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 à travers un couloir de nuages empourprés de crépuscule

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crazy cat lady
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Karen Greengrass est l'héritière de l'une des vingt-sept familles de sangs-purs anglaises. Michelle est une moldue française que rien ne distingue des orphelins parmi lesquels elle a grandi. Pourtant, Karen et Michelle se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Et l'une d'entre elles est à la recherche de l'autre depuis ses dix-sept ans...

@Meaky



i was your be all end all, i was the slur in your speech, nightmares to your dreams. said you wanna get to know me but i think our lifelines became too intertwined, and now we've paid the price. you cried, "love's like watching someone die". ---we should have just closed our eyes.
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Meaky
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Michelle
Aubry

J'ai 36 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis experte comptable et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

J'ai grandi à Paris avec deux parents aimants qui m'ont adopté à Londres lorsque j'avais six ans. Ils m'ont désiré plus que tout au monde et m'ont aimé à la seconde où je suis arrivée dans leurs vies. Grâce à leur amour, ma différence ne m'a jamais porté préjudice. J'aime la femme que je suis devenue, souriante et sûr d'elle. Aujourd'hui la vie que je mène me convient, car je ne manque de rien. Enfin c'est ce que je croyais...
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Anne Hathaway © SHIYA
7h - Saint-James square

Impossible de dormir. Bien que l'on soit dimanche, Morphée ne veut plus de moi. Est-ce le déménagement ou les fêtes de fin d'année qui arrivent ? Je l'ignore. Mais plutôt que de me retourner cent fois sous la couette à me débattre avec mes pensées, il me semble qu'une promenade matinale serait une meilleure issue. Malgré mes chaussettes de laine qui m'arrivent aux genoux et mon manteau rouge, un froid glacial me transpercent les os. Pourtant j'inspire l'oxygène à me crever les poumons comme si je respirais pour la première fois. L'air de l'hiver me paraît plus pur, et l'ambiance si silencieuse, si paisible qui règne le matin me plonge dans un rêve de coton.

Je marche au hasard et ne croise personne sur mon chemin. Londres semble s'être arrêtée dans le temps, tandis que ses habitants sont encore endormis. Au bout d'une demi heure, j'arrive au square Saint-James et découvre qu'ici, la vie bat son plein. Des écureuils roux courent après les dernières provisions de la saison, quelques canards retardataires s'agitent dans l'eau comme si leurs plumes étaient aussi imperméables contre les températures, et des moineaux s'envolent en groupe d'arbres en pelouses. Laissant mes écouteurs de côté, je décide que le chant des oiseaux me suffirait pour seule musique.

Je me demande alors pourquoi j'ai cessé d'écrire. Autrefois, je me serai assise sur un banc avec un thermos de thé, et j'aurai laissé l'inspiration m'envahir pour remplir une page blanche. Mais aujourd'hui, les mains dans les poches, je ne sais pas quoi faire devant un spectacle si magnifique. Un millier de questions me viennent alors en tête.
Pourquoi ai-je quitté Paris ?
Pourquoi ne me suis-je pas fiancée ?
Que vais-je faire de ma vie désormais ?
Ais-je vraiment envie de trouver les réponses que je cherche ?
Est-ce que je me pose les bonnes questions ?

J'ai toujours su que j'avais été adoptée, mais cela ne m'a jamais dérangé outre mesure. Malgré tout,  je n'ai jamais cherché à savoir d'où je venais, quelle était mon histoire, pourquoi j'avais été abandonnée ou même qui était ma famille de sang. J'ai des parents qui m'ont désiré plus que tout au monde, et cela me suffit. Cela me suffisait. Un jour je suis tombée enceinte. Alors que j'apprenais la plus belle nouvelle de ma vie, et aussi la plus importante, le doute s'est installé en moi. Comment pourrais-je élever mon enfant, la chair de ma chair, alors que j'ignorais qui j'étais moi-même ? Se fut comme un électrochoc. Bien que tous mes proches se remplissaient de joie, que le bonheur s'emparait de chacun, mon monde à moi s'écroulait.

Après la fausse couche, ils ont tous cru que le deuil m'avait changé. Mais ce n'était pas cela. Ce n'était pas la peine qui me rongeait, mais bien les milliers de questions qui me restaient suite à la perte de mon bébé. J'ai répondu à la première offre d'emploi que l'on me faisait à Londres, et je suis partie. J'ai  quitté mon présent pour découvrir un passé inconnu, sans savoir si cela m'aiderait vraiment dans un quelconque futur. Me voilà donc, trente ans plus tard, de retour au point de départ. J'ignore où je vais désormais, ni même si je désire réellement avoir les réponses après lesquelles je courent.
Et si je me trompais ?
Que vais-je découvrir ?
Ais-je vraiment besoin de savoir ?
Je ne sais pas.

