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 Mon empire pour un cheval à vapeur ~Calville ~

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Seolanne
Seolanne
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Joshua Wrayburn
J'ai 34ans ans et je vis à Londres et alentours, Angleterre. Dans la vie, je suis un baron de l'acier et la vapeur et je m'en sors vraiment très bien. Je suis orphelin et je me suis elevé dans les couches de la société londonienne grace à ma volonté, un tempérament qui ne lâche rien et beaucoup de travail.
Après des débuts difficile, je suis à la tête de plusieurs entreprises, certaines légales, d'autres beaucoup moins. La noblesse anglaise, jalouse de ses privilèges, me ferme beaucoup trop de portes à mon gout mais cela changera bientôt avec mes futures noces
Vincent Cassel :copyright:️ Calville

La soirée de ce mercredi fatal pour la fortune des De Warwick s'est achevée comme l'avait voulu Joshua. Si il a subit des pertes lourdes, ce n'était que pour mieux appater son pigeon et, ho, comme celui ci lui avait picoré dans la main avant de s'étrangler dans son collet. Dans une ivresse de jeux et de femmes, le Vicompte d'Aquin avait finit par perdre toutes mesures. Cédant d'une signature d'une main tremblante d'alcool les dernières parts qu'il possédait encore dans son industrie, esperant ramener dans son escarcelle les plans de l'invention promie en cas de perte. Il ignore encore que son vis à vis a racheté au cours des mois précédants toutes celles qu'il a déjà vendue pour des liquidités rapides. Précipitant sa chute d'autant. La victoire ne lui échappe que de peu. Jusqu'au bout, il est certain de pouvoir absorber les pertes et le brun qui le toise sans bienveillance cultive l'illusion. Lui laissant quelques menues monaies, mais empochant le précieux document.

Grand Seigneur, c'est une paire de putain offerte par son créantier le plus impitoyable qui finit de le plonger dans le vice. Ignorant que la chambre dans laquelle il est conduit par les deux donzelles est dotée de paneaux coulissant de manière discrete sous des tentures de mousellines à la transparence étudiée. Dès que l'homme est engagée dans des actions de rut frénétique, des petites mains invisibles s'empressent de capturer son image sur des daguerrotypes, certes floues, mais le laissant reconnaissable sans le moindre doute.

Le lendemain, il se reveille dans un établissement désert. Nulles traces des Fleurs de boudoirs ou de son hôte. Si il tente de contacter Joshua durant la journée ou les jours suivants, il sera introuvable. Aucun des employés ne le laissera parvenir jusqu'à leur patron, pas plus sur les chantiers que sur dans les hangards. Quand à tenter une visite à son domicile personnel, peine perdue si l'idée lui en vient. Il ne dépassera pas la première antichambre avant d'être éconduit. Durant une longue semaine, chaque édition des journaux publiera des petits dessins satriques montrant le Vicompte en train de dépouiller ses employés à grand renfort de traits grotesques. D'autres verront des panflets cinglants sur les manières ridicules de l'homme et ses échecs successifs. D'autres vantent son gout putassier et son avarice. Au bout du troisième jour, il est déjà la risée du Haut-Londres, et les salons les plus distingués lui ferment ses portes. Ce qui ne fera cesser pour autant la diffusion qui l'accable. Si pour l'heure il a encore l'illusion de la propriété de son Usine, c'est pour voir ses contremaitres menacer de greve mains dans la mains avec ses ouvriers si ils ne paient pas les gages dans les plus brefs délais.

Au milieu de cette tourmente, l'arrivée de Tildy, jeune apprentie cuisinière d'à peine quinze ans passe innapercue tant elle est discrète, compétente et demande à peine plus que le blanchiment pour ses services. Mais elle a les yeux et les oreilles grandes ouvertes. Rapportant qu'Amalia de Warwick est loin de gaspiller un argent inexistant dans la capitale Francaise, mais se cloitrant dans un domaine familiale de plus en plus desert. Quittant à peine les murs de ses appartements privés. Murmure d'un caractère decent avec les quelques employés de maison restant et d'une beauté dont la reputation n'est pas ursupée. Confirmant une première impression forgée à distance il y a plusieurs mois de cela. L'invitation, probablement oubliée, était pour un dimanche à quinze jours de là. Joshua n'attendra pas aussi longtemps. Il se présente un jeudi à la porte du Domaine Familiale, et non au domicile de Londres dont les rideaux fermés et les battants barrés de bois indiquent la fuite. Il n'avait pu retenir son amusement à cette découverte. La lâcheté de De Warwick s'inscrit de plus en plus évidement.

L'heure est encore odieusement matinale, bien trop tôt pour les visites courtoises et les conventions sociales. A peine plus de neuf heures. Moment choisi avec soin où la maison n'est pas encore prête à recevoir. Joshua dépose sa canne et son chapeau dans les mains d'un majordome effaré mais trop peu payé pour refuser les guinées glissées dans sa livrée. Il faut conduire l'intrus dans un des rares salons qui ne souffre pas encore trop de la fievre vendeuse de son propriétaire. Probablement une pièce d'apparat qui ne sert qu'à cela.
-Faites prévenir le Vicompte et sa Fille que je désire un entretien. -Il dépose sa carte de visite dans la petit plateau d'argent qui lui est présenté avant de se détourner. Cependant, il garde avec lui un porte document, refusant d un signe de tête un peu sec de le remettre. Il en aura besoin d'ici peu.

-C'est que Monsieur.... je ne sais pas si Milord recoit déjà et Mademoiselle n'est peut être pas rentrée de sa promenade matinale, je ne sais si...
-A pied ou à cheval?
-Je crains de ne pouvoir vous repondre, Mademoiselle varie souvent selon le temps et son humeur. Je vais me renseigner.


Avec un sourire narquois, il observe le domestique prendre congé aussi rapidement qu'il le peut, ne sachant que faire de ce visiteur qui déroge à toutes les regles. Et demander une entrevue avec le Vicompte ET sa Fille. Jamais son employeur n'y consentira! Et devoir le reveiller fait couler des sueurs froides dans le dos du pauvre homme. Joshua hésite à attendre ou à se rendre dans les écuries pour seller un cheval et s'enquérir de la destination habituelle de sa promise. Quand bien même celle ci ignore encore que les fils de son avenir sont déja tissés pour elle. Non. Il peut se permettre de prendre quelques minutes. Sans se gêner, il sort du salon, écoutant les bruits de la demeure. Bien trop silencieuse pour une maison de cette taille!


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Calville
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Amalia de Warwick
J'ai 22 ans et je vis à Londres, . Dans la vie, je suis La reine des soirées mondaines et je m'en sors plutot bien si ce n'est le souci d'avoir un père violent, dépensier et qui me considère comme une marchandise de peu de valeurs. Il nous ruine sans état d’âme, notre famille et notre entreprise. Notre domaine tombe en ruine, nos ouvriers et personnels ne sont pas payés, la honte s'abat sur nous. Sinon, grâce à ma chance (et mon caractère ), je suis Célibataire et je le vis plutôt très bien. Malheureusement pour moi les choses vont vite changer ! .

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avatar :copyright:️ NOM CRÉATEUR
Ce qu’il y a de bien quand on se cloitre dans un lieu loin de Londres, c’est que les rumeurs ne parviennent pas jusqu’à certaines oreilles qui, pourtant, auraient dû être mises au courant de la situation cataclysmique dans laquelle se trouvait sa famille. Si elle avait su à quel point son père était roulé dans la crasse, et bien qu’elle ne tienne pas plus que ça à lui, elle aurait agi de son côté où son charme délicat savait désamorcer les situations. Plusieurs fois ce fut elle qui assura aux ouvriers la poursuite du travail à l’usine après avoir discuté avec les chefs de chantiers. A cette époque là pour éviter que d’autres entreprises ne mettent la main sur leur usine, aujourd’hui, elle n’espérait qu’une chose : Que ces ouvriers aient un meilleur patron. Tout partait en décadence morbide et bientôt, elle le savait, ils perdraient même ce domaine. Calmes et vides étaient les salons du domaine, loin du tumulte d’y il y  a quelques jours où son père était revenu malles remplies de ses vêtements de Londres où il vivait d’habitude. Il n’avait pas voulu s’étendre sur le pourquoi de son retour semblant définitif et pour tout avouer, la jeune femme s’en moquait et n’avait pas insisté sur la question. Elle voulait juste l’éviter autant que possible.

Ce jeudi matin-là, la jeune femme avait senti la crise de panique étouffée revenir en force dans son corps secoué de tremblement. Il fallait qu’elle sorte, qu’elle respire un air de campagne, qu’elle s’éloigne. Partie aux premières lueurs du jour, elle avait marché le long de la rivière, qui barrait leurs terres en une frontière naturelle, durant quelques lieux avant de faire le chemin inverse. Pendant longtemps ce chemin elle l’avait parcouru avec Pomelos, son cheval aux teintes grises et blanches… Et un jour, comme pour tout, son cheval avait été vendu à un type de Londres qui ne saurait jamais le monter. Elle avait voulu commettre un crime ce jour-là. Pas contre cet étranger qui avait acheté sa monture, mais contre son propre père qui n’avait plus rien à vendre et lui prenait ce qu’elle possédait. Sans importance disait-il… elle n’était qu’une femme. Qui saurait se soucier de son avis.  

Le retour au domaine se fit dans le silence total, excepté de menus oiseaux frémissants et piaillant des premiers rayons de soleil qui naissaient à travers le brouillard. Déboutonnant son manteau d’un noir profond, elle laissa apparaitre une robe longue aux teintes rouges sang. Le chapeau est retiré laissant échapper une mèche de sa longue chevelure brune tenue en chignon découvrant un visage à la douceur presque unique si ce n’était un regard fier qu’elle dardait sur son environnement. Un touche de maquillage supplémentaire cachait les dernières traces de bleus jaunis, meme l’ouverture à sa lèvre était presque couverte après que la croute ait disparue. Son idée ? Prendre un peu de friandises en cuisine, peut-être un pain et une viande séchée  et repartir vers les abords du domaine où elle possédait une simple petite maison qu’elle avait fait aménager comme un petit boudoir. L’air vicié du domaine l’étouffait de plus en plus. Et maintenant encore plus que son père déambulait ici en détruisant les derniers havres de paix qu’elle avait pu se constituer.

Les couloirs étaient d’un calme presque Olympien, mis à part quelques irréductibles serviteurs, et l’arrivée d’une jeune cuisinière il y a quelques temps, plus personne ne longeait ces murs emplis de souvenirs et de grandeurs disparues des De Warwick. En quelques années de vice, le Vicomte avait perdu la moindre once d’honneur de ses précieux ancêtres, vendant à tout va les trésors d’une famille aujourd’hui tombée dans l’oubli. Pourtant ce qui devait être vide se trouble d’une présence masculine qu’elle aperçut droit devant elle. Un regard échangé. Fixe. Sans un mot ou un geste durant quelques secondes avant que le majordome n’arrive auprès d’elle quasi essoufflé.


- Mademoiselle il y a un messire au salon qui désire vous parler ainsi qu’à monsieur votre père,
- Vous voulez parler de CE messire-là ? désignant d’un regard l’homme dans le couloir.
- Oui. Oh mademoiselle je l’avais laissé dans le salon je vais de ce pas ...
- Laissez, je m’en occupe. Un nom ?

Lui donnant la carte du mystérieux inconnu en baissant la voix
– mademoiselle je ne peux pas aller réveiller votre Père il a * encore plus bas * trop bu hier soir et il .. – Faites-le. Et qu’il prenne une toilette avant de descendre sans puer le bouc alcoolisé. Brutal mais nécessaire. Personne ne ferait honte à sa famille surtout pas devant leur invité

Le majordome baissa la tête non mais ils avaient quoi tous à le mettre dans des situations pareilles, dire au vieux DE Warwick de prendre un bain… ils voulaient sa mort !  La jeune femme posa sa main ganté sur son epaule, l’encourageant avant de le laisser à l’abattoir du premier étage et la chambre où ronflait terriblement le maitre des lieux.  

Se targuant d’un léger sourire, ni trop poussé, ni trop fade la jeune femme s’avança vers l’inconnu qui ne l’était pas tant que cela. Elle avait souvent entendu parler de ce Joshua de Wrayburn. Homme riche au demeurant, intelligent et créatif de ce qu’elle avait vu de ses œuvres magnifiques , mais aussi à une réputation sulfureuse d’homme à femmes aux mœurs legères. Sans compter son côté impitoyable. Mais de ce qu’elle voyait, charmant, autant ne pas gâcher son plaisir. Une question silencieuse la taraudait alors qu’elle arriva à sa hauteur. Qu’avait donc encore fait son père pour qu’un tel homme vienne chez eux.

