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Seolanne
Seolanne
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Berlin, Automne 2018

Iekaterina a quitté la Russie il y a près de quatre ans, laissant derrière elle, ou presque, un passé tourmenté, une famille détruite et un amour brisé. Un amour qui l'a brisé. La mort de Nikita est une épine dans ses pensées, tout autant que sa responsabilité dans sa chute. Depuis, elle tente de se reconstruire à Berlin, disposant pour cela de moyens financiers non négligeable.
Alexei est maintenant à Berlin, une nouvelle mission après avoir si brillamment réussi la première. Il s'est défait de la Russie tout en tuant Nikita, son double. Il s’infiltre dans une nouvelle couche criminelle de la société berlinoise.
Ils ne devaient jamais se revoir.

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Seolanne
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Iekatarina Polivanov

Elle vient d'avoir 30ans et vit à Berlin depuis quatre ans, après quitté la Russie, suite à de trop grands risques de représailles de la part des associés de sa famille. La  Podolskaïa Bratva n'a pas apprécié que son fiancé ait réuni suffisamment d'information sur certains membres  pour les envoyer en prison. D'autres sont morts pendant les interpellations. Alexandre Zakhraov, son chef, la tient pour personnellement responsable, puisque le coupable principal, flic en couverture, est mort peu après. Il entend bien la retrouver, la ramener à Moscou et avoir les réponses qu'il exige. Quelques années d'attentes n'ont aucune importance. >.

Informations supplémentaires ici.


olga kurylenko ©️ NOM CRÉATEUR


Iekatarina déambule dans le quartier des arts de Berlin. Elle a une idée de cadeau pour l'anniversaire de Kostya et n'a pas encore tout à fait trouver ce qu'elle cherchait. Non. Ce qu'elle a vu s'en rapproche mais n'est pas encore parfait! L'approximatif ne lui convient pas. Les cloches de la Basilique Saint- Jean sont un écho au loin, mais un rappel suffisant qui lui arrache un juron - Blya- elle va être en retard. Et Kostya est défintivement désagréable lorsqu'elle n'est pas à l'heure. Elle cesse ses flanneries et ne tarde pas à rejoindre son appartement situé non loin du quartier de Prenzlauerberg. Elle en aime l'ambiance estudiantine, un peu bobo, sans prétention. Et surtout personne ne s'attend à la trouver là tant le contraste avec ses habitudes luxueuses à Moscou est grand.

Elle arrive chez elle, savoure la présence de Kostya pendant quelques heures, le temps de diner tranquillement et d'admirer la nuit tombante depuis la terrasse du loft. Elle ne peut pas non plus se passer du minimum! Quand elle sort, c'est seule et en toute sérénité. Presque. Dans son sac à main, la crosse d'un pistolet  Beretta disparait dans le reste de fatras. Bien entendu, la jeune femme a permis de port d'arme. Sous son nom d'emprunt. Cela fait près de quatre ans qu'elle est connu sous le nom de Kationa Gourov, et les papiers d'identité dans son portefeuille le confirment. Son passeport russe, celui à son vrai nom, est soigneusement dissimulé dans l'appartement. Aucune raison de faciliter la tache à d'éventuels renifleurs de la Podolskaïa Bratva. Iekatarina ne tarde pas  à rejoindre le Tausend, fumant rapidement une cigarette avant que l'un des videurs ne la remarque et ne la fasse discrètement entrer malgré la file d'attente qui s'allonge dans le froid automnal. Sa tenue est presque trop sobre parmis les autres danseurs et consommateurs de la boite. Pourtant, la blancheur de son costume qui réhausse la noirceur de ses mèches de cheveux attire indéniablement les regards. La jeune femme n'en a cure.

C'est directement au bar qu'elle se rend pour un premier coktail, observant les consommateurs  sans avoir la moindre volonté de se joindre à eux. Enfin le couple d'amis avec lequel elle avait rendez vous apparait et la brunette ne tarde pas à les rejoindre. Elle aime particulièrement l'ambiance du lieu et finit par se détendre. Bien que son regard ne cesser de scanner les nouveaux arrivants, ceux qui sont proche d'elle ou ceux qui pourraient lui porter une attention trop intense. Rien de tout cela ce soir, mais elle ne sait pas se détendre. Elle n'a eu aucune nouvelle de Moscou depuis son départ précipité, n'a pris contact avec aucun des siens, pas même son Dimitry, son frère favori, qui doit probablement être encore en prison. Quoique le connaissant, il a sans doute pris le controle du lieu. Elle écarte de ses pensées le jeune homme. Il va de pair avec un autre homme. Et lui. Elle refuse d'y penser. Jamais. Ses doigts se crispent sauvagement sur son verre et elle s'oblige à s'interesser à la conversation autour d'elle. la jeune femme parvient à se détendre et par profiter du reste de sa soirée.

