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 a song of fire and ice (ft. Chimay)

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Floradaigh
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Écosse puis Cassis, France - Année 1897
Albus Dumbledore, élève exceptionnellement doué de Poudlard, est choisi par le destin en tant de participant au Tournoi des Trois Sorciers. À l'âge de seize ans, il se rend donc en France pour participer à de dangereuses épreuves afin de ramener la coupe au Royaume-Uni, confiant et excité par cette nouvelle aventure. Mais la plus terrible des épreuves ne sera-t-elle pas de rencontrer Gellert Grindelwald ? Et de ne pas succomber aux sombres mystères qui l'entourent, à son aura douloureusement fascinante ?
Contexte provenant de la petite tête merveilleuse de @Chimay Bleue  :l:



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Floradaigh
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Albus
Dumbledore

J'ai 16 ans ans et je vis à Poudlard, Écosse. Dans la vie, je suis en sixième année à Gryffondor et préfet et je m'en sors extrêmement bien. Sinon, grâce à mes compétences, je suis choisi pour représenter Poudlard au Tournoi des Trois Sorciers et je le vis plutôt bien, malgré une certaine appréhension.

Un génie en ce concerne la métamorphose. De grandes dispositions pour la Légilimencie qu'il entraîne en secret. Étudie l'alchimie à ses heures perdues. Taquin et joueur, reste un grand enfant malgré ses instants de sagesse. Extrêmement attiré par le pouvoir. Ne parle jamais de sa soeur ou de la mort de son père à Azkaban.


Tijn Elbers ©️ JIMMY


Et le représentant de Poudlard pour le Tournois des Trois Sorciers est Albus Dumbledore. Toute l'assemblée d'élève s'était tournée vers moi et je m'étais avancé sous les applaudissements assourdissants de mes camarades. Armando Dippet m'avait gratifié d'une main sur l'épaule accompagnée d'un clin d'oeil. De ces clins d'oeils qui veulent tout dire sans avoir besoin de prononcer un seul mot. Nous le savions. Je n'étais pas un vantard, mais je connaissais l'étendue de mes capacités. J'étais un élève assidu et constamment en fervente amélioration de mes compétences. Avec de bonnes prédispositions à la métamorphose et à la lecture des esprits, j'étais envoie d'atteindre mon dessein. Et j'allais représenter fièrement l'école, une fois arrivé à Paris. L'occasion de participer au tournoi réunissant les trois plus prestigieuses écoles du monde ne se présentait pas souvent, d'après les murmures des tableaux et j'étais tant anxieux qu'enjoué à l'idée de me rendre en France pour me mesurer à d'autres adversaires. Il y avait tant à apprendre des autres, tant de choses qui m'étaient encore inconnues. Et ma soif de connaissances était intarissable. Je déliai mes bras pâles et couverts de quelques tâches de rousseur vers la foule en une révérence amusée avant de reprendre place à ma table, couverte de rouge et d'or. Les conversations allaient bon train, à coup de « Tu te sens comment ? » « Tu crois que tu vas gagner la coupe, Albus ? » « Pas trop inquiet ? » et je les éludais de quelques vagues explications, les yeux brillants. Je me sentais excité et confiant mais légèrement bouillonnant de questions : je n'étais pas certain du résultat mais qui pouvait l'être en même temps ? Je ne savais qui j'allais affronter et dans quelles circonstances. Mais j'allais donner le meilleur de moi-même, j'allais tenter de percer le nuage brumeux qui entourait les mystérieuses épreuves. Ce soir-là, j'allai me coucher avec le cœur lourd, l'esprit rempli d'interrogations, m'imaginant différents visages, différents paysages. Dans quelques jours, je poserai un pied à terre dans un autre pays, ne sachant pas encore que j'allais vivre l'aventure la plus exaltante de toute mon existence. Et rencontrer la personne qui allait changer mon univers à tout jamais.

L'air était léger et rempli d'iode, venant faire se plisser mon nez sous la surprise. À peine arrivés à Cassis, sur la côte française et déjà le soleil se faisait haut et puissant. Nous n'étions pas préparés, avec nos écharpes et nos bonnets engoncés sur le crâne. La brise venait jouer dans mes cheveux roux et j'observe l'étendue céruléenne qui se profile à l'horizon. Pas une habitation à des kilomètres, juste une garrigue parsemé de quelques arbres persistants, du sable et l'eau qui borde tout ce beau tableau. Le château de Beauxbâtons, fièrement dissimulé au milieu de l'espace semblant désert, trônait majestueusement en hauteur, d'une blancheur immaculée. Une architecture typiquement française, de style renaissance, des hautes tours et quelques touches d'un bleu céleste qui venaient rajouter à la féerie de leur école. Le bus volant, aux couleurs du Royaume-Uni, vient se poser de manière tout à fait contrôlée au bord du mur d'enceinte, près des imposes grilles dorées.  J'avais entendu dire que chaque pays possédait son propre moyen de locomotion représentatif et il avait été évident qu'un bus à deux étages avait été le choix le plus logique nous concernant. Un drakkar viking pour les scandinaves, mouillant au bord de l'eau sur la côte ainsi que d'un carrosse tiré par chevaux ailés pour la France quand elle avait à se déplacer. Monsieur Dippet s'étire furtivement avant de rejoindre l'entrée frappée des armoires de l'école : deux baguettes croisées d'où s'échappent trois étoiles. La mine émerveillé d'Elphias était amusante à observer, parce qu'elle était le reflet de tous ceux de mes compagnons d'aventure. Nous étions une dizaine à avoir été envoyés ici, des supporters de toutes maisons confondues, choisis pour leurs connaissances et leurs capacités qui pouvaient éventuellement m'être utile, selon la situation. Puis les grilles s'ouvrent dans un doux carillon et nous finissons par entrer dans l'enceinte du château. Et mon cœur se remet à battre de plus belle.

Le soir s'étire rapidement et j'ai à peine le temps de me remettre du voyage que je suis tiré de ma lecture de métamorphose par un préfet-en-chef qui vient nous chercher pour la réception en notre honneur. J'aurais préféré visiter le château mais notre présence étant requise, je redresse ma cravate lâchement nouée autour de mon cou et suit le reste du groupe, observant les alentours. L'on attend l'appel devant la porte délicatement ouvragée de dorures et lorsqu'un « Poudlard » retentit, celle-ci s'ouvre et nous avançons sous les chaleureux applaudissements des français. Des gerbes d'étincelles aux couleurs de notre pays serpentent le long du chemin principal et viennent se rejoindre pour en former le drapeau, ondulant sagement dans la pièce. « Le champion de l'école de magie de Poudlard, Albus Dumbledore ! » Et je réitère ma révérence avant que notre groupe ne se pose sur une table laissée libre à notre attention. Puis c'est au tour de Durmstrang de faire son entrée majestueuse, au son des tambours, habillés de vêtements chauds et molletonnés. Ils sont vigoureux et leur regard est sombre, perçant. Mon regard s'arrête sur un visage encadré de longs cheveux blonds, arrimé sur ses traits faussement angéliques. Mais je n'arrivais pas à m'arrêter de le regarder, mon ventre se tordant sournoisement. Ils s'arrêtent d'un pas lourd, sous un silence fasciné, avant que la directrice de Beauxbâtons ne reprenne son discours. « Le champion de l'école de magie de Durmstrang, Gellert Grindelwald ! »


@Chimay Bleue :ouloulou:



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Gellert
Grindelwald

J'ai 16 ans et je vis à Durmstrang, quelque part dans le grand nord. Dans la vie, je suis un étudiant brillant, un peu détraqué et je m'en sors de moins en moins bien avec l'administration. Sinon, grâce à mon talent, je suis l'un des champions du Tournoi et je le vis plutôt très bien.