-Monsieur de Wrayburn ? Voix légèrement interrogative autant qu’affirmative. -Amalia de Warwick, c’est un plaisir réel de vous rencontrer depuis le temps que votre nom se fait echo dans le tout Londres sans réussir à mettre un visage dessus. Lui tendant la main, parce que Diable les bonnes manières sont encore de ce monde ! -Norbert vient de me dire que vous désiriez nous voir mon Père et moi, puisque celui-ci va mettre un peu de temps à nous rejoindre, peut-être pourriez-vous me dire ce que je peux pour vous ? Dieu que ce regard bleu était attirant.


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Joshua Wrayburn
J'ai 34ans ans et je vis à Londres et alentours, Angleterre. Dans la vie, je suis un baron de l'acier et la vapeur et je m'en sors vraiment très bien. Je suis orphelin et je me suis elevé dans les couches de la société londonienne grace à ma volonté, un tempérament qui ne lâche rien et beaucoup de travail.
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Cette attente à le gout exquis de la victoire. De moins, des prémisses de celle-ci. Il inspire l’air poussiéreux de ce salon trop peu utilisé et pour lequel les domestiques sont un nombre trop réduit pour l’astiquer convenablement. Il examine sereinement les rayonnages pour n’y trouver que de pâles copies et des imitations bon marché. Norbert, mue par un sursaut de fierté, s’est rendu aux cuisines pour demander l’appret d’une collation légère qui sera servie dès que Mademoiselle, Milord et leur invité seront installés dans le bureau du maitre des lieux. Il s’arrête aussi pour donner l’ordre à Tildy de porter une tasse de thé à l’homme qui bouscule les habitudes de la demeure agonisante. L’un dans l’autre, le majordome saisit tous les pretextes qui lui viennent pour ne surtout pas devoir aller dans les étages et réveiller la barique aviné qui dort encore.

Tildy s’acquitte rapidement de sa tâche, la cuisinière n’étant pas encore rentré du marché, tentant de rapporter des provisions pour le reste de la semaine avec la maigre somme allouée par son patron. Et encore, c’est Madame Rosalyn, sur le reste de sa maigre pension qui a complété les fonds permis par son mari. Car malgré les temps difficiles, il continue d’exiger à se goinfrer comme un porc. Une tasse de thé sur un plateau en équilibre, la jeune servante dépose son fardeau sur un guéridon rayé et bancal. Ses prunelles pétillent d’amusement et de plaisir en reconnaissant Joshua. -Voilà qui ne va pas faire plaisir au père Warwick, de vous trouver là, m’sieur Joshua. -Un accent cockney prononcé maintenant qu’elle n’est plus obligé de le dissimuler sous des tournures plus élégantes.
-C’est le but, petite. Comment vont les choses ici ? -Une gorgée de thé insipide qu’il avale sans y penser, détaillant sa petite souris.
-Mal. Depuis qu’il est revenu de Londres, il est odieux. Il vend à tour de bras ce qu’il peut. Madame Rosalyn se terre quasiment dans sa chambre, et Mademoiselle est partout à la fois, tentant de rassurer les travailleurs et les métayers, les ouvriers. Elle est aussi bien plus affectée qu’elle ne le montre par la vente de son cheval. -Ici, une note de reproche discret s’est glissée dans la voix de l’adolescente. Reproche qu’il balaie d’un revers de la main indifférent.
-Tu deviens sentimentale. Cela ne te ressemble guère de t’attendrir aussi vite. La bestiole vendue sera bientôt le moindre de ses soucis. Autre chose ?
-Je crois qu’il les bat. J’ai jamais vu, vous pensez bien. Mais… ouais. Presque sure.
-Hum. Ca m’étonne guère. Je me chargerais de ce point là en temps en heure. Va le reveiller. Le vieux lambine.

Sur un hochement de tête, elle se retire pour rejoindre Norbert au pied des escaliers. Non sans avoir le temps de passer par les cuisines pour y préparer un verre de mauvais brandy et une tranche de toast. Elle attend que le bref entretien entre le Majordome et Mademoiselle s’achève pour tendre timidement le plateau à son supérieur. -Je me suis dit que peut-être….
Et cela ne manque pas. En voyant l’adolescente, il saisit immédiatement sa porte de sortie d’une corvée répugnante. -Monte le lui porter. Et débrouille toi, mais il doit passer par les bains. File. Plus vite que ca ! Un regard peu amène de Tildy auquel Norbert reste indifférent, et la voila qui se présente à la porte de la chambre close. Regrettant de ne pouvoir assister à l’entrevue entre son boss et sa proie.

Joshua, les mains croisées dans le dos, badaud en promenade dans un lieu exotique se laisse guider par les murmures d’une conversation qui parviennent jusqu’à lui. Aidé par les informations de sa jeune espionne, il n’a aucun mal à s’orienter. En quelques secondes, il débouche sur le grand hall. Cette fois, le décor appauvri le laisse de marbre. Ce qui l’interesse, c’est la jeune femme à demi-tournée vers le veil homme. Poliment, il reste en retrait, la laissant prendre conscience de sa présence. Il a pris soin de ne jamais croisé sa route directement bien qu’ils aient à plusieurs reprises fréquentés les mêmes salons. Avant que le nom des De Warwick ne tombe en disgrace. C’est un jeu d’équilibriste qui l’amuse fortement. Précipiter la ruine de la famille, salir le nom tout en prenant soin que le scandale puisse être facilement oublié. Il a besoin que les portes de la Noblesse restent ouvertes à son épouse. Future épouse. Il avait déjà été frappé par sa grace éthérée et sa beauté se confirme à mesure qu’elle s’approche de lui. Il lui offre une inclinaison respectueuse de la tête alors qu’elle se présente. Le jeune homme ne craint pas de laisser ses prunelles courir sur le corps de la donzelle. Sa fraicheur et son maintien sont exactement ce qu’il lui faut, sans compter la pureté de son pédigrée. Il lui offre un sourire de circonstance et s’empare de sa main droite tendue vers lui pour un léger baise main qui reste d’un ennui parfaitement approprié. Une tension légère parcourt son bas-ventre alors même qu’il quitte la couche trop usitée de sa catin rousse préférée en laissant ses iris glacier s’attarder sur ses lèvres joliment dessinées. Visions fugaces dénuées de décence.
-Mademoiselle de Warwick, le plaisir est partagé, soyez en certaine. -Il relache la main, pour mieux glisser son bras pour le sien, les dirigeants de manière désinvolte vers l’extérieur, sans perdre son sourire, son visage penché vers elle. Sans pour autant la forcer à une trop grande proximité. -Votre charme et votre esprit se murmurent dans tous les couloirs de Londres. Le premier n’est pas usurpé, j’espère avoir l’occasion de découvrir le second.

Avant qu’ils ne s’immobilisent au pied des grands escaliers, un fracas terrible retentissant dans le quasi silence qui les entouraient. Celui, sans nul doute, d’un plateau et de la porcelaine, lancés à travers une pièce et s’écrasant contre un mur. Il aurait pu faire semblant de rien. Ce n’est pas Joshua et c’est d’un ton impitoyablement serein qu’il remarque. -Ha. Je crois que votre père se reveille. Vous avez raison, nous avons quelques minutes pour faire plus ample connaissance. -Il se tait, suivant une allée envahie de mauvaises herbes jusqu’à un petit jardin aménagé. Dans ses jours de gloire, la roseraie devait être un ravissement et nul doute le siege des réceptions données par la Rosalyn de Warwick. Il n’en reste plus qu’un vague squelette en fer forgé. Pas certain que les sièges ne soient pas complètement rouillé. Dans le doute, il préfère laisser Amalia le guider sur ce plan. -Votre séjour parisien s’est bien passé ? Les compagnies ont encore réduites les vols des aéronefs, cela devient aussi facile qu’une promenade en calèche à Regent’s Park… -Pourquoi jouer aussi cyniquement avec la proie, il l’ignore. Mais il ne peut s’en empêcher pour autant. Il relâche son bras, et fait quelque pas sur la pelouse jaunie du manque d'arrosage. Il ajoute d’un ton terriblement nonchalant, presque badin. Ne la lâchant plus du poids incisif de son regard. -Votre père me doit de l’argent, Mademoiselle de Warwick. Beaucoup d’argent. Beaucoup trop.




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Amalia de Warwick
J'ai 22 ans et je vis à Londres, . Dans la vie, je suis La reine des soirées mondaines et je m'en sors plutot bien si ce n'est le souci d'avoir un père violent, dépensier et qui me considère comme une marchandise de peu de valeurs. Il nous ruine sans état d’âme, notre famille et notre entreprise. Notre domaine tombe en ruine, nos ouvriers et personnels ne sont pas payés, la honte s'abat sur nous. Sinon, grâce à ma chance (et mon caractère ), je suis Célibataire et je le vis plutôt très bien. Malheureusement pour moi les choses vont vite changer ! .

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Ce regard posé sur elle est d’une indécence profonde. Elle paraissait être son dessert sur une montagne de sucre et il semblait grandement affamé. La jeune femme avait déjà vu ce style de regard posé sur elle, mais pour une fois elle semblait l’apprécier, ne formulant aucune remarque à ce sujet. Peut-être que les yeux de son vis-à-vis sont d’un bleu trop intense pour qu’elle lui dise de regarder ailleurs. Elle aime ce bleu, en apprécie les nuances, la dureté alors même que ses paroles se font miel. Il l’entraine bras dessus-dessous dans les couloirs vides du domaine vers un but précis, surement. Le compliment l’amuse.  Elle ressent bien sa facilité à glisser quelques mots à des donzelles que cela peut impressionner. Loin d’etre son cas, mais elle apprécie cette intrigante compagnie. Inclinant la tête dans un sourire bien plus grand, plus sincèrement dans l’amusement, sa main gauche encore douloureuse se posant à demi sur le bras masculin qui a déjà capturé son bras droit.

– Une femme avec de l’esprit. Grand Dieu n’en dites rien à mon Père il risquerait d’avoir une crise de cœur. Mais j’apprécie le compliment que je vous retourne, Monsieur de Wrayburn, je comprends mieux pourquoi certaines … femmes ne jurent que par vous et vos belles paroles.  Qui plus est, vos réalisations sont magnifiques. L’Excelsior est un bâtiment unique et d’une beauté à en faire pâlir bon nombre. J’espère avoir le plaisir de le prendre un jour et si je deviens votre Muse, qui sait, aurais –je le privilège de faire quelques voyages.

Reliant les Amériques au Continent d’une Europe balbutiante, il ferait les beaux jours des voyages outre atlantique. Pour Amalia, dont le sourire se faisait mutin à l’encontre du jeune homme, il s’agissait de l’occasion de s’éloigner le plus possible d’un Père qui n’en avait jamais été un.

Un bruit, grand fracas à l’étage les interrompt dans leur marche et dans cette discussion au caractère frais pour la jeune femme. Un silence. Puis une voix. Celle, très calme de Joshua qui aurait pu la faire rire si elle n’était pas aussi dépitée du comportement paternel.  Réprimant un soupir et une moue, bien que ses charnues en effectuent le mouvement mordillant la fine croute qui la cisaille au niveau de la lèvre inférieure. Sa voix finit par murmurer ces quelques mots, réflexion interne qui se fait trop forte dans son soupir : - Encore une belle journée au paradis. Puis la voix plus assurée en regardant son compagnon du jour : - Vous avez encore le temps de fuir avant ce futur entretien. Je vous le conseille même quel que soit la raison de votre venue. Bien sûr que non, sa « beauté » et son « esprit » n’étaient pas la cause de la venue de cet homme chez eux. Elle n’était pas aussi dupe que certaines donzelles qui croyaient au grand amour dès qu’un homme leur adressait la parole. Amalia avait apprit à forger autour d’elle un mur, rempart invisible préférant ignorer l’amour et les sentiments, plutôt que de ressentir la souffrance qui l’abattrait.  

Mais le conseil ne sera pas écouté. Non. Il l’entraine vers les jardins. Se faisant guide dans leur domaine. Et elle le suit. Sans rechigner. Après tout elle n’a pas eu de compagnie agréable depuis son « voyage » et elle aime savoir à qui elle a à faire. Les rumeurs sur ce charmant homme se font glace et feu en meme temps. Dur aux affaires, hommes à femmes, charmeur. Que vient-il donc faire dans leur demeure. Il n’y a rien ici qui puisse intéresser cette homme montant dans les jupons d’une famille aujourd’hui déchue.

Les jardins ont perdu de leur beauté depuis longtemps, la roseraie cependant garde encore quelques fleurs au parfum enivrant. Amalia s’en occupe comme elle peut. Mais elle est loin d’etre jardinière à la force assez intense pour désherber, alors ronce et roses s’unissent dans un mélange acéré et adorant.
– Paris était ... Paris. Rien de plus ou de moins. Vague sourire aux élans mélancoliques avant qu’elle ne relache son bras pour aller cueillir une rose à la corolle blanche tachetée de rouge afin de lui offrir ce maigre, mais sincère présent qu'elle accrochait à sa boutonnière. Le regard d’acier se plonge dans le sien quand il annonce, enfin, la raison de sa venue. Et quelle raison.

