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 Le meilleur du pire qui tentent de se supporter (Mioon)

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Houmous
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
23 ans après une guerre nucléaire globale, un gouvernement militaire applique un contrôle de plus en plus sévère sur sa population. Un de ceux qui permettent à son dirigeant de garder le contrôle commence à se poser de plus en plus de questions vis à vis du bien fondé de ses actions...
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Calel 'Le Chacal'
Bones

J'ai 26 ans et je vis à New Port et ailleurs. Dans la vie, je suis mercenaire et je m'en sors pas mal du tout. Sinon, grâce à ma putain de bonne étoile, je suis en vie et ça me va très bien.
Tomer Sisley/Effifi ©️ Houmous


Lorsque Chappy se réveilla, il se leva du haut de ses quatre pattes et commença à sonder l’horizon de son regard perçant. Cela faisait plusieurs jours que ses frères étaient partis vers l’Ouest dans le but de trouver de la nourriture pour la meute. Ils n’avaient pas donné de signe de vie depuis et il se retrouvait seul avec tous les autres. Il fallait le dire, sa position n’était pas assurée et le malaise devenait de plus en plus ténu à mesure que l’idée d’un retour disparaissait... Le soleil pointait à peine le bout de son museau à ce moment-là, propice, donc, à une recherche rapide et solitaire des alentours pour essayer de repérer quelque chose qui soit digne d’intérêt.

Ayant marché depuis quelques dizaines de minutes déjà, il s’arrêta, profitant d’une surface de terre ferme pour poser son arrière train et scruter les alentours de nouveau. Là, ses oreilles se dressèrent, plus haut perchées encore qu’à l’accoutumée et captèrent cet étrange vrombissement qui semblait devenir de plus en plus réel. Bientôt, il vit surgir au dessus d’une dune, au loin, une créature luisante et noirâtre qui partageait certaines similitudes avec un scarabée. Bientôt, la créature reparaissait, plus proche encore, bruyante comme la foudre et accompagnée d’un cortège de poussière qui rappelait les pires tempêtes qu’il avait jamais vues ! Il eut vaguement le temps de détaler avant qu’elle ne bondisse, là, juste à côté de lui, continuant son chemin au loin.



Spoiler:
 


L’autoradio crachotait les notes d’un obscur tube des années 70 dans tout l’habitacle alors qu’il fredonnait doucement ces chansons qu’il connaissait désormais par cœur. Depuis qu’il avait pu se payer une vraie voiture, et non une de ces merdes de récup’, il pouvait se faire un plaisir d’écouter les vieux tubes que la station de radio réhabilitée du phare diffusait à des kilomètres à la ronde. C’était bon de pouvoir conduire en ayant un écho différent de celui des chevaux déchaînés sous le capot. Ce n’était pas non plus une mélodie qui lui déplaisait, certainement pas même, mais il trouvait que la musique rendait tous les trajets, aussi longs soient-ils, plus rapides. Et puis, ce n’était clairement pas les bidons d’essence ou la trousse à outils qu’il avait dans son coffre qui allaient lui faire la conversation pendant les longues heures qui le séparaient, au départ, de New Haven.

Au loin, le soleil était en train de se lever et lui aurait probablement fait fort mal aux yeux s’il ne portait pas de larges lunettes de soleil aux yeux. Il sourit un peu, sa vie avait tendue à franchement s’améliorer ces dernières années. La guerre faisait un peu son beurre quelque part et il se savait chanceux d’avoir réussi à accepter autant de boulots sans vrai pépin qui l’obligerait à raccrocher. C’était réconfortant de se savoir suffisamment doué pour pouvoir faire quelque chose qui gagnait gros. Déjà, au loin, il voyait déjà commencer à se profiler les premiers points de contrôle militaires de New Haven. Avec cette vue lui vint celle, imaginaire, du premier bar qu’il viendrait écumer une fois qu’il serait rendu en ville et qu’il aura récupéré tout son argent...

A la vitesse à laquelle sa voiture allait, il ne fallut qu’une petite demie-heure pour arriver jusqu’en vue des treillis sable et à entendre les râles que poussaient les recrues sous le soleil. Dans ces points tampons largement à distance de la ville, on ne mettait que de la bleusaille et un ou deux officiers expérimentés en général. Il avait appris cela quelques temps auparavant quand il avait dû trouver un moyen de forcer ce genre de passages pour de la contrebande. Il s’arrêta donc calmement au niveau des marques de peinture blanche sur le goudron éclaté et fondu de ce petit avant-poste. Il baissa la vitre avec la manivelle de sa portière et sortit de son sac ses papiers en sortant calmement, attendant qu’on vienne à sa rencontre pour les questions d’usage et la fouille de son véhicule pour juger s’il représentait ou non un menace pour le nouvel Etat.
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Mioon
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Zack
Mckendrick

J'ai 28 ans et je vis à New Haven. Dans la vie, je suis lieutenant dans l'Armée de la Survie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance/malchance ??, je suis célibaitre et je le vis plutôt plutôt pas trop mal.

Informations supplémentaires ici.


