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 La Vallée de Nym | &Seo

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Sha
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Le contexte du RP
Mise en situation




La situation
La Vallée de Nym se trouve dans l’Outreterre, monde souterrain où les elfes noirs, appelés drows, ont été envoyé en exil après de grandes guerres avec leurs cousins les elfes.  La Vallée est divisée en grands quartiers formant à eux-trois la Grande Cité de Nym, à savoir les quartiers d’Haeldra, de Neerune et de Xalith. Chaque quartier a sa Matrone, une drow noble qui y fait sa loi, à savoir respectivement Lualyrr Olonrae, Akordia Naerth et Halisstra Xarann.

La paix n’existe pas dans l’Outreterre, elle n’est qu’une illusion. Aussi, bien que les trois grandes quartiers ne s’affrontent pas de front, elles fomentent chacune de leur côté des complots afin de prendre le contrôle de la Vallée.

Après la mort lors d’une joute avec les humains de Cormyr, royaume situé au-dessus de la Vallée, d’Istovir Naerth, fils aîné et protecteur d’Akordia Naerth, son frère cadet – Tebryn Naerth – est promu à sa place. C’est une bonne nouvelle, mais la perte de tout un escadron dans cette joute met en danger la famille noble de Naerth.

Mémo & Annexes

Cormyr, Royaume du Dragon Pourpre situé au centre de Féérune.
Dirigeant : Azeor II de Cormyr, fils d'Azeoun Ier et de Blanche Vanghedaast.
Le Cormyr est une terre riche et prospère, situé à un endroit stratégique, il s'étend au nord-est de la Mer des Étoiles Déchues, entre le Lac des Dragons et le désert de l'Anauroch.
Sa capitale est la ville portuaire de Suzail. Les autres villes importantes de Cormyr sont Marsember et Arabel. Le royaume est bien protégé par la chaîne de montagne de la Corne de tempêtes à L’Ouest et au Nord qui forme un obstacle naturel aux intrusions étrangères, elle est cependant traversée par une route commerciale qui mène au pont et à la ville de Proskur. Au Nord Est les ruines de Tilverton marquent la dangereuse frontière avec le désert d’Anauroch ainsi que le départ de la route de la Mer de Lune qui conduit jusqu’à la ville portuaire Montéloy au Nord Est du continent.


Vallée de Nym, royaume situé dans l'Outreterre.




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Sha
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Tebryn Naerth
Assassin d'une cinquantaine d'années elfiques, Tebryn est un homme taciturne et distant. Cadet de la famille Naerth, la récente mort de son frère aîné Istovir le propulse au rang de premier fils, ce qui est une chance pour lui, même si cela lui a demandé quelques efforts d'ingéniosité.

Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

Il est le fils d'Akordia Naerth et d'un champion de l'époque, à savoir Jaerth.




Mémo

Couleur Tebryn : #69130d
Couleur Akordia : #942720


Haeldra, Neerune et Xalith se faisaient tous les trois faces et aucun des trois grands quartiers qui formaient la Grande Cité de Nym n’avait réussis à prendre le dessus sur les autres. Les terribles matrones régentes se livraient pourtant une guerre sans merci quoi que discrète depuis l’aube des temps, depuis l’établissement même du peuple drow dans les souterrains serpentant sous Cormyr, le Royaume du Dragon Pourpre.

Les nouveaux habitants s’étaient arrêtés à Nym pour la beauté des paysages – on y trouvait de grands lacs et une certaine proximité avec des nains gris, ce qui a priori était toujours une bonne chose pour le commerce souterrain – mais aussi pour les espaces immenses qu’offraient les tunnels à cet endroit. Ils avaient commencé les constructions deux cent ans auparavant, et toutes les terres offertes par les souterrains n’étaient pas encore exploitées.

Nym était ainsi construite qu’on aurait cru à une pyramide inversée. Sur chaque côté de cette dernière, on trouvait la Maison Noble qui régnait sur le quartier qui s’étalait ainsi devant eux, comme autant de fourmis que pouvaient représenter des drows inférieurs dans les yeux des prêtresses de Lloth.

Au-dessus d’eux, au centre de Féérune, on trouvait donc Cormyr, un royaume humain paisible et chevaleresque où l’honneur avait du sens. C’était d’ailleurs pour des raisons de chevalerie qu’ils se livraient à des joutes avec les drows du dessous, parce que ces derniers avaient rapidement pris la mauvaise habitude de venir s’approprier quelques paysans pour en faire des esclaves, ou à défaut, des jouets pour des jeux bien sanguinolents.

Azeor, qui était le Roi du Royaume de Cormyr, entretenait des relations difficiles et périlleuses avec les trois matrones régentes de Nym. Aucunes d’entre elles ne voulaient la paix entre leur peuple, et encore moins en sachant qu’il y avait des elfes dans les troupes de mages de guerre du pays humain. Cela représentait pour elle un affront trop grand.

Si en tant que drow elles avaient été un peu moins hautaines et méprisantes, peut-être que Neerune n’aurait pas souffert la semaine d’avant d’une cuisante défaite lors d’une embuscade à la sortie des tunnels. Istovir Naerth, fils aîné de la Matrone Akordia Naerth, était en effet sortit avec sa garde rapprochée pour « chasser de l’homme ». A sa grande surprise, les hommes l’avaient chassé en retour, et si bien qu’acculer dans une impasse, il en était mort.
Sa dépouille avait été retrouvée à l’entrée même du tunnel, la tête piquée sur un pal de bois sombre dans une expression de douleur fascinante. C’était son frère cadet, Tebryn, qui l’avait découvert et qui l’avait ramené à la maison. Akordia n’avait pas caché sa colère – il n’y avait pas de place pour la peine chez les drow – au point qu’elle avait envoyé son dernier fils, le benjamin de la fratrie de cinq garçons et de trois filles, pour laver son nom et montrer aux autres Matrones que ce n’était qu’un coup d’épée dans l’eau.

La vengeance avait été rude. Suzail, qui était la ville portuaire des environs, avait été mise à sac. Beaucoup de morts chez les hommes, beaucoup d’esclaves chez les femmes et les jeunes garçons. Quand Malagaar était rentré, il y avait eu un grand banquet, des cérémonies, des enchères même.

Assis à sa table, à la gauche de la Matrone, Tebryn n’avait pas souri une seule fois, il n’avait pas ri non plus. Plus réservé sur ses sentiments, ou tout simplement insensible à ce genre de chose, il avait porté à ses lèvres quelques verres de vin volé à la ville. Sa mère, Akordia, l’avait bien observé du coin de l’œil, mais n’avait rien dit. A la fin de la soirée, quand tous les drows qui entouraient la famille noble du quartier de Neerune étaient rentrés chez eux, elle avait fini par appeler dans sa chambre son second fils. Tebryn avait été docile, comme à chaque fois avec sa mère.

Akordia était une femme terrible, d’un caractère aussi sanguinaire que sanguin. Fille d’une Matrone d’une autre fille, elle avait migré avec les autres citoyens dans l’espoir d’asseoir son empire sur toute une vallée, sur tout Nym. Les autres matrones étaient à ses yeux des obstacles, mais les obstacles étaient faits pour être surmontés, voir éliminés.
Son visage encore fin lui donnait un air encore jeune quoi que déterminé. Sa soif de pouvoir se couplait à une libido incontrôlable, ce qui lui avait fait naître huit enfants en un peu moins de cent ans. Une majorité de garçon à son grand désespoir lui servait ainsi de gardes rapprochés, et ses trois filles, couvées d’un œil tendre mais sévère, prendraient la relève le moment venu, ou partiraient afin de coloniser d’autres terres, plus loin.

« Tu n’avais pas l’air ravi de notre petite fête, mon fils… »

Assise au bord de son lit drapé de noirs et de rouge, aux motifs d’araignées, elle observait son fils d’un œil terrible. C’était un reproche, Tebryn l’avait bien compris, mais il ne trembla pas. Il avait passé toute sa vie à faire attention à toutes les choses qui l’entouraient, aux mouvements des deux autres maisons. Il se doutait que sa Mère savait aussi ce qui se tramait de l’autre côté de la vallée, mais il n’avait pas son don pour la comédie.

« Halisstra, ma Mère… Halisstra… » Souffla-t-il, en venant s’agenouiller devant elle.

