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 La Vallée de Nym | &Seo

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Seolanne
Seolanne
Féminin MESSAGES : 254
INSCRIPTION : 29/09/2018
ÂGE : 35
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : Contemporain //Medfan//Historique// Vampire// Steampunk//PostAppo
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Eglantine
Castellane

Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ Martha Dahlig

Eglantine est  maintenue dans un état d'incertitude permanent. Sur la continuité de sa vie. Sur les projets que peut avoir Tebryn pour elle. Sur  sa manière de se comporter avec lui. Le drow fait en sorte qu'elle soit coupée et isolée des autres humains qui peuplent la  Citadelle.  Il est le seul à pouvoir lui parler, à avoir des rapports avec elle, aussi toxiques soient ils. Il est sa respiration et sa bouffée d'air. Il rompt l'ennui insupportable de ses heures de solitudes.  Et là... dans ce bain, la petite rousse n'arrive plus à séparer le tumulte de ce qu'elle ressent.  Il l'écoute. Si attentivement. Si intensement. Le Guerrier est si loin de sa violence habituelle qu'elle a du mal à conserver son ressentiment envers lui.  Son corps est un poids brûlant qu'elle ne songe plus à repousser. Qu'elle ne veux plus repousser. Il lui faut presque arracher ses mains de lui pour se retenir de les laisser voguer sur vetements gorgés d'eau. Elle a envie de plus. Coupablement plus. L'attirance diffuse qu'elle ressent pour, contre laquelle elle se débat depuis les premieres heures ne lui apparait plus si monstrueuse. A cet instant, Tebryn est loin d'être une créature de cauchemar. Il lui reste assez de lucidité pour réaliser que c'est totalement de la volonté de celui ci.

Une question, cruciale. Qui s'envole presque de ses pensées lorsqu'elle est posée. Son bassin se creuse sous lui, accompagnant la pression plus intime qu'il vient d'exercer sur elle. Avant qu'elle ne se redresse, pour venir d'avantage encore à sa rencontre. Dans un soupire que l'epervier a bien du mal à camoufler. Ses instincts lui hurlent de lutter contre ce désir primal qui bouillonne langoureusement dans son ventre, mais la raison est faible. Si faible. Sauf que...  Elle finit par balbutier. Ayant perdu le fil de son discours si parfaitement construit.

-Ca n'arrivera pas...  Parce que... -Une grande inspiration de  cet air si humide, si oppressant, si... Lui. -Parce que je... chaque fois que je suis sortie, je me suis rendue aux cuisines. Et là... il y a toujours des humains qui vont et viennent. Qui apportent victuailles et boissons. Qui enlèvent les détritus. Qui... Au final, personne ne les vois plus et certainement pas vous. Je disparais dans les murs, Tebryn. Je ne suis plus qu'une souris. -Mais  ce n'est pas tout à fait... pas tout à fait ce qu'il désire savoir, n'est ce pas. Eglantine cherche son regard écarlate qui perce au travers des méches nacre. -Cela ne se produirait pas... si j'avais un signe concret que tu es le seul à avoir le droit de me toucher. -Son sang est l'un des plus nobles, il doit avoir ce genre de privilège? Cela elliminerait toutes menaces d'Elfes noirs de sa maison, en tout cas. Pour les ennemis de Tebryn, est ce qu'ils frapperaient de cette manière? Non. Elle n'a aucune valeur sur l'échiquier. Et surtout, Eglantine n'a toujours pas compris pourquoi elle était un tel secret. Il y a des centaines d'humains qui sont possedés exclusivement par l'un ou par l'autre. Pourquoi est ce différent en son cas? -Pas un marquage! -Se hate t'elle d'ajouter.- Un... je sais pas....