Max Riemelt © Avengedinchains
New Haven – Poste de sécurité avancé n°23

Sous le soleil de plomb, c'était une demi-douzaine de recrues qui jouaient au planton le long du grillage bloquant l'accès à la zone, et aucune n'avait l'air vraiment ravie de l'exercice. Le visage fermé, la plainte facile et l'air de chien battu peinte sur la tronche, ces jeunots auraient sans doute préféré un poste au cœur même de New Haven – pour le boulot plus tranquille et le prestige – mais les officiers n'étaient pas du genre à céder aux caprices de leurs hommes. Et suivant l'officier, il était parfois chaudement recommandé de ne même pas émettre une simple demande sous peine de se voir délester de quelques dents ! C'était d'ailleurs le cas du Capitaine Cliff Warnesson qui dirigeait présentement le poste n°23, et de l'avis général, il n'était pas homme à emmerder. À titiller non plus. À croiser non plus … en fait, Warnesson était juste un gros connard, et il n'y avait guère que les suicidaires qui ne l'évitaient pas lorsqu'il apparaissait au loin ! Et tandis qu'un véhicule venait de se stopper sur les zébras blancs marquant clairement la zone de contrôle, le bon Capitaine s'était quant à lui rapprocher afin de pouvoir détailler un peu le conducteur. Un espèce de blanc-bec avec une tronche de merdeux attardés. Ce qui était moche avec la guerre, c'est que ça ne butait jamais assez de personnes …

Le meilleur du pire qui tentent de se supporter (Mioon) Tumblr_ohongp8W081ubb1beo3_250
Colin Farrell – PNJ C. Warnesson

Mais sitôt que la voiture se fût stoppée, deux soldats se postèrent aussitôt de part et d'autre, et ce fut un jeune afro-américain transpirant à grosses gouttes qui se porta à la hauteur du conducteur.

« Veuillez arrêtez le moteur et descendre du véhicule. Présentez vos papiers, les papiers du véhicule et votre autorisation de circuler dans ce secteur. »

De la paperasse, un peu de paperasse, beaucoup de paperasse !
En théorie, seuls les papiers du conducteur devaient être réclamés, mais Warnesson avait décidé de faire du zèle depuis qu'il était en poste au n°23, et il se faisait surtout un plaisir d'emmerder royalement toutes les âmes qui avaient le malheur d'y transiter ! D'un geste de la main, il en profita d'ailleurs pour faire signe à quatre soldats supplémentaires de venir encercler la bagnole, et le mariole venait à peine d'en descendre que le Capitaine s'approcha encore. L'une de ses godasses absolument impeccables se posant sur le capot sans beaucoup de douceur.

« Eh ben eh ben, j'te connais pas toi, on peut savoir ce que tu fous ici, au n°23 ? T'arrives d'où et tu vas où d'ailleurs ? Et tu transportes quoi … deux hommes pour me fouiller cette bagnole de fond en comble ! Amenez-moi aussi un chien pour qu'il aille un peu renifler tout ça ! T'as bien une tête de p'tit connard de trafiquant, alors que le véhicule soit désossé s'il le faut, mais trouvez-moi c'qu'il cache ! »

Au moins comme ça, le ton était donné : Warnesson était dans un mauvais jour ! Ce pauvre civil allait se faire royalement emmerder pendant des heures – le temps que le capitaine s'amusât un peu avec lui – et s'il avait le malheur d'être un tant soit peu louche, il risquait bien de passer un sale quart d'heure. Du genre quelques jours tout frais payés au cachot, avec vue imprenable sur les murs moisis et décrépis. Avec la compagnie des rats qui pourraient toujours lui servir de dîner parce qu'avec le rationnement alimentaire, il était déjà difficile de nourrir correctement les soldats, alors les prisonniers …

Et pendant que l'officier continuait à toiser sa nouvelle victime, un nouveau soldat arrivait avec un énorme chien noir dont on voyait les côtes saillir un peu, et l'animal se rua aussitôt sur le siège passager avant dans lequel il plongea profondément les crocs. Dépiautant consciencieusement la mousse du dossier avant de se calmer un peu et de commencer à renifler partout. Se faufilant entre les soldats qui vidaient coffre et habitacle tandis que les autres entouraient toujours la voiture. Arme à la main. Juste au cas où.

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Houmous
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Calel écouta tranquillement le premier soldat venu à sa rencontre en présentant l’ensemble des pièces d’identité qu’on lui demandait. Habituellement, se rappela-t-il, on ne me demande pas tant de choses pour pouvoir passer. Néanmoins, avec le climat tendu de ces derniers temps, il comprenait bien que le passage se faisait plus régulé et qu’on lui demandait plus de preuves de son identité. L’idée de payer un peu le garde pour qu’on le laisse passer sans gros problème lui passa à l’esprit quelques instant mais en voyant son air tendu, il se ravisa tout de suite. Il sentit que ça allait tourner au vinaigre quand plus de monde arrivait pour encercler son véhicule. Tous ces jeunes soldats, en armes, semblaient être là juste pour s’assurer qu’il ne pose pas de problèmes. Ce qui commença à l’énerver, par contre, c’est le moment où ce bonhomme, beaucoup trop vieux pour être un officier de périphérie, venait poser sa botte sur sa caisse. Il haussa un peu un sourcil mais finit par se détendre. Le mieux à faire, c’était encore de la jouer cool et surtout de jouer selon ses règles.

« Bordel, cette voiture est neuve… Bref ! Pour tout vous dire, je reviens d’un emploi temporaire dans la colonie B. J’y ai passé quelques semaines et je reviens à New Haven, où j’habite. C’est la raison de mon passage ici et je n’ai rien à cacher ici. Mon passage est tout à fait autorisé et mes papiers en règles. »

Il soupira quand il entendit parler de faire démonter sa voiture complètement. Il ne transportait rien en plus ! Parfois, il avait eu de la chance et on l’avait moins questionné qu’on aurait dû alors qu’il transportait des armes mais là, pour une fois, il n’était même pas vraiment en tort d’aucune manière. Il n’avait qu’une arme de poing dans le sac à dos qu’il avait pris avec lui en sortant de la voiture. Regardant autour de lui, il capta assez facilement le silence environnant et le fait que l’officier soit le seul à jacasser… Il commençait à l’agacer à parler bien plus que l’intelligence ne devrait lui permettre de le faire. Il finit par sortir un chiffon d’un blanc immaculé d’une de ses poches pour venir y ranger ses lunettes de soleil. Il les mit dans une de ses poches. Voyant que le chien commençait à mettre en pièces l’un de ses sièges avant avant de se promener dedans et de foutre ses pattes sales un peu partout, il frissonna un peu. L’idée qu’on mette en pièce sa voiture l’emmerdait franchement. Il se permit donc de tenter d’aller un peu plus loin dans la négociation pour essayer de calmer le jeu.

