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 [black mirror] Quand la fidélité est hacké (ft Alles)

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UNIVERS FÉTICHE : Réel, historique, science-fiction, à peu près tout ce qui m'inspire en fonction du moment
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Elijah et Kaleb sortent ensemble depuis déjà six ans. Depuis quelques mois, Elijah n'a presque plus de temps à accorder à Kaleb, complètement submergé par le projet de réalité virtuel que lui confié son entreprise, Visual et qu'il doit commercialiser avant leur concurrent. La veille, Elijah est sorti avec ses collègues sans Kaleb et a tellement bu qu'il est incapable de se souvenir de sa soirée. Au matin, il va visionner les images, grâce à la puce implanter dans son cerveau et découvrir... Qu'il a couché avec un autre ce soir-là. Deux choix : soit il l'a vraiment fait, soit quelqu'un voulant lui nuire aurait piraté la puce pour y incruster de faux souvenirs. Dans tous les cas, le comportement de Elijah va changer, osciller entre culpabilité et agacement face à la méfiance croissante de Kaleb.

Contexte provenant de cette recherche
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Elijah
Tompson

J'ai 31 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis ingénieur en réalité virtuel et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

° est actuellement totalement surmené par le travail et très probablement au bord du burn-out.
° Vient de se faire hacker son implant mémoriel mais ne le sait pas encore.


Bryan Dechart ©️ Ironshy


Avoir la gueule de bois, ça ne m'avait définitivement pas manqué. Le mal de tête résonnait avec violence dans mon cerveau et il me fallu plusieurs minutes avant de me rappeler où j'étais. Mon corps n'était un océan de courbature, qui se réveillait en vague douloureuse à chacun de mes malheureux mouvements. Allongé, je fixais le plafond n'ayant toujours pas réussi à me relever, avant de tourner la tête pour voir que j'étais dans mon salon. Ok. J'étais chez moi. C'était déjà un bon début.

Je me levais, et sentit mes vêtements poisseux du reste d'alcool coller à ma peau. L'odeur de bière me retourna l'estomac, déjà bien trop fragilisé. Ma main alla devant ma bouche pour faire barrage, alors que je me rus dans la cuisine, venant salir notre bel évier. Les spasmes secouaient mon estomac et je me sentis pathétique d'être dans cet état à mon âge. Tout ça parce que je m'étais disputé avec Kaleb... Je soupirais en ouvrant le robinet, effaçant les traces de mes restes d'estomac et me releva difficilement. Le mal de tête continuait de tambouriner, n'ayant aucune pitié. Je n'avais aucune idée de ce qui avait bien pu se passer pour que j'en arrive là. Trou noir total. Surement que certains de mes collègues avaient un peu trop offert de verres, car ce n'était pas dans mes habitudes de boire autant. Peut-être que je m'étais moi-même offert trop d'alcool, pour calmer mes émotions et mes angoisses face à cette énième dispute avec Kaleb. Il fallait que j'en ai le coeur net.  

Je reculais contre le comptoir de la cuisine, fixant le salon vide et regardant l'heure sur le cadran. 7h du matin un samedi. Kaleb devait être encore entrain de dormir dans notre lit. Lit que je n'avais pas rejoins hier... J'avais donc le temps de regarder ce qui c'était passé avant qu'il ne se lève. Mieux valait savoir, avant qu'il ne me demande des explications. Je pris une bouteille d'eau fraiche dans le frigo et replongea dans le canapé, connectant mon implant à la télévision. J'enleva le son, pour être sur de ne pas le réveiller et fit avance rapide. Jusque là rien d'anormal. Le bar, je discutais avec tout le monde, je levais beaucoup de verre à mes lèvres, rien de bien intéressant en somme. Soudain, un homme que je connaissais pas semblait me parler et je semblais lui parler en retour avec un peu trop d'amabilité. Mon coeur s'emballait, mes yeux s'écarquillerait quand je me vis entrain de l'embrasser. Mes doigts se serrèrent sur la bouteille d'eau que je tenais beaucoup trop fermement. Non. Non. Ce n'était pas possible. Jamais je n'aurai fait une chose pareille, pourtant toujours en avance, rapide, je le vis se mettre nu. Je me vis dans le reflet, nu aussi. Non. Dites-moi que j'ai arrêté là. Dites moi que j'ai pensé à Kaleb. Dites moi que je n'ai pas fais ça. Puis je nous vis nu ensemble, lui en moi, obscène et dérangeant. L'horreur vient me frapper en plein d'estomac.

J'éteignis soudainement tout, incapable d'en voir plus. Je me pris la tête entre les mains, faisant tomber la bouteille d'eau à terre. Je revoyais les images encore et encore dans ma tête. Ça ne pouvait pas être vrai. Jamais je ne lui aurai fait ça. Jamais. C'était contre tout mes principes, contre tout ce qui faisait ce que j'étais. Je serrais mes mains sur moi-même, comme cherchant mon propre réconfort dans la terrible erreur que l'implant venait de me révéler. Comment j'allais pouvoir lui faire ça ? Comment ? Je ne pouvais pas lui dire. Six ans ensemble... Je ne pouvais pas lui avouer ça, mais comment le regarder en face, après ça ? Je ne savais pas. J'étais complètement perdu.

Je me leva soudainement. Incapable de rester là. Je fis les cent pas, fixant l'écran noir où j'avais vu ces images d'horreur. Il allait falloir que j'invente une excuse, que je lui mente. Je n'avais jamais su faire ça. Mes mains tremblaient. Mon corps n'était que crispations, douleurs et le mal de tête commençait à me rendre fou. Je me sentais sale. Je ne pouvais toucher Kaleb, avec l'odeur d'un autre sur moi. Rapidement, j'enleva la couverture du canapé. Je balançais mes vêtements avec dans la machine à laver, regardant mes crimes s'effacer, alors que j'entrais sous la douche. L'eau était brulante, mais pas aussi brulante que la culpabilité qui ravageait mon coeur. Je posais mon front contre le carrelage froid, mes doigts se crispant sur les espaces. Je ne pouvais pas avoir fait ça. Je ne comprenais pas. Malgré les disputes, malgré la tension actuelle, je l'aimais trop pour faire ce genre de chose. Pourtant, l'implant ne pouvait mentir. J'avais vu ce que ma propre mémoire à essayer de me faire oublier. Je soupirais, me calmant. C'était juste une erreur. Je n'en ferais pas d'autre et si je ne dis rien, il ne saura rien... j'inspirai. Faire comme si de rien n'était. Pour qu'il n'est pas de soupçon, pour qu'il m'aime encore. J'expira, relevant la tête sous le jet, ravalant le reste de mes larmes de panique.