Elle finit par quitter le bar vers les une heure du matin. Il est déjà trop tard, elle en a conscience. Tout comme elle a légèrement trop bu. Ceci dit, après une adolescence moscovite, ce genre de griserie n'est pas un handicap réel! Juste une légère distraction. Iekatarina décide de faire un bout de chemin à pied,  laissant l'air glacial de la nuit jouer avec elle. Si vraiment elle a trop froid, elle pourra toujours faire appel à un Uber. Ses pensées dérivent lentement sur ce qui l'attend la journée prochaine, sans pour autant s'y attarder. Elle sait que celle- ci sera chargée mais refuse de considérer à quel point. Rentrer, une douche sans reveiller Kostya, une dernière cigarette et au lit. Parfait. Elle est à moitié bercée par le staccato de ses talons et a conscience que sa vigilance flagèle un peu. Sans que cela ne parvienne à l'inquiéter. Et si quelques junkies berlinois tentaient de lui chercher noises, ils devraient rapidement déchanter. Pour chanter sur son rythme à elle.

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Chimay Bleue
Chimay Bleue
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Aleksei
Volkov

J'ai 27 ans et je vis à Berlin, en Allemagne. Dans la vie, je suis flic, mais ça, on le dit pas. Je m'en sors très bien. Sinon, grâce à métier métier, je suis seul et je le vis plutôt bien, j'ai pas le temps pour ces conneries.

Nikita, Dmitri, Aleksei - c’est la même personne. Un flic qui s’est spécialisé un peu par hasard dans l’infiltration, le travail en couverture. Un flic qui a réussit avec brio sa première mission. Cette mission qui a prouvé à ses supérieures qu’il avait beau être un gosse des quartiers, un fils de personne avec sa clope toujours au bec, il était aussi bon dans le métier qu’il avait choisi. Assez bon pour détruire la famille d’une jeune femme qui lui avait donné toute sa confiance en tout cas. Mais ça, il y pense pas. Après tout, c’était juste son job. Aleksei, comme c’est écrit sur son acte de naissance, c’est un mec très simple au fond, avec un tempérament un peu brulant et un langage pas toujours soutenu, oui. Et un don pour le mensonge, les secrets, certes.


Max Riemelt ©️Chi

Les mains dans les poches, la cigarette pendue aux lèvres, le blond marchait au bord de la Sprée. L’eau du fleuve était calme et il n’y avait personne dans les rues. Il était trop tard, il faisait trop froid, il y avait trop de fêtes et d’endroits lumineux où le son te monte jusqu’aux tripes pour perdre son temps dehors. Le silence de la marche était inouïe pour le flic. Cela faisait maintenant un an maintenant qu’il était infiltré à Berlin. La pègre russe avait des antennes puissantes ici, dont les racines entouraient la ville, ancrés dans le paysage allemand depuis maintenant des décennies. C’était la troisième mission du blond, et si les visages, le crime, les journées n’étaient pas les même, il y avait une chose qui ne changeait jamais : pas de repos pour les rats, pour les traîtres, les agents doubles. Mais voilà, il avait décidé que ce soir, on pouvait se passer de lui pendant quelques heures. Pour une soirée, il pouvait prendre une pause. Pour une soirée, il n’avait pas besoin d’être quelqu’un d’autre. Pour une soirée, il avait décidé de s’éloigner de Pankow, des coups, de l’angoisse continue, de la méfiance nécessaire et de cette attention à tous les détails qui était épuisante. La moindre faute pouvait être une sentence, pouvait mettre en danger une mission portée par tant de gens à bout de bras.
S’il était honnête, Aleksei ne pensait pas pouvoir se passer de cette vie, de cette chose dans laquelle il était enfin bon, meilleur que la moyenne.

Il n’avait jamais été un érudit, un de ces intellos du premier rang qui finissent par diriger le monde. Il n’avait jamais été un de ces gosses de riche dont le sourire facile montre que la vie leur est bien douce pour le moment. Jamais un de ces gamins dont le charme et l’éloquence peut les tirer de toutes les misères possibles. Non, Aleksei, c’était l’histoire de tant d’autres, une copie de tous les rejetons de petits criminels des bas-fonds de Moscou : un père inconnu, une mère qui ne veut ni ne peut s’occuper de lui, une tendance à la roublardise et à la baston facile. Il aurait pu mal tourner, comme beaucoup. Finir en pauvre dealer ou petite frappe du coin qui crève jeune et dans l’oubli. Mais voilà, Aleksei avait quelque chose que le reste d’entre eux n’avait pas : un oncle, un oncle qui avait le sourire facile et les manières simples. Un oncle qui refusait de voir couler son neveu de 15 ans comme ça. Un oncle flic. Il sourit un peu, exhalant un nuage de nicotine. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas pensé à Blagomir. Il ferait bien de lui envoyer un message un de ces jours. Un sms sur le portable qu’il gardait toujours sur lui, caché dans une poche intérieure. Mais non, ce serait risqué. Son oncle savait où il était, et il savait qu’Aleksei respirait toujours. Ce n’était pas le cas de tout le monde.