« Attendez, je crois que j’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser. Je vous assure que ça devrait vous intéresser alors arrêtez tout un instant, s’il vous plait... »

Il ne voulait pas qu’on la détruise de trop, il venait de l’avoir à peine. Ouvrant son sac, il révéla vaguement à la vue de tous son arme de poing et plongea la main dedans pour se saisir de son ordre de mission honoraire et le présenter. L’un des soldats, probablement le plus nerveux, commença à lever son arme et à le mettre en joue.

« Halte là ! Pas de mouvements brusques, vous êtes en face d’un officier de l’Armée de la Survie ! Tenter d’attenter à sa vie est une infraction majeure passible de représailles directes ! 
- Ouais, je sais, calme-toi, je ne vais rien faire de mal…»

Il soupira alors en tirant doucement le papier du sac et en levant les mains derrière sa tête pour faire preuve de sa bonne foi. C’était une feuille épaisse sur laquelle les touches d’une machine à écrire avaient imprimé à l’encre bleuâtre une part assez faible des détails de sa mission.

« Voilà, voilà… Ça vous rassure un peu ? »
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Mioon
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Tandis que la voiture subissait désormais les assauts du chien et des soldats qui la vidaient sans beaucoup de douceur – tâtant un peu partout avec le canon de leur fusil – Warnesson lui ne bougeait pas d'un pouce. Bras croisés sur son torse, sourire ironique recourbant ses lèvres et air hautain plaqué comme un étendard sur son visage. En face de lui, le merdeux essayait de se justifier, mais l'officier n'avait franchement pas l'air très convaincu par son laïus. Ni par son papier d'ailleurs, au point qu'il n'y jeta même pas un œil lorsqu'un soldat le prit dans la main de sa nouvelle victime pour le lui présenter. À quoi bon, de toutes façons, son avis était déjà fait …

« La Colonie B. hein ? C'est moche ce qui se passe là-bas … New Haven est déjà rationné, mais c'est pire encore dans les colonies annexes. Y'a d'ailleurs des rumeurs qui traînent actuellement … qu'il y aurait eu des émeutes dans la D et la F … que les gens crèveraient la dalle dans la B et la C. Et toi, t'arrives tout frétillant et tu nous sors que tu reviens d'un emploi temporaire là-bas. Remarque que je veux bien te croire, ils doivent rudement manquer de bras là-bas avec tous ceux qui crèvent, mais par contre t'as dû être payé une misère … je me trompe ? »

Si le Capitaine était un connard fini, les faits étaient pourtant là : la survie dans les Colonies annexes étaient devenue extrêmement compliquée depuis les derniers mois, et les trafics en tout genre s'étaient donc accrus. Armes, munitions, carburant ou matériel électronique avaient ainsi tendance à beaucoup changer de mains, le plus souvent en échange de si peu de nourriture que même un crétin se serait rendu compte de l'arnaque. Soixante-quinze grammes de riz contre 12 litres d'essence ou 4 fusils … c'était juste du vol patenté, et Warnesson l'avait constaté de ses propres yeux. C'était d'ailleurs pour ça qu'il était aussi intransigeant dans son n°23 : pour flatter son ego mais aussi pour s'assurer que le poste de sécurité fût le plus impeccable possible. Pas de trafic, pas d'alcool et pas d'histoire de cul ! C'était rude mais c'était comme ça, et malheur au pauvre gars qui se ferait choper en infraction au règlement intérieur !

Aussi face à ce mariole qui n'avait l'air de briller ni par son intelligence ni par sa richesse, le Capitaine s'étonnait bien évidemment de le voir au volant d'une si belle bagnole, et il le fit mariner quelques instants avant de s'approcher de lui. Près. Tout près. Leur visage seulement séparés par quelques centimètres.

« Allez avoue, tu l'as volée cette voiture ? Si je peux te donner un conseil, c'est d'avouer avant que je m'énerve, parce que je déteste les petits connards dans ton genre. »

La voix chaude de l'homme aurait presque pu agréable, mais son ton moqueur lui enlevait toute once de charme pour lui donner des aspects beaucoup plus inquiétants. Plus menaçants. À n'en pas douter, marcher sur les plates bandes de l'officier était un sport extrêmement dangereux, surtout lorsque les plates bandes en question étaient des plus variables. Un regard, un geste, une parole … tout pouvait prêter à interprétation, mais le conducteur n'eut pas réellement le temps de commettre un impair que soudainement, Warnesson lui colla un puissant coup de poing dans le creux de l'estomac. Le retenant par l'épaule tandis qu'il pliait sous la puissance de l'impact, histoire de lui murmurer quelques douceurs à l'oreille.

« J'aime pas ta gueule de rat. Le n°23 m'appartient, et t'aurais pas dû y poser un seul pied. Mancuzzo, virez cette bagnole de là et allez la garer avec les autres dès que vous aurez remis son bordel dedans. Des éléments importants à signaler ?

- Non mon Capitaine, il n'y a que des bagages sans importance.

