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Khal
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
L'histoire de deux ennemis de toujours, condamnés à se battre sans cesse. Condamnés à bien d'autres choses aussi.

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Khal
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Alexander Weasley
J'ai 34 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis ex-Auror, fugitif recherché par le Ministère et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis veuf et je le vis plutôt mal.

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Sam Heughan ©️ TEARSFLIGHT


Alexander Weasley en avait eu des idées stupides mais celle-là était sans doute l’une des pires qu’il ait jamais tenté de réaliser. Il savait, pourtant, qu’il n’avait pas le choix. Il ne l’avait plus vraiment. Ça faisait des semaines qu’il s’était échappé du domaine Carrow, ou plutôt que Cadmos l’avait laissé partir après avoir assassiné sa femme, un meurtre qu’il lui avait savamment collé sur le dos. A quoi aurait-il donc pu s’attendre d’autre, venant de sapart ? Comme si le noble Alexander, si prompt à épargner les gens qui voulaient le tuer, aurait pu avoir la cruauté de s’en prendre à une femme enceinte, aussi détestable fut-elle. Enfoncée dans les crânes à grands renforts d’affiches et de communiqués officiels du Ministère, la version de Cadmos était vite devenue la seule et unique crédible, pour la plupart des sorciers londoniens. Sans compter ces accusations mensongères, son retour auprès de l’Ordre n’avait pas été de tout repos. Si le mangemort lui avait hurlé de partir, dans une autorisation tacite, les pièges de son domaine n’avaient pas reçu le mémo et il n’était sorti de là que par un miracle, plus mort que vif, toutefois. Le remettre en état avait demandé les efforts conjugués de leurs meilleurs guérisseurs mais, même comme ça, la plaie purulente de son bras, cadeau de départ de l’Inferius de Cadmos, n’avait pu être résorbée. Parfois, la douleur était telle qu’il parvenait à peine à se servir de sa main ; pire encore, la nécrose semblait s’étendre, lentement mais sûrement, telle une gangrène imparable. Il avait toujours prétendu qu’il n’avait pas peur de mourir, si tant était qu’il mourût au combat, en défendant une cause qu’il estimait juste. Il n’avait pas prévu de crever à cause d’une stupide morsure, à moitié grabataire dans un lit, et l’idée le rendait absolument fou. Certains commençaient déjà à douter de ses capacités à les diriger ou de son bien-être mental ; parfois, il était vrai, on l’entendait hurler à la mort, réveillant les autres fugitifs en pleine nuit. Mélange de douleurs et de cauchemars. Cadmos avait laissé ses empreintes au plus profond de sa chair, voire plus encore. Il était incapable de prendre une douche sans avoir le réflexe de regarder par-dessus son épaule, sa cheville portait encore la cicatrice de la chaine enfoncée dans sa peau, son esprit enfin, lui laissait voir Cadmos chaque fois qu’il avait le malheur de fermer les yeux… Alors… Qu’est-ce qu’il foutait là, au juste ? Tout n’était qu’une question de choix… Il ne l’avouerait jamais mais oui, Cadmos l’effrayait, parfois, encore plus depuis qu’il l’avait vu tuer sa femme de sang-froid et pourtant, il était de nouveau là, devant les grilles de son domaine, ses doigts refermés sur le fer forgé. Il n’est pas fou au point de pénétrer par effraction ; pour s’être déjà enfui deux fois de cet antre diabolique, il sait très bien ce qui l’attend et il n’est pas en possession totale de ses moyens pour affronter les pièges qui se cachent derrière le lourd portail.

« Je sais que t’es là et que tu me vois, Cadmos. » Ici, le Carrow régnait en maître et rien ne pouvait se passer sans qu’il n’en ait conscience. Aucune réponse. Typique. Il esquisse une moue ennuyée ; à vrai dire, en vertu de toutes les choses, bonnes et mauvaises, intimes et violentes, qui les unissait, il se serait attendu à davantage de considération. Qu’est-ce qu’il imaginait donc ? Que Cadmos ne voulait pas le voir mourir ? Naïf. Son regard glisse sur son avant-bras douloureux et il relève sa manche en grimaçant, observant la plaie noirâtre qui s’étend, dessinant ses veines et empoisonnant son sang, lentement mais sûrement. Un soupir. Il lève les mains, baguette bien visible, en signe de paix. « J’suis pas venu me battre, Carrow. » Une grande première, tiens… Pourquoi est-ce quand il pensait au sang-pur, il convoquait les souvenirs de leur simulacre d’étreinte plutôt que le sang et les larmes qu’il lui avait maintes et maintes fois fait verser ? Il remue la tête, chassant les pensées qui empoisonnent son esprit. « Je vais crever si tu ne m’ouvres pas. J’ai besoin de ton aide, tu me dois bien ça… » Après tout, il avait pris la responsabilité de deux de ses meurtres, pas vrai ? En réalité, il était bien conscient que Cadmos ne lui devait rien du tout, à part peut-être un Avada Kedavra en bonne et due forme mais il ne pouvait qu’espérer un peu. Espérer que toutes ces fois où le mangemort aurait pu l’achever et l’avait finalement laissé repartir comptaient un peu. Espérer que Cadmos ne se soit pas encore lassé de son jouet…

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Sha
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Cadmos Carrow
J'ai 45 ans et je vis à Widow's Vow, The Wash, Angleterre. Dans la vie, je suis Faiseur d'Inferis pour le compte du Ministère et Mangemort et je m'en sors. Sinon, grâce à ma malchance, je suis veuf et je le vis plutôt comme quelqu'un qui a tué sa propre femme pour un autre homme.

