d'elle un instant, du plaisir de l'avoir retrouvé avant qu'une nuée de soignants ne vienne lui sauter dessus pour lui faire tout un tas d'examen. Je la voulais encore un peu pour moi un instant, profiter de voir à nouveau ses beaux yeux me regarder.

J'étais tellement heureux que je ne remarquais rien. Je ne voyais pas ses yeux qui me fixaient comme elle aurait fixé un étranger. Je ne faisais pas attention à sa main dans la mienne qui restait inerte, ne me serrant pas doucement. Je ne voyais rien de tout ça, parce que je ne voyais qu'elle. Alors quand elle parla pour la première fois, le choc fut pire que tout. Car ses premiers mots n'étaient pas les mots d'amour que j'avais espéré entendre.

_ Vous êtes médecin/chauffeur ? Car si c’est le cas, j’espère que vous êtes meilleur médecin que chauffeur.

Mon sourire disparu aussitôt. Je gardais sa main dans la sienne mais en moi quelque chose s'était brisé. Je la fixais, sans comprendre ce qui pouvait être entrain de se passer. Ce vouvoiement... ces questions... elle ne me connaissait pas. Je n'arrivais pas à y croire. Ce n'était pas possible. Et d'ailleurs non c'était ça. Ce n'était pas la vérité. Je me mettais à stresser pour rien. Elle me faisait une blague. Elle se souvenait que c'était moi qui conduisait et elle me taquinait comme souvent. J'étais vraiment trop épuisé et je me prenais trop la tête. Elle allait rapidement me sourire me montrant qu'elle plaisantait.

_ Excusez-moi… C’était peut-être moi au volant et…

Si c'était une plaisanterie elle commençait à être vraiment de mauvais gout. Est ce qu'elle se rendait compte de l'inquiétude que je m'étais fait pour elle? Ce n'était pas drôle.

_ On se connaît tout les deux ?

Mes illusions volèrent en éclat pour la seconde fois. Cette fois je ne pouvais plus me voiler la face. Elle m'avait oublié... J'avais l'impression de vivre un cauchemar. Elle était là. Elle était en vie mais j'avais le sentiment de l'avoir perdu.

_ D’ailleurs, en quelle année sommes-nous ? Est-ce que je suis vieille ? Dites-moi que non j’vous en supplie. Ça me ferait chier d’avoir perdu mon pouvoir de séduction à cause d’un coma de plusieurs années. Car je sors bien d’un coma, n’est-ce pas ?

Il fallait que je reprenne mes esprits. Elle avait besoin de moi, même si il ignorait le mal qu'elle me faisait en parler ainsi. Elle n'y était pour rien elle... elle m'avait oublié. Mais elle sortait du coma et elle avait besoin de moi. Alors je lachais sa main et me redressais un peu, tentant de retrouver mon calme.

- Tu as trente six ans. Tu es resté une semaine dans le coma et ne t'en fais pas pour ton pouvoir de séduction. Il est toujours intact.

Je me forçais à sourire, essayant de faire taire la douleur qui menaçait de me submerger. Peut être que si je lui disais la vérité, ça réveillerait ses souvenirs. Elle était peut être simplement désorientée à cause du choc de l'accident et du coma.

- On était en voiture. On se rendait à ton vernissage et c'est moi qui conduisait. Un connard a grillé un feu. Je n'ai pas eu le temps de le voir, je roulais un peu trop vite parce qu'on était en retard. Et il nous a percuté...

Je ne pouvais me résoudre à en dire plus. J'espérais qu'elle avait compris que je n'étais pas juste un chauffeur. Je ne pouvais pas lui dire que j'étais son mari et la voir me regarder choquée ou me repousser.



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J'ai 36 ans et je vis à Oslo, Norvège (apparemment). Dans la vie, je suis Globetrotteuse/photographe devenue récemment photographe sédentaire et je m'en sors plutôt bien ? Je n'en sais rien, à dire vrai, j'ai oubliée beaucoup de choses me concernant au sujet des dernières années. Sinon, grâce à ma Folie ? Lobotomisation ? Inconscience ?, je suis mariée et je le vis plutôt mal car le mariage ce n'était clairement pas un projet de vie, pour moi. Mais la situation peut encore s'améliorer.

Elle est née à Madagascar, au cœur de la tribu des Mahafaly. • Elle a beaucoup voyagé durant son enfance, dans le cadre des missions humanitaires de ces parents (médecins sans frontières), avant de devenir sédentaire au Canada. • Elle a une sœur son ainée de trois ans. • Elle ne fréquente plus sa famille depuis ses dix-neuf ans. • Elle est polyglotte. Elle parle pas moins de huit langues, qui sont : le malgache, le swahili, l'anglais, le français, l'italien, l'allemand, l'espagnol, et le suédois. • Elle a apprit également le norvégien, par le biais de son mari, mais elle ne s'en souvient pas. • Elle sort d'un long coma où elle a totalement oubliée l'existence de son mari ainsi que l'intégralité de leur relation. • Elle a perdu le bébé qu'elle attendait dans l'accident de voiture qui l'a plongé dans le coma.