Génie intellectuel, brillant sorcier mais étudiant à problème, ce tournoi pourrait lui permettre d'éviter l'exclusion. Charmant, audacieux, éloquent et de nature espiègle, il est aussi sauvage, impitoyable, borné et sujet à des colères parfois dévastatrices. Il est assez solitaire, n'ayant jamais trouvé quelqu'un qu'il pourrait considérer comme un égal. Gellert est un garçon passionné, idéaliste. Il a des projets auxquels il croit et est près à tout pour les mettre en oeuvre. Cependant, son arrogance et son ambition dévorante le rendent aveugle au chemin que prennent ces rêves, l'enfonçant de plus en plus vers une route dont on ne revient pas. Mais après tout, c'est pour Le Plus Grand Bien.


Austin Butler ©️Chimay

“Grindelwald..”
Les yeux du blond étaient braqués sur le ciel, fixés sur un point qui se rapprochait de plus en plus de la terre ferme. Ses mains étaient accrochées à la rambarde du bateau, serrées à s’en blanchir les jointures.
“Grindelwald.”
Le bus se décida enfin à quitter les cieux, posant ses quatres roues imposantes sur le sol meuble, face à la massive grille d’entrée de l’école. Le directeur fut le premier à descendre, suivi de ses élèves, une petite dizaine en épaisses robes noires et bonnets de laine. Gellert n’eut aucun mal à repérer le garçon qu’il cherchait. Une figure autour de laquelle semblaient voltiger les autres, c’était forcément le troisième Champion.
“Grindelwald !”
Il se tourna, un sourcil haussé, un sourire sur les lèvres, “Oui, Madame la directrice, que puis-je pour vous?”
“Passons les formalités, je vous prie. Je viens vous rappeler votre promesse. Et la mienne. Si vous gagnez, l’école pourra faire l’impasse sur vos dernières… expériences. Soyez fidèle à votre parole, ne laissez rien vous distraire, remportez moi cette victoire quel qu’en soit le prix. Durmstrang sera fier de vous, n’est-ce pas?”
Encore et toujours ce fichu sourire, “Bien sur.”

Il attendait devant la grande porte donnant sur le hall central de Beauxbâtons, entouré des autres élèves de son école, près à faire une entrée digne d’un roi. Mais la différence entre lui et le champion de Poudlard, c’était que ses compagnons de routes ne le regardaient pas avec admiration, ne cherchaient pas à croiser son regard, à lui souffler des encouragements. Ils avaient peur, peur des rumeurs qui circulaient à son sujet. Crétins. Je ne cherche que notre bien à tous. La solitude se faisait parfois ressentir, mais elle était le prix de ses rêves, de ses projets. Une légère commotion pris place dans les rangs de Durmstrang et une voix râpeuse, cassée se fit entendre à son oreille.
“Gellert, fais pas le con et écoute-moi.”
Ah, il l’avait oublié elle. Sa cousine. Aussi connue comme la version humaine de l’enfant non voulu d’un tank et d’un grizzly sous testostérone. La solitude avait aussi du bon parfois.
“Gellert, bordel! Ecoute, fais gaffe au mec de Poudlard. J’en ai entendu parler, et on dit que c’est le gars le plus doué qu’ait jamais foutu les pieds là-bas. Tu sais, j’suis au courant de ton deal avec Holgersen et j’te jure que j’te crève si tu me laisse toute seule dans cette école.”
Il se tourna vers la jeune fille, agacé.
“Combien de fois je te l’ai dit? Doute du monde si tu veux, mais ne doute jamais de moi.”

“Le champion de l’école de magie de Durmstrang, Gellert Grindelwald!”
Et il salue la foule, affublé de son sourire le plus charmant. Et les gens applaudissent, même les siens. Après tout, il est peut-être étrange, il trafique peut-être des choses pas très catholique, mais il a de la gueule, leur champion. Une jeune femme vint pour les accompagner jusqu’à leur table, mais le regard du blond était tourné ailleurs. Il avait sentit les yeux sur lui, tout au long de son entrée, insistants. Même sans la masse rousse, Gellert aurait su le distinguer entre tous ces compagnons. Le garçon sentait le pouvoir, le charisme à plein nez. Une odeur particulièrement agréable. Le blond croisa son regard et ne le lâcha pas, souriant de plus belle. Autant aller directement rencontrer la bête. Ignorant la direction vers laquelle la demoiselle cherchait à tirer les représentants de Durmstrang, sous les regards outragés des directeurs et les injures doucement sifflées de sa cousine, Gellert traversa la salle, sans jamais quitter son objectif des yeux. Arrivé à la table réservée aux anglais, il tapota doucement l’épaule d’une fille assise à côté du jeune roux. Elle se tourna vers lui, les deux sourcils haussés, les yeux ronds. Gellert lui offrit un autre sourire.
“Puis-je vous voler votre place, miss?”
Son anglais était un peu rouillé, et sa voix légèrement alourdie d’un accent du nord, mais cela sembla tout de même faire l’affaire pour la demoiselle “Er.. Yeah, yeah, I guess.” Elle se décala, laissant juste assez d’espace pour que Gellert puisse s’installer à califourchon sur le banc, tourné vers son concurrent. Le silence s’était fait dans la salle, les gens observant l’échange, mi-amusés mi-agacés par l’impertinence du blond. Il ne s’en préoccupa pas, toute son attention dirigé vers une seule personne. Toujours tout sourire, il tendit une main en sa direction.
“Gellert Grindelwald, j’ai cru comprendre que nous allons avoir le plaisir de nous affronter lors du Tournoi.”




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Albus
Dumbledore

J'ai 16 ans ans et je vis à Poudlard, Écosse. Dans la vie, je suis en sixième année à Gryffondor et préfet et je m'en sors extrêmement bien. Sinon, grâce à mes compétences, je suis choisi pour représenter Poudlard au Tournoi des Trois Sorciers et je le vis plutôt bien, malgré une certaine appréhension.

Un génie en ce concerne la métamorphose. De grandes dispositions pour la Légilimencie qu'il entraîne en secret. Étudie l'alchimie à ses heures perdues. Taquin et joueur, reste un grand enfant malgré ses instants de sagesse. Extrêmement attiré par le pouvoir. Ne parle jamais de sa soeur ou de la mort de son père à Azkaban.


Tijn Elbers ©️ JIMMY


L'ambiance était électrique, dans la grande salle de Beauxbâtons. L'arrivée grandiose des élèves de Durmstrang faisait sensation, tant par leur prestance que par l'aura lourde et puissante qu'ils amenaient avec eux. Mais je ne pouvais me détacher du regard sombre du champion de l'école scandinave. Son visage aux traits ciselés, cette crinière blonde qui retombait sur ses pommettes, contrastant avec la noirceur de ses habits. Et cette énergie bouillonnante que je voyais tournoyer autour de lui. Comme une ombre qui se déployait derrière chacun de ses pas, aussi ténébreuse que fascinante. Les applaudissements retentissent bruyamment mais le représentant du Nord ne se joint pas à sa table respective, préférant fendre la foule sous les regards surpris pour marcher dans ma direction. Non pas celle de ma table, mais la mienne. Je la sentais, au plus profond de moi. Cette étrange connexion. Il venait pour moi, pour m'affronter verbalement, tenter de percer mes défenses avant même de se mesurer magiquement lors des épreuves. Il y a une tension palpable, si tangible que j'avais l'impression de pouvoir l'attraper entre mes doigts pâles. Mais mes yeux restaient ostensiblement fixés sur lui, sur cet étrange personnage charismatique et rempli de sombres mystères. J'avais toujours eu cette capacité à pouvoir cerner l'essence des autres, à pouvoir gratter légèrement la surface pour en comprendre la teneur et je sentais la noirceur suinter de toutes les pores de sa peau. Il sentait le pouvoir, la suprématie et l'intelligence. Il était diablement fascinant et je ressentais cette excitation propre à la curiosité. Gellert Grindelwald était comme un nouvel ouvrage, un nouvel aspect de la magie que je voulais découvrir dans son entièreté. Des simples aspects aux complexités les plus dangereuses. Il exerçait une sorte de douloureuse attraction, malgré le cri d'alarme que je sentais résonner à l'intérieur. Et il venait à ma rencontre.