Akordia eut un petit rire alors que de ses mains elle attrapait la tête de son fils, le guidant afin qu’il la repose sur ses cuisses. Elle lui caressa les cheveux – Tebryn avait les cheveux longs, comme tous les drow nobles, et d’un blanc pur. Sa peau quant à elle était sombre, d’un bleu ardoise hérité de sa mère. Ses yeux étaient rouges dans l’obscurité, remplis de sang, mais toujours brillants et vifs. Une intelligence particulière l’habitait, une intelligence qu’Istovir n’avait visiblement pas, sinon quoi il ne serait pas mort.

« Tu es prévoyant, mon fils, mais il ne faut pas se montrer faible. Nous savons tous les deux que la perte d’une unité entière est une très mauvaise chose, mais je compte sur toi pour prendre la place de ton frère et faire en sorte que la famille survive à cette épreuve. Mieux, que nous en jouions. »

La voix d’Akordia était un murmure à ses oreilles, chaud et rassurant, ou presque. Détendu entre ses doigts, il s’imaginait déjà capitaine de la garde, ou chef de guerre. Maintenant qu’Istovir était rayé de la carte, il avait le champ libre. Il fallait bien sûr faire ses preuves, mais ça ne serait qu’une question de temps. Il finirait par trouver une faille et écraserait Halisstra, la Matrone de Xalith, et Lualyrr, la Matrone d’Haeldra.
La Maison Noble de Naerth régnerait alors que toute la vallée de Nym, et Cormyr n’aurait finalement plus qu’à trembler… Il eut un sourire en coin, fermant les yeux alors que les doigts d’Akordia se mêlaient aux cheveux de sa nuque avec une certaine sensualité.

« Tu es mon nouveau champion Tebryn. Ne me déçois pas. »


… * …

L’assassin passa dans les couloirs de la forteresse sans un mot, l’air rembrunit et sérieux. Il réfléchissait, mais rester malgré tout sur ses gardes. Les drows avaient des règles particulières mais efficaces. Le meurtre était interdit seulement en cela qu’il ne fallait laisser aucun témoin. La justice drow ne cherchait pas à s’embêter avec des procès et ce genre de chose. On avait ainsi le droit de tuer, et pour bien faire, il fallait tuer jusqu’au dernier.
Les familles ainsi disparaissaient au fur et à mesure, dans des guerres fratricides et génocidaires, ne laissant derrière pas même l’ombre d’un rejeton ou d’un enfant. Tebryn le savait bien, il avait déjà pratiqué dans l’ombre, éliminant trois familles entières afin de permettre à Akordia de rester la seule Matrone dans le quartier de Neerune.
Leur position était depuis affirmée et confirmée. Aucune prêtresse n’osait élevée la voix sur sa Mère.

C’était à l’autre bout de la vallée qu’il fallait désormais se rendre, avec un visage pour autant très connu, sinistrement connu.

Quelques pas avant d’arriver à sa chambre personnelle, un garde arriva derrière lui, avec une autre personne. Tebryn ne savait pas exactement qui, mais le raclement du métal sur le sol était assez audible, même à plusieurs mètres. Il se retourna, une main se posant naturellement sur son épée courte qui pendait à sa ceinture dans un superbe fourreau de cuir noir, et il attendit que le garde s’arrête pour le saluer d’un signe de la tête.

« Seigneur Tebryn, votre Mère la Noble Matrone Akordia m’ordonne de vous offrir un présent afin de fêter la victoire d’hier. »

Le drow haussa un sourcil, d’un air intrigué. A côté du garde s’agitait une jeune femme dont la tête était couverte d’un sac de jute épais. Il eut un sourire amusé, se demandant si la créature était aussi laide que ça, et hocha la tête.

« Tu peux la jeter dans ma chambre. Elle n’ira pas bien loin. »

Le garde ne se le fit pas dire deux fois et avança jusqu’à la porte qu’il ouvrit, et y jeta sans trop de précaution la jeune femme. Un large tapis rouge sang amortit à peine sa chute, mais Tebryn n’y fit pas attention. Il entra après que le garde fut sorti et ferma la porte, sans plus jeter un regard à la vermine qu’on lui avait ramené en présent.

Ce n’était pas son genre à lui de « fêter » des victoires qui n’étaient pas la sienne, et la mort de son frère ne le chagrinait pas. Ça le mettait même plutôt en joie. C’était toujours un obstacle de moins dans sa lente mais certaine ascension au sein de Nym. Il y œuvrait depuis des mois et avait peut-être oublié de dire à Akordia qu’il avait fortement influencé cette fameuse « chasse à l’homme » que son frère avait bêtement entreprise. Peut-être aussi qu’il avait oublié d’appeler des renforts au moment de l’embuscade.

Il retira calmement sa veste qu’il jeta négligemment sur une chaise, et jeta un regard à la créature qui se dandinait sur le sol. Les mains attachées dans le dos, les pieds également, mais d’un nœud bien moins serré pour lui permettre au mieux de se traîner, et ce sac ridicule sur la tête lui empêchaient toute manœuvre. La présence même de Tebryn lui empêchait de toute façon toute échappatoire.

L’elfe noir défit calmement ses boutons de manchette avant de s’approcher du colis avant de se pencher et de retirer sans douceur le sac de jute qui lui seyait le crâne. Il se redressa en la jaugeant quelques secondes, avant de pouffer d’un rictus grave.

« Alors donc… c’est ça mon cadeau ? »

Son visage se tordit d’une grimace méprisante. Pour un drow, les humaines n’avaient pas plus de charme que des animaux. Tebryn surtout, qui était d’un naturel très pinailleur, ne comprenait pas vraiment – ou du moins n’essayait pas de comprendre – ce que sa mère avait voulu faire en lui offrant cette chose.

Il recula de quelques pas, s’asseyant ainsi sur son lit, d’un air embêté.

« Qui es-tu, petit être ? »

Il commença à déboutonner les boutons de son autre manchette, d’un air plutôt calme pour un drow revenu de fête.




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Seolanne
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Tortue



Eglantine
Castellane

Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ Martha Dahlig


Depuis quelques semaines, la ville est en liesse. Pour la première fois depuis des générations, la garde du roi Aezor a dépéché des troupes à Suzail. Il s'est enfin décidé à répondre aux demandes répétées des différents familles de mettre fin aux menaces des rafles Drows qui ne cessent d'entraver le commerce. Celui ci pourrait être si florissant sans ces parasites. Sur place, le Capitaine a enjoint les hommes de la garde personnelle du Duc de Harcourt, régnant d'une main de maitre sur la cité portuaire, à se joindre à ses soldats agguéris pour une expédition qui se veux éclaire et sanguinaire. L'homme, bon orateur, a fouetté la fierté de ceux qui se sont rassemblés pour l'écouter. Leur plan est sur et porteur de grandes gloires, de futurs carrières radieuses pour ceux qui oseront franchir ce pas martial.

Dans la maisonnée Castellane, Damien félicite son fils cadet de s'engager ainsi, sans le moindre doute quand aux futurs succès et retombées positives que cette courte campagne engendrera. Sophia se tord les mains dans le doute et l'angoisse. Mais après, tout, rien de plus normal, c'est le rôle de toute mère que de vouloir retenir sa progeniture et lui épargner tout danger. Yvan et Sylvain, eux, savent que c'est le destin. Bien qu'Yvan ne puisse retenir une pointe de jalousie à l'égard de son cadet. Il ne peut s'engager lui! Il doit rester et continuer à s'impliquer auprès du Père pour être en mesure de reprendre les affaires de la famille dans un futur encore lointain. Quand au benjamin de dix ans, Ameyric, il se contente de rever et d'admirer son grand frère dans son bel uniforme. Eglantine? Eglantine a supplié Sylvain, en apparté, de ne pas commetre cette folie. Les notables devraient savoir que c'est folie de remuer la ruche qui se trouve sous leur pieds. En riant, il lui a ebouriffé les cheveux et enjoint de cesser de s'inquiéter. Après tout, les hommes du Roi seront là pour les épauler!

Il semblerait que l'avenir lui donne raison. Quelques jours plus tard, c'est un retour triomphant! Non seulement ils ont portés un coup sévère aux Elfes Noirs, mais ils ont réussis, ils en sont sur, à couper la tête de l'héritier mâle de l'une des trois vipères. Ils n'ont pas cherchés à dissimuler leur exploit, ho non. Le corps et la tête, séparés l'un de l'autre, ont été offert à la vue et à la vermine. Les soldats d'Aezor ne tarderent pas à reprendre la route. Laissant la cité à la sauvegarde d'hommes enivrés de leurs victoires et à la vigileance biaisée de leur invincibilité.