Sortant de la douche, j'enfila mon peignoir, séchant mes cheveux avec une serviette. Je fila dans mon bureau, regardant l'heure. Il allait bientôt se réveiller. Je vins alors effacer les images compromettantes, laissant juste le début de la soirée et la fin où je rentre en taxi. En avance rapide, il ne remarquera jamais l'heure manquante. Après avoir cliquer une dernière fois, sauvegardant la version incriminante dans un dossier alternatif auquel j'avais uniquement accès, je reculais. Il n'y avait plus de marche arrière possible. Le coeur battant, comme s'il pouvait deviner mes mensonges d'un simple regard, j'entra dans notre chambre. Je m'assis à ses côtés, passant ma main dans ses cheveux, pour me calmer. Si j'étais attentionné, peut-être qu'il ne verrait rien.

"Désolé... "

Il ouvre les yeux à ce moment, me faisant rater un battement de coeur. L'angoisse était de nouveau rugissante. Je retirais ma main, comme pris en faute et je bredouillai le reste de ma phrase.

"Désolé, je ne voulais pas te réveiller."

Voilà, ça c'est une excuse normal. Pas de soupçon. Juste une excuse banale. Rien d'inhabituel, si ce n'est la culpabilité qui me ronge et les flashback de ses images écoeurantes ancrés désormais dans mon cerveau. Je continue à construire mon alibi.

"Et je voulais dire désolé d'être rentré aussi tard... J'aurai dû te prévenir"



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Kaleb O'Brady
J'ai 31 ans ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis gérant d'un restaurant et je m'en sors bien, enfin ce n'est pas aussi important que le métier d'Elijah, n'est-ce pas ? Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt mal en ce moment.

Ouvrir un restaurant c'était son rêve, et il a pu le réaliser avec l'aide d'Elijah. Les affaires tournent bien mais parfois il a l'impression que son métier est moins important que celui d'Eli, ce qui a tendance à l'énerver. A vrai dire beaucoup de choses ont tendance à l'énerver, c'est une petite boule de nerfs qui a fait beaucoup de progrès au contact de l'homme de sa vie. Enfin, des progrès, ça peut toujours se perdre...

Boyd Holbrook ©️ lux aeterna


Kaleb avait eu du mal à s’endormir la veille. Il s’était retrouvé dans un tel état de nerf, c’était terrible… En effet, il s’était encore une fois disputé avec Elijah. Depuis quelques mois, son homme était différent. Et voilà qu’hier, il sortait sans même l’inviter à venir ! Réunion de boulot, bien sûr. Elles se finissaient souvent en boîte leurs réunions de boulot quand même ! Ils n’avaient pas un peu passé l’âge pour ça ? Kaleb, qui n’avait été mis au courant que le soir-même s’était senti une nouvelle fois délaissé. Depuis son nouveau projet, qui était certes relativement important, le brun n’était plus qu’un coup de vent dans la maison. Ils se voyaient peu, et quand ils se voyaient, Elijah était fatigué par le boulot. De quoi rendre dingue Kaleb… Alors oui, ça peut sembler futile de s’énerver pour ça. D’avoir peur de cette façon. Mais son passé le poussait à se méfier de l’amour et des hommes en général. Kal, on l’avait fait souffrir. On l’avait trompé plusieurs fois. Il avait cru ne plus pouvoir tomber amoureux jusqu’à rencontrer Elijah, il y avait six ans de cela. Et voilà que l’homme de sa vie commençait à avoir un comportement suspicieux ? Inacceptable. Kaleb devait combattre ses pulsions, lui qui autrefois était capable de fouiller un téléphone, de suivre son ex. Il ne devait surtout pas retomber dans la paranoïa car toutes ces histoires lui avaient collé une certaine réputation pendant un moment dont il avait eu du mal à se défaire.
Pour se canaliser, Kaleb avait commencé la boxe quelques années plus tôt. Il y allait encore souvent et appréciait énormément ce sport même s’il rentrait parfois un peu amoché. La veille au soir, il avait failli frapper dans un mur comme dans un sac de frappe, mais il s’était retenu. Plutôt que de passer la soirée avec son amoureux, il s’était couché tout seul et s’était endormi devant un film.

Il avait vaguement ouvert les yeux dans la nuit quand Elijah était rentré de sa soirée. Mais encore trop vexé, il n’avait pas daigné le rejoindre dans le salon et s’était juste rendormi de son côté.
Jusqu’à ce matin. Il se réveilla au contact de son amoureux, ouvrant doucement les yeux alors que la voix d’Eli se faisait entendre tout près de lui. Kal n’était pas trop du matin… Surtout après avoir passé une nuit pareille. Pour autant, il ne se voyait pas gueuler après Elijah tout de suite. Il allait lui laisser une chance de lui raconter sa soirée, et qui sait de s’excuser de l’avoir lâché encore une fois ? Il se redressa doucement dans le lit, se frotta le visage.

Elijah commença effectivement par s’excuser, ce qui diminuait légèrement la colère de Kaleb. « Ouais, j’ai entendu… Il était quoi, trois, quatre heures du matin ? Vous avez dû bien vous éclater. » Il fixa longuement Elijah et fronça les sourcils. Il n’avait pas l’air très bien. La fatigue, la culpabilité ? Pour l’heure, Kaleb n’imaginait pas une seconde que son homme ait pu le tromper… « T’as une sale mine. Gueule de bois mh ? » Rester calme. Rester calme. Difficile pour Kaleb qui avait envie d’exploser depuis hier soir. Il se pencha pour attraper son t-shirt au pied du lit et se releva une fois qu’il l’eut enfilé. « Je vais faire du café, ça te fera du bien. Tu m’attends là et tu me racontes ? » Parce que même quand il était en colère, il restait aux petits soins. Parce qu’il était vraiment amoureux. Et pas encore hors de contrôle, ça aidait sûrement.

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Elijah
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J'ai 31 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis ingénieur en réalité virtuel et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

° est actuellement totalement surmené par le travail et très probablement au bord du burn-out.
° Vient de se faire hacker son implant mémoriel mais ne le sait pas encore.


Bryan Dechart ©️ Ironshy


Ses yeux qui sont d'habitude si rassurant me glacent le sang. J'ai peur qu'il voit les failles de mon masque. Sa colère, je sais y faire. Je l'ai apprivoisé doucement, comme j'ai appris à être plus confiant et ouvert à ses côtés. C'est sa souffrance possible qui me pesait. Ça, je ne savais pas le gérer et je ne voulais pas voir ses pupilles s'assombrir en apprenant ma trahison. De sa voix rauque de sommeil, il grogna contre mon retour tardif. Je l'acceptais en silence, croisant les bras pour me calmer alors qu'il fit une remarque sur mon supposé amusement à cette soirée. La culpabilité venait de nouveau donner un coup dans mon coeur, le serrant douloureusement. Je grimaçais légèrement, fatigué, épuisé déjà par ce que je me devais de cacher. Les secondes passaient lourdement, avalant difficilement ma salive. L'absence de réponse de ma part se fit sentir dans la conversation. Éveil peut-être ses soupçons, lui a qui j'avais promis fidélité, lui qui m'avait montré ses blessures passées que je venais de piétiner cette nuit.

