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 La Vallée de Nym | &Seo

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Seolanne
Féminin MESSAGES : 119
INSCRIPTION : 29/09/2018
ÂGE : 35
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UNIVERS FÉTICHE : Contemporain
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Tortue



Eglantine
Castellane

Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ Martha Dahlig


Se dresser d'avantage contre le guerrier Drow ne la conduira qu'à une fin aussi certaine que douloureuse. Elle a une idée précise des blessures infames que sa lame mortelle peut infliger à son ventre. La vision de son père gisant dans ses entrailles répandues autour de lui, l'odeur nauséabonde qui s'échappait des viscères encore tièdes l'envahit et une nausée brutale la secoue. Il lui faut ce qui lui reste de volonté pour retenir la bile acide qui remonte le long de sa paroi intestinale. Eglantine se courbe presque en deux sous la violence de la réalité, ce n'est que la pointe d'acier qui l'empeche de se recroqueviller sur elle même. Le regard de Tebryn la contemple, satisfait de lui même et de son jeu cruel. elle peut sentir ses prunelles naviguer sur sa gorge devoilée, bien loin de sa blancheur sculturale, crasseuse et mouchetée de boue. Elle se redresse. Blème. Elle oscille entre la colère, la fatigue et le defaitisme et la rouerie. Sans parvenir à trouver un équilibre qui lui permettrait de reprendre pieds. Bien au contraire, elle se noie.

Elle le touche, l'effleure. Et son épiderme, si noir qu'il en est presque bleu, est si tiède sous sa main gelée. Si vivant. Si proche. Malgré elle, sa paume se ressere dans ce contact presque desespéré. Il est là. Réel. Il est l'Enemi. Mais il est le seul, depuis sa captivité, à lui avoir adressé la parole. Et si ses mots sont impitoyables, il la voit. Elle existe. Il sourit et ce sourire la crispe encore d'avantage. Il serait si facile d'avoir confiance dans ce sourire. De laisser sa vie couler entre ses doigts et de lui permettre toute décision. Non. Elle s'oblige à soutenir son regard. Eglantine refuse de céder si vite, de devenir une esclave de plus, sans nom et sans visage. Il se dégage de l'Elfe Noir un danger permanent. Des mots mièvres qu'elle prononce, juste pour lutter quelques secondes de plus. Pour respirer cet air vicié, encore un peu. Elle sursaute, la pauvre enfant, lorsque la porte s'ouvre, laissant le passage à une second représentant de la race souterraine.

Tout dans son comportement indique la servilité la plus hideuse, et pourtant l'être ne parait pas en ressentir la moindre honte. Non, il présente son plateau à son seigneur, s'enquièrt de ses besoins sans que le plus petit ressentiment ne colore son ton. Il est à sa place. Et Eglantine flanche au regard des cicatrices bestiales dont son torse nu et son visage sont ornés. L'ordre claque et  ne saurait être désobéi malgré la perplexité teinté d'une pointe de peur de la peur du drow dont les genoux touchent terre après quelques brèves secondes. La petite rousse ne sait pas où veux en venir Tebryn, mais la dague s'éloigne, mince victoire. Une leçon dans les manières parfaites d'un serviteur? Il passe derrière son congenaire soumis à sa volonté. Elle inspire sèchement une goulée d'air devant l'expression machiavelique qui s'est peind sur les traits si fin de Tebryn. Il vient d'avoir une idée dont les conséquences seront forcement douloureuse, s'imagine t'elle. La jeune femme se redresse, quitte le plateau de la table pour faire un bref pas dans le cliquetis de ses fers qui martyrise sa peau. Il bouge, loup qui s'aprete à bondir sur un animal blessé. Sous la plante de son pied, elle sent soudain la fraicheur de l'acier.

Le silence est pesant. Entrecoupé des respirations tendues de la jeune femme, celle presque sereine du serviteur qui attend le bon vouloir de son maitre et celle du Maitre Drow, en pleine maitrise de la situation. Leur iris s'accrochent et les pupilles d'Eglantine s'écarquillent quand la comprehension la heurte de plein fouet. Le geste est universel. Elle en oublie sa chemise de nuit qui ne la dissimule presque plus. Elle ignore ce qu'elle ressent. C'est un dilemne qui la plonge dans la confusion. Face à elle, le serviteur ne perd rien des émotions qui la traverse et ses mains se sont crispées sur ses jambes. Mais il n'ose se lever, sachant que contrarier son Supérieur lui vaudrait d'être dévorer par Loth. Si il est chanceux.  Eglantine se penche et ramasse prestement la dague, le poid de celle ci commencant à lui être familier.

Elle s'approche de l'homme agenouillé et sa main libre glisse sur la peau sombre de ses épaules. Il a beau ne pas avoir la carure de Tebryn, l'arc de celles ci restent musclé. Sa peau est moins douce, moins lisse que le bref souvenir du poignet du Guerrier. Eglantine tremble alors qu'il a une vision parfaite sur son buste et la virgule de son ventre. Le Seigneur Drow vient de lui donner, de lui concéder une part non négligeable de pouvoir. A un prix immonde. Mais il la sort du caniveau et le destin d'un autre repose entre ses paumes. Il lui permet, brièvement, de retrouver une once de statut. A l'aune de son compas moral.  Elle peut,  si elle le veux, faire couler son sang. Et pendant que son monde sort de son axe, les doigts graciles de la jeune femme courent et dansent sur l'épiderme abimé. Il n'a pas connu la douceur d'un contact féminin depuis tant de lune que malgré lui, son échine ploit d'avantage et il ne peut retenir un soupir presque apaisé. D'où un désir presque désespéré est loin d'être absent. Eglantine vient à ses cotés et murmure à son oreille, se penchant sur lui, le poids d'un sein quasi nu qui pèse sur le haut de son bras. Certaine que Tebryn n'en perdra pas un mot. Sa voix est étranglée, dérangée.

-Il veut que je t'égorge, tu sais... Comme ca. Pour rien. Pour lui.

Elle ignore encore tout de ce pouvoir secret que les femmes ont sur les hommes. De la violence d'une caresse sur un membre embrasé, du poids d'un baiser sur des lèvres assoifées. Du murmure de la pointe de cheveux sur une peau glacé. Non, Eglantine ignore tout de ces jeux et de ces manipulations, ne peut reconnaitre dans sa propre voix l'ivresse qui bat dans ses veines. Ne décèle pas les manipulations de Tebryn dans cette permission tacite.  Ce qui n'est pas le cas du servant  qui sait qu'il est tombé dans la toile de son Seigneur. Qu'il devient leçon de chose pour lui. Pour elle. La jeune femme se redresse, effleure de l'ongle la gorge qu'elle doit ouvrir. Descend et aiguise une cicatrice qui barre un pectoraux.

-Je n'ai pas de raison de te blesser. Te tuer? Je ne te connais pas. Tu es aussi prisonnier que moi. Ce serait Mal. Cruel.  Je.. je ne crois pas que je veux, moi.

Mais refuser totalement l'ordre tacite? Après qu'elle vient de lui dire qu'elle était à son service? Elle ne peut pas. Elle cesse son exploration digitale et d'un doigt remonte le menton du Drow vers elle.  Alors c'est avec une délicatesse digne du tisserand qu'était son père qu'elle trace une infime ligne écarlate sur le cou de l'agneau pascal. Juste de quoi reproduire le geste que Tebryn lui a intimé. Le serviteur ne se rebelle pas. Il  a déjà vécu pire et dans des situations tellement plus atroce qu'il ne flanche qu'à peine.