Déjà, il est proche, le fourmillement désormais omniprésent. La tentation de m'immiscer dans ses pensées est présente, sournoise mais je me retiens. Préférant l'observation extérieure avant la lecture intérieure. Et rien ne me disais que je pouvais accéder à son esprit. Il semblait si confiant que je pouvais imager une immense forteresse le protégeant de toute attaque extérieure. Un frisson dévale mon épine dorsale à l'entente de sa voix ronronnante et de l'accent tranchant qui anime ses paroles, dans ma propre langue. Messaline Jones, enroulée dans sa cape à l'effigie de la maison Poufsouffle se décale sur le banc, surprise, laissant assez d'espace au blond qui l'enjambe pour se poster en face de moi. Il était insolent, téméraire et d'une beauté à couper le souffle. Et il tendait sa main dans ma direction, un sourire canaille étirant ses lèvres pleines. Un plaisir ? Certainement. Il allait être intéressant de mesurer mes connaissances aux siennes, de démontrer nos puissances respectives. Parce qu'il semblait tout aussi talentueux et ça allait être un régal de rassasier ma soif d'intérêt. Ma main vient à la rencontre de la sienne et un nouveau frisson s'empare de mon épiderme quand sa peau touche enfin la mienne. Une poigne chaude et ferme, mes yeux verrouillés dans les siens. « Albus Dumbledore. » je souffle, avec un sourire malicieux. J'aimais à dévoiler la face plus légère de moi-même, gardant mon sérieux et ma sagesse pour les instants les plus sombres. Et j'avais la ferme impression que j'allais en être entouré plus souvent, désormais. « Enchanté. Un bonbon au citron ? » je demande soudainement, sortant une confiserie jaune emballée dans un papier transparent de ma main libre. Mon plaisir coupable, les sucreries. Et l'effet de surprise, accessoirement. Mon sourire ne quitte pas mes lèvres, tandis que nos paumes sont toujours liées l'une à l'autre. « Une sucrerie sur la langue et j'ai l'impression de faire apparaître le soleil au beau milieu de l'obscurité. Pas toi ? » tu termines, ton esprit tout entier attardé sur le garçon qui te faisait face. N'oubliant pas qu'il était un adversaire certainement redoutable, mais curieux de ce qu'il pouvait inconsciemment t'apporter. Sans jamais savoir qu'il allait être rêve et cauchemar à la fois, imprimé soigneusement dans tout ton être.        


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Gellert
Grindelwald

J'ai 16 ans et je vis à Durmstrang, quelque part dans le grand nord. Dans la vie, je suis un étudiant brillant, un peu détraqué et je m'en sors de moins en moins bien avec l'administration. Sinon, grâce à mon talent, je suis l'un des champions du Tournoi et je le vis plutôt très bien.

Génie intellectuel, brillant sorcier mais étudiant à problème, ce tournoi pourrait lui permettre d'éviter l'exclusion. Charmant, audacieux, éloquent et de nature espiègle, il est aussi sauvage, impitoyable, borné et sujet à des colères parfois dévastatrices. Il est assez solitaire, n'ayant jamais trouvé quelqu'un qu'il pourrait considérer comme un égal. Gellert est un garçon passionné, idéaliste. Il a des projets auxquels il croit et est près à tout pour les mettre en oeuvre. Cependant, son arrogance et son ambition dévorante le rendent aveugle au chemin que prennent ces rêves, l'enfonçant de plus en plus vers une route dont on ne revient pas. Mais après tout, c'est pour Le Plus Grand Bien.


Austin Butler ©️Chimay

Gellert prit le temps d’observer le jeune homme, nullement gêné par le regard pesant des autres sorciers de l’assemblée. Il n’avait que faire de leurs questions, de leurs incompréhensions, de leurs outrages. Jamais une personne n’avait autant piqué l’appétit du Nordique, sans même souffler un mot. Le blond n’était pas étranger à la notion de curiosité. Il avait passé un nombre incalculable de nuits blanches, perdus dans des livres que personne n’avait ouvert depuis des générations, avec la poussière et la lune comme seuls compagnons. Il portait sous ses lourds habits les traces permanentes de ses échecs, de ses projets ratés, de ses sortilèges imparfaits. Non, il n’était pas étranger à la notion de curiosité. Mais les gens avaient eu la fâcheuse tendance de toujours le décevoir. Jamais assez audacieux, jamais assez forts, jamais assez braves pour le suivre sur les chemins sombres qu’il aimait de plus en plus emprunter. Le monde lui semblait de plus en plus fade, et Gellert aimait la couleur autant qu’il aimait le noir, il aimait l’explosion, l’adrénaline, la sensation de surpasser les limites qu’on avait osé tenter de lui imposer. Il voulait voler haut, mais les autres restaient bas, repus de ce qu’il pouvait trouver sur le sol parce qu’ils n’avaient pas l’intelligence de lever la tête plus haut ou de creuser plus loin.
Mais pas ce garçon-là. Gellert était sûr que lui aussi avait la capacité de voler haut.

Le blond sentait la magie qui émanait du roux, comme on sent un moteur qui a trop chauffé et n’arrive plus à se refroidir. L’odeur et la sensation de puissance était délicieuse, et Gellert s’en délectait trop pour lâcher la paume de son compagnon. De Albus Dumbledore. Le nom lui allait ridiculement bien, et Grindelwald avait envie de le faire grincer, crisser sous sa langue pour en tester les syllabes, pour en tester la force, pour les faire ployer. Le sourire du roux ne présageait rien de bien honnête au plus grand plaisir du blond. Une main dans la poche, il fouille, que cherche-t-il ? Gellert haussa un sourcil une fois l’objet en question visible, son sourire s’étirant, de plus en plus ravi de ce qu’il trouvait de l’autre côté de cette poignée de main que ni l’un ni l’autre ne voulaient être le premier à lâcher. Il laissa échapper un rire court, grave et joyeux à la dernière remarque de son interlocuteur. Albus Dumbledore ne le décevait pas pour le moment.  Il l’observa quelques instants avant d’approcher sa tête de la sienne, à la manière d’un enfant qui veut souffler un secret à sa mère.
“Explorer la pénombre et ses coins sombres a pourtant ses charmes. Pourquoi chercher la lumière à tout prix ?”
Il se redressa, les yeux rieurs, taquins. Gellert voulait plus, il voulait voir jusqu’où il pouvait pousser Albus, il voulait gratter la surface et trouver le feu qui animait le jeune homme. Gellert avait senti la curiosité du roux, son désir d’en savoir plus, sa retenue. Il avait senti les doigts soyeux d’un certain sortilège près de sa conscience, trop timide pour entrer sans demander la permission. L’élève de Durmstrang avait envie de voir jusqu’où il pourrait pousser l’autre avant que celui-ci ne se décide à entrer sans permission, avant qu’il ne puise dans cette force incroyable que Grindelwald sentait bouillir sous la surface. Doucement, tout doucement, il se mit à toquer à la conscience du roux, à effleurer les portes de sa mémoire. Pas insistant. Pas encore. Il avait une envie folle de voir si la citadelle lui résisterait, de tester ses capacités encore branlantes de legilimens, mais il ne voulait pas non plus faire fuir l’autre. Après tout, ce n’était qu’un jeu. Pour le moment.