- Pas grave, je confisque la voiture de toutes façons ! Regardez aussi s'il a de l'essence, des vivres, des munitions … tout ce qui pourrait être important ! Lopez et Maurer, vous me le casez dans une cellule ! »

Il n'en fallut alors pas davantage pour que tout ce petit monde effectua un garde à vous parfait dans un petit concert de « À vos ordres, Capitaine ! », puis Lopez et Maurer vinrent saisir le conducteur chacun par un bras afin de le traîner de force. Warnesson les interrompant toutefois avant qu'ils ne partissent, pour venir fixer intensément sa victime.

« Je te laisse réfléchir un peu et je m'occuperais de toi plus tard. »

Un signe de la tête plus tard, et les deux soldats transportèrent illico presto leur prisonnier jusqu'à une cellule obscure et humide malgré la chaleur qui régnait à l'extérieur. Le poussant à l'intérieur pour la forme, mais toutefois sans violence. L'un parla alors à voix basse à l'autre – l'air manifestement un peu paumés tous les deux – puis le dénommé Maurer prit la parole à voix basse.

« T'inquiète pas, il devrait rien t'arriver. Warnesson aboie beaucoup mais il est trop occupé à ça pour vraiment mordre. Tu devrais passer une nuit ici et tu seras normalement relâché demain matin avec une corvée dans les pattes mais rien de bien méchant, alors te bile pas. »

Ici de toutes manières, les corvées étaient les reines des punitions, parce qu'elles permettaient ainsi au condamné de rester utile tout en crevant de mal. Une perspective qui n'avait rien de bien réjouissante mais avec un peu de chance, Calel n'écoperait de rien de trop grave …

----

Le lendemain matin, à sept heures tapantes, la porte de la cellule s'ouvrit dans un grincement sinistre, et un homme blond, la mine grave se présenta dans l'ouverture.

« Je suis le Lieutenant Zack McKendrick. Le Capitaine Warnesson a estimé que ton comportement d'hier méritait d'être sanctionné, et il te condamne donc à transporter dans ton véhicule du matériel et plusieurs soldats jsuqu'à New Haven. Tu as la possibilité d'accepter ou de contester la sanction, que choisis-tu ? »

Non présent la veille, Zack affichait un air totalement neutre, attendant la réponse du prisonnier pour savoir s'il allait devoir le conduire à sa voiture, ou jusqu'au Capitaine.

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Tout au long de cette fameuse « discussion », Calel avait fait montre d’un calme olympien pour ne pas rentrer dans le jeu de cet officier à la mort-moi-le-nœud… Malheureusement, l’un des rares moyens qu’il avait pour parvenir à ce résultat, c’était de fermer sa gueule. Malheureusement ou heureusement d’ailleurs parce que parler plus encore avec lui n’aurait peut-être fait qu’envenimer encore plus la situation et ne lui aurait pas permis de régler quoi que ce soit. Il savait que répondre à ses provocations et s’énerver n’aurait aussi fait qu’alourdir une peine à laquelle il n’échapperait pas dans tous les cas. De toutes manières, il avait plaisir à fantasmer qu’il se débrouillerait peut-être un de ces quatre pour venir faire une visite surprise à ce cher capitaine. Ce genre de gars, il le savait, étaient bourrés d’habitudes et il était facile de trouver un moment où ils étaient seuls et vulnérables pour leur tomber dessus. En attendant, il se soumettrait simplement à ses sévices sans rechigner. Un coup de poing à l’estomac, ce n’était pas là une chose qui allait vraiment changer son quotidien ou sa vie.

Sur l’ordre du gradé, deux jeunes hommes susnommés l’emmenèrent jusqu’à un petit cachot qui se trouvait au beau milieu de l’avant-poste. Les engagés Lopez et Maurer commencèrent à essayer de le rassurer peu après l’avoir casé dans la cellule. Il soupira alors en se frottant les côtes puisque la douleur sembla avoir un peu du mal à s’en aller. Bientôt, il s’accola simplement en espérant que l’attente soit courte. Quelques heures passèrent et l’ennui se fit sentir rapidement. Il se releva et commença donc à parler au garde qui était resté, pour tuer le temps.

« Eh… Eh ! Merci… Tu t’appelles comment, déjà ? Maurer ?
- Non, c’est l’autre Maurer. Moi, c’est Lopez.
- Ah… Ça va ? Ça te plait de rester à l’ombre pour monter la garde à côté de ma cellule ?
- Heu ouais, c’est assez sympa, répondit-il un peu gêné.
-  Quand je suis arrivé, je t’ai vu… Tu avais l’air de te liquéfier sous le soleil… Dis, tu pourrais me rendre un service vu que je t’en rends un, là ? J’ai du tabac dans mon sac mais ils me l’ont pris. Tu pourrais me passer de quoi fumer puisque j’ai pas grand-chose à faire en attendant ?
- Heu… Je suis pas sûr…
- T’inquiète, ça restera entre nous, ajouta-t-il en voulant être un peu rassurant. »

Apparemment, la peur de se faire découvrir faisait vivre à Maurer un vrai dilemme moral. Il semblait se poser beaucoup de questions, comme tous les jeunes militaires, sur le fait de jouer un peu avec les règles. Ce qui fit qu’au bout d’une dizaine de minutes de réflexion, il accepta, c’est que Warnesson n’avait pas vraiment mis en garde contre ce genre de situations. Il avait certainement demandé de s’assurer du calme du prisonnier, ce qui était acquis et qui devait mettre en confiance le jeune homme. Le bon sens aurait voulu que dans cette situation, on s’abstienne d’accepter mais la chaleur du soleil ou un manque de jugeote faisait qu’il tendit, entre les grilles une cigarette. Calel s’en saisit rapidement. Une fois cela fait, on lui tendit la flamme qui lui permettrait d’allumer sa clope. Il se remit dans son coin et la savoura comme si c’était sa dernière, ce qui était vrai pour quelques heures. Il n’oublia pas de remercie le jeune militaire. Après ça, peu de choses se passèrent et le sommeil vint le trouver peu après un maigre quignon de pain qu’on eut l’amabilité de venir lui glisser.