Sa voix meurt sur ces mots. Parce qu'il oblitère tout ce qui n'est pas lui. Il émane de lui une séduction animale qui la fascine. Sa nuque se courbe, fleur trop lourde pour sa tige et c'est presque malgré elle que ses lèvres se posent sur l'apex de son épaule et pressent un baiser contre le tissu trempé qui le découvre. Puis un second, tout aussi incertain, tout aussi  douloureux. Mais irrepressible alors que les corps se joignent et se rencontre dans un ballet qui peut vite devenir sanguinaire. Sa tête est si lègère. Lui raconter... quoi... ce qu'elle a...   Eglantine la redresse et tente d'éclaircir ses pensées. En vain.  Surtout qu'il provoque un remous dans l'eau tiedie. Il se redresse. Et son coeur cogne à ses tempes.   Son prenom, talisman qui l'enchaine à lui. Il le prononce si peu. C'est la seconde de fois de la soirée et peut être autant depuis qu'elle a été déposé à ses pieds. Son prenom glisse le long de sa colone vertébrale, or liquide qui la dépouille de toute prudence. Il achève de la faire tenir au creux de sa paume. Il lui suffirait de refermer le poing pour la briser. Si la jeune femme ne parvient pas à se ressaisir avant.

Une vague carmine vient embraser ses joues. Un flamboiement qui ne lui permet aucun paravent quand il entreprend de se dénuder. Entièrement. Presque entierement. Si la jeune fille ne doutait aucunement de son désir physique, son erection s'affiche à elle sans la moindre pudeur, ou presque. Elle se redresse précipitament contre la baignoire. Cogne presque brutalement contre son dos sur le rebord. L'Hirondelle ne le sent qu'à peine. Cette fois, ses prunelles absinthe le regardent pleinement. Les muscles découpés par quelques rivelets d'eau, les  cicatrices qui attendrissent l'onyx de sa peau, sa posture carnassière.  Et son membre bandé. Il lui est impossible d'en faire attraction. N'est pas certaine de le souhaiter. Son corps lui parait tellement contraint dans sa robe de laine. Elle n'est pas sure qu'elle respire encore. Quand elle parvient à détacher son regard de lui, il s'est rassis. Avec la dague entre ses doigts. Un petit rire pâle lui échappe. Ses genoux remontent jusqu'à son menton, sagement couverts par le tissu.

Il s'est éloigné d'elle et cela lui permet de réaliser quelle araignée a tissé sa toile autour d'elle. Elle entoure ses jambes de ses bras et pose le menton dessus. Eglantine n'espère plus qu'une chose, c'est qu'il la congédie de la salle de bain pour qu'il puisse finir ses ablutions, et elle..  quitter la salle d'eau, se changer et se refugier sur la petite paillasse qui lui sert de couche. Des ordres aimables. Non. Visiblement non. Ce ne sera pas aussi facile pour elle. Il irradie le danger et le contrarier maintenant pourrait avoir des conséquences dangereuses. Le ton de sa voix est d'une douceur acide. Quand elle a désobéi. Eglantine etait presque certaine que cette trangression avait été oublié. Qu'il la lui excusait, gagné par ses arguments. Ho la charmante naiveté. Un regard. Un seul à son visage qui affiche une affabalité de façade. Et la dague qui danse. Qui tournoie. Des ordres.