-Oh.
Surprise qui n’en est pas une. Déception qui en est une. Ce numéro de charme ne devait en arriver que là. Bien sûr que oui. Son regard quitte le sien un instant feignant de se concentrer sur la rose qu’elle lui accroche malgré tout à sa boutonnière en dépit de la grimace de douleurs de sa main gauche avant de reprendre franchement l’échange de regards. Jamais elle n’avait baissé les yeux devant un homme, elle ne commencerait pas devant un étranger– Ainsi donc vous êtes là pour cela. * Pause dans ses paroles cherchant le ton juste. C’était gênant et … amusant que même l’asile d’un vieux fou ne soit plus si sur pour lui. * - Et vous vous êtes dit que venir à une heure aussi indue serait le meilleur moyen de coincer mon Père au levé du lit ? * Opinant la tete en se reculant un peu de lui après avoir remis correctement le replis de sa veste, contre une table en fer forgé blanche sur laquelle elle prend appui . – C'est finement joué Monsieur. Comme vous l’avez entendu il va arriver, mais je crains que vous ne soyez déçu par ce voyage depuis le Grand Londres. Je ne vais pas insulter votre intelligence en vous promettant gloire et fortune. Vous ne récupérerez pas votre argent. * c’était un fait dont elle n’avait aucun doute * - Premièrement car mon père n’a jamais payé une seule dette, depuis aussi loin que je me souvienne. Vos amis auraient d^vous prévenir de ne jamais lui prêter le moindre sou.  Et ensuite, * ouvrant les bras en lui montrant le domaine* nous sommes ruinés. IL * son ton bien plus ferme et appuyé d'une pointe de colère sur ce pronom* nous a ruiné. Il a vendu tout ce qu’il pouvait, même ce qu’il ne lui appartenait pas, pour aller boire et forniquer aux 4 coins de Londres. Surement avec un compagnon de beuverie. Cette fois-ci son regard se fait inquisiteur sur l’homme devant elle dont la réputation dominait en ces termes. L'amusement laissait place à un sentiment mélé de colère et de tristesse
- Vous avez donc demandé à me voir également. Pourquoi ? Si vous attendez de moi que je vous paie, désolée mais l’argent qu’il me reste sera pour des personnes en ayant bien plus besoin que vous. Ou vous préférez m'insulter en compagnie du Comte afin de ne pas avoir à vous répéter? Cet homme ne lui avait rien fait. Pas encore. Il venait réclamer un dû selon son droit le plus normal. Mais elle avait mal. mal de voir que même ici il n'y avait plus de paix, ni aucun abri pour elle à cause des bêtises de son Père. Elle en voulait à cet étranger d'avoir brisé la dernière étincelle de joie qu'elle éprouvait à vivre ici.


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Joshua Wrayburn
J'ai 34ans ans et je vis à Londres et alentours, Angleterre. Dans la vie, je suis un baron de l'acier et la vapeur et je m'en sors vraiment très bien. Je suis orphelin et je me suis elevé dans les couches de la société londonienne grace à ma volonté, un tempérament qui ne lâche rien et beaucoup de travail.
Après des débuts difficile, je suis à la tête de plusieurs entreprises, certaines légales, d'autres beaucoup moins. La noblesse anglaise, jalouse de ses privilèges, me ferme beaucoup trop de portes à mon gout mais cela changera bientôt avec mes futures noces
Vincent Cassel :copyright:️ Calville
Il pourrait être plus discret dans son regard qui épouse les formes délicatement réhaussées par le corset qui cisaille la taille de son hôtesse. Mais Amalia est bien trop voluptueuse pour qu’il se prive de ce plaisir là. Il apprécie la pointe de défi au fond de ses prunelles. Elle a de l’acier, cette petite. Joshua ne niera jamais que c’est une épine de caractère qu’il apprécie chez ses conquêtes. L’ennui et les courbettes le font fuir tout comme celles qui espéraient un mariage faste. Celles là, il les déserte au petit matin sans un regard de regret. Elle, c’est encore différent. Il vient imposer ce qui le répugne. Qu’importe. La postérité de ses industries passe avant ses préférences. Et il n’a pas l’intention de se réduire à une fade existence monogame. Amalia pourra en faire de même. Quoique, l’humour dont elle fait preuve malgré la précarité de sa situation, l’aplomb de son port de tête  qui se combine à sa beauté. Non. Eclat propriétaire qui jaillit de ses prunelles. Pas certain qu’il lui tolère des amants. Sourire aimable et civil. Trop au vu des déconvenues de sa famille.

-Vous croyez que le monde se remettrait de la perte de votre Père ? -une surprise sincère quanc elle évoque l’ Excelsior et sa tête s’incline légèrement vers lui quand elle évoque l’un de ses plus beaux dirigeables. -Vous vous interessez aux progrès de la technologie et aux avancées de l’aéronautique ?  Si vous en avez toujours envie, je vous enverrais une invitation pour un événement privé. Loin de la presse, la Samiel Amethyst effectuera son premier voyage d’essai  d’ici une petite quinzaine de jours avant son inauguration en grande pompe dans cinq mois. Elle est destinée à relier Londres à Venise, pour faciliter les relations entre Sa Majesté Victoria et le Dodge. -Il rompt la distance qui était entre eux et vient murmurer à son oreille, laissant son souffler glisser le long de son cou. -Je n’ai pas de Muse, mais vous seriez délicieuse dans ce rôle.  – Déjà, il s’éloigne de quelques pas, reprenant un éloignement en accord avec leurs rangs respectifs. -Quand à un voyage sur l’Exlsior, ce serait priver Londres de votre présence. Je ne sais pas si je pourrais prendre une telle responsabilité qui me verrait couvert du courroux de vos galants.

Ils s’éloignent en direction des jardins avant que l’éveil de l’indigne patriarche ne trouble le calme de leur échange. Si Joshua entend parfaitement le mouvement d’humeur de sa compagne, il choisit de ne pas le relever. Tout comme il ne prend pas en compte l’avertissement d’Amalia sur l’entrevue qu’il va suivre. Il est parfaitement au fait de l’humeur désastreuse de De Warwick, ayant contribué dans l’ombre à empirer celle-ci autant qu’il le lui était possible. Les jardins seront le refuge de leur discussion, loin des oreilles des rares servants qui restent encore. Il peut entendre le sifflement poussif d’un automate  au loin qui a grandement besoin d’une dose d’huile alors qu’il ramasse mécaniquement quelques poires ayant échappé à sa vigilance lors d’un précédent passage. La roseraie s’offre à eux dans toute sa solitude dépouillée. Quelques boutons de rose sont rescapés des ronces et c’est sans s’égratigner sur les épines folles qu’Amalia lui en offre une. Il ne refuse pas le présent la remerciant silencieusement. Délicatement, ses doigts effleurent l’arrondie de sa joue, écartant  une mèche rebelle. Il s’éprend quelques secondes de la douceur soyeuse de sa peau sous la sienne. Relevant son menton vers lui. Tentation d’un baiser. Qu’il se refuse. Pas quand l’épée de Damocles des raisons de sa présence plane sur eux. -J’espère que vous garderez cette lumière en vous, Amalia. Elle vous va bien. Vous êtes faites pour le Soleil.

L’épée tombe et il ne cherche pas éviter le tranchant de celle-ci. Il pourrait se dérober. Luj offrir une fausse réponse. Ou user de tant de paraboles qu’il en ressemblerait à un vendeur de tapis. Ce n’est pas dans son caractère. La jeune fille n’est pas idiote, elle ne croira pas en des effets de manches ou des déclarations grandiloquentes. Il n’offre que la vérité. Crue et sans échappatoire. Les prunelles sombres d’Amalia se cadenassent et une infime part de lui regrette de devoir lui infliger cette nouvelle blessure. Bien insuffisant pour le faire reculer ou avoir le moindre remord sur le projet qu’il entretient. Pourtant pour la première fois depuis une éternité, il goutait à une présence féminine pleine de nuances et de contrastes. Pourtant, Amalia ne fuit pas. Achevant de fixer la rose à sa redingote. Ses lèvres qui se crispent dans le mouvement de ses doigts. Il est bien trop attentif à son langage corporel pour ne pas le noter. Le reliant sans mal à sa lèvre presque cicatrisée et le rapport de Tildy. Pourtant elle fait front. Retrouvant le bleu de ses prunelles. La gracieuse brune comprend rapidement le courant de sa pensée et c’est un sourire qui fleurit à la bouche masculine. -Votre père ignore totalement la finesse de votre esprit, n’est ce pas ? Croyez vous que si je m’étais annoncé en créancier, il m’aurait courtoisement attendu ? Vous savez ce qu’il en est.

Déçu, il ne l’est pas. C’est elle dont il voulait prendre la mesure, bien d’avantage que le porc qui baigne  dans sa crasse à l’étage. Et les traits de son visage sont un masque impassible alors qu’il l’écoute offrir au jardin l’étendue de leur ruine. Il n’est pas venu en espérant repartir avec un sac de guinée d’or. Elle a un courage de lionne. Bien d’avantage que son père n’en a jamais possédé. Elle finit par commettre une erreur. Une erreur que Joshua pourrait lui pardonner si c’était dans sa nature. Son regard perd tout son vernis affable pour une plongée dans les colères qui couvent en lui, si disciplinées par sa volonté. -Ne m’insultez pas, Mademoiselle de Warwick. Je ne viens pas vous arracher les maigres sommes que vous parvenez à sauver et dont vous vous servez pour éviter que les ouvriers peinant dans vos usines ne crèvent de faim. -Il est renseigné, trop bien renseigné. Et il n’ a plus aucun scrupule à lui faire comprendre. – Votre présence est nécessaire car vous êtes la première concernée, bien d’avantage que votre géniteur. C’est vous que je suis venu voir. Il n’est… Rien. Vous êtes sortie dès aujourd’hui de son ombre, bien que vous ne le sachiez pas encore. Je suis ici pour bien plus que de l’argent.

Il n’y aucune clémence dans son ton ou son attitude. Il a reculé de deux pas, la toisant froidement. Laissant un silence brutal s’établir entre eux pendant que le poids de ses mots et leur sens est compris par la jeune femme. Il tourne la tête vers la petite forme essoufflée de Tildy qui arrive vers eux et qui reprend une contenance plus digne de son statut de servante quand elle arrive en vu des de ses deux patrons. C’est à Amalia qu’elle s’adresse, jetant malgré tout un regard en coin à Joshua -Lord de Warwick vous attend dans son étude, Mademoiselle, Monsieur. Il m’a fait part de son déplaisir à devoir recevoir à cette heure.

Autant dire qu’il a du l’injurier aussi copieusement qu’un charretier. Il lui lance un regard aigue mais sa tenue ne semble pas être dérangée. Il l’aurait tué de ses mains si il avait osé s’imposer à l’une de ses protégée. Quoique Tildy, malgré les apparences, sache parfaitement se défendre, petit oursin des bas-fonds de Londres. Le retour dans la demeure moribonde s’effectue dans le silence de sa part. Il a retrouvé ses manières un peu trop douces, un peu trop charmantes. Tildy frappe à la porte close et s’efface pour laisser le couple pénétrer à l’intérieur. De Warwick est assis, trônant derrière son bureau. L’œil encore voilé de son ivresse de la veille, mal boutonné et le bain exigé ne peut rien pour son haleine chargée et la déchéance qui émane de lui. Pourtant, en reconnaissant Joshua, il est saisit d’un regain d’espoir. Se souvenant parfaitement combien l’idiot était malléable et disposé à ouvrir sa bourse pour lui permettre de vider les siennes. Entre autres. Il lisse sa perruque et croise les doigts devant lui, refusant d’accorder un regard à sa progéniture. Sinon pour lui enjoindre d’un regard chargé de menace qu’elle a intérêt à tenir sa langue. Sinon…

-Mon bon Waybu, Wrayb.. Joshua. Quel plaisir de vous recevoir, mon ami. Mais vous auriez du me faire prévenir, je vous aurais préparer un déjeuner digne de vous. J’espère que ma fille s’est montrée à l’écoute de vos envies ? Soyez certain que je corrigerais cela. -Surtout elle. Et ce serait avec plaisir tant l’envie de passer ses nerfs de ses dernières déconvenues le démange. Le premier prétexte sera le bon. Il se lève et repousse sa chaise. Avisant le porte-document que Joshua a récupéré des mains de Tildy juste avant de rentrer, il pousse un soupir ravi avant de faire le tour de son secrétaire pour venir secouer les mains de Joshua dans un semblant de salutation trop enthousiaste. -Je suppose que vous êtes venus avec les plans de votre prototype, pour que nous puissions discuter de ce partenariat et de la manière dont vous vouliez investir pour que nos usines travaillent en étroite collaboration ?
-Quelque chose dans ce goût là, oui, finit par lâcher un Joshua glacial qui récupère ses paumes avant de les essuyer ostensiblement sur un tissu trainant sur le dos d’une chaise.
-Amalia. Ne reste pas plantée là. Empotée. Va nous chercher à boire. Et Disparait ensuite. Ces affaires ne te concernent pas. -Son timbre retrouve son sirupeux dégoulinant quand il retourne son attention vers son invité. -Les femmes. Décidément. Elle est jolie… mais je vous jure, bien que ce soit ma fille, elle est parfois d'une lenteur…. Elle ne fait rien pour s’arranger.

