Partagez
 
 
 

 a song of fire and ice (ft. Chimay)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
 
Chimay Bleue
Chimay Bleue
MESSAGES : 79
INSCRIPTION : 15/10/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Celle de la bière et de la pluie
CRÉDITS : Gipher

UNIVERS FÉTICHE : HP, TWD, Post-apo, les univers loufoques, etc...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Tortue

a song of fire and ice (ft. Chimay) - Page 2 Empty


Gellert
Grindelwald

J'ai 16 ans et je vis à Durmstrang, quelque part dans le grand nord. Dans la vie, je suis un étudiant brillant, un peu détraqué et je m'en sors de moins en moins bien avec l'administration. Sinon, grâce à mon talent, je suis l'un des champions du Tournoi et je le vis plutôt très bien.

Génie intellectuel, brillant sorcier mais étudiant à problème, ce tournoi pourrait lui permettre d'éviter l'exclusion. Charmant, audacieux, éloquent et de nature espiègle, il est aussi sauvage, impitoyable, borné et sujet à des colères parfois dévastatrices. Il est assez solitaire, n'ayant jamais trouvé quelqu'un qu'il pourrait considérer comme un égal. Gellert est un garçon passionné, idéaliste. Il a des projets auxquels il croit et est près à tout pour les mettre en oeuvre. Cependant, son arrogance et son ambition dévorante le rendent aveugle au chemin que prennent ces rêves, l'enfonçant de plus en plus vers une route dont on ne revient pas. Mais après tout, c'est pour Le Plus Grand Bien.


Austin Butler ©️Chimay

Tout est dans la volonté. Gellert avait de la volonté à revendre. La volonté de s'élever aussi haut qu’il le pouvait, la volonté de chercher le pouvoir dans les tréfonds les plus sombres où il pouvait se lover. La volonté de rebâtir une société sorcière qui lui apparaissait défaillante, effrayé, contenu. De faire un monde où la magie reprendrait sa place de reine, où ses compatriotes ne se cacherait plus de ceux pour qui la nature n’avait point eu la clémence de les doter de cette puissance, où la liberté et l’ordre naturelle permettrait de faire des avancées telles qu’elles serviraient l’ensemble de la race humaine, moldu et sorciers confondus. Mais, s’il n’était pas question de douter de ses convictions, le scandinave devait s’avouer, au moins à lui-même, que les réponses du roux attisaient sa curiosité. Gellert était certain que la clé était dans l’extrême, qu’il fallait repousser toute limite si on voulait atteindre le vrai changement. Cependant, il pouvait admettre que pour les repousser, il lui faudrait peut-être passer plus de temps à les comprendre. Si le soleil n’avait pas la même puissance que l’ombre, il contenait certainement des secrets qui pourrait lui permettre de passer de l’un à l’autre avec une fluidité que le saut dans l’inconnu ne lui permettait pas. Mais Grindelwald n’avait pas la patience, l’envie de s’attarder sur des chemins déjà traversés. Bien qu’il ne se l'avouera jamais, le fond du problème était surtout qu’il ne le pouvait pas. Le feu qui le faisait avancer ne le permettait pas et, s’il savait courir et sauter, il était aussi maladroit qu’un bambin quand il s’agissait de marcher ou s’arrêter. C’est dans cette vérité que l’on pouvait comprendre une des raisons de son attraction au jeune anglais : là où Gellert était dans une opposition interne éternellement instable, une lutte personnelle sans fin, Albus semblait avoir trouvé un équilibre, une symbiose avec cette vaste puissance qu’il possédait, symbiose qui ne pouvait que fasciner l’élève de Dursmstrang.

