Partagez
 
 
 

 Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 
Pumpkin
Pumpkin
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 07/11/2018
CRÉDITS : Pusheen.com

UNIVERS FÉTICHE : HP / surnaturel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Tortue

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty

Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Le monde des sorciers se relève à peine de la dernière guerre. L'école de Poudlard a rouvert sous des auspices plus heureux, mais personne n'est exempt de cicatrices.

Contexte provenant de cette recherche
Revenir en haut Aller en bas
 
Pumpkin
Pumpkin
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 07/11/2018
CRÉDITS : Pusheen.com

UNIVERS FÉTICHE : HP / surnaturel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Tortue

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty

HRP a écrit:
J'espère qu'Eddie Redmayne ça te va comme avatar, je n'ai eu aucune autre idée qui corresponde à ce que je cherchais...
Toujours autant de mal à faire des premiers posts concis :rip: Je ne sais pas quelle longueur de RPs tu préfères, pour moi ça varie, je peux faire très court pour des dialogues...


Demetrius Willys
J'ai 36 ans et je vis en Écosse la plupart du temps. Dans la vie, je suis professeur de sortilèges et je m'en sors bien, surtout comparé à beaucoup d'autres. Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt avec indifférence.

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ memyselfanditoi-mêmetusais


— Professeur, on peut avoir des points ?

Un sortilège était en train de faire s'entasser de manière désordonnée toutes ses affaires du jour dans sa mallette, y compris les devoirs et interrogations des élèves. Mais Demetrius ne s'en occupait pas : il avait les yeux plongés sur une boule à neige qu'il venait de renverser et qui figurait une petite fée à califourchon sur une licorne.

— Professeur ?
— Hm ?


Il remit doucement la boule à neige à l'endroit : la petite fée (fausse bien sûr, mais enchantée) semblait commencer à s'énerver d'avoir la tête en bas. Sans la quitter des yeux, il répondit à ses jeunes élèves :

— Oh oui, bien sûr, hm... Dix points pour Serdaigle.
— Mais on est à Serpentard !
protestèrent trois voix exaspérées.
— Oui, bien sûr, reprit Demetrius. Dix points pour Serpentard.

Trois élèves de deuxième année quittèrent ce jour-là la salle de sortilèges en ayant le net sentiment d'avoir été volés. Il fait genre que c'est par distraction, mais il favorise son ancienne maison, vitupérèrent-ils dans le couloir, ce qui ne tarda pas à entraîner un début de dispute avec d'autres petits Serdaigle qui appréciaient le professeur Willys.

Il était de notoriété publique que Willys ne donnait ni ne retirait jamais de lui-même de points à une maison, en bonne partie parce que tout ce qui n'avait pas d'importance à ses yeux, comme le système de points de Poudlard, tendait à s'évaporer de sa mémoire. Peut-être avait-il un côté trop froid et trop logique pour lui, un peu comme beaucoup de choses. Toujours était-il qu'un grand nombre de ses élèves ne se gênaient plus à présent pour demander des points lorsqu'il leur semblait les avoir mérités, même si ce n'était pas toujours couronné de succès.

À vrai dire, les trois Serpentard avaient à moitié raison. Faire semblant de se tromper était une des ruses habituelles de Demetrius, cela lui permettait d'éviter de répondre à des questions qu'il aurait trouvé ennuyeuses ou encombrantes.

Par exemple, à quoi cela aurait-il servi de dire : "Dix points pour Serpentard et pour Serdaigle aussi parce que maintenant que vous m'avez rappelé que ce système existe, je viens de comprendre pourquoi Alicia Archdeacon en quatrième m'avait regardé avec insistance et d'un air de dépit après avoir bien réussi son sortilège de Disparition devant toute la classe, elle était trop timide pour demander des points et je ne veux pas que cette maison en soit sanctionnée" ? Cela aurait fait beaucoup de mots pour pas grand-chose (selon lui). Et cela aurait pu embarrasser Alicia.

Même si la guerre était terminée, elle avait laissé des séquelles à tous et il y avait bien assez de tracas, de vrais tracas, pour tout le monde comme ça. Pour lui aussi, mais il ne voulait pas y penser tout de suite.

Est-ce qu'il n'avait pas encore quelque chose à faire avec un représentant de la maison Serdaigle aujourd'hui ?

La tête légèrement enfoncée dans ses épaules dans une attitude caractéristique, une main enfoncée dans sa cape bleu marine et l'autre serrant sa mallette, il monta un escalier, emprunta des couloirs, se laissa aller à écouter les portraits discuter pendant un long moment, regarda le paysage, salua des fantômes, fit plusieurs détours et finit quand même par arriver à son bureau. Alors qu'il commençait à s'installer, il remarqua tout à coup que le Rapeltout sur son étagère était rempli de fumée rouge — signe qu'il avait oublié quelque chose. Son regard erra dans la pièce encombrée.

— Ah, oui !

Pour une fois, c'était une affaire assez sérieuse, plus sérieuse que de manger ou de corriger des devoirs en tout cas. Il accéléra le pas sur le chemin, histoire de ne pas être trop, trop en retard.

Un élève malheureux et dont les notes chutaient depuis la fin de la guerre. Son visage qui avait pâli, ses yeux qui s'étaient creusés. Trois absences au moins dont il avait remarqué par hasard qu'elles tombaient aux alentours de la pleine lune. C'était tout ce qu'il avait fallu à l'intelligence active et imaginative de Demetrius pour se forger un début d'hypothèse. Aussi avait-il décidé, une semaine auparavant, de la mettre à l'épreuve.