katheryn winnick ©️  LITTLEWILDLING-RPG
L’inconnu se saisissait à nouveau de ma main, m’observant longuement. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que c’était bizarre. Et si cela ne l’était pas suffisamment, le sourire qu’il m’échangeait suffisait amplement à me le confirmer. Visiblement, nous nous connaissions tout les deux. Pourquoi je ne parvenais pas à mettre un nom sur son beau visage, dans ce cas ? Pourquoi je lui souriais en ayant l’impression d’être potentiellement en proie à une caméra cachée ? Je l’ignorais. Je l’ignorais tout autant que j’ignorais les circonstances m’ayant conduite dans cet hôpital, bien trop sophistiqué pour appartenir à la décennie dont je me rappelais. L’homme avait parlé d’un accident de voiture : il devait donc être autant chauffeur que médecin ? C’était du moins que je supposais, tandis que son sourire s’effaça aussitôt. Je venais de dire une connerie, je crois. Et je l’avais blessé par dessus le marché. Cherchant à me faire pardonner une supposition qui pouvait être totalement erronée, je lui confiais que j’étais peut-être l’unique responsable de la situation. Et je l’envisageais très sérieusement, d’ailleurs. C’était dans mes habitudes de prendre le volant avec un taux élevé d’alcoolémie dans le sang. Peut-être l’avais-je dragué à la cantine de la mission humanitaire puis… Non. Attendez. Cela n’avait aucun sens. En règle générale, toute la mission est localisée dans un unique endroit. Si nous avions pris un véhicule, c’était parce que nous n’étions pas à celle-ci justement. Mais où étions-nous ? Bon sang, c’était tellement confus. Le mieux était que je me concentre sur les question essentielles : qui étions-nous l’un pour l’autre ? En quelle année nous trouvions-nous ? Et la plus essentielle de toutes : était-je vieille ? Cela m’inquiétait parce que j’étais une de ces femmes qui adoraient jouée du charme que dame nature leur avait généreusement offerte ; cela m’emmerdait donc l’idée de ne pas avoir pu en profiter avant d’être totalement fripée. L’homme m’assura que mon pouvoir de séduction était toujours intact. Génial ! Je retrouvais un semblant de sérénité tout d’un coup, bien que l’âge qu’il m’avait annoncé comme étant le mien soulevait une nouvelle interrogation : a quel moment avais-je fêtée mes trente-six ans, très exactement ? Je me rappelais avoir fêter le nouvel an de l’an deux-mille-seize, je crois, mais si je n’ai pas oubliée mon année de naissance, je ne pouvais pas avoir déjà trente-six ans. Non. Cela n’était pas logique. Je sortais effectivement d’un coma, mais pas d’une durée aussi longue pour justifier l’écart de mon âge actuel à celui de mes souvenirs.

_ Attendez. Dis-je en essayant d’imbriquer les informations qu’il m’avait fournit, les unes avec les autres. _ Ça n’a pas de sens ce que vous dites ! Je fronçais les sourcils, perturbée. _ Vous prétendez que je n’ai été dans le coma que le temps d’une semaine mais… je viens de me prendre deux années de vie dans la face, là. C’est impossible ! Vous devez faire erreur avec le dossier d’une autre femme.

Il avait parlé d’un vernissage, également. Je n’exposais aucune de mes photos. Au contraire, je préférais les revendre aux plus offrants pour toujours plus découvrir le monde en solitaire. Comment en étais-je arrivé à être à la tête d’une exposition ? Et surtout, pourquoi était-il devenu mon chauffeur ?

_ On était en retard… Je murmure, comme pour mieux reconstituer le puzzle de l’accident, dont je ne me souvenais absolument pas. _ Vous conduisiez vite… Je poursuivais pour stimuler ma mémoire, toujours désespérément absente. _ Il s’est passé quelque chose avant ça, avant notre accident. Je concluais, le regard dans le vague. _ Sommes-nous toujours au Kenya ? Je lui demandais à la suite, le regardant à nouveau droit dans les yeux. _ La dernière chose dont je me souvienne c’est mon arrivée au Kenya, sur la piste d’atterrissage de la mission humanitaire : est-ce que… Non. Ce n’est pas cohérent. Cet hôpital est bien trop moderne pour le continent africain. Qui êtes-vous pour moi ? Où sommes-nous ? Pourquoi j’ai le sentiment que vous ne voulez pas me le dire ?

J’étais loin d’être idiote, malgré la situation. Je sentais bien que ce type me dissimuler volontairement des informations sur lui, sur nous. S’il conduisait la voiture pour m’emmener à mon propre vernissage, c’était parce qu’il était plus qu’un simple chauffeur dévoué autant qu’imprudent. Peut-être étions nous devenu des amis ? Des sexfriends ? C’était les seules éventualités qu’il me venait à vrai dire, pour être honnête. Je me savais bien trop solitaire sur le plan sentimental pour ne serait-ce qu’envisager qu’il puisse être mon petit-ami. Pourquoi se contenter d’un seul partenaire quand on peut en cumuler des dizaines ? C’était là la question que je posais aux gens qui m’encourageait à me poser. Pourquoi aurais-je changée d’opinion ?


