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 « We watch as our young hearts fade. » (C&A)

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Sha
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INSCRIPTION : 24/03/2017
ÂGE : 26
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CRÉDITS : Moi-même.

UNIVERS FÉTICHE : Sadique polyvalente.
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Cadmos Carrow
J'ai 17 ans et je vis à Willow's Vale, entre le Norfolk et le Lincolnshire. Dans la vie, je suis étudiant et je m'en sors plutôt bien.



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Couleur de dialogue :
Cadmos #632525
Phobos #416325
Ariane #815685  
Adonis #32347a
Médée #1b547d

[pegi 15]
soft sex

Comme elle s’accroche aux accoudoirs du fauteuil, ses seins découverts s’offrent à la vue du pauvre ère. Cadmos les dévore des yeux, découvrant un court instant les vallons de son corps offert, la blancheur de sa peau, le délice de ses cicatrices. Il inspire profondément, pour contenir tous les démons qui l’habitent, mais surtout il approche. Sa bouche hésite. Faut-il rejoindre sa peau ? Sa gorge se noue quand elle pense à Argès, à son ombre qui la lacère, à son ombre qui l’abuse. Il ne veut pas être cet homme. Il ne veut pas être son frère. Il veut bien qu’elle pleure entre ses bras, mais seulement s’il lui fait assez de bien, ou s’il essuie tout son mal. Il se mord alors encore l’intérieur de la joue, les doigts crispés sur ses genoux. Et il attend, statue imperturbable face à sa Muse.

Il attend sans sourciller jusqu’au moment où elle revient vers lui. Son souffle se fait plus court, et il rougit un peu plus parce qu’il imagine bien qu’elle sait exactement ce à quoi il pense sans avoir besoin de lire en lui. Il ferme les yeux alors qu’elle s’approche, glisse au sol à ses côtés. Il a du mal à respirer.

Encore plus quand elle approche son visage, mais il se donne aussitôt, sans plus aucune résistance. Il est comme un animal qui boirait à ses lèvres, et elle peut se montrer autoritaire avec lui, elle pourrait bien lui enfoncer ses griffes dans la peau, mordre et se venger d’Argès, il subirait en silence, parce que le simple fait de l’avoir si proche est déjà une bénédiction.
Il répond à ses lèvres, les dévore comme un homme qui n’aurait jamais mangé. Comme Sisyphe face à son châtiment. Il est cet homme qui face au ruisseau n’arrive à s’abreuver. Une pauvre âme qui a toujours faim.

« Promets-moi… promets-moi de te marier… »

Son coeur se tord un peu à l’intérieur, parce qu’il ne peut pas fermer les yeux sur elle, et il n’en trouvera jamais d’aussi belle, d’aussi pure. Il n’en trouvera aucune autre qu’elle, parce qu’elle est, à ce moment là, tout ce qu’il désire et tout ce qu’il a trouvé de plus beau. Il renifle, un peu, mais aussitôt que ses doigts glissent sur lui, il ferme les yeux et vient de nouveau chercher sa bouche, un peu fou, un peu maladroit. Ses muscles se tendent alors qu’elle déboucle sa ceinture et il ne réclame rien de plus qu’une caresse de ses doigts.

« Je te promet... Je te promet tout ce que tu voudras... »

Il sait qu’il est faible devant elle, devant ses yeux, mais qu’y peut-il ? Ses mains agrippent avec tendresse ses hanches, ses doigts jouent avec la culotte avant de remonter d’un commun accord sur sa poitrine. Quand il en a assez de soupirer sur sa bouche à chaque fois qu’elle le frôle, il vient faire taire ses langueurs sur le bout de sa poitrine. Ses lèvres épousent le rose-thé de ses éminences, ses dents mordillent parfois pour la sentir frissonner alors qu’il la tient et qu’il vient à la serrer petit à petit contre lui.
Il ne la force jamais, mais la guide maladroitement à ce qu’elle vienne se reposer sur ses genoux pliés, glisser leur bassin l’un contre l’autre sans oser lui retirer le dernier rempart qui maintient encore l’illusion de sa fidélité.