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Le domaine Carrow était calme malgré la présence des toutes petites Lilith et Pandore. Les deux étaient profondément endormis - enfin - dans leur grand berceau. Elles dormaient ensemble. Le médecin avait dit que ce n’était pas bien pour leur développement, mais Cadmos avait juste haussé les épaules. C’était la seule façon pour les jumelles de dormir sans hurler, sans avoir besoin d’une autre présence. Comme si elles se suffisaient l’une à l’autre.
Debout devant leur berceau, il les observa longuement, avec un regard farouche mais protecteur. Elles étaient la dernière chose que sa femme lui avait laissé. La dernière chose que Cassiopée avait bien voulu lui donner. Qu’il lui avait arraché de son beau ventre blanc et clair. De son ventre encore chaud... Il serra les dents et inspira profondément, chassant de nouveau ses images qui sans cesse se jetaient devant ses yeux à chaque fois qu’il repensait à elle. À ses derniers mots.
Il tourna finalement les talons et sortit de la pièce, laissant le soin à la nurse de prendre place dans la chambrée et de guetter sur les deux nourrissons. Aussitôt Cadmos sortit de la pièce, elles se mirent d’ailleurs à remuer, mais le léger ballottement du berceau suffit à les calmer.
Il se dirigea calmement dans sa demeure, observant d’un œil un peu lointain la poussière et les toiles d’araignée. C’était Cassiopée qui s’occupait de tout ça. Lui n’avait jamais vraiment eu sa place à l’intérieur, et maintenant qu’il y était, il endommageait petit à petit la maison. Il faisait froid aussi. Il soupira et se traîna jusqu’au grand salon. Il sortit sa baguette juste pour faire voleter quelques bûches et allumait le feu magique. Le crépitement chaud de ce dernier lui faisait oublier la journée horrible qu’il venait de passer et son humeur mélancolique. Il s’installa dans son fauteuil, croisa les jambes alors qu’un fléreur noir grimpait sur ses cuisses pour se lover contre lui. D’une main épaisse et forte Cadmos le caressa, appréciant quelques instants le crépitement.
Dans les flammes rouges cependant, il ne voyait plus Cassiopée mais Alexander. Il se détestait d’être comme ça, mais son obsession ne s’était pas éteinte avec la mort de sa femme. Au lieu de ça, elle avait seulement chaviré, sans prendre de forme, sans qu’il n’arrive à poser de mots dessus. Il s’était demandé à un moment s’il ne l’aimait tout simplement pas, mais la réponse était autre. Ça lui semblait surréel. Un monstre comme lui ne pouvait pas aimer... Pas un homme comme Alexander Weasley.
Un corbeau dans le jardin se mit à croâsser et Cadmos releva le nez, intrigué. Il se leva, bousculant au passage le fléreur qui s’étira et le suivit jusqu’à la fenêtre. Son oeil à travers la vitre pouvait voir tout le jardin, ce qui faisait du Manoir de Cadmos Carrow l’un des repères les mieux gardés et les plus sécurisés de tout l’Angleterre. Pas de fioriture, et pour tout arbre une grande allée d’if à moitié mort auxquels pendaient mollement des cadavres frais et sanguinolents.
Le Maître des lieux avait eu quelques rages à exorciser. Et voir la tête rousse au loin, derrière les grilles noires, lui faisait se demander s’il avait bien fini d’extraire la bile noire du fond de son âme...
Les iris cramoisies de Cadmos s’assombrirent.
Il inspira profondément et finalement se dirigea vers la sortie. Sa veste voleta à lui, s’enroulant autour de lui, seyant au mieux ses épaules larges. Depuis la dernière fois, ses cheveux avaient poussé, de même que sa barbe. Il ressemblait à une sorte de Bête recluse, et c’était à peu de chose près ce qu’il était. Les rares badauds qui se perdaient dans le coin finissaient tout en haut des arbres, accrochés aux cimes, et cela lui faisait plaisir que d’enfoncer ses doigts dans leurs viscères encore chauds.
Peut-être qu’il aurait plaisir à les enfoncer dans Alexander, dans son ventre bouillonnant et rouge comme des flammes léchantes.

Il ferma les yeux.

Quand il les ouvrit de nouveau, il était face à lui. Par la magie du transplanage, à celà près que son sillage sentait un peu le sang et les braises chaudes, le bois brûlé. Le regard presque rouge du mangemort tomba sur Alexander. Sa mâchoire était crispée. Il n’eut pas besoin de plus d’une seconde pour remonter le long du fil de ses pensées et obtenir des réponses aux questions qu’il se posait. Il eut un mauvais sourire, qui aurait presque ressemblé à une grimace carnassière.
« Tu penses vraiment... » Les grilles s’ouvrirent lentement, dans un grincement strident. Cadmos recula d’un pas. « ...que je vais...» Les yeux rougis du sorcier attendirent que la fente soit suffisante pour avaler la distance entre lui et le phénix. « ...te sauver ? »
Son poing s’enfonça avec une force colossale dans la joue du Weasley, l’envoyant à terre sans aucune pitié. Ni pour lui, ni pour ce bras nécrosé qu’il avait récolté en fuyant la scène du meurtre qu’il avait causé. Lui, ou Cadmos, ça importait peu. Le secret n’était partagé que d’eux. S’il disparaissait, alors Cadmos n’aurait qu’à emporter la vérité dans la tombe. Il se pencha en avant et attrapa d’une main forte et tremblant de colère la tignasse rousse qui tentait difficilement de se relever.
Le mangemort ne lui laissa aucune porte de sortie et commença à le traîner sur le dos dans le jardin, les grilles se refermant après leur chemin. Il fit quelques dizaines de pas. Il serait venu une semaine avant, il y aurait eu un peu de neige pour adoucir le chemin tracé par le Maître, mais tout avait fondu. Il ne restait plus que les ifs défraîchis, les cadavres endoloris par le froid et dévorés par les corbeaux pour tout décor.
« Je ne sais pas...ce que tu es...Alexander...» marmonna le mangemort alors qu’il n’avait qu’une seule envie, c’était de plonger ses lèvres dans ses plaies, de boire son sang et de mordre ses chairs. Il resserra son poing dans ses cheveux, le traînant vers la Grange. « ...un fou, peut-être... »
De nouveau il ricane derrière sa barbe longue et son air fatigué. Il ouvre d’un coup de pieds la porte de la grange, dérangeant au passage l’inferi gardant la porte. Il le tire davantage encore, jusqu’au moment où il finit par le relâcher. L’inferi garde la porte mieux qu’un Cerbère. Cadmos a confiance en lui. Et maintenant qu’il a tué sa femme, il n’y a plus personne pour l’interrompre... Ou l’arrêter ?
Le face à face est silencieux, tendu. Cadmos le sonde. Ses yeux lisent au plus profond de lui, en extirpent tout, de la moindre crainte au faible espoir qui s’allume dans ses yeux. Il a remarqué la blessure infectée à son bras. Il sait aussi que la science noire des inferis est une chose bien gardée, scrupuleusement inculquée seulement aux héritiers de la famille Carrow qui a toujours été jalouse de ses secrets, au point de se marier entre eux pour ne jamais rien révéler à quiconque.
Seul à seul, finalement, Cadmos le surplombe, sa longue veste noire lui donnant l’air d’un épouvantail, mais ce n’est rien de tout ça. Juste un monstre.
« Pourquoi...devrais-je t’aider ? »