Lorsque la porte s’ouvrait enfin, la lumière lui agressa la rétine. Il venait à peine de se réveiller en entendant un peu de bruit aux alentours. Un certain lieutenant McKendrick lui parla de la marche à suivre pour la suite mais là, tout ce à quoi il pensait, c’était de se détendre les muscles du dos, rendus un peu raides après des heures passées dans une position ridiculement mauvaise. Il se releva donc simplement le temps qu’on en finisse avec la parlotte. Se relever et laisser ses yeux s’habituer à la lumière lui permit de mieux saisir la situation dans laquelle il se trouvait. Il avait besoin d’un petit temps, quand il n’était pas sur le qui-vive, pour se réveiller.

« Hum… Je vais m’occuper de la corvée. De toutes manières, je bosse à moitié pour l’armée alors ça ne changera pas beaucoup des heures non payées… Oui, je sais : tout ça aurait pu être évité bla bla bla mais vous vous doutez bien qu’un gradé n’ait rien à branler de la paperasse, expliqua-t-il pour mieux faire comprendre à cet agent extérieur le ridicule de la situation. Un gradé agit comme un gradé… »


Après ça, il suivit son sauveur jusqu’à sa voiture sans vraiment rechigner et se plia simplement à sa tâche.

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Manifestement, le conducteur emprisonné sans réelle raison valable ne semblait pas fou de joie de cette situation, mais Zack demeurait totalement de marbre face à lui. Écoutant son laïus sans un bruit, tandis que son odorat venait de capter une odeur de clope assez récente, tandis que son regard ne tarda pas non plus à détecter le mégot qui avait été écrasé dans un coin de la cellule. À n'en pas douter, les soldats chargés de le surveiller avaient dû vouloir faire ami-ami avec lui pour se racheter du comportement trop autoritaire du Capitaine, et l'officier alla directement ramasser le mégot par terre avant de prendre la main de Lopez pour le lui déposer dans la paume.

« Si Warnesson est au courant, tu sais ce qui risque de t'arriver, alors sois plus prudent à l'avenir. On ne discute pas avec les prisonniers et on ne leur donne rien, c'est compris ? Maintenant, va prévenir les autres qu'il accepte et chargez sa voiture. »

Vu la tronche mortifiée du planton, cette simple cigarette aurait manifestement pu se révéler extrêmement grave pour lui, et il était flagrant que McKendrick venait de lui sauver la mise en l'assurant implicitement de ne rien dire au capitaine. Et sans plus tarder, il salua avant de prendre ses jambes à son cou – le mégot bien caché dans son poing serré comme s'il s'agissait là d'un trésor – et il s'engouffra dans le long couloir qui lui permettrait de quitter l'aile du bâtiment où se trouvaient les cellules.

« Allez on y va, nous avons un horaire à tenir » commença-t-il en faisant signe à Calel de sortir de sa geôle, le retenant toutefois au moment où il s’apprêtait à passer devant lui « Juste un tout petit détail : je suis un gradé également, alors vous devriez faire attention à ce que vous dites. Surtout dans un avant-poste militaire où les murs ont des oreilles. »

Un mariole … Warnesson n'avait peut-être pas tort sur ce point-là, et Zack invita donc le gars en question à passer, avant de le guider jusqu'à une zone où était garée une dizaine de véhicules. Plus ou moins neufs, mais tous en excellent état d'entretien et de propreté. Sauf la bagnole qui avait bien failli être confisquée la veille, et dans laquelle deux soldats étaient en train de charger plusieurs caisses de matériel. Tellement de caisses de matériel que le coffre était désormais rempli à ras-bord ! Mais au moins, tout le monde allait pouvoir rentrer dans le véhicule, et le lieutenant fit aussitôt signe à Calel de grimper derrière le volant, tandis qu'il s'installait sur le siège qui avait été malmené par le chien la veille. Deux soldats qui montèrent à l'arrière, et ils étaient prêts à partir.

« Allez-y, tournez tout de suite à gauche et engagez-vous directement vers le poste de contrôle interne. »

La barrière les attendait d'ailleurs grande ouverte, et la voiture n'eut même pas à s'arrêter, passant l'obstacle avant de pouvoir accélérer en direction de New Haven. Une destination qui devait avoir l'air de vacances pour les deux soldats qui s'étaient mis à discuter à voix basse – comme s'ils espéraient hypothétiquement ne pas être entendus – avant de finalement s'adresser aux deux personnes qui se trouvaient devant eux.

« Dites lieutenant McKendrick, vous croyez qu'on aura une permission une fois qu'on aura déchargé les caisses ? »

Si la question avait été posée par l'un, il était évident que le second était également pendu aux lèvres de son supérieur, et Zack sentit un sourire amusé poindre sur son visage.

« Vous aurez votre soirée de libre, les gars.

- Oh putain trop génial ! On va pouvoir aller dans ce bar dont parlait Mancuzzo là, ça va être trop bien ! Et mec, tu veux venir avec nous d'ailleurs ? »

Le ''mec'' en question était bien entendu Calel, et maintenant débarrassés de Warnesson, les deux gars avaient l'air de vouloir sympathiser avec lui. De son côté, Zack était quant à lui un peu plus réservé, mais il n'avait franchement pas l'air d'être un officier chiant. Sérieux, mais pas tyrannique.

