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 La plus grande décadence dans ce monde est de perdre son enthousiasme.▬Floradaigh

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Leonnor
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UNIVERS FÉTICHE : ça dépend de quel pied je me suis levé ce matin
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Italie, Florence, époque contemporaine.

Asteria est un vampire depuis une petite centaine d'années. Elle a été abandonnée par celui qui l'a transformé quand il a jugé que son "éducation" était finie. Il n'a pas daigné laisser une lettre d'adieu ou même un avertissement. Il est juste parti laissant la jeune femme dans la tourmente. Depuis, elle se cherche un remplaçant auprès d'humains mais aucun ne lui convient bien longtemps. Elle finit toujours par les tuer quand elle se rend compte qu'ils ne l'aiment que grâce à son charisme de vampire. Un jour, elle croise le chemin de celui qu'elle décide être l'Elu pour elle. Il n'a pas de critères si ce n'est qu'il était là inerte. Voilà qu'elle vient d'offrir l'immortalité à quelqu'un de déjà lassé de la vie humaine. Autant dire qu'il n'est pas particulièrement heureux. Et encore, il n'a pas vu le caractère de la jeune vampire...


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Leonnor
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Asteria Cleofe
J'ai 122 ans et 22 ans d'apprence ans et je vis à Florence, Italie. Dans la vie, je suis une créature de la nuit et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis seule, horriblement seule et je le vis plutôt pas bien.







Yolandi Visser - me


La solitude l'étreignait comme tous les jours depuis bientôt soixante-quatorze ans. Lorsque son géniteur l'avait abandonné aux abords d'un champs de bataille aux alentours de la guerre de 39-45. La jeune vampire avait fini par oublier le jour exacte, le temps passe différemment quand on a été transformé, mais elle n'oubliait pas ce sentiment de vide. Lorsqu'elle avait découvert qu'elle était partie c'était comme si un gouffre s'était ouvert sous ses pieds. Elle se rappelait avec horreur comment son cœur s'était fendillé en mille morceaux. Il n'y avait plus rien depuis que le vide  ; l'abysse qui la contemplait jour après jour. Alors, elle avait commencé à errer sans but et puis elle avait eu une idée. Elle s'installait chez un jeune homme qu'elle aimait bien pour une raison ou pour une autre. Les raisons étant pour le moins spécifiques (il avait de beaux cheveux,  il m'a tenu la porte etc..) Puis lorsqu'elle percevait les relents de peur mal dissimulés malgré le charme qu'elle opérait sur eux, elle entrait dans une rage destructrice. Lorsqu'elle était dans cet état-là, c'était simplement impossible de l'arrêter. C'était comme si la douce poupée devenait brusquement une furie. Les ongles arrachaient, les dents mordaient, les mains éviscéraient. A la fin, il ne restait que des morceaux du malheureux.

Asteria n'avait jamais vu le mal à cela. Elle voulait juste qu'on l'aime. Elle ne supportait pas l'idée qu'on puisse la regarder avec une émotion négative. Alors, la blonde platine se sentait abandonnée une seconde fois. La douleur était telle qu'elle ressentait le besoin de l'exorciser. Alors, l'autre devait se ressentir exactement ce qu'elle ressentait. Et pour cela, il devait souffrir plus qu'il n'avait jamais souffert. Après tout, c'était un pan de  son âme qui partait en lambeaux chaque fois. Quelle idée de blesser une jeune fille avec le cœur aussi pur et innocent que le sien. Tout ce qu'elle voulait, c'était quelqu'un pour rester avec elle tout le temps et veiller sur elle. Était-ce trop demander ? La belle n'en avait en tous les cas pas l'impression du tout. C'était quelques jours après que la dernière victime de l'amour un peu trop envahissant de la demoiselle se fut éteint dans des circonstances mystérieuses (la police avait conclu à une attaque de bête sauvage c'est dire). La nuit était profonde et alors qu'elle se promenait sur les bords d'un quai, elle mit un coup de pied dans ce qui ressemblait à un cadavre. Du moins, pour un humain ça ne gigotait pas beaucoup. Elle se pencha humant l'odeur de l'humain échoué sur le sol comme si c'était un animal dangereux. Avec curiosité, elle se pencha pour l'observer. Il respirait encore mais pas très fort. Et puis, il…elle huma un peu plus longtemps, il sentait bon. Elle se sentit rassurée par cette odeur immédiatement.