Le russe s’arrêta quelques secondes avant de reprendre sa marche avec plus de conviction. Non, il y avait des choses auxquels il valait mieux ne pas penser. Qu’il lui fallait oublier, laisser au passé. “La première mission, c’est toujours la pire.” qu’on lui disait. Mais la sienne avait été particulièrement complexe. Particulièrement longue. Particulièrement personnelle. Bordel, passe à autre chose. C’est ce qu’il avait fait de toute façon. Il avait finit sa mission et était passé à autre chose. Lâchant son mégot au sol, il alluma une autre clope d’un geste brusque, faisant crisser la pierre de son briquet. Il sentit quelque chose vibrer, mais ce n’était pas le portable d’Aleksei. C’était le nokia prépayé, dans la poche arrière de son pantalon. C’était le téléphone de Dmitri. De sa couverture. Il répondit. Ce fut bref, et sa balade aussi. Il s'apprêtait à tourner et retracer ses pas quand une scène l’interpella. Un peu plus loin, une femme seule et un groupe de jeunes dont les intentions n’étaient définitivement pas bonnes. Aleksei était beaucoup de choses en même temps, mais il était avant tout un flic, une personne qui s’était engagé pour la protection des autres. Et il ne pouvait pas laisser quelqu’un se faire agresser devant lui. Il commença à courir, prêt à venir à la rescousse comme un chevalier des temps anciens, quand il vit la bande déguerpir d’un coup. Ah, pas une demoiselle en détresse. Il ne s’arrêta pas cependant, voulant quand même s’assurer du bien être de la brune qui lui tournait le dos.
“Madame, est-ce que tout va b-”
Il l’avait contourné, ne souhaitant pas lui faire peur en la surprenant par derrière. Il était face à elle et d’un coup, son cerveau était vide. De la statique, une erreur de disque dur parce qu’il n’était pas sensé la revoir. Jamais. Surtout pas ici, surtout pas là où il avait fui pour échapper à sa famille. Et aux conséquences de ses actes. Si son cerveau lui semblait comme figé dans la gelé, il y avait bien une pensée qui tournait en boucle, très claire.
Il était dans la merde.

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Seolanne
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Iekatarina Polivanov

Elle vient d'avoir 30ans et vit à Berlin depuis quatre ans, après quitté la Russie, suite à de trop grands risques de représailles de la part des associés de sa famille. La  Podolskaïa Bratva n'a pas apprécié que son fiancé ait réuni suffisamment d'information sur certains membres  pour les envoyer en prison. D'autres sont morts pendant les interpellations. Alexandre Zakhraov, son chef, la tient pour personnellement responsable, puisque le coupable principal, flic en couverture, est mort peu après. Il entend bien la retrouver, la ramener à Moscou et avoir les réponses qu'il exige. Quelques années d'attentes n'ont aucune importance. >.

Informations supplémentaires ici.


olga kurylenko ©️ NOM CRÉATEUR


La lune pointe de derrière un nuage, sans pour autant offrir un éclairage suffisant. Juste assez pour un vague jeu d'ombre et de lumière qui se reflete sur la Spree. Juste de quoi éclairer, par moment, les bouées qui dodelinent sur l'eau. La jeune femme finit par s'immobiliser et s'accoude à demi sur la rambarde. De manière à pouvoir surveiller à la fois les passants et avoir le fleuve dans le dos. Si on lui demandait la raison d'une telle position, la russe serait incapable de répondre. C'est un reflexe tellement ingrainé en elle qu'elle n'en a plus conscience.  A nouveau, comme réguliérement, l'exilée ressent une profonde bouffée de mélancolie. Et cette fois, elle sait très bien pourquoi. Elle décide d'allumer une autre cigarette, l'éclat de la femme flamboie un instant dans ses prunelles avant de s'éteindre. Mouscou lui manque. Sa famille lui manque. Il suffit qu'elle ferme les yeux pour se revoir, quelques années auparavant, entourée des siens. Entre ses frères, ses cousins et cousines, leurs enfants, certains encore en couche-culotte, d'autres non, l'animation joyeuse et brouillonne est un contraste avec sa vie berlinoise, si superficielle. Ils ont du tous tellement grandir, mûrir. Sans doute qu'ils ont commencés
à reconstruire les ruines qu'elle a laissé derrière elle. Bien malgré elle.  Mais elle sait aussi que toutes prises de contact seraient suicidaire. Si sa Famille peut pardonner, et la jeune femme n'en est pas certaine, ce n'est absolument pas le cas de leur Chef. Et lui, ses méthodes d'interrogations.... Jamais! Elle chasse ces  pensées. Dans deux semaines, Iekatarina cessera de contempler le passé. C'est toujours l'anniversaire de Kostya qui provoque ces réminiscences. Sans que rien ne puisse lui être reprocher, il apppelle un peu trop souvent à son esprit les souvenirs d'un autre. Ecoeurée par le tumulte que cette simple évocation provoque en elle, Iekatarina sent la colère monter en elle et inspire une longue latte rageuse.