— ... nous allons voir aujourd'hui le sortilège d'Homomorphus, avait-il ronronné à l'attention de sa classe de sixième. Elle permet de rendre sa forme humaine à un humain métamorphosé. C'est notamment grâce à ce sortilège que Gilderoy Lockhart a triomphé du loup-garou de Wagga Wagga.
— Mais n'importe quoi, monsieur
, protesta une jeune Gryffondor pas si bête (il ne se formalisait pas de telles familiarités). Lockhart, c'était un imposteur ! Vous devez bien le savoir, quand même ! Et ce sortilège, ça marche pas sur les loups-garous ! Aucun sort marche sur les loups-garous !
— Hmm... Oui, vous avez raison. Il n'y a aucun moyen de faire reprendre sa forme humaine à un loup-garou par magie. Pour l'instant, en tout cas... Bon, où en étais-je ?


Sans en avoir l'air, il avait tâché de scruter Newt et de deviner ses pensées sur son visage.

Aujourd'hui, il avait saisi l'occasion. Le garçon s'était abstenu pour la deuxième fois de rendre une dissertation.

— C'est vraiment très ennuyeux, avait-il estimé de sa voix douce habituelle. Je vous donne une retenue pour ce soir à dix-sept heures. Vous prendrez de quoi écrire.

Se prendre une retenue chez Willys était un exploit qui n'avait pas manqué d'étonner plusieurs élèves (heureusement, un léger brouhaha régnait en classe (comme souvent) qui avait partiellement noyé le côté dévastateur de la nouvelle) et la suite du cours n'avait pas manqué, il l'espérait, de leur changer à tous les idées.

Il l'attendait, maintenant.

— Bonsoir, Newt, entrez, je vous prie.

Sa voix était toujours calme et douce. Une fois dans la salle, il s'assit familièrement sur son bureau et se mit à tournoyer sa baguette entre ses doigts, l'air rêveur. Il se donnait deux minutes pour "atterrir", pour donner le temps à Newt d'atterrir et aussi pour évaluer discrètement son humeur et son attitude du jour. Qu'il s'asseye, qu'il parle ou non, qu'il fasse ce qu'il voulait. Il aimait profiter du silence paisible d'une salle de classe quasi vide.

Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 942
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty


Newt Travers
J'ai 16 ans et je vis à Londres quand je ne suis pas à Poudlard. Dans la vie, je suis élève en sixième année et je m'en sors plus très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et c'est tant mieux et je le vis plutôt bien.

Ses parents ont participé à la guerre au sein de l'ordre du phénix. Son père a été tué lors de la bataille de Poudlard. Il n'était pas présent lors de celle ci. Il a été attaqué pendant les vacances par Fenrir Greyback. Il garde une cicatrice importante au niveau du ventre. Il vient à peine de reprendre ses études à Poudlard. Elève brillant, il fabrique lui même sa potion tue loup mais ses notes ont chuté depuis le début de l'année. Il est devenu renfermé, distant avec tout le monde, se protégeant lui et son secret.

Thomas Brodie Sangster ©️ chrysalis

"Newt... Newt réveille toi...

Je me redresse vivement en sentant ma meilleure amie me secouer. Je relève les yeux pour essayer de me concentrer sur ce que le prof dit. Peine perdue, cela fait plusieurs minutes que je dors à moitié sur mon bureau. J'ai totalement décroché de ce dont on parle. Eleonor me foudroie du regard, comprenant bien que je ne comprends absolument pas ce qui est entrain de se passer autour de moi.

Ta dissertation Newt, le prof est entrain de les ramasser.

Je jette un coup d'oeil sur le bureau et je vois qu'elle, elle a bien gentiment sorti sa dissertation, des centimètres et des centimètres de parchemin. Le sujet s'étend en lettres soigneusement tracées sur le haut de son devoir. "Usages et mésusages du sortilège d'Homomorphus". Je me souviens de ce cours. Le prof avait orienté la discussion sur l'usage hypothétique qu'en avait fait Lockhart sur un loup garou, sauvant ainsi l'homme et tout un village. Je m'étais figé, me mettant à stresser comme jamais lorsque le sujet de la lycanthropie avait été mise sur le tapis. A partir de là j'avais eu du mal à suivre le reste du cours. J'avais complètement oublié ce devoir qui tombait plutôt mal. Deux jours après ce cours la pleine lune était arrivée et j'avais du trouver une autre excuse fumeuse pour pouvoir passer deux jours à me planquer dans la salle sur demande. Cette fois c'était ma grande tante qui était malade. Ma mère avait eu besoin de moi pour s'en occuper, la pauvre, depuis qu'elle était veuve elle avait du mal à s'en sortir. Mes camarades l'avaient accepté comme toujours, ressortant cette excuse aux professeurs. Je venais à peine de revenir, encore épuisé par cette transformation. Je me trainais comme je pouvais de cours en cours et ce fameux devoir, je l'avais complètement oublié.

Eleonor continuait de me presser pour que je sorte ma dissertation mais c'était peine perdue. Je n'avais rien. Et c'est le regard baissé et honteux que j'avoue à mon professeur que je n'avais rien à lui rendre.

— C'est vraiment très ennuyeux. Je vous donne une retenue pour ce soir à dix-sept heures. Vous prendrez de quoi écrire.

Je ne dis rien alors qu'un brouhaha s'élevait autour de moi. Willys n'était pas connu pour donner des retenues, je devais être l'un des premiers dans ce cas. Mais j'avais merdé. C'était la seconde fois que je ne rendais pas un devoir. Ca devait être trop, même pour un prof comme Willys.

Le reste de la journée était passé dans le même flou qui entourait une partie de mes journées. Je tentais de me concentrer sur les cours. Je me faisais engueuler par Eleonor parce que je ne suivais rien. Je me retrouvais en fin de journée à la bibliothèque avec elle, tentant de faire mes devoirs. Vu que je n'avais presque rien suivi aux cours dont il était question, je pataugeais sec et Eleonor refusait toujours de m'aider.

"Tu n'avais qu'à suivre en cours! Il est hors de question que je te laisse copier sur moi."

Elle se tut un instant, se radoucissant alors que je baisse les yeux sur mon livre, essayant de comprendre le cours.