Cadmos soupire de nouveau, encore débutant aux jeux des amants. Il jette de petits regards fiévreux à celle qui a allumé en lui quelque chose, quelque chose qui le broierait s’il le savait à ce moment-là. Il s’abandonne sous sa main impérieuse, se laisse faire comme elle le cajole, et il vient jusqu’à son oreille pour la lécher et la mordre de nouveau. Il a le cœur près à exploser, et de petits picotements parcourent son aine, sensation agréable mais inconnue.

« Aella... »

Son nom est devenu pour Cadmos une supplique.
L’objet d’une prière sacrée.




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Nimue
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Tortue



Aella
Carrow

J'ai 18 ans et je vis près de marais répugnants, dans le sud de l'Angleterre. Dans la vie, je suis femme au foyer désespérée et je m'en sors assez mal, mon mari dilapidant la fortune qu'il gagne aussi vite qu'il la perd. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis dans une détresse silencieuse.



COULEUR DIALOGUE :
Aella : # 427784
Argès : # 847A42


Ashley Smith © january cosy
Elle n’aurait pas cru qu’on puisse la désirer, Aella. Pas comme cela, pas avec tendresse, avec délicatesse. Elle n’aurait pas cru qu’on puisse ainsi la faire frissonner du bout des lèvres sans devoir en lacérer chaque part pour faire plier l’esprit réticent. Elle se surprend à aimer, bien plus qu’elle ne l’aurait penser - aimer le jeu de sa bouche sur sa peau, entendre ses soupirs et goûter à la caresse de ses mains. Elle se laisse guider, sans résistance, à venir se noyer contre lui, brûler entre ses bras. Il y’a toujours le tissu, toujours l’ultime barrière qui empêche la faute véritable cependant, Aella le sait, c’est déjà trop tard ; elle le veut. Elle veut le jeune Carrow, parce qu’il parvient à faire battre son coeur abîmé, parce qu’il soigne si bien les plaies de son âme, du bout de la langue et au soupir de chacun de ses baisers.

« Aella… » Elle voudrait pouvoir lire dans ses pensées. Elle voudrait savoir ce qu’il ressent vraiment, par peur sans doute de l’avoir manipulé sans y prendre garde, par peur qu’il regrette leur trahison évidente. La caresse de ses deux mains sur son torse remonte, lentement, et si elle aime qu’il taquine ainsi son oreille, elle bouge un peu, vient chercher son regard, ses deux billes de braise si différentes de ses océans. « Tu n’as jamais.. » Ca lui paraît d’une évidence soudaine, à ses précautions, ses douces hésitations. La culpabilité vient se mêler à l’envie - elle ne devrait pas, n’est-ce pas ? Et elle se sent incapable de lui refuser son corps, parce qu’elle le veut certainement autant que lui, parce qu’il sait l’envoûter de cette gentillesse qu’il a pour elle, depuis le premier jour qu’ils se sont vus, et chacune de ces fois où Argès l’a brisée et où il était là. Cadmos est toujours là pour elle, sans qu’elle ne comprenne pourquoi.

Le baiser suivant est moins empressé, incroyablement doux. Elle prend son temps, toute lovée contre lui qu’elle est, même si elle a envie d’en réclamer tout de suite tellement plus. « Ce n’est pas très bon.. » avoue-t-elle, avec un joli rire, un que personne ne cherche à museler, parce qu’ils sont seuls. Il a encore son sang sur le menton, encore les traces de ce goût incongru. Tendrement, pourtant, la langue glisse sur la peau, efface l’hémoglobine qu’il était venu laper de cette plaie dont elle se fiche éperdument, à présent que son esprit est tout entier tourné vers le jeune homme. Quand il n’y’a plus de rouge, qu’elle s’est un peu évadée jusque dans son cou, de baisers toujours si tendres, elle inspire profondément, et soupire. Aella se lève, finalement, et son ventre lui râlerait presque le regret de se défaire de la chaleur des envies de Cadmos, à qui elle tend la main. « On peut pas faire ça ici. » Son sourire est plein de toute cette affection qu’elle lui porte. Non, ils ne peuvent pas, parce que le bébé dort bien entouré de tous ces coussins, parce que surtout, si elle doit lui prendre ses premiers instants de plaisir, elle refuse de le faire vulgairement, à même le sol et dans un cruel manque de réflexion.