Les gens qui les entouraient avaient commencé à retourner à leurs préoccupations, le bruit commençait à revenir dans le hall, les couverts claquaient contre la vaisselle, les gens riaient et discutaient. Sans jamais relâcher la pression mentale qu’il exerçait sur Albus, Gellert délia leurs paumes, s’emparant du bonbon acidulé que lui tendait le roux. Se débarrassant de l’emballage en quelques secondes, il mit la petite chose dans sa bouche et croqua, le bruit plus que satisfaisant.
“Je ne suis pas sûr de voir le soleil, je dois mal m’y prendre.”
Son sourire se fit plus taquin et il avala le reste de la friandise.
“Dis-moi, Albus, que penses-tu de reporter la fin de ce repas et d’aller visiter un peu ce magnifique замок? Tu pourras m’aider à trouver la lumière dans l’obscurité de ces murs.”
Gellert s’amusait et il n’avait aucune envie de retourner à ses fades compagnons. Le jour n’avait pas encore fini sa course, il souhaitait simplement profiter encore un peu des surprises que pouvait lui réserver l’anglais, vérifier combien de temps Albus continuerait à capter ainsi son attention. Mais il y avait quelqu’un à la table qui ne semblait apparemment pas en accord avec les plans du blond. Ce dernier fixa son regard sur les yeux noirs d’un jeune homme un peu frêle, dont le visage portait quelques cicatrices, vestiges probables de la dragoncelle. Gellert haussa un sourcil.
“Oui?”
Tout à son honneur, le mince garçon ne baissa pas le regard.
“Je trouve juste étrange que le représentant d’une école adverse vienne s'asseoir à une table qui n’est pas la sienne et cherche à isoler notre Champion. Tu peux comprendre que cela puisse paraître suspect, n’est-ce pas?”





@Floradaigh hide Vraiment, hésite pas si y a un truc qui te gène hein
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Beaucoup de gens se contentaient de très peu et n'essayaient jamais d'aller voir au plus haut de ce qui leur était possible de faire. Ils aimaient le confort de cette zone qu'ils connaissaient sur le bout des doigts, leur esprit se refusant au danger de l'inconnu. Là où j'y trouvais une sorte de rafraîchissement, ils y voyaient du danger, de l'inconstance. Cette soif de connaissance m'amenait régulièrement à me plonger dans les pages noircies d'informations, des heures durant. Jusqu'à tomber de fatigue, le nez plongé dans les manuscrits, mais l'esprit rassasié pour un court moment. Il n'y avait jamais de limite à ma curiosité, mon attention se portant sur tout ce qui était digne d'intérêt, sur les plus exotiques domaines. Une course incessante contre la nouveauté et l'ennui, contre la platitude d'une existence passée à vivre dans la moyenne. On m'avait parfois reproché de m'approcher de choses dont je ne mesurais pas encore le potentiel, de choses qu'ils auraient préféré garder dans leur giron, parce qu'elles atteignaient des aspects de la magie qu'ils ne voulaient pas voir être explorés. Mais tout était une question de point de vue, au final où était le bien et le mal ? Toute chose se trouvait être différente selon l'ambition avec laquelle on se décidait à l'employer. Une épée pouvait autant servir à défendre et protéger qu'à trancher la nuque, comment déterminer son appartenance à un côté plutôt qu'un autre ?

Son rire est grave et chaud, résonnant dans ta cage thoracique encore après avoir disparu. Sa poigne est légère mais néanmoins bien présente et je vois son visage s'approcher du mien, venant arracher un battement traître à mon coeur. Son souffle s'échouant tièdement dans le creux de son cou récemment dégagé de quelques boucles auburn. Il y a comme une sorte de tentation délibérée dans ses paroles, si semblable au serpent qui invite les deux premiers êtres à croquer dans le fruit défendu. Il ne se cachait pas d'agir dans l'ombre, il en faisait même la discrète éloge. Il était d'une honnêteté désarmante mais je reste obnubilé par les mèches d'un blond cendré qui chatouillent l'arête de mon nez. « Parce qu'il est difficile de s'y perdre, contrairement à l'obscurité. Tout est une question de savoir si l'on sait y retrouver son chemin. » tu souffles avec un discret sourire, au creux de son oreille. S'il fallait jouer par réponses sibyllines, il s'était trouvé un adversaire de choix. Ma magie reste à l'orée de sa porte psychique, mon bon sens t'empêchant d'aller y frapper quelques coups. Un frisson m'échappe à la sensation de la sienne essayant de venir s'infiltrer près de la mienne. À la guerre comme à la guerre, il répondait dans la même mesure, avec les mêmes armes. Deux adversaires sur un piédestal identique, forces tranquilles qui se mesurent l'une à l'autre dans le plus grand silence. Puis il recule, lâchant ma main dans le même temps, déchirant l'emballage pour porter la sucrerie à ses lèvres. Et j'ouvre les yeux grands en comprenant qu'il ne l'a pas dégusté comme il le devrait. Son commentaire vient faire poindre un nouveau sourire sur tes lèvres. « Sacrilège, Grindelwald. Il faut savoir apprécier sa saveur, la laisser fondre dans la bouche, en comprendre toutes les arômes. » La sucrerie ou la lumière ? Il était difficile de faire la différence entre les deux.

Une proposition de ballade s'échappe de ses lèvres et je lève la tête un peu trop vite. « Il me semble qu'on apprend le sortilège de lumière en première année, non ? » je réponds avec malice avant d'hocher la tête pour accepter. Jetant un coup d'oeil sur la tablée pour également rencontrer le regard sombre et inquiet d'Elphias. Mon ami de toujours semblait réticent à cette idée et le fait rapidement savoir, accusant littéralement le scandinave de vouloir m'isoler pour certainement m'affaiblir. Mais je lève une main pour stopper mon compagnon de voyage, un doux sourire étirant ma bouche. Il était loyal et fidèle, depuis si longtemps et après tant d'expériences étranges venant mon cerveau loufoque. J'appréciais cette inquiétude à mon égard mais il oubliait parfois que j'étais largement capable de me défendre seul, que je possédais assez de puissance pour ne pas avoir besoin d'un chaperon. Et je sentais que le grand blond au regard perçant n'avait pas tant de mauvaises intentions. Il était simplement tout aussi curieux que je l'étais à son propos. « Du calme, Elphias. Tout va bien. Tu te fais trop de soucis pour moi, mon ami. » tu réponds avec calme, essayant d'apaiser les crainte du garçon mince au visage marqué par la maladie. Il n'était pas encore totalement remis de la Dragoncelle mais il avait tenu à venir avec nous. « Et puis, Gellert est simplement intéressé par une ballade de courtoisie, n'est-ce pas ? » je fais mine de demander. Puis je tape dans mes mains, excité à l'idée de cette visite à travers les couloirs de Beauxbâtons avant d'approcher de mon ami, attrapant ses poignets de mes mains. « Rien qu'il ne faille craindre, Elphias. Je serai de retour à l'heure. » je souffle près de son oreille, loin des oreilles de notre troisième interlocuteur. Avant de rejoindre à nouveau mon délicieux concurrent, sentant encore la présence de sa main fantomatique à l'entrée de ma forteresse, toujours immobile. Il cherchait à jauger de ma patience et mes capacités comme je tenais de le faire moi-même. « Nous y allons ? J'adore me promener à la nuit tombée. Les tableaux sont toujours plus bavards quand la lumière est éteinte. » tu termines avec un mystérieux sourire à son encontre. La partie ne faisait que commencer, hélas.   
         


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Gellert
Grindelwald

J'ai 16 ans et je vis à Durmstrang, quelque part dans le grand nord. Dans la vie, je suis un étudiant brillant, un peu détraqué et je m'en sors de moins en moins bien avec l'administration. Sinon, grâce à mon talent, je suis l'un des champions du Tournoi et je le vis plutôt très bien.

Génie intellectuel, brillant sorcier mais étudiant à problème, ce tournoi pourrait lui permettre d'éviter l'exclusion. Charmant, audacieux, éloquent et de nature espiègle, il est aussi sauvage, impitoyable, borné et sujet à des colères parfois dévastatrices. Il est assez solitaire, n'ayant jamais trouvé quelqu'un qu'il pourrait considérer comme un égal. Gellert est un garçon passionné, idéaliste. Il a des projets auxquels il croit et est près à tout pour les mettre en oeuvre. Cependant, son arrogance et son ambition dévorante le rendent aveugle au chemin que prennent ces rêves, l'enfonçant de plus en plus vers une route dont on ne revient pas. Mais après tout, c'est pour Le Plus Grand Bien.


