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 Be the Winter to my Spring [Ambrosine]

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Ananas
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Perséphone est l'enfant surprotégée de Démeter. Hadès est le roi des Enfers. Rien ne prédestinait ces deux êtres à se croiser, et pourtant, leur rencontre pourrait chambouler leurs vies et l'équilibre même du monde

Contexte provenant de cette recherche


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Ananas
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Perséphone
J'ai un nombre incalculable d'années et je vis dans les jardins de Démeter, sur le mont Olympe. Dans la vie, je suis déesse du printemps et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma mère, je suis célibataire et je le vis plutôt pas bien.

Perséphone est issue d'un viol. De par sa conception chaotique, sa mère l'a protégée toute sa vie de toute influence extérieure. Elle n'a jamais quitté les jardins de sa mère sans protection, et n'a presque jamais rencontré d'hommes. Elle n'en reste pas moins curieuse et s'enquit dès qu'elle le peut du monde extérieur.


Holland Roden ©️ Ananas
Le verger était un changement bienvenu dans sa routine quotidienne. Ici, l’air n’était pas saturé par l’odeur du blé et le bruit discret de la forêt était plus plaisant que celui du vent sur les champs. Perséphone ferma les yeux, offrant son visage au soleil. Proche d’elle, Chryseis cueillant des pommes. Plus loin, sa mère était plongée en pleine discussion avec Athéna. Quant à Artémis, elle observait les alentours, perchée dans un arbre, sûrement à surveiller qu’aucun homme ou dieu ou tout autre créature de sexe masculin ne s’approche.

Mais elle n’avait d’yeux que pour les fleurs sauvages qui semblaient faire un chemin vers l’orée des bois. Elle suivit les narcisses et les jonquilles, réveillant d’un toucher celles qui étaient encore fermées. Avant même qu’elle ne s’en rende compte, elle avait franchi la frontière de la forêt.

Elle tourna la tête vers le verger mais personne ne semblait lui prêter attention. Il y avait là un choix à faire: faire demi-tour et profiter de la protection invasive de Deméter ou courir, aussi vite et aussi loin que possible. Le dilemme n’en était pas vraiment un et elle avait déjà pris cette décision de nombreuses fois en rêve. Elle plaça la fleur qu’elle avait en main dans ses cheveux, releva sa toge et s’élança dans les bois.

Le vent sur son visage lui amenait des odeurs musquées de sève et de feuilles. Les buissons entaillaient la peau de ses mollets, mais elle n’en avait rien à faire. La course était grisante et  effrayante à la fois. Plus elle s’éloignait, plus elle sentait les chaînes invisibles de sa mère se défaire et perdait par la même occasion ce filet de sécurité qui l’avait enveloppé toute sa vie. Elle s’arrêta, le souffle court, un rire nerveux au coin des lèvres, dans une clairière où un étang s’était creusé. Elle s’agenouilla pour se rafraîchir et ce n’est que lorsque ses mains touchèrent l’eau glacée qu’elle le vit, de l’autre côté, les traits dissimulés par l’ombre des arbres.

Elle se releva, réajusta sa toge et appela. « Bonjour! »

Elle entreprit de faire le tour pour rejoindre la silhouette mystérieuse. Tout comme sa course, la situation lui donnait des sensations contradictoires. Elle aurait probablement dû s’enfuir, comme sa mère le lui aurait suggéré, mais la curiosité était plus forte. Elle n’avait jamais rencontré quelqu’un hors de la liste sélective de sa Démeter. Elle ne savait pas vraiment quoi dire d’autre, alors elle sourit dans sa direction. Et puis, si c’était un mortel malintentionné, elle le transformerais en abricotier.


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Ambrosine
Ambrosine
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CRÉDITS : Stjepan Šejić

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Hades
Je n'ai pas d'âge et je vis au royaume des enfers. Dans la vie, j'en suis le maitre et souverain et je m'en sors assez bien, malgré la solitude. Sinon, grâce à mon isolement, je suis célibataire et je le vis plutôt bien jusqu'ici.