« Eh lieutenant, vous pensez qu'on aurait aussi le droit d'aller voir … 'fin vous voyez quoi … vous savez hein … les filles quoi … »

Kreg Maurer, 1m93, 95 kilogrammes de muscles soigneusement entretenus, et rougissant comme une collégienne à l'évocation d'aller voir des prostituées, c'était tout de même cocasse ! Assez pour que McKendrick laissa s'échapper un rire franc face à l'incongruité de la situation.

« Sérieusement Maurer, je ne suis pas votre mère, alors vous allez où vous voulez tant que vous foutez pas le boxon ! »

Couinements de joie à l'arrière, avant qu'une question existentielle ne tardât pas à se poser …

« Par contre, j'connais pas bien New Haven et j'suis pas sûr que ce soit très réglementaire de vous poser la question, lieutenant donc … mec, tu connais des endroits biens avec des filles biens ? »

Après une soirée en cellule, Calel semblait sur le point de se transformer en guide touristique, ce qui était tout de même plus sympathique.

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Houmous
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Calel 'Le Chacal'
Bones

J'ai 26 ans et je vis à New Port et ailleurs. Dans la vie, je suis mercenaire et je m'en sors pas mal du tout. Sinon, grâce à ma putain de bonne étoile, je suis en vie et ça me va très bien.
Tomer Sisley/Effifi ©️ Houmous


Calel se retrouva devant sa voiture, rempli de satisfaction. Il aurait bien aimé voir ce capitaine encore, finalement, alors qu’il démarrait et partait tranquillement de ce putain d’avant-poste paumé. Il rêvait même de le voir en train de retenir sa déception de ne pas pouvoir le garder plus longtemps dans sa prison. Même si on le prenait un peu pour un garçon de course, il s’en fichait pas mal maintenant que le plus dur était derrière. On lui avait restitué la majorité de ses biens à l’exception du carburant. L’essence, ça ne coûtait pas grand-chose ces temps-ci alors ça lui importait peu qu’on lui prenne tant qu’il était en mesure d’atteindre New Haven. Rempli de tout ce réconfort qui compensait un peu la perte sèche d’une journée complète, il mit le contact de sa si jolie voiture. Alors que l’injection première venait faire rugir le moteur sauvagement, il repensa à quel point sa carrosserie était bourrée de poussière, la faute à ce long trajet qu’il avait déjà fait jusqu’à ces murs d’enceinte. Il pouvait le voir aussi de l’intérieur rien qu’au point auquel il y en avait partout au sol et sur l’intérieur des portières. Il filerait un peu de monnaie à un gamin une fois à New Haven, songea-t-il, qu’il la fasse reprendre un peu d’allure.

Suivant les conseils du lieutenant, il emprunta un certain itinéraire sur lequel tout le monde semblait résigné à lui lâcher les baskets. Accélérant sur les longues routes de vieux goudron, il profitait de l’impression de puissance et de liberté que chaque ligne droite lui offrait. Malgré le ralentissement qu’il subissait à cause de la charge, il n’y avait rien à dire : la mécanique de l’époque tournait absolument comme un charme ! Bientôt, face à la monotonie évidente du paysage, ses passagers commencèrent à discuter des réjouissances à venir. Les plus jeunes, qui étaient à l’arrière de son véhicule, commencèrent à se faire porteurs de questions diverses au sujet de leur soirée notamment, et bien sûr, on lui proposait d’en être. D’habitude, il aurait préféré ne pas sortir boire avec des « collègues » mais pour une fois, il était de très bonne humeur et ça lui semblait, forcément, être une bien meilleure soirée que la précédente. Il décala un peu son rétroviseur central pour regarder James Stevenson, à l’arrière, qui lui proposait un bon verre. Et il allait d’ailleurs bientôt apprendre que Calel A. Bones n’était pas homme à refuser ce genre de mission !


« Ok, je vais venir et la première tournée sera pour moi ! Je vous dois une fière chandelle pour cette soirée qui aurait pu être plus merdique encore… Vous nous ferez l’honneur de nous diriger dans cette opération, lieutenant ou vous préférez juste laisser les hommes partir au casse-pipe en regardant de loin ? demanda-t-il d’un ton ironique, pour le taquiner un peu. »


Il avait bien remarqué que le lieutenant n’était pas un de ces militaires qui suivent absolument toutes les règles. C’était même facile de voir qu’il y aurait peut-être même moyen de s’amuser avec lui une fois qu’il aurait un verre dans le nez. En dehors de cet aspect, c’était clairement un bon contact à avoir, un officier dans ce style pour avoir des tuyaux en temps utile.


« Bah alors, on a envie de faire comme tout le monde en allant claquer tout son solde en une soirée, engagé Maurer ? plaisanta-t-il en imitant la voix de Warnesson. Vous ne savez pas que c’est interdit par l’alinéa machin du code militaire de l’Armée de la Survie ? »


Les deux jeunes soldats se regardèrent avec des grands yeux et éclatèrent de rire, surpris de la qualité bancale et pourtant suffisante pour reconnaître l’intéressé principal de cette imitation. Ils parlèrent un peu de ce qu’il manquait pour l’améliorer encore et de rendre parfaite cette imitation pendant une dizaine de minutes. N’ayant pas perdu le nord, ils finirent par réitérer leur question.


« Ouais, les gars, je vous montrerai un ou deux endroits que vous alliez vous amuser. J’aurai d’autres choses à faire après le verre, perso, mais pas de soucis pour faire un crochet et vous présenter vite fait à deux ou trois mecs que je connais dans Statue Coast. »


Statue Coast était un quartier de New Haven connu surtout pour son monde de la nuit mais c’était aussi le lieu de tous les commerces illégaux. C’était le coin où on trouvait des prostituées, des drogues dangereuses et des marchés noirs où on pouvait acquérir armes et explosifs dans la plus grande discrétion. Si c’était auparavant connu comme étant un lieu de contemplation des temps passés, à l’image de sa gigantesque statue de bronze penchée et rongée par la rouille verdâtre, c’était maintenant un lieu dont on parlait le plus souvent à demi-voix. Quelle personne qui ne trempait pas dans des affaires illégales se rendrait là-bas de son plein gré après tout ?