-Hey, Miss, t'aurais pas une clope? T'as l'air d'avoir froid. On peut t'aider à te rechauffer, si tu veux.
-Elle manque de sursauter et se retourne pleinement vers la rue. Se giflant mentalement pour avoir abaisser sa vigilance.
-Ouais,  c'est dangereux ce quartier, la nuit, -Renchérit une seconde voix. Peu à peu, un petit groupe de quatre hommes, encore jeunes, dans un début de trentaine à peine passée, emerge dans la faible lueur d'un lampadaire non loin d'elle. Ils ne sont pas ouvertement menaçants, mais il y a une arrogance qui émane des postures. Ils se rapprochent un peu trop d'elle. Une attitude déplacée et le demi sourire de celui qui a parlé en premier aiguise ses nerfs.
-Non. C'était la dernière. -Le timbre de sa voix approche les températures de l'azote liquide. Et cela lui attire d'autres sourires amusés, l'un deux se permet un rire dont les notes mauvaises pourraient l'inquiéter. Sauf... Sauf qu'elle ne parvient pas à éprouver la moindre angoisse. Pas la plus petite pique d'anxiété. Et ils le remarquent. Et ca les agace. Ils ont l'habitude que les femmes écartent le regard plutôt que de les confronter.
-Je vais t'aider à chercher dans ton sac, ma chérie. Tu as l'air un peu seule, un peu paumée.reprend celui qui a parlé en premier. Il esquisse un signe de la tête à celui qui est le plus proche d'elle. Et il rompt encore la distance entre eux.  Il ne voit pas l'avertissement sur son visage. L'éclat dangereux qui anime ses iris. Il aurait du, alors qu'il enroule son bras autour de sa taille et la ramène contre sa hanche. S'attirant des regards jaloux des trois autres.
-Ca m’embêterait d’abîmer mes ongles, j'ai eu une manicure il y a deux jours. Tu sais combien ca coûte? Tu me lâches, toi et tes cloportes vous disparaissez et j'en reste là. Sinon vous risquez de pleurer.
Ils ne peuvent pas laisser passer de telles paroles et la situation s'envenime aussitot. Un second passe une main dans ses longues mèches brunes, les enroule autour de ses doigts alors que le meneur essaie de l'embrasser, grace à celui qui la maintient contre lui et la repousser le dos contre la rambarde, sans lui libérer la taille.
-Je crois plutôt que l'on va s'amuser avec toi, murmure t'il d'un ton mauvais, trop assuré de leur domination, tant par leur nombre que par leur intimidation naturelle. Sa bouche est proche. Trop proche. Frolant presque les levres de la jeune femme. Qui ne tente pas de se débattre. Pas encore.
-Vous n'avez pas le tiers de l'endurance qu'il faudrait pour me satisfaire. J'aurais pu prendre plaisir à m'amuser avec vous, mais vous ne savez pas être poli! -Dans un mouvement aussi fluide inattendue, elle décroche un brutal coup de tête à celui qui se trouvait juste devant elle. Le craquement de la cloison nasal qui se brise est un son qu'il n'oubliera jamais et il recule, les mains se portant à son visage en sang, avec un long cri de souffrance surpris. Ses accolytes n'ont pas bougés. Ne comprenant encore à quel point leur position vient de dégénérer.  Dommage pour eux. Elle se tourne séchèment dans l'étreinte relachée de celui qui a posé la main sur elle et projette le tranchant de sa main droite dans la pomme Adam de celui qui avait l'audace de jouer avec ses cheveux. Il tombe sur les fesses, sa respiration brutalisée évoquant à merveille le chuintement d'un humidificateur en manque d'eau. Les deux autres reculent. Les yeux agrandis par la surprise et l'incompréhension. La situation qu'ils avaient bien en main leur a completement échappée.
-Vous avez compris ou il faut que je m'énerve vraiment?

Ils ne demandent pas leur reste. Les deux valides agrippent les deux blessés et s'arrachent du trottoir aussi rapidement qu'ils le peuvent. Baltringues, ne peut elle s'empecher de murmurer. Elle n'a plus froid. Plus du tout. Ce genre d'échafourrée lui est familière, presque plaisante. La Russe regrette presque de ne pas avoir eu à faire à une réelle altercation. Cela aurait été un bon  moyen de bruler son energie nerveuse. Mais au moins, après un coup d'oeil sur ses ongles, sa manicure n'a pas été ruinée. Ce qui est toujours bon à prendre! Sa cigarette s'est écrasée au sol  à un moment donné et Iekatarina en allume une autre. Elle ne veux pas rentrer immédiatement. Elle n'est pas assez calme. Et reveiller Kostya? Merci non merci!  Des bruits de pas dans son dos. Un bruit de course d'ailleurs. Un long soupire. Quoi encore? Au moins cette fois, elle ne sera pas prise au dépourvu. La jeune femme choisit de ne pas se retourner. Après tout, elle n'est peut être pas concernée? Occupée à essayer de faire fonctionner son zippo recalcitrant -Est ce qu'elle a oublié de mettre de l'essence dedans?- elle ne relève pas immédiatement la tête pour dévisager le nouvel arrivant. Mais quelque chose dans le ton. Le timbre de la voix. La manière dont les mots se sèchent. Sa voix. Juste sa voix. Elle relève la tête, vipère.