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Quand Cadmos apparait enfin devant lui, ses muscles se détendent un peu, malgré lui. Un moment, il avait cru que le mangemort allait le laisser s’époumoner devant sa porte sans lui donner le moindre signe de vie. Il réalise, à en voir ses prunelles folles, qu’il aurait peut-être mieux valu pour lui. « Tu penses vraiment... que je vais… te sauver ? » Un peu naïf, certes, mais, après tout, n’avait-il pas tué sa femme pour lui ? Enfin, c’était ce qu’il avait cru mais peut-être qu’il s’était planté sur toute la ligne… Il a à peine le temps d’esquisser un mouvement de recul instinctif que, déjà, le poing du Carrow heurte violemment sa pommette, l’envoyant au sol sans autre forme de cérémonie. Un réflexe malheureux le fait se rattraper avec son bras blessé et il hurle de douleur, retombant aussitôt sur le sol. Les doigts de Cadmos viennent se saisir de sa longue tignasse bouclée, celle qu’il aurait déjà dû coupé depuis des années pour lui passer la possibilité de s’y accrocher et de le trainer de cette façon. S’il essaye de se relever, c’est malheureusement sans grand succès, comme le mangemort ne lui laisse pas d’autre choix que de subir, pour changer. Il halète, sous l’effort qu’il produit pour se maintenir un minimum, le souffle court, les boucles collées à son front par la sueur. « ARRETE ! » Il hurle, même s’il sait que cela ne servira pas à grand-chose. « Je ne sais pas...ce que tu es...Alexander… un fou, peut-être... » Un simple coup d’oeil rapide lui permet de voir qu’ils se dirigent vers la Grange et il se débat encore davantage, révolté à l’idée d’y retourner. Il sait les démons qui se cachent derrière ces murs, les peurs et les douleurs et le reste, aussi… « ARRETE ! » Il gueule de nouveau, en colère, comme un gosse pleurnichard, mais son aîné n’en a cure. Quand le brun daigne enfin le libérer, le laissant pantelant sur le sol, Alexander ne peut que constater qu’il est de retour dans cet antre de l’Enfer qui a habité ses pires cauchemars, ces derniers temps. Il se réveillait en sursaut toutes les nuits, ses songes marqués par ses semaines de captivité, par la mort de Cassiopée aussi. Un bref regard vers la porte d’entrée lui laisse comprendre que l’Inferi accomplira sa funeste tâche s’il tente de fuir à nouveau. Une lueur froide brille dans les prunelles du Phénix pourtant toujours si fiévreuses. Ils se jugent et se jaugent en silence, Alexander s’empêchant de laisser couler un regard vers la douche ou vers l’endroit où il a vu la femme de Cadmos tomber dans une gerbe de sang. Il demeure droit et fier, comme souvent, même si l’infection de son bras lui donne des envies de hurler et de supplier à genoux, même s’il sait que le Carrow pourrait lui arracher la vie d’un simple geste, ou presque. « Pourquoi...devrais-je t’aider ? » Il ne dissimule pas un léger sourire en coin, le rouquin. Demander c’est déjà une marque de faiblesse. Avec lenteur, il se relève, sans approcher de prime abord, parce qu’il n’est pas encore sûr de la suite. Si Cadmos ne l’aidait pas, il mourrait de toute façon ; les meilleurs des Phénix s’étaient relayés à son chevet sans parvenir à endiguer la nécrose de sa chair. Cette forme de magie leur était inconnue et il n’avait plus rien à perdre, de toute façon. Avec un peu de chance, le Carrow l’achèverait plus vite que la merde accroché à son bras. « J’ai demandé poliment. » Il ricane, haussant les épaules ; c’était déjà beaucoup, pour lui, l’emmerdeur de première au langage fleuri. Avec circonspection, il approche d’un pas, puis de deux. Instinctivement, ses doigts se posent sur sa baguette, sans la lever en signe de menace. C’est sa mauvaise main mais ça ferait l’affaire si le mangemort se mettait en tête de se servir de la sienne. Il n’était pas du genre à se laisser abattre sans riposter mais il ne voulait pas mettre le feu aux poudres, non plus. « You made me. » Ca flatterait son ego, il le savait. Et en réalité, il ne faisait que dire la vérité. Cadmos, par chacune de ses actions à son égard l’avait façonné pour l’amener à ce point précis, consciemment ou pas. « Tu me laisserais mourir alors que tu es si proche du but ? » Quel était le but, au final ? Il n’en savait rien. Certainement pas le tuer car il aurait pu le faire un bon nombre de fois… Le soumettre peut-être ? Le briser et le reconstruire ? Il ne prétendait pas être capable de comprendre tous les rouages du cerveau tordu du Carrow, il misait juste sur le fait qu’il avait un plan pour lui. Et tu as tué ta femme, pour moi… Il ne le dit pas à voix haute mais nul doute que le mangemort saura extirper ça de sa tête, s’il en a envie. « Ne me force pas à supplier. » Parce qu’il n’était pas sûr de pouvoir y arriver...