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Sha
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Flash



Tebryn Naerth
Assassin d'une cinquantaine d'années elfiques, Tebryn est un homme taciturne et distant. Cadet de la famille Naerth, la récente mort de son frère aîné Istovir le propulse au rang de premier fils, ce qui est une chance pour lui, même si cela lui a demandé quelques efforts d'ingéniosité.

Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

Il est le fils d'Akordia Naerth et d'un champion de l'époque, à savoir Jaerth.




Mémo

Couleur Tebryn : #69130d
Couleur Akordia : #942720



Il l’observe comme un prédateur le ferait, comme un Maître le ferait. Il détaille chacun de ses mouvements, chaque pas qu’elle prend et qu’elle ose, chaque papillonnement de ses paupières blanches. Il y trouve une certaine sensualité, un plaisir, une intrigue complète. Debout face à elle, il la regarde qui minaude, qui s’essaye au jeu de la séduction. Le domestique aussi l’observe, avec mépris, avec prudence, mais rapidement il est subjugué par la beauté humaine, par cette peau blanche comme du lait qui frôle, parfois même elle le touche, et voilà qu’enfin elle le caresse. Il n’en peut doucement plus, mais il se tait, impatient peut-être qu’elle se rapproche encore de lui. Son corps tantôt dévoilé, tantôt caché, excite ses sens et il se prend au jeu d’en demander plus, même si cela doit être la dernière chose qu’il vivra. Il ferme les yeux - jeu dangereux - quand il sent sur lui le sein lourd qui pèse à même son épiderme. Qu’il aimerait s’en saisir sur le champ.

- Il veut que je t'égorge, tu sais... Comme ça. Pour rien. Pour lui.

Un frisson désagréable lui remonte l’échine - au domestique. Tebryn, lui, n’a pas bougé, ou seulement un peu pour obtenir une meilleur vue sur le jeu de leurs deux corps. Il a un petit sourire en coin, surprenant le regard apeuré et désespéré du serviteur qui semble l’implorer. Il sait que s’il bouge, le jeu prendra fin. Il ignore encore si elle le fera, mais il sait que les femmes de son pays n’auraient pas hésité. Il connaîtra peut-être une fois l’extase, mais l’idée de la mort le tiraille, l’effraie.

Si son corps jusqu’à maintenant s’était tendu dans un désir irrépréhensible, il se dégonfle aussitôt que sa main se retire, aussitôt qu’elle effleure sa gorge de son doigt. Il pourrait presque couiner si seulement il n’était pas plus fier que ça.

Le seigneur noir sourit quant à lui, désormais sur le côté des deux. Il observe avec un certain amusement la jeune femme, ses doigts qui courent sur l’épiderme du prisonnier. Quelque chose s’est allumé dans son regard, un quelque chose qui n’avait jusqu’à maintenant jamais eu le temps de s’enflammer. Il ignorait que les humains pouvaient être aussi diaboliques, mais cela lui plaît. L’excitation est encore invisible, mais le sourire qui peint son visage est un signe que le domestique n’ignore pas. Il ferme alors les yeux, des frissons et des tremblements parcourant son corps qu’il ne contrôle plus.

- Je n'ai pas de raison de te blesser. Te tuer? Je ne te connais pas. Tu es aussi prisonnier que moi. Ce serait Mal. Cruel.  Je.. je ne crois pas que je veux, moi.

Le domestique ouvre de nouveau les yeux, la regarde du coin de l’oeil. Aucun drow digne de ce nom ne supplierait un humain, et encore moins une humaine, mais le drow se laisse aller et esquisse l’expression la plus pitoyable et la plus fiévreuse de sa vie. Impossible de voir s’il rougit, mais ses paupières à moitié closes et la chaleur qui se dégage de sa peau sont assez d’indices pour comprendre ce qui se trame.

Derrière, Tebryn s’est approché d’un pas, jetant un regard à l’exploration qu’elle fait. Il suit le tracé de la dague, le fin filet rouge qu’elle trace et les quelques gouttes de sang qui glissent sur la peau noir du domestique. Le seigneur drow se souvient désormais de ses vies fauchées, de ses viscères jetés sur le sol, de toutes ses fois où il est rentré et a dormi, sans connaître les charmes d’une femme, ni d’une sœur. Par prudence. Pour ne pas être poignardé dans le dos. Pour ne pas être empoisonné.

Elle en serait incapable, cette humaine. Incapable de résister s’il le lui imposait.

Lentement, il s’agenouille sur le sol, derrière elle. Il pose d’abord un genou, puis un second. Le domestique ne comprend pas, il tient toujours sa tête haute même si la dague a quitté sa peau et n’a laissé qu’un trait froid sur son épiderme. Il ferme même les yeux un instant quand il voit son Maître coller son torse au dos de la jeune femme, par respect, mais aussi parce qu’il a peur d’être réprimandé s’il voit des choses qui ne devraient pas être vus.

A la vérité, il n’y a rien à vraiment voir. Une fois serré contre elle, Tebryn laisse seulement remonter ses doigts sur ses cuisses, effleure ses hanches découvertes. Elle est plus petite que lui, aussi, en la surplombant ainsi, il peut deviner du coin de l’œil le décolleté plongeant qui dévoile sa poitrine claire et ferme. Il a un sourire mais d’autres idées fourmillent, et la vision du sang lui fait réclamer un peu plus d’hémoglobine et de pleurs.

Il attrape alors les deux poignets de la jeune femme, l’un dans chacune de ses mains, sans lui faire lâcher la dague. Au contraire même, il les sert doucement et les rapproche de son ventre. Il lui fait brandir la dague toute droite devant elle, et sert plus fort un moment.

- Si tu ne veux pas jouer franc jeu, je vais devoir faire comme toi...

Son souffle dans l’oreille de l’humain est chaud, alors que les yeux rouge du drow croisent ceux de son esclave qui tressaille. Il n’a pas tout vu, mais il comprend que c’est sa dernière seconde.

- Tu la voudrais ?

L’esclave se dit qu’il s’agit de sa seule sortie. En même temps, son membre fièrement dressé entre ses frusques répond pour lui, mais il ne demandera pas à son Maître de vérifier lui même la tangibilité de son désir. Il hoche seulement la tête, la gorge trop serrée pour répondre.

- Elle te plaît, pas vrai ?

Comme il dit ça, Tebryn, d’une main, vient relever les bouts de sa chemise de nuit, dévoilant un peu plus encore de ses cuisses. Quand il a fini de l’aguicher, il vient cette fois découvrir la poitrine de la jeune femme, écartant les pans de tissu pour mieux en voir la galbe incendiaire. Le regard du domestique est fiévreux. Il n’y croit pas, et plus encore, il en a diablement envie comme le trahit son propre corps. Il n’ose encore y toucher, mais il serait désormais prêt à tout pour la désacraliser.
Le seigneur noir en rit, jouant avec la pauvre créature prise dans son piège.

- Elle n'a encore jamais dû bien goûter aux hommes, parce que Madame est de bonne famille. Elle te serait toute offerte, toute fraîche...

L’esclave ravale de nouveau sa salive et il sent l’effervescence. Il suffit juste de soulever la nuisette pour dévoiler le blanc d’une fesse pour faire ressortir les bas instincts. Mais il a fini de jouer avec les attitudes du domestique et finalement il ramène sa main en renfort de la première qui tenait toujours les mains graciles de l'humaine sur la garde de la dague, l'empêchant de se cacher ou de fuir.
Avec un large sourire enfin, le seigneur siffle :

- Alors prend-la.