Elle se souvient relativement bien de la disposition des pièces, suffisamment pour retrouver le chemin de la chambre de Cadmos dont elle ne lâche pas la main, les doigts noués aux siens. Elle n’ouvre pas la porte, contre laquelle elle s’appuie, l’attirant à elle - elle revient se coller à lui, voler un long baiser, langoureux, presque amoureux. Elle a oublié Argès, il ne rôde plus dans ses pensées immédiates : il n’y’a que pour le frère, que son coeur s’affolle. « C’est toi qui choisis… on peut s’en tenir là ou.. » Ou consommer la faute. Qu’il soit expérimenté ou non semble l’indifférer, parce que ce qu’elle aime le plus dans ce jeu-là, c’est le sentir fébrile contre elle, lui donner plus que recevoir, le voir s’abandonner, lui qui est si sérieux et trop souvent taquiné par les siens, lui qui est si mesuré, si attaché au contrôle de lui-même. Elle est charmée, Aella, lorsqu’il rougit, quand il hésite. Charmée quand il explore sa peau, lui arrache les frissons incontrolable, impérieux.
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Sha
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Cadmos Carrow
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Bien sûr il rougit quand elle se rend compte de son effroyable maladresse, quand elle le regarde, certaine qu’il n’y connaît rien, et c’est bien vrai. Il a peut-être dix-sept ans Cadmos Carrow, bientôt dix-huit, mais les femmes sont des secrets. Il ne sait jamais ce qu’elles préparent pour lui, et encore moins comment les approcher. Il leur fait peur, et pour certaines, il n’arrive pas à éprouver une quelconque affection. Cassiopée ou Circé Carver sont le parfait exemple de son incapacité à éprouver.
Aella Carrow est la preuve qu’il suffit simplement d’allumer en lui un petit quelque chose... Un tout petit quelque chose. Il ne répond pas bien sûr, parce que c’est évident. Il suffit simplement de sentir ses doigts qui tremblent, de lire dans ses yeux cette envie de l’avoir tout de suite, cette impatience adorable qu’il contient tant bien que mal.
Il se mord la lèvre quand elle lèche le sang qu’il a sur lui, et a un petit sourire qui tombe une nouvelle fois amoureux quand elle grimace. L’hémoglobine a le goût du fer, un goût âcre, fort, mais délicat. Il vient embrasser fougueusement sa bouche, le cœur un peu plus léger, parce qu’elle ne le juge pas. Parce qu’elle s’amuse de lui, s’amuse de leur deux corps qui se frôlent.
Quand elle se retire de lui, quand elle s’arrache à sa chaleur, il se sent soudainement froid. Glacial. Il a un peu peur qu’elle se soit rendue compte de ce qu’il est. Qu’elle revienne à elle, à Argès, à son mariage, alors il reste un moment sur le sol, le visage rouge, tordu de gêne. Il n’est qu’un enfant, Cadmos, qui apprend les premiers émois.