Il rajouta un commentaire sur mon apparence. Pour l'instant, cette mauvaise mine etait meilleur camouflage à mon mal être car j'étais détruit autant physiquement que mentalement. J'hochais doucement la tête, pour ne pas réveiller plus encore ma migraine. Cette fois-ci la boule se délia dans ma gorge et je pu répondre sans mentir:

"Oui, mal à la tête. Garder les yeux ouverts, ça fait mal."

Car jusque le fait de le voir, ignorant de mon crime, me torturait. Le pire était de voir qu'il faisait des efforts pour moi. Malgré la dispute de la veille, malgré son caractère peu matinale, il était là à se soucier de moi, me rappelant pourquoi je l'aimais et pourquoi ça ne faisait aucun sens ce que j'avais fait. Je ne voulais pas le perdre. Sa moue boudeuse faisait parti de mon quotidien. Routine que je ne voulais changer pour rien au monde. Je voulais rester celui qui avait le droit de le voir sortir de son brouillard matinale et de récolter le goût du café à ses lèvres. La simple idée de ne plus vivre avec lui me brisait le coeur. Je m'allongeais dans le lit, répondant doucement à sa question, voyant l'inéluctable arriver:

"Merci... je t'attends"

Je me glissais sous les couvertures, prenant sa place dans le lit. Les restes de sa chaleur imprégnant encore le lit. La chambre encore dans la pénombre, les rideaux fermés, calmait la pulsation à mes tempes, mais mon coeur palpitait d'angoisse de plus en plus sourde. J'avais eu du mal à sortir des simples mots, comment lui parler sans éveiller de soupçon? Il n'avait normalement pas de raison de croire que je lui ferais ça. Je m'étais acharné durant tout le début de notre relation pour qu'il croit en moi, mais là... là, il avait eu raison de ne pas me faire confiance. Je passais mon bras sur mon visage, inspirant par le nez pour me calmer. Je me concentrais sur mon souffle, pour que ne pas céder à la panique attendant son retour.

Quand j'entendis ses pas et l'odeur du café, je me redressais dans le lit difficilement. Mon corps me faisait mal et j'eus honte de penser à la raison. Dire que ça faisait plusieurs semaines que je n'avais pas pris le temps d'utiliser notre lit pour autre chose que dormir ensemble... Je me dégoutais. Je passais ma langue sur mes lèvres séches et déshydraté, me rappelant vaguement que j'avais laissé la bouteille d'eau dans le salon à terre au lieu de la boire correctement. Ma vision était légèrement flou mais je mis ça sur le compte de la fatigue. Kaleb me tendit la tasse et je la récupéra avec précaution, comme hésitant à toucher sa main. Je pris une gorgée brulante, m'adossant à la tête de lit. Je récupérais des secondes pour me composer une attitude plus stable, ignorant la migraine qui s'amplifiait en vague ronflante. Je reposais la tasse sur la table de chevet, relevant la tête vers lui.

Rien que la vue de son visage, de la tension de colère qu'il contenait, de tout les souvenirs partagés ensemble me firent comprendre que j'avais beau avoir caché mes traces, je n'étais pas capable de ne pas lui dire la vérité. La maigre résolution de vivre dans le mensonge disparu. Je ne pouvais pas lui faire ça. Mes doigts se crispèrent sur la couverture, la ramenant contre moi cherchant un soutien invisible, alors que j'avais l'impression que mon cerveau vibrait sous le mal de tête. Ma vision d'autant plus trouble, mais les larmes venues s'y loger devait surement en être la raison. Et je commençai ma confession, la gorge nouée, les yeux piquants et l'envie de vomir aux tripes, mais j'avouais:

"Kaleb, je ... il s'est passé quelque chose de terrible, hier."

Je laissais la phrase en suspens, regardant au sol, n'ayant pas la force de voir l'expression de son visage. Je tournais autour du pot, terrifié. Le vertige me prenait, surement l'angoisse qui montait. Plus je me rapprochais du moment fatidique, plus j'avais l'impression de perdre mes émotions, comme anesthésié par ma propre douleur. Je me sentais en décalage avec moi-même.

"J'ai bu. Beaucoup. Trop, je crois.. J'ai...J'étais.. Je ..-e "

Les mots sortaient avec difficulté, hachuré, perdu. Je n'arrivais pas le dire. Mon mal de tête s'amplifiait, punition pour mes actions. Je passais ma main sur ma tempe, mes doigts tremblants. La pression augmentait, vertigineuse. Ma respiration s'amplifiait mais l'air ne circulait pas. J'essayais de parler mais les mots ne sortaient plus. Je buguais. Ma camera rétinienne s'activait et se désactivait, me lançant des flashs aveuglants. Je tremblais de plus en plus, ma tête me donnant l'impression de se faire serrer par un étau brulant. Je crispais mes doigts dans mes cheveux, clignant des paupières frénétiquement.

"Kaleb, aide-moi"

J'arrivais à extirper ces mots, submergé par le bug. Mes tremblements se transformaient en spasmes, alors que l'implant surchauffait à ma nuque. Je ne voyais que des flashs de lumières. Je ne voyais pas l'écran mémoriel. Je ne voyais rien devant moi. Ou Trop. Soudain, une succession d'images. Trop rapide pour être comprise par mon cerveau. D'un coup, plus rien. Du blanc. Du noir. Des flashs. Puis le silence. L'endroit où était incrusté mon implant, brulé. J'étais prostré dans le lit en pleine crise d'épilepsie. Belle manière d'éviter d'avouer sa tromperie, semble-t-il.


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Kaleb O'Brady
J'ai 31 ans ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis gérant d'un restaurant et je m'en sors bien, enfin ce n'est pas aussi important que le métier d'Elijah, n'est-ce pas ? Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt mal en ce moment.

Ouvrir un restaurant c'était son rêve, et il a pu le réaliser avec l'aide d'Elijah. Les affaires tournent bien mais parfois il a l'impression que son métier est moins important que celui d'Eli, ce qui a tendance à l'énerver. A vrai dire beaucoup de choses ont tendance à l'énerver, c'est une petite boule de nerfs qui a fait beaucoup de progrès au contact de l'homme de sa vie. Enfin, des progrès, ça peut toujours se perdre...