Il sert plus fort les mains de la jeune femme, avec un sourire carnassier.
D’un geste brusque, il la force à s’avancer d’un coup sec alors même que le domestique se jette sur elle d'un bond félin. L’esclave n’a pas vu la chose venir, il sent seulement au dernier moment l’acier qui lui déchire le haut de l’aine. La douleur est si intense qu’il hurle et halète. Du sang chaud glisse sur les doigts de Tebryn qui tiennent toujours les poignets fins de la jeune femme qui peut observer aux premières loges le domestique reculait et tombait sur le côté.
Il est parcouru de quelques spasmes douloureux, une écume blanche s’échappant de ses lèvres. La vie s’échappe petit à petit de son corps, et si Eglantine est tentée de fermer les yeux, le seigneur drow qui la sert contre lui s’en amuse :

- Regarde le... Cette vermine... Garde les yeux bien ouverts, c’est un spectacle délicat que la mort d’un homme... Il ricane à son oreille, Si tu choisis toujours la porte la plus simple, tu n’iras jamais loin. Dans ce monde, il faut arracher les choses aussitôt qu’elles se présentent. Il rit de nouveau, avant de rajouter, plus tard, sur un ton plus ambigu : C'était ta première fois, n'est-ce pas ?

Il faut encore quelques longues minutes pour que l’esclave ne meurt, le bas du ventre entaillé au niveau de la remontée de l’artère principale. Un point aussi précis que mortel. Tebryn pourrait s’en féliciter, mais la mort est un quotidien cruellement monotone. Un quotidien qui le met toujours de très bonne humeur comme en atteste sa façon de renifler la gorge de la jeune fille, ses doigts ayant arraché et jeté plus loin la dague pour mieux se saisir de ses hanches, passant ses doigts sur son corps blanc pour y parsemer le sang encore chaud, encore frais.. Son sourire satisfait accroché à son visage. Il aimerait bien lui faire face pour voir l’horreur sur son visage quand il peint sa poitrine avec le même sang qui abreuve en ce moment le grand tapis rouge de sa chambre.

- Que dit-on après une leçon ?

Le sourire de Tebryn s’agrandit encore, pris d’une excitation vive pour ce nouveau jeu où il serait le Maître et elle, la faible élève.




Oh Darling,
Darling, What I have done ?
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Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

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Ses yeux ne quittent pas le serviteur agenouillé, captent chacune de ses expressions et c'est terriblement, incroyablement intoxiquant d'être capable de créer, juste par quelques gestes, autant d'émotions chez un autre être vivant. C'est la première fois qu'elle touche du doigt cette possibilité. Il la méprise, il la craint, il la désire. Et tellement d'autres, plus fugitives, plus discrètes qu'elle ne parvient pas à saisir. Eglantine est absolument fascinée par ce jeu étrange qui s'est établi au sein de ce trio malsain. La jeune femme a conscience que c'est illusoire. C'est Trebyn et uniquement Trebyn qui permet cette impression de pouvoir. Mais qu'importe! Elle a du mal à le garder dans son champ de vision, presque entièrement absorbée par l'exploration de ces possibilités.

L'esclave Drow n'a pas le reconfort de ces chimères, il sait qu'il sera la victime ultime de ces coups de griffes, de ces ronronnements de tigresse en devenir. Car plus que tout autre, il connait la nature sauvage de son Maitre et n'attend aucune clémence de sa part. Et pourtant, pourtant il espère. Il refuse toute demande de clémence. Il garde le dos aussi droit que possible. Refuse de clore les paupières. Il est Fier. Brisé, lâche selon son peuple. Mais face à une petite humaine qui ignore tout de là où elle met les pieds? Impossible de courber l'échine face à une inférieure. Il tressaille, tout comme Eglantine lorsque sa peau s'ouvre si peu, si lentement. La jeune femme s'est laissée tombée à genoux, sans même en avoir une pleine conscience. Comme si elle ne voulait rien perdre de ces instants. Elle devient un miroir du Drow, mais un reflet affuté, car la dague ne quitte pas sa paume, quand bien même elle a rempli son office. En témoigne une si fine ligne sanglante. Il n'a pas gémit. Ne s'est pas plaint. Mais la colère qui a empoignée ses iris est bien présente. Avant de s'effacer dans la surprise. Car cette fois, c'est Eglantine qui sursaute avec violence.

Elle réalise alors sa position lorsque le Guerrier s'accole à son dos, que ses cuisses encadrent les siennes. La posture est d'une intimité qui la foudroie. Il n'a jamais été aussi proche d'elle. Sa peau s'effraie d'un frisson lorsque ses doigts si sombres remontent la ligne de ses jambes jusqu'à son bassin. La petite rousse ne songe pas un instant à l'interrompre dans sa progression languide. Sa douceur est un contraste trop grand avec les jours ténébreux qu'elle vient de vivre. Pas d'avantage elle ne songe à tenter de se couvrir d'avantage de la frusque inutile qui pend en lambeau autour d'elle. Pourtant, pourtant, elle devine la brulure de son regard sur elle. Elle sert les dents. Sechement. Luttant contre l'envie de basculer la tête contre son épaule et de s'abandonner à cette fausse sécurité. A ce mensonge qui se murmure : elle est en sécurité avec lui. C'est faux, si faux. C'est une bataille interne qui se devine aux crispations de ses doigts, à la rigidité de sa colone vertébrale. Pourtant, elle ne se dérobe pas.

Elle reprend vaguement ses esprits quand il joint ses poignets en un mouvement à la fermeté qui interdit toute contradiction. Ses doigts forment un étau sur la garde de l'arme, qu'elle tient entre ses deux mains. Il impose un poing dangereux. Son ventre se dote d'un éperon mortel que le serviteur ne voit pas. Ou bien a t'il déjà fait le deuil de sa vie à venir. Ne lui restant plus que la chance d'une mort délicieuse. Il se raccroche desespérement à cette possibilité. Un sourire trop fragile ourle les lèvres de l'humaine aux paroles que le Noble Drow vient de lui adresser. Si elle le pouvait, elle rirait de cette moquerie qu'il lui adresse. En l'état, elle tente de deviner quelles sont les conséquences de son geste. Car elle l'a défié, elle le sait. Elle a respecté la lettre de son ordre mais pas l'esprit.

-C'est la première leçon que vous m'avez appris : Les Drows jouent jamais franc-Jeu, pourquoi le devrais je...

Puis la réalité des mots à son serviteur est un baquet d'eau froide qu'il lui verse sur le crâne. Toute prétention de séduction, de jeu s'évanouit. L'expression horrifiée de son visage est un baume pour le condamné, une vision divine, de même que ce que son Maitre lui propose. Nul doute qu'elle se serait levée, dressée, éloignée, mais la prise sur ses mains est inflexible, de même que la pression des bras de Tebryn autour de sa taille. La Fuite n'est pas une option. Muette, elle secoue la tête farouchement, ayant totalement oublié l'arme qu'elle aggripe si fermement. Se collant encore d'avantage contre le torse de Tebryn pour mettre le plus pitoyable des centimetre de distance entre elle et l'esclave. Pis, il l'offre en vitrine à ses attentions lubriques. Comme elle regrette, soudainement, d'avoir si féminimement provoqué ce désir aveugle. Il dévoile quasiment la fracture de son ventre, ne lui laissant plus que la plus fine membrane de décence. Elle est blême. Elle a ouvert elle même la porte à ces aiguisements et c'est aussi cela qui la rend malade. Elle ne respire plus lorsque il offre à leur vue conjointe le rosissement d'un mamelon. Délicatement aguiché par le tissu glissant sur lui, il est à demi dressé, un appel aux caresses et pincements. Le drow ne le quitte pas du regard. Rêvant de refermer la bouche dessus. De sentir sous ses dents la tendresse de cette chair sensible. Il s'est penché vers l'avant et les mots de Tebryn sont un bourdonnement qui se perdent presque dans sa luxure. Une vierge. Il lui offre une vierge. Il en gémit presque, tant c'est tangible. Tant il veux sentir sa verge la ravager. Un mouvement de rein lui suffira. Il le sait, pour l'ouvrir et la faire sienne.