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Je sentais mon coeur battre douloureusement dans ma poitrine. Je vivais un cauchemar. C'était tout aussi douloureux que de l'avoir perdu. Elle était là mais ce n'était plus elle. Ce n'était pas la Carlyn que j'aimais. Ce n'était pas celle que j'avais demandé en mariage sous un coucher de soleil en Afrique. Ce n'était pas elle que j'avais épousé là bas. Je m'étais toujours demandé comment elle avait fait pour avoir une aussi belle robe ce jour là alors qu'on vivait au fin fond du Kenya. Elle était tellement belle ce jour là... j'avais toujours voulu lui demander mais je n'en avais rien fait. Une mariée se devait d'avoir des secrets selon moi. Et aujourd'hui... aujourd'hui elle ne se rappelait même pas avoir porté cette robe ce jour là.

Je sombrais de plus en plus dans le désespoir, retenant les larmes qui voulaient me submerger.

_ Attendez. Ça n’a pas de sens ce que vous dites ! Vous prétendez que je n’ai été dans le coma que le temps d’une semaine mais… je viens de me prendre deux années de vie dans la face, là. C’est impossible ! Vous devez faire erreur avec le dossier d’une autre femme.

Non je ne pouvais pas, pas tout de suite. Elle avait besoin de moi. Cette situation était trop compliquée pour elle. Je ne pouvais pas la laisser tomber. Je l'aimais trop pour ça. Je resterais. Je ferais tout ce qu'il faudrait pour retrouver ma Carlyn.

_ On était en retard… Vous conduisiez vite… Il s’est passé quelque chose avant ça, avant notre accident. Sommes-nous toujours au Kenya ? La dernière chose dont je me souvienne c’est mon arrivée au Kenya, sur la piste d’atterrissage de la mission humanitaire : est-ce que… Non. Ce n’est pas cohérent. Cet hôpital est bien trop moderne pour le continent africain. Qui êtes-vous pour moi ? Où sommes-nous ? Pourquoi j’ai le sentiment que vous ne voulez pas me le dire ?

Je soupirais alors que je me retournais pour appuyer sur le bouton d'appel du personnel.

- J'ai appelé les médecins. Je pense que l'hématome que tu as au cerveau a provoqué des lésions au niveau de ta mémoire, effaçant les deux dernières années de ta vie. On en saura peut être plus avec un IRM.

Peut être que j'aurais un peu plus d'espoir après l'examen, que je pourrais me dire qu'elle pourrait la retrouver un jour. Mais j'étais médecin et je savais très bien ce que je répétais aux patients dans ces cas là. Le fonctionnement du cerveau humain nous est encore méconnu par certains aspects. Elle pouvait retrouver la mémoire comme elle pouvait rester pour toujours dans cet état. Je ne devais pas espérer mais pour le moment je n'avais que ça.

Alors je devais lui parler, autant pour stimuler sa mémoire que pour répondre à ses questions.

- Il y a deux ans, quand tu es arrivé au Kenya... c'est là bas qu'on s'est rencontré. Un an plus tard on... on s'est marié..

Je détournais les yeux, n'osant pas affronter son regard. J'avais peur d'y lire la surprise et le dégout. Elle n'était pas du genre à se marier quand je l'ai rencontré. Ma petit sauvageonne... elle ne s'imaginait pas en couple avec quelqu'un. Pourtant s'était ce qui était arrivé. Elle était tombé amoureuse. On s'était marié et on...

- On est à Oslo, là où je suis né. On est arrivé il y a deux mois environ.

Je ne pouvais pas lui en dire plus. Elle avait déjà encaissé pas mal de choses. Je n'allais pas lui dire tout ce que j'avais perdu dans cet accident. Il n'avait aucun souvenir qu'il ait existé. Quel intérêt de lui dire qu'elle avait perdu quelqu'un qui n'existait pas dans son esprit. Ca serait la faire souffrir inutilement alors qu'elle devait déjà être assez mal. Elle devait accepter le fait qu'elle se retrouvait avec un mari dont elle ne voulait. Je n'allais pas ajouter à ça une fausse couche.



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Carlyn Henriksen
J'ai 36 ans et je vis à Oslo, Norvège (apparemment). Dans la vie, je suis Globetrotteuse/photographe devenue récemment photographe sédentaire et je m'en sors plutôt bien ? Je n'en sais rien, à dire vrai, j'ai oubliée beaucoup de choses me concernant au sujet des dernières années. Sinon, grâce à ma Folie ? Lobotomisation ? Inconscience ?, je suis mariée et je le vis plutôt mal car le mariage ce n'était clairement pas un projet de vie, pour moi. Mais la situation peut encore s'améliorer.

Elle est née à Madagascar, au cœur de la tribu des Mahafaly. • Elle a beaucoup voyagé durant son enfance, dans le cadre des missions humanitaires de ces parents (médecins sans frontières), avant de devenir sédentaire au Canada. • Elle a une sœur son ainée de trois ans. • Elle ne fréquente plus sa famille depuis ses dix-neuf ans. • Elle est polyglotte. Elle parle pas moins de huit langues, qui sont : le malgache, le swahili, l'anglais, le français, l'italien, l'allemand, l'espagnol, et le suédois. • Elle a apprit également le norvégien, par le biais de son mari, mais elle ne s'en souvient pas. • Elle sort d'un long coma où elle a totalement oubliée l'existence de son mari ainsi que l'intégralité de leur relation. • Elle a perdu le bébé qu'elle attendait dans l'accident de voiture qui l'a plongé dans le coma.