Son cœur s'emplit de cet espoir futile que c'était peut-être lui celui qui resterait. Qu'il fallait qu'elle fasse ce qu'elle pouvait en tous les cas pour qu'il vive. Son instinct lui disait qu'il n'en avait plus pour très longtemps et un prédateur ne se trompait jamais sur ce genre de choses. Sans réfléchir plus, elle lui fit boire trois lapées de son sang. C'était la dose adéquate pour la transformation. Elle le savait bien que ne l'ayant jamais pratiqué. Pourquoi l'avait-elle fait difficile à dire ? Elle-même ne se l'expliquait pas. La jeune strige ne prit d'ailleurs pas la peine d'essayer ayant une confiance aveugle en son instinct. Il serait le bon car il ne pouvait y avoir d'autres issues. Sans plus de cérémonie, la frêle anthropophage ramassa le corps inerte de l'homme et l'emmena dans son antre. Le chemin ne fut pas long, elle ne s'était pas aventurée très loin de sa tanière ce soir-là. Les fenêtres étaient couvertes par des voilages multicolores. Il y avait des coussins et des peluches d'animaux un peu partout. Ce qui servait de lit était un gigantesque matelas posé à même le sol. L'endroit avait ce côté bohémien des carioles anciennes. On avait du mal pourtant à savoir si une adulte vivait ici ou si c'était la cabane secrète d'une enfant. En effet à côté du lit, trônait une guêpière rouge en toute impunité et un ou deux sex toys. C'est dans cet endroit indéfini dans sa nature que l'inconnu se réveillerait. Asteria contentait difficilement son excitation. Pour patienter, elle se lança dans la lecture des milles et une nuits. Ce n'était certainement pas la première fois qu'elle les feuilletait mais elle avait pour ce livre une fascination difficilement explicable.  Elle espérait qu'il serait bientôt à ses côtés.

Spoiler:
 


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Floradaigh
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Tino Baravaglio
J'ai 26 ans à jamais désormais et je vis à Florence, Italie. Dans la vie, je suis une créature un peu perdue, anciennement écrivain et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis accompagné d'une timbrée capricieuse et je le vis plutôt bizarrement.







Luke Pasqualino - fayrell


Une brûlure, une feu incendiaire qui venait ravager l'intégralité de son corps, laissant ses crocs imprimer la chair. Un brasier incessant qui tétanisait ses muscles, venait obstruer sa gorge et amenuiser son souffle. L'impression fugace de se débattre dans le noir complet, à la merci de son propre corps meurtri. Des tremblements qui venaient le secouer sans cesse et cette envie. Cette pulsation ferme, constante. Cette faim qui lui tend les bras, impérieuse, féroce, vorace. Puis tout s'arrête, d'un seul coup. Sauf la faim. Il ouvre les yeux et c'est le chaos sensoriel. Tout paraît plus net, plus clair. Jusqu'à pouvoir même distinguer les plus infimes fissures dans le plafond, le jeu d'ombres et de lumières dans l'obscurité tamisée. Les sons, qui portent loin, comme s'il s'était réveillé dans une enveloppe canine. C'était quelque chose d'étrangement satisfaisait, comme si l'on avait ajusté sa vision à son maximum. Comme si l'on avait dépassé la perfection. Mais premièrement, il y a la peur, la méfiance. Où suis-je ? Qu'est-ce que je fais là ? Pourquoi suis-je encore vivant ? Il se souvenait de cette marche funambule, cet équilibre précaire sur le pont près du quai, l'esprit embrumé par l'alcool. Essayant de réveiller une quelconque émotion. Cette angoisse, ce doute, éternels. Flottant de manière désordonnée sur le rebord, l'âme égarée, l'esprit déconnecté. Il n'avait jamais trouvé de goût à la vie, lassé, mais il n'avait pas prévu cette chute, cette arrivée vers la mort. Inattendue. Les pieds fermement ancrés au sol pendant une seconde, puis l'autre, lesté dans l'atmosphère, ployant sous la pesanteur, les mètres dévalés rapidement pour s'écraser au sol. Puis la douleur, oh la douleur. Omniprésente.