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Mioon
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Zack
Mckendrick

J'ai 28 ans et je vis à New Haven. Dans la vie, je suis lieutenant dans l'Armée de la Survie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance/malchance ??, je suis célibaitre et je le vis plutôt plutôt pas trop mal.

Informations supplémentaires ici.


Max Riemelt © Avengedinchains
Entre les deux jeunes soldats plus qu'heureux à l'idée d'avoir une permission en ville, et le conducteur qui semblait être de bonne compagnie, il régnait désormais une bonne ambiance dans le véhicule – bien loin de la lourdeur qui planait sur le poste n°23 en tout temps – et Zack ne manqua pas d'esquisser un sourire amusé lorsqu'il fut invité à la soirée non sans un certain humour.

« Deux engagés et un civil … sûr que je ne peux pas vous laisser y aller tout seul, qui sait ce qui pourrait vous arriver ? »

Mc Kendrick n'était pourtant pas le genre de personne qu'on trouvait facilement dans un bar en temps normal – trop occupé qu'il était à sans cesse passer derrière Warnesson pour limiter ses excès – mais lui aussi comptait bien profiter de sa permission ! Un verre avec ses hommes et ce type, une bonne soirée … puis chacun vaquerait ensuite à ses occupations nocturnes, ce qui serait absolument parfait. Pour lui comme pour eux. Après tout, quoi de mieux pour passer inaperçu que d'être le gars le plus banal et le plus transparent du monde ?

Et tandis que les trois autres s'embarquèrent dans des imitations plutôt bien réussies du Capitaine tyrannique, le lieutenant quant à lui se contentait de rigoler tandis qu'il avait sortit son communicateur afin de vérifier quelques éléments sur son écran tactile. Son doigt allant et venant afin de faire défiler textes et images, comme pour se préparer à mieux trouver le spot de livraison de tout ce bordel qui encombrait littéralement le véhicule. Déjà lassés des imitations, les trois autres étaient d'ailleurs revenus à ce sujet féminin ô combien capital pour les deux engagés qui paraissaient prêts à tout pour se dégoter de charmantes compagnies pour la fin de la nuit, et ce fut véritablement des cris de joie qui jaillirent de l'arrière lorsque Calel promit des les emmener à Statue Coast afin d'y trouver des prostituées.

« Trop trop bien, merci mec ! Et vous lieutenant, vous voulez venir aussi, ou pas ? »

Après tout, leur officier allait bien venir picoler avec eux alors qui savait, peut-être qu'il allait aussi s'encanailler jusqu'au bout de la nuit ?!

« Désolé les gars, mais si je vais voir une prostituée, j'ai quelqu'un qui va me massacrer !

- Sérieux, parce que vous êtes … ? Oh pardon lieutenant, j'voulais pas dire ça comme ça ! C'est juste qu'on vous avez jamais entendu parler d'une fille – hein Stevenson ! – alors on savait pas !

- C'est rien les gars, vous prenez pas la tête comme ça, j'suis pas Warnesson ! Et oui j'ai une demoiselle qui m'attend et qui ne partage pas, alors je file directement chez elle après qu'on ait bu un coup. »

Face à cette déclaration, les deux soldats étaient d'ailleurs en train de s'échanger des coups de coudes amusés comme des gamins, et il était à peu près sûr et certain que de retour au poste n°23, à peu près tout le monde serait au courant de ça !

« Et toi mec, t'as aussi une donzelle qui t'attend à New Haven ? D'ailleurs c'est quoi ton nom ? »

Oui, il était peut-être temps de le lui demander vu qu'ils roulaient depuis près d'une demi-heure maintenant, et cette réflexion tira un soupir amusé à Zack. Ces soldats étaient loin d'être de mauvais bougres, mais ils étaient tout de même sacrément pas doués lorsqu'ils s'y mettaient !

Et un peu plus tard, ils arrivèrent enfin en vue de New Haven, et le lieutenant tendit son communicateur en direction de Calel, histoire qu'il pût lire lui-même l'adresse du dépôt qui s'affichait en rouge sombre au-dessus d'un plan schématisé de la ville, sur l'écran retro-éclairé de l'appareil.

« Prends l'entrée n°4, on est attendu donc il n'y aura pas de soucis. »

Et effectivement, les plantons surveillant la porte eurent à peine vu l'autorisation de McKendrick qu'ils les laissaient déjà passer, et le lieutenant guida donc le chauffeur à travers quelques rues, de quoi rallier un imposant bâtiment militaire sur lequel un grand ''A-HH-27'' s'étalait en lettres imposantes. Des nombreuses portes coulissantes permettant l'accès jusqu'à plusieurs garages souterrains, où Zack lui indiqua de se rendre puis de se garer près d'un quai de chargement.

« Maurer, Stevenson, déchargez-moi tout ça ! »

Allez, ils s'occupaient de ça et c'étaient la quille ! Autant dire qu'à cette simple idée, les engagés vidèrent le véhicule en seulement vingt minutes – aidés par deux soldats de faction qui vinrent leur filer un petit coup de main – et une signature de bon de livraison plus tard, la voiture ressortait du bâtiment pour pouvoir s'enfoncer librement dans la ville. Son joyeux équipage prêt à passer une bonne soirée.