Eglantine est tetanisée. Ses phalanges sont livides, tout comme son teint. Prend la. Tebryn signe sa déchéance. Et par qui? Un de ceux qu'il méprise si ouvertement. Elle n'a pas une larme. Ne sent qu'à peine les mains du Guerrier qui ont repris leur emprise. Et soudain, soudain ses bras se détendent et plongent, dans un mouvement qui ne lui appartient pas, droit vers l'aine du serviteur. Et elle ne retient pas le geste. Oh non. Elle l'accompagne de toutes les forces qui lui restent. Aussi profondement que possible. Et dès qu'elle le peut, elle donne un second coup, immitant au mieux la posture du premier. Il l'aurait violé. Sans le moindre état d'ame. Ses yeux sont grands ouverts. Elle ressent la brûlure de son sang sur son épiderme, ses cris blessent ses tympans. Elle est prise de longs tremblements. C'est la première fois qu'elle assiste à la mort. A une mort aussi proche, et de sa main de surcrois. C'est long. Si long. Quand il est enfin Cadavre, elle a froid. Si froid. Une envie de vomir qui lui retourne les tripes. Qu'elle contient. du mieux qu'elle peut.

-Je regarde. -Simple vérité. Elle n'arrive pas à détacher les yeux de la scène morbide. Sa voix est éteinte. A l'opposé des notes amusées qui dansent dans le ton de Tebryn. Ses pensées éparses retrouvent un peu de leur lucidité. Elle reforme le puzzle décousu qui s'est formé depuis l'entrée du serviteur malchanceux. - Vous... vous êtes en train de m'apprendre. -De lui apprendre à tuer. C'est la seule chose qui fait sens. Mais le pourquoi lui échappe totalement. - Oui. Je n'avais jamais. Avant.

Il est si guilleret. Si guilleret alors qu'il hume les parfums de morts et de sels sur sa peau. Elle est gelée. Glacée. Elle suppose que c'est une forme de choc. Choc qui la brutalise lorsque il dessine des arabesques sanglantes sur peau et qui atteind un pic lorsque il la couvre de peinture de guerre obscène. Cette fois, elle s'accroche à son poignet, le forçant à baisser les bras. A cesser ce sacrilège. Vierge Martyr alors qu'elle est bourreau. Une leçon. Une leçon macabre. Mais... il l'a aider à se débarasser d'un drow. d'un des siens. Incompréhensible. Mais utile. Utile si elle veux espérer un jour s'enfuire de ces souterrains. Elle doit Apprendre. Devenir la meilleure. Pour un jour le surpasser, le tuer et reprendre sa liberté.

-Merci Seigneur, répond t'elle avec une note déterminée. Oh oui, elle le surprendra. Le plus difficile sera de ne pas devenir un monstre à son tour. Elle préfère apprendre plutot que d'être esclave!-Je ne doute pas que la seconde sera tout aussi instructive.

L'étreinte des bras de Tebryn s'est dénouée, la dague s'est envolée. Elle respire. Une ample goulée d'air. Et c'est l'odeur de la nourriture qui la frappe de plein fouet. Le fumet du ragout qui flotte au dessus de celle du sang répandu. Et elle a faim. Si faim. Elle se méprise pour ce bas instinct, mais cela n'influe guère son estomac. Elle est affamée, à été nourrie peu et mal depuis sa captivité, de quoi lui permettre de tenir sur ses jambes, guère plus. Et le plateau de victuailles est proche, si délicieux. Son ventre émet de profonds gargouillis qui la trahissent plus que ses regards déviant vers la table principale. Elle devient aussi rouge que le sang qui caille sur sa peau. D'un bond, elle se redresse. Et manque de tomber droit devant elle. Pour plusieurs raisons. Sans y prendre garde, Eglantine a coincé un pan de sa guenille sous son pied. Quand elle se relève, celle-ci se déchire sombrement, dénudant complement la jeune femme. Dos à lui, il pourra avoir une vue parfaite sur le globe de ses fesses, la chute de ses reins. Un cri de de souris franchit les lèvres d'Eglantine avant que les evenements ne continuent à s'enchainer. En voulant s'éloigner de Tebryn, elle esquisse un grand pas. Qui est sechement retenu par les fers qui pèsent à ses chevilles. Elle aurait trébuché à plat ventre sur le décédé si elle n'était pas parvenu, par un mouvement frénétique des bras à rétablir son équilibre. Un équilibre précaire . Ses oreilles deviennent écarlates, donnant une idée de ce que peut être son visage. Elle refuse de se retourner pour regarder le Drow. Au contraire, la jeune femme se dirige droit vers l'un des sièges. Sur celui ci repose une couverture en patchwork d'une finesse qui la transforme en oeuvre d'art. Ce n'est pas ce qui l'interesse. Ce qui l'interesse c'est qu'elle est assez grande pour la recouvrir en entier et lui permettre de se couvrir. Si le Guerrier lui laisse l'atteindre. Lui permet cette modestie. Car pas un mot de demande ne franchit ses lèvres. Si il ne s'interpose pas, elle sera rapidement envelopée dans une toge artisanale.

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Sha
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INSCRIPTION : 24/03/2017
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UNIVERS FÉTICHE : Sadique polyvalente.
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Tebryn Naerth
Assassin d'une cinquantaine d'années elfiques, Tebryn est un homme taciturne et distant. Cadet de la famille Naerth, la récente mort de son frère aîné Istovir le propulse au rang de premier fils, ce qui est une chance pour lui, même si cela lui a demandé quelques efforts d'ingéniosité.

Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

Il est le fils d'Akordia Naerth et d'un champion de l'époque, à savoir Jaerth.




Mémo

Couleur Tebryn : #69130d
Couleur Akordia : #942720


Il n’a pas dit un mot quand elle s’est décrochée de lui, et bien qu’il ait regretté une courte seconde la chaleur de sa peau, le manque s’est vite évaporé. Il est fatigué, Tebryn, de toutes ses batailles qu’il a menées dernièrement, des élans sauvages au fond de lui. Fatigué, même si le jeu a été intéressant. Il la laisse s’enfuir et se réfugier sur une chaise où elle mangera à sa faim. Il croise lentement les jambes, restant à même le sol pour mieux l’observer. Il a un petit sourire amusé quand elle vacille, mais n’a pas un mouvement pour l’aider. Au lieu de ça, il observe ses fesses sans gêne et sans honte, mais également la longueur de ses jambes fines et gracile. Ses pupilles rouges captent le moindre de ses battements de cil, la moindre mimique qui tord son visage. Elle est peut-être belle, mais elle reste fragile… Il jette un regard au sol, la laisse repaître parce qu’il ne sait pas encore quoi faire.

- La seconde…

Il se relève lentement alors qu’elle est déjà en train de somnoler sur sa chaise. Sa tête pend mollement sur le côté et il semble qu’il n’y a plus rien pour l’animer. Couverte seulement du travail de tisserand qu’il avait eu quelque part une autre fois. Elle n’a cependant pas caché ses chevilles claires, ni ses mollets agréables. Il l’observe, se rapprochant d’elle en se demandant ce qui lui fait croire qu’il y aura une « seconde » fois. Il a tant d’idées, et pourtant…

On toque de nouveau à la porte, et le regard du seigneur noir se reporte calmement sur ce dernier. Une tête blanche aux cheveux rasés entre, s’incline sans jeter un regard aux alentours, ou peut-être un seul – au cadavre. Un frisson désagréable la traverse.