Eglantine se dresse dans l'eau. Sort de la baignoire.  Il lui faut quelques secondes pour se stabiliser tant le changement de position l'étourdit. Ses doigts lui paraissent gourds, maladroits. Une protestation monte à ses lèvres et meurt aussi rapidement. Il ne cille pas et elle baisse les yeux au sol. Elle caresse l'idée de sortir de la pièce. Sur n'importe quel pretexte. Aller chercher une nouvelle cruche d'eau chaude. Mais la jeune  mortelle pressent que si elle lui tourne le dos maintenant, elle finira sur le sol, la lame de l'arme plantée entre les deux épaules. Mais, parce qu'il n'y a pas d'autres issues, ses ongles lutttent avec les cordons resserrées de sa robe. Dénouent la ceinture qui la retenait à sa taille. La jeune femme finit par y parvenir et le  vetement s'écroule au sol avec un bruit sourd. Elle entreprend ensuite de défaire le corset de cuir et le jupon qui étaient en dessous. Pendant quelques secondes, elle se bat avec les crochets qui finissent par s'ouvrir. Un de ses bras vient entraver sa poitrine à l'horizontale pendant que l'autre retient inutilement la pièce diaphane qui achevait de la couvrir. Elle se force à relever la tête. A écarter son bras. Son corps est de ceux qui n'ont pas connu les privations. Un délicat sablier, qui n'est pas encore à l'apex de sa maturité. Ses seins sont menus, délicat. De ceux qui n'ont connut ni morsure ni les affres de l'allaitement. Son  ventre est d'une blancheur de nacre, tachetée des rousseurs qui impriment son visage, la virgule de son sexe souligné par un pubis à la rousseur à peine plus claire que celle de ses cheveux. Il peut voir sa poitrine qui se soulève sous la violence de son souffle. De la difficulté qu'elle a de se tenir ainsi, au plus vulnérable, devant lui.

Quand elle n'y tient plus. Elle enjambe à nouveau la baignoire, refusant de penser à sa posture à cet instant et s'immerge dans l'eau, au maximum. Pas assez puisque l'onde affleure juste sous ses seins, les soulevant légèrement à la surface. Tout pour ne pas croiser le regard de Tebryn. Il veux qu'elle parle. Mais elle n'a plus de mot. Qu'elle se lave et s'offre encore plus à ses regards? Elle est tetanisée. Elle attrape une éponge sur le coté et se la passe vaguement, très vaguement sur le bras. Impossible d'oublier la sensualité sombre qui se dégage de lui.

-Tebryn... Ce n'est pas... c'était juste pour.... -Elle se force au calme, quand ses prunelles ne cessent de le boire, si proche. Si loin. -Juste une fois ou deux. Peut être quatre. Pas plus. J'y ai  vu des hommes et des femmes asservis. Des drows de basses factures tout accepter. Des nobles passer sans un regard devant les scènes les plus cruelles. Et les Pretresses. Elles... je n'ai pas osé seulement les regarder, de peur d'attirer leurs attentions. Parce que je ne  veux JAMAIS un tel danger.

Elle commence à se calmer. A se sentir plus sure d'elle aussi. Lentement, Eglantine se rapelle de la manière dont le Drow qui fut sa première victime etait semblable à un papillon calciné par le soleil. Et la sensation exquise qu'elle avait ressenti en comprenant le pouvoir de son  corps sur un homme. Fut'il drow. Alors elle se redresse. Se place à genoux dans l'eau, presque à portée de Tebryn. Le dos droit et les prunelles veloutées. Sa posture met en valeur sa gorge frissonnante et les petites perles d'eau qui s'écoulent de ses cheveux. Elle se cambre, juste à peine. Et laisse l'éponge dévaler son cou, embrasser ses épaules dans un jeu de cache cache dont elle ne mesure par la portée.

-Des gardes de drows... dont le blason était différent de celui de ta maison
. -La prudence? Quelle prudence?- Il s'agissait d'une flamme noire surplombant un poing fermé, sur fond bleu nuit. Ils parlaient. Il parlait de ton frère. Il s'est rapproché d'eux. Il veux les soudoyer... pour un empoisonnement, une embuscade. Tu as les faveurs de ta mère, Tebryn. Il trouve que tu lui fais de l'ombre. Il ne veux pas ta mort. Mais... te mettre hors service pour de long mois.  Je crois. Je n'ai pas tout compris. Ils parlaient bas. Ils étaient ivres.

Elle espère que ces bribes d'informations lui seront suffisante. Qu'il ne lui fera pas payer d'avantage ses escapades. Eglantine n'a pas osé revenir sur la possibilité de lui être utile en dehors de l'appartement. Mais elle y songe. Si fort que c'est limpide. Elle s'avance vers lui. Pose une main sur un de ses genoux, trop légèrement. Trop timidement.

-Tu es encore en colère?

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