Gellert sentit la surprise du jeune homme dans les veines sous la peau fine autour de laquelle il avait entouré ses doigts. Mais il y avait autre chose, là, en dessous, une chose que le blond avait cherché à faire sortir sans savoir quels en étaient les contours exacts. Plus acerbe, plus tranchante, un premier éclat dans la façade jusque là résolument polie de son interlocuteur. S’il était toujours aussi calme, le scandinave vit un éclat dans les yeux clairs, un éclat indiquant qu’Albus n’était pas de ceux qui se font guider, qu’il n’accepterait pas d’être vu comme autre chose que l’égal qu’il était. Le blond bouillonnait, l’envie de voir ce que lui réservait le roux en conflit avec son instinct de mettre au sol, de combattre, de s’affirmer. Gellert, s’il savait montrer un jour charmant, avait un fond presque animal, sauvage. Ses réactions primaires étaient l’attaque et l’expression de sa domination. Mais que fait l’animal qui rencontre quelqu’un qui ne lui ait pas inférieur, quand il s’est senti seul dans sa position tout au long de sa vie? Que faire quand on rencontre quelqu’un qui ne plie pas l’échine? Si il avait reconnu le pouvoir du roux dès le début, c’était là la première fois qu’il voyait réellement l’égal, celui que son arrogance ne souhaitait ou ne pouvait voir. Il était en territoire inconnu et c’était aussi exaltant que contrariant. Contrariant car il n’avait aucune idée de la façon dont on s’y prend avec un membre de son espèce, avec quelqu’un qui disposait des même outils que lui-même avait, exaltant car enfin. Enfin il avait face à soit quelqu’un qui méritait d’être entendu.

Le rire du roux et la sensation de ses doigts se refermant sur le poignet du nordique donnait la même sensation qu’une caresse. Mais le poids de son pouvoir était plus brûlant qu’il ne l’avait jamais été. Plus proche de la sensation que donnait la magie de Gellert, qui résonnait en écho avec cette soeur enfin trouvée. Le blond sentait la magie pulser, le tonnerre gronder. Dans son regard se battait l’envie de pousser le combat de ce cran trop loin, de cette octave qui ferait déraper la musique, de faire de cet homme son plus beau duel et de voir s’il pouvait s’imposer face à quelqu’un qui, dans toutes ses différences, lui ressemblaient tant. Mais, ce serait signer la fin de toute conversation, de tout jeu, de toute altercation. Il haussa un sourcil sous la menace de l’anglais, et un sourire taquin vint répondre à celui d’Albus, tranchant avec l’expression féline, quasi prédatrice de ses yeux.
“Ce serait en effet plus sage. Mais je dois admettre qu’il m’a toujours été impossible de résister à la tentation de la course, c’est l’un de mes péchés dirons-nous.”
Gellert entendit le jeune homme lui dire qu’il ne ploierait pas. Il l’entendit, mais il ne savait pas encore s’il était décidé à le comprendre. Jamais on ne lui avait résisté, et cela réveillait des élans violents, une envie de prouver qu’il pouvait plier. L’endroit où l'épiderme du scandinave touchait celui de l’anglais était électrique, bouillonnant, presque trop brûlant. Presque. Gellert ne voulait pas que cette sensation, cette proximité avec cette chaleur lui soit refusé. Il avait entendu, et il avait compris. Mais, Gellert Grindelwald restant Gellert Grindelwald, il avait besoin de faire comprendre que s’il acceptait les termes du roux, il n’était pas de ceux que l’on pouvait pousser sans se brûler. Il agrippa plus fermement le poignet qu’il tenait entre ses doigts, laissant s’écouler un peu de cette sensation quasi douloureuse jusque dans les veines de l’autre, lui laissant goûter la flamme qui animait le scandinave, cadeau et menace à la fois. Il approcha sa tête de celle d’Albus, en écho à leur discussion autour de la table du hall de Beauxbâtons.
“Je le vois. J'espère que cela vaut pour toi aussi.”
Il recula rendant sa présence moins dense, moins omniprésente. Le sourire se fit plus fin, les yeux moins orageux. Les règles du jeu ne serait pas les même avec Albus. D’égal à égal, il était près à faire un pas en avant.
“J’aimerais pouvoir utiliser ton baume, si tu me le permet. L’infirmier de Durmstrang est un boucher sans nom et sa réparation laisse fortement à désirer. Pour pallier à mes manières peut-être un peu rustres, je suis près à répondre aussi honnêtement que possible à toute question que tu pourrais avoir.”
Aussi honnêtement que possible. Il y avait des choses qu’il ne pourrait pas révéler, pas encore, pas tant qu’il n’était pas sur de l’attache réel de l’anglais à la lumière. Mais germait déjà dans l’esprit du blond l’idée, peut-être, de faire part un jour de certains de ses rêves à son concurrent.