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Sha
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Cadmos Carrow
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Les yeux du mangemort le détaillaient comme s’il cherchait quelque chose. Cadmos lui-même ignorait ce qui l’attirait irrémédiablement en Alexander Weasley. Ce n’était pas vraiment qu’il le trouvait beau, même s’il aurait pu concédé que les boucles rouges lui allaient bien mieux qu’à sa précédente femme. Il restait un homme tout comme lui, avec ses manques non négligeables. Avec ses mains dures, ses épaules larges. Cadmos Carrow ne s’était jamais entiché d’un autre. La seule qui restait doucement lové contre son coeur n’existait plus, et elle n’avait rien à envier à l’héritier Weasley.

« J’ai demandé poliment. »

L’ancien serpentard ne peut pas s’empêcher d’avoir un sourire moqueur, en coin seulement. C’est vrai que ça change. Ce n’est pas encore assez poli aux yeux du Carrow qui préfère de loin quand on est au sol et qu’on le supplie, les yeux bordés de larmes et la voix chevrotante, mais il s’en contentera. Il s’en contentera car Alexander Weasley, et il le sait lui-même, est en train de mourir.

Il n’existe aucune magie assez pure, assez puissante pour effacer la morsure de la Mort elle-même. C’est comme une marque, une trace, un signe. La Mort sait qu’Alexander Weasley est là, et elle ne tardera pas à venir le chercher, quand bien même il aurait au dessus de sa tête une cape d’invisibilité. Tout au plus, une pierre philosophale aurait pu le protéger de ce genre de misère, mais elle est très loin d’ici. Cadmos sait également que les alchimistes se sont faits la mal d’Angleterre à la même époque où l’Alchimie est devenue une aberration aux yeux de la communauté sorcière. À vouloir se prendre pour des Dieux et à créer la vie, prolonger jusqu’à l’immortalité l’éphémère.

Il est par conséquent son seul espoir. Ce qui est assez ironique, quand on y pense.

« You made me. »

Le regard cramoisi brille, mais Cadmos ne sourit pas. Au lieu de ça, son visage se fait peut-être plus sérieux. Il a du mal à se rendre compte qu’il se retrouve ici, face à Alexander Weasley, après tout ce qui s’est passé. La mort de Cassiopée, mais pas seulement. Ce n’est finalement qu’un détail - cruel certes - mais un simple détails à bien regarder tout ce qu’il lui avait infligé ces quinze dernières années. La perte de sa copine, de son meilleur ami, de son frère... Combien de morts ? Combien de larmes ?

« And you’re doing just fine, I see » murmure Cadmos, du bout des lèvres.

« Tu me laisserais mourir alors que tu es si proche du but ? »

De nouveau, il tressaille, mais il se contient. Cadmos refuse d’approcher, parce qu’il sait que s’il approche, il finira par sentir l’odeur latente du sang et de la pourriture. Il finira par vouloir le faire pleurer, et s’il pleure, alors son corps tout entier le réclamera. Il approchera sa main de sa gorge, et la serrera entre chaque coup de reins, comme il en a souvent rêvé ces dernières nuits. Comme il y pense parfois, en regardant le feu. En se demandant si ça ne serait pas plus simple de se trancher, ou de s’arracher le coeur.
Est-ce vraiment le coeur qui le commande ? Il sert les dents.

Et tu as tué ta femme, pour moi…

L’image de Cassiopée, le ventre ouvert et les yeux révulsés, lui revient en pleine gueule. Elle se superpose avec beauté à l’image d’Aella, étendue sur le canapé. Argès est en train de pleurer dans son crâne. Sa gorge se sert davantage. Il fait cependant un pas vers Alexander, mécanique. Il a eu l’élan, mais il le coupe aussitôt.

Il a l’air un peu perdu Cadmos, perdu dans sa propre psyché alors qu’il le fixe, comme pour capturer toutes ses pensées. Il a peur de se tromper. Encore une fois.

« Ne me force pas à supplier. »

Un frisson désagréable remonte l’échine du mangemort qui finalement, après une courte hésitation, s’approche. Il tend le bras, ne faisant pas attention à sa baguette. Il l’en débarrasse sans violence - pour une rare fois. Il l’attrape avec lenteur et la dépose en silence sur le petit établi. Après quoi, il tend de nouveau sa main vers lui, mais cette fois, il vient saisir sa gorge d’une main - son bras, de l’autre.

Il repousse avec une lenteur certaine Alexander en arrière, afin qu’il allonge son dos sur le comptoir de bois qui longe les murs de la grange. La fenêtre en hauteur leur donne à peine de lumière, mais ils sont assez proches l’un de l’autre pour remarquer que Cadmos ne semble pas en colère. Il a l’air même réfléchi. Ses yeux dardent le Weasley sans gêne, alors qu’il repousse la manche sur l’avant-bras purulent.

Dans un silence pesant, il laisse sa main remonter jusqu’à l’épaule de Weasley. Du bout de l’index, il effleure le tissu qui se découpe proprement en fur et à mesure, jusqu’à enfin dévoiler entièrement le bras blanc rongé par la gangrène des inferis. L’odeur est prenante, mais supportable.