Il va le frapper. Il est à une phrase de le faire. Un mot de plus. Un mot de trop. Pour le moment, il ne bouge pas. Il a besoin de savoir exactement de quel bois est réellement issu Amalia. Il a conscience qu’il l’abandonne face à son croquemitaine. Pas pour longtemps, petite. Pas pour longtemps. Mais les prochaines minutes sont cruciales pour leur association prochaine. Un pantin chiffe molle et sans substance n’aura qu’un rôle de figuration. Jamais plus. Jument poulinière au pédigré racée. Il a besoin de voir si les fulgurances de son caractère étaient réelles ou un masque sur une nature de pleutre


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Amalia de Warwick
J'ai 22 ans et je vis à Londres, . Dans la vie, je suis La reine des soirées mondaines et je m'en sors plutot bien si ce n'est le souci d'avoir un père violent, dépensier et qui me considère comme une marchandise de peu de valeurs. Il nous ruine sans état d’âme, notre famille et notre entreprise. Notre domaine tombe en ruine, nos ouvriers et personnels ne sont pas payés, la honte s'abat sur nous. Sinon, grâce à ma chance (et mon caractère ), je suis Célibataire et je le vis plutôt très bien. Malheureusement pour moi les choses vont vite changer ! .

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L'homme avec lequel elle badine le plus tranquillement du monde est un mélange intéressant de force brutale qu’il cache derrière une beauté particulière. Il n’est pas le plus bel homme rencontré, ni le plus jeune mais il possède un charisme indéniable qui la berce doucement. Si rare sont ces moments où tous ont finis par les abandonner sans qu’elle ne puisse leur en vouloir. Que faire avec un homme comme son père qui soudoie plus qu’il ne réfléchit, et qui ne veut céder aucune once de terrain à sa fille pour la reprise de sa société qu’il coule brique après brique. Joshua a, au contraire, une force tranquille dans laquelle elle puise un peu de ressource pour retrouver sa propre vitalité. On est tiré vers le haut que par la personne qui peut le faire. Et lui le peut. Oubliant le regard qui illumine ses prunelles osées, posées sur elle, elle discute avec cette sensation agréable de faire une rencontre peu banale.

-Je crois que .. Oui. Personne n’est irremplaçable. Façon polie de dire qu’elle n’en pleurerait pas une larme. - Bien sûr je ne le souhaite pas. Façon tout aussi polie de se reprendre dans ses désirs secrets. Joshua semblait surtout envieux de la connaitre et elle était ravie d’avoir pu attirer son attention avec l’Excelsior : Si je m’y intéresse? dieu du ciel oui. Depuis toute petite je suis dans les sillages des ouvriers de la West Field Industries. Savez-vous que le Magnificient a eu des coursives pour les enfants par ma faute ? Il y a un vrai circuit là-dedans, je l’ai dessiné avec Monsieur White notre ancien ingénieur je devais avoir 8 ou 9 ans. J’ai de magnifiques ouvrages… Se reprenant .. non elle n'avait plus tout cela. -Enfin j’avais. Oui de très beaux ouvrages de Blake Wilson, des originaux bien sûr, j’ai même étudié la dynamique et la mécanique de vol de chaque engin connu. Je sais barrer le Blake qui arrivera au vol dans quelques temps. Mais n’en dites rien. Père me tuerait s’il savait. * vague signe de la main pour éloigner ce genre de pensée qui n’ont pas leur place dans cette discussion * - J’adore étudier, j’adore apprendre et encore plus quand je peux partir la haut * son regard se portant quelques instants au ciel * - je trouve magnifique, que nous, simples humains puissions tutoyer les nuages avec une telle facilité. Et derrière qu’y a-t-il ? au-delà qu’y a-t-il ? sa main serrait un peu plus son bras, y prenant appuis alors qu’elle avancait encore avec lui rêvant à cet ailleurs, à cet au-delà des nuages. Avant que l’invitation glissée à son intention ne lui fasse revenir les pieds sur terre. – Pardonnez-moi je m’emporte de trop quand je parle de rêves, surtout si je les sais inaccessible - Monsieur je serais fortement honorée de découvrir votre dernier bâtiment. *inclinant la tête doucement *- Venise ? ce doit etre un endroit magnifique, je ne me suis jamais rendu en terres italiennes, mais qui sait, je comblerais peut-etre ce manque. Je vous promets je serais toute discrète, vous ne me remarquerez meme pas. Le sourire élargit à l’idée de pouvoir voler à nouveau, partir .. Ou plutôt revenir à ces frissons au creux de sa nuque au souffle osé même si le murmure a le même effet. Le regard est porté vers lui, visage à quelques centimètres du sien, beau visage, dur et doux dans le même temps, avant qu’il ne s’éloigne. Il fait terriblement chaud d’un coup- Oh Monsieur. Prenant un air aux accents tragique vous me décevez terriblement à fuir aussi aisément  devant quelques vagues galants. Je vous pensais plus tenace que cela. Un rire. Cristallin. Terriblement doux et moqueur sans être mauvais et mesquin. Non elle s’amuse. Follement. Bien trop.

Les jardins sont leur destination. Si la beauté d’autrefois s’est tarie, il y a encore pour elle ce quelque chose de magnifique qui fait briller son regard. Elle adorait venir ici enfant s’imprégner des senteurs de mille roses. De Lys. De Lilas. Oui, c’était un endroit magique. Un bouton de rose est cueilli et se pose à la boutonnière de leur invité. Elle n'imaginait pas que cette proximité en amènerait une autre. Plus tendre. Plus douce. Une main étonnement délicate qui effleure sa joue, prenant en alibi une mèche rebelle qui s’échappe de son chignon avant de se poser sous son menton, lui relevant le visage vers lui. De personne elle n'a jamais accepté un tel geste. De lui, il s'écoule un coté tellement naturel dans cette attraction qui émane de lui. Le baiser ne verra pas le jour. Elle aurait pu le regretter. Peut-être. Un sourire. Vague. Lointain. Qui se perd au creux de ses lèvres alors que les corps s’éloignent.

- Une lumière ? il y a longtemps qu’il n’y a plus de lumière ou de soleil en ces lieux, ni en moi Joshua. Et il complimente encore. Il l'élève encore. Ne la considère pas comme un etre inférieur et sotte. Non. Ces mots , ces regards sont fait pour le plaisir. Il ne faut pas se laisser griser par de belles paroles. A quoi cela servirait-il. Il n'est pas ici pour elle, mais pour son argent. Et quand bien meme , elle n'accepterait pas ses louanges qu'il doit porter à bon nombre de femmes. - Comme je vous l’ai dit précédemment, une femme avec de l’esprit aussi fin soit–il ne peut exister dans le monde de mon père. Je suis une potiche pour lui. Et je vous le concède volontiers, il aurait fui la queue entre les jambes. Pensait-il peut-etre qu'elle le défendrait corps et ame? Non. Elle avait passé ce cap depuis des années à la vue de ses efforts toujours critiqués et de cette vie qu'il leur faisait mener, à coup de pied, de ceinture et d'insultes. La jeune femme se défendait seule et c'est cette défense qui fit tourner le ton de la conversation. Le badin laisse place à la tension entre deux. Elle s'étonne sans se cacher de ce qu'il sait. Ce qui l'étonne moins est de voir l'homme changer de visage et montrer surement celui qu'il doit avoir en privé. Dur comme l'acier . - Comment savez-vous que ..
Les quelques personnes banquier ou chef de chantier savaient qu’elle leur donnait ce qu’elle pouvait pour payer les ouvriers, mais personne en dehors de ce cercle ne se permettait de parler de cette histoire. Non pour le Comte, mais justement pour Elle qui faisait ce qu’elle pouvait . Ils avaient tous vu grandir la jeune femme, et c'est en cela qu'il savait qu'il pouvait lui faire confiance.

-Pour bien plus que de l’argent ? Vous … ? Le reste de la phrase meurt entre ses lèvres alors qu’elle comprend. Elle a froid d'un coup. Terriblement. Un trophée. Une lettre de créance. Bout de viande qui va etre vendu à cet homme pour payer une dette de son paternel. Son sourire fane une dernière fois alors qu’elle entend à peine Tildy. Elle ne fait même pas attention au retour silencieux dans leur domaine, l’entrée dans le bureau, la demande de son père. Non. Elle n’est plus là. Ce n’est qu’à l’insulte suivante qu’elle le regarde sans comprendre ce qu’il dit . En plus de la vendre, il fait d’elle une servante. Ca en est trop.

- Je ne suis pas votre esclave. Et vous avez assez bu pour l’année entière.

Le coup part bien plus rapidement qu’elle n’aurait plus le croire vu l état dans lequel se trouvait son Père. Une gifle surprenante, si intense qu’elle fouette durement son visage la faisant trébucher contre Joshua, Son chignon ne résistant pas au coup, déliant ses cheveux qui retombent en cascade sur ses épaules et contre ses joues.. Sonnée. Elle s’accroche à sa veste regardant fixement l'épaule devant elle, sans relever le visage vers celui qui a été son pilier de rattrapage. Elle ne sait si c’est le mal de la gifle ou ce geste fait devant un étranger, ou encore la goutte d'eau dans un océan d'immondice, qui la fait se retourner vers son Père. – c’est la dernière fois que vous posez les mains sur moi. Essayez encore une fois et je vous tue.
-Idiote. Tu as encore de la chance que mon ami soit là sinon la ceinture t’aurait marqué ! Mais ne t'inquiète pas je saurais te mater.

Il se retourna pour se servir lui même ce verre tant attendu en insultant copieusement sa fille. Il n'en fallait pas plus pour elle, elle se saisit d'un un coupe-papier s’éloignant des bras de Joshua. Elle n’avait pas besoin de lui pour en finir, prête à achever cet être vil et abjecte sans la moindre hésitation. La Prison? et qu’étais-ce donc ici ? Elle fut stoppée dans son élan par celui qui avait gardé le silence jusque là, spectateur muet d'une scène qui le ne regardait pas. Il lui attrapa le poignet, secouant la tête en silence alors qu’il soutenait son regard. Étrange allié l’espace d’une seconde. Il semblait si sombre, dur, haineux, mais nullement contre elle. L’attitude était claire dans ce qu’il lui faisait comprendre. Il ne souffla aucun mot pour mettre en garde le paternel qui discourait toujours. Elle relâcha l’arme et se détacha de cette prise non sans grimacer de cette poigne qui l'avait interrompu dans son geste. Un air de défi en observant Joshua. Elle savait ce qu'il voudrait d'elle. Un simple hochement de tete pour lui alors que son Père venait s'asseoir à nouveau à son bureau. Joshua n’avait pas besoin de son accord, elle n’était pas sans l’ignorer. Mais de cet homme elle sentait une chose : ce n’était pas vraiment contre elle qu'il se battait, mais bel et bien contre son Père. Elle en ignorait la cause, mais elle s’en moquait. tant qu'il agissait.  Prenant un des deux sièges pour les visiteurs, elle essuya sa lèvre qui saignait à nouveau regardant son Père droit dans les yeux.- Votre "ami" m'a convié à cette discussion, et pour rien au monde je ne raterais cela. Elle confiait le reste de la discussion à cet homme. Elle serait un des dommages collatéral mais que lui importait maintenant. Elle n'avait plus rien à perdre. Honneur, liberté, sourire, vie. Son Père lui avait déjà tout prit.


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Joshua Wrayburn
J'ai 34ans ans et je vis à Londres et alentours, Angleterre. Dans la vie, je suis un baron de l'acier et la vapeur et je m'en sors vraiment très bien. Je suis orphelin et je me suis elevé dans les couches de la société londonienne grace à ma volonté, un tempérament qui ne lâche rien et beaucoup de travail.
Après des débuts difficile, je suis à la tête de plusieurs entreprises, certaines légales, d'autres beaucoup moins. La noblesse anglaise, jalouse de ses privilèges, me ferme beaucoup trop de portes à mon gout mais cela changera bientôt avec mes futures noces
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La partie la plus mesquine, la plus rude de son esprit lui tient rigueur de sa descendance. Ne peut s’empêcher de se questionner, non pas sur ses allégeances, elles sont limpides, mais à quel point le vice du père a déteint sur la fille. A quel point elle a été empoisonnée par son géniteur. Quelle part de lui vit en elle. Dans l’écrin à la verdure fanée, il l’observe. L’étudie. L’apprend. Il aime un peu trop le tableau charmant que la jeune femme lui offre. La duplicité s’est elle si profondément engrainé en elle qu’il n’en décèle aucune trace ? Il serait si simple de sombrer à son charme enfantin, à la douceur qui émane d’elle, à cette intelligence qui transperce la médiocrité paternelle. Joshua s’y refuse. Son cœur ne fait pas partie du marché qu’il a l’intention de lui imposer. N’a-t-elle pas été éduquée pour être la plus sublime des Roses de Londres, convoitée par tous et promise à aucun ? Pour ramener la dot la plus conséquente et l’époux le plus malléable ?