- Messire…
- Je n’ai besoin de rien. Tu peux débarasser le sol.

Tebryn s’écarte alors que la domestique approche et attrape par les chevilles son congénère déjà un peu froid. Il la regarde faire, elle qui le traîne si difficilement, si maladroitement. Elle est malingre mais c’est normal pour quelqu’un de basse extraction. Il la trouve moins jolie que l’humaine, moins agréable à regarder, et ce malgré le fait qu’il n’y ait aucune cicatrice sur son visage tordu de peur et de panique.

- Pas besoin de revenir pour le plateau.

Elle hoche la tête, haletant à la porte quand enfin elle arrive à faire passer le domestique décédé par le cadastre.

- Qu’on ne me dérange plus jusqu’à que je me lève.
- Bien monseigneur… Elle ploie l’échine, vulgaire bête de cirque qui fait grimacer Tebryn : Passez une agréable nuit monseigneur…

Et de nouveau elle tire son fardeau en silence et en souffrance alors qu’il referme la porte. Il vient ramasser la dague et remarque que le sang a déjà séché. Est-ce que le sang sur Eglantine a séché ? Il s’en doute. Il s’assoit en face d’elle et déguste enfin quelques mets, lui jetant de petits regards silencieux. Si sa mère, la Matrone Akordia, apprend qu’il a un petit oiseau perdu dans sa chambre, que dirait-elle ? Elle serait sans doute furieuse. Il a un sourire amusé en imaginant la vieille Matrone persiflait sur son premier fils. Elle enverrait même peut-être son cadet pour faire un petit travail… Ce serait une excellente occasion de se débarrasser également de son frère. Un de plus sur la longue liste des obstacles.

La nuit passe, jusqu’au lendemain où il se réveille avant la petite humaine. Il l’a laissé là, enfermée dans sa chambre pendant plusieurs heures. Il lui a dit avant de dire : aucun bruit, ou ce sera la fin. Comme un enfant qui cacherait un chiot sous son lit à l’insu de ses parents, Tebryn a joué le jeu. Il s’est déplacé jusqu’à sa chambre tous les jours, sans que ce ne soit dans ses habitudes. Il a mené des petits jeux tous les soirs, et comme ça, en quelques trois semaines, sept domestiques de plus sont morts.
Akordia bien sûr a levé un sourcil surpris en apprenant les jeux mortels de son fils. Il n’a pas eu besoin de s’expliquer. Il n’a eu qu’à dire : je m’ennuie, et Akordia a ri en lui caressant les cheveux, fier de son rejeton.

Tous les soirs, peu après le repas aux tables de la Matrone, il revenait avec quelques portions de plus qu’il déposait sur la table. Plusieurs douches dans la grande baignoire qui était accolée l’avaient lavé du sang qu’il s’amusait de temps à autre à étaler sur sa peau blanche. Il ne l’aimait pas plus que le premier jour et aurait pu la tuer tout ce temps, mais elle le détendait, elle l’amusait, elle le divertissait. Comme un petit jouet qu’il aurait gardé jalousement, aussi égoïste était-il.
Il lui avait apporté des vêtements de belle facture, de cuir ou des chemises de lin sombres. Comme une poupée, elle n’avait pas le choix et s’habillait des choses qu’il voulait voir sur elle. Ses yeux critiques parfois déchiraient un vêtement ou deux quand il ne voulait plus les voir sur elle. Il la contrôlait, et elle apprenait. Tebryn savait bien que le jeu ne pouvait pas durer une éternité dans sa chambre, mais ce soir-là, comme tous les soirs depuis plus d’un mois, il n’avait toujours aucune idée de ce qu’il allait faire d’elle.
La tuer. La manger. La violer. Ou peut-être simplement continuer toute cette mascarade ?
La libérer n’avait jamais été une option.

Ce soir-là cependant, Tebryn est remonté. Ça lui est arrivé trois soirs depuis un mois de rentrer avec les oreilles basses et l’air plus sombre qu’à l’accoutumée. La première fois, Eglantine avait bien failli y passer – mourir. Il ne fallait pas s’approcher de lui quand il était ainsi. Sa colère pouvait exploser à tout moment, et il n’y aurait pas toujours un domestique pour prendre à la place de l’humaine (qui finalement, avait le mérite de valoir à peine plus qu’un domestique aux yeux de Tebryn – un véritable exploit). Aussi, en passant la porte, il la fusille naturellement du regard, comme pour la mettre en garde de ne pas l’approcher ou de ne rien dire qui pourrait le froisser plus qu’il ne l’est.

- Toujours là…

Il maugrée un peu, et s’il a malgré tout quelque chose en main pour elle pour qu’elle puisse manger, il le dépose sans délicatesse sur la table, la jaugeant d’un regard qui se veut critique. Il s’allonge aussitôt dans le lit, probablement parce qu’il n’a pas envie de jouer à un quelconque jeu avec elle ce soir, ni de lui enseigner quelque chose. Non, en réalité, il est fâché.

Son frère cadet – Malagath – l’a encore un peu secoué à table devant leur mère, Akordia. Si Tebryn n’est pas du genre à se laisser faire, il faut avouer que Malagath sait se montrer particulièrement observateur et perspicace. Et s’il commence à effleurer l’idée que Tebryn cache quelque chose dans sa chambre, il craint également – encore davantage – que Malagaar ne l’apprenne. Leur benjamin à tous est obtus et violent, plus colérique même qu’un drow, le plus rancunier de tous les fils de la Matrone. Un trait sans doute hérité de son père, un saoulard à la bonne mémoire.

D’un regard féroce, il la regarde, la détaille alors qu’elle le regarde aussi. Il faudrait la faire disparaître s’il voulait être en paix et continuait son ascension… Il faudrait.




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Seolanne
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Eglantine
Castellane

Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

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Les saveurs de la nourriture dans sa bouche. Le contact délicat du tissu propre sur sa peau. Elle en vacille. elle en tombe. Eglantine le regarde. Souvent. Beaucoup. Elle est ennivrée de fatigue et d'émotions. Elle est sur une chaise, il est par terre, mais elle ne s'y trompe pas. En une seconde, il l'étranglerait. Est ce que ses mains seraient douces sur son cou de cygne? Ses pensées tournoient, sans trouver prises. Ne parvient plus à se concenter. Le sang est encore humide sur sa peau. Il la marque. C'est un tracé odieux. Non. De prise de guerre. Non. Méprisable. Au final, du sang drow sur sa peau. Elle a sombré dans l'inconscience, sans même en avoir conscience. Poupée sans vie.

Quand elle se réveille, ses chevilles sont erraflées par les fers, mais elle n'ose rien en dire. Essayant de les soigner en glissant des lambeaux de tissus arrachés à sa chemise de nuit. Il l'a laissé se laver, se débarasser de la crasse, de la puanteur, du sang. Peu à peu, elle s'habitude à sa condition de captive. Et c'est ce que horrifie Eglantine. La facilité dont il devient son Nord. Dont elle l'étudie pour savoir comment se comporter. La plupart du temps la jeune femme se garde d'être trop sarcastique. Néamoins, elle étouffe. Il devient insupportable de ne pas pouvoir respirer vraiment. D'être en permanence confinée entre les mêmes murs. Elle est toujours en prison. Elle a juste un peu plus de place.