"Tu as changé Newt.... je ne sais pas ce qui se passe mais ça ne va pas. Tes notes ont chuté. Tu es tout le temps distrait. Tu me parles à peine. Je sais que tu as perdu ton père et que c'est une épreuve mais...

- Ca n'a rien à voir avec mon père. Je vais bien arrête de te prendre la tête.

"Mais Newt tu..."

Je me redresse en la foudroyant du regard.

- Je t'ai dit que j'allais bien. Maintenant lâche moi!

Je sens la colère bouillir en moi alors que je me relève pour ranger mes affaires. Non... pas ma colère, la sienne à lui. C'est lui qui est entrain de bouillir en moi. Il veut sortir. Mordre. Déchirer. Tuer. Mon coeur bat la chamade et je sens mes mains trembler sous l'effet de cette colère que je contiens. Elle tente de me retenir, inquiète de l'état dans lequel je me trouve mais je me dégage.

- Je dois aller en retenue. A plus tard.

Je la laisse là, essayant d'ignorer son regard peiné de me voir partir comme ça. Je suis en avance mais ce n'est pas grave. Je frappe à la porte et entre quand le prof m'y invite. Je m'installe sur la chaise en face de son bureau, essayant de faire taire ma mauvaise humeur. Le prof lui se contente de me regarder en jouant avec sa baguette, la faisant tourner. Je reste un moment silencieux, avant de parler, tentant de garder mon calme et de ne pas lui hurler dessus.

- Qu'est ce que vous voulez que je fasse monsieur?


Revenir en haut Aller en bas
 
Pumpkin
Pumpkin
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 07/11/2018
CRÉDITS : Pusheen.com

UNIVERS FÉTICHE : HP / surnaturel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Tortue

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty


Demetrius Willys
J'ai 36 ans et je vis en Écosse la plupart du temps. Dans la vie, je suis professeur de sortilèges et je m'en sors bien, surtout comparé à beaucoup d'autres. Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt avec indifférence.

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ memyselfanditoi-mêmetusais


— Qu'est-ce que vous voulez que je fasse monsieur ?

Newt se contenait. C'était dans sa nature. Pour autant qu'il s'en souvenait, il avait toujours été le type d'élève apprécié des professeurs — non seulement brillant, mais raisonnablement poli et discipliné. Et s'il l'aidait à sortir un peu de cette discipline ?

Après un petit moment de réflexion, Demetrius agita sa baguette. Une sorte de gros ballon rouge à tête de cochonnet apparut en l'air. De la vapeur se dégageait de sa bouche en sifflant dangereusement et ses quatre petites pattes ridicules s'agitaient dans tous les sens.

— Sortez votre baguette, répondit-il tranquillement, et explosez-le.

Demetrius aimait sa matière, pour ne pas dire qu'il ne vivait que par elle. Tout était prétexte à des sortilèges pour lui. En tant que prof, il avait pour règle personnelle de ne parler à ses élèves que la langue de la matière qu'il leur enseignait — autant que c'était possible. Aussi, puisque Newt était manifestement rongé de l'intérieur par la colère, pourquoi ne pas lui donner l'occasion de l'épuiser tout en révisant ses sortilèges de destruction d'un seul coup ? Il serait toujours temps de discuter après.

L'étrange ballon-cochonnet ne cessait de grossir, comme un ballon d'hélium gonflé à l'extrême. Excepté qu'il était très lourd et qu'il commençait à écraser le bureau. Demetrius se bougea un peu pour éviter de se le prendre sur la tête. La vapeur que crachait l'animal redoubla. Un seul sortilège ne suffirait pas, ni deux ni trois. Il n'y avait pas non plus moyen de réduire sa taille, de le transformer ou de le faire disparaître. Il l'avait conçu de manière à ce que Newt soit obligé de faire pleuvoir les sorts sur lui en rafale, en y mettant toute son énergie.

— Dépêchez-vous ! recommanda-t-il posément. Sinon il va gonfler jusqu'à remplir toute la salle et nous mourrons tous les deux étouffés. Enfin, sauf si j'ai le temps de réagir avant, mais je vous fais confiance...

Il devait presque crier à présent pour couvrir le monstrueux sifflement de la créature. Après tout, ils avaient survécu à la guerre tous les deux et ce n'était pas un cochonnet qui allait les achever ! Quoique... mais ça faisait partie de son métier. Enfin, d'après lui...
Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 942
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty


Newt Travers
J'ai 16 ans et je vis à Londres quand je ne suis pas à Poudlard. Dans la vie, je suis élève en sixième année et je m'en sors plus très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et c'est tant mieux et je le vis plutôt bien.

Ses parents ont participé à la guerre au sein de l'ordre du phénix. Son père a été tué lors de la bataille de Poudlard. Il n'était pas présent lors de celle ci. Il a été attaqué pendant les vacances par Fenrir Greyback. Il garde une cicatrice importante au niveau du ventre. Il vient à peine de reprendre ses études à Poudlard. Elève brillant, il fabrique lui même sa potion tue loup mais ses notes ont chuté depuis le début de l'année. Il est devenu renfermé, distant avec tout le monde, se protégeant lui et son secret.  


Thomas Brodie Sangster ©️ chrysalis

Je m'attendais à un peu de tout comme punition. Il pouvait me faire copier des lignes, m'obliger à faire le ménage dans son bureau ou trier des papiers. Un truc bien chiant comme on avait souvent le droit en retenue. Je m'attendais à tout, ou presque, mais là ce qu'il fit je ne l'avais vraiment pas vu venir. Il agite sa baguette et fait apparaitre une espèce de cochon géant.

— Sortez votre baguette et explosez-le.