katheryn winnick ©️  LITTLEWILDLING-RPG
Non. Cela n’avait aucun sens. Je sortais d’un coma ayant duré sept petits  jours, et il me manquait dans ma mémoire tout le contenu de deux années consécutives. C’était incompréhensible. Qu’étaient-t-elles devenue, ces deux années ? Pourquoi c’était-elles volatilisées ? Je l’ignorais. Je l’ignorais d’autant plus que j’ignorais la raison qui encourageait cet homme à prendre toute cette histoire un peu trop à cœur. D’accord je concevais que sa responsabilité dans l’accident, dont il avait été le chauffeur, pouvait en être la raison ; cependant je ne concevais pas qu’il puisse être aussi chamboulé par mon état. Sans doute se trompait-il de femme, même si moi-même je doutais de la probabilité d’une telle erreur ! Non. La vérité était ailleurs. Elle était dans ses morceaux de puzzles qu’il m’avait donné et que j’essayais vainement de reconstituer. Il manquait des éléments. Des tas d’éléments. Je demandais à l’inconnu d’être plus sincère à mon encontre. Je sentais bien qu’il me dissimulait volontairement des informations qui pourraient – peut-être – faire la lumière sur tout le reste ; j’exigeais donc plus que je ne l’encourageais à me les fournir. Or, en principal réaction, l’homme que je m’agaçais toute seule de ne pas reconnaître, se saisissait du bouton d’alerte pour appeler le personnel soignant. Selon lui, l’hématome que j’avais au cerveau avait du provoquer des lésions au niveau de ma mémoire. Cela me semblait plus qu’évident, du reste : j’étais incapable de me resituer dans le temps comme l’endroit dans lequel où nous étions. Et quant à lui, je ne savais toujours pas qui il pouvait être pour qu’il me semble aussi proche de moi. De ce fait, j’acceptais la suite des évènements.

_ Vous semblez plus familier que moi avec la médecine alors… voyons voir ce que cette IRM nous indiquera.  

Il était inutile que je cherche ne serait-ce qu’à discuter cet état de fait, d’ailleurs. Je savais parfaitement que tout bon médecin chercherait à savoir ce qu’il se passe dans ma boîte crânienne, avant de lui même poser un diagnostique plus visible sur mon état. J’étais amnésique, point barre. Le reste n’était que futilité qui ne m’intéressait pas. Enfin, je désirais toujours mordicus me rappeler ces deux années écoulées, mais pas au point de m’y acharner plus que de raison. Surtout en vain, j’ai envie de préciser. L’homme reprit ensuite la parole pour me préciser que – oui, effectivement – deux ans auparavant j’étais bien arrivé au Kenya où nous nous étions rencontrés. Déjà, là, c’était encourageant à ce qui me semblait. J’avais gardée une bonne partie de ma mémoire intacte, m’assurant que je ne fabulais pas des choses imaginaires.

_ Médecin dans l’humanitaire je présume ?

Lui demandais-je aussitôt pour connaître son titre en ces lieux, non sans une pointe de sarcasme dans l’intonation. Et pour cause : je méprisais les médecins dans l’humanitaire. La plupart d’entre eux étaient des gens bourrés de fric se croyant indispensable au bien être des peuples sous-développés. Ce qui était faux, bien évidemment. Certes leurs états de santé laissaient souvent à désirer, à cause du peu de ressource et de savoir médical qu’ils possédaient, mais ils s’en sortaient très bien avec l’aide des plantes qu’ils avaient à leur disposition. J’en savais quelque-chose personnellement, d’ailleurs : j’étais l’enfant de médecins dans l’humanitaire remplies de récompenses pour leur générosité aux pays sous-développés. De la poudre aux yeux, si vous voulez mon avis. Mes parents avaient eu beaucoup plus à apprendre de ces gens qu’ils côtoyaient de part le monde, que eux n’en avaient appris à leur contact. Et j’étais fière d’être devenue l’enfant sauvage de ces contrées éloignés. L’information qui suivit ne manqua pas de me clouer le bec dans la seconde, néanmoins. Mariés ? Nous étions mariés, lui et moi ? C’était impossible. Je refusais cette éventualité. Je la refusais parce que je savais qu’elle n’était pas réelle. Je ne concevais pas le mariage comme un projet de vie immédiat, ou comme un projet de vie tout court ; je ne doutais donc pas de n’avoir pas changer d’opinion sur cette sacro-sainte union entre deux êtres qui vous ôtez toute liberté de profiter du plus grand plaisir qu’offrait la vie : le sexe. C’est bien simple, ma réaction à cette révélation fut de rire. Nerveusement, du reste, car il ne s’agissait que d’une mauvaise blague n’est-ce pas ? Il avait employé cette plaisanterie d’un goût douteuse pour me faire payer le simple fait de lui avoir laissé entendre ma façon de penser quant à son implication dans l’humanitaire ?

_ Vous me charriez là ? Je lui lançais, toujours nerveusement en proie à l’hilarité. _ Vous savez que je déteste le mariage et vous avez décidé d’inventer toute cette histoire pour me faire regretter mes propos quant à votre job dans l’humanitaire ?

C’était ça ? […] Non. L’homme ne riait absolument pas, au contraire. Il conservait le visage détourné de ma direction, pour ne pas avoir à affronter ma réaction, tandis qu’il m’annonçait que nous étions depuis deux mois à Oslo, là où il était né.