Trois jours. Ils ont eu trois jours de répit et de liesse. Trois jours avant que la main Drow, impitoyable et cruelle ne s'abatte sur eux. Eglantine, réveillée en sursaut par les cris de terreurs et de souffrances qui resonnent entre les murs de pierre, au sein même de sa demeure n'a que le temps de sauter hors de son lit. Trois pas, qui la conduisent en haut de l'escalier principal, une fragile chandelle dans la main. Trois pas qui suffisent à graver dans sa mémoire le regard vitreux de sa mère et la plaie encore saignante qui ballafre son ventre aux entrailles découvertes. Trois pas qui la font surplomber les corps disjoints de son père et de ses frères, les membres découpés sans beauté mais efficacement. Elle fait volte face, dans un hurlement glacé,

-Ameyric! Aymer..

Où est son frère cadet? Où est le benjamin de la famille? Un gamin rieur et malicieux dont le sourire l'a toujours sortis de ces différentes farces? Sa voix s'étrangle net dans sa gorge au coup sec porté à sa tempe par une main gantée d'acier. De son agresseur, elle ne voit rien. Ne percoit rien sinon des accents rauques alors qu'elle oscille dans les limbes de l'inconscience. Sa tete bascule en arrière, luttant fievreusement entre les élans de douleurs qui l'assaillent et le besoin sauvage de comprendre ce qui arrive. Peut être a t'elle été trop démonstrative car sa tête rencontre sèchement la chambranle d'une porte et lui retire tout choix.

Quand elle reprend connaissance, c'est dans un puit humide d'obscurité. Elle porte encore les lambeaux de sa chemise de nuit, qui d'un parme tendre, s'est vu maculé de boue. Si Eglantine pouvait le voir, elle s'appercevrait que la boue devrait être le moindre de ses soucis, tant les taches rouilles à l'odeur metalliques sont caractéristiques. Si ce n'est pas son propre sang, c'est sans doute celui de sa famille, giclant encore chaud sur leurs aggresseurs. A taton, la jeune femme découvre un quignon de pain et un pichet de d'eau. Sans chercher à savoir la qualité des mets, elle se désaltère comme elle peut, malgré l'arrière saveur amère et poisseuse, presque graisseuse de l'eau. Sa tête a la raisonnance d'une cloche et elle n'ose bouge celle ci, de peur d'éveiller des maux de crane qu'elle devine terrible. Peu à peu, ses prunelles céruléennes s'habituent et parviennent vaguement à percer les tenebres qui l'entoure pour une penombre angoissante. Hésitante, elle se lève et fais quelques pas dans la petite cellule. S'approche des barreaux inamovibles pour tenter de donner du sens à ce qui lui arrive. Elle ne verra qu'un bout de coursive qui ne lui en apprend que bien peu. Elle hésite. Hésite à hurler. A demander des explications. Mais le souvenir bien trop frais de sa famille massacrée est bien trop récent pour que la jeune fille prenne le risque d'attirer une attention non bienvenue sur elle. Pourquoi est elle en vie? Il ne lui faut pas longtemps pour deviner qu'elle est l'une des nombreuses victimes des raffles drows. Que l'expédition humaine a eu un coût bien plus élévé que prévu. Les rumeurs qui circulaient en ville sont terrifiantes. Et les perspectives sont sans espoir. Les mines, les champs souterrains, les jeux, les chasses. Plusieurs fois, elle se retrouve au bord des larmes, mais elle n'a pas assez d'eaux pour se permettre de la gaspiller. Rien. Personne ne lui parle. Parfois un peu de nourriture est poussée par une ouverture au raz du sol. Le temps est erratique et l'attente infernale. La fraicheur des murs la fait grelotter malgré une méchante couverture dans laquelle elle s'est envelopée dans l'espoir d'échapper au froid qui la grignotte.

Lorsque que soudain la porte de sa geole s'ouvre dans un fracas, elle se recule le plus possible, se plaquant contre le mur. Aucune mot, aucune parole ne sera prononcée et Eglantine découvre que sa langue reste collée à son palais. Un gémissement inquiet franchis ses lèvres lorsque un sac crasseux la recouvre jusqu'aux épaules. Cette soudaine action l’empêche de réagir lorsque l'intrus enchâsse ses poignets dans de lourds bracelets d'aciers, ne tardant pas à faire subir le même traitement à ses chevilles. Ce n'est que lorsqu'elle parcourt les dales gelées qu'Eglantine prend conscience qu'elle est pieds nu. Une main sur son avant bras la guide avec rudesse aux travers de couloirs dont elle ne peut retenir les emplacements, bien trop occupée à ne pas trébucher vers l'avant. Elle se cogne presque dans celui qui la précède lorsqu'il s'immobilise sans prévenir. Et les quelques mots échangés la crispe, son angoisse, pratiquement de la terreur hausse d'un cran. Présent. Il vient de dire présent. Elle n'est le cadeau de personne! PERSONNE. Néanmoins, c'est une opinion qu'elle préfère garder pour elle. Deux noms. Tebryn. Matrone Akordia. La politique drow n'a jamais fait partie de ses préoccupations et alors qu'ils décident de son sort immédiat, c'est là un regret qui risque de la poursuivre longtemps. Sa... chambre. Elle n'a que le temps de se préparer à la chute. Eglantine tente d’amortir avec ses épaules, ses bras liés dans son dos ne peuvent l'aider à ce moment là.

Sa respiration est courte alors qu'elle se redresse maladroitement, essayant de determiner si elle est seule ou si il y a autre personne avec elle. Pas à genoux, non. Elle refuse de se mettre à genoux. Peut être que si elle ne prend pas des les premiers instants une posture d'esclave, elle échappera à ce sort. Eglantine parvient à se mettre assise, à peu près. Les fers qu'elle porte aux poignets et aux chevilles ne lui permettent pas de trouver une position réellement confortable. La moquette étouffe les pas de l'Autre et elle ne peut se préparer lorsque soudain le sac qui entravait sa vision disparaît. C'est une tete à la peau tachetée de rousseur qui apparaît. Là où elle doit normalement être soignée, son épiderme est piquetée de crasse en tout genre. Sa chevelure cuivre est un énorme nid d'oiseau et les boucles pendent mollement, sans ressort tant elles sont emmêlées les une avec les autres. Mais le regard azur, dans un premier temps aveuglé par la soudaine luminosité après ce temps sans rythme dans les cachots est vivace. Apeuré, indécis, mais vivant.

Eglantine ne le quitte pas des yeux. Essaie de se faire une image mentale de la projection physique. Et se promet de s'échapper et de rejoindre la surface à la premiere occasion. Car le doute n'est plus permis. Elle est face à un seigneur Drow, dans sa demeure. Elle ne peut être que dans les profondeurs de l'Outreterre et cette perspective est la négation de tout ce qu'elle est. Elle n'est pas une taupe, elle! Son cadeau. Angoisse qu'elle se force à juguler. son Cadeau! Il est élégant. Ses vêtements ne portent trace d'une quelconque bataille. Il s'est donc écoulé un certain laps de temps depuis son enlèvement, mais impossible de determiner combien. Elle prend conscience qu'une question lui a été posée pendant qu'elle tentait de rassembler les pièces épars du puzzle qui composent maintenant sa vie.

-Je me nomme Eglantine, Eglantine Castellane
, -Une hésitation et sa voix flanche. Elle ignore comment elle doit s'adresser à lui. Quel sont les titres ou les formules convenables. Elle se force à controler sa respiration erratique. -Je vis à Suzail, Messire Tebryn. Je... Je ne sais exactement pourquoi je suis ici. Il doit s'agir d'un malentendu.

Faux. Bien sur qu'elle sait que c'est faux, mais elle se raccroche à son éducation, à ses manières. A une conversation de salon au milieux d'un champs de ruine pour ne pas sombrer totalement.

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Tebryn Naerth
Assassin d'une cinquantaine d'années elfiques, Tebryn est un homme taciturne et distant. Cadet de la famille Naerth, la récente mort de son frère aîné Istovir le propulse au rang de premier fils, ce qui est une chance pour lui, même si cela lui a demandé quelques efforts d'ingéniosité.

Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

Il est le fils d'Akordia Naerth et d'un champion de l'époque, à savoir Jaerth.