Sans que rien ne transparaisse de ses pensées loin de toutes galanteries, il écoute. Il entend les souhaits muets de se débarrasser du poids mort qui cuve son alcool, à peine vernis par un soupçon de civilité, de fausses plaisanteries. Amalia ne le trompe pas. Pour avoir connu plus d’une fois la soif de sang, il sait qu’elle frémit dans ses veines, sous son apparence si parfaitement lisse de femme de haute lignée. Leur conversation s’oriente vers leurs entreprises respectives et il y a une passion qui fait rougir ses pommettes. Fascinante. Tant de vie dans un cadre moribond. Elle ouvre une porte sur ses aspirations les plus secrètes. Il pourrait les nourrir, leur permettre de s’égayer et d’éblouir de leur pureté ceux qui croiseront sa route. Se dévoilant dans le même temps. Son regard s’assombrit quand elle mentionne sa collection de livres disparus. Même cela. Il a pris même cela. -Le Magnificient porte toujours bien son nom même si cela fait plus de quinze ans qu’il est sorti de vos ateliers. -Dans son animation, elle s’appuie d’avantage sur lui et leurs têtes se frolent au rythme de leurs pas. Il ne la coupe pas, Amalia est bien  loin des verbiages qui le hérissent tant. -J’aime aussi particulièrement sentir les vents s’engouffrer dans les voiles, les hélices brasser les courants. Le chuintement des gaz contrebalancé par la furie de la vapeur au sein des machines  affamées de leur charbon. J’ai remplacé les lads qui charriait le charbon par des automates, et j’ai réorganisé les équipes pour que les quarts de travail soient plus équilibrés. Mes équipages ont tous l’occasion de prendre des cours de lettres si ils souhaitent plus tard évoluer dans leurs positions sur les bâtiments de ma flotte ou ailleurs. Cependant, je ne suis vraiment le capitaine que de la Jade Arsinoé, ma beauté personnelle.  Ses hommes sont triés sur le volet et je suis le seul à pouvoir barrer, hormis mon second selon les voyages que nous entreprenons. Pour tous les autres aerostats, je tiens à une hierarchie stricte, même lorsque je suis à bord. -Un sourire un peu plus doux alors qu’elle évoque le vol d’essai de la Samiel. -Elle n’ira pas à Venise cette fois ci. Il s’agit d’être certains que ses machines sont correctement calibrées. Elle ne restera en vol que quelques heures, mais je serais ravi de vous en laisser la maitrise un certain temps si vous le souhaitez et si notre ingénieur donne son accord. -Il y a une pointe certaine de défi au fond des prunelles azur. En affirmant savoir naviguer, Amalia danse sur ses propres passions. A quel point dit elle la  vérité et à quelle point s’agit il de ces manipulations toutes féminines ? Il en aura le cœur net. Si elle vient. Car une fois qu’il aura exposé ses exigences, pas certain qu’elle souhaite sa présence plus que nécessaire. Il reprend sans le moindre flottement d’hésitation- Il y aura aussi sur son fuselage un prototype qui vient d’être mis au point et qui verront là ses premiers test grandeur nature. Le doge devra attendre quelques mois avant de la voir à son mat.

Venise. Il doit s’y rendre pour certaines affaires moins légales d’ici six mois. Pourquoi pas le coupler avec un voyage de noce si la ville lacustre flambe dans l’imagination de sa jeune épouse. Il avait songé s’y rendre avec Lisbeth, autant coupler l’utile à l’agréable. Et la  putain cuivre profite largement de son gout pour sa chair nacrée. Mais la présence à ses cotés de la liane brune pourrait lui permettre d’avancer dans ses projets les plus visibles. Et nul doute que sa vision fera vaciller le doge, homme aux appétits bien affirmé. Peut être oui. Ne soufflant nul mot de ce projet.  Elle se moque gentiment de ses retenues et il lui laisse cet avantage. Quelques mains badines qui s’égarent, des frôlements délicats. Un baiser qui s’esquisse et qui sera retenu. Il est trop tôt. Et il lui déplait grandement de penser que sa future épouse pourrait être de celles qui abandonnent ses lèvres avec autant de facilité et de liberté. Déversant baisers et faveurs pour quelques rubans ou escapades loin de cette maison. Combien de ses prétendants ont-ils goutés cette bouche framboise et miel ? Pourtant, comment renier qu’elle illumine la campagne anglaise de sa présence ? Il ne s’y essaie pas. Lui laissant assez de liberté pour s’exprimer sans censure. Et elle s’en empare, belle insolente. Venant au cœur des raisons de sa présence.

Il répond à sa franchise par la sienne. N’usant aucun artifice et ne dissimule rien de ce qu’il connait de ses élans généreux. Il finit par assener. -Votre ingénieur, Monsieur White, travaille pour nous depuis près de six ans, mademoiselle. La gifle que Monsieur votre Père lui a infligé devant témoins parce qu’il avait osé contredire l’une de ses idioties a eu raison de sa loyauté envers votre famille. Ca et bien entendu l’augmentation de ses émoluments ainsi qu’un apprentissage pour ses fils. Il parle de vous avec beaucoup de tendresse et serait ravi de vous revoir. Ce n’est que l’une de mes nombreuses sources sur vos actes.

Si elle avait un doute, il le balaie. Il s’est renseigné sur elle, dans l’ombre. Il ne craint pas son jugement sur ce point. Peu à peu, Joshua éclaircit ses motivations pour cet aparté qui n’aurait pas du avoir lieu sans chaperon. Cette fois, sa finesse d’esprit dessert Amalia tant elle comprend rapidement les implications de ce qu’il ne vocalise pas encore. L’éclat de son regard se ternit et se détourne du sien. Il n’y aura aucune excuse de sa part. Le monde dans lequel évolue Joshua est sans merci ni pitié, plus vite Amalia l’acceptera, mieux elle s’en portera. Ils rejoignent en silence le bureau de son père qui leur sert un discours de bienvenue décousu et piqué d’insultes à l’égard de sa fille. Fille qui relève sa nuque. Retrouve son port de tête altier. Le jeune homme ne s’en mêle pas, semble si peu concerné. Elle refuse d’être humiliée de la sorte et il est très proche de la seconder dans cette volonté. Mais De Warwick refuse de laisser s’échapper de ses griffes celle qu’il considère à sa disposition. Le coup est violent, cinglant, encore infusé des liqueurs ingérées.

Droit, le regard promettant une mouvance de souffrance, Joshua ne s’interpose pas. Mais son bras droit enlace étroitement la taille de la jeune femme qui vient d’être projeté contre elle. De sa main gauche, il effleure son front barré de mèches échappées de son chignon défait. Indifférent aux  imprécations furieuse de De Warwick qui s’est retourné vers son décanteur, il pose ensuite ses lèvres sur la peau que ses doigts caressant, pressant un léger baiser entre ses sourcils. Il reste solide. Lui permettant de se reprendre sans chercher à croiser son regard.  Tellement de courage dans ce petit bout de femme. Une droiture d’ame qui force son respect. Sait elle seulement combien elle est magnifique à cet instant, malgré sa lèvre fendue ? Un fin sourire malgré tout. L’outre à vin devrait se méfier. Car le ton d’Amalia est absolu. Et les moqueries du Vicomte sont de trop.

Un geste vif de sa Lionne. Et cela, il ne peut l’accepter. C’est trop tôt. Avant qu’elle n’ait pu frapper, il intercepte son poignet. Sans violence, sans le lui tordre mais avec la fermeté de l’acier. Sa haine à l’égard de De Warwick boue dans son ventre. S’entendre qualifier d’ « ami » par cette bouche pourrie lui donne l’impression d’être Sali. Il lèvera bientôt ce malentendu. Entre eux, une compréhension silencieuse et profonde. Patience, ma Sauvageonne. Patience. Les doigts s’ouvrent et il récupère le coupe-papier en ivoire, le reposant sur le panneau laqué. En voyant son expression fugitive de d’inconfort, il regrette un peu sa poigne inamovible. Ses iris trahissent une résolution farouche et semble l’accepter. Bien. Si elle est à ses cotés pour achever la ruine de son père et sauver ce qui reste de l’honneur de sa famille, ils n’en seront que plus puissants.
-Asseyez vous, de Warwick. Et cessez de boire. Vous êtes répugnant.

Premier mot qu’il prononce dans le bureau depuis qu’Amalia s’est imposée. Il n’attend pas d’être obéi, il sait qu’il le sera tant sa voix est inflexible. Il contourne le bureau pour venir se servir dans la vasque maintenue au froid par un procédé d’aspiration d’humidité. Ouvrant le couvercle fumant de fraicheur, il pioche deux cubes de glace qu’il enveloppe dans un mouchoir de baptiste dont le tissage est si fin qu’il est probablement de meilleure qualité que la chemise du dimanche de ses employés les plus fortunés. Il revient vers Amalia et incline sa tête vers l’arrière avant de déposer la poche fraiche contre sa lèvre abimée, ses gestes sont délicats, contrastant avec son attitude sans concession.. -Cela devrait vous permettre de réduire le gonflement.
Un ricanement de la part de Gilbert qui ne retient pas un « -Je ne vous savais pas aussi sensible, mon bon. Croyez moi, c’est de la comédie. Elle est aussi solide qu’une vache, cette bougresse.
Cette intervention marque le début des hostilités. Il aurait mieux fait de se taire. Il balaie de la main l’entièreté de ce qui couvrait le panneau de bois pour venir s’assoir à demi dessus, présentant quasiment son dos à son hôte pour être face à sa fille. Les sifflements geignards d’un automate poussif ne tarde pas à se faire entendre, programmé pour nettoyer ce qui est tombé.
-Amalia de Warwick, je suis Joshua Wraybrun, vous le savez déjà. Je suis aussi le seul détenteur des parts de la West Field Industrie. Votre père a vendu peu à peu sa participation et j’en ai racheté les actions discrètement. Il y a une semaine, il m’a signé ce qui lui restait après en avoir perdu le reste du capital au jeu.

Il laisse cette partie là s’ancrer dans les esprits alors que dans son dos, le vicomte semble suer à grosses gouttes. Repassant les événements des derniers mois, cherchant à faire le compte de ce qu’il a vendu. Surement, ce n’est pas possible. Il n’a pas pu TOUT vendre. Joshua, lui, ne s’intéresse qu’à la jeune femme. Il n’y a aucune trace badine ou galante dans sa posture. Il est entièrement concentré sur les affaires présentes. Il a besoin qu’elle saisisse vraiment ce qu’il en est.
-Votre maison de Londres et ses domestiques sont tout aussi hors de portée. D’autres créanciers se sont présentés et les magistrats ont décidés de la vendre le plus vite possible pour les satisfaire et étouffer le scandale qui menace. Je me trouve présentement l’heureux propriétaire d’une nouvelle maison, voyez vous…  Vous êtes ruinés. Entièrement et complétement ruinés. Pour l’heure votre Nom est encore droit, sans être souillé par les abjections de votre père. Cela ne durera pas.

Non. Il a bien trop de preuves concrètes pour qu’il s’en prive. Mais pour l’instant, il ne souhaite pas encore sortir le bâton. Cela viendra si il en a besoin. Il suffit de laisser planer la menace. C’est une promesse de déchéance qui se murmure dans ses silences.

-Je veux que vous soyez ma femme, Amalia de Warwick.  Devenez mon épouse et je restaurerai votre fortune à sa gloire précédente sans que votre père ne puisse y toucher. Pour votre cadeau de noce, 30% des parts de la West Field Industries vous seront remise, en votre nom propre, ainsi que les commandes du premier aéronef du type Drake qui sortira. Ou comme la Samiel, selon vos préférences. 10% pour votre mère dont vous toucherez seules les dividendes une fois que je l’aurais remise sur pieds. D’ici cinq ans, sous condition que vous passiez au minimum quatre semestres à Vienne pour y étudier dans l’université des sciences mécaniques fondée par le Compte Zeppelin et que vous en sortiez diplômée avec les honneurs, 20% supplémentaires seront à vous. Je ne tolérerais pas qu’un esprit incompétent soit à la tête d’une telle compagnie. Votre père a fait assez de dégât. Durant le temps de vos études, nous nous établiront quelques mois par an à Vienne avant de passer le reste de l’année à Londres où votre temps vous appartiendra.
-Wrayburn !!!! Vous êtes fou ! Jamais je ne tolérerais que ma fille dirige ! Une femme ?! A la tête ? Nous seront la risée de Londres ! De l’Angleterre ! Jamais ! Vous m’entendez, jamais je ne tolérais cela ! Lutinez là dans les coins si cela vous amuse, vous pouvez l’épouser et l’engrosser à volonté, mais je n’accepterais pas une telle infamie ! Et comment ca, sans que je puisse y toucher ! C’est MON argent ! Mes ouvriers. A MOI ! Vous rêvez si vous croyez que je vais…


C’est son cri de douleur et de surprise qui rompt sa tirade. Car Joshua, lassé de l’entendre, a pris le coupe papier abandonné et d’un geste qui trahit une longue habitude, a transpercé la paume posée  à plat sur laquelle l’homme avait pris appuis pour se redresser et se pencher en travers de son bureau. La lame se plantant profondément dans la chair et dans le bois, enfoncée jusqu’à la garde. Il n’accorde pas un regard à sa cible déchue, blessée et sanglante. Seule compte Amalia. Pour le moment, Joshua n’a exposé ni les revers d’un refus ni ses propres motivations. Pas d’avantage que la manière dont il a l’intention de complètement lier et bâillonner De Warwick pour qu’il ne puisse leur nuire. Non. Pas tant qu’Amalia ne fera pas entendre sa voix. Car il est devenu évident qu’elle est la seule avec qui il a l’intention de négocier. La seule à pouvoir décider du futur de sa vie, de sa famille, de sa fortune. Mais ses choix viendront avec des conséquences lourdes, quel qu’ils soient.