Je me recule rapidement et m'éloignais de cet espèce de truc qui passait son temps à cracher de la vapeur dans un bruit horrible et à grossir de plus en plus. Je me calme un instant, trop sous le choc pour que ma colère arrive encore à prendre le dessus. C'était quoi ce putain de piège qu'il était entrain de me tendre? Je ne voulais pas m'emporter. L'autre n'attendait que ça. Il voulait que je m'énerve, que je m'emporte, que je sois comme lui, comme l'était Greyback, une espèce de monstre qui s'en prenait aux autres toutes l'année et pas seulement les nuits de pleine lune. Je ne voulais pas. J'étais peut être jeune encore mais je voulais le contrôler. Je ne voulais pas le laisser prendre le dessus. Je ne savais pas à quel jeu jouait ce prof mais je ne voulais pas m'y soumettre.

— Dépêchez-vous ! Sinon il va gonfler jusqu'à remplir toute la salle et nous mourrons tous les deux étouffés. Enfin, sauf si j'ai le temps de réagir avant, mais je vous fais confiance...

Je secoue la tête, sentant des larmes me monter aux yeux. Je la sentais, cette colère, cette fureur qu'il tentait de déchainer en moi. Je ne voulais pas m'emporter sur son cochon de merde et craquer. Je ne voulais surtout pas le laisser voir ce que j'étais devenu, un monstre.

- Je peux pas... je peux pas...

Mais le cochon était de plus en plus gros. Je reculais de plus en plus, m'approchant de la porte. Moi je pourrais sortir facilement et échapper à ce truc mais pas le prof. Et il n'avait toujours pas l'air motivé pour détruire cette chose. Je ne savais pas si c'était un test ou juste un délire débile mais je n'aimais pas ça.

Alors je fini par sortir ma baguette. Je la serrais dans ma main avant de faire pleuvoir les sorts dessus. Ma rage, loin de sortir ne fit que s'amplifier, profitant de ce déchainement de violence pour l'alimenter davantage. Il me fallut au moins une vingtaine de sorts pour en venir à bout.

Je me retrouve devant lui, tremblant de rage, serrant ma baguette dans ma main. Je le regarde, de la fureur dans le regard.

- Vous êtes content?


Revenir en haut Aller en bas
 
Pumpkin
Pumpkin
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 07/11/2018
CRÉDITS : Pusheen.com

UNIVERS FÉTICHE : HP / surnaturel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Tortue

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty


Demetrius Willys
J'ai 36 ans et je vis en Écosse la plupart du temps. Dans la vie, je suis professeur de sortilèges et je m'en sors bien, surtout comparé à beaucoup d'autres. Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt avec indifférence.

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ memyselfanditoi-mêmetusais


— Je peux pas... je peux pas...

Newton avait les larmes aux yeux. Plus inquiet de la violence de sa réaction que du cochonnet qui enflait toujours à une vitesse alarmante, Demetrius commençait à songer à mettre un terme à l'épreuve. C'était dans ses croyances que des émotions refoulées étaient bien pires que n'importe quelle explosion. Il avait dû l'apprendre et le ré-apprendre à ses propres dépens, bien des fois. On ne peut toujours éviter de souffrir, il faut bien en passer par là. Voilà le chemin de sa réflexion. Mais avait-il eu une bonne idée ? N'était-il pas en train de soumettre son élève à une pression insupportable ? Peut-être ferait-il mieux de discuter, après tout... ou tout du moins, d'imaginer autre chose. Cependant, avant qu'il se soit décidé, Newton déchaîna sa magie sur le cochonnet qui finit enfin par réduire de taille et se volatiliser. Il s'en était fallu de peu qu'il remplisse la pièce entière.

Lentement, Demetrius sortit de sous son bureau où il avait été contraint de se cacher à la dernière minute et essuya le regard furieux de Newton :

— Vous êtes content ?

Une tristesse née du doute, de la compassion et d'autres choses encore s'empara de lui. Il n'était toujours pas convaincu ni d'avoir eu raison, ni d'avoir eu tort. Ce dont il était certain en tout cas, c'était que cet élève avait besoin de parler — et d'être écouté. Mais voudrait-il le faire à son oreille à présent ?

Il se rassit sur son bureau et laissa sa baguette pendre au bout de sa main, le regarda droit dans les yeux, soutint sa colère sans ciller.

— De quoi avez-vous si peur ? demanda-t-il doucement. Parlez-moi, Newton. Traitez-moi de tous les noms si vous voulez mais ne restez pas avec cette douleur en vous.

Devait-il lui offrir de s'excuser ? Il n'en savait rien. Il y serait prêt s'il se convainquait qu'il avait fait du tort à son élève — seule la discussion à venir pourrait le lui dire. Il était toujours aussi convaincu que n'importe quelle émotion avait besoin d'être exprimée, mais peut-être s'était-il trompé dans sa démarche, dans son analyse de la situation — encore une fois ? Ce n'était pas la première fois, ce ne serait pas la dernière. Si c'en était une, devait-elle lui coûter une chance de venir en aide à son élève alors qu'il en avait besoin ? Ce serait un échec bien amer, peut-être le plus amer de sa carrière déjà riche en joies et en blessures.

Non, il ferait tout ce qu'il pouvait, mais il trouverait un moyen d'agir et plus intelligemment que ça s'il le fallait...
Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 942
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty


Newt Travers
J'ai 16 ans et je vis à Londres quand je ne suis pas à Poudlard. Dans la vie, je suis élève en sixième année et je m'en sors plus très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et c'est tant mieux et je le vis plutôt bien.

Ses parents ont participé à la guerre au sein de l'ordre du phénix. Son père a été tué lors de la bataille de Poudlard. Il n'était pas présent lors de celle ci. Il a été attaqué pendant les vacances par Fenrir Greyback. Il garde une cicatrice importante au niveau du ventre. Il vient à peine de reprendre ses études à Poudlard. Elève brillant, il fabrique lui même sa potion tue loup mais ses notes ont chuté depuis le début de l'année. Il est devenu renfermé, distant avec tout le monde, se protégeant lui et son secret.  