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Calel 'Le Chacal'
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« Mon nom, c’est Calel Bones ! Vous pouvez juste m’appeler « Cal ». Ah ! Au fait, si vous avez besoin de me retrouver à un moment ou à un autre dans la soirée : demandez Cal, vous aurez plus de chances de remettre la main sur moi. »

Malgré la discussion animée, il restait concentré sur la route et faisait la démonstration d’une maitrise assez banale du volant… Après tout, il roulait relativement à une vitesse habituelle. Cette observation tranchait cependant un peu avec ses habitudes de conduite puisqu’il avait eu l’occasion de savoir à quel moment son moteur n’était plus capable de suivre ses ambitions. C’était naturel de se tenir à carreaux après la nuit qu’il avait passé mais probablement que si on lui avait fait un petit coup de provoc, il aurait montré un peu plus ce qu’il avait dans le ventre à ce niveau.

Ce genre de situation ne fut pas nécessaire à une arrivée prompte dans le hangar auquel ils avaient rendez-vous pour décharger les provisions. Sans surprise, l’entrepôt grouillait de réservistes et de logisticiens qui s’afféraient çà et là à organiser la répartition des différents matériels utilisés. Malgré la normalité de cette observation, Calel ne put s’empêcher de se sentir là-bas comme dans une fourmilière bourrée d’activités où chacun s’employait à sa tâche. L’impression d’être vraiment extérieur à ce monde s’accentua encore un peu quand il vit ses compagnons de route vider son coffre en deux coups de cuillère à pot, rejoignant le flux constant de travailleurs. Il ressortit des locaux de stockage avec ces images d’uniforme sable en tous sens autour de lui. Bientôt, il mena les hommes du corps à leurs baraquements ou à leur logement pour pouvoir se reposer un peu et se préparer à cette soirée tant rêvée. Il leur laissa un papier sur lequel était gribouillé le nom de l’endroit où ils devaient se présenter et comment s’y rendre.

De son côté, il se rendit dans le coin qu’il squattait le plus à chaque passage en ville, l’un des bars les plus en vogue et les plus secrets de Statue Coast. C’était un lieu où flirtaient des militaires avec des femmes rebelles, où des mercenaires jouaient aux cartes avec des contrebandiers et où des dealers claquaient tous les revenus de leurs produits illégaux. Ce pub qui fonctionnait plutôt bien était connu sous le nom de « Bad Omen » et était reconnaissable de par sa devanture complètement « tagguée » avec des pigments du désert un peu à la manière de dessins aborigènes. Jedda, la patronne, n’avait décrété que peu de règles : pas de bastons, pas de deals et pas de boulot. Peut-être avait-elle fait un coup de maître avec sa manière de gérer l’affaire mais le fait était qu’aucun officiel ne venait jamais le faire chier et que les problèmes y étaient vraiment rares si ce n’était absents.

« Heureusement que je suis de retour, ça a l’air de se faire chier sévère depuis que je ne suis plus dans le coin, s’exclama-t-il simplement en avançant vers une table qui accueillait une dizaine de joueurs de cartes.
- Oh putain, revoilà l’abruti numéro 1… plaisanta aussitôt l’un des habitués qui étaient là. On a failli croire qu’on était enfin débarrassés de toi, ahah !
- Si tu viens pour tes thunes, attends vingt minutes… Je sens que je suis en train de me refaire, je le sens ! répliqua un autre comme en prévention.
- Je suis comme un coyote, les gars, je retrouve toujours mon chemin et surtout, je retrouve toujours la trace de mon pognon… Mais je sais aussi être patient, sifflota-t-il d’un air un rien arrogant.
- Allez ramène-toi, je vais tailler toute ta paye aux cartes comme à chaque fois ! »

L’ambiance était assez habituelle pour une heure hors-ouverture… Des cigares fumaient, l’alcool coulait à flots et les habitués s'esclaffaient bruyamment dans ce territoire neutre et presque saint. C’était d’ailleurs une sacrée brochette qu’on retrouvait là : par exemple, on retrouvait B. (prononcez [bin]), un gros bonhomme qui lui devait une liasse depuis une éternité. Il était contrebandier, tout comme son père avant lui à l’époque pré-effondrement. Pour lui, le poker était plus qu’une simple passion, c’était une véritable manière de vivre et d’exister. Les seules manières que Calel connaissait pour avoir son respect était de réussir à le bluffer ou à le faire rire. Les deux étaient peu aisés…

Spoiler:
 

Juste à côté de lui était un blanc-bec finaux et à l’air vicelard qui lui avait adressé la parole en premier. Derrière ses grosses lunettes dont il avait absolument besoin pour voir quoi que ce soit, il scrutait et semblait analyser l’attitude de chacun de ses compétiteurs. C’était le gars qu’on appelait « Twitch », un autre mec d’une sacrée importance dans Statue Coast qui s’occupait d’approvisionner tous les bars en alcool et en nourriture par on ne savait quelle magie. Calel s’assit d’ailleurs à côté de lui.

Spoiler:
 

« Tiens, j’ai un truc qui pourrait vous intéresser des oreilles qui cherchent des infos… Si ça vous intéresse, on pourrait peut-être en parler un de ces quatre en dehors d’ici.
- Cal, tu vas pas commencé à venir foutre le bordel. Je te promets que tu vas prendre la porte même si tu viens d’arriver ! tonna instantanément la voix intraitable de Jedda.»

Face à cette menace, il se tut de suite et se contenta de jouer aux cartes sans faire plus de vagues. Même si il était en cet endroit plus ou moins chez lui, ce genre de paroles n’était pas vraiment en l’air et pouvait littéralement flinguer l’ensemble de sa vie professionnelle.

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