Austin Butler ©️Chimay

Tout se passait si bien pourtant. Les réactions de son interlocuteur étaient parfaites, un mélange de réserve polie et de confiance qui plaisait beaucoup à Gellert, des réponses taquines et biscornues qui le délectaient. Le blond aurait adoré tenter de perdre Albus dans l’obscurité, tenter de le pousser à exploiter ses capacités d’une façon qui ne serait jamais permise par la lumière. Et comme Gellert avait beau être brillant mais restait un jeune con, il était certain de toujours réussir à retrouver son chemin. Il laissa échapper un nouvel éclat de rire face au commentaire que lui fit l’anglais sur sa façon de manger la sucrerie. La voix du roux fascinait le blond : calme et tranquille, presque douce. Mais ce n’était pas la douceur de la timidité, ou celle exprimant un manque de confiance en ses propos. Non, c’était une voix qui savait qu’elle n’aurait pas besoin de hausser le ton, qui savait que si elle se mettait à murmurer, les autres se seraient tus pour l’écouter. Gellert senti l’enthousiasme de son adversaire et il était près à immédiatement quitter le hall, la foule, à emmener le jeune homme près des vitraux de la chapelle, près des tableaux représentant maintes dynasties de rois morts et enterrés et pourtant toujours vivants dans ces toiles, près à arpenter les couloirs, à titiller encore cette curieuse personne pour voir ce qu’elle pourrait lui révéler d’autre. Oui, tout se passait si bien.

Gellert Grindelwald, s’il était connu pour être charmant et de nature assez jovial, n’était absolument pas un garçon patient. Cela lui viendrait avec l’âge, avec la nécessité, mais à 16 ans, il voulait tout aussi vite que possible. Et Elphias Doge était un obstacle à son objectif actuel. Gellert n’aimait pas les gens qui se mettait sur son chemin. Les gens qui ne comprenait pas que des fois, le silence est réellement la plus sage des options. Gellert était aussi particulièrement agacé par l’arrogance de cet inconnu, qui semblait penser qu’il serait assez idiot pour tenter quelque chose contre un concurrent de manière aussi vulgaire. La tempête se faisait dans le regard du blond, sa magie prenant un goût plus métallique, plus menaçant. Gellert avait un tempérament qui pouvait parfois faire penser à la flamme du dragon : inattendu, brûlant et dévastateur. Ses colères lui avait d'ailleurs déjà beaucoup coûté. Mais certaines personnes méritaient d’être remisent à leur place, ou plutôt elles devaient y être remisent, pour le bien de tous. Et là tout de suite, surtout pour le bien de mes nerfs et de ta personne. Soudain, le son de la voix du roux se fit entendre. Exactement ce que Gellert pensait : une voix qui savait que tout le monde l’écoutait, que tout le monde lui offrait sa pleine confiance. Il inspira puis expira silencieusement, tentant de chasser la colère qui grondait, demandait à s’exprimer. Il y avait mieux à faire que de s’occuper d’un imbécile aussi fade. Bien mieux. Dans le creux de sa nuque, juste à la base du crâne, le jeune homme sentait encore la présence de la magie d’Albus, toujours aux portes du temple qu’était son esprit. L’autre avait encore envie de s’amuser. Tant mieux. L’orage se dissipa peu à peu du regard du garçon, laissant place à nouveau au défi, à l’insolence. Il croisa les yeux de son compagnon, et décida d’en profiter pour faire une incursion plus vive dans l’esprit de ce dernier. Il ne tenta pas de violer la porte d’entrée, ce n’était pas son but, pas aujourd’hui. Mais il aimait sentir les chambranles de l'esprit du roux tressaillir. Après tout, il ne voulait pas que son charmant compagnon pense que le blond se lassait de leur jeu. Ils venaient à peine de commencer après tout, et ils avaient un an pour repousser leurs limites et les dépasser.
“Avec plaisir, il me tarde de connaître ces secrets que l’obscurité révèle.”

Le blond avait presque entièrement retrouvé son entrain, son sourire mutin reprenant place avec vigueur. Ils étaient aux portes du grand hall quand une main ferme se posa dans le creux de son coude, le stoppant dans son élan. Gellert se tourna en direction de l’impudent et en perdit une nouvelle fois son sourire. Les gens étaient donc décidés à l’emmerder ce soir. Le ton de sa voix était sec, dur, très éloigné de ce qu'il avait laissé entendre à son compagnon jusque là.
“Miki..."
La jeune femme lança un regard noir à l’anglais avant de se tourner vers le blond.
“Jebem ti mater Gellert, znaš da ti je ovo zadnja prilika!”
Gellert avait appris le russe pour suivre les cours de Durmstrang, l’anglais pour pouvoir discuter avec son côté britannique de la famille, mais le croate restait sa langue natale, celle à laquelle sa cousine retournait dès qu’elle était tellement furieuse que son russe en devenait bègue. Gellert et elle se toisèrent une, deux, trois secondes. La jeune fille lâcha soudainement le bras de son cousin, se tournant vers la table réservée aux têtes des trois écoles. Le français semblait être au centre d’une histoire passionnante et il agitait son verre et son couteau sous l’oeil amusé de l’anglais. Mais la russe ne les écoutait pas. La directrice de Durmstrang était une femme, somme toute, absolument splendide. Elle était aussi d’une intelligence remarquable. Et elle était plus impitoyable que la guillotine qui trancha la nuque de Louis XVI. Ses yeux clairs, presque transparents, étaient fixés sur le blond, un rictus mauvais venant troubler la beauté froide de la grande dame. Miljenka s’approchait rapidement de la table, attirant alors l’attention de la femme sur elle.

Pas bon. Non, vraiment pas, Gellert avait intérêt à reprendre le contrôle de la situation. Se tournant vers son compagnon, il s’adressa à lui avec une absence de sourire qui était encore plus frappante lorsqu'on comparait son expression actuelle à celle qu’il avait eu depuis le début de leur conversation.
“Je vais te prier de me pardonner, mais c’est pour le bien de ma santé mental : mon quota d’ineptie a malheureusement été atteint pour la journée et ma chère cousine n’a pas dit une phrase sensée en 3 ans.”
Le blond passa alors un bras autour des épaules de l’anglais, entraînant rapidement son compagnon hors du hall, dans les couloirs sombres de l’immense bâtisse. Loin des autres, loin de la fadeur, loin des gens qui viennent te rappeler tout ce qui est en jeu cette année. De toutes les choses avec lesquels Grindelwald avait déjà eu un problème, la proximité physique n’en était pas une. Il avait toujours eu le contact facile, jamais senti la moindre gêne face au toucher des autres. Mais bien sur que le roux n’était pas comme les autres. L'épiderme du scandinave était comme électrifié par l’anglais, la puissance mentale et magique de ce dernier s’insinuant tel une flamme dans les pores de Gellert. L’effet était grisant, comme un rail de coke auquel le blond aurait bien aimé devenir accro.