Boyd Holbrook ©️ lux aeterna


Kaleb n’avait rien d’un homme parfait non plus. Certes, il était aux petits soins pour Elijah ce matin malgré la dispute de la veille mais ça ne se passait pas toujours aussi bien. Et puis essayez d’engueuler un mec qui a la gueule de bois au petit matin… Ca ne servait à rien. Peu importait la connerie de toute façon, Elijah n’avait pas l’air bien et Kaleb choisissait simplement de ne pas en rajouter. L’amour ça rendait un peu mielleux et plus compréhensif certainement… De toute façon Elijah s’était excusé alors que dire de plus ? Kal allait simplement attendre de voir s’il faisait des efforts ou non et s’il n’en faisait pas, alors la dispute reviendrait. Mais pour l’heure… Il se donnait le bon rôle en s’occupant de son homme malgré l’agacement encore présent.

Pendant que le café coulait, il avait sorti un plateau du placard ainsi qu’une boîte d’aspirine. Il allait en avoir besoin. Malheureusement, malgré l’avancement technologique il n’y avait encore aucun remède miracle pour la gueule de bois ! Alors Eli allait devoir prendre son mal en patience et souffrir en silence. Peut-être apprendrait-il la leçon comme ça… C’était d’ailleurs étonnant qu’il ait bu autant. Ca ne lui ressemblait pas et Kaleb se demanda vaguement s’il était indirectement responsable de cette gueule de bois. Il fut assez brièvement pris d’un doute, se demandant si l’alcool ne lui avait pas fait de bêtises… Avant de se rassurer lui-même. Elijah était un homme droit, il n’aurait jamais pu lui faire ça.
Il prépara donc son petit plateau, café, médicaments et une pointe d’amour, puis retourna avec dans la chambre. Bordel, Elijah avait l’air presque mort pour le coup ! Le pauvre n’était pas bien du tout. En même temps il n’avait pas l’habitude… Kal ne put s’empêcher un petit sourire moqueur alors qu’il déposait le plateau sur la table de nuit. « En voilà une belle leçon à retenir, Monsieur Tompson. Je dirais que c’est plutôt mérité. » Quand il se tourna vers Eli et qu’il vit sa tête, il comprit que ça ne servait à rien de se moquer et que le pauvre payait déjà le prix fort pour sa connerie. Kaleb fronça les sourcils et s’assit sur le lit, face à son copain qui avait visiblement une confession à lui faire.

Sauf que plus les mots sortaient – ou ne sortaient pas, question de point de vue – de sa bouche, plus Eli semblait mal. Très vite, Kaleb perdit le fil de cette conversation qui n’en était pas une et commença à s’affoler de le voir dans un état pareil. Ca n’était encore jamais arrivé et à ce niveau-là ça n’était plus une histoire de simple gueule de bois. Quelque chose clochait. « Eli ? Eli ça va ?! » S’il avait déjà pu voir une crise d’épilepsie classique au cours de sa vie, celle-ci semblait en relation directe avec l’implant qu’ils avaient et difficile de savoir comment la gérer. Les secours n’y pourraient rien, ils n’étaient pas formés pour ça – quelle connerie d’ailleurs. En panique, il hésita à lui arracher sa puce. Ca faisait mal sur le moment mais si ce truc était en train de le tuer et qu’il n’agissait pas, alors il allait regretter !

« Eli, si tu peux m’entendre concentre-toi sur ma voix... J’vais… J’vais retirer ton implant ok ? J’suis désolé… J’suis désolé bordel j’veux pas te faire de mal… » Alors qu’il approchait sa main de sa nuque il fut pris d’une vision d’horreur. Et si débrancher l’implant en plein bug lui était fatal ? Il recula sa main. Il s’y connaissait trop peu dans ces machines bordel ! « J’y arrive pas… Eli, écoute-moi, j’suis là, ça va aller… »

Attrapant la main de son homme dans la sienne, il regarda dans son téléphone avec sa main libre qui il pourrait appeler pour ça. Mais sa main tremblait et il était incapable de se concentrer. De toute façon, il n’y avait personne pour les aider… Car les bugs de ce genre, c’était plutôt rare. Alors qu’il s’apprêtait à exploser son téléphone sous la panique, les spasmes d’Eli semblèrent se calmer. Il posa son téléphone, tenta de calmer sa respiration et serra un peu plus fort la main de son homme. Il n’était plus du tout en colère pour le coup et il ne pensait même plus à la fameuse révélation qu’il allait faire. Kaleb se sentit tellement minable de n’avoir rien su faire. Il attira doucement Elijah dans ses bras, caressant son bras pour finir de le calmer. « C’est bon… Ca va… Je... J’suis désolé j’ai paniqué… J’ai voulu enlever ton implant mais j’ai eu peur que… J’sais pas. Que ça te soit fatal… ? Pardon pour hier. J’aurais pas dû gueuler. Tu sais que je t’aime hein ? »

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Bryan Dechart ©️ Ironshy

Dans la vie, j'avais toujours été du genre chanceux. Je n'avais presque jamais eu de problème de santé et j'arrivais à endurer la pression et le stress avec une certaine maitrise. Aujourd'hui, je n'avais plus autant de chance. Le travail me poussait doucement mais surement au bord du précipice. Mon portable vibrait constamment sous les messages et emails professionnels. Je ne voyais plus mes amis et si je croisais encore Kaleb, c'était juste parce que nous vivions sous le même toit. De plus, avec mes collègues, nous avions pris la très mauvaise habitude d'aller boire pour se détendre de nos trop nombreuses heures de travail. Nous savions que nous travaillions actuellement sur une technologie révolutionnaire: la modification cognitivo-visuelle ou plus simplement la réalité virtuelle indistinguable avec la réalité. Comme internet et les réseaux sociaux avait modifié les rapports sociaux, notre technologie ferait encore changer les règles des relations humaines. J'étais fier d'être un des ingénieurs de ce projet ambitieux, mais plus la date de fin arrivé, plus la tension grimpée. Perdu mon naturel enjoué, j'étais une boule de nerfs prêt à tout faire sauter ou une larve apathique trop crevé pour faire les actions les plus basiques d'un être humain. Mon attitude avait empiré, quand mon boss avait passé l'info que nos concurrent direct, Alt-x, travaillaient eux aussi sur une technologie similaire. C'était désormais un sprint pour être les premiers sur le marché et aussi, une guerre de piratage. C'était eux ou nous, une question de survie capitaliste.

Les vagues de hacking étaient constants mais jusque là, c'en était resté à l'entreprise même. Aujourd'hui, c'était personnel mais je ne l'avais pas encore compris. Alors que j'étais en plein crise d'épilepsie, je sentais mon implant comme je ne l'avais jamais ressenti. J'avais l'impression qu'il essayait de fusionner avec mon cerveau, qu'il absorbait mes pensées avant même que je ne l'ai formule à moi-même. J'étais dépossédé de moi-même, puis aussi rapidement que c'était apparu, je reviens à moi-même. Je sentais encore l'implant terriblement chaud contre ma nuque. Je clignais des paupières, désorienté. Ma main accrocha quelque chose, sensation douce et rassurante. Kaleb. Le mal de tête était encore là, mais différent. C'était celui de la gueule de bois, pas de l'implant. Mes doigts tremblants passèrent sur ma nuque. J'étais dans un état second complet. Je sentis la chaleur sous ma peau où l'objet électronique était, zone de douleur et recula mes doigts, m'accrochant définitivement à mon homme. Je l'entendais me parler. Les premiers mots de la conversation sonnait de manière disproportionnée à mes oreilles, me faisant grimacé légèrement. Mon cerveau recommença à fonctionner de nouveau et un maigre sourire vient sur mon visage, pale et en sueur de ma crise, à ses derniers mots. Je murmurais, la bouche pâteuse:

"Moi aussi, je t'aime..."