Hadès est le frère aîné de Poséidon et de Zeus. A l'issue de la guerre contre les Titans, il réside dans les enfers en compagnie des âmes et ombres brumeuses, qu'il dirige d'une main de fer. Organisé et rigoureux, son domaine est un territoire bien gardé dans lequel il ne laisse nul homme pénétrer sans son accord; mais il lui arrive parfois de se lasser des murs froids et terne du royaume des morts.


avatar ©️ blood eagle


On sous-estime toujours le brouillard de l’Erèbe ; et moi le premier en avais-je oublié les effets. S’il ne m’était pas fondamentalement désagréable de le traverser, j’avais conservé un souvenir relativement embrumé de ma visite à Thanatos, et ce, au sens propre du terme. Mes yeux s’étaient habitués rapidement à l’obscurité qui régnait dans la région, à tel point qu’une journée auprès de mon voisin avait presque suffi à me faire oublier l’existence de la lumière, que je ne parvenais même plus à distinguer sur le retour alors que je rejoignais mon palais, pourtant à distance raisonnable de la frontière terrestre. C’est d’ailleurs sur cette réflexion que l’idée d’une visite à la surface m’était venue à l’esprit : m’isoler sur Terre là où les ombres s’évaporaient le jour, et où les âmes ne se bousculaient pas comme au carrefour d’un grand marché. M’évader des enfers, rien que quelques heures, me semblait l’option la plus profitable : la circulation était calme aujourd’hui, ce qui ne se reproduirait sans doute pas tous les jours selon les Moires et ma propre expérience dans le domaine. Quelques heures seulement, me convainquis-je. Je pourrais m’accorder quelques heures de répits.

Le choix de ma destination se fit de façon aussi évidente que celles des âmes aux Enfers ; je ne voulais croiser qui que ce soit sur mon chemin, j’avais déjà eu bien assez des individus qui traversaient le Styx. La possibilité d’y voir des nymphes restait un problème, mais j’étais certain de pouvoir y échapper plus aisément qu’à un humain en quête de réponse ou de bénédiction. Comme si une prière à Hadès suffisait à échapper à la mort. Parfois, il m’arrivait d’avoir encore du mal à envisager l’étendue de l’ignorance des Hommes, songeais-je en grimaçant.

Tandis que je m’aventurais à la surface, je réalisais que cela faisait bien longtemps que l’opportunité ne s’était pas présentée. La forêt dans laquelle je me rendais autrefois s’était élargie et me semblait plus verdoyante et fleurie, le ciel plus proche des arbres, comme si mon petit frère lui-même venait les arroser chaque matin. J’avais beau sourire à cette idée, le paysage n’en restait pas moins une vision magnifique à côté de certaines régions des Enfers qu’il m’était moi-même pénible de visiter. J’étais décidé à profiter de ce moment de solitude que les nymphes n’avaient pas réussi à interrompre.

La clairière que j’avais choisi me paraissait assez éloignée des habitations pour que ma présence n’attire pas la curiosité des passants, me permettant de m’allonger sur le sol sans crainte de devoir disparaître dans l’instant. C’est sans doute pour cette raison que les pas que j’entendis me surprirent plus qu’ils n’auraient dû le faire lorsque la jeune fille approcha. Lorsqu’elle m’interpella, mes yeux étaient déjà ouverts et fixés sur elle en une imitation parfaite de Cerbère face à des inconnus qui tenteraient de s’échapper. Si la comparaison n’était pas flatteuse, elle n’en restait pas moins exacte, exaspéré que j’étais face à cette présence indésirable : si j’avais su que j’allais croiser ici l’une de mes semblables, sans doute aurais-je réfléchi à deux fois avant de partir en escapade.

- Ne penses-tu pas que je t’aurais adressé la parole si j’avais voulu discuter avec toi ? ajoutais-je en constatant qu’elle n’avait pas encore quitté la clairière, et pire encore, avait pris l’initiative de me rejoindre.

Peut-être se déciderait-elle à partir avant moi si je me montrais assez froid envers elle, réfléchis-je. Après tout, c’était elle, qui avait perturbé mon repos.

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