Une appréhension qui ne dure que quelques secondes, alors qu'il se jette sur la silhouette alanguie à ses côtés. Sans même avoir à réfléchi, tétanisé par l'instinct animal qui s'éprend de lui. Ressentant la peau claire et douce sous ses doigts, agrippant des poignets graciles. Un regard obscur, des cheveux couleur de lune et il recule, comme une bête sauvage, tremblant. Jetant ses yeux partout et nulle part à la foi, en appui sur ses jambes, toujours tenaillé par ce besoin viscéral qui rongeait son œsophage. Une autre pulsation et il passe une main sur sa nuque, la pulpe de ses doigts venant rencontrer deux petits trous nets. Que...? « - Qu- qu'est-ce qui se passe ? Qui êtes-vous ? » Tout était trop coloré, trop vif, trop saisissant. C'était inconnu, c'était nouveau, il y avait là-dedans, quelque chose d'effrayant. Les yeux dardés sur la forme lascivement allongée sur le matelas, poupée de glace perdue dans la soie carmin. Puis il se rend finalement compte de quelque chose qui était passé inaperçu jusqu'à maintenant. Son coeur ne battait plus. Plus aucun tressaut de ce membre auparavant gorgé d'hémoglobine. Une panique qui s'empare de lui, soudainement et la morsure aride dans sa gorge qui ne fait que s'amplifier, minute après minute. « - Qu'est-ce que je fous là ? » demande-t-il, la voix rendue plus claire sous la peur, comme une biche prise entre les phares d'une voiture. Il attrape son cou de ses deux mains, se laissant tomber sur le sol, à genoux. « - J'ai si soif... » qu'il murmure, dans un appel désespéré. Un gémissement étouffé, rempli d'agonie. Complètement dépassé par les événements.    




@Leonnor J'espère que ma réponse te plaire et que Luke est à ton goût. **



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Leonnor
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Asteria Cleofe
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Yolandi Visser
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Asteria trépigne à l'idée d'avoir un nouveau compagnon de jeu. Un qui peut difficilement mourir, un qui va rester peut-être cette fois. Elle n'a aucune idée du temps que prends la transformation. Toutefois, elle se rappelle une chose de la sienne, elle avait une faim inextinguible. Un besoin de se nourrir et de boire jusqu'à plus soif. Alors pendant que l'homme dormait, la vampire était partie lui chercher un petit encas. C'était une jeune prostituée chinoise qui ne manquerait à personne. La blonde avait appris que c'était plus simple de viser les outcasts, ceux qui pouvaient disparaitre du jour au lendemain. Ceux qui ne comptait que dans les yeux de ceux qu'ils enrichissaient. Asteria avait tué plus d'une fois sans suivre cette règle uniquement dirigé par une folie sanguinaire temporaire. Parfois, elle perdait un peu pied. La réalité devenait brumeuse et seule l'humeur du moment dictait ses faits et gestes. Suffisait d'imaginer ce qui arrivait lorsque l'humeur était massacrante. La femme était endormie pour le moment plongé dans un sommeil artificiel. Asteria n'aimait pas quand les proies ne gesticulaient pas. Comme tout bon chasseur, la vampire appréciait la chasse. Toutefois, le nouveau-né avait besoin pour lui moment qu'on s'occupe de lui et qu'on le chouchoute. La future morte était posée contre un mur en face du lit. La chasse ne lui avait pas pris longtemps. Elle feuilletait distraitement un conte illustré pour enfants couchée sur le ventre ses jambes battants l'air. L'inconnu émit alors ce qui ressemblait beaucoup à un réveil imminent. Alors, elle était retournée à ses côtés sur le lit. Brusquement, il s'était raccroché à elle et l'avait observé intensément. On aurait dit un agneau perdu. Asteria ne dit rien essayant de savoir comment le mettre au courant. Il n'y avait pas de guide pour cela et autant dire que même un petit flyer aurait pu être une bonne nouvelle. Félicitations, vous êtes un vampire ou un truc du genre. Malheureusement la société vampirique n'était pas aussi organisée et aucun humain ne croyait en ces créatures de la nuit.