Je cachais mon visage contre son torse. La lumière, aussi faible soit tel, dans notre chambre aux rideaux encore fermés m'agressait trop. Je pris une grande respiration, captant son odeur et celle du café dans le silence réconfortant de notre chambre. J'en oubliais presque que je ne méritais plus d'être dans ses bras. Ça me fit comme une douche froide. Du plat de la main, j'essayais de le repousser mais mes forces n'étaient plus là. Je m'agitais encore, la culpabilité revenant autant de force au fur et à mesure que je reprenais pleine mes esprits.

"Kaleb, je - "


J'échappais un grognement douloureux, coupant mon début de phrase. Mon cerveau résonnant comme une sirène sourde. Je plaquais ma main contre mon front, tremblant encore, jusqu'à ce que je sois trop désorienté pour me rappeler ma culpabilité. J'inspirais à nouveau, essayant de vaguement me souvenir de mes cours de méditation que ma mère m'avait forcé à prendre plus jeune à cause de mon anxiété. J'humectais mes lèvres, ne faisant rien d'autre que respirer et vider mon esprit. Une fois calmé, je me redressais légèrement. Manquant d'équilibre, je restais contre Kaleb. Il fallait que je lui dise, peu importe comment. J'ouvrais la bouche mais encore la même douleur aiguë, les tremblements et mon implant qui déconnait. Je me forçais, mais c'était comme être dans un enclos électrique: à chaque fois que j'essayais de m'échapper, je me prenais une décharge électrique à la place. Je ne comprenais pas ce qui se passait.

"Mon implant... Y'a quelque chose qui va pas"

Honteusement, je posais mon front contre son torse. Je ne supportais plus ce mal de crane. J'avais l'impression de devenir fou. Dans mon peignoir, mon portable se mit à vibrer. Je l'ignorais. Je gémissais douloureusement. C'était comme si la simple pensée de mon infidélité me mettait dans cet état et sans aucune dignité, je cherchais du réconfort dans ses bras. Le simple fait de pensée à ça, envoyer une nouvelle vague de décharge électrique. Il m'était impossible de parler dans ces conditions. Je serrais les dents à m'en faire mal à la mâchoire. La vague finit par reculer, alors que j'abandonnais l'idée de lui avouer. J'étais forcé au silence, forcé aux mensonges, aux faux-semblant. Toujours caché contre lui, ne voulant pas croiser son regard, j'étais forcé à avoir une conversation normale:

"Tu penses que la gueule de bois, ça peut faire ça ? Ça fait longtemps que j'ai pas bu comme ça mais j'ai jamais eu ce type de bug..."

Je remontais encore ma main sur ma nuque, à l'endroit de l'implant. Ma peau était brulante, surement rougie. Et cette migraine ... Marteau piqueur ne définissait pas correctement mon état actuel. C'était pire, bien pire. Doucement, péniblement, j'ajoutais dans un rire jaune:

"La prochaine fois, je refuserais de sortir... Ça vaut vraiment pas peine... "

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Kaleb O'Brady
J'ai 31 ans ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis gérant d'un restaurant et je m'en sors bien, enfin ce n'est pas aussi important que le métier d'Elijah, n'est-ce pas ? Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt mal en ce moment.

Ouvrir un restaurant c'était son rêve, et il a pu le réaliser avec l'aide d'Elijah. Les affaires tournent bien mais parfois il a l'impression que son métier est moins important que celui d'Eli, ce qui a tendance à l'énerver. A vrai dire beaucoup de choses ont tendance à l'énerver, c'est une petite boule de nerfs qui a fait beaucoup de progrès au contact de l'homme de sa vie. Enfin, des progrès, ça peut toujours se perdre...


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Elijah travaillait trop en ce moment et ne dormait pas beaucoup. C’était peut-être à cause de ça que son implant déconnait… Difficile à dire en fait. Alors à sa question il haussa les épaules. Impossible de savoir si l’alcool avait joué un rôle là-dedans mais ça lui paraissait probable au final. Il passa tout doucement son doigt sur la peau de son amoureux, observant attentivement la brûlure causée par l’implant. « Je ne sais même pas si on peut mettre de la pommade là-dessus ou si ça craint… Je ne sais pas si c’est l’alcool mais c’était franchement inquiétant. » Il embrassa le front d’Elijah puis se releva pour lui laisser l’occasion de s’allonger dans le lit. Aujourd’hui, il allait s’occuper de lui c’était décidé. Il sourit toutefois à sa remarque. « J’aurais préféré que tu n’y ailles plus en réalisant que ça me blesse mais je me contenterai de ça… Allez hop, mets-toi au lit et repose-toi. C’est non négociable. » Il regarda sa montre rapidement et soupira. Si Elijah avait un jour de repos aujourd’hui ça n’était malheureusement pas son cas. Leurs horaires décalés et peu accordés étaient aussi souvent les causes de disputes car au final ils ne se voyaient qu’en coup de vent. C’était pour ça qu’hier, Kaleb aurait voulu passer la soirée rien qu’avec lui… Mais inutile de revenir dessus. « Je dois aller au boulot, quand je suis pas là c’est toujours la panique en général. Pour ce soir ne t’en fais pas, je ramènerai à manger et j’essaie de t’appeler tout à l’heure, okay ? Toi tu te reposes, tu ne fais pas de folie… et tu décuves tranquillement. » Ils étaient un peu les mêmes concernant le travail. L’un et l’autre avaient du mal à déléguer les tâches, d’où leurs horaires un peu rallongés. Kaleb avait déjà songé à engager quelqu’un pour le seconder mais il n’avait jamais fait passer d’entretiens. Il avait déjà eu du mal à arrêter la cuisine pour se concentrer sur la gestion… Mais il ne pouvait décemment pas tout faire tout seul non plus. Il se pencha pour lui voler un baiser avant d’aller se préparer en vitesse. D’abord une douche, puis un passage éclair dans la chambre simplement vêtu d’une serviette pour trouver des vêtements à mettre.