Lorsque les mains de Tebryn ont ouvert les bracelets d'acier qui emprisonnaient ses articulations, au bout de cinq longs jours, elle a presque fondu de gratitude pour ce geste qu'elle n'attendait plus. Avant de se souvenir que c'est son caprice qui ne les a pas enlevé plus tôt. Elle oscille entre un mélange de distance glacée et de tentative de l'amadouer pour que sa vie soit plus simple. Ce qui rompt sa monotonie sont les victimes que Tebryn attirent dans son antre. Les différentes manières qu'il lui montre. Sa présence, si charnelle, dans ces instants. Elle n'a pas eu la force d'étrangler son opposant, et il a fallu qu'il enserre la gorge de l'homme, comprimant ses paumes entre la trachée ennemie et sa peau. Le serviteur s'est tellement débatu! La première fois que c'est une femme qu'elle a du tuer, Eglantine a cru ne jamais pouvoir y arriver. Elle a failli en mourrir. Car si les serviteurs masculins sont très dociles, les femmes gardent une ranceur plus particulière de leur déchéance. La dague a ouvert une longue estafillade dans le bras d'Eglantine et c'est avec l'energie du desespoir qu'elle est parvenu à reprendre le dessus. Mal nourrie, la femme conservait sa rapidité mais moins sa force. Et cette fois, Tebryn a eu son égorgement en bonne et due forme. Eglantine a glapit lorsque le sang de l'artère est venue l'aspérger de sang. Ruinant l'une des nouvelles tenues qu'il venait d'apporter et qui était en passe de devenir sa favorite. La couleur vert tendre était si riche et le contact sur sa peau si soyeux! Mais après cela, elle n'a jamais pu la remettre.
Le tempérament vif et colérique est aussi une source de sursaut. La jeune femme n'a pas compris la premiére fois. Non. Et a fait l'erreur d'oublier le vouvoiement. De s'adresser à lui comme à un égal. D'oublier sa place rampante. Elle s'est rattrapée de justesse. En ce montrant servile, silencieuse. En essayant de disparaitre dans les murs malgré ses membres douloureux des coups sans retenus qu'il lui a infligé. Cette nuit là a été un reveil.

Le lendemain matin, elle a profité de la venue d'un serviteur de confiance lors de l'absence de Tebry. Elle s'est faite le moins remarquable possible. Presque invisible. Et les drows les plus bas, les plus dociles de la maisonnée Naerth commencent à s'habituer à sa présence dans la chambre de leur maitre. Et surtout, ils savent combien la mort frappe fréquement. Aucun d'eux n'a envie de s'attirer le courroux du Drow en répendant rumeurs sur son compte. Aussi la présence de son jouet humain reste silencieux. Mais elle? Cette fois, elle a profité que le serviteur repartait avec un lourd baquet d'eau sale provenant de la baignoire pour empecher le clenche de se refermer parfaitement. Et le Drow, pris par son lourd fardeau, sa vigileance attenuée par le comportement si docile de l'humaine n'a pas songé à vérifier que la porte était bien totalement close. Hermétique.

Elle a attendu. Attendu. Puis, au bout d'une heure, deux heure, elle a osé. Eglantine est sorti dans le couloir, discrète, muette. Juste quelques minutes. Juste pour voir autre chose que le décor luxueux de la vaste chambre. Rapidement, elle est rentrée dans la chambre, le coeur battant follement de son audace. Et peu à peu, elle s'est enhardit. Laissant parfois les friandises des portions que lui apportent Tebryn ou des victuailles qui sont montés à son attentions pour les esclaves Drow. Toujours pour les deux mêmes, ceux qui sont de corvées d'eaux. Elle ne leur parle pas. Jamais. Ne les regarde pas. Mais les endorts. Et de plus en plus, ses escapades la menent plus loin. Elle explore d'avantage. S'éloignant de l'aile du Drow pour essayer d'apprendre plus sur la citadelle.

Cette journée là n'avait pas failli. Dès que le Seigneur Drow était sorti, elle s'est préparée. Sa robe la plus modeste. Une tunique brune. Si l'étoffe est délicate, la coupe est simple et dissimule son corps parfaitement. Dotée d'une ravissante capuche, elle a l'avantage de couvrir pleinement la rousseur de ses cheveux. Quelques heures plus tard, l'un des deux serviteurs, Gelroos, elle avait finit par l'apprendre, était enfin venu pour débarasser la grande chambre des diverses saletés qui pouvaient s'y trouver. Il n'avait rien dit lorsque la jeune femme l'avait aidé à tout transporter jusqu'à la porte. Allant même à lui ouvrir pour lui permettre des mouvements facilités. Distrait par ses autres corvées à effectuer, il n'avait pas remarquer l'absence du Clic distinctif. une minute. dix minutes. Puis elle est sortie à son tour. Exaltée de son audace mais de moins en peureuse grace à ces expériences réussies de ces derniers jours. Elle va plus loin, copiant l'air occupé des autres esclaves. Ne regardant jamais un drow droit dans les yeux, observant à leur égard la plus obséquieuse des humilités. Et.... Ca marche. Les regards la voient mais ne la remarquent. La regardent mais l'oublient. Elle n'existe pas. Pas vraiment. C'est un sentiment jouissif que de pouvoir naviguer dans la forteresse à sa guise. Bien sur, elle évite soigneusement les ailes les plus riches, les salles qui paraissent réservées à l'Elite. Sauf que cette fois, elle perd le sens du temps. C'est en courant à toutes jambes qu'elle regagne sa cage dorée. Elle ne voit pas qu'elle souille sa manche gauche sur la poussière ocre particulière du mur d'un couloir qu'elle n'est pas censée fouler, qu'elle a ramassé des toiles d'araignées sur l'ourlet, qu'elle a fait un léger accroc sur un clou qui dépassait.

Elle est encore hors d'haleine quand Tebryn rentre. Eglantine n'a que le temps de se poster près de la table immaculée et de paraitre sortir d'un ennui impossible à tuer lorsqu'il pénètre dans la pièce. Elle repousse sa capuche, les joues rosées de sa course et les yeux petillants de ces interdits qu'elle brave. Dans ses pérégrinations, elle a ramassée une arme oubliée, rouillée, dont l'acier piquétée promet de rompre au premier assault réel. Dissimulée dans sa botte, c'est son trésor. Car la dague de Tebryn ne traine jamais. Elle lève les yeux sur celui-ci. Pour percevoir rapidement sa mauvaise humeur. Elle exude de lui, nuage presque perceptible. Elle rive les yeux au sol.
- Bonsoir Seigneur Tebryn. Murmure t'elle, le ton plat

Elle s'éloigne de son chemin pour venir se poster le long d'un mur. De manière à ne pas entraver les déplacements qu'il souhaiterait faire. Elle doit retenir de toutes ses forces un sourire narquois, terriblement amusée. Oui, elle est toujours là. Mais qu'aurait il dit si elle ne l'avait pas été? Comme cela avait failli être le cas? Eglantine connait ses limites et n'a jamais cherché à s'approcher des issus de la forteresse, bien trop fortement gardée. Mais elle apprend. Plus tard. Elle essaiera. Elle le sait. Eglantine ne le suit pas dans l'alcove lorsqu'il va s'allonger, pas plus qu'elle ne se précipite sur la nourriture. L'adrenaline ressenti a brulé sa faim et pour être honete, elle a réussi à chapardé sur une table abandonnée une tourte à la viande qu'elle a dévoré sur le champs quelques heures plus tot.