La stryge s'assit alors en tailleur. Elle était vêtue d'un t-shirt rose beaucoup trop grand pour elle. Sa silhouette était pour le moins mince, elle nageait dans le vêtement qui lui tombait sur l'épaule. La curiosité se lisait dans son regard. Lorsqu'elle l'entend dire qu'il a soif, elle finit par prendre la parole. "Coucou !" fit-elle avec un grand signe. " Si t'as faim, tu peux te servir, elle est pour toi." De la main, elle désigne la silhouette endormie de la prostituée qu'elle a été chassée. "J'ai été la chercher pour toi." dit-elle en rougissant un peu prenant un air timide, tirant sur les pans de son t-shirt. "J'espère qu'elle sera à ton goût. Elle est fraîche de ce matin. Je savais pas ce que les nouveau-nés aiment bien. J'aurais peut-être dû ramener un enfant." lance-t-elle un doigt posé sur le menton un air réflexif ancré sur le visage de la poupée. Soudain, elle se frappe le front en rigolant d'un rire de petite fille. "Ah oui, j'ai oublié de préciser, on boit le sang au fait. Hahaha, je sais pas si tu allais trouver tout seul. Tu t'appelles comment au fait ?" Les phrases se succèdent pas nécessairement dans un ordre particulièrement logiques. Le cerveau de la jeune femme est un peu une balle de ping pong qui ne va pas toujours dans un sens défini.


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Floradaigh
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Il ne sait pas ce qu'il fait là, dans cet univers à glacer le sang. Des teintes rougeoyantes, des peluches éparpillées ici et là qui donnent l'impression d'être entré par effraction dans la chambre d'une fillette. Mis à côté, en toute impunité, de frusques indécentes et de jouets intimes qui auraient pu enflammer ses joues si seulement son coeur battait encore. Mais il ne sent rien, plus rien à l'emplacement où aurait du se trouver son membre palpitant. Et c'est ce qui engrange l'affolement dans son esprit, mis à rude épreuve avec la brûlure distincte de son œsophage. Il se sentait comme un assoiffé en plein désert, peinant à trouver un oasis. Après avoir reculé, les yeux portés ici et là pour analyser l'environnement, ils reviennent sur la forme mince désormais assise en tailleur sur le matelas. Un visage atypique, ciselé, une très courte frange d'un blond qui rivalisait avec la teinte de la lune. Une masse capillaire de la même couleur qui retombait dans son dos. Et un vêtement court et rose. Qui semblait totalement inadéquat dans l'atmosphère ce lieu. Et Tino, il est simplement tiraillé entre cette angoisse de l'inconnu, de s'être réveillé après être certain d'avoir chuté de dizaines de mètres, de cette faim insatiable qui remuait encore et encore. Paniquant légèrement, parlant bien plus qu'à l'accoutumée. Et en quelques secondes, elle semble prendre vie, la demoiselle au regard aussi sombre que la nuit elle-même. Deux puits sans fond qui s'animent, qui brillent d'amusement et elle lui fait signe, comme si c'était tout à fait normal. Lui désignant le corps alangui sur le sol, contre le mur, qu'il découvre dans le même temps. Des traits asiatiques lissés par le sommeil, une longue chevelure noire qui dissimule à moitié son corps, une tenue minimaliste laissant apparaître une peau claire. Et des explications qui viennent mais qui n'atteignent pas véritablement sa boîte crânienne. Il pouvait se servir de quoi ? Elle ne ressemblait pas vraiment aux capelettis con prosciutto dont il raffolait tant. « - Pardon ? » il laisse échapper, confus. Il avait l'impression d'être devant un chaton ayant ramené un oiseau comme offrande à son maître. Et c'était vraiment perturbant. « - ...merci ? » il rajoute, incertain. Tout était étrange et vague, il avait le sentiment d'être entré dans une autre dimension, où rien n'avait de sens.         