_ Okay. Je soufflais totalement paniqué. _ Je ne sais pas ce qui nous a amené à nous unir l’un à l’autre, mais ce que je sais c’est que le mariage est quelque-chose d’absolument pas concevable pour moi. Il va falloir m’expliquer ce qui m’a convaincu de le faire. Je lui annonçais, avec détermination. _ Est-ce que t’es un amant du tonnerre ? Tu m’as fais prendre un pied comme jamais et j’ai voulu t’avoir en exclusivité ?

Très sincèrement, c’était l’unique motivation qui me semblait plausible, même si je la trouvais particulièrement idiote. Quant à l’amour, je ne l’envisageais pas. Comment aurais-je pu être amoureuse de cet exemplaire de ce que je méprisais ne serait-ce que chez mes propres parents ?! C’était aberrant. L’équipe médicale crut bon d’intervenir à ce moment précis, ôtant la possibilité à la conversation de se poursuivre.

_ Parfait. Soupirais-je légèrement contrariée. _ Pourrais-je au moins savoir comment tu t’appelles ?

Demandais-je tout de même à mon « mari », avant que je ne sois trop occupé par le médecin ayant en charge mon dossier pour le faire.


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J'ai 38 ans et je vis à Oslo, Norvège. Dans la vie, je suis médecin urgentiste et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt pas vraiment bien ces derniers temps..

Norvégien de pur souche, il parle norvégien, anglais et swahili. Après avoir travaillé des années en humanitaire, il vient de revenir dans son pays natal avec sa femme et leur enfant à naitre.



Travis Fimmel ©️ kane

_ Vous semblez plus familier que moi avec la médecine alors… voyons voir ce que cette IRM nous indiquera.

Je ne m'attendais pas à des miracles de cet examen. Je connaissais à peu près le résultat, je l'avais sous les yeux. Ma femme était amnésique. Elle m'avait complètement oublié. Les années de bonheur qu'on avait passé ensemble, les projets d'avenir qu'on avait fait ensemble, tout cela s'était envolé. Il ne restait plus rien de nous en elle. C'était toujours Carlyn, mais ce n'était plus ma Carlyn. Et faire un IRM ne changerait rien à tout ça.

_ Médecin dans l’humanitaire je présume ?

Je ne pouvais m'empêcher de grimacer en sentant son ton sarcastique, le même qu'autrefois. J'avais l'impression de revenir plus de deux ans en arrière, de la revoir pour la première fois. Elle posait la même regard sur moi et elle devait certainement penser à la même chose que la première fois qu'elle m'avait vu. A l'époque je l'avais pris un souriant et j'avais appris à découvrir d'où lui venait cette aversion pour les médecins humanitaires. Aujourd'hui, je savais déjà tout ça et au lieu de me faire sourire, sa remarque me faisait uniquement souffrir.

_ Vous me charriez là ? Vous savez que je déteste le mariage et vous avez décidé d’inventer toute cette histoire pour me faire regretter mes propos quant à votre job dans l’humanitaire ?

Je m'attendais un peu à cette réaction. Je m'attendais à souffrir également en l'entendant. Mais le savoir et le ressentir étaient deux choses différentes. On sait qu'on va avoir mal et on le redoute mais ces minutes d'appréhension n'étaient rien comparé à la souffrance qui venait de m'envahir.

_ Okay. Je ne sais pas ce qui nous a amené à nous unir l’un à l’autre, mais ce que je sais c’est que le mariage est quelque-chose d’absolument pas concevable pour moi. Il va falloir m’expliquer ce qui m’a convaincu de le faire. Est-ce que t’es un amant du tonnerre ? Tu m’as fais prendre un pied comme jamais et j’ai voulu t’avoir en exclusivité ?

Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer en entendant ses questions. Je voulais rire, nerveusement certes, en l'entendant s'imaginer que j'étais un super amant, ce qui était le cas. Mais je voulais pleurer, pleurer de voir qu'il ne pouvait concevoir la possibilité qu'elle puisse être réellement amoureuse de moi et que c'était pour ça qu'elle m'avait épousé. Elle ne l'avait pas fait que pour le sexe. Elle m'aimait quand elle m'avait dit oui. Elle m'aimait quand elle m'avait annoncé en souriant que j'allais être papa. Elle aimait cet enfant qu'on allait avoir... elle m'aimait...

Je me levais, soulagé de voir arriver mon collègue, et ami, médecin. Je lui expliquais rapidement ce qui s'était passé avant de le laisser aller s'occuper de Carlyn. J'eus mal en le voyant la saluer chaleureusement. Il était venu nous chercher à l'aéroport. Il nous avait même aidé à emménager dans notre maison. On avait passé quelques soirées chez lui ou chez nous. C'était un de mes amis les plus proches, un ami de Carlyn aussi et elle le regardait comme un étranger.

Je commençais à battre en retraite, voulant à tout prix fuir cet endroit et cette situation. Je me retournais juste un instant quand elle m'interpella.

_ Parfait. Pourrais-je au moins savoir comment tu t’appelles ?

- Sage... Henriksen. Et tu es Carlyn Henriksen maintenant.

Elle l'avait certainement oublié, pourtant s'était le cas. Je me détournais d'elle et fuyais pour sortir prendre l'air. Je courrais presque dans les couloirs, cherchant à rejoindre l'extérieur. Je venais à peine de faire quelques pas titubants dehors que je m'effondrais sur un banc et que je laissais sortir mes larmes.