« On peut pas faire ça ici. »


Il relève doucement les yeux, parce qu’il a l’impression qu’elle l’invite. D’ailleurs, elle lui attrape la main alors qu’il se redresse, la ceinture débouclée pend mollement sur ses cuisses. Il se laisse faire, s’enfonce dans l’obscurité avec elle, suit ses pas sur le sol. Elle est nue, mais elle est magnifique, même dans la pénombre qui dessine des arabesques sur sa peau claire. Les ténèbres dessinent les galbes de ce corps fin. Il se laisse aller aux grès de la danse qu’elle lui montre, approche d’elle quand elle se tient devant la porte de sa chambre. Il ignore si c’est possible d’être plus à l’étroit dans son jeans que maintenant, mais c’est comme si la sensation était de plus en plus pressante. Il lui rend son baiser, ses doigts déjà sur ses hanches, la serrant contre lui, grimpant sur ses omoplates blanches.

Il ne sait plus ce qu’il fait, jusqu’au moment où une voix qui lui paraît lointaine au milieu du bruit de son cœur contre ses os le ramène à la réalité. Il ouvre un œil, alors que ses yeux brillants se plongent dans les siens.
La Mnémosyne est stable, et une odeur de rose et de merriwick s’en dégage. Tout lui semble beau, heureux. Il y voit son propre corps, image que reflète ses yeux. Il y voit ses désirs, ses envies. Il se sent aimé, et son propre corps lui rappelle que c’est un sentiment partagé et étouffant qu’il lui faut éteindre entre ses reins.

Alors d’une main sérieuse, il ouvre la porte sans un mot. S’il venait à parler, peut-être qu’on saurait qu’ils étaient là. Il n’y a personne dans le Manoir bien sûr, mais il ne veut prendre aucun risque, alors il pousse la porte et la referme derrière lui, à clef. Il est habile, comme il la tient contre lui d’une main, ajustant de l’autre la clé dans le barillet. Habile mais maladroit. Il lui faut quelques essais pour que le petit clic métallique résonne et qu’enfin il s’en écarte, la soulevant sans difficulté.

Elle est une plume entre ses bras, une plume légère qu’il dévore. Comme il la tient par dessous les cuisses, sa bouche se perd sur sa poitrine et s’il y a cette petite odeur de lait, il ne fait que mordiller pour mieux lui tirer un ou deux soupirs d’aise. Mais il est pressé, Cadmos, pressé comme ceux qui vivent ça pour la première fois. Il la pose un peu maladroitement dans le lit, restant debout devant ce dernier, retirant fébrilement son jeans et ses chaussures. Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour grimper à son tour dans son grand lit sombre, aux draps parfaits, à la couverture chaude. Il ne se glisse pas dessous, parce qu’il a chaud et qu’il vient se réchauffer auprès d’Aella.

Sa peau contre la sienne, son caleçon serré contre cette petite culotte qui le nargue, il se frotte comme s’il cherchait à faire brûler leurs squelettes. Il soupire sur ses lèvres entre chaque baiser, ses doigts perdus dans ses cheveux blonds tiennent sa tête et ses yeux se perdent dans les siens. Il est rouge, Cadmos, rouge de honte, rouge d’envie. Pour la première fois de sa vie, il est perdu, déconcerté. Il ne veut pas être un énième connard qui l’écraserait sous son poids pour qu’elle ne bouge pas. Il ne veut pas être un énième connard, parce qu’il le lirait dans le bleu dans ses yeux, et ça lui tordrait l’âme.

Il se mord la lèvre et glisse alors sa bouche sur tout son corps, profitant de l’odeur de sa peau, de l’odeur de ses cheveux. Il veut la manger, et ses lèvres affamées prennent le temps de faire le contour de chacune de ses rondeurs, de chaque recoin de ce corps qu’il possède pour le temps d’une nuit. Sa langue affamée glisse de nouveau sur la blessure, et si ses deux mains n’ont aucune honte à venir cajoler les fesses de la jeune femme, il vient tout simplement mordre avec tendresse le Mont de Vénus encore protégé de ses agressions. Il y donne quelques coups de langue humide, lui jetant un regard comme pour lui demander la permission, ses dents tirant timidement sur le tissu simple et blanc.

Il ne fera rien qu’elle ne désire pas.