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Amalia de Warwick
J'ai 22 ans et je vis à Londres, . Dans la vie, je suis La reine des soirées mondaines et je m'en sors plutot bien si ce n'est le souci d'avoir un père violent, dépensier et qui me considère comme une marchandise de peu de valeurs. Il nous ruine sans état d’âme, notre famille et notre entreprise. Notre domaine tombe en ruine, nos ouvriers et personnels ne sont pas payés, la honte s'abat sur nous. Sinon, grâce à ma chance (et mon caractère ), je suis Célibataire et je le vis plutôt très bien. Malheureusement pour moi les choses vont vite changer ! .

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Le calme qui précédait la tempête sur sa vie future était encore pour l’instant innocent de tout vice. Comme cette conversation plaisante, du moins le pensait-elle. Se livrant à doses délicates sur sa douce folie de vouloir être autre chose qu’une fille non désirée dans une famille en ruine. Amalia n’était pas dupe de sa vie et si le rose sortait de ses lèvres, c’est souvent le noir qui emplissait ses pensées les plus profondes. Cette ballade avait, de ce fait, une valeur profondément apaisante. Marchant en badinant avec ce Joshua qui avait dans le regard une part sombre dont elle ne saurait découvrir l’origine. Il était pourtant charmant avec elle, ne soulevant pas ses remarques ou ses longues proses sur ses propres rêves. Non. Il écoutait semblant attentif à elle et à ses paroles. C’était d’une rare douceur. Elle-même était on ne peut plus attentive sur sa façon de voir les choses et d’appréhender le commandement de ses navires. Cet homme était non seulement charmant physiquement, mais vif et intelligent, une part d’intransigeance sur une voix de velours. Le regard de la jeune femme croisa celui de son homologue quand il l’invita à barrer la « Samiel Amethyst». Un pétillement de plaisir dans le premier sous l’œil inquisiteur du second. – Vous feriez cela ? * elle lui aurait sauté dans les bras si ce comportement n’était pas porté à brimade * - Monsieur je … * elle souffla une ou deux fois pour calmer l’excitation de l’instant qui viendrait à elle * - .. Je serais Hum... fortement honorée, si vous n’avez pas peur que je le mette trop à l’épreuve ! J’ai pour habitude d’aller au bout des choses surtout quand je barre. Son sourire éclairait un visage trop souvent sujet à la tristesse. Si le défi s’était fait entendre dans la voix masculine, elle le relevait sans une once d’hésitation.

Venise la fait rêver un instant, bulle éphémère d’un bonheur qu’elle ne connaitra jamais, avant qu’il n’abatte une carte de ses propres actions qu’elle cache à tous depuis des années. Elle est soufflée. Intriguée. Apeurée aussi que ses actions soient murmurées à un père aussi intransigeant que violent. Ne sait plus comment réagir face à cette mise à nue et  ne feint pas la peine à savoir le sort qui avait été réservé à l’ingénieur White par son Père. Son regard se brume de tristesse
j’ignorais … Murmure sans vie. Encore quelque chose qu’il lui a été volé par le comportement d’un homme qui ne savait pas passer quelque part sans tout anéantir sur son passage. White avait été plus un Père aimant pour elle que celui dont le sang coulait dans ses veines; Sa main effectua une légère pression sur l’avant-bras de Joshua avant qu’elle ne le relâche définitivement quand le charme fut brisé.  Joshua avait fini de jouer avec elle et lui faisait parfaitement comprendre les raisons de sa visite. Le reste n’était qu’un trou noir autour duquel elle manquait de sombrer.

L’arrivée au bureau garda ce côté sombre et incertain. Son père se ridiculisait dans cette bauge qui était devenue son lot quotidien. Si elle pensait encore pouvoir sauver l’honneur de sa famille, voir le Comte ainsi devant un « invité » rendait la tâche impossible. Sans compter sa façon de la prendre pour une esclave de sa volonté. Amalia n’avait jamais été un chien suiveur, ni un vague toutou sans caractère. Sa révolte prit un tour douloureux quand sa joue et ses lèvres finirent à nouveau barrée d’une marque paternelle qui prendra plusieurs jours à disparaître. A nouveau elle se retrouve sonnée, mais cette fois-ci elle ne semblait plus seule, entre des bras qui ne devraient pas lui sembler amicaux. Mais elle s’accroche à lui, à ce Joshua qui ne pourra rien pour elle. Il change pourtant une donne trop longtemps établie. Sa douceur contraste tellement avec la violence qui résonnait encore dans son joli crane. Un baiser déposé sur son front. Il se montre l’appui dont elle a besoin pour relever la tete. Et si ses yeux sont emplis de larmes de haine ou de douleur, elles ne franchiront le seul de ses paupières devant témoin et fit face à celui qui aurait dû la chérir avec la seule chose qu'il lui restait : le courage.

C’est pourtant Joshua qui prit une main inattendue sur leur échange. Il cessa ses mièvreries charmeuses pour montrer son vrai visage.  Incisif dans ses mots contre son Père ne laissant aucune place à discussion, ni au doute sur ses sentiments belliqueux à son encontre. Il est brutal dans le choix de ses mots, dans l’acte de débarrasser le bureau de ses affaires, d'ignorer un homme déchu malgré les protestations qui résonnent,  vides de force. Et c’est à elle qu’il s’adresse. Sans équivoque. Et ses mots creusent un sillon douloureux en son cœur en écoutant l’étendue de la catastrophe qui s’annonçait depuis plusieurs années. Elle clôt un instant le regard, essayant d’absorber les blessures qui lui sont infligées anéantissant l’espoir d'une vie meilleure avant qu’il ne lui ouvre une échappatoire. Etrange demande dont elle essaie de trouver une faille dans laquelle se cacher, s’échapper. Mais Il n’y en a pas. Prise au piège d’une vengeance qui n’est pas la sienne. Elle retrouve le bleu de son regard, ne faillit pas face à cette proposition. Mais n’en saisit les contours que lorsque le cri de son père retentit dans le bureau. Elle ne cherche pas à l’aider restant assise avec la glace posée sur le bas de son visage. Tout est perdu. Leur usine, ses ouvriers, leur maison. Il n’y a plus rien à sauver de la déchéance. Elle en serait presque soulagée de ne plus avoir ce poids sur les frêles épaules qui arrivent à peine à la maintenir fière devant l'homme qui lui fait face.

Joshua attend une réponse. La chose semblait si simple. Un mariage contre la fortune et l’honneur restauré de sa famille. Une part majoritaire de l'usine qui reviendrait vers elle. Trois ans. Qu'est-ce que ce peu d’années face à ce qui aurait pu etre pire. Et pourtant elle va perdre sa liberté sur l’autel d’une dette à honorer. Plus d’une femme aurait sauté sur l’occasion de se marier avec le plus beau parti sans se poser la moindre question. Mais elle gardait le silence en soutenant un regard attentif. Silence contrebalancé par les lamentions d’un homme déchu et blessé derrière eux. Amalia ne lui accorde pas plus d’attention que Joshua. Si quelqu’un avait douté de sa volonté farouche et de sa haine, il n’y avait plus de place au doute. Fièrement la jeune femme se relève lissant sa robe pour arranger le peu qu'elle pouvait, faisant face à celui qui lui propose ce marché qui ne peut - et ne doit - être refusé. Elle n’osait s’imaginer les conséquences d’un refus alors qu’il lui proposait le sauf-conduit pour sa famille.

-Monsieur. * Grimace à peine voilée en parlant. Sa lèvre lui fait plus de mal qu’elle ne l’aurait cru à premier abord, le silence avait eu du bon. Elle pose une nouvelle fois le mouchoir froid sur sa lèvre charnue avant de reprendre * - Je ne peux qu’admirer la façon dont vous nous avez ruiné. * Son père parlait derrière, mais elle n’écoutait pas * - Le coup de maitre est parfait. Soyez fier de vos actions et de l’intelligence dont vous avez fait preuve en manipulant votre monde. * La pause est à nouveau marquée. Pas de flatterie, mais de l’admiration malgré la situation désespérée. Tout autant que lui prouver qu’elle avait bien saisi les nuances de ses agissements. Rien ne serait facile. Non vraiment pas. * - Votre proposition me parait honnête. Si vous respectez vos engagements, et que vous établissez un contrat en ce sens, je serais votre épouse. Je vous ouvrirais des portes dont vous n’avez pas idées. J’aurai cependant trois demandes à vous formuler. *Elle se tut à nouveau choisissant ses mots avec le plus de sincérité possible sans qu’il y ait de doutes sur sa réponse si Joshua refusait, elle n’avait peut-être plus rien en argent , mais c’était mal connaitre la jeune femme* -  Les 10% sur les dividendes des parts de ma mère, devront être versées en prime aux ouvriers travaillant pour moi. Choisissez la façon dont vous organiserez cela, mais je n’aurai pas besoin d’autant d’argent, je suis parfaitement capable de faire vivre la société avec le pourcentage déjà donné.

- Ma seconde demande tiens en ces termes.  Je connais votre réputation Monsieur de Wrayburn, vous êtes un homme à catins. je ne suis pas de celles-ci. Et je refuse que l’une de vos conquêtes ou prostituées ne m’approche, ne vous approche, ne vous regarde et ne vous touche chez moi, chez « nous » ou dans un quelconque lieu où je me trouverais en votre présence. Pour le reste vous ... ferez ce que vous voulez. Cette partie n’est pas négociable, je refuse d’être la risée de vos morues.

- Quant à ma dernière demande,
Sa tête pencha légèrement pour observer son Père qui tentait vainement de retirer doucement le coupe papier. Son corps vient à rencontrer d’un pas celui de Joshua toujours assis sur le bureau. Elle se pencha légèrement sur le coté, passa sa main derrière le bras ferme de l'homme, venant d’un coup tout aussi sec retirer le coupe papier qu’elle déposa à ses cotés. Venant cueillir une proximité dont elle ne se croyait pas capable. Un murmure est soufflé à la joue immobile de son geôlier volontaire : - Je veux qu’il paie, que ce que vous ayez fait là ne soit que le prélude d’une chute dont jamais il ne se remettra sans que le nom de ma famille ne soit taché par sa présence ou son souvenir. Je veux qu’il tombe si bas que même les caniveaux auront honte de l’avoir pour hôte. Cet homme est un monstre, achevez le en ayant cette pensée en vous. Si vous n’êtes pas capable de pire qu’un achat de biens vendus au rabais par un alcoolique, vous n’aurez rien à faire dans mon lit et ma vie. Vous n’aimez pas les incompétents et je n’aime pas les faibles. * Ses lèvres trouvent une joue pour une bise douloureuse mais essentielle, elle ne cherche pas à le charmer, ni à lui faire croire à de l’amour venu dont ne sait où, mais scelle dans cette bise un pacte avec le diable. Elle n’en sortira pas victorieuse, devenue objet d’echange, mais si sa vie n’avait été que brimade et rabaissement jusqu’à présent, elle choisirait son destin pour que plus jamais cela ne se produise. *- y-a t-il autre chose dont vous souhaitiez me faire part ?