Alors j'expire une dernière fois au milieu du square Saint-James, et tourne mes talons frigorifiés pour rentrer à l'appartement.


"i think my heart is better"
Party girls don't get hurt, can’t feel anything, when will I learn. I push it down, push it down. I'm the one "for a good time call". Phone’s blowin' up, they're ringin' my doorbell. I feel the love. Throw em back, till I lose count. And I'm holding on for dear life, won't look down won't open my eyes. Keep my glass full until morning light, cause I'm just holding on for tonight. ♛ by endlesslove.
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KAREN
greengrass

J'ai 36 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis assistante du professeur de Potions à Poudlard et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bizarrement bien.

karen est une sorcière de sang pur.
karen a un tout petit chat gris qui la suit partout.
karen parle toute seule.
karen cherche michelle depuis ses dix-sept ans.
karen n'est pas d'accord avec les idéaux de sa famille.
karen vit toujours chez ses parents.


a. hathaway ©️ delreys.


« Kitty, viens ! Viens, on est chez les moldus maintenant, tu peux pas te balader toute seule dans la rue. Oui, je sais, c’est casse-pieds. Et puis, j’ai besoin de t’avoir tout contre moi, ça va me donner du courage. Je peux le faire. Hein, je peux le faire Kitty, pas vrai ? Mais c’est bientôt Noël, peut-être qu’elle préfèrerait passer les fêtes sans se soucier de… Non, si tu ne le fais pas maintenant, Kimi, tu ne le feras jamais. N’est-ce pas ? Et puis, si elle est à Londres en ce moment, ça doit bien vouloir dire quelque chose. J’aurais du consulter les feuilles de ma tasse de thé ce matin. Et voila, évidemment. Quelle écervelée. J’aurais du consulter les étoiles cette nuit. » Karen secoue la tête en relevant les yeux vers les feux de signalisation, qui passent du rouge au vert. Son chat est blotti au fond de son sac à main, ses yeux brillent depuis l’obscurité du cabas. D’un pas décidé, la grande brune avance sur le passage clouté. A quelques mètres de là se trouve le square St-James, tout près duquel Michelle a emménagé. Cela fait plusieurs jours que Karen vient ici, qu’elle se familiarise avec les rues et les mille brins d’herbe du parc, en cherchant le courage d’aborder sa jumelle. Son double. Sa sœur. « Peut-être que c’est à elle que je parle, depuis toute petite. Surement. » Karen s’accroche à cette idée, qui vaguement, fait sens, la soulage de la culpabilité qui l’étreint parfois quand elle croise le regard réprobateur de sa mère ou l’expression confuse d’un inconnu dans la rue. Elle sait qu’elle ne devrait pas parler ainsi, tout le temps, toute seule, dans la rue. Elle a bien essayé de se défaire de cette habitude, mais cela lui donne d’affreuses migraines. Peut-être est-elle folle, comme certains de ses cousins prétendent. Ou bien, peut-être lui manque-t-il quelque chose : la présence de cette autre qui était à ses côtés dès sa conception, quand elle se développait dans le ventre de leur mère, et dont on l’a privée pour une raison absolument absurde. L’honneur des Greengrass. L’étincelle de magie dans ses veines. Quand elle a retrouvé Michelle, Karen l’a tout de suite su : cette jeune femme possédait une magie en elle. Totalement autre, oui, pas de celle que l’on canalise à travers une baguete et des sortilèges appris dans l’enceinte du château de Poudlard. Mais une magie tout de même. De celle qui réchauffe le coeur dès qu’on l’approche. « Alors pourquoi tu te refuses à l’approcher davantage, hein Kimi ? Mais tu sais bien, j’ai peur, moi je sais, mais elle… Et puis c’est pas comme si c’était seulement une sœur jumelle que j’allais lui révéler. Enfin, peut-être que dans un premier temps, ça serait suffisant… Non, je serais incapable de lui mentir davantage. Si je vais à sa rencontre, ce n’est pas pour continuer à lui cacher des choses. Mais pourquoi déranger sa jolie petite vie ? Elle n’a rien demandé, après tout. C’est égoïste, dans le fond, de vouloir la retrouver ?… » Karen s’installe sur un banc dans le square. Le bois en est froid, presque humide dans l’aube hivernale. Ses yeux scrutent les alentours à la recherche de la silhouette familière. La sienne. A elle – à elles ? La première fois qu’elle a posé les yeux sur Michelle, même si elle savait à quoi s’attendre, elle ne s’attendait pas à l’effet que cela lui ferait. Une sensation étrange. C’était elle, et pourtant, elle pouvait distinguer les dizaines de petites dissemblances. Parfois, elle trouvait qu’elles ne se ressemblaient absolument pas, malgré leurs traits similaires. « Oh, la voila ! Bon, Kitty, j’y vais ou j’y vais pas ? C’est aujourd’hui ou jamais. Après tout, elle est à Londres, ça doit vouloir dire quelque chose. » Mais Karen ne se lève pas. Elle suit du regard Michelle qui marche, embrumée par le sommeil et les températures anglaises. Elle quitte le square, elle disparaît. Karen sent son coeur battre la chamade dans son ventre. Michelle va disparaître et, encore une fois, elle ne l’aura pas rattrapée. Elle ne l’aura pas touchée. Elle ne lui aura pas parlé. Encore une fois, elle l’aura laissé filer, disparaître, s’extraire de sa vie. « Non. » Alors elle se redresse et, un coup d’oeil en arrière, elle transplanne. Elle se retrouve deux rues plus loin, et alors qu’elle observait le dos de Michelle se perdre dans la foule, elle retrouve son visage, inconnu et pourtant si familier. Elle s’avance, se met sur son chemin. « Euh, excusez moi ? » Rouge pivoine, Karen sent son visage chauffer. Timidité, inadéquation, terreur, excitation, tout se mêle. Kitty dans le sac sent la détresse de sa maitresse et laisse échapper un miaulement rauque. Karen glisse la main dans le sac et gratouille machinalement la tête poilue. Ses yeux fixent ceux de Michelle. Ils sont du même brun profond. Elle n’arrive ni à s’en détacher, ni à parler. Elle se sent stupide. Si stupide.