@Floradaigh :y:
Revenir en haut Aller en bas
 
Floradaigh
Floradaigh
Féminin MESSAGES : 138
INSCRIPTION : 07/10/2018
RÉGION : franco-suisse
CRÉDITS : © pizza planet (avatar) solosands (signa)

UNIVERS FÉTICHE : city, fantasy, historique, dérivé de séries, i'm open
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Tortue

a song of fire and ice (ft. Chimay) - Page 2 Empty


Albus
Dumbledore

J'ai 16 ans ans et je vis à Poudlard, Écosse. Dans la vie, je suis en sixième année à Gryffondor et préfet et je m'en sors extrêmement bien. Sinon, grâce à mes compétences, je suis choisi pour représenter Poudlard au Tournoi des Trois Sorciers et je le vis plutôt bien, malgré une certaine appréhension.

Un génie en ce concerne la métamorphose. De grandes dispositions pour la Legilimencie qu'il entraîne en secret. Étudie l'alchimie à ses heures perdues. Taquin et joueur, reste un grand enfant malgré ses instants de sagesse. Extrêmement attiré par le pouvoir. Ne parle jamais de sa soeur ou de la mort de son père à Azkaban.

a song of fire and ice (ft. Chimay) - Page 2 Tumblr_n9054qRETY1r4m60qo1_500


Tijn Elbers ©️ JIMMY
Le baume n'était qu'une expérience parmi tant d'autres, sous couvert d'une pièce bien méconnue des élèves de Poudlard. Il y a peu de visages à connaître l'exacte emplacement de la salle sur demande, à savoir comment l'invoquer, de quelle manière voir apparaître l'immense porte délicatement ouvragé contre le large pan de mur en pierres ternies par les siècles. Quelques lectures spécifiques avaient suffi pour être l'un des possesseurs de ce secret bien gardé et j'avais pu apprécier le confort à jamais changeant dudit lieu. Un endroit fabriqué de toutes pièces par les fondateurs eux-mêmes, imprégné de leur malicieuse magie. Où il suffisait de visualiser avant même qu'elle ne soit devant nos yeux, où il avait pousser l'imagination pour voir se dessiner nos plus intimes désirs. La chaleur d'un salon, où s'étendaient de chatoyantes couleurs et un thé encore fumant, afin d'en profiter pour tourner encore quelques curieuses pages. Le minimalisme d'un laboratoire, parsemé de bocaux posés en équilibre précaire sur quelques étagères, un chaudron lustré n'attendant que d'être utilisé. La familiarité d'une chambre à coucher où tout est à l'identique, du plus petit cadre penchant légèrement aux effluves de lessive qui parfument la pièce. Il ne suffisait que d'avoir l'idée à l'esprit et la magie se chargeait de lui donner vie. Un temple secret, un havre de paix où nul ne pouvait me déranger, où nul ne pouvait tordre sa bouche en de vains avertissements inquiets. J'étais le seul roi de ce lieu d'imaginaire, appréciant simplement le silence et les infinies possibilités qui s'étendaient devant moi. Parfaire ma maîtrise de la métamorphose, de l'enchantement, l'art de pouvoir exercer la magie sans moindre besoin d'un artefact pour la concentrer. L'invisibilité dans la même optique était le projet sur lequel je m'efforçais de travailler chaque jour durant, avant d'avoir été emporté sur les terres françaises. Il y avait tant de choses à découvrir, à s'approprier, à acquérir. La magie était sans limites et usée avec le plus grand soin, elle permettait de faire ce que le coeur désirait. Et ce que je désirais, c'était un monde où les sorciers n'avaient plus besoin de se cacher, où l'harmonie fleurirait entre les êtres vivants, de quelque espèce qu'ils soient. Où il n'y aurait plus de peur, de dissimulation, plus d'enfants qui ravalent leur pouvoir par peur des représailles, où il n'y aurait plus de méfiance et de mystères qui entraînent de la violence. Un équilibre pacifique en mot d'ordre, pour le plus grand bien.