Elle tire les pans de son tee-shirt trop court pour être décent mais décidément assez pour dissimuler la plupart de ses atouts. On aurait dit une petite fille, s'il n'y avait pas tout l'environnement pour chasser cette idée bien loin. Frissonnant à la mention d'enfants. Certainement pas. È morto. Il y avait quelque chose qui le poussait à répondre tout à fait normalement à la demoiselle. Comme si l'objet de votre discussion était un repas gras et sortant du four et non pas une fille de joie originaire d'Asie. La surprise passée, il est d'autant plus curieux et la soif qui ronge son être le pousse à vouloir en savoir plus. Mais déjà elle rit, soudainement et ce son vient lui arracher un frisson violent. Un rire enfantin, presque angoissant. Il était cloîtré dans une pièce avec une timbrée. Soit. "On boit le sang." Que, quoi ? Il ouvre les yeux plus grand et son esprit fait enfin les liens logiques entre toutes les données, démontrant enfin l'existence de son intelligence. Ces deux trous nets dans le cou, ces sens sur-développés, cette envie de boire jusqu'à plus soif, la victime apportée pour le désaltérer. Bordel. Ce n'était pas possible, ça appartenait à la fiction. Ce n'était que des mythes, des légendes que l'on se racontait, planqués sous les couvertures. Mais ce qu'il avait là, c'était la réalité. Il aurait du mourir, après une telle descente vers le bitume. Il avait presque voulu y arriver, à cet état. Peut-être que ça aurait été plus simple, finalement, de disparaître. Ne plus ressentir cet inlassable ennui. Mais il était condamné à la damnation éternelle, désormais. Et cet état de fait le laissait agacé, rageur. Il n'avait rien demandé et voilà qu'il possédait l'immortalité. Et que l'inexistence de ses envies était toujours bien présente. L'agitation et la colère viennent appuyer sur ses nouveaux instincts et il se jette sur la forme endormie. Après tout, elle était là pour ça. Et c'est après avoir gémi de contentement à la sensation de l'hémoglobine coulant dans sa gorge, à ce goût ferreux dans la bouche, qu'il se rend compte de ses propres pensées. Rejetant le corps à moitié vidé de son sang sur le côté, pris de hauts-le-coeur, les mains tremblantes. Il ne se reconnaissait plus. « - Qu'est-ce que tu m'as fait ? » il gronde, les yeux sombres, la lueur carmine s'effaçant doucement à mesure que l'organisme accepte son nouvel élixir de vie. Oubliant même jusqu'à la politesse. « - Ton nom d'abord. » il demande, rempli de méfiance. Il avait devant lui la raison de son réveil forcé. Et ça ne lui plaisait pas du tout. Il prenait ses précautions. Même si elle avait l'air faussement candide.   