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Meaky
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Michelle
Aubry

J'ai 36 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis experte comptable et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

J'ai grandi à Paris avec deux parents aimants qui m'ont adopté à Londres lorsque j'avais six ans. Ils m'ont désiré plus que tout au monde et m'ont aimé à la seconde où je suis arrivée dans leurs vies. Grâce à leur amour, ma différence ne m'a jamais porté préjudice. J'aime la femme que je suis devenue, souriante et sûr d'elle. Aujourd'hui la vie que je mène me convient, car je ne manque de rien. Enfin c'est ce que je croyais...
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Anne Hathaway © SHIYA
8h20– Square St-James

La nuit s'en est allée pour laisser place à un ciel bleu sans nuage, mais le soleil semble timide. Malgré ma grosse écharpe blanche et mes bottes de cuir noirs, je commence à avoir froid. Mon nez coule, et mes mains me brûlent, alors je décide de rentrer. Un sentiment de mélancolie me surprend tandis que je fais demi-tour. Je me sens comme triste et perdue sans aucune raison apparente, mais je ne sais quoi faire pour y remédier. Soudain, les larmes me montent. Instantanément. Sans que je ne puisse rien faire, la première roule sur ma joue. Je devine son trajet avec le changement de température entre ma peau gelée et le liquide salé et chaud. Mais pas question de me laisser aller ! Je m'essuie vigoureusement les yeux, prends une immense inspiration pour chasser tout ce qui monte en moi. Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas comprendre. J'accélère la cadence et continue ma route d'une démarche assurée.

8h30 – Deux rues plus loin

La capitale se réveille doucement et la journée commence. Bien que l'on soit dimanche, certains commerçants courageux s'activent déjà pour organiser la venue de leurs clients. Ils préparent les terrasses de café, joliment parsemées de bougies, de boules de couleurs ou de sapins. Les rideaux de fer disparaissent dans un vacarme momentané, laissant apparaître les vitrines de Noël. A l'extérieur des magasins, des artistes ont peint des père Noël, des bonhommes de neige, ou des couronnes de l'avant. A l'intérieur, chaque présentation est disposée et décorée afin de rappeler les fêtes de fins d'années qui arrivent. Un peu plus loin, une boulangerie ouvre sa porte et un parfum de viennoiseries toutes chaudes inonde la rue. Je respire à plein poumons pour savourer cette délicate odeur qui me plaît tant. Elle me rappelle Paris, et ses pâtisseries somptueuses que mon père nous apportait le lendemain du réveillon.