Mais là, devant l'énigmatique Gellert Grindelwald, je me sens obnubilé par les vibrations qui émanent de nos deux corps, qui s'entrelacent autant qu'elles se confrontent. Comme deux ombres bien distinctes qui se mesurent l'une à l'autre, qui gouttent l'atmosphère pour en déterminer l'issue, qui s'opposent et se complètement. Une parfaite dualité que je voyais faire brûler le feu de son regard. Le scandinave n'avait jamais rencontré personne qui lui soit égal et cela éveillait un instinct de compétition là où je n'y voyais encore que de l'intérêt curieux. Qu'est-ce que cela donnerait-il si l'on en venait réellement à se confronter l'un à l'autre ? Il y pensait également, d'après les pulsations fermes provenant de ses mains respectivement posées sur ma main et le creux de mon cou. Une vague brute, brûlante, qui se répandait et rampait le long de mon corps. Et tu ressentais la sorte de frustration qui s'échappait de lui, à enfin réaliser qu'il se trouvait devant quelqu'un qui ne plierait pas le genou et ne se soumettrait pas comme les autres avant lui l'avaient fait. Qu'il ne pouvait permettre d'imposer ses règles et penser que j'allais les appliquer avec une révérence. Je respectais son pouvoir et la magie qui tournoyait autour de moi, effleurait ma peau frissonnante, je tenais à ce qu'il en soit de même pour lui. Nous étions des égaux, pas tout à fait des adultes, mais nous pouvions être civilisés jusqu'à ce que l'on aie réellement à se mesurer l'un à l'autre. Demain était un autre jour et il sera jour de tournoi. Une toute autre affaire. Et je réponds dans la même mesure, entourant sa peau tiède de la mienne, envoyant quelques douces protestations métaphysiques sur son épiderme. Il avait quelque chose de profondément carnivore dans son regard, désormais. Un éclat qui n'y était pas jusque là, qui brillait sous la surface, qui n'attendait que son heure pour approcher. « Si impatient, Gellert Grindelwald. » je murmure, mes iris clairs toujours plongés dans les siens, sa poigne me gardant toujours en équilibre sur le sol, à sa merci. Pour autant, je ne me sentais pas en danger. Suffisait d'un moindre mouvement, un infime faux-pas de sa part pour mettre l'engrenage en route. Et j'appréciais réellement nos échange, un erreur due à l'arrogance laisserait une infinie amertume sur ma langue. Une déception plus difficile à avaler que les autres, dirons-nous. Une pression plus forte sur mon poignet, qui dénote d'un certain agacement. Déjà lassé de ne pouvoir être l'unique empereur, blondinet ? Subissant silencieusement l'incendie venimeux qui force l'entrée de sa chair pour se glisser au-dessous. Un aperçu de son pouvoir à double-tranchant, aussi douloureux qu'addictif. Le scandinave était capable de grandes choses, tu le sentais. Il en avait la possibilité, avec cette amas bouillant qui frémissait en lui. Ce reflet de tes propos aspirations, sous une couche de charme et de brusquerie.