Mémo

Couleur Tebryn : #69130d
Couleur Akordia : #942720


Les yeux rouges de l’elfe noir sont figés sur le visage livide de la pauvre créature qui comprend qu’elle est piégée. Il n’a pas de tendresse particulière pour elle, pas de pitié ou d’empathie. Il trouve même le spectacle plutôt amusant. La flamme dans ses yeux, d’inquiétude, d’effroi peut-être, le fait même doucement sourire alors qu’il finit se déboutonner cette dernière manchette.

- Je me nomme Eglantine, Eglantine Castellane.

Tebryn a un petit « mh », mais ne répond rien dans un premier temps. Au lieu de ça, il la jauge, essaye de savoir ce à quoi elle pense exactement, mais il y a un tel fossé entre la psyché humaine et la sienne qu’il se demande souvent si tout cet exercice a un intérêt. Peut-il véritablement se mettre à un niveau de survie aussi risible ?

- Je vis à Suzail, Messire Tebryn. Je... Je ne sais exactement pourquoi je suis ici. Il doit s'agir d'un malentendu.

Il se redresse et approche d’un pas lent de la jeune femme. De haut, il a l’air d’un géant, et son armure noire le rend davantage effrayant, mais c’est ce qu’il cherche. La peur qu’il inspire sur le seul champ de bataille est une arme en soi. La frayeur qui paralyse ses ennemis, l’inquiétude qu’il lit dans leur regard est d’une saveur plus exquise que la fleur de n’importe quelle femme.
Un délice qu’il déguste en la voyant, quand elle le regarde, sans doute en se demandant ce qui va lui arriver. En imaginant ce qui pourrait bien arriver à une jeune fille dans la chambre d’un Drow… Il a un sourire en coin, d’une arrogance que seule son espèce a su sublimé.

- C’est Maître. Maître Tebryn Naerth.

Il décroche le lacet de cuir qui retient son armure, la jaugeant toujours de haut.

- Il n’existe aucun malentendu chez les Drows. Toutes les choses qui arrivent ont une raison d'arriver. Tu l’ignores juste encore.

Le sourire qui s’étire sur ses lèvres est narquois. Ses yeux courent un instant sur l’habit sale qui la vêtit, sur la boue qui tâche ce qui devait être à un moment une étoffe plutôt riche et seyante. Il ne sait pas exactement la qualité, mais il l’imagine d’une certaine richesse. Bien que son visage n’est plus l’air de rien, couvert de crasse et de poussière comme il l’est, il en devine le teint blanc, celui qui n’a jamais vu les champs. Il en rit intérieurement.

- Tu es une prise de guerre, et comme toutes les prises de guerre, tu vas devenir une esclave. Il parle lentement, mais l’accent des souterrains marque chacun de ses mots. C’est guttural, rocailleux comme la roche qui forme les tunnels de l’Outreterre : Comme tu es gringalette et que tu n’as sans doute jamais travaillé en extérieur, les hauts-serviteurs ont décidé que tu deviendrais une putain. Ma putain, en l’occurrence.

Tebryn sait très bien ce qui arrive aux autres jeunes filles de bonne facture. Le viol est monnaie courante, même s’il n’est pas question d’en parler dans les hautes sphères. Il ne fait pas bon d’être un Drow d’une famille noble et d’avoir des domestiques d’autres espèces. Dans la logique esclavagiste de son peuple, les Drow nobles ont pour serviteurs des Drow inférieurs, et les Drow inférieurs ont pour esclaves des humains. Ainsi va le monde, sauf pour certains elfes noirs à l’imagination crapuleuse et aux mœurs légères.
Elle ne le sait pas encore, mais c’est une chance pour elle. Tebryn n’est pas ainsi. Il préfère de loin le charme sombre des femmes de son pays, moins dociles, plus entreprenantes, sans jamais y toucher. Ces femmes seraient bien capables de le poignarder dans le dos à la façon des Veuves Noires qu’elles vénèrent.

- Mais je ne suis pas de ce genre-là… poursuit-il doucement, sur le ton de la confidence : Ce n’est pas une bonne nouvelle pour toi, cela dit. Car si tu ne m’aies d’aucunes utilités… je ne vois pas pourquoi je te nourrirais et je te garderais en bon état…

Le sourire qui se dessine sur son visage est plus carnassier encore que celui d’un loup affamé.




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Eglantine
Castellane

Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

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Son visage sombre est un masque. Un de ces masques africains aux traits peints et qui ne revelent rien des émotions de ceux qui les portent. Le regard d'Eglantine se heurte à cette oeuvre d'art ciselée qui n'offre aucune prise au désarroi qui la ronge. Il esquisse un sourire et elle le trouve vide. C'est un amusement qu'elle ne peut comprendre. Comment peut il sourire maintenant alors qu'elle desespère?  La teinte carmine des iris est mouvante, incompréhensible. Ce rouge est absolument inhumain. Elle ne veux plus de rouge. Plus jamais cette couleur maudite.  Pourtant, elle soutient ce regard. Du peu que la jeune marchande connait des Guerriers Drows, une certitude. Ce sont des prédateurs. Et si elle ne peut faire disparaitre la peur qui l'étreint, elle essaie au moins de limiter sa ressemblance avec une proie.

Il brise l'espace qui les éloigne et elle s'impose de ne pas bouger. Ce sont les proies qui s'enfuient. Et qui se font déchiqueter par les crocs acérés.  Ses mains se crispent dans son dos et au coeur de ses paumes autrefois d'une nacre délicate, ses ongles impriment leurs croissants.  Il est terriblement imposant, non par l'épaisseur de ses épaules mais parce qu'il a une conscience absolue du pouvoir qu'il détient sur elle. Avec une douceur qui la laisse nauséeuse, il la reprend. Le terme l'atteind de plein fouet et il peut lire l'impact. Le miroir d'illusion se fracasse contre la réalité qu'il impose. Un frisson de peur et de haine la secoue. Pas contre lui, pas encore. Contre la Race Drow. Contre les circonstances. Contre la perte de celle qu'elle était et celle qu'elle sera forcée de devenir.

-Maitre Tebryn Naerth
, souffle t'elle, à peine audible. Elle concède. Plie l'échine mais non les genoux. Roseau. Il confirme ses craintes, la surface s'éloigne à chaque seconde. Les pièces d'armures se défont, carapace d'acier mais elle n'a pas la folie de penser qu'elle pourrait porter la moindre estocade sans y perdre la vie. Non ce sont que des papillons ephémères qui ne se posent pas dans son esprit. Il la juge, il la jauge et lentement, en prenant appui devant elle, se force à se remettre debout. Après tout, il ne lui a pas demandé de ne pas bouger. Non, il n'exige rien, il expose le jeu de carte qu'elle a en main. Si c'était une main au tarot, elle ferait mieux de ne pas faire d'annonce. Elle ne possède meme pas un roi d'appel.

Soudain, une question glaciale la traverse. Sait il que son frère faisait partie de la trouve guerrière? Sylvain lui a confié avoir porté le coup mortel au commandant Drow. Quels sont les rapports entre celui qui se tient devant elle et celui qui a trouvé un corps de bois? Probablement aucun. Elle devient paranoiaque, et force son attention sur ses paroles. Bien qu'il n'attende aucune réponse, Eglantine ne peut se permettre la moindre distraction . Cette fois, cette fois, c'est trop. Elle fait un grand pas en arrière. Un pas qui avait oublié ses entraves et elle manque de trébucher, pour se cogner durement contre une table basse qu'elle n'a pas percue. Se retrouvant sèchement assise sur celle ci, une césure écarlate marquant déjà son épiderme.

-Non, je... je ne suis pas une putain, je ne saurais pas
, -et cette fois, ses paroles ont perdus cette cadence courtoise, ces habitudes phoniques qui la placent dans une société éduquée. -Je sais faire d'autres choses. Je sais lire. Je sais compter. Je...

Sa putain? Elle ne peut pas tomber si bas! Elle ne peut pas être réduite à réchauffer son lit! Rien que l'idée de devoir poser les mains sur lui la révulse. Ce n'est pas qu'il soit à ce point repoussant, c'est le manque de choix qui rend la perspective hideuse. Et la jeune femme n'est pas encore suffisament aguérie pour dissimuler pleinement l'écoeurement profond qu'elle ressent à l'idée qu'il se serve d'elle pour assouvir ses basses pulsions. Le sexe est encore un domaine nébuleux. Sous l'oeil vigilant de sa mère et lors de certaines échapées en forêt, elle n'a poussé les expériences qu'à des flirts et bleuettes qui ne sauraient compromettre un mariage respectable.  Il se moque d'elle. Se moque des angoisses que ses mots provoquent. Il sait. Il sait les terreurs et en joue, il fait d'elle une marionnette dont il controle les fils. C'est cette certitude en percevant l'ironie qui iradie de ses prunelles carmines qui la met presque en colère.