J'oublie mon vague à l'âme pour me plonger dans mes souvenirs d'enfant. Pour me laisser encore un peu rêver, je sors mes écouteurs et lance l'album d'Angèle.
« Une soirée pluvieuse, encore la flemme de bouger
La flemme de bouger
Ambiance canapé, télé jusque tard, voilà
J'suis dans un mauvais mood, on m'attend quelque part »

Dès les premières notes, la musique m'envahit et mon corps se relaxe immédiatement. Sans même que m'en rendre compte, ma tête se met doucement à bouger, puis mes épaules se balancent de droite à gauche. J'oublie tout ce qui me tracassait l'instant plus tôt, et je valse de chanson en chanson.

Tout à coup, une jeune femme me coupe la route et se plante devant moi. Je manque de la renverser, mais cela ne paraît pas la déranger. Elle me dit quelque chose mais je ne l'entend pas. Machinalement je coupe le son de mes écouteurs, et je la regarde plus attentivement pour comprendre ce dont elle a besoin.

Le temps s'arrête.

Qui est cette personne qui se tient là, devant moi ? Ses yeux d'un bruns profonds, ses cheveux lisses, soyeux et sombres, ses lèvres rosées et pulpeuses, et sa silhouette si familière qui m'est pourtant inconnue. Qui est cette femme ? Elle me ressemble trait pour trait mais ce n'est pas moi. Alors qui est-ce ?
Est-ce que je rêve ?
Que se passe t-il ?
Pourquoi j'ai mal au ventre ?
Vais-je m'évanouir ?
Mes jambes tremblent, mon souffle se fait court. Je comprend pas ce qui m'arrive. Ça y est, ça recommence ! Des larmes me montent instantanément sans que je ne puisse les retenir. Une. Puis deux. Et une troisième qui glissent sur mon visage. Je ne peux plus à m'arrêter. Un mélange de joie et de tristesse immense s'empare de moi. Alors je la prend dans mes bras. Je ne sais pas qui elle est, ni comment elle est arrivée jusqu'à moi. J'ignore pourquoi cette inconnue me paraît si intime, mais je la serre très fort en pleurant toutes les larmes de mon corps.


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KAREN
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karen est une sorcière de sang pur.
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« Oh non. Oh non. Oh non non non non non... » Le coeur qui bat fort, de plus en plus fort : ça fait mal aux côtes tellement ça bat fort. Le sang dans les tempes, ça fait mal au crâne et ça floute la vision. Les émotions, il y en a partout. Karen coupe sa respiration. Kitty dans le sac lui assène de vigoureux bisous de chat sur les doigts. Mais ça ne suffit pas. Les émotions débordent. Immobile au milieu de cette rue pleine de moldus, face à Michelle – la plus belle femme du monde, celle qu’elle recherche depuis sa jeunesse, celle qu’elle a tant voulu rencontrer, toucher, sentir, regarder, connaître – et elle se sent stupide, Karen, et elle déborde. Les larmes dévalent sur ses propres joues, miroirs de celle de la française. A chaque nouvelle perle salée qui sort d’un œil brun de Michelle, un reflet se crée à l’aurée des yeux marrons de Karen. Elles pleurent à deux, et Karen sent bien les émotions dans son sein : il y a les siennes, et il y a les autres. Elles ont toujours été présentes, elles font presque partie d’elle, mais elle sait que ce ne sont pas tout à fait les mêmes, qu’elles viennent d’ailleurs : elles viennent de sa sœur. Et plus les larmes coulent, plus elle sent la magie couler, s’écouler. Une goutte de magie déborde de son doigt, menace de s’écraser au sol, sur ce béton moldu, dans ce centre-ville moldu. Elle sert le poing, Karen : il ne faut pas déborder, c’est la leçon la plus importante qu’on lui ait inculqué. Il ne faut pas révéler la magie aux moldus.
Au même moment, dans le même instant, Michelle s’accroche à elle, ses bras l’entourent. Karen ne comprend pas, Karen s’accroche à Kitty, Karen emmène son poing fermé, fourmillant de magie, dans le creux des hanches de Michelle. Elles pleurent ensemble, fontaine unie désormais : leurs larmes sont les mêmes. Karen sert un peu plus fort. « Pleure pas, » finit-elle par murmurer. « Pleure pas s’il te plait, viens avec moi. » A grand peine, elle se détache de sa jumelle, mais, comme si elles avaient été séparées trop longtemps, comme si elles ne pouvaient plus supporter de ne pas être en contact, elle lui attrape aussi sec la main. Elle la sert dans la sienne : c’est comme tenir sa propre main, mais c’est complètement différent. Karen sourit. Elle pleure toujours, les larmes dévalent la pente de ses joues poudrées, se mèlent à la laine de son écharpe, humidifient le bout de ses cheveux foncés. Mais elle sourit, parce que pour la première fois depuis longtemps – depuis toujours ? – elle se sent complète, elle se sent pleine. Elle se sent elle. « Viens avec moi, » répète-t-elle en glissant son regard d’ambre dans celui de son double. Elle déborde de tendresse, elle sent les étincelles magiques au bout de ses doigts : ça doit chatouiller Michelle. Mais elle s’en fiche. Elle sait qu’elle ne va pas exploser et tout révéler au monde entier. Elle sait, parce qu’elle a Michelle à ses côtés.