Il s’arrêta, une fois certain que la terrible dame de Durmstrang ne se déciderait pas à venir le chercher elle-même. Il se tourna vers Albus, son sourire de nouveau en place.
“Je m’excuse de cette sortie pour le moins dramatique, mais quand le monde est régie par des дурак, qu’y puis-je? Je me dois de les suivre dans leur folies, telle Alice suivant le lapin blanc. ”
Ses yeux sombres se portèrent sur le grand vitrail qui surplombait l’ample couloir, déversant un flot doré, rougeâtre et bleuté sur le mur qui lui était opposé. Oui, il se devaient de les suivre. Du moins, tant qu’il ne pourrait pas les guider. Mais, pour le moment, il y avait quelqu’un d’autre qui demandait son attention. Détachant son bras des épaules du jeune homme, il se plaça de manière à pouvoir lui faire face, taquin, vivant, prêt à affronter l’adversaire ou à converser avec l’intellectuel, les deux options le ravissant tant l’une que l’autre.
“Alors, Albus, trouve-tu que l’obscurité est assez forte ici? Vais-je entendre les tableaux me chanter leurs histoires cachées?”
Il étirait ses deux bras, loin au-dessus de lui, comme un sportif qui s’échauffe. Un tiraillement douloureux et soudain du côté gauche lui soutira une grimace et il laissa rapidement tomber ses membre, l’une de ses mains allant se caler sur le point sensible pour tenter de le soulager. L’infirmier du navire l’avait pourtant prévenu que certains mouvements seraient difficiles pendant encore quelques jours, le temps que l’os ait bien repoussé.



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Albus
Dumbledore

J'ai 16 ans ans et je vis à Poudlard, Écosse. Dans la vie, je suis en sixième année à Gryffondor et préfet et je m'en sors extrêmement bien. Sinon, grâce à mes compétences, je suis choisi pour représenter Poudlard au Tournoi des Trois Sorciers et je le vis plutôt bien, malgré une certaine appréhension.

Un génie en ce concerne la métamorphose. De grandes dispositions pour la Légilimencie qu'il entraîne en secret. Étudie l'alchimie à ses heures perdues. Taquin et joueur, reste un grand enfant malgré ses instants de sagesse. Extrêmement attiré par le pouvoir. Ne parle jamais de sa soeur ou de la mort de son père à Azkaban.


Tijn Elbers ©️ JIMMY
La défiance d'Elphias n'était pas infondée, je le concevais tout à fait, mais elle restait exagérée. Je pouvais comprendre la crainte que devaient ressentir la majorité des gens aux côtés de Gellert Grindelwald, à ressentir le pouvoir ramper sur ma peau et appuyer de manière insolente sur mon esprit. Comme un musicien qui tente dangereusement la résistance de ses cordes, avec en tête l'idée de voir à quel moment elle finiraient par céder. Sauf qu'il s'avérait que j'étais une personne plutôt patiente. Et que mon attrait pour le jeu était à la hauteur du sien. Le garçon aux cheveux couleur de blé ne m'inspirait aucun effroi, nulle angoisse, mais une réelle curiosité. Derrière cette charmante politesse et ce sourire malicieux, je ressentais quelque chose de bien plus profond, de moins verni, de moins stable. Comme une coulée de lave incendiaire dissimulée sous une couche de cendres. Comme si à la moindre contrariété, la façade lustrée et séduisante pouvait se déchiqueter pour laisser entrevoir l'intérieur, bien moins reluisant. Et d'après le rictus de son visage aux paroles de mon ami et compagnon de voyage, je n'étais pas si loin de la vérité. Le souffle chaud et vibrant qui s'échouait jusque là sur mon épiderme était désormais teinté d'une fraîcheur soudaine mais pas forcément désagréable. La puissance qui émanait de ce corps svelte était stupéfiante et j'avais l'impression de n'avoir qu'à tendre la main pour en savourer la texture. Cette obscurité latente, maîtresse de nos échanges, qui ne semblait demander qu'à s'échapper de sa prison et étendre ses bras noueux tout autour de nous. Le scandinave était réellement intriguant et le tiraillement qui avait pris ses quartiers dans mon ventre se faisait de plus en plus présent. Il me fallait en apprendre plus sur ce mystérieux personnage qui semblait autant intéressé par ma personne que je l'étais par la sienne.

Mais point besoin d'étalage en public, surtout que le tournoi n'avait encore commencé. Je coupe cet éventuel duel verbal en m'assurant d'apaiser les craintes du garçon encore marqué par la maladie, malgré les six années qui avaient passé depuis l'événement. Sa fidélité me touchait énormément mais je savais me défendre et je sentais qu'il n'allait pas être question de combat, si ce n'était quelques échanges intellectuels, une poignée de mystère et quelques pressions d'un esprit à un autre. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui lui ressemble de près ou de loin et la fascination qu'il exerçait sur moi s'agrandissait de minute en minute, de parole en parole. Je réponds à son incursion plus pressante par un chatouillis amusé sur le bois brut de la porte qui garde l'entrée de sa conscience. Me régalant de ce délicat équilibre de forces, sur cette différence de texture entre ses actions et les miennes, sur cette tension sous-jacente, sur laquelle nous n'avions besoin de poser des mots. « Quelques flatteries sur l'éclat de leur cadre et ils n'en finissent plus de parler, gare à toi. » je réponds en dégageant une boucle auburn de mes yeux, mon éternel sourire malicieux sur les lèvres. Nous avançons jusqu'aux portes lorsque mon compagnon s'arrête soudainement, une main plus fine agrippant son épaule. Mes regard se porte sur une demoiselle au physique étrange, pour ne pas aller plus loin. Je ne peux qu'être spectateur d'un échange silencieux mais grave entre les deux élèves avant que leur vision ne se porte simultanément sur la table de directeurs, la directrice de l'école nordique glaçant votre groupe des yeux. Il y avait quelque chose entre eux, il y avait quelque chose qui se jouait juste devant moi et cela attisait d'autant plus ma soif de curiosité. Tant de mystères qui tournoyaient autour de lui.

Il débite quelques sérieuses explications, son visage ayant radicalement changé d'aspect. Les ridules qui apparaissaient lors de ses sourires malins, qui trahissaient son humanité, s'étaient volatilisées. Un faciès lisse, inexpressif, comme un mur se dressant soudainement. Il ressemblait à une création de Michel-Ange, avec cette distance, ce douloureux recul propres aux statues. Mais je n'ai pas le temps de m'attarder plus longtemps sur ses traits qu'il m'entraîne à sa suite, son bras diablement brûlant passé autour de mes épaules. Mon corps longiligne semblait ridiculement fin comparé à sa haute stature, à la prestance qu'il dégageait. Je ressentais tous les points de pression entre son corps et le mien, une décharge électrique venant secouer mon épine dorsale. Ma magie réagissait violemment à la sienne, comme deux aimants qui se retrouvaient, comme deux fauves qui se jaugeaient. Hésitant entre se jeter l'un sur l'autre ou simplement apprécier leur proximité. Ne me rendant compte que trop tard que nous avions dérivés dans un couloir totalement au hasard, sans avoir pris compte du chemin parcouru. Le temps de reprendre mes esprits, sans avoir entendu la première partie de son discours, qu'il se retourne face à moi, me délestant de sa chaleur mais me laissant retrouver le doucereux contact de son regard. Un bleu assombri par la nuit, par le jeu de lumière que les torches amenaient dans les corridors. Le silence nous entourait comme une douce couverture, mais laissait place à toutes sortes de possibilités. « Elle laisse à désirer par ici, tu ne trouves pas ? Mais j'apprécie beaucoup l'éclat des vitraux qui la traverse. On peut en apercevoir quelques nuances si l'on sait où poser son regard. » tu souffles, à ses côtés. Tout était toujours une question de nuance. Le venin pouvait être poison et remède, selon la manière dont on l'utilisait. Tout revenait toujours à cela, inévitablement.