@Leonnor Désolé je me suis un peu emportée :russe:



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Leonnor
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Un éclair passe au travers du voile du regard d'Asteria. Il était gentil au début, il a même dit merci. L'homme se comportait bien enfin ça, ça c'était avant qu'il commence à lui manquer de respect. La jeune stryge n'aime pas le ton qu'il vient d'employer. Son visage enfantin se marbre d'un air froid et calculateur.  L'intelligence et la cruauté brillent autant dans son regard que l'innocence et l'immaturité y brillaient il y a quelques instants. Il y a une lueur inquiétante dans le regard de la créature. Une lueur meurtrière qui crie que ça n'est pas parce qu'elle pesait cinquante kilos toute mouillée qu'elle ne pouvait pas lui arracher la tête. L'ambiance également change comme si les ombres sur le visage de la demoiselle se développait partout dans la pièce, accentuant les lueurs carmines de l'espace. Elle se redressa et avec une vitesse surhumaine se jeta sur lui pour le plaquer contre le mur derrière. Son regard darde une lueur de menace à peine voilée. Sa main va instinctivement contre sa gorge pour le maintenir. Il est jeune et ne connait pas encore assez ses habiletés pour résister convenablement et elle en profite. La poupée a plus l'air d'une harpie à cet instant précis. "Personne ne t'a appris la politesse je vois. Ce que j'ai fait, c'est que j'ai échangé ta forme humaine fragile, friable et faible contre une autre quasiment immortelle plus forte et plus puissante. Ce n'est pas une punition."  continue-t-elle sur une voix chantante plus légère. Elle regarde ses mains qui serrent encore la trachée de l'homme et le relâche prestement presque avec gêne de s'être emporté. C'est plus fort qu'elle l'agressivité, ça la fait sortir de ses gonds. Elle n'aime pas qu'on lui manque de respect Asteria. S'étant éloignée de quelques mètres, elle baisse les yeux maintenant, les mains serrant les bords du t-shirt comme une enfant qui a fait une bêtise. "Je suis désolée…je heu..je voulais pas."  

Elle venait de le récupérer et déjà, elle allait le faire partir avec ses mauvaises habitudes. Elle inspira longuement les larmes presque au bord des yeux. Pourquoi elle gâchait toujours tout comme ça ? Tout ça c'était la faute des autres à force de mal la traiter et de mal lui parler, ça l'avait rendu irritable. "Juste me parle pas comme ça s'il te plaît". Pourtant, elle devrait comprendre. Enfin, elle comprendrait si elle avait plus d'empathie que ça n'était actuellement le cas. Il était désorienté, il ne la connaissait pas et en plus il venait de se faire transformer. "Je suis pas habituée, tu es mon premier."  ajoute-t-elle avec un air adulescent. Elle n'y connaissait rien en nouveau-né, elle ne savait pas du tout quelles étaient les étapes. Cela faisait tellement longtemps pour elle que ça avait fini par appartenir au passé. Finalement, elle s'approche, tendant une main incertaine en signe de paix. "Je m'appelle Asteria, enchanté."  Un petit rire amical et un sourire accompagne cette remarque. " Si tu es gentil, je t'expliquerais ce que tu dois savoir." rajoute-t-elle et pour un peu on aurait oublié qu'il y avait tout juste quelques instants la furie avait manqué de lui arracher un bras. Elle se comportait toujours en oscillant toujours entre les extrêmes. Capricieuse et difficile à suivre, nulle doute que pour la plupart de ses favoris mourir avait été la seule solution pour avoir enfin un peu la paix.