Puis l'orage reflue de ses iris ombrageux, la présence serpente pour reprendre le chemin arrière, se faisant plus discrète et j'obtempère pour faire de même. Toujours dans la même mesure, avec lui. Savoir trouver les notes qui se correspondent, rester sur la même mélodie, éviter les fausses notes. Mais je ne peux empêcher un sourire étrangement satisfait de redessiner le contour de mes lèvres à sa réponse, comprenant le pas qu'il s'efforçait de faire. Il sacrifiait cette fierté maladive pour s'avancer dans ma direction, accepter certains de mes termes silencieux comme j'acceptais certains des siens. Son visage à quelques centimètres du mien, son souffle s'échouant sur mes lèvres à mesure que les paroles s'échappent de sa bouche délicatement ourlée. Un charisme qu'il était difficile d'ignorer. « Est-ce que tu le mérites vraiment ? » je demande avec malice, sachant très bien qu'il comprendrait le sens de ce questionnement. Il avait dépassé la barrière physique avec sa magie quand j'avais simplement effleuré sa peau de la mienne. Deux étalages de magie parfaitement associés à leurs possesseurs. Mais il était imprévisible et téméraire là où je restais dans la retenue. Il utilisait la force où j'intervenais avec finesse. Deux mondes opposés mais reliés par la même puissance. Le même intérêt pour le pouvoir. Je laisse échapper un rire avant même qu'il ne puisse y répondre quoi que ce soit, relâchant son poignet de ma main, laissant celle-ci délibérément frôler le long de son avant-bras avant de la récupérer contre moi. « Cela me semble équitable, cette fois. » je souffle, avec une douce insolence, avant que le petit pot blanc ne réapparaisse subitement dans ma main prise en étau dans la sienne. « Si tu veux être rétabli d'ici demain, il faut t'assurer d'en mettre maintenant. Il est rapide d'action mais il n'égale pas encore un vif d'or. » je rajoute en mordillant ma lèvre, réfléchissant à la durée pendant laquelle il agissait. D'après ma moyenne, ça revenait à 6h, ce qui était bien réduit par rapport aux jours indiqués par le sortilège d'infirmerie. Même la potion Poussos prenait bien une journée pour agir et elle était incroyablement douloureuse. Je me souvenais encore de la sensation de mon os repoussant dans ma jambe après une chute. « Je laisserai mon intarissable curiosité s'éveiller après, ne t'en fais pas. » sont les derniers mots qui s'échouent sur son visage, le mien se fendant d'un joyeux sourire. La lune était bien ronde dans le ciel et tout se passait plutôt bien.                             


@Chimay Bleue :huhu:



let's get so much feelings ☩
Revenir en haut Aller en bas
 
Chimay Bleue
Chimay Bleue
MESSAGES : 79
INSCRIPTION : 15/10/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Celle de la bière et de la pluie
CRÉDITS : Gipher

UNIVERS FÉTICHE : HP, TWD, Post-apo, les univers loufoques, etc...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Tortue

a song of fire and ice (ft. Chimay) - Page 2 Empty


Gellert
Grindelwald

J'ai 16 ans et je vis à Durmstrang, quelque part dans le grand nord. Dans la vie, je suis un étudiant brillant, un peu détraqué et je m'en sors de moins en moins bien avec l'administration. Sinon, grâce à mon talent, je suis l'un des champions du Tournoi et je le vis plutôt très bien.

Génie intellectuel, brillant sorcier mais étudiant à problème, ce tournoi pourrait lui permettre d'éviter l'exclusion. Charmant, audacieux, éloquent et de nature espiègle, il est aussi sauvage, impitoyable, borné et sujet à des colères parfois dévastatrices. Il est assez solitaire, n'ayant jamais trouvé quelqu'un qu'il pourrait considérer comme un égal. Gellert est un garçon passionné, idéaliste. Il a des projets auxquels il croit et est près à tout pour les mettre en oeuvre. Cependant, son arrogance et son ambition dévorante le rendent aveugle au chemin que prennent ces rêves, l'enfonçant de plus en plus vers une route dont on ne revient pas. Mais après tout, c'est pour Le Plus Grand Bien.


Austin Butler ©️Chimay

Un sourcil se haussa face à la question du jeune anglais. Le méritait-il? Quelle drôle de demande, à la réponse plus complexe qu’elle n’avait pourtant le droit de l’être. Une ligne de pensée qui fut rapidement interrompue par le frôlement entièrement délibérés sur son avant bras. Comme une allumette qu’on cherche à craquer, que l’on va venir frotter à la surface du bord de la boîte faite de phosphore et de verre. Gellert frissonna face à cette sensation, cette électricité qui lui parcourait chaque terminaison nerveuse, le faisant se sentir comme une pile qui s’est faite frapper par un éclair, par un coup de foudre, une batterie dont la puissance était décuplée mais risquait d’imploser à tout moment. Cette rencontre, si elle était des plus fascinante, avait un côté des plus dangereux, ne serait-ce que car Gellert se sentait comme un homme qui est tombé sur une drogue dont il ne pourrait plus se passer. Cette addiction au pouvoir ne faisait pas bon ménage avec un caractère aussi instable que le sien, et Albus était une épée à double tranchant. Car il réveillait tous les instincts primaire du scandinave. S’il avait accepté de faire reculer l’animal qui l’habitait, la bête sauvage était toujours tapie dans l’ombre de son esprit, prête à resurgir avec une violence dévastatrice. Un homme plus sage aurait sans doute tenté de reculer, de reprendre son souffle. Mais Gellert aimait le danger, il aimait avoir trouvé quelqu’un qui saurait sans doute le garder sur la pointe des pieds, qui serait capable de se mesurer à lui. Le blond faisait partie de cette espèce d’homme qui saute dans un lac sans fond, dans les abîmes, le rire aux lèvres. Dumbledore, aussi tranquille puisse-t-il sembler, avait en lui la capacité d’être cette abîme, et c’était cet aspect du roux qui venait gratter aux portes de la partie la plus sombre de Gellert. Il raffermit les prises qu’il avait sur l’anglais, plus une menace mais une garantie que, sur ce nouveau terrain d’entente, on ne lui refuserait pas cette sensation brûlante qui accompagnait chacun de leur contact.