Mais alors qu’il était en train de s’habiller, il fit la moue. Après avoir enfilé son pantalon il se tourna vers Elijah. « Je culpabilise d’aller travailler alors que t’es pas bien… Peut-être que je devrais embaucher quelqu’un pour les situations comme celles-là… Ca va aller ? » demanda Kal, toujours inquiet. Il en faisait peut-être un peu trop mais si vous aviez vu la crise d’Elijah, aussi !

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J'ai 31 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis ingénieur en réalité virtuel et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

° est actuellement totalement surmené par le travail et très probablement au bord du burn-out.
° Vient de se faire hacker son implant mémoriel mais ne le sait pas encore.


Bryan Dechart ©️ Ironshy

La sensation de ses doigts sur ma peau me rassurer. Bien même que je pensais ne pas avoir droit à son attention, je ne pouvais m'empêcher d'apprécier son soutien. Mon corps entier n'était que souffrance et au vu de ce qui venait de se passer, j'avais peut-être le droit de vouloir me chercher du réconfort. Je voulu secouais la tête, par habitude pour lui répondre non mais le début de mouvement me fit un mal de chien. Coincé, je répondis:

"Pas de pommade, je sais pas ce que ça pourrait faire et pas envie de découvrir ça ..."

J'étais certes ingénieur et travaillais directement sur les implants, mais je n'avais vu quelqu'un réagi à sa puce aussi violemment que je venais de le faire. Mieux valait rester prudent. Je fermais les yeux en sentant son baiser sur mon front, le contact était frais sur mon front brulant. Je serais bien resté à profiter de sa proximité mais c'est lui qui recula, me laissant le lit où je m'allongeais avec précaution, clairement pas en état de protester contre sa décision. Sa pique sur le fait que je l'avais blessé en sortant hier, me fit d'autant plus mal en sachant le résultat. D'ordinaire, j'aurai surement lancer une pique acide en retour, mais je ne me sentais pas capable d'endurer une dispute dans mon état actuel. J'évitais donc de lui répliquer quoique ce soit à sujet, faisant dans le gentil amant obéissant pour une fois:

"Je compte pas bouger... On sait jamais si ça s'active ou désactive de nouveau."

Je remontais doucement les couvertures sur moi, me mettant en petite boule, le regardant de côté. Il soupira en regardant l'heure et je me souviens que le restaurant était ouvert le samedi. J'avais oublié cette information pourtant usuelle. Nos congés n'avaient jamais réussi à concordé, depuis que j'avais été engagé chez Visual. Il n'y pouvait rien avec le fait d'avoir un restaurant et mon équipe dont j'étais le chef d'équipe pour le projet travaillait du lundi au vendredi, en plus de toutes les heures supplémentaires que je faisais. Nos emplois du temps étaient tout simplement incompatibles. il n'y avait plus qu'à espérer que ce ne soit pas un reflet de notre relation... Je me mordis légèrement la lèvre, me retenant de lui demander de rester alors qu'il me disait qu'il reviendrait ce soir, après m'avoir embrasser. Je me sentais pas dans mon droit de lui demander ça, malgré que j'avais l'envie égoïste qu'il prenne soin de moi dans ce moment de faiblesse. Mon crâne me fit encore mal quand je pensais un peu trop fort à mon infidélité et m'inquiéta du lien entre ma crise et mon sentiment de culpabilité. Peut-être que c'était ma punition pour ma mauvaise action... Alors je mima sa question pour lui répondre.

"Okay; décuvage, repos et manger, ça me semble un plan parfait"

Je lui offris un léger sourire au coin pour le rassurer, alors que j'étais encore bien pale, les cernes beaucoup trop visibles et ma nuque visible entachée de cette étrange brulure. Mes yeux le suivirent jusqu'il sorte de notre chambre. Je fus livré à moi-même, fixant le plafond ayant trop mal à la tête pour dormir. Mon portable vibra encore dans ma poche. À tâtons, je le récupérais. Je plissais les yeux face à l'écran lumineux, baissant la luminosité, tandis que l'écran se débloquait en détectant mon visage. J'avais reçu des emails professionnels, de mes certains collègues qui travaillaient aujourd'hui, puis je vis un email dont je connaissais pas le destinataire. J'appuyai dessus pour vérifier si c'était un spam, quand je fis un arrêt cardiaque sous le coup du choc.

Dans l'email, un screenshot de moi au bar, avec l'homme que j'avais vu dans la vidéo mémorielle, un lien et en dessous, une phrase: Nous savons ce que tu as fais. Si tu veux qu'on garde le silence, clique sur le lien.

Je me figea, perdant le peu de couleur qui me restait sur mon visage. C'était pas possible. Ça devait être un cauchemar. J'effaçais l'email et jetant mon portable à l'opposé du lit, ne voulant affronter ça. Tout mais pas ça. C'était du chantage. Rien ne m'avait préparé à ce qu'on essaie de me faire chanter pour tromperie et je n'arrivais toujours pas à verbaliser ce que j'avais fait à Kaleb. Un cauchemar. J'hyperventilais, crispant mes doigts sur ma nuque, pleurant en silence, alors que j'entendais l'eau de la douche de Kaleb en fond sonore. Je ne savais pas quoi faire. On venait de me tendre un piège. Je ne pouvais pas le laisser apprendre par email le coup de couteau dans le dos que je lui avais fais, mais je n'arrivais pas à lui dire.

Je me forçais à ouvrir la bouche, mais j'avais l'impression d'avoir des piques qui s'enfonçait dans le cerveau à chaque essai. Je sentais l'implant surchauffer encore, me faisant gémir de douleur. Mes membres se mirent encore à trembler alors que mon coeur ne s'était toujours pas calmer, cognant à m'en casser les cotes. Même seul, je n'arrivais pas à prononcer une quelconque phrase en rapport avec mon infidélité. C'était entrain de me rendre fou.

Et mon portable se mit encore à vibrer. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Cinq fois. Il ne semblait plus vouloir s'arrêter. Abandonnant l'idée de parler, je rampais dans le lit pour le reprendre. Je vis sur l'écran s'affichait le même email encore et encore. D'une main tremblante, entre l'énervement et le désespoir, j'effaçais tout les emails, mais d'autres continuaient d'arriver sans arrêt. J'éteignis mon portable qui continuait de se faire spammer. Je ne savais pas qui s'en prenait à moi mais ils étaient puissants. J'entendis alors l'eau de la douche s'arrêtait. Paniquant, sachant que Kaleb allait revenir dans la chambre, je cachais le portable sous l'oreiller. Je me remis dans ma position initiale, sous les couvertures, couvrant presque mon visage avec. Je fermais durement les yeux, ne voulant croiser ses prunelles bleus trop perçant. L'implant me torturait, alors que je pensais à mon infidélité qui me revenait en pleine face. Je l'entendis dans notre chambre, surement en recherche de vêtement et je m'obstinais à l'ignorer, yeux clos. Peut-être qu'il allait croire que je dors et j'allais pouvoir paniquer en paix. Cependant, il s'inquiétait encore pour moi. Moi, qui ne méritait plus aucune once de son affection. Moi, qui méritait d'être torturé par mes émotions de culpabilité. Je grognais ma réponse, ne voulant pas réveiller ses soupçons plus et ne supporter ses attentions qui me briser le coeur.