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Michelle
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Anne Hathaway © SHIYA
Février 1992 – Paris, rue de Jacques Hillairet

« Michelle ma chérie, fais un vœu et souffle tes bougies ! » avait lancé ma mère d'un ton rempli de tendresse. Alors j'avais fermé les yeux durant quelques secondes, puis bombé mes joues toutes roses afin de souffler les dix flammes qui me narguaient, d'un seul coup. S'en suivit un tonnerre d'applaudissement et de joyeux hurlements de la part de mes amis. Un groupe d'une dizaine d'enfants, garçons et filles, tous assis autour de la table que je prônais à un bout, telle une souveraine. Ils étaient rayonnants de joie, tous excités par l’événement du jour, et pressés de goûter le fameux gâteau de mon père. Ce dernier, le découpa avant de distribuer les parts une à une, lançant des blagues par-ci par-là, enjaillant les enfants de plus bel. Ma mère, plus discrète, me murmura des mots doux à l'oreille avant de servir les boissons à tout le monde. Elle était si belle et si douce, que j'aurai tout donné pour la rendre fière moi.

Un peu plus tard, après avoir ouvert tout mes paquets cadeaux, mes parents nous emmenèrent dans le jardin de Reuilly – Paul Pernin en face de la maison. Pendant que nous faisions une chasse au trésor, je remarquais la complicité entre Anna et Louis, deux frères et sœurs que j'avais invité. Ils se disputaient, puis se réconciliaient, pour se chamailler de nouveau. Bien qu'un an les séparait, ils étaient comme les deux doigts de la main. Comme si rien ne pouvait les séparer, ni les atteindre. Je m'imaginais alors que quelque part, à l'autre bout du monde peut être, j'avais moi aussi un être si magique qui m'attendait. Et qui ressentait comme moi, cette absence parfois insupportable.

J'avais dix ans.

Cela faisait quatre années déjà que j'étais arrivée dans la capitale, et je m'y sentais chez moi. Je m'y étais fait des amis, et j'y avais trouvé une famille merveilleuse qui m'aimait plus que tout. Ce jour là, je ressentis leur amour à mon égard, et cela me comblait de bonheur. Je savourais la chance que j'avais. Pourtant, un sentiment de solitude me hantait. Il y avait un vide en moi que je ne comprenais pas. Ni l'affection de mes parents, ni l'attention de mes amis ne remplissait ce vide sidéral qui me rongeait le cœur. J'étais une petite fille souriante et pleine de vie. Je m'étais bien intégrée à l'école, et je faisais du judo, du piano, et de la danse pour mieux m'évader d'un quotidien monotone. Malgré tout cela, c'était comme si une partie de moi-même manquait.

Décembre 2018 – Quelque part dans une rue de Londres

Je tiens dans mes bras cette inconnue qui me ressemble tant, et je laisse mes larmes noyer mon visage. Comme le reflet de moi-même, la demoiselle se met aussi à pleurer. Nos sanglots se mélangent, nos soufflent s'entremêlent et nos cœur battent à l'unisson. Alors je me rend compte que, pour la première fois de ma vie, le vide sidéral n'est plus là. La solitude qui me tient depuis toujours n'est plus. Bien que j'ignore tout de cette jeune femme, je sais qu'elle fait partie de moi. Je ne le savais pas encore, mais c'est elle que j'étais venue chercher à Londres.

Maintenant je sais.

Dans un murmure, l'étrangère m'invite à la suivre. Sa voix est douce et mélodieuse, j'ai envie de l'entendre encore et encore. Puis elle me prend par la main et me fixe de ses yeux cuivrés. Le contact de sa peau sur la mienne me procure des frissons, comme si des milliers de micro court-jus me parcouraient le corps. Je n'y prête pas attention, car au même moment, son regard semble pénétrer mon âme. Et je lis dans la sienne l'amour inconditionnel qu'elle me porte déjà. Incapable de penser ou de réfléchir, je glisse mes doigts entre siens. J'ignore pourquoi, mais je sais que je la suivrai jusqu'au bout du monde. Alors je lui susurre tendrement :

« Emmène-moi. ».


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