Surprise. Stupéfaction. Incrédulité. C'est un cadavre qui se tient devant elle. Ou elle le croyait. Juste avant sa fuite, elle a été identifié son corps. Ce qu'il en restait. Calciné dans un accident de voiture. Avec trop peu de chose pour une certitude à 100%. Mais c'était son véhicule. Elle l'avait vu rentrer dedans. Ses vêtements. Des pièces de bijoux. Juste avant que l'étendue de sa trahison ne lui explose en pleine tête. Non. C'est impossible. Un mirage. Un sosie. Mais la manière dont il se tient figé? Dont il est devenu Muet? Oh c'est lui. C'est tout à fait lui. Elle ne parvient pas à le quitter des yeux. Et l'adrenaline qui course encore dans ses veines, qui brule ses connections neuronales ne lui permet pas de reflechir.  Tout en elle est sublimé par cette promesse de violence à venir. Elle est juge et bourreau et l'éclat de ses yeux rehaussent la rougeur sanglante de ses lèvres.  Pourtant, Iekatarina est pâle. Si pâle. Le choc est sidéral. Si elle avait frappé vaguement les deux hommes il y a quelques minutes, ce n'est rien. Juste rien par rapport au violent crochet du droit qu'elle lui envoie en pleine figure. Elle ne retient pas sa force.  Ne retient pas la déferlante de ses émotions. Elle a appris à se battre avant de savoir marcher. La Bratva n'encourage généralement pas les femmes à se défendre seule, mais sa famille a toujours eu des vues plus progressistes, voyant un atout certain à ce que les membres féminins soient sous estimés par leurs adversaires, leur permettant une riposte impitoyable et rapide.  Elle laisse Nikita gérer le premier coup. Il n'en y a pas de second. Non. Au lieu de cela, la jeune femme a réagit en pilote automatique et sa paume s'est refermée sur la crosse de son arme. Elle n'a aucun souvenir de l'avoir sorti de son sac à main. Mais la prise est sans hésitation et elle le tient en joue. Le canon de son revolver droit sur sa tête. Il ne vascille pas.

-Donne moi une bonne raison pour ne pas te faire rejoindre les macchabées, Nikita.  Là. Maintenant. Tout de suite. Après tout, tu es déjà mort, non? -Et quand elle s'adresse à lui, sa voix est au zéro absolu. Dissimulant parfaitement le tremblement de terre qui vient de s'ouvrir sous ses pieds. Est  ce qu'il a VRAIMENT envie de tester sa résolution?  






@ELLADORA TONKS
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Aleksei
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J'ai 27 ans et je vis à Berlin, en Allemagne. Dans la vie, je suis flic, mais ça, on le dit pas. Je m'en sors très bien. Sinon, grâce à métier métier, je suis seul et je le vis plutôt bien, j'ai pas le temps pour ces conneries.

Nikita, Dmitri, Aleksei - c’est la même personne. Un flic qui s’est spécialisé un peu par hasard dans l’infiltration, le travail en couverture. Un flic qui a réussit avec brio sa première mission. Cette mission qui a prouvé à ses supérieures qu’il avait beau être un gosse des quartiers, un fils de personne avec sa clope toujours au bec, il était aussi bon dans le métier qu’il avait choisi. Assez bon pour détruire la famille d’une jeune femme qui lui avait donné toute sa confiance en tout cas. Mais ça, il y pense pas. Après tout, c’était juste son job. Aleksei, comme c’est écrit sur son acte de naissance, c’est un mec très simple au fond, avec un tempérament un peu brulant et un langage pas toujours soutenu, oui. Et un don pour le mensonge, les secrets, certes.


Max Riemelt ©️Chi

Oh, comme il pouvait lire le choc dans ses yeux. Cette expression si emblématique, celle qu’il avait été entraîné à repérer, celle qui pouvait signer sa mort s’il ne la voyait pas venir assez vite. Celle qui pourrait toujours la signer là, tout de suite. Après tout, Aleksei ne doutait pas que la russe ait assez de rage à son encontre pour pouvoir trouver un moyen de le tuer à main nues si nécessaire. Il sait ce qu’elle voit : un mort revenu parmis les vivants, un homme qu’elle savait avoir brûlé par le passé, à présent debout devant elle. Ses supérieurs avait mis en scène l’accident à la seconde où il les avait appelé pour leur dire que le mal était fait. Que lui, peste qui avait gangrené la famille de la jeune femme de l’intérieur, grandissant en son sein, avait lancé la phase de sa destruction. Il n’avait été mis au courant de son propre décès qu’une semaine après les faits. On ne lui avait dit qu’après, bien après, que la jeune femme avait dû venir identifier les restes fumant d’un cadavre de la morgue. Un John Doe maquillé pour devenir Nikita, qui n’était lui-même qu’un maquillage. De la poudre aux yeux. Un mensonge. Aleksei se rappellait de la dernière interaction qu’il avait eu avec la belle brune. Il s’était levé du lit qu’ils partageaient, essayant d’être discret. Mais Iekatarina avait été élevé par des gens qui lui avait appris à ne dormir que d’un œil, le pistolet sous l’oreiller. Un baiser furtif, il esquive les questions, esquive aussi du regard la bague qu’elle porte au doigt. Peut-être le plus grand mensonge dans toute cette histoire. C’est lui qui a lancé l’opération ce matin-là, sans ordre direct, de sa propre initiative. Parce qu’il savait qu’il était temps. Parce qu’il savait qu’il ne tiendrait plus bien longtemps dans cette position. Position qui avait pris la fâcheuse habitude, lors des derniers mois, de lui faire oublier, le temps de quelques instants, les raisons de sa présence. Le pourquoi de sa couverture.
Il n’avait pas regardé en arrière ce matin-là.