"Ça va. Va-t-en. Je veux dormir"

Je me montrais sec et désagréable pour l'éloigner de moi. Je me retournais dans le lit, lui faisant dos, cachant mon visage pour cacher mes larmes. J'avais tellement honte de ce que j'avais fait. Si honte d'être dans une situation pareille. C'était juste trop pour moi. Ça me dépassait complètement et je ne savais pas quoi faire. Normalement, quand mon cerveau s'emballait trop dans les montagnes russes des "et si" et des angoisses, Kaleb était celui vers qui je me tournais pour m'apaiser, mais là, je ne pouvais pas et ça me tuait. Mon portable, que j'avais pourtant souvenir d'avoir éteint, s'alluma, vibrant sous mon oreiller.


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Ouvrir un restaurant c'était son rêve, et il a pu le réaliser avec l'aide d'Elijah. Les affaires tournent bien mais parfois il a l'impression que son métier est moins important que celui d'Eli, ce qui a tendance à l'énerver. A vrai dire beaucoup de choses ont tendance à l'énerver, c'est une petite boule de nerfs qui a fait beaucoup de progrès au contact de l'homme de sa vie. Enfin, des progrès, ça peut toujours se perdre...


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Autant il comprenait qu’Elijah ne soit pas très expressif à ce moment. Autant, la façon dont il venait de le rembarrer, il ne l’acceptait pas. Kaleb fronça les sourcils avant de respirer profondément. Ne pas s’énerver. Ne pas s’énerver. Elijah était simplement mal et il n’avait pas fait exprès de lui parler comme ça. C’est ce qu’il préférait se dire. « Ok… repose-toi bien alors. Je t’appelle à treize heures. » Il voulut lui faire un dernier bisou mais se retint tout geste affectueux de plus. Elijah voulait être tranquille alors il allait être tranquille. Il se contenta de prendre ses clés, sa veste et quitta la maison en laissant son amoureux tout seul. Il n’était pas à l’aise avec ça mais d’un autre côté, la phrase très froide d’Elijah l’avait aidé à s’en aller sans trop de culpabilité – parce qu’en fait c’était limite s’il ne l’avait pas viré de la chambre.
Kaleb se montra plutôt déconcentré au travail. Il appela comme prévu vers treize heures mais n’eut aucune réponse alors il préféra abandonner. Il ne voulait pas l’embêter pendant son repos… Oui, peut-être qu’il était resté amer de la phrase du matin, mais c’était Kaleb. Il avait toujours du mal à décolérer quand quelque chose l’agaçait, c’était d’ailleurs pour ça qu’il s’était mis à la boxe. Sinon, les murs de leur appartement auraient pris cher depuis très longtemps.

Il tenta de se concentrer du mieux possible pendant la journée et le soir, comme promis, il ramena de quoi manger. Il avait fait au mieux pour ne pas rentrer trop tard et espérait trouver un Elijah en meilleure forme. Il espérait aussi qu’ils n’allaient pas s’embrouiller – même s’il n’y avait aucune raison à le faire pour le coup. Certes, il n’avait pas apprécié la phrase de ce matin, mais il ne comptait pas non plus revenir dessus. Il espérait simplement qu’elle serait la seule de ce genre car il trouvait ça un peu gros qu’on l’envoie chier de la sorte alors qu’il avait voulu s’occuper de son homme – qui était plus en tort que lui dans leur embrouille de la veille en plus.
Il poussa la porte de chez eux vers dix-huit heures. Il alla directement poser les plats dans la cuisine. Puis, n’entendant aucun bruit, Kaleb fit le tour de l’appartement sans jamais y trouver Elijah. Ce qui était étonnant car il n’avait pas l’air assez en forme pour bouger… Alors, il sortit son téléphone et tenta de nouveau de l’appeler. Il fronça alors les sourcils en entendant la sonnerie de ce dernier non loin de lui et finit par retrouver le téléphone sous l’un des oreillers. Il ne regarda pas plus l’appareil, ce n’était pas le sien et il n’était pas du genre à fouiller – enfin il ne l’était plus – il se contenta de le reposer sur la table de nuit tout en se questionnant. Qu’Elijah quitte son portable c’était étonnant. Avec son boulot il avait en permanence besoin d’y être connecté. Il sentit quelques démangeaisons nerveuses le prendre alors qu’il ne savait même pas où chercher, et choisit de prendre son mal en patience et d’attendre dans le salon, impuissant.

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J'ai 31 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis ingénieur en réalité virtuel et je m'en sors avec beaucoup de stress. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt difficilement, actuellement.

° est actuellement totalement surmené par le travail et très probablement au bord du burn-out.
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J'eus presque peur que mes mots sans douceur ne fasse ressurgir une énième dispute entre nous. J'entendis sa respiration se serrer, retenant surement un élan de mauvaise humeur, face à mon injuste retournement d'humeur. Je gardais les yeux fermés, caché dans les couvertures près à recevoir les reproches. Rien ne vient. Il me dit simplement de me reposer et qu'il m'appellerai lors de sa pause déjeuner. Je serrais les poings, ayant du mal à accepter sa patience beaucoup trop gentil avec moi qui ne méritait rien de tout ça.

La chambre fut ensuite emplit de silence, quand il prit le chemin du travail. Mon portable continuait de vibrer, comme posséder. Peut-être l'était-il ? Je n'osais y toucher, sachant que je n'y trouverai rien pour me rassurer. Entendre les vibrations et les sentir à travers le matelas commençait à me rendre fou. C'était comme si on continuait sans cesse d'appuyer sur la plaie ouverte qu'était ma culpabilité. Je me forçais à me lever pour fuir l'objet de malheur. Je me réfugiais dans la salle de bain. Mes pas étaient difficiles. Mon corps lourd ou ma tête trop légère. C'était peut-être l'inverse ? J'étais confus. Je tournais le robinet de la baignoire et me glissais dedans, oubliant de retirer mon peignoir. Désespérément, c'est un moment de calme que je cherchais.