Il s'étire comme un félin et mes yeux sont indubitablement attirés par ce geste anodin. Une sorte de léger relâchement qui se finit en grimace et je fronce les sourcils. Était-il blessé ? D'après sa main fermement harnachée à ses côtes et le rictus qui ternissait son visage, la réponse était positive. Je m'approche d'un pas, envahissant désormais clairement son espace personnel. Mais n'avait-il pas envahi le mien quelques minutes auparavant ? « Puis-je ? » je demande, les traits désormais contractés par une certaine préoccupation. Il en avait toujours été ainsi quand il m'avait fallu soigner les plaies d'Ariana, les quelques blessures d'Abelrforth, pendant notre enfance. Telle était la tâche de l'aîné. « Je m'y connais, quand il est question de soins. Et commencer le tournoi en étant blessé ne me semble pas être un choix très judicieux. » je demande, avec une franche curiosité. Peut-être cela allait-il aider à pousser quelques explications hors de ses lèvres pleines ? Mes mains viennent plonger à l'intérieur de mes poches, magiquement agrandies par mes soins. D'où le monde pensait-il que je sortais autant de confiseries d'une si petite cachette ? Naïfs. Quand je ressens le contact lisse et froid d'un petit pot, je l'agrippe avant de le tirer hors de sa prison de tissu. « Baume maison, testé et approuvé par la famille Dumbledore. » je demande avec un sourire amusé, tranchant indubitablement avec la réalité de mes paroles. Il avait tant servi. « Avec entre autre, de l'essence de dictame, de la raclure de corne de licorne et des racines de consoude. » je rajoute, en faisant valser le petit récipient aux contours caractéristiques entre mes doigts, taquin. « Il a l'avantage d'être plus rapide qu'un sort et moins douloureux que la Poussos. » La curiosité pouvait revêtir une multitude de visages.      



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Gellert
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Génie intellectuel, brillant sorcier mais étudiant à problème, ce tournoi pourrait lui permettre d'éviter l'exclusion. Charmant, audacieux, éloquent et de nature espiègle, il est aussi sauvage, impitoyable, borné et sujet à des colères parfois dévastatrices. Il est assez solitaire, n'ayant jamais trouvé quelqu'un qu'il pourrait considérer comme un égal. Gellert est un garçon passionné, idéaliste. Il a des projets auxquels il croit et est près à tout pour les mettre en oeuvre. Cependant, son arrogance et son ambition dévorante le rendent aveugle au chemin que prennent ces rêves, l'enfonçant de plus en plus vers une route dont on ne revient pas. Mais après tout, c'est pour Le Plus Grand Bien.


Austin Butler ©️Chimay

Gellert ne jouait pas souvent dans les nuances. Et il était sûrement là, le fond de son problème. La beauté de sa magie, de son pouvoir tenait en cela qu’elle était extrême, brute, qu’elle ne faisait pas dans le demi, dans l’édulcoré. Il y a des symphonies qui frappent et martèlent, des symphonies qui nous font sentir le tambour battant au plus profond de notre être, des symphonies dont les cordes vibrent presque à l’agonie. Si elles portent en elles la capacité de s’élever plus haut que les autres, elles étaient aussi celles capables des plus terribles chutes, celles pouvant passer du magnifique au tragique en une fausse note. Le blond n’était pas un imbécile, il savait que la cadence à laquelle il avait décidé de mener sa partition pourrait se révéler un jour insoutenable, incontrôlable. Mais il savait aussi qu’il était plus doué que bon nombre de ceux qui s’y étaient tentés. Et pour porter ses rêves, il ne pouvait se permettre de baisser le rythme. Il ne le voulait pas de toute façon, son horreur face à l’ennui et la médiocrité le rongeait trop pour ça. Cependant, il était définitivement intrigué qu’une personne tel que le jeune homme qui lui faisait face puisse s’intéresser à une palette plus adoucie, plus contrôlée. Gellert ne pouvait le regarder avec le même mépris qu’il réservait aux autres. La plupart restaient dans la nuance car ils ne pouvaient faire autrement. Albus Dumbledore, lui, avait de toute évidence les pleines capacités de prendre les mêmes tambours battants que le blond. Gellert l’observa avec curiosité, cherchant à comprendre, à voir ce qui permettait au roux de dompter ce feu interne que le scandinave avait immédiatement perçue, ce même feu que Grindelwald avait décidé d’embrasser pour mieux avancer, mais aussi pour ne pas se laisser brûler. Il laissa son regard peser sur les couleur iridescentes ornant le couloir.
“Il semblerait que je sois face au même problème qu’avec le soleil. Mon observation doit laisser autant à désirer que mon appréciation des différentes saveurs.”
Ce maudit sourire mutin repris sa place d’empereur sur le visage du jeune homme.
“Peut-être sauras-tu m’aider à ouvrir mon champ de vision?”

Quand le roux s’approcha de lui, Gellert écarquilla légèrement les yeux, une lueur affamée dans le regard. Jusque là, dans leur interaction, Albus était resté plus réservé que le nordiste, moins offensif et plus subtil. Le blond adorait voir cette autre facette de son compagnon, celle qui faisait écho au fauve caché sous ses robes, sa voix, son regard. Cette facette là, il la reconnaissait comme sœur de la sienne, et c’est avec celle-ci qu’il pourrait trouver les fissures de l’anglais, ses faiblesses, ce qui le faisait tiquer. Et, il fallait se l’avouer : Gellert avait toujours était un accro, un addict. Pas à une substance tangible, pas à des cristaux ou une quelconque fumée que l’on pourrait voir. Non, il était accro à la puissance, au pouvoir. Et l’odeur qui émanait du roux ne laissait aucune chance à un toxico de son envergure. Il laissa donc le jeune homme venir, toujours tout sourire, permission silencieuse. Il haussa un sourcil curieux quand ce dernier sortit un petit pot de sa poche et commença à jouer avec. Ainsi, son compagnon avait des bases en médecine. Gellert plaça cette information dans un coin de son esprit. Lui-même avait quelques notions, nécessaires à une personne dont les blessures n’étaient pas toujours de type ou d’origine lui permettant de chercher à se faire soigner par le médicomage officiel de Durmstrang. Mais ce qu’Albus semblait impliquer dépassait le simple adolescent cherchant à soigner ses propres égratignures. Il y avait quelque chose là dessous, une histoire que Gellert trouverait bien le moyen d’entendre, de soutirer à son adversaire.

Il n'échappa pas au blond que l’autre semblait en vouloir plus. Qu’il avait beau avoir sorti le pot, il ne le lui avait toujours pas donné, se contentant de le faire rouler de façon hypnotique entre ses doigts. Son sourire s’affina, et son regard prit une teinte plus sombre. Le roux était donc curieux, et avait décidé de monter le jeu un cran au-dessus. Cela plaisait à Gellert. Beaucoup. Mais cela réveillait aussi une part plus dangereuse, plus volatile de sa personnalité. Celle qui n’avait peut-être pas envie d’être si subtil que ça, celle qui voulait peut-être voir ici et maintenant les deux pouvoirs s’exploser l’un contre l’autre, se fracasser telles les deux pans d’une armée, les laissant meurtris, au mieux blessés, au pire brisés. Cette vision était absolument splendide aux yeux du scandinave : un déchaînement de force comme on n'en voyait pas à chaque génération. D’un mouvement vif, rapide, sa main vint s’emparer du poignet du roux, arrêtant la danse de ses longues phalanges pâles. Tirant un coup sec, il déséquilibra l’anglais, le retenant d’une main posée sur le haut de l’épaule, juste à la jointure d'un cou pâle et saupoudré de quelques tâches de rousseur, salvatrice et menaçante à la fois. Les doigts qui entouraient la fine articulation de la main de l'anglais se resserrèrent. Pas de façon douloureuse, juste de quoi imprimer la présence de Gellert dans la peau de celui qui lui faisait face.
“Des racines de consoude… Comme c’est ingénieux.”
Il observa le jeune homme un instant, figé dans cette position. Gellert avait toujours envie d'en savoir plus sur ce garçon et, s’il avait souhaité rappeler à son interlocuteur qu’il ne se ferait pas guider aussi facilement que la masse abrutie à laquelle Poudlard semblait l’avoir habituer, il n’était pas contre l’idée de continuer à jouer le jeu. Leur jeu.
“Un service contre un autre n’est que justice après tout…”
Mais ils y joueraient selon ses règles. Son sourire s’élargit, et son regard perdit un peu en noirceur, le gamin qui se cachait toujours quelque part en lui reprenant place.
“J’ai un marché à te proposer : pose trois questions, tu auras deux réponses. Et moi, je pourrais t’emprunter un peu de cette pommade ayant fait tant de miracle dans la maison Dumbledore.”
Un de ses sourcils se haussa, attendant la réponse de l’autre champion.