Il faut qu'elle se calme. Ses émotions sont un yoyo qui ne lui permettent pas de penser clairement et c'est une erreur. Les Drows sont des stratégistes! Des joueurs d'échecs. Il faut qu'elle devienne Reine et non plus pion. Mais les regles sont encore inconnues.

-Pourquoi est ce que les serviteurs ont ils décidés que vous deviendrez mon... -Ho terme honnis. Elle se force à poursuivre. -Mon Maitre? Je veux dire, pourquoi vous et pas un autre?

Pourquoi elle et pas une autre. Elle cherche du sens. Du sens là où il n'y a peut être que du hasard. Mais peut être que non. Peut être que c'est au  contraire terriblement significatif. Elle ne sait pas, et ces montagnes d'incertitudes sont insupportables. Son ton devient trop doux. Presque tendre. Trop intime. Soulagement. Il n'a pas l'intention de se servir d'elle comme d'une poupée de chair. Précipice. Rien ne l'empeche de la tuer sur le champ. Et Eglantine prend conscience d'une facette completement ignorée de sa personalité. Elle ne veut pas mourir. Et ce dont elle est capable pour survivre est encore totalement inconnu de la jeune femme. Si elle, elle est surprise, Tebryn, probablement pas. Il a l'expérience qui lui manque et doit avoir une perspective claire de la résilience des êtres vivants. Son expression sauvage ne l'exprime que trop.

Eglantine se force à se redresser. A quitter l'assise de la table pour venir se placer devant lui, dans le cliquetis sourd des chaines qui pèsent à ses articulations. Elle ne le touche pas, certainement pas. Elle incline légèrement la nuque en arrière pour croiser ses iris des siens. Et tente l'audace. Une audace qui n'est que factice. Un courage qu'elle ne possède pas vraiment.

-Je vous deviendrais utile. Mais je crains de ne pas être une servante très utile ainsi entravée... -Une pause, et elle reprend, dansant autour du mot esclave, qui ne franchira pas ses lèvres. Si elle refuse le mot, elle refuse la position, combativité d'enfant, encore empreint de naiveté. -Je ne veux pas mourir. -Une évidence. Mais cela serait stupide de nier son refus de sa mortalité- Et pour cela, je suis prête à apprendre. Quelques soient les compétences dont vous auriez besoin chez une humaine que vous n'avez pas réclamée. Je me ferais discrête.  Je ne vous causerais aucun ennui et aucune honte.


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Sha
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Tebryn Naerth
Assassin d'une cinquantaine d'années elfiques, Tebryn est un homme taciturne et distant. Cadet de la famille Naerth, la récente mort de son frère aîné Istovir le propulse au rang de premier fils, ce qui est une chance pour lui, même si cela lui a demandé quelques efforts d'ingéniosité.

Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

Il est le fils d'Akordia Naerth et d'un champion de l'époque, à savoir Jaerth.




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Couleur Akordia : #942720


Il y a toujours ce moment adorable où la proie se débat. Crocs sur la gorge, mais elles s’essayent toujours à la survie, au jeu de la vie et de la mort. Ça s’agite bien sûr, ça tente sa chance - après tout, qu’a-t-elle à y perdre de plus ? Tebryn y trouve une certaine poésie. Il n’est peut-être qu’un énième salaud des souterrains, c’est un homme doté d’une intelligence vive. Il est cultivé et stratège. Rien ne saurait lui échapper, surtout pas dans sa propre chambre, son domaine privé et particulier où même Akordia n’a jamais mit les pieds.

- Je ne crois pas que savoir lire et compter soit une qualité extraordinaire, ironise-t-il avec un sarcasme tranchant.

Il se sentirait presque insulté, mais il sait que ce n’est qu’une énième tentative de s’échapper, de trouver une raison à son existence. Elle refuse de mourir, mais Tebryn sait que la fin est inexorable. Si ce n’est aujourd’hui, ce sera demain. Il se laisse seulement le temps de jouer avec elle, de voir jusqu’à quand elle se tiendra à ses principes, quand est-ce qu’elle osera poser sa main sur lui, les yeux emplis de dégoût, pour se vendre.
C’est en général à ce moment-là que le jeu perd de sa saveur et qu’il y met un terme. Le tapis couleur de sang n’est de cette couleur que parce que les flaques se voient moins, ton sur ton.

Tebryn a un sourire en coin, lève un sourcil quand elle s’intéresse au «pourquoi» du «comment». Les humains ont ce besoin de tout rationaliser, de comprendre, de trouver des explications à leur malheur. Ils imaginent sans doute que tous leurs Dieux sont bons avec eux et les gardent de la peine et de la misère. Pour le panthéon drow, c’est différent. La Seldarine Noire n’aime pas les faibles. Lloth ne supporte la gentillesse, l’empathie ou la bonté. Ceux sont des faiblesses à Nym, des faiblesses que l’on réprime par la mort.

Les yeux rouges du Drow glissent sur le visage de la pauvre écervelée qui se bat encore contre son destin qui lui apparaît pourtant tout tracé.

- J’ignore pourquoi toi plutôt qu’une autre, avoue-t-il, franc sans être sincère, offrant une petite mine dégoûtée aussitôt qu’elle le fixe : ils t’ont sans doute trouver plus jolie que les autres captives... Enfin, ça reste des serviteurs. Apprécier la beauté des choses ne fait pas partit de leur qualité, visiblement.

Le visage de l’assassin a un bref sourire, cynique. Il n’aime ni les rousses, ni les peaux pâles. Bien sûr elle est bien faite, sans doute que sa poitrine est ferme et ses fesses bien formées, mais est-ce qu’il a véritablement besoin de ça ? Tebryn a d’autres jeux, plus sanglants, plus satisfaisants. Moins encombrants, aussi.

Quand elle se lève pour lui faire face, il hausse de nouveau d’un air critique un sourcil blanc sur son visage sombre. Toute enchaînée qu’elle est, il y a peut-être une certaine sensualité, c’est vrai. Les hauts-serviteurs se servent des plus beaux lots pour les répartir aux tables les plus riches du quartier. A peu de chose près, elle aurait pu finir avec Malagaar.

Il a un sourire goguenard à l’idée. Elle aurait sans doute regretté de ne pas être morte.

- Allons, personne ne veut mourir, plaisante-t-il alors qu’elle cherche désespérément à se rattraper à ses espoirs. Il se fera un plaisir de les lui souffler sous le nez : Discrète... Il ricane, dévoilant des dents blanches et des canines légèrement plus longues et pointues que celles des hommes : Laisse-moi rire. Même si tu apprenais, même si tu te faisais le plus discrète possible, à quoi bon ? Il suffit de souffler une bougie pour qu'elle s'éteigne.

Il la jauge, sort de sa poche la clé que le garde lui a donné avant de déguerpir et avance d’un pas, passant sans douceur ses bras autour d’elle pour la délivrer des fers qui enchaînent ses poignets. Le fer tombe sur le sol dans un bruit lourd, après quoi Tebryn se recule. Il la regarde, quelques longues secondes, et finalement d’un mouvement plus rapide qu’elle ne le voit venir, il la gifle. La claque est brutale, sans retenue aucune, et l’envoie aisément valser au sol, la joue marquée.

L’elfe noir a un rire, cela ressemble même à un rictus.

- Tu es trop lente, il rit, mais il y a ce son inquiétant dans la modulation de sa voix, ce malaise qui s’installe alors qu’il défait de sa ceinture son épée courte et fine. Il la jette à ses pieds, ses yeux rouge la défiant de la ramasser, de la porter malgré son poids - et heureusement l’artisanat drow est tout en légèreté et en finesse - et de l’affronter. Qu’elle ose seulement : Tu es faible, et tu as peur. Ça se voit dans tes yeux. Tu ne me serviras jamais à rien. Tu ne me seras jamais fidèle. Même si je te dresse à aboyer, n’importe quel drow qui cassera quelques uns de tes os te fera ployer l’échine, et alors tout le temps que je t’aurais consacré sera perdu.