Le serpentard finit par avoir un sourire moqueur, alors qu’il se retrouve presque collé à sa proie, sa main toujours sur sa gorge pour le tenir tranquille en cas de problèmes.

« Tu étais déjà en train de supplier quand tu as appelé mon prénom, Weasley. »

L’oreille du Maître est partout, et surtout en sa propre demeure.

Comme il dit ça, il jauge cette fois avec un peu plus de sérieux la plaie. Ses doigts l’effleurent, et il s’en échappe à son contact une petite fumée noire à l’odeur de charbon. Comme si la peau s’était fissurée à la façon de la terre au coeur des déserts, asséchée en vie, asséchée en sang. Prête à craquelée et à laisser échapper l’âme.

Il faut être attentif pour voir que le poison est remonté jusque dans ses veines et a commencé à chatouiller sensiblement l’aisselle. Ce n’est pas par jeu, mais bien une technique vicieuse. Une fois le coeur atteint, le Mal empoisonne et transforme alors l’homme en inferis « vivant » mais mort, l’âme déjà envolée... Une non-vie bien plus douloureuse encore que la mort elle-même.

« Je t’ai fait un cadeau, tu sais. » Le mangemort souffle, même si son regard ne croise pas celui du gryffondor. Il longe méticuleusement son bras de son pouce, maîtrisant la fumée qui le suit, mais pas la douleur qui doit foudroyer Alexander à chaque fois qu’il pose sa peau contre la sienne, appuyant pour voir jusqu’où le mal s’est répandu. « Je t’ai donné l’occasion de rejoindre ta femme... » Cette fois, son regard s’est relevé et il s’est figé dans les iris du Phénix. « Et c’est moi que tu es venu trouver. »

Il a finalement un rire, grave, mais las également.

« N'est-ce pas ironique ? »

Quelque chose est différent d’avant. Quelque chose de léger, mais de dangereux. D’effrayant.

« Ce ne sera pas gratuit, Weasley. »

Finit-il par annoncer, alors que sa main s’arrête près de son épaule. La douleur ici n’existe pas, ou peu. Le Mal s’est endormi au creux de son épaule. Encore loin du coeur. C’est un battant Alexander. N’importe qui serait mort deux semaines après cette morsure...



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Il espère sincèrement qu’il ne le fera pas supplier. Sans doute se serait-il plié à sa demande, s’il le lui avait demandé parce que, en dépit de son courage et de tout ce qu’il pouvait bien prétendre, il n’avait pas envie de mourir. Alors, si Cadmos lui avait demandé de ramper, il en aurait vomi de rage, mais il l’aurait fait. Fort heureusement, le mangemort ne semble pas avoir cette idée en tête et il lui en serait presque reconnaissant. Les doigts du brun se tendent vers lui et il a un infime mouvement de recul, du pur instinct, bien malgré lui. La main du Carrow attrape l’objet avec lenteur, la lui subtilisant avec presque douceur, pour une rare fois dans sa vie et il finit par le laisser faire, à contrecoeur, malgré tout, suivant du regard son bien tandis qu’il le dépose sur l’établi. Quand ses doigts se tendent, une fois de plus, saisissant sa gorge puis son bras, il se raidit comme un piquet, partagé entre l’envie de fuir et le malaise de la sensation de sa peau sur la sienne. Il le laisse le guider, reculant pas à pas jusqu’à ce que son dos rencontre le comptoir de bois sur lequel il l’incite à s’allonger. Son grand corps trop large dépasse de la planche et si son regard glisse brièvement sur les traits de Cadmos, pour s’assurer qu’il n’a pas l’intention de le tuer, il préfère très vite se raccrocher à la lueur diffuse que projette la fenêtre au-dessus de leurs têtes.

Le simple fait de sentir sa manche être découpée et les doigts du mangemort s’affairer sur sa peau est un supplice qui lui fait serrer les dents sous l’effet de la douleur. Il se retient de geindre, parce que ce serait lui donner trop de plaisir, mais tous ses muscles sont aux abois. « Tu étais déjà en train de supplier quand tu as appelé mon prénom, Weasley. » Il ne pourrait pas dire que c’était faux mais avait-il vraiment eu le choix ? Il n’y avait que le Carrow pour pouvoir lui retirer son mal, tous ses maux. Ses phalanges effleurent à nouveau son épiderme et cette fois, il ne peut pas retenir le gémissement douloureux qui vient franchir ses lèvres, des larmes de souffrance venant perler au coin de ses paupières. C’est tout son corps qui le brûle et, l’espace d’un instant, il se dit qu’en crever serait sans doute moins douloureux mais ça aurait été bien trop loin de son caractère combatif. « Je t’ai fait un cadeau, tu sais. » Il ne l’entend qu’à travers une barrière, de loin et flou, tout comme il ne le voit plus qu’à travers un voile fiévreux. Ses boucles collent sur ses tempes et sur sa nuque, ses mâchoires claquent entre elles parce qu’il a soudainement froid. « Je t’ai donné l’occasion de rejoindre ta femme... » Il le regarde à travers la brume douloureuse qui s’empare de son esprit, comme chaque mouvement de la part du Carrow provoque une décharge encore plus violente que le précédent. Il délire, il en est presque certain. « Et c’est moi que tu es venu trouver. N'est-ce pas ironique ? » Il se fait violence pour remuer la tête, pour dire que ce n’était pas de ça dont il s’agissait mais cette simple dénégation lui fait voir des étoiles et manque de le faire défaillir. « Ce ne sera pas gratuit, Weasley. » Il ouvre ses lèvres terriblement sèches pour croasser. « Je sais... » Il n’était pas stupide ; il savait très bien que venir ici l’enchainerait un peu plus encore à Cadmos, le rendrait affreusement redevable, une fois de plus. Et le pire dans tout ça ? C’est qu’il avait bien trop le sens de l’honneur pour ne pas payer ses dettes. La pression sur son bras s’accentue davantage et cette fois, il n’y tient plus, comme sa tête bascule en arrière, sa gorge laissant échapper un cri guttural tandis qu’il bascule malgré lui, s’évanouissant sous l’effet de la douleur.