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Joshua Wrayburn
J'ai 34ans ans et je vis à Londres et alentours, Angleterre. Dans la vie, je suis un baron de l'acier et la vapeur et je m'en sors vraiment très bien. Je suis orphelin et je me suis elevé dans les couches de la société londonienne grace à ma volonté, un tempérament qui ne lâche rien et beaucoup de travail.
Après des débuts difficile, je suis à la tête de plusieurs entreprises, certaines légales, d'autres beaucoup moins. La noblesse anglaise, jalouse de ses privilèges, me ferme beaucoup trop de portes à mon gout mais cela changera bientôt avec mes futures noces
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Joshua l’observe et l’écoute avec une attention complète. Il a cette manière de se concentrer uniquement sur son interlocuteur, de lui donner l’impression qu’il prend en compte chaque paroles et chaque intonations. Qu’à l’heur de leur discussion, il n’y a rien de plus important que la personne en face de lui. Les yeux bleus du jeune homme ne dévient pas du beau visage encore abîmée de coups d’Amalia et il ne perd rien de ses silences autant que de son enthousiasme. L’acuité de son intérêt est celle d’un chat sauvage qui observe un oiseau exotique à portée de griffe, prêt à décocher le coup de patte fatal qui mettra la nuque fragile entre ses crocs impitoyables. Et le jeu pourra commencer. La vie qui s’égaie dans ses prunelles sombres lorsqu’il évoque la possibilité qu’il la laisse barrer son nouveau bijou se nuance d’une intensité particulière, tout son langage corporel exprime le plaisir anticipé de cette aventure. Il serait presque jaloux de ne pas être celui qui allume directement en elle un tel feu. Se demande fugitivement si elle aura ce regard lorsqu’elle se tordra nue sur ses draps, les cuisses ouvertes à une langue aussi avide qu’exploratrice de ses saveurs féminines. Cette vision conjurée, il lui faut un effort de volonté pour s’en éloigner, reniant la tension délicieuse qu’elle provoque dans son bas- ventre. Se promettant d’offrir de quoi barrer à la jeune femme autant qu’elle en aura envie. Pourquoi ne pas passer leur nuit de noce à bord de la Jade Arsinoé, si la Douce a besoin de tant de liberté… La Samiel et ses sœurs intégreront sa flotte sans être à la mesure de son Arsinoé, régulièrement révisée pour bénéficier en premier de toutes les avancées technologiques de son industrie, et parfois de celles des autres. Il finit par répondre d’un ton à la tessiture un octave trop caressant - Croyez-moi, si elle ne peut résister à votre ardeur, c’est qu’il faudra la renvoyer dans les ateliers. Elle sera soumise dans son avenir à des vents violents et aux tempêtes maritimes. Elle doit être poussée dans ses retranchements pour que je sois certain qu’elle puisse faire face correctement au Ciel.

Leur échange est d’une douceur badine dont il a perdu l’habitude. Les salons de jeux et les putains de son cercle nocturne ne sont pas les lieux les plus propices à un comportement d’homme respectable et ses apparitions dans le monde du Haut Londres, aussi importantes et inévitables soient elles, le laisse empli d’un ennui qui confine à la torture. Amalia est rafraîchissante par son naturel, son franc parler et une langue qu’il devine aussi affûté qu’insolente quand elle le choisie. Sa passion réelle pour l’Aéronautique ne la rend que plus désirable à ses yeux. Et il est certain qu’il lui donnera l’occasion de l’explorer sans retenue. Il ne lui laissera pas la possibilité d’échapper à la transaction qu’il lui présentera bientôt. Mais Joshua, avec une pointe d’incrédulité face à son propre comportement, sait que la cage de la jeune femme sera aussi vaste et dorée que sa fortune et ses caprices changeants le permettront.

Il dévoile une fraction du poing d’acier qu’il a gardé silencieux sous le velours de son attitude. Révèle à sa belle oiselle combien les pièges autour d’elle ont été posés et combien son envol ne saurait lui accorder la liberté. Il la surveille. Depuis longtemps et le lui expose sans scrupule ni crise de conscience. Ses actions généreuses mises en lumière sans la moindre retenue pour sa pudeur ou timidité. Il sait. Son humanité préservée malgré la boue de son environnement familial ne lui appartient plus totalement. Il lui arrache même cela. Pourtant, ce n’est pas une information qu’il a l’intention de partager avec son géniteur. Encore moins lorsque l’industriel capte la lueur inquiète et le recul de son corps face à lui. Elle a peur de son père. Une évidence. Il lui apprend aussi la vie présente de l’ingénieur responsable d’une bonne partie du succès de la compagnie maintenant déchue. A nouveau, sa réaction est limpide. Du bout des doigts, il s’octroie un droit qu’il n’a pas sous la pression de sa paume contre son bras. Caressant l’arrondi velouté de sa joue. Luttant à nouveau contre l’envie de la faire sienne sans autre considération. Le muret décrépi doit pouvoir soutenir quelques assauts. Sait elle combien sa vulnérabilité la rend désirable aux yeux d’un prédateur ? Si c’est une manipulation de sa part, Joshua n’a rien contre.

Non. Il n’y a pas d’illusion de sa part, il en a la confirmation quand la lumière suave, l’éclat qui émane d’elle se ternie, avalé par la réalité qui vient de reprendre ses droits sous ses mots abrupts. Il n’était pas question de tomber si facilement sous son charme de demoiselle éperdue. Ce n’est pas comme cela qu’il mène ses affaires. Joshua ne mélange jamais sexe et business, et n’implique encore moins ses attirances. Pas le temps pour ces faiblesses. L’antipathie, la haine qu’il éprouve pour De Warwick se confirme, amplifiées, par son comportement indigne vis-à-vis de sa fille. Ses paroles, sa gifle enflent le dégoût qu’il ressent pour l’homme. Son mépris pourtant ne s’exprime pas. Empêchant seulement Amélia de poignarder l’immondice qui se tient devant eux. Lui offrant un soutien physique. L’Absolvant des reproches formulés par le maître des lieux. Et surtout, il choisit froidement de le dépouiller de tout pouvoir dans l’avenir de sa fortune ou de son nom. Il fait de son héritière la seule en capacité d’avoir le moindre le levier sur son avenir. Qu’elle accepte ou non le marché- Et elle acceptera, ils ne sont qu’au début des négociations- De Warwick n’aura pas son mot à dire. Uniquement celle qu’il n’a pas cessé de vouloir ramener à sa botte. Joshua se rend maître de l’espace. Tant physiquement que mentalement. Tournant le dos à sa proie la moins intéressante. Entièrement dédié à Amalia dans cet échange. Lui rendant une partie de la dignité que son père lui vole depuis des années.

Il expose froidement, sans émotion ce qu’il attend d’elle. Si il semblait être attiré par elle lors de leur promenade dans les jardins d’automne, cela ne transparaît plus. Son regard azur est dur sans être cruel. Il expose les faits dans leur plus sèche crudité. Il ne cherche plus à charmer ou à se peindre sous un jour avenant. Il Est. De Warwick tente une protestation qui est de trop. Une insulte de trop. Joshua l’épingle à son propre bureau sans perdre le rythme de ses phrases et ce qu’il expose. Presque indifférent. Et de sa Promise, un filament de fierté qui rayonne en lui bien malgré ses résolutions précédentes. Nuls pleurs dévastés. Nulle fuite. Nulle tentative pour écarter les mâchoires du piège qui menace de la broyer. Ses épaules sont aussi droites que sa colonne vertébrale. Non. Elle lui fait face sans trembler. Sans la moindre protestation de pitié ou de clémence. Ayant déjà perçu, peut être, qu’il ne saurait être détourne de son but si aisément. Qu’il prendrait, peut être, trop de plaisir à refermer toutes les portes de sortie qu’elle tenterait d’ouvrir. Elle se lève et vient vers lui, sans trop l’approcher dans un premier temps. Il incline légèrement la tète à ses paroles. Lui concédant ce point bien volontiers.

-Ton père est le premier responsable de la déchéance de ta famille. Je n’ai fait que récolter ce qu’il sème depuis des années. Si il avait eu un brin de décence, une seule fibre honnête, je n’aurais rien pu faire. -Il n’y a aucune excuse dans son ton. Pas une once de regret pour ce qu’il a orchestré. -Néanmoins, je me devais d'être celui responsable de sa chute. Et je n'en serais jamais désolé.- Dans ses prunelles qui n’offrent aucun répit à celles de la jeune femme, elle pourra lire qu’il savoure pleinement la victoire qu’elle lui offre ce jour. Non sur elle-même, mais sur son père. Il y a un sentiment de profonde satisfaction à le voir réduit à si peu. A le voir presque ramper à leurs pieds. Elle accepte. Quelques soient ses motivations, elle accepte. Il n’exigera pas qu’elle ouvre son âme sur ce point. Que ce soit par volonté de restaurer l’honneur des siens, ou de prendre le premier prétexte pour fuir la domination de son géniteur, cela lui est égal. Elle accepte. Son regard s’ombre de plaisir et de possessivité. Néanmoins, elle n’en a pas finit et Joshua a la courtoise de la laisser s’exprimer pleinement. Son courage et sa force ne seront pas bafoués. Pas de sa main. D’un geste de la paume, il l’enjoint à poursuivre librement. -Un contrat limpide sera rédigé. Entre nous. -A nouveau, De Warwick en est exclu. Et il proteste lourdement malgré sa main blessé, ignoré là encore- Je vous laisserais choisir l’homme de loi si vous craignez un bias de ma part. Il ne la coupe pas. Ne s’exprimant que lorsqu’elle a finit d’exposer ses trois points. Savourant la légèreté de son souffle et de ses lèvres à sa joue. De son corps qui s’adoucie contre le sien. Son bras entoure ses hanches, avec une délicatesse controlée. Son deuxième point lui arrache un fin sourire. Amalia sort les griffes à son tour et marque son territoire et sa réputation. Il devine qu’elle n’acceptera pas de voir son honneur et sa réputation entachée par les cocottes qu’il entretient. Ils sont deux. Elle retire la lame émoussée qui retenait le noble déchu et il en est presque déçu. D’un mouvement de tète qui ne permet aucun contradiction, Joshua ajoute.

-Ton premier point est refusé. Tu vas voir tes entrées dans les plus prestigieux salons de Londres et aura besoin de cet argent pour mettre sur pieds ta garde-robe, ton entourages. J’attends de toi que tu deviennes la coqueluche de la Noblesse à laquelle tu appartiens de part ta naissance et ta nature. Tu as carte blanche pour y parvenir. Que tu choisisses la voie de l’extravagance ou celle du Mystère, cela t’ appartient. N’échoue pas. Tildy te servira de chaperon dans ces soirées. En attendant que tu sois diplômée, tu n’aura qu’un rôle de consultation sur la compagnie. Je peux te garantir par contre que les ouvriers verront leurs gages alignés sur ceux de mes propres industries. Ils n’auront pas à se plaindre du changement. Je t’en dirais plus quand à ton rôle d’ici quelques semaines.

Il aura des objectifs précis à lui soumettre. Des échéances qui avanceront ses projets officiels et ses entreprises dans l’ombre, hors du cadre trop rigide de la loi de Victoria. Joshua évoquera les détails précis du calendrier à un autre moment. Il est encore trop tôt pour partager ces détails. Il aime la fougue et la rage qui vibrent dans son ton lorsqu’elle parle de son père. Une main, bien trop sage, qui se pose à sa taille. Il ne voit pas l’homme mais entend ses protestations d’amours, d’innocence. D’incompréhension et son assurance de la fierté qu’il ressent au caractère de sa fille. Son souffle sur sa joue qui dévale dans son cou, il penche la tête pour lui murmurer à l’oreille ses desseins. Bien que De Warwick puisse tout en saisir. Si ses notes sont calmes, il eprouve beaucoup de plaisir dans les années d'horreur et d'isolation que va connaitre sa némésis sans envergure-J’ai acquis il y a des années un sanatorium isolé sur l’Ile de Skye. Ton père y sera conduit sous haute garde d’ici deux heures. -Ho l’arrogance de cet homme qui ne doutait pas de sa victoire écrasante. -Il y sera interné, sous le prétexte de se reposer de ses excès londoniens, et c’est pour cela que tu reprend le flambeau familial. Rassure toi. Il n’aura aucun privilèges. Son nom ne lui accordera aucun passe-droit. Il y sera surveillé jour et nuit et le personnel n’a pas de compassion pour ce genre de déchets. Ils sont autorisés à user des traitements les plus modernes. Y compris la trépanation. -Là encore, il tait une partie du futur. Le sort de De Warwick est scellé, de cela il n’y a aucun doute. -Est-ce que cela te convient, ma cruelle Amazone ?