Il la regarde, d’aussi haut qu’il est, assuré qu’une pauvre bourgeoise ne lui saurait d’aucune utilité. Il pourrait bien l’envoyer dans la chambre de Malagaar. Ce serait drôle. Mortel, sans doute... Pour elle plus que pour lui. À ce moment de la soirée, il devait sans doute être occupé avec une autre captive, à ses jeux concupiscents...




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Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

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L'ironie vipère de seigneur drow est presque trop pour la jeune bourgeoise. Est ce qu'il se rend compte combien elle a du bataillé pour que son père accepte qu'elle accède à une éducation basique? En dehors de la danse, de la dentelle, de l'étiquette que toute fille de bonne famille se doit de posséder, évidement. Il n'a accepté sa requete que parce qu'il avait déjà engagé un précepteur pour Aymeric et que celui ne voyait pas d'objection à ce qu'une fille se joigne à son instruction. Nul doute que les murmures de sa mère au creux de son oreille, aux plus petites heures de la nuit ont du influencer. La science des femmes. En plus de ses lettres et de ses chiffres, le Professeur l'a initié, plus discrètement, à l'art de l'étude des planètes, de celui des plantes et des dernières découvertes en ce qui concerne les moyens de combattre les maladies les plus communes. Elle s'est montrée assidue. avide d'apprendre. Caressait peut être l'espoir de se rendre dans l'une de ces nouvelles université de la capitale, quitte à se faire passer pour un garçon, puisque les femmes y sont interdites. Et lui? Il se moque. Il ridiculise. Eglantine n'a pas la présence d'esprit de rétorquer. De défendre sa position. Au lieu de cela, elle sent qu'elle rougit devant ses paroles ingrates.  La fatigue et la peur mènent un combat qui risque de gagner sur sa raison.

Mais  déjà ils s'éloignent de ce point et cette fois, cette fois, c'est elle qui sent un sourire se dessiner sur la ligne de ses lèvres, éclairant un instant le visage trop pâle de la demoiselle. Ses prunelles s'animent et elle s'enhardit. Trop peut-être. -Parce que vous croyez que je vais me sentir vexée parce qu'un parasites nocturne ne me trouve pas à son gout? Je crains que vous ne trouviez pas cette vanité là!

Le mépris de race est dans les deux sens. Les Humaines honnissent les drows autant que les Drows avilissent les humains. Elle aurait du tenir sa langue. Mais il s'est volontairement  montré insultant, et Eglantine est lasse de devoir garder un parfait masque serein. Qu'il aille au diable. En ce qui la concerne, sa réponse est parfaite pour les deux points. Ils ignorent qu'elle est la soeur de celui qui a tué le Commandant Drow et il n'est pas attiré par elle. A quel moment pense t'il qu'elle a envie de le séduire? L'orgueil des elfes noirs est sans limite! Il sera leur perte. Eglantine a un mouvement machinal pour croiser ses bras sur son buste, avant que les fers ne se rappellent à son souvenir. Lui nier tout charisme, tout magnétisme est facile dans ces conditions. Facile de refuser dans tenir compte. Mais elle n'a aucun doute qu'il doit profiter de compagnie féminine autant qu'il le désire. Tant parce qu'il dégage que par sa peau si sombre qu'elle en est presque bleu. Et ses cheveux. Ils sont si fins qu'ils doivent avoir un toucher de soie.

Face à lui, elle regrette quelque peu sa hardiesse.  Elle aurait peut être du se montrer plus complaisante. Mais peut être que son insolence l'amusera et que son écart de langage sera libre de conséquences? Son expression est sans équivoque. Il ne lui en couterait guère de la tuer sur le champ. Sauf...  Sauf qu'elle est prête à se raccrocher à le moindre fétu de paille. Et que contrairement aux apparences, il lui reste des brins d'intelligence.  Elle est un cadeau. Pas un choix.

-Qui a décidé de vous faire un présent? Ne risqueriez vous pas de lui déplaire si vous consumiez trop vite votre bougie?


C'est mince, très mince, mais il ne lui reste que cela. Elle sursaute violemment lorsque ses bras se referment presque autour de sa taille. La rousse se raidit immédiatement. Sa colonne vertébrale pourrait se casser, morceau de bois trop sec. Les quelques murmures qui provenaient de l'extérieur de la pièce disparait et la vie de la citadelle se raidit au flot de sang qui bat ses tempes. Elle n'entend pas le cliquetis de ses chaines qui s'ouvrent, seulement le poids qui se volatilise. Eglantine incline la tête et finit par le regarder,  reportant ses yeux sur lui alors qu'ils étaient rivés à sur un défaut de la tapisserie, au mur, derrière son épaule. -Merc...

Le mot meurt dans une étincelle blanche. Puis une flamme dévore sa joue alors qu'elle trébuche et tombe à terre. Machinalement, sa main se porte à sa joue, déjà douloureuse, déja décorée de l'empreinte de de ses doigts. Il l'a frappé. Douleur. Incompréhension. Colère. Peur. Maelstrom dans lequel elle se perd. Jusqu'à ce que ce soit l'irritation qui devienne son soutien. Elle laisse retomber sa main. L'arme, si délicate, si belle qui tombe à portée de doigts. Puis ses mots assassins. Et finit par cracher.

-Evidemment que j'ai peur! Les derniers souvenirs que j'ai de ma famille sont leurs corps sans vie! Je ne sais même pas depuis quand je suis captive! Vous m'avez menacé de mort deux ou trois en quelques minutes! Je ne suis pas un cadavre sur pied comme certain! Servante d'un drow sans âme! - Pas un mot sur  Ameyric. Peut être a t'il réussi à s'enfuir. A s'échapper dans les ruelles et gagner la campagne plus sure. De même,  elle laisse passer l'allusion à sa faiblesse. Elle n'a pas l'arrogance de croire que ce n'est pas le cas. Mais, pendant qu'elle parle, sa paume s'est refermée sur le pommeau de la rapière. La rapprochant d'elle. Jusqu'à ce qu'elle soit prête. Pas encore tout à fait maintenant. - Vous me demandez de la fidelité? Maintenant?! Les serments que je pourrais prêter, vous n'en croiriez pas un mot! La loyauté se construit, peu à peu. Pas dans la terreur! Pas sous un joug écrasant! Vous le savez fort bien! -Elle n'essaie même pas de se jeter à ses pieds pour lui jurer une obeissance éternelle. -Vous ne connaissez rien de mon caractère! Mais vous avez déjà décidé et jugé. Vous n'avez qu'à me donner à un autre des votres et je ne doute pas qu'il ou elle prenne grand plaisir à vous démontrer l'étendue de votre erreur dans quelques mois!

Sur ces derniers mots, elle s'est redressée sur ses pieds nus, encore encombrée des disgracieux bracelets de chevilles. Ses pas sont petits, prenant en compte le peu d'allonge qu'elle possède. Dans sa main droite, l'arme qu'elle tient fermement bien que maladroitement. Il est évident, à sa posture, qu'elle n'est pas une épéiste chevronnée. Ses parents ont refusés sans appel de céder à ce caprice là. Ce qu'elle sait du maniement des armes, elle l'a acquis en regardant ses frères ainés jouter entre eux et parfois, en les suppliant de la laisser essayer avec eux.  Mais ce qu'elle prend en ignorance, elle le gagne en volonté et en rogne. Ses iris bleutés sont furieux de la manière dont elle est traitée, furieux de la mort des siens.  Furieux de sa vie gachée. Et... c'est un défi. Un test. Il ne la croie pas capable. Il a tord. Elle n'est pas une proie qui attend la mort dans un collet.Elle est de ceux qui se rongent la patte pour y echapper. Elle est trop lente. Il l'a vue. Ils le savent.  Mais qu'importe. Elle bondit sur lui. Cherchant non pas à toucher son torse ou ses bras, mais à le blesser aux jambes. Si il tombe, elle a peut être une chance de recupérer la clef qu'il a glissé dans ses jambières. Si il tombe, elle se libère de ses fers. Et elle se barre. Point. Si elle parvient à transpercer ses cuisses, à  fracasser sa rotule... Ce sont ces seules pensées alors qu'elle attaque.


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Tebryn Naerth
Assassin d'une cinquantaine d'années elfiques, Tebryn est un homme taciturne et distant. Cadet de la famille Naerth, la récente mort de son frère aîné Istovir le propulse au rang de premier fils, ce qui est une chance pour lui, même si cela lui a demandé quelques efforts d'ingéniosité.

Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

Il est le fils d'Akordia Naerth et d'un champion de l'époque, à savoir Jaerth.