Aleksei avait grandit dans une banlieue où se battre devenait une seconde nature si on ne voulait pas se retrouver au bas de la hiérarchie. Et il était doué, très doué même. Une fouine qui, en plus de ne pas se soucier des règles, frappait avec la puissance d’un coup de feu. La jeune femme était tout aussi bonne. Et là, avec la force de la colère qui l’animait, le blond n’avait aucune chance face au coup. Il tenta de parer, un automatisme, une réaction incontrôlée d’un corps qui sait mieux ce qu’il doit faire que l’esprit, mais il était trop sonné, soufflé pour réellement pouvoir se défendre. Il se prit le crochet qui, malgré sa faible tentative d’en dévier la trajectoire, lui décrocha la mâchoire avec autant d’efficacité qu’une enclume. La douleur ne vint pas tout de suite, mais il fit quelques pas en arrière, titubant, perdant presque l’équilibre. Puis la chaleur, légère au début, qui se propage sur tout le visage jusqu’à devenir une flamme qui lui bouffe presque la vue. Il porta deux doigts à sa lèvre avant de les observer, ses yeux s’arrêtant sur les quelques taches de sang qui les coloraient à présent. Vermillons sur une peau de plus en plus blanche, de plus en plus pâle. Ce coup eu cependant un effet positif : il le sortit de sa torpeur. Vint lui éclaircir les idées, réveiller sa colère à lui. Aleksei était un garçon à qui on avait appris qu’un coup est toujours une injure à faire repayer. Qu’il faut commencer ses batailles, mais qu’il faut surtout toujours les finir. Iekatarina est un combat qu’il n’a jamais clos. Il leva des yeux dont on vient d’arracher le voile vers la brune, la douleur venant encenser le courroux d’un homme qui sait, au fond, que sa rage n’est pas exactement légitime.
La vue du canon d’un pistolet pointé droit sur lui, tenu sans la moindre once d’hésitation, reste quelque chose qu’il n’avait cependant pas prévu.

Cette voix, c'était le timbre qui l’avait accompagné durant deux longues années. C'était une voix qu’il avait entendu rire, s’agacer, crier, se moquer, s’attrister. C'était une voix qu’il ne reconnaissait presque pas tant elle était glaciale. Aleksei avait déjà entrevu cette facette de la belle dame, savait que quelque part dans ce corps gracieux se cachait quelque chose de plus brutal, de plus impitoyable. Mais pas à son encontre. Jamais envers lui. Jusqu'à aujourd'hui. Et ça, ça le faisait tiquer, chier, enrager sans qu’il ne sache pourquoi. Oui, il était sensé être mort. Ils n’auraient pas dû se revoir, jamais. Plus il l’observe, plus il sait que des mots ne suffiront pas à la faire changer d’avis. Tester sa résolution serait synonyme de mort. De toute façon, il n’a rien à dire pour sa défense, rien à lui offrir qui permettrait de la calmer.

Eh bien, s’il y avait une chose qu’Aleksei et Nikita avait en commun, c’était qu’à défaut de savoir manier les mots, ils savaient parler autrement. Le geste fut vif et brutal. Tandis que d’une main il vint encercler le poignet de la russe, serrant férocement ses doigts jusqu’à ce que l’arme glisse au sol, de l’autre il l'empoigna par le col de sa belle veste blanche. Le tissu était de qualité et ne lui échappait pas. Il n’y avait rien de doux dans ses gestes, il ne retenait pas sa force. Il ne se permettrait pas d’oublier qu’elle était aussi létal que l’arsenic.
“Première raison, tu tiens toujours ton flingue trop bas.”
Avec les prises qu’il avait sur la brune, il l'entraîna jusqu’à la rambarde qui les séparait du fleuve. Aleksei plaqua la dame contre le métal, maintenant une pression qui devait être douloureuse.
“Deuxième raison, je pourrais te lâcher dans la Sprée. Là, maintenant. Et qui viendrait te chercher, Iekatarina?”
Il se tut quelques instants, l’observant, la jaugeant. Il ne doutait pas qu’elle trouverait un moyen de se faufiler, de reprendre le dessus. Il ne doutait même pas qu’elle puisse se laisser tomber dans l’eau juste pour pouvoir s’agripper à lui et l'entraîner à sa suite. Il avait besoin d’une monnaie d’échange, de quelque chose à lui donner qui lui serait plus satisfaisant que sa mort. Et la seul chose qu’il avait, c’était sa vie. Il approcha sa tête jusqu’à être pleinement dans l’espace personnel de la russe, ne la lâchant jamais du regard, s’assurant d’avoir toute son attention.
“Troisième raison : toi et les tiens, vous avez surement des questions, des demandes. Et les morts ne parlent pas.”

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Iekatarina Polivanov

Elle vient d'avoir 30ans et vit à Berlin depuis quatre ans, après quitté la Russie, suite à de trop grands risques de représailles de la part des associés de sa famille. La  Podolskaïa Bratva n'a pas apprécié que son fiancé ait réuni suffisamment d'information sur certains membres  pour les envoyer en prison. D'autres sont morts pendant les interpellations. Alexandre Zakhraov, son chef, la tient pour personnellement responsable, puisque le coupable principal, flic en couverture, est mort peu après. Il entend bien la retrouver, la ramener à Moscou et avoir les réponses qu'il exige. Quelques années d'attentes n'ont aucune importance. >.