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Une seconde il est là, à toiser son interlocutrice d'un oeil méfiant, la faim tiraillant sa gorge de plus en plus. L'autre, son souffle lui est enlevé par la poigne d'acier qui s'enroule autour de son cou. Son visage est crispé par le carcan qui enserre son œsophage mais il ne bouge d'un pouce, concentré sur le faciès désormais rempli de colère de la demoiselle. Ses yeux semblent comme deux puits sans fin, deux trous noirs et brillants dont on semble ne pas pouvoir s'échapper. Elle pouvait lui briser la nuque entre quelques secondes, si elle le souhaitait. Pourtant, malgré ses paroles qui auraient réjoui n'importe quel homme, tu n'es pas satisfait. C'était une punition, réellement. Elle t'avait ôté le droit de vouloir disparaître, de vouloir ne plus porter le poids de ton enveloppe charnelle dans un monde qui n'avait aucun attrait à tes yeux. Et tu pensais encore à peine à la créature que tu étais désormais, trop concentré sur l'avenir qu'elle t'avait offert alors que tu avais inconsciemment cherché à ne jamais l'approcher du bout des doigts. « - Je ne voulais plus de ce monde et vous m'avez donné le moyen d'y rester à jamais. » tu souffles, ton regard dans le sien, d'un simple murmure. Sa voix est grave mais légère, pas plus lourde qu'une plume de moineau. Moineau comme la furie qui l'observe désormais à la dérobée, triturant les pans de son tee-shirt trop large à nouveau. Son comportement était stupéfiant : tantôt doux et juvénile, tantôt glacial et doucereux. Comme les deux visages de Jupiter rassemblés en une seule figure, jouant de l'un et l'autre sans même s'en rendre compte. Sa moue boudeuse, son regard parfois porté au loin, cerné de larmes rougeâtres, elle semblait désorientée, pas réellement à même de savoir que faire. « - Vous ne savez pas quoi faire. » il commente, de manière égale. Il avait toujours été trop franc, à laisser sa langue se dénouer seule et exprimer ses pensées sans aucun filtre. Et ce trait de caractère ne s'était décidément pas envolé avec ses derniers espoirs funestes.

Tu es mon premier. Debout devant lui, le visage dégagé de toute imperfection, un air si candide sur les traits, elle exprimait cette pensée qui prenait enfin forme dans son esprit. Un frisson venant secouer son échine entière. Un nouveau-né, une création. Enfant une seconde fois, mis au monde dans les plus pures ténèbres. Il ne savait plus quoi penser, tant perdu dans tout cet imprévu qui n'était pas au programme, tant rendu perplexe par le comportement imprévisible de la dame aux cheveux de lune. Regardant la main blafarde tendue vers lui, dans un improbable signe de paix après avoir senti la même poigne démentielle enserrer sa gorge. Son rire est doux et toute contrariété s'est envolée de son visage. Pour autant, il retrouve son caractère poli et gentleman, attrapant délicatement sa main dans la sienne. Par méfiance, aussi. Préférant nettement l'aspect plus enfantin pour habiter ses traits. Posant ses lèvres furtivement sur le dos de sa main avant de se redresser, ses yeux bruns toujours dardés dans la noirceur impériale de la blonde.  « - Valentino. Mais Tino suffira. » il répond, bien trop calme pour la situation. Il ne l'avait pas vraiment accepté. Allait-il l'accepter un jour ? Levant les yeux devant son commentaire, bien loin d'être un chien obéissant. IL avait toujours suivi ses propres règles.  « - Je peux toujours aller demander ailleurs, si jamais ça vous dérange. » exprime-t-il paresseusement en levant les épaules. Il voulait simplement pouvoir comprendre et découvrir l'étendue de ses nouvelles capacités. Peut-être allait-ce devenir un centre d'intérêt digne de ce nom. Mais d'abord, il voulait sortir, ressentir la fraîcheur de la nuit s'étirer sur sa peau. Et ne plus avoir la vision périphérique de ce corps exsangue, vaguement étalé sur le côté. « - Est-ce qu'on peut sortir dehors ? S'il vous plaît. » il souffle, glissant ses doigts dans la poche de son pantalon. Quelques endroits étaient éraflés et du sang avait séché sur la manche de son pull sombre. Mais l'idée même d'avoir frôlé la mort restait toujours en contre-bas, opposée à la réalité : il n'allait plus jamais pouvoir affronter cette sensation grisante. Enfermé à jamais dans ce carcan métaphysique. Cette vie éternelle.     



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Leonnor
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Asteria Cleofe
J'ai 122 ans et 22 ans d'apparence ans et je vis à Florence, Italie. Dans la vie, je suis une créature de la nuit et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis seule, horriblement seule et je le vis plutôt pas bien.