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- Parce que vous croyez que je vais me sentir vexée parce qu'un parasites nocturne ne me trouve pas à son gout? Je crains que vous ne trouviez pas cette vanité là!

L’orgueil du Drow vient d’en prendre un coup, et Eglantine ne s’en rend pas encore compte, mais les elfes noirs sont rancuniers et d’une arrogance dont elle apprendra d’une façon un peu dure les limites. L’œil rouge de l’assassin ne la lâche d’ailleurs plus une seule seconde et il se demande ce qui le retient de la tuer sur le champ. Une envie sadique de la voir périr petit à petit devant lui ? L’envie peut-être de la voir le supplier de lui faire mille sévices plutôt que de la tuer ? Il en avait vu d’autres des comme elles, des petites bourgeoises qui se révélaient moins honorables que ce que leur bouche pouvait bien jurer.

Il ne prend d’ailleurs pas la peine de répondre, pas la peine de l’écouter non plus dans ses plaintes qui ne sont qu’une douce mais incompréhensible mélodie à son oreille. Son regard suit ses mouvements, détaille ses courbes qui n’en restent pas moins féminines derrière ses haillons. Tebryn n’en tire qu’un plaisir malsain, à peine dissimulé sur son visage sombre.

Le drow ne fait que l’attendre, elle, et ses derniers retranchements. Il a bien entendu ce qu’elle lui a dit et au premier coup de la dague qu’elle pointe vers lui, il ne fait qu’esquiver. Il lui laisse l’illusion d’une possible fuite, d’une surprise. Son poignet est délicat, et s’il ne tremble pas dans l’estoc, il n’en reste pas moins trop simple à deviner.
Elle est animée par la rage de vivre, par l’envie de vaincre, mais ça ne suffira pas. D’une clé de main rapide et sans même lui faire mal, il attrape sa tignasse qu’il soulève d’une main. Elle le regarde, furieuse, elle imagine peut-être qu’elle peut le toucher maintenant qu’il a une main occupée.

Raté.

Au coup qui suit, il pousse d’une main son avant-bras vers elle-même. Elle ne l’a pas vu venir, ou du moins au dernier moment, quand les longues mèches rousses restent dans les doigts de Tebryn, tout juste coupés par la dague qu’elle tient encore dans les mains.
Le drow a un sourire amusé, avant d’abréger ses efforts vains et lui retire la dague, la poussant en arrière, la regardant atterrir de nouveau les fesses sur la petite table.

Il la toise de toute sa hauteur, tenant encore entre ses doigts ses cheveux. Il s’en amuse, dévoilant ses dents dans un sourire carnassier. Elle ne possède désormais plus qu’un joli carré inégal, qui sied un peu mieux son teint pâle.

- Je crois que tu connais pas la moitié de mon peuple...

D’un pas lent, il s’approche d’elle, se penche au dessus d’elle comme elle le fuit. La dague toujours dans la main, qui joue, glisse le long de son vêtement, effleurant le rond de son ventre avant de serpenter entre ses seins et se faufiler jusque dans le creux de sa gorge. La pointe appuie légèrement sous le menton de la demoiselle alors qu’il a une main posée à la droite de son visage. Elle est offerte. Soumise.
Les yeux du drow brillent d’une lueur terrible, alors qu’il se demande pourquoi elle se donne tant de mal à lui résister. N’a-t-elle pas compris qu’à lui offrir de tels plaisirs, il risquerait bien de la garder pour ses jeux secrets ?

- Chez les drows, l’amitié, la compassion, la tendresse ou même l’amour sont des choses interdites. Dans la rue, quiconque peut me poignarder dans le dos pour obtenir ma place le fera volontiers, sans s’accommoder de sentiments superflus et inutiles. Il n’existe rien de la loyauté ou de la fidélité. Pour le quart de ce que tu as dis, je devrais te tuer. Si tu crois pouvoir construire quoi que ce soit avec l’un de mon peuple... Il a un grand sourire, ça lui semble hilarant : alors tu n’as rien compris à ce que nous sommes et ce dont nous sommes capables.

Il glisse la dague légèrement vers le bas, traçant un sillon qui rencontre finalement la nuisette mauve. Tebryn a un petit sourire en coin alors que le tranchant lacère le tissu et commence à l’éparpiller en deux pans distincts, filant vers le bas.

- Il n’y a pas de peuple plus obéissant, de servants plus respectables que celui qui craint...




Oh Darling,
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Seolanne
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Tortue



Eglantine
Castellane

Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

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Si Eglantine avait été moins épuisée, elle aurait eu conscience de la folie de ses propos. Elle aurait réalisé qu'elle est équilibriste sur un fil d'acier en train de se rompre. Elle aurait pris conscience que le silence est d'or. Mais... Mais elle est lasse. De corps et d'esprit et  ses filtres disparaissent sans qu'elle ne le percoive. Et rapidement, la jeune femme ne se focalise plus que sur l'arme, si proche, tentation d'une liberté, mirage qu'il crée pour elle. Elle devrait savoir qu'elle n'a aucune chance. Qu'il est plus retors que cela. Elle ne peut s'éloigner du piège alors même que ses doigts se referment sur le pommeau de la longue dague.

Elle se fend d'une attaque sans grace, ses muscles hurlant sous la tension nerveuse qui les grippe. Sa prise est bien trop rude, sans souplesse ni finesse. L'humaine ne se laisse aucue possibilité de feinte alors que son mouvement la conduit trop proche du guerrier. Et il bouge, si vite, eau vivide. La lame ne l'effleure pas. Aucun risque. Elle gronde sous les doigts qui se referment étroitement dans ses longues boucles cuivrées. D'un geste sur, il dénude sa nuque, la mettant presque sur la pointe des pieds. Mais elle voit encore une possibilité. Pendant qu'il joue avec ses cheveux, il ne la surveille pas! Elle se force à un visage impassible. A ne rien trahir alors que son bras se tend dans l'espoir d'enfoncer l'acier acéré entre ses  côtes. Un mouvement sec sur son coude, une main qui guide son geste. Une brulure éphèmère sur sa peau crasseuse. Et... et soudain il la repousse. Elle retombe sur la table, n'ayant pas eu le temps de comprendre ce qui vient de se passer.

Choquée, elle baisse les yeux et porte une main frissonnante à son cou, pour contempler le bout de ses doigts tachés d'amarante. Elle s'est coupée. A peine, mais le tranchant du poignard est terrifiant. Ce n'est qu'à ce moment que la jeune fille repose ses yeux azur sur lui. Et sur les nombreux trophés qu'il enserre dans son poing. Ses longues mèches rousses. Impuissante, sa lèvre inférieure se met à trembler et ses iris se brouillent des larmes qui envahissent sa vision. Le sang oublié, elle touche sa chevelure massacrée. Elle.... Jamais elle ne les avait coupés. Sortant du bain, brossés, ses cheveux atteignait le bas de son dos. Il n'en reste plus rien. Incrédule, sonnée, Eglantine n'arrive pas à retenir les grosses larmes qui coulent sur son visage, dessinant des ondulations qui emportent un peu de la poussière qui la recouvre.

Il s'approche, elle se recule. Elle n'essait meme pas de se relever alors qu'il la surplombe impitoyablement. Avant qu'elle ne se fige. La pointe de l'arme pique et danse sur le chiffon qui la recouvre et elle n'ose plus un mouvement de peur qu'il ne la blesse. L'expression sur ses traits est horrifiant. Cruel, sauvage. Ses pleurs s'interrompent sous la nouvelle vague de peur qui monte en elle alors que sa tête bascule en arrière sous la pression volontaire du couteau. Il l'encadre de son autre bras, et elle peut sentir la rousseur de ses cheveux coupés lui caresser la joue. Toute sa défiance la quitte sous la menace physique, bien plus efficace que ses paroles précédentes.

Le portrait qu'il brosse de sa race est tellement loin des valeurs qui sont ancrés en elle qu'Eglantine peine à comprendre comment ils peuvent vivre, survivre ainsi. Sa bouche est asséchée et sa gorge lui semble de pierre alors qu'elle peine à déglutir.
-Je comprends, finit elle par parvenir à balbutier. Alors qu'il est plutôt clair qu'elle ne comprend rien, mais qu'elle est prête à dire ce qu'il veut entendre pour qu'il se recule et la libère de sa présence etouffante. -Non.. .Je... Non. Je suis à votre service. Pas à celui d'un autre drow. -Il ne l'a pas encore tué. Elle ignore pourquoi exactement, mais ne va pas le lui demander, alors que ses épaules tremblent légèrement de la crispation de tous ses muscles. Il libère sa gorge.

Pour qu'elle sente un fin trait de feu enflammer sa peau. Un bref son de douleur s'échappe de ses lèvres. La jeune femme a mené une vie protégée et ses égratignures datent de son enfance et de ses bagares avec ses frères. Ses parents n'ont jamais portés la main sur elle. Aussi qu'il ouvre son épiderme sans sourciller, quand bien même l'estafilade n'est pas plus profonde qu'une griffure de chat, elle a l'impression qu'il la découpe pour son plaisir. Puis elle réalise que cette délicate ligne de sang n'est possiblement pas le pire. Brutalement, ses mains se croisent sur sa poitrine, à mesure que le haillon qui la dissimulait à peu près devient deux lambeaux de tissus qui perdent leur fonction. Si elle masque à sa vue la rondeur de ses seins, le renflement de son ventre, les courbes de ses hanches s'expriment à sa vue. Eglantine a un mouvement instinctif pour se relever, avant que la lame ne lui rappelle que ce serait une idée desastreuse. Elle ose poser une main délicate, l'autre bras entravant sa poitrine, sur le poignet qui tient le poignard. Il n'y a aucune force, aucune défiance dans le geste. Ce n'est qu'une supplique. Espérant simplement retenir le tranchant, l’empêcher de la priver de ce qui lui reste de pudeur.

-Maitre Tebryn, mes propos étaient égarés. Inconsidérés. Je vous prie de m'en excuser.
Se force t'elle à dire. Si les mots sont articulés, le ton, lui est incertain. Elle cherche son regard pour la moindre trace de clémence, commençant à se douter que c'est une quête veine. Elle évite de penser à ses cheveux coupés, vanité dont elle doit faire le deuil. Sous peine de se remettre à pleurer.

Un discret coup sur la porte l'interrompt et c'est un serviteur drow qui pousse la porte, avec une déférence marquée à l'égard du Guerrier. Il ne porte pas un regard sur elle, visiblement craignant le moindre faux pas face à Tebryn. Sur ses bras, un lourd plateaux chargé de victuailles. Un fumet de ragout de viande s'échappe d'une assiette couverte et malgré elle, c'est son ventre qui se fait entendre, trahissant sa faim qui se reveille avec vengeance. Elle oublie presque la présence de la dague et sa semi nudité. Luttant pour garder un peu de dignité.

-Seigneur Tebryn, avez vous besoin de mes services? articule respectueusement le serviteur.  Visiblement, il avait été remarqué qu'il n'avait rien avalé au banquet célébrant leur victoire sur la ville.

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Sha
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Flash



Tebryn Naerth
Assassin d'une cinquantaine d'années elfiques, Tebryn est un homme taciturne et distant. Cadet de la famille Naerth, la récente mort de son frère aîné Istovir le propulse au rang de premier fils, ce qui est une chance pour lui, même si cela lui a demandé quelques efforts d'ingéniosité.

Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

Il est le fils d'Akordia Naerth et d'un champion de l'époque, à savoir Jaerth.




Mémo

Couleur Tebryn : #69130d
Couleur Akordia : #942720


Il ne lui faut que quelques secondes de plus pour que tout son courage l’abandonne face à l’implacable vérité : elle ne peut rien contre lui. Même avec toute la volonté du monde, une souris reste une souris face au lion. Tebryn le sait. Il a vécu avec l’idée d’être bien né et il en a toujours profité. Il est un Drow noble, fils d’une Matriarche sévère qui flirte avec les démons-liés à la Maison Naerth. Qui pourrait bien lui tenir tête ? Certainement pas une petite humaine de rien du tout, qui, même avec ses airs prudes, ne doit pas bien se rendre compte de l’urgence dans laquelle elle est. Ou peut-être que si. Elle en effleure l’idée, elle ne connaît rien des extrémités auxquels il peut arriver, mais elle doit imaginer, un court instant, l’horreur dont il est capable quand leurs yeux se croisent.

Les yeux du drow brillent d’une lueur chaude. Il s’amuse de ses minauderies, parce qu’elle s’accroche désespérément à une certaine forme d’orgueil. Elle ne donne que les petits lambeaux qu’il lui arrache. Il a un petit rire, alors qu’il continue son petit jeu, dévoile sa peau claire. Elle contraste affreusement avec la sienne. Il se demande un instant, ses yeux perdus dans le plongé de sa gorge, si c’est de ça que s’entiche certains nobles. Du duvet de clarté qu’ils détestent pourtant chez leurs proches cousins. Est-ce pour cela qu’elle est si jolie, le halo sanglant de ses cheveux encadrant son visage offusqué ? Ce petit regard qui se remplit de courroux qu’elle tente de faire taire, par instinct de survie sans doute. Elle a bien raison.

Il s’arrête quand sa peau entre en contact avec la sienne, lui tirant un frisson désagréable. Les yeux rouges du drow la plantent mais aussi étonnant que cela puisse paraître, il s’abstient de la réprimander et l’écoute. Son sourire s’agrandit au fur et à mesure qu’elle le caresse dans le sens du poil, mais l’assassin est le maître en ce qui concerne endormir les esprits. Il sait ce qu’elle essaye de faire. Il ignore encore s’il se montrera indulgent… et pour combien de temps.

- Maitre Tebryn, mes propos étaient égarés. Inconsidérés. Je vous prie de m'en excuser.

Il a forcément un rire grave en l’entendant, vite interrompu par le serviteur. Tebryn relève les yeux, après avoir répondu. Sa dague est toujours flanquée sur le ventre, comme il la tient en joue et pourrait bien lui ouvrir le bide si jamais elle se trouvait plus hardie que ça.
L’autre drow est là, il dépose le plateau qu’on lui a chargé d’emmener. Akordia sait prendre soin de ses enfants. La Mère-Araignée est diligente quand elle le veut bien. Tebryn le sait, aussi il ne dit rien.

- Seigneur Tebryn, avez-vous besoin de mes services?

Le noble lui jette un regard, un petit sourire se dessine sur son visage alors que quelque chose vient de le traverser. Une idée. Une odieuse idée mais quel formidable passe-temps ! Il retire lentement la dague du ventre de sa prisonnière avant de se reculer, lentement.

- Agenouille-toi quelques instants.

Le serviteur prend un air un peu surpris mais il ne dit rien et s’exécute sans un mot. Les plus faibles des drows ont le sens de la docilité. Ils ont appris, et ça se voit sur leur peau noir ébène marquée par de multiples cicatrices. Des coups de fouet, des barbelés chauffés. Il y a un peu de tout, et si l’intelligence Drow est particulière, ils sont certainement les sadiques ayant le plus d’imagination de tous les royaumes connus.

Il se déplace lentement, en rond, comme un animal qui encerclerait sa proie. Il a laissé la dague lui échapper des mains, tombant aux pieds de la jeune fille. Ses yeux rouges se sont allumées d’une flamme nouvelle alors qu’il s’arrête, juste devant la porte, coupant la fuite à quiconque voudrait sortir, empêchant quiconque voudrait entrer.

Le serviteur est toujours à genoux et jette des regards nerveux à son Maître comme il sent que quelque chose à changer dans l’atmosphère. Que quelque chose l’oppresse. Les serviteurs ne sont pas armés. Ils ne sont pas non plus entraînés. Ils sont gardés chétifs et malingres afin de mieux les contenir. Ceux qui rampent le long des étages sont incapables pour certains de tenir correctement autre chose qu’un plateau tant on les a formé à ne s’intéresser qu’à leur labeur.

Tebryn sait que l’homme qu’il a là est faible. Son visage est lacéré de plusieurs cicatrices profondes. Il a dû commettre plusieurs erreurs pour être aussi marqué, mais il doit aussi être profondément respectueux pour survivre.

L’assassin a un sourire en coin, se tenant désormais dans le dos du pauvre bougre.

Il regarde Eglantine, et d’un geste lent, il passe son pouce sous sa propre gorge, comme pour lui intimer silencieusement d’en finir avec le serviteur. Il ignore pourquoi il fait ça, mais il ressent une certaine excitation à l’idée de la pousser plus loin encore. Voilà ce qu’il veut d’elle. Qu’elle se montre cruelle. Qu’elle se montre farouche. Qu’elle se venge sur les plus faibles.

Parce que c’est exactement ainsi que marche la société Drow.




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