Thomas Brodie Sangster ©️ chrysalis

— De quoi avez-vous si peur ? Parlez-moi, Newton. Traitez-moi de tous les noms si vous voulez mais ne restez pas avec cette douleur en vous.

Je fronçais un peu plus les sourcils, essayant de me contenir alors que j'avais envie, plus que jamais, de lui sauter dessus. Je détestais ce prénom. Il me venait de mon grand père, un espèce de connard acariatre, fier de son sang pur qui passait son temps à se plaindre de tout et surtout de moi. Je n'étais pas assez bien, pas assez fort, pas assez ambitieux, trop plongé dans mes livres. Je n'étais pas digne de son nom. Je préférais Newt, depuis toujours, depuis ces moments bénis où j'étais blotti dans les bras de ma mère et qu'elle me chuchotait des histoires fantastiques, qu'elle me parlait de Newt Scamander qui lui aussi se faisait appeler Newt. Mon père aussi m'appelait ainsi, tranchant avec le prénom que son père lui avait imposé de me donner. Newt c'était le prénom qu'on avait choisi entre nous, Newton c'était mon grand père détesté.

Je me concentrais sur ce qu'il me disait, refoulant ces souvenirs d'enfance. Je n'avais pas besoin de penser à lui, cela ne ferait que ravivait ma colère. J'avais envie de rire en l'entendant. Il jouait au prof compatissant mais il était loin de s'imaginer ce que j'étais entrain de vivre. Ce n'était pas en m'attaquant à un cochon de fumée que j'allais résoudre mon problème.

- C'est Newt... et c'est de moi que j'ai peur...

Je m'avançais vers lui et allais récupérer mes affaires que j'avais laissé à côté de son bureau. Tant pis si je me prenais une autre retenue mais je n'avais aucune intention de rester une minute de plus dans ce bureau à écouter ses gentils discours pleins de bons sentiments.

- Je préférerais que vous me laissiez tranquille. Bonne soirée professeur.

Je me détournais et partais dans son bureau sans lui laisser le temps de retourner. Il pouvait bien enlever tous les points qu'il voulait à serdaigle je m'en foutais. Cette compétition était absolument ridicule de toute façon. L'important c'était de se dépasser soi même, d'être le meilleur pour soi, pas pour gagner une compétition ridicule.

Je retournais dans mon dortoir et tentais de faire mes devoirs pour rattraper mon retard. Je ramais mais je voulais m'accrocher pour réussir mon année. L'année prochaine j'avais mes ASPICs à passer. Je ne voulais pas que ce que j'étais change mes projets d'avenir. Je voulais devenir médicomage, effacer un peu des horreurs de la guerre, venir en aide aux autres, ne pas être ce monstre susceptible de leur faire du mal. Je voulais m'accrocher et y arriver.

Je passais une nuit blanche à rattraper mon retard. Ca n'arrangeait pas ma fatigue. Je passais cette journée et la suivante à continuer de somnoler en cours et à bosser une partie de la nuit. Je rattrapais un peu de mon retard mais je savais que ce n'était que temporaire. Dans quelques semaines la pleine lune reviendrait et je m'absenterais à nouveau, je prendrais encore du retard et il me faudrait encore du temps pour le rattraper. J'avais l'impression de ne faire que ça, passer mon temps à courir pour rattraper le temps perdu, pour compenser, pour essayer de faire comme si tout était normal.

Deux jours plus tard je me retrouvais donc dans ma classe de sortilèges. J'étais installé à côté d'Eleonor, mon devoir sagement posé devant moi. Ce n'était pas le plus brillant des devoirs que j'ai pu lui rendre mais il avait au moins le mérite d'exister. J'attendais, redoutant de revoir mon professeur après notre dernière confrontation. Je l'avais évité pendant ces deux jours mais maintenant je ne pouvais plus faire autrement. J'espérais juste qu'il ne me convoque pas dans son bureau à la fin du cours, ou pire qu'il me donne une autre retenue pour remplacer celle que je n'avais pas faite.


Revenir en haut Aller en bas
 
Pumpkin
Pumpkin
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 07/11/2018
CRÉDITS : Pusheen.com

UNIVERS FÉTICHE : HP / surnaturel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Tortue

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty


Demetrius Willys
J'ai 36 ans et je vis en Écosse la plupart du temps. Dans la vie, je suis professeur de sortilèges et je m'en sors bien, surtout comparé à beaucoup d'autres. Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt avec indifférence.

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ memyselfanditoi-mêmetusais


— C'est Newt... et c'est de moi que j'ai peur...

Demetrius ne dit rien. Au moins, il avait un début de réponse. Il se contenta de regarder Newt récupérer ses affaires sans se soucier d'attendre la permission.

— Je préférerais que vous me laissiez tranquille. Bonne soirée professeur.

Toujours sans mot dire, il regarda le garçon sortir vivement de la salle. Une fois seul, un vague sourire amer étira ses lèvres. Eh bien, quel qu'eût été son objectif en convoquant Newt ce soir, c'était raté et dans les grandes largeurs. Raté pour ce soir, et sans doute pour demain et après-demain, mais pas sans espoir, se répéta-t-il. Il comprenait maintenant qu'il avait eu tort de lui imposer cet exercice. Celui-ci aurait peut-être pu aider un autre jeune dans d'autres circonstances, mais il avait de loin sous-estimé la difficulté dans laquelle il le placerait. Il faudrait qu'il fasse plus attention à respecter les sensibilités individuelles de ses élèves à l'avenir.