Il ne regardait pas le pot, fasciné comme il était par les expressions passant sur le visage de son concurrent, par chaque aspect qui illuminait le faciès de l’autre. S’il donnait, Gellert voulait recevoir en retour, et dans ce retour, il s’attendait à avoir accès à autant de clés pour décoder le jeune homme qu’il pourrait en avoir en une année. Il dû s’avouer curieux face à la retenue qu’avait le roux dans ses questions. Questions que le blond pouvait sentir frémir doucement dans cet esprit intelligent. Comme Albus l’avait si bien dit, Gellert était impatient. Il aurait cherché à savoir autant de choses que possibles. Du trivial, du futile, quelle était la première chose que l’anglais faisait en se réveillant? Café ou thé? Métamorphose où charmes? Mais aussi des questions bien plus dérangeantes, bien plus insidieuse, le genre de questions qui chercheraient clairement à comprendre ce que cache ces yeux si tranchant, qui chercheraient à voir jusqu’où Albus pourrait être poussé, si ses limites étaient de celles qu’on peut charmer pour les faire tomber ou si elles étaient d’un matériau si robuste qu’il faudrait en faire exploser les bases pour pouvoir espérer les franchir. Ah, qu’il était impatient, qu’elles lui brûlaient l’esprit toutes ces questions. Mais comme il avait pu s’en rendre compte lors de leur altercation si silencieuse, Gellert ne pourrait user des même techniques qu’il avait utilisé avec le reste du monde. Il lui faudra ressembler au serpent qui perdit Ève, sinueux, doux, patient. Et pour ce défi, le scandinave était près à l’être.

Avec regret, il délia les phalanges de la main qu’il avait posé contre le cou de l’anglais, doucement, laissant glisser ses doigts en les retirant. Il gardait cependant toujours son emprise sur le poignet du roux, et il ne savait pas si c’était parce qu’il voulait garder le contact ou parce qu’il ne pouvait tout simplement pas lâcher. Il s’empara du pot avant de répondre au sourire d’Albus par l’un des siens, encore et toujours emprunt de cette qualité insolente, comme un capitaine de navire pirate s'apprêtant à partir à la recherche d’un trésor, à trouver un bateau à saborder.
“C’est ton produit, je me plierais donc à tes conseils.”
Il y avait une qualité mutine, malicieuse à cette phrase, dans le choix des mots. Espiègle comme toujours, rappel taquin de la confrontation qu’il ne pouvait s’empêcher de faire. Mais Gellert prit soin d’effacer toute note agressive, menaçante de sa voix, ne laissant que le velours et la soie dans ses intonations. Un pas en avant, garder l’animal sous clé pour le moment. Enfin, ses doigts acceptèrent de lâcher le jeune homme, la fin du contact entre leurs épidermes donnant l’impression à Gellert d’avoir reçu un bac d’eau froid sur une peau brûlante, fiévreuse. Un peu comme sortir d’un trip : on sait qu’on a le regard plus clair, mais on se sent mal, on veut reprendre, retourner dans les eaux troubles. D’un geste silencieux de ses doigts ornées de bagues, il fit s’élever le pot, le couvercle se dévissant de lui-même. Comme tous les élèves de Durmstrang, sa tenue se composait quasiment toujours d’une paire de bottes noires, une épaisse cape doublée de fourrure qu’il avait laissé sur le bateau, une tunique de laine carmin brodée de fils de soie dorée et un sous-pull noir. D’une main, il attrapa le bords des deux couches lui couvrant le haut, soulevant afin de pouvoir accéder à la partie tendre de ses côtes. Une peau blanche se laissa entrevoir, entrecoupé d’un nombre presque scandaleux de cicatrices, balafres et brûlures. Ici, une texture rugueuse comme celle de quelqu’un qu’on a trainé sur des graviers, là un cercle incroyablement lisse ne pouvant venir que d’un objet incroyablement chaud, là-bas des marques ressemblant à s’y méprendre à des griffes animales. Certaines de ces traces semblaient avoir un passé plus sombres que d’autres, notamment une cicatrice pas bien longue mais très marquée, ne pouvant venir que de quelque chose qui s’est enfoncé avec la force de la haine. Il ne surprendra pas grand nombre de savoir que, en seulement 16 ans d’existence, Gellert s’était fait des ennemis qui n'attendaient que le moment où il aurait le dos tourné pour pouvoir débarrasser la terre de sa présence. Souvent pour d’assez bonnes raisons.