Un rire à ses lèvres alors qu’il se lève. L’attirant sans douceur contre elle. Il serre quelques secondes sa taille de ses paumes, avant de se placer dans son dos. Reposant son regard un Gilbert qui n’a plus de superbe. Qui essaie de formuler quelques phrases sur ses droits. Les mains de Joshua frôlent et flattent les cuisses d’Amalia avant de se refermer sur son ventre. Etroitement, possessive ment. Sa bouche glisse le long de son cou pour déposer un baiser indécent à la base de sa nuque, prenant son temps. Puis un second, plus appuyé dans le creux sensuel qui joint l’épaule et le cou. Goûtant la saveur de sa peau sucrée pour la première fois. -Quant à ton second point, mon Oiselle, Accordé. Pas de putains en ta présence ou chez nous. -C’est tout ce qu’il permet. Il ne promet nullement d’avoir des nuits sages et loin de toutes débauches. -Mais soit consciente que notre mariage ne sera pas platonique. Je veux un héritier et qu’il porte le titre. J’ai l’intention de tout découvrir de toi… Mais prend garde, Amalia. -Son ton devient plus sombre. Plus dur. Une de ses mains s’est libérée et écarte de sa nuque les mèches folles de son chignon défait. Caressant du bout des ongles son épiderme satiné. Un instant, sa paume enlace pleinement sa gorge. Sans serrer, mais dont la force muette s’exprime pleinement, la conduisant simplement à devoir relever le menton, revenant lui faire face, affrontant les émotions qui peuvent peupler son regard. Promesse de violence débridée si elle les entraine sur ce chemin- Tu va être courtisée, l’objet d’attention dont tu n’es pas encore consciente. Tu vas être être plongée dans un tourbillon insolent et nul doute que tes faveurs seront hautement disputées. Amuse toi, danse, joue, flirt, brise des cœurs si tu en as le caprice. Mais ne me trahit pas. Tu ne me veux pas comme ennemi. -Il se penche sur elle et il prend son temps. Indifférent à Tildy qui fait sortir le vieux du bureau, l’escortant dans ses appartements suivit de prêt du majordome dont le regard trahit son incertitude. Ses doigts ne lui permettent pas de baisser la tête quand il joint sa bouche à la sienne. Il y a de la douceur malgré sa fermeté. Ne désirant pas blesser sa lèvre abîmée bien qu’il sente la saveur métallique de son sang dans leur baiser. Sa main droite s’est posée dans le creux de son dos, la ramenant contre lui, fermement. L’autre est plus douce, enfouie dans la masse luxuriante de ses cheveux. Il joue avec ses lèvres, les provoquant du bout de la langue, savourant leur moelleux sous les siennes. Il relâche l’étreinte de sa bouche au bout de longues secondes, avec l’envie de bien plus. Elle provoque chez lui les pulsions les plus vives et il savoure pleinement les sensations qui irriguent ses veines. Un murmure rauque trouve son oreille. -Je veux être le seul à t’apprendre ce qu’est le plaisir.

Il ouvre les mains et recule d’un pas. Partagé entre le désir de commencer ce délicieux apprentissage et une pointe de raison. Mais Joshua est un homme de contrôle. Et il ne saurait céder si facilement aux élans charnels que provoquent cette sirène brune. -Fais prévenir ta mère si elle est absente, elle ne retournera pas vivre ici, elle t’accompagne à Londres. Va préparer tes affaires. On part dans une heure. Ne les met pas dans une malle. Je m’occupe de cette partie là -La malice danse à nouveau sur ses traits alors qu’il précise un détail aussi trivial. Lui rendant une insouciance qui n’est jamais vraiment présente chez lui. Un rire qu’il ne retient pas alors qu’il la déshabille impudiquement du regard, savourant ses charmes à portée de main et la frustration qu’il s’impose pour l’instant – Tu ne devrais pas rester avec moi sans chaperon, petite fille ! je dois aussi régler les détails concernant l’internement de ton père



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Calville
Calville
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Amalia de Warwick
J'ai 22 ans et je vis à Londres, . Dans la vie, je suis La reine des soirées mondaines et je m'en sors plutot bien si ce n'est le souci d'avoir un père violent, dépensier et qui me considère comme une marchandise de peu de valeurs. Il nous ruine sans état d’âme, notre famille et notre entreprise. Notre domaine tombe en ruine, nos ouvriers et personnels ne sont pas payés, la honte s'abat sur nous. Sinon, grâce à ma chance (et mon caractère ), je suis Célibataire et je le vis plutôt très bien. Malheureusement pour moi les choses vont vite changer ! .

Informations supplémentaires ici.


avatar :copyright:️ NOM CRÉATEUR


Son père avait toujours dit d'elle qu'elle avait un caractère qui lui desservirait totalement. Insoumise, rebelle jusqu’à la racine des cheveux, trop intelligente elle ne laissait personne l'approcher d'assez près pour que la rumeur ne commence à courir dans le tout Londres. Alors elle avait été brimée, bridée comme une monture qui rue de trop. Enfermée jusque dans sa façon de se tenir, la façon de parler, la rage étreignait son coeur, malgré la bienveillance qu'elle avait pour les gens qui l'entourait. Une dualité intense, épuisante qui lui avait fait passer tous les obstacles sur son chemin, sauf le plus grand et le plus intransigeant. Son Père. Cet homme à qui elle savait tenir tête, etait la brutalité incarnée. Sa main gauche encore si douloureuse et peu mouvante en était la preuve la plus flagrante.

S'oubliant pour la société mourante d'un homme dépassé par ses propres vices. Elle n'avait plus rien. Meme si l'argent n’était que le cadet de ses soucis, perdre la Westfield était une blessure au delà de tout. Alors, dans son désespoir, parler avec Joshua était une porte ouverte sur un courage et une fine joie de vivre qu'elle ne s’octroyait que de moins en moins. Meme si ses paroles etaient soufflées au vent et n'auraient aucune consistances, elle se prenait à rêver à barrer ses merveilleux navires. Il lui semblait dans ce badinage innocent, que rien ne saurait l'atteindre. Elle se trompait.

Joshua avait fini par lâcher le morceau sur ses intentions véritables, sur la surveillance qu'il semblait lui avoir porté , et sa volonté de faire d'elle un trophée en or massif. Fin de cette parcelle de joie de vivre qu'elle avait voulu garder. Le vide de tout , le retour dans le bureau paternel, sa déchéance encore plus intense. Tout semblait glisser sur elle comme une pluie dégoulinante de saleté. Elle n'avait rien à faire ici. Plus à supporter cela. Elle avait fait son maximum, que les hommes e débrouillent entre eux, elle trouvera une solution pour son avenir elle meme.

Pourtant ce qu'elle prenait pour la fin n'était que le début de son histoire. Joshua s'assura qu'elle était attentive avant de lui exposer son plan. Un plan ignoble, un plan qui ne l’intéressait pas. Elle avait assez donné pour les dix ans à venir. Neanmoins elle écoutait. Laissant chaque mot la percuter. Laissant cette étonnante idée la traverser. Le silence, puis un mot qu'elle lui donne. Etonnée d'elle-meme. Étonnée de cette voix franche qui émane d'elle. Un "Oui" à son idée. Un "oui" aux projets qu'il avait pour elle. Un "oui" à leur union. Folie. Sans aucun regret, elle regarde celui qui est déchu, et celui qui l'a déchu. Ses sourcils se froncent. Lui ? Pourquoi cela devrait-il être lui qui mette à bas son Père? Que lui avait-il fait pour que cette haine ait survécu jusqu’à cet instant où il savoure cette victoire. Curiosité qu'elle taira en cet instant. Femme du monde qui renaît sachant quand et comment ouvrir un sujet sensible ou ne pas le faire.

L'échange se fait d'égal à égal. Elle parle, Il l'écoute. Il parle, elle l'ecoute. Le premier point, bien que refusé, la rassure. Ceux pour qui elle a tant sacrifié se verront récompensés. Enfin ils ne dépendront plus de Gilbert. Enfin ils pourront vivre décemment. Elle acquiesce d'un signe de tete à son objection. Elle comprend. Proche de Joshua, bien trop proche pour ne pas sentir son parfum et sa saveur musquée d'un homme de gout. Il sent bon. Il est beau. trop surement. Ses lèvres glissent sur sa joue avant qu'il ne lui expose le plan prévu pour son père. Le regard fixé sur le lamentable homme elle ne sourcille pas un seul instant aux châtiments prévus. Le calme qui semble l’étreindre est loin d'etre réel. Elle sert ses mains, meme celle qui l'a fait terriblement souffrir et qui ne peut plus se fermer dans son entièreté.
- Je veux qu'il souffre Joshua. Souffrir à demander pitié qu'on l'achève, pitié qu'on lui refusera toujours. Et surtout, que sa main gauche soit brisée en morceau, qu'elle ne soit pas soignée, et que plus jamais il ne puisse s'en servir. Qu'il vive le plus longtemps possible avec cette douleur. Une femme comme Amalia, douce et éperdument romantique, sait tout autant devenir Fureur. Elle a souffert par la faute de cet homme, bien trop pour arriver à pardonner.

Meme le fait de devenir objet de Joshua ne détourne par son regard de son Père. Elle sent les mains sur elle, elle sent les baisers que son "promis" dépose le long de son cou. Le dégoût. Un corps de marbre qui ne fait aucun geste pour ou contre lui. Le dernier baiser posé juste au creux de son cou fait frissonner sa peau laissant une faille apparaître dans son regard. Ce n'etait pas du dégout cette fois_ci. Sa main droite se lie à celle de Joshua sur son ventre le second point terminé avant que la main de ce dernier ne se referme sur sa gorge l'obligeant à le regarder. Ne pas faillir. Farouche, elle soutient son regard trop bleu oubliant un père humilié qui se fait sortir du bureau par la jeune employée Tildy.  
.- Vous n'aurez jamais à souffrir de mon comportement. Je ne suis pas une catin à courir le lit de mâles en chaleur. . Elle a mal, tellement mal à etre si proche de lui, à sentir ses mains sur elle, à sentir son souffle sur sa peau. Mal que ce ne soit que pour le pouvoir qu'il peut avoir sur elle. Elle ne se défile pas quand l'intensité de son regard se fond de désir. Elle ne se défile pas quand ses lèvres se joignent aux siennes.

Premier baiser volé. Premier baiser tout court.

Ses jambes manquent de se dérober aux centaines de sensations lui arrivant  en une seconde. Sa main s'accroche au revers de sa veste laissant s'échapper un soupir. Du plaisir, elle éprouve du plaisir à ce baiser volé. Preuve de faiblesse qu'elle efface vite de sa mémoire en s'éloignant de lui.  
- Vous serez le premier. Et le seul. Avouer à cet homme qu'elle n'avait jamais connu le moindre elan de plaisir était le B.a.BA de leur relation, si il pensait pouvoir faire ce qu'il voulait avant les noces, Monsieur serait fortement déçu. Son Père n'avait peut-etre plus aucun honneur, mais elle si.

Si leur échange se tenait à un éloignement qu'elle voulait, qu'elle appréciait même, sa dernière remarque lui tira un petit sourire. Leger, frais, amusé, réel.
- Je m'en voudrais que vous mourriez de trop d’émotion en vous jetant sur mes jupons, je m'occuperais de cette tache. Seule. C'est pour votre santé avant tout. Prenant le petit coupe papier ensanglanté qu'elle fit rentrer dans la poche de sa veste. - Qui vous dit Monsieur mon Promis, que ce n'est pas vous qui êtes en danger en ma présence ? Sa voix avait retrouvé une douce fermeté, comme son regard qui ne semblait plus affligé d'un poids trop lourd pour elle. - Ne me manque jamais de respect Joshua, de tout ce qui a pu être dis dans cette pièce, c'est ce qui me semble le plus important. Plus jamais je ne supporterais d’être traitée de la sorte par qui que ce soit Pour la première fois, elle utlisa le tutoiement qu'elle n'avait jamais usité de son existence. Sa main effleura sa joue avant de s’éloigner et sortir de la pièce pour aller faire ses malles. Le pas était décidé quand elle monta les marche sans un regard pour qui que ce soit. Un passage par la chambre de son Père ou sa Mère pleurait le visage creusé de ce qui se déroulait. Elle n'eut quu'n regard pour elle, oblitérant totalement le reste/ - Mère, nous partons dans une heure pour Londres. Lina, prépares ses affaires.  Nous ne restons pas une minute de plus ici. Sans écouter les paroles d'un père qu'elle ne connaissait plus, elle se dirigea vers sa chambre et referma brutalement la porte.

Il fallut presque une minute pour que son corps arrête de trembler, la main appuyée contre la porte. L'air lui manquait. Elle allait s'évanouir c'etait certain. Ou craquer. Pourtant aucun des deux. Elle réussit à avaler une longue goulée d'air, ravalant les larmes qui allaient poindre. Non, elle ne donnerait à personne ce plaisir. Encore un peu en appui, elle finit par se redresser , regardant la porte en bois qui avait été son soutiens. Sa main vient toucher l'endroit ou Joshua l'avait embrasser. C’était étonnement malvenu. C’était étonnement agréable. Il lui semblait encore sentir ses lèvres contre sa peau. Un sourire. Vaguement réveur. Peut-etre que sa ... "punition"ne serait pas si désagréable.  Peut-être qu'un jour sa peine serait muée en ... quelque chose d'autre. Il était temps de relever la tête. Joshua lui avait promis de redorer son nom, sa lignée. Elle ne le trahirait pas avec des larmes de faiblesse.

Une heure plus tard, elle sortit de la chambre après que Lina soit venue l'aider à finir ses malles et s'habiller d'une tenue rouge vif et noire. Une voilette cachait son visage marqué de coup, ainsi qu'un beau maquillage dans les tons grenat. Sa blessure à ses lèvres ne se voyait presque pas. Quand à ses mains, des gants de cuirs noirs cachaient également l'état de cette partie de son anatomie. A peine voyait-on quelques liens qui regroupaient ses doigts pour éviter d'autres douleurs. C'est ainsi qu'elle descendit les escaliers, Fièrement, pour rejoindre celui qui avait fait d'elle un oiseau prit dans une cage dorée.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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