Je finis par m'endormir dans le bain, qui aurait débordé sans le système de contrôle de l'eau. Je récupérais enfin de mes émotions, dans ce cocon aquatique improvisé. Mon corps glissa dans le sommeil qui dura jusque dans l'après-midi, et je me réveillais en toussant, ayant manquer de me noyer dans ma stupidité. Mes doigts s'accrochèrent au rebord, alors que mon autre main était posé sur mon torse reprenant mon souffle, un peu secoué mais cette fois-ci très réveillé. J'avais les idées plus claires et mon implant avait cessé de me torturer. Ne pas penser, c'était efficace. M'extirpant du bain, je fermais enfin le robinet d'eau. Dégoulinant, je retirais mon peignoir l'abandonnant en masse molle sur le tapis de la salle de bain. Je me rapprochais du miroir. Mes mains étaient complètement fripés par mon trempage prolongé, mais surtout, je regardais ma nuque où se trouvait ma puce. Un point rouge de peau brulé formait une cloque douloureuse. Je grimaçais en passant le doigt dessus. Je me demandais si c'était dangereux, mais je me doutais bien que la réponse devait être positive. Heureusement qu'au travail, j'avais accès aux entretiens techniques pour les implants. Peut-être qu'il serait plus prudent que je ne traine pas trop avec ça et que j'y aille tout de suite.

Je voulu chercher mon portable par réflexe pour savoir l'heure, mais je me souviens des messages menaçants qu'il renfermait. Je m'abstenu. Je n'avais pas la force d'affronter ça, pas aujourd'hui. M'habillant en soufflant, chaque mouvement me demandant trop d'effort, je commanda un taxi. Mes souliers enfilés je me demandais s'il fallait que je laisse un mot à Kaleb si ma visite prenait plus de temps que prévu. Je n'eus pas le temps. Le taxi était déjà là.

Mes collègues me regardèrent bizarrement en me voyant là, à franchir les portes de notre bâtiments. J'étais connu pour faire des heures supps, mais pas un samedi après-midi et mon état physique ne devait pas les rassurer non plus. Je ne cherchais pas à établir la conversation, allant directement dans la salle d'entretien électronique. Sans grande surprise, il n'y avait personne. Je m'installai à un des moniteurs. Le reste de la fin de journée défila rapidement, alors que je faisais chaque test qui se révélait infructueux pour découvrir l'origine du problème. Quand je détachais enfin les yeux de l'écran, je vis que le soleil commençait déjà à vouloir disparaitre. Merde, Kaleb allait bientôt rentrer et trouver la maison vide. Soupirant, je fis un dernier test pour bien repousser tout soupçon de hacking, mais ce dernier révéla la présence d'un lien externe. Je me figea, reconnaissant le signature du code de l'email. J'explorai comment ça avait pu se retrouver là, passant les lignes de codage et de sécurité de façon frénétique. Celui qui me faisait chanter était aussi lié à mon incapacité de parler de mon erreur... Je ne connaissais pas cette technologie, lié aux pensées et j'en voyais déjà toutes les dérives et abus que quelqu'un pouvait faire avec ça dans les mains. J'en étais sa première victime.

J'essayais de couper les liens qui créait le court-circuit mental, mais plus je coupais, plus ça revenait comme si de rien n'était. J'étais complètement dépassé. On m'avait pris dans un piège beaucoup trop sophistiqué. Je me pris la tête entre les mains, ne sachant pas quoi faire, voyant le lien fraichement décodé se reformater devant mes yeux. Soudain, mon implant s'activa. Un message se jeta sur mes prunelles:

"On essaye de s'échapper ? Tu aurais dû cliquer sur le lien..."

Le message s'effaca aussi rapidement qu'il était apparu, me laissant seul avec mes angoisses. Qu'est-ce qui allait se passer ? Je regardais autour de moi, comme ayant peur d'être attaqué mais rien de ça. Je me déconnectais du moniteur et préférais en arrêter là. Je repris un taxi pour rentrer, fuyant. Cliquer sur le lien, peut-être que si je le faisais maintenant j'allais me sauver de je ne sais quel danger. Je fouillais mes poches, cherchant mon portable. Il n'était pas là. Je paniquais un instant, me demandant si je l'avais perdu, si on me l'avait pris avant d'avoir le flash que je l'avais laissé à la maison. Il n'y avait rien à faire qu'à attendre.

Quand je poussais la porte de la maison, toujours aussi peu énergique, j'eus un choc. Dans le salon, sur tout les écrans, la vidéo que j'avais pourtant effacé de ma mémoire et Kaleb entrain de me regarder commettre l'irréparable en HD. Je m'immobilisais, livide. C'était la fin. J'ouvrais et fermais la bouche. Aucun son ne sortait. J'avais encore l'implant, je ne pouvais pas m'expliquer, mais de toute façon que dire ? Je me souvenais même pas d'avoir fait ça... Tout ce que j'arrivai à dire était la même chose que j'avais dit le matin même:

"Je suis désolé..."

Je posais ma main sur l'ilot de notre cuisine à l'américaine pour me retenir de tomber, trop secoué par l'émotion. Les larmes que j'avais eu tant bien que mal à retenir s'échouèrent sur mes joues. Les épaules basses, le regard au sol, je tremblais, sachant sa réaction.

"Je suis tellement désolé... Je sais pas comment...comment ... je"

Mon mal de tête revenait au mauvais moment, me faisant gémir de souffrance, me pliant en deux. Ma main sur l'ilot de la cuisine était la seule chose qui me retenait de ne pas me retrouver à terre, alors que j'essayais de trouver des détours pour passer par dessus l'interdiction électronique de parler de mon infidélité.

"Kal.. je comprends pas... Je me souviens pas"

C'était la seule chose assez vague que j'arrivais à dire, car c'était exact. Il n'y avait que le trou noir entre mon troisième verre de vodka et mon réveil à la maison. Mes phalanges se crispèrent sur ma nuque qui me brulait. Sur les écrans, la vidéo continuait de défiler, montrant de mon point de vue le déroulement de la soirée, le corps de cette homme que je connaissais pas et parfois moi, dans l'angle du miroir d'une chambre que je ne reconnaissais pas. J'avais du mal à pensée sous les décharges électrique de l'implant. Implant hacké par quelqu'un qui essayait de détruire ma vie. Si je voulais pouvoir m'expliquer envers Kaleb et peut-être sauver notre couple, il fallait que je l'enlève. Si je retirais l'implant, c'était dire adieu au projet car remplacer un implant ça ne se fait pas du jour au lendemain. C'était mon amour ou ma carrière. Mes mois de travail, mon projet de vie, ma réussite que j'avais si durement chercher, n'était rien si Kaleb n'était pas là.

Ma décision était prise. Je reculais dans la cuisine et tendis la main vers le tiroir de nos ustensiles. Frénétiquement, je fouillais et pris un des couteau. J'aurai bien aimé dire que j'étais d'une précision chirurgicale, que je n'avais peur de raté mon coup et que ma main ferme, mais c'était faux. Je rapprochais le couteau de l'implant, quand je sentis la pointe appuyée sur la cloque, je sus que j'étais au bon endroit. Je tranchais ma peau, essayant de ne pas y aller trop profond, me servant du reflet de l'évier en inox comme seule aide. Le sang se répandit, alors que je laissais tomber la lame. Maintenant, il fallait que j'arrache l'implant.

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