Quand il reprend lentement ses esprits, enfin, sa tête est douloureuse et ses paupières lourdes. Il lui faut d’ailleurs si reprendre à plusieurs fois pour parvenir à les ouvrir, ses prunelles faisant lentement la mise au point pour lui rappeler où il se trouve. S’il reconnait la Grange, il reconnait surtout la mezzanine qui avait été sa prison pendant un moment. Ici, rien n’a vraiment changé, si ce n’est qu’aucune chaine n’est attachée à sa cheville, c’est bien la première chose qu’il vérifie, presque anxieux. Ses iris clairs glissent sur son bras bandé. Il n’a plus mal, plus vraiment, mais il a l’impression de s’être endormi sur son membre pendant plusieurs heures. Comme une sensation d’engourdissement, comme un membre fantôme. L’espace d’un instant, il craint d’en avoir perdu l’usage mais ses doigts répondent, bien que mollement, à son appel. Il soupire, presque soulagé, se laissant retomber dans le lit aux draps propres avant d’assimiler une présence dans sa vision périphérique. Il roule légèrement sur le côté, son regard croisant celui, bordeaux, du Carrow, qui se tient debout, calme, non loin de lui. La partie moins agréable pouvait commencer… « J’imagine que ça a marché... » Il ne s’était pas senti aussi soulagé, aussi serein, depuis des semaines, depuis qu’il avait fui cette maudite grange. « Merci, Cadmos... » Il avait beau être malpoli, il savait aussi se montrer reconnaissant, parfois, surtout depuis qu’il n’était pas de nouveau enchaîné à ce putain de lit. Avec lenteur, il se redresse, se relevant sans utiliser son bras en convalescence. « J’imagine que si je me lève et que je fais mine de m’en aller, tu vas lancer ton chien à mes trousses ? » Il a un maigre sourire, haussant les épaules. Ses doigts glissent sur son torse nu, cherchant sa baguette dans sa poche mais, bien entendu, il ne l’y trouve pas. Un autre sourire. Classique… « Quel est ton prix... pour ça ? » Plus vite, il passerait à la caisse, plus vite il pourrait s’en aller et ne plus sentir son regard posé sur lui.


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Sha
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Cadmos Carrow
J'ai 45 ans et je vis à Widow's Vow, The Wash, Angleterre. Dans la vie, je suis Faiseur d'Inferis pour le compte du Ministère et Mangemort et je m'en sors. Sinon, grâce à ma malchance, je suis veuf et je le vis plutôt comme quelqu'un qui a tué sa propre femme pour un autre homme.

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Seul le mal peut chasser le mal. C’est ce que disait le vieux Carrow de derrière ses lunettes rondes. Cadmos se souvient vaguement de son grand-père, mais il a assimilé plus de lui et de son savoir qu’il n’aurait dû. C’est difficile de drainer un corps d’une malédiction aussi vicieuse et sale que celle des Inferis, mais le Faiseur s’y connaît trop bien. Il appuie plus fort, sert le bras jusqu’à le faire devenir tout blanc. Le garrot placé, il lui suffit alors du bout de sa baguette de capturer l’Essence de Mort qui coule de ses ongles, les noircissant. Ça fait comme une poisse épaisse et gluante qu’il récupère soigneusement dans une fiole d’argent. Si une goutte touchait le sol, le bois de la grange pourrirait en moins d’une journée. Il se souvient qu’on fait aussi des poisons avec cette essence, et qu’elle change la substance de toutes les autres essences. Corruption divine.
Cadmos est concentré tout du long, et si parfois sa main effleure l’épiderme désirée et chaude d’Alexander, il la retire toujours. Ses pensées cherchent à fuir, mais aussitôt qu’il tourne dans sa tête les images de ses amours déçus, il ne voit que le palmarès des hommes qui perdent toujours.
Après l’éphémère Aella, et la triste Cassiopée...
Il se mord un instant la lèvre alors qu’il porte en silence Alexander - non sans mal - jusqu’à la mezzanine. Pourquoi le met-il au même niveau que les deux femmes de sa vie ? Mais n’est-il pas dans le même temps celui qui a crée ce fossé entre Cassiopée Carver et lui même ?

Quand il le couche dans le lit blanc, il revoit l’image d’Aella. Le corps plus abîmé, habillée de sa belle robe blanche. Il se souvient avoir pleurer sur elle. Son coeur se sert un instant, et il a l’impression de n’être plus qu’un vieillard sénile. Sa main frotte son visage et il se demande s’il fait bien de continuer à jouer à ces jeux adolescents. Il a déjà bien lutté. La seule raison qui le pousse à continuer, c’est Lilith et Pandore, les deux adorables rejetons nés de son sein maudit.
Et peut-être aussi Alexander.

Il l’observe quelques instants, puis finalement, il s’éloigne. Il lui tourne le dos, ne l’attache pas, parce que même s’il doit le tuer, ça ne sera que la fin d’un jeu puéril. Ça serait peut-être même au mieux pour eux deux.

Pendant de longues minutes, il disparaît même de la Grange pour retourner voir ses filles. Les deux anges dorment profondément dans leur berceau clair. Elles sont sages comme des images, comme si elles savaient que le bruit agacerait le monstre qu’est leur père. Elles sont l’image de l’innocence, et leurs visages endormis un instant chasse le poids des épaules de Cadmos. Un instant seulement, car rapidement, ses pensées ne vont plus qu’à la recherche de la Grange. Il a besoin d’y retourner. Il devrait rester auprès d’elles, mais ses pas le ramènent de force dans le jardin et il s’enfonce de nouveau dans son atelier.