Meme dans cette posture alanguie, il ne la quitte pas du regard. Elle en a conscience alors qu'elle se meut dans la chambre. Elle écarte la tenture qui sépare la pièce d'eau du reste de l'espace. Prépare les divers éléments nécessaires à un bain. L'eau chaude est conservée dans un immense baquet qui réchauffe à l’âtre toujours allumé. Eglantine évite de croiser ses pupilles. Il a un air mauvais. Il faudrait qu'il s'endorme. Vite. Peut être pourrait elle ressortir? Elle a repéré les quartiers où sont parqués d'autres humains mais ne s'y est pas encore rendu. Peut être y a t'il des survivants de la ville? Peut être l'un d'eux aura t'il des nouvelles d'Ameyric? Saura si il a bien pu s'échapper? Mais pour cela, il faut que Tebryn ressorte. Ou dorme... ou soit mort. En attendant, elle ne peut lui demander ce qui brouille ses pensées. Il pourrait décider de la donner aux chiens pour cette simple question dans son état.

-Désirez vous un bain, Seigneur Tebryn? Il peut être prêt dans quelques minutes si vous le souhaitez?





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Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

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Son attitude est étrange. Il ne saurait exactement dire pourquoi, mais il sent que quelque chose a changé, que quelque chose glisse lentement hors de son contrôle. Le seigneur noir se fait la remarque qu’il a peut-être été un peu trop... gentil, avec elle. Il a en horreur l’idée même d’avoir été sympathique, mais il faut bien avouer que ça y ressemble. Ne lui a-t-il pas inculqué à être discrète, rapide et à tuer ? N’a-t-il pas tenu ses doigts pour imprimer dans ses os et ses muscles les mouvements fluides de l’assassin ? Il n’aime pas se sentir duper, et encore moins quand elle minaude. Parce qu’elle n’a jamais tenu jusqu’à maintenant à son bien être, et encore moins à se montrer aussi rapidement douce et attentionnée. Ou peut-être que si, et dans ce cas, c’est le timbre de sa voix, le ton qu’elle emprunte qui le froisse.

Il se redresse lentement dans son lit, reposant ses pieds sur le sol alors qu’il la jauge. Sa tenue est affriolante, comme toutes celles qu’il lui rapporte. Elle met en valeur ses formes, sa finesse, ses cheveux qu’il a retaillé un peu plus court, un peu plus droit, depuis. Il l’a modelé comme il l’a voulu, mais elle lui échappe. Et il déteste ça.

- Un bain me ferait du bien, oui.

Sans un mot, il la laisse disparaître dans l’alcôve adjacente. Il se laisse calmement et d’un pas aussi discret qu’imperceptible, il approche. Sa main droite s’est posée sur la hampe de sa dague, d’un geste presque naturel. Ses sens sont aux aguets, et son corps est devenu semi-ombreux, intangible ou presque. Il ne reste que son enveloppe corporel que deux yeux rouges qui flottent alors qu’il glisse dans son dos. Là voilà en train de verser quelques gouttes d’huile parfumée. La vapeur de l’eau chaude fait augmenter la température de sa pièce. De petites volutes pleines de senteur s’échappent de la surface. Quand elle se redresse, la brume de son corps se solidifie, et il est de nouveau solide.
Il ne lui laisse le temps de rien, d’une main puissante attrape le roux de ses cheveux comme on agripperait une amante. Il n’est cependant pas aussi fougueux, pas aussi langoureux qu’un leveur de jupon. Le seigneur Tebryn est seulement menaçant quand il pose ses yeux sur la ligne de son profil et qu’il la force à se pencher en avant, le visage frôlant l’eau. Un parfait reflet d’elle-même apparaît, et la surface se trouble, ce n’est que parce qu’une goutte de sueur glisse le long de sa tempe et s’écrase dans l’eau. Les vapeurs sont étouffantes.

- La porte... Murmure-t-il, d’un ton sombre et traînant, La porte n’était pas fermée quand je suis revenu, Eglantine. Encore une fois.

Ça fait plusieurs jours qu'elle ne l'ait pas, et si jusqu'à maintenant il s'était contenu, pour voir arriver le jour où elle ne serait plus là à son retour, aujourd'hui c'est trop tard. Il est trop agacé pour laisser passer une fourberie de plus.

Il prononce rarement son prénom, mais quand il l’articule, avec ce petit accent des profondeurs, il semble que ce soit encore plus grave que la fois où elle avait voulu le tuer. Son autre main - celle qui ne tient pas sa tignasse fermement entre ses phalanges - glisse le long de sa colonne vertébrale, effleure ses hanches alors qu’il jette un regard curieux sur chaque plis de son vêtement.

- Tu t’amuses bien avec les serviteurs ?

Sa langue claque sur son palais alors qu’il se sert un peu plus contre elle, son bassin se pressant contre ses pauvres fesses tendues dans l'effort de se maintenir debout et de ne pas s'écraser dans la baignoire.

De toute cette mascarade, il ne peut y voir là que cette raison. Ne lui a-t-il pas appris à minauder, à séduire avec le regard, à attirer avec ce corps qui pourtant était encore «pur» quand elle lui avait été offerte ? Bien sûr qu'elle a dû entourloupé l'un d'entre eux, pour qu'il la laisse libre. Bien sûr elle a dû tout préparé pour fuir, et tout utiliser pour se faire.

Il sert légèrement les dents à l’idée de s’être fait doublé par un domestique. Il se dit aussi qu'il n'a jamais voulu la toucher outre-mesure, parce qu'elle n'en vaut pas la peine, parce qu'elle n'est qu'une humaine, mais ça le met en rogne. Il voudra tôt ou tard un nom. Et les deux finiront aux chiens.

Parce que s’il ne l’a pas encore défloré, ce n’est pas pour qu’elle s’offre quelques plaisirs en son absence. Il n’acceptera pas que son jouet joue avec d’autres.




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Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

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Elle prête une attention accrue à au Drow qu'elle percoit du coin de l'oeil, dans sa vision periphérique. Eglantine préfère ne pas le regarder en face. Pas quand il est tellement irrité que le moindre faux pas peut signifier la bascule dans un précipice dont elle ignore tout de la profondeur. Elle se force à agir de la manière la plus naturelle. Mais elle est nerveuse. Il l'épingle de ses prunelles. La jeune femme sort la première excuse qui lui sort par la tête, pour avoir à s'occuper. Pour ne pas rester oisif et seule centre de son attention. Pour ne pas sentir ce silence de plomb assourdir encore l'atmosphère de la chambre. Un bain. Elle éprouve le désir soudain de se flageller. Elle n'a aucune envie de lui préparer un bain. Trop tard. Il acquièsce. Soulagement pour la rousse qui s'échappe dans l'espace d'eau. La tension qu'elle ressentait se dissipe un peu, maintenant qu'il n'épie plus le moindre de ses mouvements, Rapace.

Elle s'immerge pleinement dans les préparatifs, le tissu de la robe devenant plus lourd, plus collant avec la chaleur montante dans la pièce. C'est sans se brûler qu'elle verse le grand baquet d'eau dans la vasque de pierre, provoquant un nuage de vapeur. Avec précaution, elle balance la température grace à des pichets d'eau fraiche. C'est la première fois qu'elle le fait elle meme mais elle a observé les serviteurs de la Maison Naerth et a appris ainsi comment Tebrn préférait ses abblutions. La tache est presque plaisante, alors qu'elle écarte une mèche rousse barrant son front. Les touches finales. Elle saisi un délicat flacon contenant de l'huile essentiel de Mandarine. Eglantine en connait parfaitement les propriétés sédatives, sa mère l'utilisait régulièrement lors de ses insomnies. Cela ne le fera pas tomber raide inconscient, mais il devrait se sentir plus détendu, plus.. las. Au lieu des fines dix gouttes qu'elle devrait utiliser, elle en fait tomber une bonne vingtaine. Après tout, la consitution drow est robuste!

Alors qu'elle achève juste de se redresser, c'est un choc total lorsqu'il enfouit brutalement son poing dans ses mèches rousses, quand il les froisse dans sa poigne, juste au dessus de sa nuque. Une sensation qui n'a rien à voir avec la peur frise en elle avant de disparaitre aussi soudainement qu'elle la ressenti. La jeune femme se se fige. Eglantine se contraint à ne pas lutter. Pas tout de suite. Elle n'avait rien senti de sa présence, le visualisant encore allongé, attendant qu'elle le prévienne. Comment a t'il fait pour bouger si vite?! Ils sont presque joue contre joue. Mais aucune douceur ne s'échappe de l'étreinte imposée.

-Tebryn... Seigneur Tebryn, se reprend t'elle aussi tôt, espérant que son manquement passera inaperçue dans la fébrilité de l'instant, Si un bain ne vous sied plus...

Elle se tait. Immédiatement, lorsqu'il la courbe impitoyablement. Par reflexe, sa main gauche se plaque contre le rebord de la baignoire, la paume agrippant, les doigts crochetés sur les pierres, essayant d'avoir le plus de traction possible. L'autre reste neutre, bien qu'elle glisse vers sa botte. Sans pour autant toucher à l'arme qui s'y dissimule. L'eau brulante est si proche. Trop proche. Son souffle crée des friselis sur l'onde, ajoutant un charme trouble à son portrait ephémère. Une de ses mèches est retombée et s'imbibe déjà d'eau. Il ne crie pas. Ne s'ennerve pas. Non. Il est terriblement maitre de lui même et c'est sans doute pire. Son timbre est une promesse de tourments. Avant que la chaleur étouffante ne disparaisse pour eclore en un noyau de glace qui se propage dans son ventre.

Il sait. Il sait qu'elle sort. Il sait qu'elle vagabonde dans les coursives. Peut etre l'a t'il vu, une fois? Ou bien l'un de ses gardes personnels l'a reconnu? hoo elle est plongée jusqu'au cou dans les ennuis. Depuis quand? Elle tente une vague négation. Ne jamais rien reconnaitre. C'est comme ca que ses frères ainés se sortaient des pires disputes avec leurs parents, qui ne pouvaient rien prouver.

-Je.. Je ne sais pas de quoi vous voulez parler. Je n'ai pas approché la porte. - Grossier. Si grossier. Mais rien de plus cohérent ne lui vient sur l'instant. Rien de crédible. Son prénom. Elle crispe la machoire pour ne pas trembler. Il est dans une rage puissante. Elle croyait en connaitre les replis, elle se trompe. La menace est latente. Elle ferme les yeux, sentant presque la chaleur de l'eau cuire son visage, la vapeur d'eau ettouffante. Eglantine avait brisé l'un des verres et conservé un large éclat. Dissimulant sa disparition comme si le cristal s'était brisé en myriade d'éclat. Et elle avait attendu. Attendu. Tebryn avait finit par rejoindre la chambre. Elle avait attendu. Attendu qu'il s'endorme enfin. Elle était restée éveillée de longues heures sur sa paillasse, imitant la respiration régulière d'un dormeur. Quand enfin le Guerrier avait plongé dans les bras de Morphée, elle avait bondi. Cherchant à planter l'efflilé de verre en son coeur. Il a ri alors qu'il a dévié son bras. Qu'il a arraché la brisure de sa main, lui entaillant la paume sans remord. Elle n'aime pas penser à ce qui s'est passé ensuite. Et là? Courbée sur cette baignoire? C'est pire.

Il la caresse, une caresse languide et paresseuse. Ses paroles claquent, dégoulinantes de venin. Elle sursaute à ses intonation. A ses sous entendus. Ses hanches contre ses reins. Il est présent, si présent. Puissamment présent. -Je ne m'amuse PAS avec les serviteurs! Je ne leur ai jamais adressé la parole! -Et dans son indignation, l'éclat de la vérité. Délicatement, presque imperceptiblement, ses fesses esquissent un mouvement contre lui, comme si elle cherchait à mieux se retenir. Puis un second, pour ne pas flancher, comme si elle se sentait glisser. Elle est sur une corde raide avec lui. Les leçons qu'il lui donne vont bien au delà de l'apprentissage d'un massacre. Et Eglantine lutte encore avec les implications morales de ses actes. Ce qui la sauve, c'est qu'il s'agit de Drow. Toutes ses victimes sont des Drow. Pas d'humains. Pas d'esclaves. Elle sinue contre lui, comme si elle pouvait l'amadouer de cette manière, faire faillir sa vigilance, comme l'Elfe noir le lui a appris. Il est différent des autres. Elle le regarde trop. S'interdit de le toucher. Il est Prince parmi les siens et sa peau doit etre si douce sous des mains curieuses. -Je n'ai aucun comportement déplacé avec eux, Mon Seigneur.

Oui. Elle en fait sans doute un peu trop. Mais elle le distrait. Elle espère. Sa main libre commence à naviguer sur sa jambe, remonte vers les hanches. La position est un peu maladroite. Tant pis. Ses doigts se font plus pressants. Comme si une digue avait céder. Effectivement. Quelque chose cède. C'est elle qui cède. Eglantine cesse soudain de chercher à se soutenir. Elle arrache brutalement son bras porteur. Elle rompt volontairement son équilibre et bascule dans la baignoire. Elle se tord avec l'énergie du désespoir pour que ce soit ses fesses qui s'absorbent dans l'eau, et si Tebryn parvient à conserver sa prise sur ses cheveux, elle réussi à le faire tomber sur elle. Son dos est immergé dans l'eau et sa robe se gonfle aussitôt. Trop chaud. Le bain est trop chaud. Dans la confusion, volontairement crée, sa main droite, oubliée, s'est refermée sur le pommeau de sa dague, l'arrachant à son fourreau. Il est lourd sur elle. Presque trop. Trop proche. Si proche. Sa main armée vient se poser sur la jugulaire de Tebryn, la pointe fermement appuyée sur l'artère. La prise est bien acérée. Non, elle ne veux pas le tuer. Mais il est une menace permanente. Sur bien des points. Elle ne le quitte pas des yeux. Sauf qu'elle ne sait pas trop ce qu'elle veux faire. Est incertaine sur la suite des évenements. Elle doute pouvoir le contenir réellement. Elle manque encore d'assurance. Elle force une confidence qu'elle ne ressent pas. - Je n'ai pas l'intention de me compromettre avec un drow. -Aka, je ne suis pas une pute et je trouverai un autre moyen pour m'enfuir que de passer dans le lit de ceux qui seraient interessé. - Pourriez vous s'il vous plait me relacher et sortir de la baignoire. -Elle appuie légèrement la dague pour accentuer ses paroles. Sauf que si il accepte, il sera furieux. Ou peut être que de savoir qu'elle ne fait pas le mambo suffira à l'apaiser? Oui mais bien sur. Ou alors il trouvera la situation amusante, une autre lecon de plus? Oui mais bien sur. Soudain, Eglantine n'est pas certaine que d'avoir agit sans réfléchir ait été une idée de génie! Le tissu est devenu une deuxième peau, inconfortable et laissant ses courbes dénuées de décence. Elle devrait s'y habituer, mais ce n'est pas le cas. Pourtant il s'est souvent à taillader ses vêtements à sa guise pour en faire ressortir ce qui l'intéressait sur le moment. Sans jamais aller trop loin. Ses prunelles glissent une seconde des iris de Tebryn à ses lèvres, à la courbe longiligne de son corps. La vasque est tellement grande qu'ils sont loin d'être comprimés.





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