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J'ai 18 ans et je vis près de marais répugnants, dans le sud de l'Angleterre. Dans la vie, je suis femme au foyer désespérée et je m'en sors assez mal, mon mari dilapidant la fortune qu'il gagne aussi vite qu'il la perd. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis dans une détresse silencieuse.



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Elle est encore une poupée, une fragile, qui se laisse faire entre les bras d’un homme. Une poupée de porcelaine qu’on a cassé, par endroit, réparé sans conviction, en laissant des traces, des marques, des cicatrices. Argès l’a presque gravée, il s’est amusé à posséder l’épiderme de cette créature qu’il n’a jamais trouvé belle. Il l’a prise comme un objet, un outil, quand d’autres lui donnent des élans certes brutaux mais partagés. Elle a du mal à déterminer ce que Cadmos lui trouve, lui. Il ne peut pas mentir, son corps parle pour lui, sur ce grand lit, contre elle, dans la brûlure du frottement qui la torture mais il fonctionne différemment de ce qu’elle connaît. Il a des élans qu’il semble contenir pour ne pas aller trop vite, ne rien lui imposer, même les mains dans ses cheveux, même ses yeux ancrés aux siens. Elle aurait presque des envies de lui souffler des mots d’amour, quand il la regarde comme ça, comme si elle était belle, comme si rien n’avait jamais taché sa pureté alors même qu’elle est dans la chambre verrouillée de son beau-frère, alors même qu’elle ne vaut pas mieux que son mari qui collectionne les maîtresses. Mais Cadmos, c’est différent. Cadmos, il allume autre chose, elle n’a rien d’une Arachne aux cheveux noirs et au regard désireux d’obtenir l’influence d’un nom, aussi sombre soit-il, tout sombre que l’araignée venimeuse soit. Cadmos, elle ne le veut pas que pour elle, elle ne veut pas planter ses griffes dans son âme, pas même quand il promène ses lèvres sur son corps, qu’il la fait se cambrer à l’ombre de ses plaisirs étouffés. Plus il descend, plus elle s’offre et plus elle soupire. Elle ne veut pas l’empoisonner, même si elle est une plante vénéneuse qui s’ignore.

La morsure tendre lui fait plaquer sa main sur sa bouche, parce qu’elle a appris depuis longtemps que le silence lui sauve la vie, comme plus tard la progéniture malmenée l’apprendra, parce qu’il y’a des ordres et des souffrances qui ne partent pas, qui deviennent une seconde nature, qui rampent sous la peau, qui luttent alors qu’elle s’offre, qu’elle est toute entière à lui. A lui et ses hésitations, à lui et ses maladresses, ses empressements. Aella ne pense pas au lendemain, elle ne pense plus à rien, en vérité, qu’à l’envie terrible qui lui remonte le long des reins, qui lui torture le corps de flammes intarissables. Est-ce que sa langue saurait éteindre ce drôle d’incendie qu’elle n’a jamais ressenti ? C’est plus intense, parce qu’elle se donne, parce qu’elle n’est contrainte de rien. Il va jusqu’à demander l’autorisation qu’elle lui accorde sans l’ombre d’un doute. Elle lui dirait bien qu’elle a envie de lui, de le sentir tout entier à cet échange interdit mais c’est évident, ça traverse toute l’enveloppe charnelle, toutes les pensées piégées par les sentiments, les instincts trop primaires pour eux ; pour lui et son sérieux, pour elle et sa timidité soumise. Elle ne sait pas bien ce qui leur prend mais elle n’aurait pas reculé, pas après avoir détaché la ceinture dans le salon, pas après avoir goûté à ses lèvres, elle ne l’aurait pas abandonné à leur insatisfaction commune, même si elle risquait d’en mourir. Même si elle allait en mourir.