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J'ai 36 ans et je vis à Oslo, Norvège (apparemment). Dans la vie, je suis Globetrotteuse/photographe devenue récemment photographe sédentaire et je m'en sors plutôt bien ? Je n'en sais rien, à dire vrai, j'ai oubliée beaucoup de choses me concernant au sujet des dernières années. Sinon, grâce à ma Folie ? Lobotomisation ? Inconscience ?, je suis mariée et je le vis plutôt mal car le mariage ce n'était clairement pas un projet de vie, pour moi. Mais la situation peut encore s'améliorer.

Elle est née à Madagascar, au cœur de la tribu des Mahafaly. • Elle a beaucoup voyagé durant son enfance, dans le cadre des missions humanitaires de ces parents (médecins sans frontières), avant de devenir sédentaire au Canada. • Elle a une sœur son ainée de trois ans. • Elle ne fréquente plus sa famille depuis ses dix-neuf ans. • Elle est polyglotte. Elle parle pas moins de huit langues, qui sont : le malgache, le swahili, l'anglais, le français, l'italien, l'allemand, l'espagnol, et le suédois. • Elle a apprit également le norvégien, par le biais de son mari, mais elle ne s'en souvient pas. • Elle sort d'un long coma où elle a totalement oubliée l'existence de son mari ainsi que l'intégralité de leur relation. • Elle a perdu le bébé qu'elle attendait dans l'accident de voiture qui l'a plongé dans le coma.



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Sage Henriksen. Voilà l’unique réponse que j’obtenais à toutes mes interrogations. Et si je pensais pouvoir compter sur l’absence future du médecin pour reprendre la conversation avortée par son arrivée, je comprenais que je me leurrais complètement lorsque mon « mari » quitta ma chambre sans m’informer de son éventuel retour. Parfait. Pensais-je pleine d’amertume, me rendant exécrable pour le médecin qui m’auscultait. J’avais un trou béant de deux ans dans ma mémoire, et mon unique informateur se trouvait à des dizaines de mètres de moi. Je pouvais toujours le faire appeler à mon chevet, si le cœur m’en disait. Toutefois, j’estimais que cela n’était pas une bonne idée. Je n’étais pas dans les meilleures dispositions pour entendre ce qu’il avait à me dire sur nous. De ce fait, je me concentrais sur les questions du docteur quant à mes souvenirs présents, avant de me plier à la série d’examen qu’il me faisait. Physiquement, tout allait bien. C’était plutôt ma boite crânienne qui gardait le plus de séquelles. Et l’IRM vint confirmer cet état de fait plus que prévisible, à la suite : ma mémoire avait été altérée par l’hématome que j’avais eu, et qui peinait à se résorber, mais fort heureusement il demeurait un espoir que mes souvenirs me reviennent. Je profitais que le médecin m’apporte cette conclusion pour lui poser des questions, à mon tour.

_ Sage Henriksen, vous le connaissez ?
_ Ouiii très bien, même. Il est médecin urgentiste ici autant que mon ami.
_ Et moi ? Vous me connaissez ?
_ Oui Carlyn. Répondit-il doucement en déposant brièvement sa main sur la mienne. _ Nous sommes amis.

Amis ? Alors… tout était vrai ? J’avais épousé cet homme avant de m’installer à Oslo avec lui ? Il fallait qu’on me le confirme.

_ Comment étais-je avant mon accident, avec lui ?
_ Hé bien… Le médecin semblait hésité à me faire part de ces propres souvenirs de ma personne ; mais au regard implorant que je lui destinais, il ne fallut pas longtemps pour qu’il résigne. _ Tu étais une femme totalement charmante, attentionnée. Dans la manière dont tu le regardais, on sentait bien que l’amour qui vous liait était sincère et… J’espère qu’il pourra vous sauver tout les deux.

Je ne comprenais pas cette dernière phrase. Je ne comprenais pas ce que ce bon docteur avait voulu me faire entendre entre les mots mais… qu’importait. La réalité était bien celle dont me parlait Sage. Il ne tenait plus qu’à moi maintenant d’engranger le plus d’indices possible pour stimuler ma mémoire disparue. Le médecin avait parlé de parfums, de bruits, de photos. De tant de stimuli qui pouvaient porter leur fruit. Peut-être Sage pouvait-il m’apporter à l’hôpital des éléments appartenant à notre vie maritale ? Je l’espérais. Et je me promettais de lui demander de le faire dès son retour. Or, l’homme n’apparu plus de la journée au chambranle de ma porte, ni dans le couloir adjacent. Il était parti et, étrangement démunie sans lui, je craignais de l’avoir fait fuir définitivement.


Le lendemain matin.

Étendue dans mon lit, dans lequel j’étais toujours reliée à différentes machines médicales, j’observais le plafond, le regard pensif. Je n’avais pas fermé l’œil un seul instant, cette nuit-là. Et je ne ressentais toujours pas les premiers effets de la fatigue. Les infirmières qui étaient régulièrement venus à mon chevet m’avait bien expliqués que ce n’était pas « normale », que le coma n’était pas une sorte de sommeil profond comme on se l’imaginait. Mais à aucun instant je n’avais pu ressentir un quelconque besoin de dormir. Avec le recul, je savais que le responsable de cette insomnie n’avait été autre que mon cerveau en ébullition. Il n’avait pas arrêté de repenser à cet homme que j’avais blessé, en le traitant de fou à notre sujet, et mes remords m’avaient bien gardés éveillés. J’avais été  dure avec lui, je l’admettais. Je me promettais donc de m’en excuser si par miracle il réapparaissait un jour. Il le devait, normalement : j’étais sa femme. Il devait par conséquent suffisamment me connaître pour savoir que je pouvais être la reine des connasses. Mais dans le doute, je me demandais ce que je pourrais bien faire s’il ne revenait pas. Peut-être allait sonner chez lui ? Oui. Cela pouvait être une bonne alternative, il me semblait. Néanmoins elle n’allait pas m’être utile, finalement. Alors que je détournais mon regard vers l’entrée de ma chambre, je l’apercevais au seuil de la porte. Lui offrant aussitôt un sourire sincère, je l’abordais avant qu’il n’ait le temps de lui même me parler.

_ Salut. Je suis contente de te revoir, Sage. J’ai eu peur de que tu ne veuilles plus me revoir après mon comportement d’hier, à ton égard. Autant faire preuve d’honnêteté en gage de ma bonne foi, n’est-ce pas ? _ Entre. Je te promets de ne plus être aussi monstrueuse que j’ai pu l’être hier.

Je le voulais, sincèrement. Je le voulais comme je voulais le découvrir. Nous avions tant de temps à rattraper et j’espérais que le médecins l’ait encouragé à ramener avec lui des souvenirs physiques de notre vie à deux.


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Sage Henriksen
J'ai 38 ans et je vis à Oslo, Norvège. Dans la vie, je suis médecin urgentiste et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt pas vraiment bien ces derniers temps..

Norvégien de pur souche, il parle norvégien, anglais et swahili. Après avoir travaillé des années en humanitaire, il vient de revenir dans son pays natal avec sa femme et leur enfant à naitre.



Travis Fimmel ©️ blossom

Je restais un moment dehors à pleurer. J'avais besoin d'évacuer tout ça, de laisser sortir tout ce que je ne pouvais pas laisser sortir devant elle. Elle n'était pour rien dans cette situation. Elle avait agi... naturellement, comme j'aurais certainement réagi si j'avais été sa place. Elle n'avait pas à subir mes problèmes. Je ne voulais pas la faire se sentir mal alors qu'elle était déjà plus que perturbé.

Il commençait à faire froid quand je me décidais à bouger et à rentrer chez moi. Je n'avais pas le courage d'aller la voir à nouveau. Je me doutais que je ne recevrais pas un bon accueil. Elle allait encore me traiter de fou ou je ne sais quoi. Je n'étais pas capable de l'encaisser, tout comme je n'étais pas capable de rester sans elle. C'était avec un réel déchirement que je rentrais chez moi. Je me promettais de revenir le lendemain, quand je me serais un peu calmé, que j'aurais trouvé la force de la revoir et d'affronter ses remarques.

J'étais plein de bonne résolutions, pourtant quand je rentrais chez moi, je laissais tout tomber pour m'installer sur mon canapé avec une bouteille de whisky. La peine venait me submerger à nouveau. Elle était là mais j'avais le sentiment de l'avoir perdu. Je ne retrouvais plus la femme que j'aimais. Je n'étais qu'un étranger à ses yeux. Je ne voyais plus dans ses yeux la lueur d'amour qui les faisait toujours briller quand elle me voyait.

Je pleurais un moment à nouveau avant de décrocher mon téléphone qui semblait décider à m'emmerder. J'avais envie de le laisser sonner mais la peur que Carlyn n'ait eu un soucis en mon absence était plus forte que tout. Je décrochais sans même faire attention alors qu'une voix bien connue venait me demander des nouvelles de Carlyn.

- Salut Nora. Elle va bien elle... Elle s'est réveillée.

Un silence suivit mon aveux avant qu'une explosion de joie se fasse entendre au bout du fil. Je restais stoïque ne parvenant pas encore à lui avouer la vérité, à gâcher la joie qu'elle ressentait à savoir que son amie était en vie.

"Oh putain Sage c'est merveilleux. Tu es avec elle là? Dis lui que je passerais dés demain la voir. Je préfère vous laisser en tête à tête pour ce soir. Je suis tellement heureuse de savoir qu'elle va bien et...

Je la coupais de manière abrupte, ne supportant plus tout à coup son enthousiasme. J'étais trop mal pour réussir à me réjouir comme elle. Oui elle était réveillée mais je l'avais perdu. Alors je détruisais toute sa joie en l'espace d'une seule phrase.

- Elle est amnésique. Elle a oublié les deux dernières années de sa vie. Elle ne sait pas qui tu es, ni même qui je suis. Elle nous a oublié Nora.

C'était encore plus insupportable à dire à haute voix. Le silence revint cette fois. Ce n'était plus la douce et belle surprise de tout à l'heure. Je pouvais entendre sa respiration au bout du fil, lourde, un peu hachée. Elle était entrain de retenir ses larmes. Elle resta un petit moment silencieuse avant de me demander où j'étais. J'eus à peine le temps de lui dire que j'étais chez moi que déjà elle me promettait d'arriver et raccrochais rapidement. J'aurais voulu lui dire de ne pas venir mais je n'en eus même pas le temps. Je ne voulais pas la voir, ni elle ni personne. J'avais besoin de rester seul, de faire le point sur ce que je ressentais, de laisser aller mon chagrin. J'étais heureux de savoir qu'elle était en vie et je me sentais égoïste d'être triste alors qu'elle était là en vie et qu'elle allait bien. Ca aurait du suffire à mon bonheur.

Je racontais tout ça à Nora, me laissant aller à vider mon sac. Elle resta un moment avec moi, m'écoutant parler sans jamais me juger. Je lui parlais et petit à petit en moi, naissait la résolution de ne pas me laisser abattre. Je n'allais pas me résigner à la perdre comme ça. Elle m'avait aimé dans le passé. Il ne tenait qu'à moi de refaire naitre cet amour en elle. C'est fort de cette résolution que Nora finit par me laisser, un léger sourire aux lèvres.

"Je serais toi j'irais me reposer un peu et me raser aussi. Tu ne vas jamais la reconquérir si tu ne ressembles à rien."

Je souris vraiment pour la première fois depuis des jours. Je la raccompagnais dehors avant de me décider à faire ce qu'elle m'avait conseillé. Je partais d'abord me coucher, le coeur un peu plus léger qu'avant qu'elle ne vienne. J'allais me battre, comme je l'avais toujours fait dans ma vie. Je m'étais battu pour l'avoir la première fois, je me battrais à nouveau pour qu'elle retrouve la mémoire et qu'on retrouve ce qu'on avait ensemble. On retrouverait notre vie. Je retrouverais ma Carlyn, même si le chemin avant d'y arriver allait être dur.

Je me levais le lendemain et partais me doucher et me préparer. Je taillais court ma barbe qui ne ressemblait plus à rien. Je m'arrangeais un peu, remettant de l'ordre dans mon visage. Je partais ensuite me préparer du café avant de m'atteler à lui préparer un bon petit déjeuner. Je n'avais jamais réussi à comprendre comment elle pouvait avaler tout ça au petit déjeuner. Elle m'avait toujours fait sourire devant son petit déjeuner gargantuesque alors que je me contentais d'un café. Je passais un moment à tout préparer avant de les enfermer dans des boites hermétiques pour que tout reste au chaud pendant le transport.

Je m'étais levé tôt et il était encore tôt quand je me retrouvais devant la porte de sa chambre. Je sentais aussitôt mes résolutions fondre comme neige au soleil. Je ne savais pas ce qui allait m'attendre dans cette chambre. On avait à peine discuté hier et ça avait déjà été difficile. Comment réagirait elle aujourd'hui? Je l'ignorais et j'avais un peu peur de le découvrir. Pourtant je me décidais à ouvrir cette putain de porte. J'allais tout faire pour la retrouver, je ne devais pas flancher maintenant.

Je restais surpris un instant en la voyant m'accueillir avec un sourire. Je m'attendais à tout sauf à cet accueil chaleureux, retrouvant un peu de ma Carlyn dans son sourire.

_ Salut. Je suis contente de te revoir, Sage. J’ai eu peur de que tu ne veuilles plus me revoir après mon comportement d’hier, à ton égard. Entre. Je te promets de ne plus être aussi monstrueuse que j’ai pu l’être hier.

J'entrais dans la pièce avec mon sac pendu au bout de mon bras. Je n'osais pas lui dire que je l'aimais trop pour ne plus jamais revenir la voir. Vu la situation actuelle, lui promettre mon amour éternel me semblait un peu mal venu. Je m'installais sur la chaise à côté d'elle et commençait à déballer mon sac pour tout poser sur sa table. Café au lait sans sucre, pancakes avec le flacon de sirop d'érable à côté et assiette d'oeufs brouillés avec du bacon cuit comme elle l'aimait.

- Je me suis dit que tu aurais envie de manger autre chose que le café dégueulasse de l'hôpital. Ne le dis surtout pas à tes médecins, ils me tueraient.

Je lui souris doucement avant de m'installer confortablement une fois mes affaires sorties.

- Tu n'as pas été si horrible que ça. En fait, t'as eu à peu près la même réaction que lorsqu'on s'est rencontré. Tu venais à peine de descendre de l'hélico et le chef de camp devait tout te faire visiter. Sauf que notre générateur venait de faire des siennes et il avait du aller s'en occuper. Je passais par là et il t'a confié à moi pour que je te fasse tout visiter. Moi je venais de passer la nuit à aider une femme à mettre au monde son bébé. Je rêvais de mon lit et je venais d'en être privé. J'avais commencé la visite par la cafétéria, histoire que je prenne un café pour réussir à tenir un minimum le coup. On s'est installé à table et on a commencé à discuter. Je t'ai avoué que j'étais médecin au camp et tu as eu exactement la même moue dédaigneuse avant de me dire, à peu près sur le même ton : "Médecin hein?" Tu m'as sorti un truc ensuite comme quoi ma clinique chic devait me manquer et tu m'as demandé si la réduction d'impôt que j'avais obtenu ici en valait la peine.

Je me retenais de rire en pensant à ce souvenir. Elle avait été vache ce jour là mais elle ne m'avait pas vexé. Je ne m'étais pas laissé faire et j'avais répliqué avant d'éclater de rire face à son air choqué.




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