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Albus
Dumbledore

J'ai 16 ans ans et je vis à Poudlard, Écosse. Dans la vie, je suis en sixième année à Gryffondor et préfet et je m'en sors extrêmement bien. Sinon, grâce à mes compétences, je suis choisi pour représenter Poudlard au Tournoi des Trois Sorciers et je le vis plutôt bien, malgré une certaine appréhension.

Un génie en ce concerne la métamorphose. De grandes dispositions pour la Légilimencie qu'il entraîne en secret. Étudie l'alchimie à ses heures perdues. Taquin et joueur, reste un grand enfant malgré ses instants de sagesse. Extrêmement attiré par le pouvoir. Ne parle jamais de sa soeur ou de la mort de son père à Azkaban.


Tijn Elbers ©️ JIMMY
Je ressentais nos deux énergies respectives comme deux flammes bien distinctes, aux aspects diamétralement opposés malgré la puissance quasiment semblable qui s'en dégageait. La mienne était plus douce, aux vibrations chaudes mais étouffées, ondulant doucement sous la surface. L'habitude d'avoir vécu au beau milieu des être humains dont la vie n'avait pas doté de pouvoirs magiques. Ceux-là même qui avaient porté atteinte à ma jeune soeur. Ariana n'avait rien demandé, encore trop jeune pour avoir conscience de ses propres capacités et l'effroi devant le mystère de l'enfant qu'elle avait été lui avait porté préjudice. Et bien des années après, elle en subissait encore des dommages collatéraux. Une part de mon histoire qui avait renforcé ce besoin de garder mon propre pouvoir dans mon poing fermé, silencieusement présent, à portée de sensation mais roulé en boule, lové dans un coin. Il suffisait de remarquer les expressions faciales de mes professeurs pour ne point douter de ma puissance et de m'attarder plus longtemps sur le fourmillement incessant qui parcourait mes veines. Mais je n'aimais pas en faire un étalage volontaire, la puissance s'attirant elle-même, comme en dénotait ma profonde curiosité pour le garçon qui me faisait face. Sa flamme à lui, elle était frémissante, laissant quasiment jaillir quelques étincelles sous le couvert de son épiderme. Plus froide et grondante, presque difficilement contenue dans la silhouette svelte et haute du blond. Il semblait en accord avec elle mais elle me donnait l'impression de vouloir le submerger à tout moment, comme si elle semblait capable d'en prendre possession lorsque l'instant y serait propice. Une éruption volcanique, bouillonnante, attendant simplement son heure avant de se déverser sur la roche et de tout ravager sur son chemin. « Tout est dans la volonté, très cher. » je souffle avec un demi-sourire. Tout était question de volonté et le monde s'ouvrait à nous comme un manuscrit qui prend enfin tout son sens.

Je m'approche, mes yeux couleur de ciel d'été dardés sur la blessure masquée par les couches de tissu sombre. L'esprit toujours taraudé à son sujet, sur la provenance de celle-ci, sur les possibles expérimentations qui en avaient été les instigatrices. Ne pouvant lui jeter la pierre, prenant fréquemment cette même place, la soif connaissance entraînant la pratique pour en posséder tous les aspects. Quelques légères cicatrices qui parcouraient mon corps mince et blafard, qui rappelaient l'être imprudent que j'étais. Mais c'était le prix à payer pour en apprendre toujours plus, pour rajouter d'autres cordes à mon arc déjà certainement trop rempli pour un garçon de mon âge. Je pouvais néanmoins me targuer d'avoir quelques avantages par rapport à mes petits camarades et je n'en étais pas peu fier. J'avais travaillé pour, dans le même temps. Je ne m'arrêtais pas à la moyenne, quand l'univers magique me proposait tant d'alternatives savoureuses. Tant de domaines dans lesquels l'innovation pouvait se faire une place de choix, tant de domaines dans lesquels nous n'avions qu'un faible pourcentage de données sur la totalité. Étais-je le seul à vouloir en découvrir davantage ? D'après le regard brillant qui s'attardait dans le mien, je pensais avoir trouvé quelqu'un qui partageait cet incurable besoin de connaissance. Malgré mon ascendant sur l'art de la métamorphose, j'avais appris à me débrouiller dans tout ce qui avait aux soins, par nécessité. Et le baume contenu dans ce petit pot en était un résultat que je m'étais bien gardé de dévoiler. Cependant mon regard passe de la malice à la surprise quand une main ferme s'enroule autour de mon poignet, arrachant un battement sournois à mon coeur.  Toujours dans une infinie retenue, Gellert. À osciller entre laisser la pression s'échapper de la théière et remettre doucement le couvercle pour ne pas laisser la chaleur s'évaporer. De nous deux, il semblait être celui dont la fumée s'échapperait le premier, malin mais impatient et ce constat fait renaître un air chafouin sur mes traits. Mais il me déséquilibre, assez pour me faire reposer sur mes pieds mais trop peu pour avoir besoin de sa poigne légère dans le creux de mon cou, m'arrachant un minable frisson. Des doigts chauds et une pression ferme sans être douloureuse. « Le suc qui s'en échappe est une alternative intéressante à l'essence de Murlap. » je réponds tout aussi calmement, malgré ma position précaire. Il voulait simplement raffermir son statut dans le jeu sans comprendre que cela serait vain. Nous n'étions pas comme les autres et notre différence commune empêchait l'ascendant de l'un sur l'autre. À jamais proches de l'égalité, faisant frémir cette douloureuse réalité par quelques tours de passe-passe, tant que le niveau restait bas.

Je laisse échapper un doux rire à ses paroles, à cette demande si particulière. Je n'avais fonctionné au chantage, surtout quand il était dénué de justice. Aussi intéressante soit sa proposition, elle revenait à m'obliger et je ne jouais pas de cette manière. Il était dans la position du quémandeur et il osait tout de même poser ses propres conditions. Gellert Grindelwald était un être intriguant mais qui m'inspirait tant de divertissement que ma fascination augmentait toujours plus. D'une pensée informulée, le baume disparaît et je sens le poids de ma poche augmenter, l'éclat farfelu de mes yeux s'intensifiant. Agrippant soigneusement son poignet de mes doigts pâles, diffusant cette vibration lourde mais caressante qui faisait mon identité comme un avertissement. « Je ferai attention à ne pas trop courir si j'étais toi, il me semble avoir lu que le sortilège Ossa Annos prenait bien deux jours à reconstituer les os. » je murmure, faisant mine de réfléchir, mais le repli de mes lèvres démentait mon sérieux. Une fine malice qui étirait mes traits, mon souffle s'échappant sur son torse couvert de tissu noir et chaud. Obscurité qui tranchait avec l'éclat solaire de ses cheveux blonds. Il était loin le jour où j'allais me plier aux règles qui ne me convenaient pas, aussi dangereuse soit la flamme qui brûlait dans ses yeux. Il y avait toujours un moyen de les contourner, aussi délicates soient-elles. Suffisait de garder l'équilibre sur le fil du rasoir pour ne pas en tomber et s'y couper. « Je ne suis pas un élève de Durmstrang que tu peux faire plier sous ta volonté, Grindelwald. » je rajoute, toujours à voix basse, toujours aussi amusé. Il n'y avait aucune menace malgré la direction que prenaient mes mots. Je ne faisais qu'un constat. « Si tu veux du baume, il faut demander poliment. Tout est dans la nuance, tu comprends ? Il est parfois difficile de faire la différence mais quand on observe bien, on en distingue finalement ce qui fait d'elle qu'elle est unique en son genre. » je termine, avec un immense sourire, ma main toujours fermement harnachée autour de son poignet clair, mes yeux ancrés dans la tempête qui tournoyait dans les siens.                       



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