N’y’a-t-il meilleure manière de mourir d’ailleurs que de sa chaleur à lui ? Elle aurait un merveilleux souvenir, au moins. Et s’il fallait être honnête, sa peau contre la sienne, à incendier ses os, ce n’était pas qu’une nuit, pas juste une nuit, c’était la fin de sa prison froide, la fin de ses enfers perpétuels, paradoxe de celle qui trompait pour vivre, pour se sentir exister, pour se sentir capable d’aimer. Au sang de ses lèvres, elle songe à figer le temps, à l’enfermer pour toujours entre ses cuisses, pour qu’il ne soit jamais malheureux, pour qu’elle ne soit jamais plus seule loin de lui. Tout n’est-il pas irrationnel ? Ne pas avoir le pouvoir de changer les choses n’a pas la moindre importance, surtout pas quand elle souffle son nom, qui siffle dans un soupir. Elle ne sait pas faire mal, Aella, elle ne griffe jamais, ne mord pas, elle n’est que douceur, que chaleur tendre, que profonde affection. Elle ne sait pas exiger ni demander, elle ne sait que donner. Donner jusqu’à plus soif. Elle se sent peut-être trop démunie, quand elle croise son regard, quand elle tremble un peu des émotions qui la secouent. Elle a un peu honte de sentir qu’elle ne voulait que lui, que tous ses regards à son attention cachaient toutes ces choses. Elle a un peu honte d’avoir aimé plus que de raison ces soins qu’il lui accordait, d’avoir mal repoussé les évidences pour mieux se perdre, pour s’abandonner toute entière à ce garçon qu’elle avait tellement peur de décevoir, au fond, tout au fond de son coeur emballé. Et si il n’aimait pas, finalement ? Et s’il était déçu, après ça ? Et s’il ne l’aimait plus, même un peu ? Et s’il la jugeait faible, insignifiante ? Et si elle le dégoûtait ? C’est trop loin pour qu’elle le réalise, trop distant de l’instant mais c’est là, comme une fleur empoisonnée déployant ses jolis pétales dans son myocarde, lentement.  
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Sha
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Elle le veut autant que lui la désire, mais elle oscille. Entre peur et envie. Il se mord la lèvre avant de finalement prendre son courage à deux mains. Cadmos inspire profondément, retirant maladroitement la culotte qui le sépare du divin. Un instant il baisse les yeux, les joues en feu, et si cela l’impressionne, d’autant plus qu’elle s’offre et que ses pensées résonnent en lui, il a peur de mal s’y prendre. Peur de se tromper. Peur de ne pas être à la hauteur. Il ravale difficilement sa salive et dépose un baiser sur le bas de son aine avant de venir laper sa peau, ses lèvres, les recoins de son intimité qu’il découvre du bout d’une langue hasardeuse. Il est fébrile, et jette de petits regards à la déesse qu’il a couché dans le lit, ne gardant en bouche sur le parfum du nectar salé qu’il happe amoureusement. Il ignore tout des femmes, tout des corps, et pour la première fois, c’est un corps vivant qui se tord sous lui. S’il lui tient les hanches, appose ses mains sur le rond de son bassin, ce n’est que pour mieux imprimer sa bouche sur elle.

Il inspire profondément, se laisser porter par ses pensées qui se font plus pressantes en lui, et il profite de l’entendre se retenir de gémir. Cadmos ignore si ça a été bref ou long, ce qu’il sait en revanche, c’est que son instinct le pousse à remonter vers elle, embrassant sa poitrine avant d’essuyer du revers de sa main son menton.
Perché sur ses bras, il la surplombe. Elle est plus vieille, mais plus petite que lui dans ce lit, à l’abri dans son ombre. D’une main fébrile il repousse finalement son caleçon sur ses cuisses, se pressant maladroitement jusqu’à ce qu’elle le guide d’une main. Il ferme les yeux, feule amoureusement à son oreille parce que la simple caresse de son épiderme sur sa virilité le transporte. Il se contraint encore à attendre, jusqu’au moment où elle le laisse prendre de nouveau les rennes et où il s’engouffre tout en elle, avec lenteur, venant mordre sans la marquer son épaule offerte pour étouffer un gémissement lourd.

Il n’a jamais ressenti de pareil sentiment que celui d’être à l’exacte place où il fallait être, à cet endroit, coincé dans ce paradis brûlant. Un petit frisson lui remonte l’échine alors qu’il dessert son étreinte, haletant presque comme s’il était à bout de souffle, ou à bout de force. Il croise de nouveau son regard et vient l’embrasser aussitôt, comme pour se faire pardonner de la souiller de ce terrible péché. Parce que bien sûr, ce ne peut qu’être lui. De sa faute à lui. Qu’est-ce qu’Aella, la si belle, la si douce, pouvait bien faire ? C’était lui le monstre égoïste, lui qui s’était enfoncé en elle comme une épine venimeuse.

Lui qui imprime tendrement leurs épidermes de sa langueur comme il recule et revient contre elle, lui qui continue à feuler son prénom à son oreille, incapable d’appeler autre chose, incapable de dire autre chose maintenant qu’il a trouvé son dieu. Il est lent mais c’est pour mieux se contenir. Il profite de chaque instant, de chaque regard, de chaque tremblement.

Il lui murmure tendrement à l’oreille sur toutes les notes possibles son prénom, avec amour, avec tendresse. Il se laisse enfin aller à ce dont il avait toujours rêvé mais qu’il n’avait jamais osé faire. Parce que c’est aussi sa punition à Argès. La punition de ne pas l’avoir assez bien capturé. Cadmos enfonce son visage dans le cou de son amante et de quelques coups de reins plus profonds, plus brutaux peut-être, il s’exprime. Il se fait peut-être moins doux, mais ce n’est pas contre elle, et ce n’est jamais pour lui faire mal. C’est la fougue de la jeunesse qui parle, les élans répétés qui entraînent leurs os les uns contre les autres. Voilà qu’ils s’entrechoquent, et à la dernière étincelle, il se recule aussitôt, s’arrache à son étreinte et se répand avec maladresse sur la galbe de ses cuises, et un peu sur la couverture épaisse qui orne son lit.

A bout de souffle, et le corps encore tiraillé par les longs éclairs qui remontent jusqu’à son épine dorsale, il la regarde, longuement, jusqu’au moment où il ne peut que venir l’embrasser. Parce qu’il ne regrette pas. Il ne regrette rien.

Absolument rien.




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Nimue
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Ashley Smith © january cosy
Est-ce qu’elle en veut à Cadmos ? Non. Elle ne peut pas, parce que c’est sa faute à elle, s’il lui arrache ces frissons, si il peut goûter à sa peau, à son corps. C’est sa faute, s’il a tout le champ libre pour explorer le plaisir, s’il peut glisser ainsi sa langue là où personne sinon Argès n’a pu approcher. Elle est la vile sorcière qui s’offre à l’infidélité, au péché de chair. Est-ce qu’il pourrait être à elle ? Non. Pas même alors qu’elle réprime quelques gémissement de frustration. Elle en veut plus, beaucoup plus que sa bouche et ses jeux tentateurs, bien que toujours un peu maladroits. Et c’est un peu étrange, par moments elle a cette impression qu’il lit dans ses pensées. Elle a un peu peur de ne pas bien faire, elle aussi, de ne pas bien le rassurer ou le guider, mais elle fait de son mieux, elle fait tout ce qu’elle peut pour être douce, pour qu’il sache qu’il ne fait rien qu’elle ne veuille pas, qu’il ne la force à rien, qu’il ne l’oblige à aucun acte sinon celui de lâcher prise sur les conséquences et sur ses devoirs, par le simple fait de lui donner un peu d’affection, de brûlantes caresses.

C’est peut-être pire, de le sentir tout à l’intérieur, pire de l’entendre feuler ainsi à son oreille, pire parce qu’elle n’a plus aucune prise sur les réactions de son corps, sur ses mains qui remontent le long du dos masculin, qui cherchent à ce qu’il se presse plus fort contre elle, qu’il l’écrase de son désir, l’étouffe du poids de ses envies. Elle ignore ce qu’ils taisent, l’un et l’autre. Elle ignore pourquoi ils le taisent, surtout, puisqu’ils sont seuls, puisqu’ils ne peuvent être surprise dans leur crime. Adorable crime. Quand il revient l’embrasser, elle cherche déjà l’air qui manque à ses poumons, elle mord avec une forme de passion retenue cette bouche qu’il lui offre, lui qui prend soin d’être plein de langueur à l’intérieur de son corps moins abîmé quand c’est lui qui s’y glisse, quand c’est lui qui s’y plaît. Il a l’air d’apprécier, il a l’air d’aimer, à rendre son prénom presque délicieux, à rendre ce qu’elle est presque beau, même dans cet adultère. La peur reste là, un moment, lui coupe le souffle, l’oblige à se mesurer sur certains gestes, sur certaines caresses mais elle tombe pour lui, elle se perd pour lui, elle ferme les yeux pour s’oublier, laisser la brûlure remonter. C’est sans doute mal, n’est-ce pas ? Mal de geindre de lui, de ne pas savoir se réduire au silence, de ne pas le vouloir. Elle l’a trop voulu lui, ça la rend atrocement réceptive à chaque contact, au moindre effleurement de sa peau, à l’accélération notable et délectable de ses coups de reins qui s’impriment là, tout à l’intérieur d’elle et de ses fantasmes inavouables d’être un jour un peu consolée, un peu aimée.

Elle voudrait le retenir, le garder encore, qu’il ne prenne pas la fuite. Elle voudrait qu’il reste au creux de ses reins, encore, qu’il ne l’abandonne pas à la froideur des couvertures qui ne valent en rien le confort de son corps. Il est plus prudent, plus jeune mais moins inconscient quand il s’échappe et que les ongles griffent, sans le vouloir, l’épaule qui s’éloigne de sa prise. Ce n’est pas qu’elle veut encore plus de plaisir, ça n’est pas qu’elle est insatisfaite c’est qu’elle veut rester contre le jeune homme, sous sa protection, dans cet oubli si doux. Elle songe qu’elle chérira toute sa vie durant le souvenir de cet instant là, de cette nuit, d’autant plus quand il la regarde ainsi. Elle demeure offerte sur le lit, offerte à ses yeux, à ses regards, à tout ce qu’il pourrait vouloir, dans un sourire un peu timide. Le fait qu’il revienne l’embrasser fait courir une sorte de bonheur étrange jusqu’à son coeur complètement emballé, envoûté. Elle l’attire, le fait revenir plus près encore, pour s’enrouler contre lui, s’enfermer dans sa chaleur, dans de nouveaux baisers plus patients, plus longs, qui prennent le temps d’explorer, de goûter. Les doigts dans les cheveux bruns, elle se fait cajolante, caressante. « Est-ce que.. » C’est difficile, de ne pas s’enticher de ses lèvres, de redevenir sage, malgré la fatigue de ses muscles, la brûlure de cette blessure qui se rappelle à ses sens encore embrumés. « Est-ce que je peux rester jusqu’au retour de tes parents .. ? » Ce n’est pas seulement physique, elle a vraiment envie de cette paix qu’il sait si bien lui prêter. Prêter, parce qu’elle sait que ça ne pourra pas durer. Elle sait, le risque. Elle sait que si elle reste, elle aura du mal à résister, à ne pas revenir à ses bras, à ne pas glisser dans un gouffre passionnel mais elle ne le lui refuserait pas. Elle n’a pas de raison valable de ne pas se donner, temps qu’elle est là, tant qu’ils ne sont que deux, tant qu’il en aura envie, où il pourrait en avoir envie. Faible devant ses yeux particuliers, faible sous ses mains.   
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« We watch as our young hearts fade. » (C&A)
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