La marque qui l’intéressait était au bas de sa cage thoracique. Une fine et longue plaie, à peine cicatrisée, dont l’aspect pouvait presque être décrit comme furieux. Avec deux doigts, il prit une petite dose du baume, étonnamment frais sur sa peau, et l’appliqua le long de la blessure, massant légèrement du bout de l’index et du majeur. Il ne sentit rien, et leva la tête vers Albus, un sourcil haussé. Puis, la sensation d’un sac de froid posé sur une côte douloureuse vint, douce, agréable, calmant un endroit qui avait oublié qu’il avait mal. Ce sentiment qu’on a, vous savez, quand on ne sait pas qu’on a un muscle crispé jusqu’à ce qu’il se détende. Un petit bruit de satisfaction s’échappa de ses lèvres et il laissa tomber pull et tunique, recouvrant cette peau à l’aspect si étrange. Au vue de la façon dont le produit avait déjà commencé à agir, Albus n’avait pas exagéré la vitesse de son remède. Le pot à présent refermé et repris en main, il gratifia son interlocuteur d’un autre sourire brillant, ses yeux rieurs.
“Me permettras-tu de t’avouer que j’avais quelques incertitudes quand à la rapidité de cet onguent? Mais par Fenris, je me vois honteux d’avoir douté de tes compétences.”
Et ce ne serait pas une erreur qu’il ferait deux fois. Non, Dumbledore n’était pas quelqu’un que l’on pouvait sous-estimer, dans aucun domaine. Toujours en souriant, il lança le pot une fois, deux fois dans l’air, le rattrapant d’un geste gracile avant de le tendre à son propriétaire.
“Je te remercie, le tournoi de demain aurait été plus compliqué sans cela… Dis-moi, j’ai entendue des rumeurs sur un vitrail des plus fascinant, un vieil alchimiste qui aurait travaillé sur une façon alternative d’utiliser la foudre comme conducteur magique. Il n’a laissé aucune documentation derrière, mais on m’a laissé savoir qu’il lui arrive de se montrer bavard après quelque verres.”
Comme souvent quand il discutait théories magiques et découvertes, l'énergie de Gellert grimpait, bouillonnait, devenant contagieuse. Il y avait encore en lui, dans les méandres de la sombre personne que l’ambition le faisait devenir, des traces du garçon qui s’était plongé dans l’obscurité comme un jeune bleu par simple envie de savoir, de connaître. L’éclat dans ses yeux était de retour, mais il était moins dangereux, plus joueur.
“Je pensais aller le taquiner un peu ce soir, veux-tu m’accompagner?”
Gellert savait qu’il lui faudrait abandonner la compagnie de l’anglais a un moment, retourner auprès de ses compagnons du nord. Mais ce retour au fade et à l’ennui pouvait bien attendre le temps d’une visite.
Le bruit de pas lourd dans leur couloir vint ébranler cette conviction.




@Floradaigh :8D:
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


a song of fire and ice (ft. Chimay) - Page 2 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
a song of fire and ice (ft. Chimay)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» [UPTOBOX] Fire Girls [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers fantasy :: Harry Potter-
Sauter vers: