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 Tu resteras toujours ma fille. Ft Hiyorin

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Gracie Miller, mère légale de Haylee Miller, annonce à sa fille qu'elles sont les victimes d'une inversion à la maternité, et qu'elle n'est donc pas biologiquement sa mère.

Contexte provenant de cette recherche


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Gracie Miller
J'ai 41 ans et je vis à Seattle, Wachington (USA). Dans la vie, je suis Agent d'entretien et serveuse à mi-temps et je m'en sors moyennement. Les fins de mois ne sont pas toujours faciles à boucler. Sinon, grâce à ma malchance, je suis veuve et je le vis plutôt mal, bien que je demeure forte pour mes enfants.

Informations supplémentaires ici.


Kate Winslet ©️ TITEKAORI
_ J’ai besoin que tu t’occupes des enfants cet après-midi. Tu peux aller les récupérer à la sortie de l’école pour moi ?

La voix chevrotante de l’émotion que je contiens, pour ne pas inquiéter mon frère aîné, j’attends au bout du combiné qu’il puisse accéder à ma requête soudaine. Il est rare que je lui demande un tel service, m’appuyant bien trop souvent sur ma fille aînée pour assumer mes tâches de mère. Mais aujourd’hui, la situation exige que nous changions nos habitudes. Et nos habitudes, elles vont être radicalement perturbées je le crains. Surtout maintenant que je sais la « vérité » sur elle, sur nous. De quelle vérité je parle ? Patience, celle-ci sera abordée bien assez vite.

_ Quelque chose ne va pas Gracie ? Ta voix n’est pas comme d’habitude ?

S’inquiète mon aîné, malgré tout. Il est vrai que je suis une piètre comédienne. Cependant, l’heure des révélations n’est pas encore venue pour lui. En priorité, je dois informer la principale concernée du drame qui nous frappe. C’est donc dans cet optique que j’opte de lui mentir, avec un aplomb méconnaissable.

_ Un petit problème à régler, mais rien de bien grave ou de bien important.

Il ne semble pas convaincu, au soupir qu’il me laisse entendre. Néanmoins, il accepte de ne pas insister sur le sujet, sachant pertinemment qu’il aura rapidement une explication. Et pour cause, le mensonge ne fait pas partie des valeurs que j’inculque à mes enfants. De ce fait, je ne lui cacherais pas la vérité qui m’étreint le cœur plus que de raison. Vingt-quatre heures peut-être, tout au plus. Juste le temps de m’acclimater à cette situation, si tant est de croire que cela me soit envisageable.

_ Bien. Ne t’en fais pas, je m’occupe des garçons. Quand désires-tu que je les ramène à la maison ?
_ C’est moi qui viendrai les chercher.
_ Tu ne travailles pas au restaurant, ce soir ?
_ Non. J’ai échangée mon congé avec l’une de mes collègues, exceptionnellement.  
_ J’espère que tu me parleras plus en détail du « petit problème » qui t’oblige à poser un congé.
_ Rapidement, oui.

Je le ferais. Je le ferais d’autant plus que nous allons avoir besoin de son soutien pour les semaines à venir. Mettant un terme à la communication, j’allume le contact de mon véhicule, puis me résout à quitter enfin le parking de l’hôpital. J’y suis restée des heures durant dans l’espoir que le directeur de celui-ci m’informe d’une terrible méprise au sujet de Haylee. Je crois qu’il est temps que j’admette qu’il s’agit bien là d’une douloureuse réalité : ma fille n’est pas biologiquement ma fille.
Obnubilée par les souvenirs de ses seize dernières années que nous avons partagées toutes les deux, et qui me l’ont fait aimer aussi fortement qu’une mère puisse aimer son enfant, c’est à peine si je prête attention à la route. Miraculeusement, j’arrive cependant indemne à la maison, où je me laisse tombée sur le canapé pour ne plus en bouger. Des heures s’écoulent ainsi, le ventre noué par le flot d’émotions qui m’étreignent. Comment vais-je pouvoir lui avouer la vérité ? Comment vais-je pouvoir lui faire entendre que je suis indirectement la responsable de ce malheur ? Car c’est évident : j’ai ma part de responsabilité dans cette histoire d’inversion de bébé. En tant que mère, j’aurais dû sentir dès les premiers instants que nous n’étions biologiquement pas liées l’une à l’autre !
Non…
Non.
Je refuse de considérer les choses sous cet angle. Haylee est ma fille, depuis seize ans à présent. Haylee est l’un des rayons de soleil qui compose ma vie, depuis ce mois d’août deux mille deux. Ce ne sont pas des batteries de tests ADN qui changeront tout cela. Haylee restera ma fille, qu’importe le sang qui coule dans ses veines.
Oui.
Elle conservera cette place dans mon cœur, dans ma vie. Et ma véritable fille ne saurait l’en détrôner. Bon sang, je l’avais totalement oubliée celle-ci. Mon cœur s’étreint plus fortement à l’idée seule de ne pas l’avoir vu grandir, et, aussitôt, les larmes que je contenais coulent en torrent sur mes joues. Comment vais-je surmonter tout ceci ? Que suis-je sensée faire à présent ? Dois-je rendre Haylee à ses véritables parents ? Dois-je préparer la chambre pour ma fille biologique ? Tout un flot de question ce bouscule dans ma tête, précipitamment. Je suis d’ailleurs en proie à une angoisse a laquelle je ne peux laisser libre court. Surtout pas maintenant, à quelques minutes du retour de Haylee à la maison. Je quitte promptement ma léthargie émotionnelle pour me rafraichir le visage à la salle de bain. Elle ne doit pas voir que je suis bouleversée. Je me dois d’être forte pour elle, autant que pour nous deux. Alors que je quitte la salle d’eau, j’entends ces clefs dans la serrure de l’entrée. Je m’y rends sans attendre un instant, de crainte qu’elle ne regagne sa chambre en me pensant au travail.

_ Bonjour chérie. Je l’accueille dès qu’elle franchit le seuil de l’entrée, un sourire tendre au visage. _ Tu as passée une bonne journée ?


@Hiyorin


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Haylee Miller
J'ai 16 ans et je vis à Seattle, Wachington (USA). Dans la vie, je suis étudiante et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai été échangée à la naissance et je le vis plutôt mal.

Fiche plus détaillée de Haylee par ici.


Blake Lively ©️ Google
La journée a été longue. Je n'ai qu'une envie, rentrer chez moi et m'écrouler dans mon lit. Je sais pourtant que ce n'est pas ce qui va arrivé. Dès l'instant où j'aurai ouvert la porte d'entrée, les cris de mes frères me parviendront aux oreilles, ma mère me criera d'une autre pièce de l'aider à ramasser un énième dégat, à préparer le souper ou à calmer la centième crise de larme de la semaine. Parfois, j'ai l'impression qu'elle a des oreilles bioniques. Même quand j'essais de ne pas faire le moindre bruit pour m'eclipser quelques minutes dans ma chambre, elle arrive toujours à savoir que je suis arrivée. Ça doit être un instinct de maman. Être capable de savoir en tout temps où sont leurs enfants et ce qu'ils font. C'en est presque flippant.

Le bus scolaire me dépose au bout de la rue. À peine une minute de marche. J'ai le pas lent, lourd. J'ai envie de me laisser tomber là, parterre sur le gazon mouillé des voisins, mais je sais mieux. Je n'ai ni envie d'attirer les foudres de madame Ward, qui n'a déjà pas apprécié le ballon qu'elle a reçu derrière la tête mardi dernier, ni l'inquiètude de ma mère qui ne comprendrait pas pourquoi mes vêtements sont pleins de terre. Elle en a déjà beaucoup sur les épaules sans que je ne l'inquiète en plus.

De l'extérieur, on ne pourrait rien savoir de ma famille. La maison est assez banale, similaire à toutes celles du quartier. La pelouse est bien entretenue et il n'y a rien qui traîne à l'avant (tout le bordel est dans la court-arrière, caché par la belle cloture). C'est seulement quand on entre qu'on voit à quel point nous ne sommes pas aussi ordonnés que l'on puisse paraître. Enfin ça et dès que mon frère sort et se met à crier à tue-tête assez fort pour que tout le voisinage l'entende. Ma mère essaie quand même de ne pas laisser savoir à quel point c'est difficile pour nous. À quel point élever ses trois enfants seule l'épuise complètement. Et je fais comme elle. Je ne laisse pas voir ma fatigue et mon stress. Même de ma mère. Elle mérite mieux qu'une adolescente plantive. Avec tout ce qu'elle fait pour nous, je veux l'aider au maximum.

Je laisse un soupire m'échapper quand j'arrive devant la porte. Fermant les yeux un instant, je débarre la porte et dépose mes doigts quelques secondes sur la poignée comme pour me donner du courage. Allez. Dans quelques heures, je pourrai enfin aller me coucher. Sur cette pensée, j'entre, prête à être accueuillie par tout sauf un silence pesant et inhabituel. J'ai un frisson qui me prend, un mauvais pressentiment qui m'écrase le coeur. Mon anxiété prend une seconde à se manifester, comme si elle attendait chaque occasion cachée dans l'ombre, prête à bondir et à m'attaquer. Le coeur battant tellement fort que j'en ai le visage bouillant et les mains tremblantes, j'essais d'avaler la boule d'air qui s'est coincée dans ma gorge. Tout va bien. Tu paniques pour rien. Arrête d'imaginer le pire. Je me répète ces mots-là en boucle pour ce qui me parait une éternité, sans qu'ils n'aient le moindre effet pour me calmer.

La vision de ma mère me rassure à peine une seconde, avant que je vois un air différent sur son visage. Il y a quelque chose de différent. Je le sais. Elle essaie de la jouer calme, mais ça ne prend pas. Je fige sur place, mes muscles se contractant douloureusement et à mon tour, j'essais de lui sourire et de jouer la comédie, un acte pour lequel nous sommes devenues expertes ma mère et moi.

« Maman ! Tu es rentrée tôt. Où sont les garçons ? »

Je sers la bretelle de mon sac tellement fort que mes jointures doivent être blanches. Mes tics nerveux reviennent : je me mordille la lèvre, joue avec ma jupe, tire sur la bretelle de mon sac... Même si j'en ai conscience -j'en ai toujours conscience quand je suis devant ma mère- j'ai du mal à arrêter. C'est instinctif, presque rassurant. Ça me donne quelque chose à faire, même si le stress ne diminue pas pour autant. Elle n'a pas le temps de parler que j'ai déjà milles et uns scénarios en tête. Ce n'est pas mes frères. S'il était arrivé quelque chose à l'un d'entre eux, elle aurait été incapable de rester aussi calme, même pour moi. Elle se serait écroulée, c'est sûr. Mon oncle ? Grand-maman ? Grand-papa ? Ils se font vieux... non ! Ils sont en formes. Calme-toi. Calme-toi. Calme-toi.


@titekaori


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Ma présence à la maison à cette heure-ci l’étonne, l’inquiète. Et je le comprends. Il n’est pas habituel que je ne sois pas à l’un de mes deux emplois à ce moment précis de la journée. Or, la situation est singulière autant que dramatique, et je ne sais pas comment l’en préserver plus que je ne le fais déjà. Haylee n’est pas idiote, du reste : elle assimile rapidement que l’absence de ses frères au domicile n’est pas anodine. Alors, tentant de conserver mon calme, mon désarroi, je lui réponds toujours avec douceur.

_ Je me suis faite remplacée, exceptionnellement. J’annonce en amont, préparant le terrain. _ J’avais un rendez-vous important aujourd’hui. Je reste évasive cependant, pour le moment. Je ne veux pas lui avouer la triste réalité qui m’accable sur le pas de la porte d’entrée. _ Quant aux garçons, ils sont chez ton oncle pour quelques heures. J’avais besoin de m’entretenir avec toi dans le calme.

Je ne veux surtout pas qu’ils découvrent eux même la situation, aussi rapidement. Je sais le profond attachement qu’ils portent à leur sœur ainée, depuis toutes ces années, je ne me voyais donc pas réconforter mes trois enfants en même temps. Il est primordial que je me consacre pleinement à mon aînée, mon bébé. Et quand je perçois la nervosité qui l’habite, l’encourageant à tordre sa jupe, à se mordre la lèvre, à tirer sur la bandoulière de son sac, je comprends que mon choix fut avisé. Je ne la savais pas si anxieuse, du reste. Je m’inquiète de découvrir un mal que je n’ai jamais vu, par manque d’observation. Mais comment aurais-je pu analyser convenablement sa situation ? Je travaille tellement pour nous permettre un semblant de vie « normale », à l’abri du besoin.

_ Si tu le veux bien, j’aimerais que l’on s’installe au salon. Je lui suggère ensuite, toujours pleine de tendresse. _ Ah moins que tu ne préfères goûter en premier ?