Il attend au début, mais aucun bruit de craquement des vieilles poutres ne résonne. Il en déduit qu’il doit encore dormir. Cadmos grimpe en silence l’escalier, ses yeux cramoisis se posant sur le jeune homme. Il ignore s’il rêve, ou de quoi, et n’ose s’en approcher. Au lieu de ça, il prépare simplement un petit rafraîchissant mêlé d’un nectar sucré. C’est plus facile pour se remettre de ses blessures. Il sait peut-être bien faire le mal, mais il sait aussi faire le bien. C’est juste qu’on ne lui a pas laissé le choix. De par sa naissance, qu’airait-il pu devenir d’autre que ce qu’il est aujourd’hui ?

Sous le drap blanc et propre qu’il a fait mettre, il entend le bruissement du linge et le petit grincement métallique des ressorts du lit. Il s’arrête un court instant, son esprit se plonge sans trop réfléchir dans le sien, capture l’apaisement, la satisfaction, mais aussi la retenue, la pudeur. Il se racle la gorge, car ça le met tout autant mal à l’aise qu’Alexander ne doit l’être quand il le remercie.

Lentement il se retourne, ses yeux sombres venant le darder de part en part. Le Carrow a cette façon de fixer les choses comme s’il pouvait pénétrer leur être. Il le peut, c’est certain. La seule qui a pu gardé ses secrets fut Aella. C’était à l’époque où Cadmos avait encore peur de trouver des réponses dérangeantes à ses questions les plus malsaines. Où il avait pu d’entendre certains mots.

« J’imagine que si je me lève et que je fais mine de m’en aller, tu vas lancer ton chien à mes trousses ? » 

Cadmos a un petit rire, grave mais doux.

« Tu imagines bien. »

Pas besoin d’imager ce qu’il lui fera s’il cherche de nouveau à le fuir. La vérité est qu’il n’a aucune intention de le retenir ici. Il a des devoirs. Il a ses filles. Il sait qu’il ne doit plus mélanger ses envies et sa vie. Il a bien essayé à l’époque, avec Aella, et ça s’était mal fini. Il sait que lorsqu’il veut tout, il finit par ne rien avoir. Il ne veut pas perdre Alexander. Cette pensée le dégoûte, mais il sait qu’il est sale.
Cassiopée le lui avait bien dit. Il n’est qu’un «monstre» de plus.

« Quel est ton prix... pour ça ? » 

Leurs regards se croisent, et Cadmos semble réfléchir un instant. Que veut-il d’Alexander ? Il l’ignore, plus ou moins. Il se ment, aussi, un peu. Il penche légèrement la tête, ses yeux trahissant son esprit quand il glisse sur son torse nu et il se souvient du sang et de ses plaies adorables qu’il avait pu aimé lécher. Il se mord l’intérieur de la joue, car soudainement, le goût métallique lui manque.

Le sorcier inspire profondément et s’approche d’un pas lent et pesé du roux. Ses yeux le guettent. Il tient toujours dans sa main ce qu’il préparait juste avant, à savoir une fiole bien ronde et pleine d’un liquide à l’odeur de miel mais à la couleur du lait. Il brille légèrement, d’un léger reflet mordoré. Il le lui présente, penchant la tête sur le côté, le jaugeant toujours de ce regard aussi perçant que sérieux.

« Je t’ai sauvé la vie. » Marmonne-t-il derrière son épaisse barbe, un peu sauvage mais toujours taillé, contrairement à ses cheveux devenus trop longs. « Ça signifie que ta vie est mienne. »

Sa main libre approche le visage d’Alexander, et s’il cherche à s’enfuir, il ne lui laisse pas le choix et lui attrape les joues. Il sert légèrement, pour lui faire ouvrir la bouche, et la seconde d’après, présente à ses lèvres le goulot de la fiole qu’il vide lentement. Quelques gouttes s’éparpillent, glissent dans le creux de sa gorge, mais ses yeux le fixent lui seulement. Il finit par esquisser un sourire satisfait une fois qu’il a tout bu, jusqu’à la dernière goutte, et jette sans ménagement la fiole vers le petit bureau qu’il a installé dans un coin de la mezzanine. La fiole, par magie, retombe sans bruit sur le bois clair.

En attendant, il le tient toujours d’une main, et son pouce vient de passer sur ses lèvres en une caresse malsaine, interdite. Ses yeux se sont allumés à l'instant même, d'une imagination vive et douloureuse à la fois. Il ne devrait pas.
Mais il en a horriblement envie...



Oh Darling,
Darling, What I have done ?
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Khal
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Tortue

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Alexander Weasley
J'ai 34 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis ex-Auror, fugitif recherché par le Ministère et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis veuf et je le vis plutôt mal.

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Sam Heughan ©️ TEARSFLIGHT
Il finit par lui demander ce qu’il attend de lui en échange de lui avoir sauvé la vie, une fois de plus. Il était déjà venu le chercher d’entre les griffes de l’épouse Nott, une fois. Il avait empêché qu’il finisse mort, vidé de son sang, dans la forêt de Loutry, par le sort malheureux d’un Mulciber. Il l’avait sauvé, épargné même plusieurs fois et pourtant, il était aussi le responsable de la plupart de ses maux. Cadmos lui avait pris tout ce qui comptait à ses yeux jusqu’à ce qu’il ne lui reste presque plus personne à pleurer. Il l’avait coupé du monde et, toutes ces années, d’errance et de bataille pour l’ordre, le Carrow, maudit et honni avait été sa seule constante. Il avait longtemps été mort à l’intérieur, d’avoir trop vu, trop subi mais, malgré l’horreur et la souffrance associées à chacune de leurs rencontres, il n’y avait bien que lorsqu’ils se battaient l’un contre l’autre qu’il se sentait vivant. Alors si Cadmos doit lui demander quelque chose en échange, qu’il le fasse maintenant. Son regard se braque dans le sien, le jauge comme il semble réfléchir au prix qu’il va exiger et, quand ses prunelles claires suivent celles du Mangemort qui glissent sur la peau nue de son torse, plus vraiment équivoques, il pince légèrement les lèvres, détournant le regard.