Dans les jours qui suivirent, il hésita grandement à retenir le garçon à la fin d'un cours et lui formuler ses excuses, qu'il les accepte ou non. Mais celui-ci l'évitait si ostensiblement qu'il ne s'y résolut pas. Sa conscience le taraudait, mais il trouva meilleur de commencer par accéder au seul désir qu'il avait formulé : le laisser tranquille. Peut-être qu'avec le temps, il reprendrait confiance petit à petit, peut-être pas. En tout cas, il continua à le traiter comme n'importe quel autre élève. Et les jours et semaines passèrent, jusqu'à ce que Bobetta Culpepper fît cette remarque durant le repas du soir :

— ... oui, beaucoup d'élèves pleurent encore leurs proches perdus pendant la guerre, c'est bien triste. Cela se ressent sur leurs notes et leur comportement. Tenez, Newt Travers en sixième année...

Demetrius tendit l'oreille.

— ... depuis qu'il a perdu son père, il n'est plus le même. Un élève si brillant et maintenant, il prépare des potions illégales dans les toilettes.
— Pardon ?
s'enquit-il poliment.

La vieille professeure d'étude des Moldus lui expliqua — avec beaucoup plus de mots et de circonvolutions qu'il n'était nécessaire, y compris un exposé sur les tourments des jeunes d'aujourd'hui — qu'elle avait surpris Newt en train de préparer une potion à l'aspect très étrange dans les toilettes de Mimi Geignarde, potion qu'elle avait naturellement confisquée.

— Je me demande bien ce que c'est que cette préparation... Il a refusé de me le dire : j'ai enlevé vingt points à Serdaigle... Les potions n'ont jamais été ma branche forte, vous savez. Je comptais demander son avis au professeur Hughes là-dessus, mais justement il a les Oreillongoules depuis la semaine passée....

Les potions n'avaient jamais été la branche forte de Demetrius non plus, mais cela ne l'empêcha pas de déclarer d'un ton rêveur :

— Voilà qui est intéressant... Ça fait un moment que je m'inquiète aussi du sort de Travers. Voulez-vous me donner cette potion, si vous l'avez toujours ? Je saurais peut-être l'identifier.

Une heure plus tard, il s'était retrouvé en possession de la fiole. Il avait déjà son idée là-dessus mais cela demandait vérification. Il emprunta une encyclopédie illustrée des potions à la bibliothèque et la retrouva. La voilà, la potion Tue-loup... Très semblable à ce qu'il avait dans la main, oui, excepté que le breuvage de l'illustration était fumant alors que le contenu de la fiole semblait figé.

Il songeait à Newt. Le garçon avait eu la main bandée à son cours aujourd'hui et revenait tout juste d'une absence...

Il endormit la curiosité de Bobetta avec un mensonge et envoya son vieil hibou moyen-duc porter plusieurs missives. Une semaine plus tard, il avait enfin acquis ce qu'il voulait et son petit hibou porta un court billet à Newt.

"Cher Newt,

Rendez-vous à mon bureau ce soir à dix-sept heures pour discuter de votre travail.

Bien à vous,
D. Willys"


Et cette fois-ci — et ce simple détail en disait plus long que tout le reste —, le professeur le moins ponctuel de Poudlard fut parfaitement à l'heure et même en avance au rendez-vous.

— Bonsoir, Newt. Merci d'être venu.

Assis derrière son bureau encombré, Demetrius sourit à son élève. Franchement, il n'avait pas été sûr qu'il viendrait. Au bout d'un petit moment, il lança :

— Ne vous inquiétez pas, il n'y aura rien de similaire au cochonnet cette fois...

Il sourit toujours, bien convaincu que cette remarque n'allègerait en rien l'atmosphère.

— Et je vous dois encore des excuses à ce sujet... Ce n'est pas juste pour ça que je vous ai convoqué, mais je suis vraiment désolé pour la manière dont les choses se sont passées, Newt. Après votre départ, j'ai réalisé que je n'aurais pas dû vous imposer cet exercice sans vous en avertir et vous donner une possibilité de le refuser. Je ne m'attendais pas à ce qu'il résolve magiquement vos sentiments, mais je n'avais pas prévu qu'il vous mettrait autant en difficulté et je vous promets de ne plus jamais vous faire de surprises de ce genre.

Newt n'avait peut-être aucune envie d'y penser, d'en parler ou d'accepter ses excuses. Mais cela devait être dit, et maintenant il en ferait ce qu'il voudrait. Il attendit une réaction de sa part si elle devait jamais venir.
Revenir en haut Aller en bas
 
Game Over
Game Over
MESSAGES : 942
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur
Donut

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty


Newt Travers
J'ai 16 ans et je vis à Londres quand je ne suis pas à Poudlard. Dans la vie, je suis élève en sixième année et je m'en sors plus très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et c'est tant mieux et je le vis plutôt bien.

Ses parents ont participé à la guerre au sein de l'ordre du phénix. Son père a été tué lors de la bataille de Poudlard. Il n'était pas présent lors de celle ci. Il a été attaqué pendant les vacances par Fenrir Greyback. Il garde une cicatrice importante au niveau du ventre. Il vient à peine de reprendre ses études à Poudlard. Elève brillant, il fabrique lui même sa potion tue loup mais ses notes ont chuté depuis le début de l'année. Il est devenu renfermé, distant avec tout le monde, se protégeant lui et son secret.  


Thomas Brodie Sangster ©️ chrysalis

J'avais eu peur ce jour là. J'avais cru qu'il allait me tomber dessus mais il n'en avait rien fait, faisant comme si rien de tout ça ne s'était passé. Il ne m'avait pas parlé de nouvelle retenue. Il ne m'avait pas engueulé pour m'être barré comme ça. C'était très bien comme ça. J'étais soulagé. Au moins il me foutait la paix. Et les autres profs... et bien à part m'engueuler de temps en temps pour la médiocrité de mes devoirs ils ne faisaient rien de plus. J'étais fatigué. Je tentais tant bien que mal de tenir le rythme mais au moins personne ne se doutait de rien. Enfin... ça s'était jusqu'à ce jour là....