Elle rentre de sa journée au lycée. Elle doit certainement avec un petit-creux, même si désormais son estomac se tord d’anxiété. Je ne sais même pas si elle est du genre à jeuner lorsque c’est le cas, où si au contraire son appétit se décuple. J’imagine que cela fait de moi une mauvaise mère. Je soupire en le constatant, misérablement.

_ A la réflexion, je préfère que nous regagnions la cuisine. Je reprends presque aussitôt. _ Je pense que nous y serons mieux pour converser.

Je rejoins la pièce le pas rapide, sachant que son besoin de connaître le fin mot de toute cette histoire l’encouragera à me suivre. Je fuis dans ma pièce « refuge » car je sais qu’elle m’offrira des opportunités de retarder le moment fatidique. Et j’y cherche déjà des moyens efficaces de contourner l’instant pénible. Je sors de mes placards des paquets de gâteaux, des tasses. Je veux rendre le moment confortable, agréable, pour tromper toujours plus les évidences qui me sautent aux yeux. Rien ne rendra cette révélation moins douloureuse, plus acceptable. Je verrais ces larmes faire écho aux miennes, et je sentirais mon cœur se briser pour la millième fois de la journée. Les mains posées sur le comptoir de la cuisine, où je dépose les tasses, je ferme les yeux un instant. Cela n’est qu’un cauchemar. Je veux me réveiller, tout de suite !


@Hiyorin


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J'ai l'estomac noué. Comme je le craignais, quelque chose cloche, mais ma mère n'est pas prête pour en discuter tout de suite. C'est assez important pour qu'elle s'inquiète et qu'elle ne sache pas comment m'en parler. Je ne dis rien pendant ses explications qui éveillent en moi une peur que je n'ai pas connu depuis l'enfance. Un rendez-vous ? Où ça ? Je n'ai même pas pensé que ça pourrait être elle qui ne va pas bien. Mon souffle se coupe dans ma gorge quand je réalise là où mes pensées se dirigent. 10. 14. 09. 23. 42. Respire. Respire. Je n'arrive plus à me concentrer sur ce qu'elle me dit, comptant mentalement dans le désordre. Une astuce que j'ai découvert et qui m'aide à ne pas laisser mon esprit aller dans toutes les directions, même si ça ne chasse pas l'anxiété. Au moins, ça repousse un peu mes crises de panique, parce que la concentration que ça me demande m'empêche de me perdre dans mon imagination malsaine.

Je force l'air à entrer dans mes poumons, tachant de le faire discrètement pour ne pas alerter ma mère. C'est seulement quand elle se dirige vers la cuisine que je comprends ce qu'elle vient de me dire. Lui emboîtant le pas, j'essais de calmer mes tremblements, peinant à garder pied. Je ne pense pas être capable d'entendre ce qu'elle a à me dire. Tout ça me terrifie. Les souvenirs de l'enterrement de mon père remontent et me paralysent un instant, avant que je ne ferme les yeux et me concentre à nouveau sur mon décompte. Pendant ce temps, ma mère fouille pour nous sortir de quoi manger et boire et j'en profite pour m'asseoir avant de ne m'écrouler. J'ai besoin de me calmer, de ne pas la laisser voir à quel point je panique. C'est surement moins grave que je ne l'imagine. Elle a peut-être perdu un de ses emplois ? Ce serait dur, mais je pourrais vivre avec ça. Oui, ça doit être ça. Je m'en fais pour rien.

« Maman, qu'est-ce qu'il se passe ? Tu commences à m'inquiéter. »  

Je le dis en riant pour détendre l'atmosphère, mais même moi je peux entendre à quel point ça sonne faux. Mon visage est crispé dans un sourire forcé. Comme si ça pourrait aider la situation. Je ne sais pas si faire semblant est pire. C'est déjà assez stressant sans ajouter à la tension pesante, mais je ne sais pas quoi faire pour calmer l'atmosphère.

« C'est ton travail ? »  

Sous la table, je plante mes ongles dans la peau de mes cuisses et je commence à me gratter avec insistance. J'ai peur qu'elle me dise non. J'ai envie de crier et de pleurer, de l'obliger à cracher le morceau pour qu'on en finisse. Est-elle malade ? Travailler comme elle le fait ne doit pas être bon pour la santé. Elle s'épuise pour s'occuper de nous. Je sens la culpabilité qui monte. Si j'étais capable d'en faire plus, elle n'aurait pas à s'éreinter comme elle le fait.



@titekaori


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Elle essaye de détendre l’atmosphère de son rire, cristallin. Elle cherche à savoir ce qu’il se passe, très exactement. Je suppose que cela indique le moment inévitable de tout lui révéler. Or, égoïstement sans doute, je préfère faire fie de cette demande, pour m’affairer à nous préparer un chocolat chaud à toutes les deux. J’ai lu cette information sur de nombreux sites internet, de nombreux magasines féminins : le chocolat est un excellent antidépresseur naturel. J’espère donc qu’il aura ses effets thérapeutiques en amont, même s’il sera dilué dans du lait. Je fais d’ailleurs chauffer le dit lait dans une casserole, prenant soin de ne pas me brûler sous l’anxiété ou la surprise de sa question. Le problème vient-t-il de mon travail ? Non. Je l’aimerais, pourtant. Cela serait bien plus facile à annoncer autant qu’à surmonter. Il me suffirait de reprendre des recherches d’emplois, et un potentiel licenciement deviendrait très vite un mauvais souvenir éphémère. Or, il n’en est rien. Mes deux emplois ne sont nullement en cause dans mon état, de plus en plus criant sur mon inconfort dans cette situation, et très vite je me retrouve contrainte à dire quelque-chose.

_ Non.

Un mot. Un ridicule petit mot qui ne veut rien dire en lui-même. Je pourrais dire non à des tas de choses présentement. Non, tout va bien. Non, je n’ai pas perdu mon emploi. Non, tu n’as aucune raison de t’inquiéter. Non, tu… Tu n’es pas ma fille. Mon cœur se serre à nouveau dans ma poitrine. Cette vérité ne me laissera donc pas tranquille, quoique je puisse faire ? Je sors du placard le chocolat en poudre, que je verse dans les tasses à la dose de deux cuillères à café, avant de verser le lait devenu trop bouillant dans les contenants.

_ Tu feras attention, il est brûlant. Je lui annonce en amont, glissant des cuillères dans les tasses pour mélanger le chocolat au lait. _ Tiens. Je lui indique en déposant les tasses à table, ainsi que la boite à gâteaux. _ Sers-toi. Mange un peu. Profite que tes frères ne sont pas là pour te reposer un peu.

Je lui demande l’impossible, présentement. Comment pourrait-t-elle se détendre alors que je l’ai directement jeter dans l’angoisse de l’instant ? C’est impossible. Il faut que je prenne désormais le problème à bras-le-corps, et je m’assois face à elle à table pour ce faire.

_ Donne moi ta main. Je lui indique doucement, m’en saisissant dès qu’elle me la tends. _ Haylee, ce que je vais t’annoncer est très pénible pour moi, je vais donc essayer de… d’être la plus concise possible. Je reprends la voix chevrotante de l’émotion qui m’étreint, tout d’un coup. _ La maternité de Seattle m’a appelée très tôt ce matin, avant que je ne parte au travail. Elle disait qu’elle avait quelque chose d’important à m’annoncer et que, plus tôt je viendrais, plus tôt cela serait le mieux. Je soupire profondément, retenant les larmes qui menacent de couler sur mes joues. _ Je m’y suis rendu dans l’heure qui suit pour rencontrer le directeur de celle-ci. Nous y sommes, dorénavant. Le cœur brisé, je serre sa main avec tendresse dans la mienne dans l’espoir de pouvoir la soutenir pleinement dans ce moment douloureux, pour nous deux. _ Haylee, le directeur m’a annoncé que tu as été échangée avec une autre petite fille, née le même jour que toi. En d’autres mots : je ne suis biologiquement pas ta mère. Je marque une pause. _ J’ai refusée de le croire, de l’admettre également. Je lui ai même prétextée qu’il faisait là une grossière erreur car tu es incontestablement mon bébé, mais… Il est formel. Je ne t’ai pas donné naissance, cette année-là. Je suis tellement dévastée à l’idée de te perdre, si tu savais.

Je me lève de ma chaise, promptement. J’ai besoin de la serrer dans mes bras tandis que mes larmes coulent en abondance sur mes joues.

_ Pardonne moi je t’en supplie. Pardonne moi.

Tout ce qu’elle va vivre est de ma faute, désormais. J’ai tellement besoin qu’elle me pardonne mon incapacité à la différencier à l’époque, que je suis prête à tout pour elle, même à rejeter cette enfant qui est le mien. C’est horrible, je sais, mais comment agir dans ces circonstances ?


@Hiyorin


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