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olga kurylenko ©️ NOM CRÉATEUR


Son corps a réagi instictivement. Avant même qu'une pensée logique, construite et raisonnée ne puisse voir le jour. Spectre revenu du monde des morts, mensonge rendu à sa substance de mortel. et si il est mortel, elle peut le tuer. De ses propres mains, puisque visiblement, il n'est pas question de faire confiance à une voiture et son corps cradement calciné. Le coup part, sans le moindre regret ni hésitation. Mince satisfaction de voir sa tête partir en arrière, sa lèvre s'ouvrir sous la dureté de ses phalanges. Il a de la chance. Ses mains sont dénuées de la moindre bague. Iekatarina s'autorise un regard sur ses doigts où brille l'absence du délicat anneau qu'il lui a offert, promesse d'un autre monde, promesse de vent sur laquelle a bâti des rêves éphèmères et tout aussi  implosé que sa vie moscovite.

Mais elle est avant tout pragmatique, et si Nikita se tient devant elle pour l'instant, elle ne doute pas qu'il saisira la moindre opportunité, la moindre de ses faiblesses pour retourner serpenter dans les ombres dont il a du émerger par erreur. Et cela, c'est hors de question. Son corps sait. Sa tête commence à fonctionner à nouveau.  Son arme est à une pression digitale de lui faire exploser la cervelle. Pour de vrai. Sa posture devient plus assurée, ses prunelles ne le quittent pas du regard, ils sont dans une bulle dont il est le centre. La brune est plutôt fière d'elle même. Sa voix ne tremble pas et convoie exactement le sentiment précis qu'elle veut renvoyer. Rien des doutes et du tumulte qui jouent un tennis  à l'arrière de son crâne. A Berlin, Iekatarina se tient loin des scènes nocturnes criminelles. Elle évite soigneusement les schémas et les habitudes qui pourraient laisser autant de petits cailloux blancs derrière elle. Elle brouille les pistes et se fait anonyme. Respecte scrupuleusement, ou presque, la loi allemande. Dichotomie parfaite avec son cocon russe.  Nikita a déjà été le témoin de scènes jumelles. Et pourquoi pas... Compagnon de la jeune femme, il l'a souvent rejointe sur des situations critiques et ce n'est pas première fois qu'il la voit tenir un flingue. Cependant, elle n'a jamais eu besoin de tirer, du moins, jamais pour tuer. Une fois, elle a détruit une rotule. Mais ce sont des choses qui arrivent. Le poids de son nom. De leur Bratva suffit généralement pour que ceux qui se dressent contre eux ploient et "offrent" les informations demandées...  Ce soir, c'est lui qu'elle menace. Et c'est un écho douloureux. De manière infime, son poignet vacille. Il ne devrait pas se trouver de l'autre coté du canon de son arme. Pas lui. Jamais lui. Il trouve encore le moyen de la blesser. Simplement en se trouvant là. Impardonnable.

Ce bref instant suffit à Nikita pour reprendre le contrôle, Cobra, il agrippe son poignet, plaquant le bras contre le long de son corps, si elle tire, elle risque de blesser elle même. Il sait qu'elle ne commettra pas une erreur pareille et qu'elle n'avait pas retiré la sécurité du pistolet. Elle n'était pas inconsciente à ce point. Un fremissement de ses lèvres sera la seule indication de la pression trop forte qu'il inflige à son articulation. Jusqu'à ce que ses doigts s'ouvrent et que l'arme ne tombe à terre dans un grincement métalique. Il a intéret à ne pas l'avoir rayé! Elle essaie de lui donner un autre coup de poings, mais il est déjà trop proche d'elle et surtout, cette fois, il est sur ses gardes. Il esquive sans mal et la force à reculer jusqu'à ce que son dos heurte sèchement la rembarde d'acier. Elle ne peut se permettre de regarder l'eau vive à quelques mettres sous leurs pieds mais son imagination fait le travail pour elle. Glaciale. Positiviement glaciale.  Iektarina le foudroie du regard et persifle à son commentaire

-Tu  crois vraiment que c'est le moment pour une leçon sur ma posture, Nikita?

Son prénom lui laisse une saveur amère. Elle n'est pas idiote. Elle sait que ce n'était qu'un autre mirage. Qu'elle ignore tout de lui, jusqu'à son nom. Mais elle ne s'abaissera pas à le lui demander. Elle s'en fout. Pas son problème. Oui, elle est peut être un peu vexée. Possiblement parce qu'il n'a pas touuuut à fait tort sur le sujet. Uniquement sur celui ci! La lâcher dans la Spree? Un sourire goguenard enlaidit ses traits. Il n'a pas besoin d'elle pour lui dire ce qui se passerait exactement si il tente de la passer par dessus bord. Elle ne tombera pas seule. C'est une certitude. Une autre promesse dont elle n'a pas besoin de prononcer les mots.  Elle se contente de hausser un sourcil, et cette fois, son sourire est presque sincèrement amusé. Il a envie de prendre un bain gelé? Qui viendrait la chercher. Sombre connard. La flèche porte, plus qu'elle n'est prête à l'admettre. Elle flanche.

Il envahit délibérement son espace personnel. Les fragrances qui émanent de lui sont tellement familières.  Memoire olfactive, si traitresse. Et c'est qu'à ce moment qu'elle réalise pleinement. Il est vivant. Il est vraiment vivant. Une de ses mains se lève et cette fois, il n'y a aucune brutalité. Ses doigts effleurent le visage qu'elle vient de tuméfier. S'abreuve du grain de son épiderme, cueille la douceur de sa peau contre la sienne, encore une fois. Juste en talisman. Pour être certaine qu'il ne soit pas illusion. Bien sur qu'elle sait. Il est vivant. Cette pensée est une fleur amazonienne qui éclot et s'ouvre à une pluie tiede et  joyeuse. Avant qu'elle ne soit impitoyablement desséchée, ratatinée par le soleil du Gobi qui aspire toute humidité de ses racines pour en laisser un cadavre flétrie. Il est vivant et l'avalanche des trahisons du russe menace de l'ensevelir. c'est elle qui meurt un peu cette fois. Il est proche et elle devient prestidigitatrice. Son corps s'adoucit sous la prise qu'il impose. Son dos perd sa  rigidité pour épouser l'acier, sa main continue son exploration de ses traits et veloute sa lève fendillée. Ses yeux le quittent. Comme si c'était trop. Juste trop, qu'elle ne pouvait supporter de le regarder une seconde de plus sous peine de défaillir. Il pourra retrouver la langueur de son amante, sa liquide sensualité dans la courbe de ses épaules. Sa seconde main, elle, est bien moins timide. Avec une dextérité trahissant des années de pratiques, ses doigts extirpent le téléphone niché dans la poche arrière de son jean. Elle continue sa diversion en appuyant ses doigts à la base de sa nuque, l'enlaçant presque, sa tête s'incurvant vers lui, comme si elle voulait poser son front contre le sien. Dans son dos, son portable glisse droit dans son sac à main, disparaissant dans l'étroitesse de celui- ci.

-Moi et les miens. -Impossible de se méprendre sur l'amertume qui file dans sa voix. Elle est si forte qu'il pourrait mordre dedans. - Tu crois quoi? Que je suis à Berlin en vacances tout frais payés par la Podolskaïa? Tu sais seulement ce que tu as vraiment fait?! Antov est mort!  et il n'est pas le seul! -La perte de son frère ainé est loin d'être apaisée, surtout qu'elle n'a pas pu assister aux funérailles. Ho, son agonie a été longue, plusieurs semaines après que les balles lui aient déchirés les organes. Largement le temps pour l'organisation de remettre les pièces du puzzle en place. De mettre à jour le rôle de Nikita dans les raids successifs et celui de Iekatarina par proxy. - Mon père croupit dans je ne sais quelle geole, Bettina ne remarchera plus jamais, sans compter je ne sais pas combien de lieutenants de familles mineures qui sont aussi sous les verrous et les territoires qu'il faut à nouveau assainir. A ton avis... Qu'est ce que tu crois que fera Zakharov, si il me remet la main dessus? Tu en as la moindre idée?! -Oh, il doit en avoir une petite. Il a vu les cadavres aux poignets découpés et gorges tranchées. Et ça, c'est si elle a de la chance. L'homme n'a jamais caché son désir d'ajouter la jeune femme à son cheptel personnel. - Moi et les Miens? Je crois que si je leur ramène ton cadavre, cela devrait déjà aider mon retour. Et mes questions? Impossible de  croire le moindre mot qui sort de ta bouche! Tu ne sais que mentir! Ceci dit, vivant avec un noeud en cadeau, je pense que cela ne leur déplairait pas. Peut être que c'est simplement ce que je devrais faire. Te renvoyer à Moscou dans le premier avion en soute. Tu n'as de toute manière pas envie de survivre au voyage!

Non qu'elle ait les moyens de mettre ses paroles en applications. Pas ce soir du moins. Elle refuse de reflechir au poids de ses menaces, sous le feu de ses yeux trop bleus. Des deux mains sur sa poitrine, elle le repousse brutalement. Juste un pas ou deux. Rien qui ne puisse le blesser ou le faire tomber. Juste qu'il recule. Qu'il sorte de son espace intime. Elle a du mal à réfléchir convenablement alors qu'il se tient devant elle. C'est trop. Elle a fait de son mieux pour l'oublier. Pour panser ses blessures en exil. Il vient de trancher à vif dans les plaies non cicatrisées. Et il peut toujours essayer de disparaitre. Elle a son téléphone. Et rien que pour cela, elle est certaine que leurs routes se recroiseront bientot. Parce qu'elle va tout faire en sorte pour en craquer le contenu. Et le temps qu'il s'appercoive de sa disparition, elle espère bien être hors de portée. Il faut qu'elle retourne chez elle! Du moins dans le cocon protecteur qu'elle a tissé à Berlin.

-Je ne veux plus rien à faire avec toi. Je ne veux plus jamais poser les yeux sur toi. Tu me dégoutes
. -Du moins pas tant qu'elle n'aura pas une idée précise de ce qui se trame et de la raison de sa présence à Berlin. A ce moment là, ils se verront. Souvent. A la nausée.  De sa voix la plus civile, la plus articulée, dans son allemand le plus pur et le plus distingué, dans une absence parfaite de son accent russe et de ses voyelles de la rue, elle ajoute, avec un mépris cinglant- Je peux partir, monsieur le Policier ou  je vais devoir porter plainte pour harcelement et violences?


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