J'étais planqué dans les toilettes de Mimi entrain de préparer ma potion. C'était la planque idéale. Mimi veillait à ce que personne ne vienne et de toute façon personne n'avait jamais envie de venir ici. L’inconvénient c'était que je devais supporter Mimi et son babillage incessant.

"Tu sais ce n'est pas si mal que ça d'être mort. Au moins tu n'as plus de soucis. Tu peux faire ce qui te plait. Hanter les personnes qui t'ont emmerdé.

Elle éclata de rire, repensant certainement à certaines personnes qu'elle avait du hanter quand elle était morte. La vérité c'était qu'elle était malheureuse, c'était de notoriété public et qu'elle cherchait à me convaincre de me suicider pour avoir de la compagnie. Elle était chiante mais c'était le prix à payer pour pouvoir travailler sans être démasqué.

- Tu sais très bien que je ne le ferais pas Mimi. On en a déjà parlé.

"Moi je dis que tu n'y as pas assez réfléchi Newt."

- Mimi je...

-Qu'est ce qui se passe ici?!!

Je me figeais en entendant une voix trop connue nous interrompre. Quelques instants plus tard la prof d'études des moldus faisait irruption dans ma cachette. Je n'avais jamais eu que peu de contacts avec elle, je ne suivais pas sa matière. Mais de ce que j'en avais vu c'était une petite femme plutôt agréable et souriante, tout l'inverse de ce qu'elle était à l'instant présent. Elle me regardait en fulminant de rage, ses oreilles commençant à se colorer de rouge.

- Par Merlin mais qu'êtes vous entrain de faire Monsieur Travers?

- Je...

Je restais sous le choc, ne sachant pas quoi lui répondre. J'étais vraiment dans la merde. Comment est ce que j'allais pouvoir me sortir de là? Elle n'était pas complètement conne, elle allait comprendre que ce que je faisais n'était pas vraiment autorisé. Et si elle comprenait que je fabriquais une potion tue loup? Elle allait en partir aux autres professeurs et à la directrice. J'allais me faire virer. C'était trop dangereux de laisser un loup garou au milieu des autres élèves. Le conseil d'administration allait hurler comme pour le professeur Lupin. On ne pouvait pas laisser un monstre en liberté. Il fallait m'enfermer, me laisser loin de tout le monde, que je ne puisse blesser personne. C'était la fin de tout. J'étais dans la merde.

- Qu'est ce que vous fabriquez au juste comme potion? Ne me dites pas que c'est quelque chose pour vous permettre de tricher aux examens. Je devrais en référer à la directrice si c'est le cas.

- Je... non c'est.... c'est pour un devoir...

- Ne me prenez pas pour une idiote Monsieur Travers!! Je doute fort que votre professeur vous ait donné comme devoir de fabriquer des potions dans les toilettes!! Dites moi ce que c'est.

- Je... je peux pas...

Ce n'était certainement pas la chose à dire mais je ne pouvais pas faire autrement. Elle n'avait pas reconnu la potion et c'était une chance pour moi. Je n'allais pas tout gâcher en le lui expliquant. Je n'avais qu'à espérer m'en sortir avec une retenue et rien de plus.

- Je vais confisquer ça et le faire analyser par le Professeur Hughes quand il sera remis. Il jugera lui même de la punition adéquate en fonction de la dangerosité de la potion que vous préparez.

Et là dessus, sous mon regard horrifié, elle fit disparaitre le contenu de mon chaudron, le réduisant au contenu d'une petite fiole.

- Non non ne faites pas ça. Pitié laissez la moi. J'en ai besoin.

- Je ne sais pas ce que vous faisiez jeune homme mais je doute que fabriquer des potions dangereuses dans les toilettes soit vraiment ce qu'il vous faut en ce moment.

Et elle me planta là, après m'avoir fait la morale pendant plusieurs minutes sur la dangerosité de fabriquer des potions sans surveillance. Elle avait continué en parlant des autres professeurs qui étaient inquiets par mes résultats en chute libre. Elle avait même évoqué mon père, dans un discours pseudo compatissant. Oui elle comprenait que la perte d'un être cher pouvait être quelque chose de bouleversant dans la vie d'un jeune homme comme moi, mais je ne devais pas me laisser aller pour autant.

J'avais subi son discours sans rien dire. Si seulement elle savait la vérité... est ce qu'elle agirait toujours comme une petite vieille pleine de gentillesse? Ou est qu'elle me regarderait dégouté? Aurait-elle peur du monstre qu'elle avait en face d'elle?

Je la laissais partir, horrifié par ce qui m'attendait. Je me laissais glisser le long du mur, serrant mes jambes contre ma poitrine alors que je pleurais. J'avais vécu une seule transformation sans potion. C'était la première, à l'époque où avec mes parents nous nous posions la question de savoir si j'étais ou non atteint, si Greyback avait réussi à atteindre son but et à détruire nos vies. On avait attendu avec appréhension. Moi je le sentais de plus en plus s'agiter en moi. Je savais qu'il viendrait avant même que la lune ne fasse son apparition. Je n'avais pas eu le courage de le dire à mes parents. Je ne voulais pas détruire le peu d'espoir qu'il leur restait. Puis je m'étais changé. J'avais senti la douleur me terrasser alors que tous les os de mon corps se modifiaient. Je l'avais senti prendre le dessus, laissant celui que j'étais partir loin, remplacé par ce monstre assoiffé de sang. Et je m'étais jeté sur mes parents...

Le lendemain je m'étais réveillé enchainé dans ma chambre, soulagé de voir que je n'avais rien fait de mal à mes parents. J'avais vécu dans l'angoisse les jours suivants, enchainé dans ma chambre, espérant qu'elles tiennent le coup et que je ne fasse de mal à personne. Dés la fin de la pleine lune je m'étais lancé dans la réalisation de la potion. Je ne voulais plus prendre le risque de faire de mal à qui que ce soit. J'avais réussi et les pleines lunes étaient devenus moins angoissantes, juste douloureuses et épuisantes.