Est-ce qu’il allait vraiment réclamer un paiement de la sorte ? Il ne savait plus s’il voulait l’entendre le lui dire, l’écouter prononcer à voix haute qu’il désirait son corps en dédommagement, ou s’il voulait fuir à l’idée même qu’il ose. Il inspire profondément, le rouquin, complètement perdu, une fois de plus. Il avait haï Cadmos. Son image avait hanté ses cauchemars durant des années, il avait été l’initiateur de bon nombre de ses cris et de ses larmes, de bon nombre de ses cicatrices aussi. Il avait aussi été celui qui avait épargné Nathaniel sur la simple foi de sa parole et de son air implorant, celui qui était venu le chercher des griffes de Mererid en sachant très bien qu’il s’endettait auprès d’elle. Celui qui avait déchiré sa peau pour mieux la soigner ensuite… Celui qu’il avait volontairement abreuvé de son sang, celui qui l’avait fait honteusement feuler quand il avait cessé de se montrer violent.

Cadmos approche et le fil de ses pensées s’estompe pour se concentrer sur son aîné, ses muscles se tendant imperceptiblement, ses prunelles glissant sur la fiole qu’il tient entre ses doigts et qu’il lui présente comme s’il s’attendait à ce qu’il avale aveuglément tout ce qu’il lui proposait. Le Phénix hausse un sourcil interrogateur. « Je t’ai sauvé la vie. Ça signifie que ta vie est mienne. » Il laisse échapper un ricanement incrédule, le Weasley, comme il trouve ça ridicule ; sa vie n’appartenait à personne, avait envie de lui faire gronder cette fierté qui avait toujours été la sienne, mais la poigne de Cadmos se saisit de sa mâchoire avant qu’il ait pu prononcer le moindre mot. Ma vie ne t’appartiendra que lorsque tu me l’auras prise, Carrow… qu’il pense avec force en le fusillant du regard. Il ne cherche pas à fuir pour autant ; il a décidé d’affronter courageusement ses démons, le sang-pur, de ne plus les laisser gagner et donc de ne plus laisser Cadmos l’intimider. Le liquide se déverse sur sa langue, coulant dans sa gorge, et il l’avale sans rien dire, bien qu’avec méfiance ; il se doute bien que ça ne le tuera pas. Il aurait fallu être idiot pour s’échiner à le sauver d’une morsure d’Inferi et lui faire avaler un poison ensuite. Ca ne le rend pas serein pour autant ; il était bien placé pour savoir que l’homme qui lui faisait face avait des tours bien pires que la mort, en stock. Le flacon finit par quitter ses lèvres, y laissant un goût sucré pas vraiment désagréable, maintenant qu’il y pense, retournant sur le bureau calé dans un coin de la pièce.

Ses iris clairs suivent le trajet de la bouteille avant de revenir se braquer brusquement dans ceux du Mangemort comme le pouce du brun glisse lentement sur ses lèvres en une étrange caresse. Il y a cette lueur impérieuse dans ses yeux, de celle qui lui fait peur mais qui réveille aussi en lui des choses profondément enterrées. Ses paupières se ferment quelques secondes comme un chat qui apprécie un peu trop la flatterie de son maître et il laisse échapper un soupir bien involontaire qui achève de le sortir de cette torpeur bienheureuse. Il se retrouve honteux, tout à coup et pas pour la première fois, de ces réactions qu’il lui tire quand tout son être devrait le rejeter. D’un mouvement un peu trop brusque sans doute, pas vraiment contrôlé, il repousse sa main, le défiant du regard comme il se relève finalement pour être à sa hauteur. Presque à sa hauteur parce que Cadmos est grand, même pour lui. “Si tu voulais que j’avale ta mixture, il suffisait de demander.” Leurs corps sont proches, beaucoup trop proches pour que ça n’en soit pas gênant mais, encore et encore, il le défie des yeux, ses mâchoires serrées accentuant le carré de son visage. “Ne me touche pas.” Ca pourrait être comme un ordre mais, malgré le ton clair et autoritaire, ça tient plus de la supplique. S’il recule d’un pas, visiblement déstabilisé par ses propres pensées, c’est pour mieux fondre sur lui, sa main se saisissant à son tour du Carrow, attrapant son épaule pour le projeter sur le lit qu’il vient de quitter, les draps encore chauds de sa présence. Sans plus attendre, il fond sur lui avec une rapidité de prédateur, se retrouvant à califourchon sur lui et le bloquant sous son poids. “Je t’interdis.” Comme s’il en avait le pouvoir. Comme s’il en avait vraiment envie aussi. Et, même s’il ne se l’explique pas lui-même, même si, après il regretterait sûrement d’avoir cédé à ses impulsions, il cesse de réfléchir, pour une fois, comme ses lèvres viennent s’emparer des siennes avec force et violence, partageant les restes du nectar sucré qu’il lui a fait absorber juste avant. Il n’y a pas de tendresse dans ses gestes, parce qu’il n’a jamais été vraiment question de ça entre eux, pas vraiment, et pourtant, son corps qui se presse contre le sien a tout de l’amant éperdu et avide… Que Cadmos le rejette était sans doute ce qui pouvait encore arriver de mieux, pas vrai ?



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