Yolandi Visser- me


Elle sourit presque tendrement quand Valentino lui embrasse la main. Elle sait que peu d'hommes sont capables de faire preuve d'autant de manière et ça la ravit plus qu'elle ne l'aurait pensé. Sera-t-il son chevalier ? Est-ce qu'il se joue simplement d'elle ? La jeune femme est bien trop emportée dans ses délires personnels pour penser un seul instant que ça puisse être un réflexe, une habitude ou même pire une manière de la manipuler. Chose qu'il fait un peu d'ailleurs en disant sobrement qu'il peut aller voir ailleurs. Elle s'agite en faisant non avec véhémence.

Finalement rassurée par la suite de la conversation, elle hoche la tête à sa requête de sortir. La nuit n'allait pas tarder à tomber et ça serait leur heure. Peut-être que s'il voyait tout ce qu'il pouvait faire maintenant, peut-être que s'il comprenait qu'il était le chasseur et plus la proie du ce monde, alors il serait heureux d'être encore envie. Elle passe un bras autour du sien et l'emmène dans l'obscurité de la nuit.

Elle a le sentiment qu'il sera puissant, même meilleur qu'elle. C'était comme si elle l'avait sélectionné pour ses qualités. Ses bras lui semblent musculeux, forts et délicats. Le genre de ceux qui vous enlacent avec fougue.  D'une main, elle caresse l'intérieur de l'avant-bras de l'homme songeuse alors qu'ils arrivent sur les berges de l'Arno.

"J'étais en train de réfléchir" dit-elle appuyant son corps légèrement contre le sien comme s'ils étaient intimes. Asteria ne réalise pas qu'elle séduit et charme par réflexe presque plus par envie. La jeune femme aime qu'on la désire et qu'on ait besoin d'elle. D'une certaine manière, elle ne vit que pour obtenir de l'affection et de l'attention. "Le monde des humains, je ne m'en souviens pas vraiment." Elle se détache un peu de Tino et ses bras se posent sur la rambarde pour contempler l'eau.  Avec les années qui passent, on finit par perdre son humanité petit à petit. Au début, c'est comme d'avoir un mot sur le bout de la langue et de ne plus parvenir à le retrouver. A la fin, c'est comme si on n'avait jamais vécu dans cette obscurité et dans cet aveuglement de bête de somme. Son regard se fait pensif et un peu nostalgique. "On oublie avec le temps comme c'était avant. Je ne sais pas ce que tu n'aimes pas dans ce monde mais pour nous les règles sont différentes." finit-elle par demander, soucieuse de comprendre. Et puis, si jamais elle parvient à lui tirer les vers du nez, elle pourra peut être le convaincre que son monde à elle est bien meilleur. Elle en est persuadée d'une certaine manière.

" Qu'est-ce que tu as envie d'essayer ? Tu veux que je t'apprenne à charmer une proie ?" Son rire est à la fois carnassier et doux. "Bien que je ne doute pas que dans ta vie d'humains, tu aies eu ton lot de beautés. Nos manières sont…différentes. Grâce à elles, tu peux avoir ce dont tu as toujours rêvé." Son ton s'est fait plus bas et plus sensuel. Elle s'était approchée de lui pour lui faire face. Elle était à moins d'une trentaine de centimètres quand elle lui a soufflé ses mots. "Dis moi ce que tu veux faire, je te l'enseignerais." Elle voulait qu'il reste, elle voulait qu'il soit avec elle pour toujours. Si elle lui apprenait tout ce qu'elle savait, il lui serait sans doute suffisamment redevables pour rester. Et s'il restait, il parviendrait probablement à s'attacher et à ne pas partir.  La blonde lunaire restait malgré tout angoissée que cela ne suffise pas. Elle avait conscience que son charisme qui fonctionnait très bien sur les humains n'avaient que peu ou pas d'effets sur les gens de son espèce.





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