Et voilà que j'allais devoir revivre ça, une nouvelle fois. Je n'avais plus le temps de préparer une nouvelle potion. La pleine lune était dans deux jours et moi... moi j'allais devoir trouver un endroit pour me planquer et tenter de m'enchainer seul.

J'y étais plus ou moins parvenu. J'avais mis plusieurs chaines et heureusement car l'une d'entre elles avait cédé. Je m'étais méchamment mordu le bras, surement pour tenter de me libérer mais j'avais tenu bon. J'avais soigneusement évité l'infirmerie, me soignant seul et attendant que mon bras cicatrise avec les soins que j'avais pu lui donner moi même. A part Eleonor personne n'avait rien remarqué, pour mon plus grand soulagement. A croire que tout le monde, professeurs y compris, était trop occupé à panser ses propres plaies pour remarquer la souffrance des autres.

Je pensais être en paix désormais, une nouvelle potion mijotait, jusqu'à ce que je recoive ce mot du professeur Willys. Moi qui avait cru qu'il allait me lacher.... il avait juste laissé tomber provisoirement ce qu'il avait derrière la tête. J'allais être obligé d'y aller, si je ne voulais pas me retrouver avec une nouvelle retenue ou même éveiller encore plus ses soupçons. Je voulais qu'il me lâche et la meilleure façon d'y arriver était de faire ce qu'il voulait.

Je me retrouvais donc dans son bureau, l'écoutant parler.

— Bonsoir, Newt. Merci d'être venu.

Je m'installais alors qu'il souriait. Je redoutais ce que ce sourire pouvait bien cacher. Quel plan tordu est ce qu'il allait encore me sortir?

— Ne vous inquiétez pas, il n'y aura rien de similaire au cochonnet cette fois...

Je le fixais, ne répondant pas. De toute façon cette fois ci je ne me soumettrais pas à ses tests débiles. Je le laisserais se débrouiller avec son cochonnet à la con et tant pis pour lui s'il se retrouve étouffé par ce truc. Il l'aura bien cherché.

— Et je vous dois encore des excuses à ce sujet... Ce n'est pas juste pour ça que je vous ai convoqué, mais je suis vraiment désolé pour la manière dont les choses se sont passées, Newt. Après votre départ, j'ai réalisé que je n'aurais pas dû vous imposer cet exercice sans vous en avertir et vous donner une possibilité de le refuser. Je ne m'attendais pas à ce qu'il résolve magiquement vos sentiments, mais je n'avais pas prévu qu'il vous mettrait autant en difficulté et je vous promets de ne plus jamais vous faire de surprises de ce genre.

Je restais à le fixer sans répondre. Je n'attendais pas d'excuses de sa part. Je me foutais bien de ce qu'il pouvait ressentir ou de ce qui avait pu lui passer par la tête pour me faire faire ce truc à la con. Ce n'était pas un cochon soufflant qui allait régler mon problème. Je ne savais pas à quoi il s'attendait mais dans tous les cas ça n'avait pas marché.

- Vous vouliez me parler de mes résultats non? Je vous écoute...

Je voulais abréger cet entretien au plus vite. S'il attendait mon pardon pour pouvoir dormir en paix, il pouvait toujours courir.


Revenir en haut Aller en bas
 
Pumpkin
Pumpkin
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 07/11/2018
CRÉDITS : Pusheen.com

UNIVERS FÉTICHE : HP / surnaturel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Tortue

Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty


Demetrius Willys
J'ai 36 ans et je vis en Écosse la plupart du temps. Dans la vie, je suis professeur de sortilèges et je m'en sors bien, surtout comparé à beaucoup d'autres. Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt avec indifférence.

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ memyselfanditoi-mêmetusais


— Vous vouliez me parler de mes résultats non ? Je vous écoute...

Visage fermé, ton froid et sans appel, Newt lui donnait une réponse éloquente : s'il attendait une réconciliation, il pouvait toujours courir... Mais Demetrius n'attendait rien et il savait que c'était la condition sine qua non pour avoir une chance de venir en aide à son élève. Plus tard, il aurait tout le loisir de méditer au désastre de son initiative, maintenant, la discussion devait être à propos de Newt. Une attitude de carpette suppliante n'aiderait pas davantage ce dernier que celle d'un maître grondeur.
De son tiroir, il sortit donc la fiole que Mme Culpepper lui avait confiée et la lui tendit avec un petit soupir. Il ne savait vraiment pas comment aborder ce sujet au mieux.

— Je crois que ceci vous appartient...

Il lui sourit, un peu mélancolique, en inclinant légèrement la tête sur le côté :

— Encore que j'imagine que le contenu ne vous servira plus à grand-chose, maintenant. Cette potion me paraît périmée. C'est pourquoi...

Du même tiroir, il sortit une autre fiole. Elle serait encore fraîche pour la pleine lune à venir.

— Il n'est plus question que vous prépariez ces potions vous-même, Newt, déclara-t-il en prenant pour la première fois un ton catégorique. C'est bien trop dangereux pour votre secret comme pour vous-même, même si je ne doute pas de votre talent en la matière. Un ami me les fournira et je vous les transmettrai. Si vous êtes d'accord, je vous les donnerai ici en mains propres, cela me paraît plus discret que de recevoir une potion tous les mois par hibou...

Il y réfléchit un peu :

— À moins que vous ayez une autre idée ?

Tout en parlant, il ne quittait pas son visage des yeux.
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
Une histoire de loups et d'hommes - ft. Game Over
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» La santé au cours de l'Histoire : Révélations inattendues
» L'histoire sans fin
» « Mais j'trouve pas de refrain à notre histoire... »
» Page d'histoire: Mefaits de l'occupation Americaine (1914-19
» Haiti : Cazal une ville , une histoire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers fantasy :: Harry Potter-
Sauter vers: