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dunk
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INSCRIPTION : 02/10/2018
ÂGE : 19
RÉGION : lost in salem
CRÉDITS : solsken (av) anesidora (sign)

UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, mais si tu veux m'emporter dans ton univers, je fais ma valise
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Deux compagnons de cellule, deux âmes différentes l'une de l'autre prennent la conséquente décision de s'évader de la prison dans laquelle ils sont enfermé. L'aventure débute, les problèmes s'enchaînent et les sentiments s'y mêlent.

Contexte provenant de moi-même.
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dunk
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Limace



Gigi
Park

J'ai 17 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis un étudiant solitaire désormais en cavale et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

à venir.




« Monsieur Park, je vous condamne à quinze ans de prison avec un sursis de cinq ans en cas de bonne conduite, je vous conseille de vous tenir à carreaux et de ne pas faire de vague si vous ne tenez pas à aller jusqu'au bout de vôtre peine, l'audience est levée. »

Dites à un adolescent de faire quelque chose, il fera le contraire.  Il était le seul à pouvoir s'imposer des règles, parfois même il passait aux travers de ses propres principes, ça n'était sûrement pas pour se soumettre aux ordres d'un bonhomme ayant obtenu son diplôme dans une université privée au coût exagérément excessif. Ça n'était qu'un bout de papier ;  il faudrait bien plus que des feuilles pour l'arrêter. Vis par vis, brique par brique, il avait étudier la célèbre prison de l'état de l’Illinois point par point, jusqu'à en connaître chaque référence, chaque détails qui faciliterait son évasion. Il avait monté son plan sur sa seule capacité de mémorisation ; le résultat d'un an et demi de travail n'avait pas été vain. Déterminé par un passé rempli d'ombres, il avait su aller jusqu'au bout des choses, franchir la ligne noire qui le séparait d'une vie normale, d'un quotidien banal et d'une routine ordinaire, typique à des tas d'autres. Dès lorsqu'il avait passé le pas de la porte, il s'était mit dans la tête que jamais plus rien ne serait comme avant, qu'il devrait se contraindre à la discrétion, à fuir, sans arrêt, sans répit. Quinze jours, c'est le temps qu'il aura fallut pour mettre le plan à exécution. Terminé les promenades vingt minutes deux fois par jours, les travaux pratiques plutôt similaire à de l'esclavagisme et les passages obligés dans les douches communes, sous les regards de gros vicieux en manque inexorable d'affection. Deux semaines ça avait été déjà trop ; trop épuisant, trop dur, trop difficile à encaisser. Cependant, il se réjouissait parce qu'il était désormais dehors, libre, ou presque  et eux, ils étaient toujours là bas, enfermés entre quatre murs, derrière des barreaux d'acier à suivre les ordres d'Hommes sous-payés. Seul imprévu au programme, mais de taille ; son codétenu. Un compagnon de cellule qui avait tenu à se tirer de ce trou à ses côtés, non pas par amour de l'évasion, mais certainement par besoin. Gigi ne lui avait pas vraiment posé de question sur ses motivations, il s'était juste contenté de l'emmener avec lui, comme promis. Après s'être échappé de leur chambre de premier choix, ils avaient dû courir à travers la forêt. L'adrénaline poussait à l'extrême ; s'époumoner une longue partie de la nuit n'était que le début et ils allaient devoir se résoudre à l'idée que ça arriverait régulièrement. Au milieu de cette nature, bordant un chemin goudronneux, se trouvait une maison inhabitée, un domicile de vacances ; mais ce qui ferait l'affaire logeait le garage. Gigi avait dû forcer la serrure,  ça n'était qu'une mince effraction de plus à la liste qui s'étendait déjà sûr plusieurs kilomètres ; ils avaient au moins pu voler la voiture pour s'enfuir au volant de cette somptueuse mustang. Déjà très jeune son père le mettait sur ses genoux pour lui faire découvrir les joies de la conduite, évidement, au fil des années il y avait prit goût, assez pour savoir rouler convenablement. Les fenêtres ouvertes, cheveux au vent, le silence, le calme et une destination précise.

C'était inexplicablement apaisant de n'entendre rien d'autre que le son du moteur, ça lui permettait de pouvoir s'aérer l'esprit, de se poser certaines questions, notamment ; pourquoi son codétenu était là, avec lui, maintenant ? Pourquoi aurait-il prit le risque de s'élancer dans une telle aventure s'il avait connaissance de la nature de son crime. Une prison c'était un village dans lequel tout le monde parlait, tout le monde savait tout sur chacun. Les rumeurs courraient, dansaient et disaient de lui qu'il n'était rien d'autre qu'un gosse dérangé, obsédé par la couleur du sang, par la torture, la souffrance et tout ce qui s'y rattachait. Pourtant, personne ne connaissait réellement l'acte en question ; mais ils savaient qu'il s'agissait de quelque chose de terrible, dénoué d'un quelconque sentiment de compassion. Il paraît que le massacre était tel qu'il avait avait vomir plus d'un enquêteur ; « oh, tu ne veux pas savoir, crois-moi », rétorquait les matons avec dégoût, face aux questions d'autres détenus. Il n'avait pourtant jamais tué avant, il n'avait fait qu'y penser, avant de s'y résoudre ; se résoudre à mettre en pratique sa propre justice, sa propre vengeance, qu'importe les litres de sang laissé derrière, les âmes en deuil et ses paumes tâchées par la criminalité d'une œuvre qui était la sienne. Quoi qu'il en soit, le pire était derrière lui, il s'impatientait de pouvoir jouir de cette nouvelle vie débordante d'adrénaline, de sueurs froides, mais d'un profond amusement. Après plusieurs heures de route, il avait proposé de laisser la voiture à l'abri des regards pour continuer le chemin à pieds. Il ne restait plus grand-chose avant d'arriver au motel le plus proche ; motel dans lequel il avait fait cacher par l'un de ses alliés extérieur, un sac contenant tout ce dont ils auraient besoin pour disparaître. Cet immeuble était tenu par un homme d'une soixantaine d'années, ivre à souhait dont la lucidité ne tenait pas la route. Ils avaient pu avoir une chambre sans craindre de voir débarquer les autorités d'une minute à l'autre. C'est donc dans ce taudis qu'ils avaient passé le reste de la nuit – l'aube en l’occurrence. Pendant que l'un se reposait, l'autre surveillait, près de la fenêtre qui donnait sur le parking ; puis les rôles s'inversaient. Gigi gardait un œil sûr la route depuis quelques heures, assez pour savoir qu'ils [/color]ne devaient pas tarder à partir s'ils tenaient à rester libres. Alors, après s'être prit les pieds dans le rideau en manquant la chute de justesse, il approchait du lit, grimpant sur ce dernier sur lequel il venait sauter afin de réveiller son acolyte « en douceur » ; « je crois qu'il faut y aller », commençait-il, un soupir émanant de sa bouche, laissant son corps retomber sur le matelas aussi dur que de la roche,« réveille-toi, je connais un endroit où on peut aller », grommelait l'adolescent, appuyant de son index sur la joue de son partenaire pour l'extirper de son sommeil, ou du moins de sa sieste ; « sa majesté voudrait-il daigner ouvrir les yeux pour qu'on puisse aller manger un truc qui ressemble vraiment à des pancakes, pour une fois », râlait Gigi, visiblement affamé.
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ALLES
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vanellope



Aiden O'Callaghan
J'ai 17 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis en cavale et peut-être dans la merde et je m'en sors plus ou moins bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je n'ai pas la tête à me mettre en couple.




noah centineo ©️ Faith


Deux bruits sourds. Des corps qui s’effondrent au sol pour ne plus jamais s’en relever. S’en suivirent des cris, des pleurs… Aiden se figea devant cet affreux spectacle. Il n’avait jamais voulu ça. Ca n’aurait jamais dû se passer comme ça. Il regarda ses mains, son arme, et les otages apeurés. Cette fois, il ne s’en sortirait pas. Il avait tué deux personnes. Deux personnes innocentes, pour une histoire de fric. Et ça le terrorisait. Aiden n’avait jamais été très violent. Il était seulement… Désespéré. Pauvre. Avec l’envie d’offrir une meilleure vie à sa mère et assez peu de façons d’y arriver. Tout avait été calculé et rien ne s’était passé comme prévu. Aiden avait mal imaginé la pression d’une prise d’otage et avait craqué sous ce poids. Il avait tiré, deux fois. Deux coups fatals.

Toute cette histoire avait commencé quelques mois plus tôt, quand des huissiers étaient venus faire l’inventaire de leurs possessions. Ils n’avaient pas trouvé grand-chose. Aiden vivait avec sa mère depuis toujours et tous les deux étaient très proches. Ils n’avaient jamais eu beaucoup d’argent mais dernièrement, le problème s’était aggravé. Sa mère était tombée malade et il avait fallu payer l’hôpital, les médicaments… Toutes ces merdes dont elle dépendait maintenant. Dans sa jeunesse il avait déjà commis plusieurs vols. Rien de très grave, parfois un peu de bouffe, quelques billets… Cette fois, ça n’allait plus suffire. Alors il avait monté ce plan un peu fou qui avait 90% de chance d’échouer. Il s’était accroché aux 10% restants pour sa mère en évitant de penser qu’il ne la verrait peut-être plus jamais si ça se passait mal.
Les mois précédent le braquage, Aiden s’était renfermé sur lui-même. Il savait qu’il allait trop loin, que c’était une mauvaise idée. Mais sa mère avait besoin de soins et aussi d’un toit sur la tête. Alors il avait tenté. Et comme prévu, il avait foiré. Ce jour-là, après avoir tué deux otages sans réellement le vouloir, Aiden s’était rendu à la police. Par culpabilité.

Le procès avait été terrible. Il n’était pas prêt pour la prison mais il devait l’accepter. Voilà comment il avait fini en prison et comment il avait accepté sa peine. Jusqu’à dernièrement.

Il échangeait régulièrement des lettres avec sa maman. La dernière l’avait anéanti. Elle n’avait plus que quelques mois à vivre tout au plus. C’est pour cette raison qu’il avait sauté sur l’occasion quand son codétenu avait parlé de fuite. Aiden voulait s’enfuir. Retrouver sa mère, passer un maximum de moments avec elle et, quand son heure sera venue, retourner en prison pour le reste de ses jours s’il le fallait. Il se fichait d’une liberté à vie, il voulait juste quelques instants, qui seraient de toute façon trop courts.
Alors certes, Gigi, son codétenu, avait une sacrée réputation par ici. Personne ne savait exactement ce qu’il avait fait et personne n’avait envie de savoir au final. Mais ça semblait horrible, sanglant. Aiden n’avait pas peur, il n’avait plus grand-chose à perdre de toute façon. Alors il avait insisté pour venir, insisté sur la façon dont il pourrait lui servir pendant ce voyage – quitte à extrapoler un peu sur certaines compétences. Et s’il devait finir découpé en quatre dans un coffre de voiture, soit ! Du moment qu’il revoyait sa mère une dernière fois et qu’il pouvait la serrer dans ses bras.

Ils l’avaient fait. Ils s’étaient enfin barrés. On ne pouvait pas dire qu’il y avait un feeling de malade entre eux, tout était plutôt silencieux, chacun concentré sur son objectif. Aiden savait qu’il ne pourrait pas revoir sa mère tout de suite parce que le premier endroit où ils iraient chercher, c’était chez eux. Alors il prendrait son mal en patience et en attendant, il suivrait Gigi. Sans trop savoir pourquoi, il voulait croire que son codétenu n’était pas un effroyable psychopathe sans cœur. Peut-être pour se rassurer en fait.
Toujours est-il que pour la première fois depuis des mois, il avait bien dormi. Malgré la situation un peu catastrophique et un compagnon peut-être psychopathe, il avait retrouvé les joies d’un vrai lit. Enfin, l’hôtel était miteux, mais ça lui rappelait sa maison. Alors, quand il fut l’heure de repartir, Aiden eut un peu de mal à se réveiller. Il grimaça au contact de Gigi avant d’ouvrir les yeux et de le trouver penché sur sa tête. Sa Majesté. Il aimait beaucoup le terme ! Alors il sourit. « J’aime beaucoup ce petit nom. Je crois qu’on devrait l’adopter définitivement. » Il se frotta le visage et se redressa. Lui aussi il avait faim. Bordel, la bouffe en prison c’était vraiment pas ça. « Je propose qu’on roule une quarantaine de minutes et qu’on s’arrête dans une station-service pour déjeuner. » Enfin, qu’on roule. Aiden ne savait pas conduire alors il valait mieux que Gigi prenne le volant encore une fois.
Alors qu’ils se dirigeaient vers la voiture, il lui donna un coup de coude. « Eh, t’as presque l’air d’un gars sympa quand tu dors. » Il le taquinait. La situation ne le permettait peut-être pas mais c’était sa façon à lui de faire redescendre la pression. Car mine de rien, une fuite, ce n’était pas n’importe quoi.

hj : dis-moi si tu trouves que j’avance pas assez, là je savais pas trop encore quelle direction tu voulais prendre :erm: s’il faut j’éditerais !

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dunk
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Gigi
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J'ai 17 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis un étudiant solitaire désormais en cavale et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

à venir.


Sans la moindre difficulté, il parvenait à se souvenir de ces matins ensoleillés, ces beaux jours durant lesquels les rayons chaleureux du soleil passaient aux travers des baies vitrées de la maison pour condamné les habitants à la bonne humeur générale. Les sourires sur les visages, les éclats de rires alors que papa s'occupait du café pendant que maman s'amusait à la tâche des pancakes. Un fond de musique entraînante joué par le tourne disque offert par le défunt grand-père du côté de son père et tout le monde, sans exception, vivait ce moment familial un rictus sur les lèvres, profondément heureux. Ça avait été une famille comblée, soudée, dont les fondations solides ne menaçaient jamais de céder, qu'importe les épreuves. Ils avaient toujours tout réussi, ils avaient tout ce dont ils avaient besoin pour être le cliché de la famille parfaite, assez pour attiser la jalousie des voisins, la curiosité d'autres et les mauvaises langues de certains. Cette époque semblait pour Gigi, être un lointain souvenir qu'il ne pourrait jamais plus vivre ; il ne pourrait plus s'amuser de la maladresse de son paternel, profiter du sourire de sa mère, sentir les embruns émanant des merveilleux pancakes. Il ne pourrait définitivement plus observer le regard pétillant de sa petite sœur de deux ans sa cadette, faire la course pour savoir lequel d'entre eux parviendrait à avoir la télécommande le premier, lui apprendre les divers accords de guitare pour l'entendre ensuite les reproduire maladroitement ; il n'aurait plus jamais cette vie là, une vie saine, pleine d'amour, de sourires, une vie dans laquelle solitude et idées noires n'existaient pas.

On lui avait arraché sa meilleure amie, son alliée, son acolyte – sa sœur. Gigi avait toujours su qu'elle avait des fréquentations plutôt louche alors il avait profité de son absence pour fouiller un peu sa chambre, ses affaires, son ordinateur. Il s'était rapidement avéré que ces garçons qu'il croyait ses « amis », n'étaient rien d'autre que ses bourreaux. Cyber harcelée, visiblement, il s'en était déjà physiquement prit à elle et dieu sait jusqu'où ils avaient été. Elle était la seule à le comprendre, à décrypter ses silences, à le faire rire, elle avait le pouvoir incroyable de rendre un quotidien morose en quelque chose d'incroyable, de beau, d'étonnant. C'était un talisman qu'il n'avait pas su préserver du vice d'autrui et il s'en voulait ; en effet, il s'en était voulu de n'avoir jamais rien vu. C'est sur un coup de tête, plus énervé que jamais, qu'il avait prit la décision d'aller la chercher à la sortie des cours dans l'optique de coincer ces jeunes idiots pour leur donner une bonne leçon, pour leur faire comprendre que désirer un règne pouvait avoir des conséquences. Ce jour là, lorsqu'il était arrivé devant les portes de son lycée, il avait attendu, attendu encore, toujours, jusqu'à ce que le portail ne se ferme.  Sans trop réfléchir, il était parti à sa recherche, parcourant les endroits favoris de sa cadette en long, en large et en travers. C'est sans résultat qu'il rentrait chez lui dans l'espoir de l'y trouver, mais là encore, rien. Rien, jusqu'à ce qu'il ne rentre dans la salle de bain. Son corps encore vêtu de son uniforme reposait dans un bain de sang, les veines ouvertes du coude au poignet. Pourtant, elle n'était pas morte, pas immédiatement – il avait eu le temps de la sortir de là, de l'allonger sur le tapis, entre ses bras et alors qu'il composait le numéro des urgences en la suppliant de ne pas partir, elle laissait émaner son dernier souffle.

L'événement déclencheur occupait encore quelques terreurs nocturnes, mais il se sentait un brin soulagé d'avoir pu la venger, la venger pour toutes ces fois où elle avait pu dire « je suis tombée dans les escaliers », pour les bleus, les fractures, les hématomes, les vêtements à moitié déchirés. Ils ne feraient plus de mal et eux aussi, avaient sûrement dû beaucoup souffrir avant de s'en aller brûler en enfer. Alors après tout ça, Gigi jugeait qu'il avait le droit de manger quelque chose de bon, quelque chose qui ressemblerait vraiment à des pancakes, comme ceux que sa mère faisait autrefois, avant de sombrer dans une profonde dépression, accompagné de près par son père qui lui, s'était éprit du goût du whisky. La famille parfaite n'existait plus, emportée à l'instant même où sa sœur les avait quitté. Malgré ses souvenirs peu agréable, son propre monde défectueux et sa vision dérangée des choses, des gens, sa passion irrémédiable pour la destruction, qu'il s'agisse d’objets, de lui, des autres, il trouvait toujours la force de sourire, même lorsque Aiden daignait ouvrir les yeux en rétorquant d'un élan positif quant au surnom qu'il  lui avait précédemment donné ; « c'est noté », répliquait Gigi en s'asseyant en tailleurs afin de laisser son acolyte émerger. Il faisait mine d'être patient et bien qu'il l'était sur pas mal de point, il fallait admettre que lorsque ça touchait de près ou de loin à son appétit, il ne l'était plus.

« D'accord, ça me va », lâchait l'adolescent en se levant du lit, venant fouiller dans le vieux placard qui peinait à tenir droit. Étant prévu depuis un moment, cette évasion avait demandé beaucoup de boulot, de réflexion et il n'était pas question de partir à l'aventure sans de faux papiers, un peu d'argent et ce genre de trucs qu'avait su lui procurer son cousin. Celui-ci avait suivi les instructions et deux jours avant qu'ils ne se fassent la malle, il avait été déposer un sac dans cette chambre là – rien n'avait été laissé au hasard. Une fois en possession de son bien, il prenait la direction de la voiture aux côtés de son partenaire qui, visiblement, semblait d'humeur taquine. Un rictus à la commissure des lèvres, il déverrouillait les portières en lui lançant un simple regard amusé ; « regarder les gens dormir, c'est pas un truc de psychopathe ça ? », lançait-il en ricanant. Il savait ce qu'on pouvait dire  de lui, ce qu'il avait dû entendre et il trouvait amusant de retourner la situation contre lui. Sans un mot supplémentaire, il s'installait dans la voiture et insérait la clef dans le contact après avoir placé le sac à l'arrière ; « j'ai fais acheter deux téléphones prépayés, il est impossible qu'on soit localisé avec des trucs pareils alors, si jamais tu veux appeler quelqu'un, tu peux », confiait Gigi en démarrant, l'esprit déjà pensif à l'idée de tout ce qu'il allait enfin pouvoir avaler ; « dis-moi, c'est quoi le truc que t'as le plus envie de manger, là, maintenant ? ».
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Aiden O'Callaghan
J'ai 17 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis en cavale et peut-être dans la merde et je m'en sors plus ou moins bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je n'ai pas la tête à me mettre en couple.




noah centineo ©️ Faith


« Regarder les gens dormir, c'est pas un truc de psychopathe ça ? » Touché. Le sourire d’Aiden s’agrandit alors que Gigi marquait un point. Il ne savait pas du tout quelle tournure prendrait leur relation mais il appréciait le fait qu’il n’y ait pas sans cesse des démonstrations de force ou de muscles contrairement aux relations sociales qui se déroulaient dans la prison. Là-bas, il fallait faire un choix : dominer ou se faire dominer. Certains te foutaient la paix, d’autres te demandaient des « services » en échange de ça ou ça, souvent de protection. Et autant dire qu’avec sa grande gueule Aiden ne s’était pas fait que des amis ! D’ailleurs, son torse s’en souvenait. Quelques cicatrices qui avec le temps ressemblaient à de véritables blessures de guerre. Autant dire que ça ne lui manquait absolument pas. Se taquiner l’un et l’autre, se charrier malgré l’extrême urgence de la situation, c’était ce qu’il voulait. Il ne savait pas s’ils allaient devenir amis ou si Gigi voulait juste se servir d’on ne sait lequel de ses innombrables talents – aheum… – mais Gigi semblait réceptif en tout cas. « J’étais en prison, je suis peut-être un psychopathe. Mais bon… J’sais pas conduire alors t’es quand même utile pour le moment. » Il rigolait mais tuer deux personnes l’avait totalement traumatisé. Il avait enfoui ce souvenir tout au fond de lui, même s’il revenait par moment.

Une fois dans la voiture, Gigi mentionna les téléphones. Aiden, qui se battait avec sa ceinture, releva la tête vers lui et ouvrit grand les yeux. Appeler qui il voulait sans craindre qu’on ne les retrouve. Aiden n’aurait jamais cru ça possible. Il le regarda un petit moment sans rien dire avant de tout simplement… Le serrer dans ses bras. Oui, il était heureux. Ce simple petit portable allait le rendre heureux et le rapprocher de sa maman. En réalisant son geste il reprit sa place pour le laisser démarrer. « Mh. Pardon. Je me suis un peu emporté. C’est juste que… le téléphone quoi. » Il sourit timidement. Merde, ce contact l’avait perturbé. Il ne s’était plus approché un mec depuis un moment maintenant, parce qu’il tenait à ses fesses et qu’en prison, ça passe ou ça casse.
Il attacha enfin sa ceinture et le quitta des yeux pour regarder la route qui commençait petit à petit à défiler. Sa question le fit sourire. « Je sais qu’il est que neuf heures du matin mais j’ai envie d’un bon gros hamburger… Et toi ? »

Ils roulèrent un petit moment. Plus les kilomètres passaient, plus il avait faim. Il ne se faisait pas trop d’illusions, il ne l’aurait pas à cette heure-là son hamburger parce qu’ils ne les préparaient sûrement pas avant onze heures, mais tout ce qui était mangeable il s’en contenterait. Ils s’arrêtèrent un peu plus tôt que prévu à cause de leurs ventres vides et s’arrêtèrent donc dans une station/service restaurant. Rien de très luxueux mais quand il entra et huma les odeurs de muffins et du reste, il eut l’impression d’être au paradis. Il attrapa la carte à peine rentrés et lorgna sur… Un peu tout. « Oh my god. J’ai envie de tout prendre. J’crois que je vais fermer les yeux et choisir au hasard. »

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dunk
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Gigi
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Gigi était plutôt satisfait de son propre comportement ; en réalité, il n'avait jamais vraiment eu d'amis, il ne savait pas réellement comment agir face à autrui. Évidement, il avait suivi des cours dans un lycée privée alors devoir parler face à une classe entière, il connaissait. Il n'était ni timide, ni réservé, il appréciait généralement la solitude, loin de l'hypocrisie humaine, des jugements trop rapides, des trahisons – il avait eu sa dose et difficile de faire confiance à quelqu'un, surtout dans un monde où tous cherchent à se marcher sur les pieds, à se mettre des coups de cuter dans les paumes pour s'assurer d'être les seuls au sommet du triomphe – peut-être que s'il avait été dans une école publique, les choses auraient été différentes. Quoi qu'il en soit, il avait longtemps été le garçon un peu étrange qu'on désirait approcher mais qui repoussait quiconque osait se lancer et ça n'avait aucunement aidé à savoir comment tenir une conversation, pourtant aux côtés d'Aiden, les choses semblaient se faire tout naturellement, sans qu'il n'ait besoin de se forcer à quoi que ce soit. Il se surprenait même à penser que cette évasion était définitivement plus attrayante à ses côtés, l'aventure serait plus amusante accompagné. Un léger rire émanait de ses lèvres, joignant celui de son vis à vis, à la suite de ses dires. Il n'y croyait pas une seconde, il n'avait ni l'allure, ni l'aura d'un psychopathe, il ne dégageait pas ne serait-ce qu'une once de bizarrerie qui le pousserait à rester sur ses gardes. Il avait aussi entendu parler de lui dans la cour de la prison, vaguement certes, mais assez pour savoir qu'il n'avait rien à craindre de lui.

Gigi qui était accaparé par la tâche d'insérer la clef dans le contact tournait finalement la tête vers son acolyte pour s'imprégner de la réaction de ce dernier, visiblement surpris. Un sourire amusé venait aussitôt étirer ses lèvres, ravi de voir que la nouvelle semblait plaire, assez pour qu'il ne soit embarqué dans une étreinte inattendue qui le laissait automatiquement sans voix. Il n'avait plus serrer personne dans ses bras depuis longtemps, trop sûrement. Son rictus divaguait pour s'effacer légèrement sans jamais s'éteindre, un brin étonné mais pas contre l'idée de ce geste – c'était bien moins déplaisant que dans ses souvenirs. « Ne t'excuses pas, je comprends », rétorquait-il à la suite de ses paroles, regagnant rapidement cet air amusé qui ne daignait pas quitter ses traits. Il n'ajoutait rien de plus et prenait la route à une allure raisonnable – ça n'était pas le moment de se faire flasher. « Je sais pas pourquoi, j'avais idée que t'aimais la nourriture bien grasse », lâchait-il pour le taquiner un peu, avant de reprendre dans ce même élan - « je veux un milk-shake au chocolat », déclarait l'adolescent en s'imaginant déjà le siroter, savourer ce délicieux nectar glacée, « je pourrais en boire pour le restant de mes jours » affirmait Gigi d'un ton confirmé, l'air rêveur. Il était fan de ce genre de trucs là, peut-être était-ce son côté gourmand qui prenait trop souvent le dessus, ou certainement le fait que la nourriture servi dans le milieu carcéral était de loin la plus immonde qu'il ait été obligé de goûter.

Les minutes filaient et défilaient jusqu'à ce qu'ils ne soient contraint de s'arrêter, leurs ventres vides en avaient décidé à leur place. Garé au plus près de l'entrée en cas de problème, Gigi avait tout de même profité de l'occasion pour remettre de l'essence, payant ainsi à la première caisse avant d'aller profiter des bonnes choses qu'il pouvait y avoir à déguster. « Prends ce qui te fais plaisir, fais le plein parce qu'on a encore de la route à faire », confiait l'adolescent à son vis à vis avant de subitement se mettre à tirer vivement sur sa manche, comme s'il avait sous les yeux une star mondialement connu ; « mate, ils font des milk-shakes ! », s'extasiait-il, un sourire sur les lèvres. Alors qu'ils patientaient dans la file, il saisissait deux casquettes identiques sur le portant à ses côtés et venait en fixer une sur son crâne avant de mettre l'autre sur la tête de son voisin ; « ça sera utile », il l'observait un court instant, très vite interrompu par la voix de la caissière. Comme prévu ; Gigi demandait un milk-shake au chocolat taille XL parce qu'il adorait ça, bien qu'il ne le finirait sûrement pas. Il laissait son acolyte commander ce qui lui ferait plaisir avant de sortir du liquide de sa poche pour payer nourriture et casquettes, ce après quoi il se dirigeait vers une table située bien au fond, à l'abri des regards. Avant même de s'asseoir, il mettait le doigt dans sa boisson glacée et venait l'essuyer sur la joue d'Aiden, un rictus amusé sur le visage. Abordant un air faussement innocent, il s'installait en tailleurs sur une chaise ; vieille manie qui perdurait encore et toujours. Ce n'est qu'une fois confortablement assit qu'il pouvait enfin souffler et siroter paisiblement ce délicieux plaisir sucré. Les yeux toujours rivés sur son acolyte, il prenait la parole, intéressé ; « Alors, qui es-tu Aiden ? Dis-moi, je veux tout savoir sur le petit psychopathe qui est en toi », lâchait l'adolescent, un sourire naissant.
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ALLES
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Aiden O'Callaghan
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noah centineo ©️ Faith


Tout le menu le faisait rêver. Mais même si Gigi l’autorisait à prendre absolument tout ce qu’il voulait, il allait refreiner ses envies. Déjà parce qu’il serait sûrement incapable de manger tout un menu entier – quoique – et surtout parce qu’il fallait faire attention à l’argent. Difficile de savoir combien de temps ils seraient en fuite alors il devait penser un peu au futur et ne pas faire l’enfant. Réfléchissant à ce qu’il allait prendre, le cours de ses pensées fut interrompu par Gigi qui lui mettait une casquette sur la tête. Largement plus saillant que la cagoule qu’il avait oubliée d’emporter lors de son braquage. Ah, vous n’étiez pas au courant ? Aiden avait en effet oublié ce détail lors de la réalisation de son plan… Mais on ne pouvait pas changer le passé n’est-ce pas ? Cette fois au moins, il y avait Gigi pour penser aux détails ! Et cette casquette pouvait en effet s’avérer utile. Il sourit. « Ca te va bien. » Peut-être qu’il dragouillait un peu Gigi. En fait, il ne s’en rendait même pas compte, c’était d’un certain naturel. Parce que l’ambiance était différente, parce qu’il n’avait plus rencontré de garçon intéressant en prison. Et il fallait l’admettre, Gigi était assez mignon.
Aiden se laissa également tenter par un milkshake à la vanille et prit également une gaufre avec de la chantilly. C’était certainement plus de la gourmandise que de la faim mais… Merde, ils étaient libres quoi ! Il fallait fêter ça. Et la chantilly, ça lui semblait être un bon compromis en attendant l’heure du burger.

Alors qu’ils regagnaient leur table, Gigi lança l’assaut ! La joue d’Aiden se retrouva couverte d’une substance bien trop addictive, aka le chocolat. Il prit une mine choquée avant d’en rire. Bordel, ça faisait du bien de rire. De vivre en fait. Gigi avait l’air d’un gamin et quand il agissait comme ça, difficile d’imaginer quel avait pu être son crime. Il n’avait rien d’un psychopathe, il ne faisait pas peur à Aiden. Il ne comprenait vraiment pas d’où lui venait sa réputation. « Tu viens de gâcher une cuillère de ton merveilleux dessert pour m’en mettre sur la gueule. Faut pas jouer avec la nourriture c’est un sacrilège ! » Ce pour quoi il ne lui rendit pas la pareille – mais il se vengerait autrement. Il passa un doigt sur sa propre joue pour retirer le chocolat et lécha ses doigts. Très bon ! Merde, pourquoi il avait pris vanille. Il regrettait déjà son choix.

Gigi avait un regard assez perçant. Aussi, quand il posa sa question, Aiden se sentit un peu mal à l’aise. Il ne voulait pas gâcher ce moment en parlant de ce qu’il avait fait. Il ne voulait même pas s’en souvenir. Certes, il avait agi pour sa mère. Mais il avait agi comme un con car elle n’avait jamais autant souffert que depuis qu’il n’était plus près d’elle. Pour gagner du temps il prit la paille de son dessert entre ses lèvres et le sirota un moment. Il releva finalement les yeux vers son compagnon de galère. « J’ai pas vraiment l’âme d’un psychopathe tu sais. J’suis pas quelqu’un de méchant. J’ai juste… tout essayé. Faut pas me faire chier par contre. » Il aurait pu se faire bouffer en prison. C’était arrivé d’ailleurs. Mais Aiden n’était pas un trouillard et il n’hésitait pas à se défendre. Ce qui était une bonne comme une mauvaise chose. « Mais toi ? T’es tout fin. Pourtant, y’en a qui avaient peur de toi. Autant dire que t’avais pas une très bonne image là-bas… Pourtant t’as pas l’air méchant. Je suis peut-être juste naïf ou alors désespéré mais je suis sûr qu’on va s’entendre. Enfin si tu arrêtes de gaspiller la bouffe… »

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dunk
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Gigi
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à venir.


Aiden pouvait bien dire ce qu'il voulait, il n'en avait que faire ; il était libre, il voulait s'éclater, s'amuser, se détendre et l'embêter, puisqu'il était là, autant profiter de sa présence comme d'une agréable compagnie avec laquelle il pourrait de nouveau reprendre doucement des marques, des repères. C'est donc assit étrangement, comme toujours, qu'il sirotait silencieusement son milk-shake en s'extasiant muettement de ces saveurs qu'il avait presque oublié. Il n'avait peut-être passé que deux semaines en prison, mais c'était déjà beaucoup ; c'était même sûrement trop. Il n'aurait de toute façon, pas supporter plus. Pas qu'il soit l'un de ces gars que l'on bousculait, que l'on piétinait sans scrupule juste pour un malheureux dessert, bien au contraire. On l'avait laissé tranquille, respecter et craint avant même de mettre un pied dans sa cellule, il n'avait jamais eu à menacer personne pour avoir la paix, pas une seule fois. Durant ce peu de temps enfermé entre ces murs, il avait tout de même pu recevoir la visite de sa grand-mère, une femme forte qui l'admirait secrètement pour le courage dont il avait fait preuve et, malgré les circonstances et le sang qui imprégnerait définitivement ses paumes, elle l'aimait toujours autant, si ce n'est plus. Elle l'aimait à la place d'une mère trop triste pour le faire, à la place d'un père noyé dans ses bouteilles, incapable d'aimer qui que ce soit d'autre que les flots alcoolisés dans lesquels il baignait.

Mordillant sa paille, un rictus à la commissure des lèvres, il l'écoutait en se délectant de ses traits presque sérieux lorsqu'il parlait ; c'était un beau garçon, ça ne faisait aucun doute. « Je sais, j'ai entendu parler de toi dans la cour de la prison », commençait Gigi, d'un air qui se voulait plutôt compréhensif. Il ne connaissait pas les faits réels, la véritable mise en situation, ni même les détails de son histoire, ce qu'il savait c'est qu'il n'avait rien qui puisse l'effrayer ; premièrement, parce qu'il avait difficilement peur des autres et deuxièmement, parce qu'il savait que « la fin justifiait les moyens », qu'il fallait parfois savoir se sacrifier, s'offrir au diable pour apporter sérénité aux autres. Quoi qu'il en soit, qu'importe son crime et son implication dans ce dernier, il pouvait comprendre, il comprenait. À la suite de ses dires, un ricanement émanait de ses lèvres, amusé par ses propos ; « Disons juste que j'ai fais ce qu'il fallait pour protéger un proche puis je me suis assuré que ça se sache en prison pour être tranquille, enfin je t'évite les détails, ça serait idiot de te couper l'appétit si tôt », plaisant Gigi comme si le sujet ne le touchait pas, pas même un peu. Pourtant dieu sait combien il était difficile de l'évoquer, de ne serait-ce que faire allusion à sa sœur. Durant un brève instant, son regard se posait sur son milk-shake, bien qu'un sourire éclairait toujours son visage, ses pensées elles, étaient toutes dirigées vers sa défunte alliée.

Il avait apprit à songer à un monde sans elle, à défaut de se sentir mieux. Il restait debout, entier, vivant, au moins pour sa grand-mère, pour le million de choses, d'aventures qu'il lui restait à vivre, pour ces amas de choses que sa sœur aurait voulu voir, parcourir, découvrir et qu'il se devait de faire à sa place. Alors, reprenant rapidement son esprit, il relevait les iris pour les poser sur Aiden, les lèvres étirées par un rictus qui se voulait presque taquin ; « je ne gâche jamais la nourriture, ne t'en fais pas, si tu ne t'étais pas essuyé la joue, je serai venu reprendre ce qui m'appartenait », lâchait-il de la façon la plus naturelle qui soit. Gigi était parfois sans gêne et il n'aurait eu aucun mal à aller lui lécher la joue si c'était pour récupérer sa précieuse boisson glacée, quitte à faire fuir son acolyte. Sans mentir, il avait déjà eu quelques problèmes concernant cette facette de son comportement, paraîtrait-il que ça ne plaisait pas sincèrement à tout le monde. Il sirotait une nouvelle fois son milk-shake avant de faire glisser son verre sur la table, vers lui ; « tu veux goûter à nouveau peut-être ? », demandait l'adolescent,  dans un élan de générosité.


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« T’as entendu quoi sur moi ? » demanda curieusement Aiden. Certainement rien d’épatant ou de très glorifiant, il ne faisait pas peur à grand-monde lui là-bas, contrairement à Gigi qui avait bien su jouer son coup. En fait la prison c’était un peu comme un jeu de poker. Soit tu savais convaincre, bluffer, soit tu ne savais pas. Et si tu ne savais pas, tu l’avais profondément dans le cul – parfois même au sens propre.
Gigi ne parla que très brièvement de sa propre histoire mais de ce qu’il entendait, les deux étaient un peu similaires. Il était plutôt rassuré d’apprendre que Gigi n’avait pas agi par simple pulsion meurtrière et qu’il avait en fait voulu protéger quelqu’un. Aiden avait fait de même malheureusement les motivations restaient différentes. Gigi avait agi par vengeance ce qui avait dû rendre l’acte vraiment barbare tandis qu’Aiden avait agi par amour. Autre différence, il était fort probable que Gigi ne regrette pas son acte par rapport à l’autre garçon. Mais il ne pourrait clairement pas le juger pour ça, même s’il ne connaissait pas toute l’histoire, Aiden devina qu’elle touchait pas mal l’asiatique et qu’il avait très certainement eu de très bonnes raisons de faire ce qu’il avait fait. Il espérait en apprendre plus un autre jour mais pour l’heure, il ne voulut pas le brusquer.

Le ton changea assez facilement. Aiden fit la moue en le regardant. Est-ce qu’il était en train de se draguer ? Rectification : est-ce qu’ILS étaient en train de se draguer ? A moins que ce ne soit un stratagème pour l’attendrir et mieux l’utiliser après… Oh pas la peine, Gigi l’avait déjà dans la poche ! Et ça se voyait très certainement. En même temps, Aiden était totalement incapable de réussir cette fuite tout seul, alors. « Je crois que j’aurais aimé voir ça. » Tellement aimé que lorsque Gigi lui proposa son milk-shake, Aiden sourit et hocha la tête. Il mit alors son doigt dedans pour en étaler sur sa propre joue, un regard légèrement provocateur lancé à Gigi. « L’instant est décisif. C’est le moment pour toi de montrer que tu n’es pas qu’une grande gueule et que tu sais agir aussi. » Voilà que l’ambiance avait encore totalement changé. Aiden se montrait allumeur sans même s’en rendre compte. Bordel, que ça faisait du bien de revivre… D’exister.

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D'un hochement d'épaule bref, il détournait les yeux afin de regarder à travers la vitre ; « que t'étais pas un grand malade, que tu serais pas le genre de mec à cacher une lame dans ta manche et que de ce fait, ça serait pratique de te coincer », commençait-il simplement avant de reposer ses orbes sur lui. Il ignorait ce que Aiden avait pu vivre au sein des murs de la prison et il craignait de le savoir, tout ce qu'il avait pu entendre sur sa personne laissait penser qu'il avait été la cible facile de certains détenus et la vérité risquerait de le mettre en rogne. Aussi étonnant que ça puisse paraître, Gigi était effrontément opposé à toutes formes de violence. Son codétenu n'avait rien d'un criminel enragé, il espérait simplement qu'il n'ait pas trop vécu l'enfer et subi des choses qui lui serait difficile d'oublier – parce qu'en effet, ça serait idiot de retourner là-bas pour commettre le massacre de toute une décennie. Ça n'était pas son meilleur ami, ni qui que ce soit qu'il s'était promis de défendre, seulement il le connaissait selon lui assez pour savoir qu'il ne possédait rien de méchant, rien qui ne mérite de subir un cauchemar bien réel – d'où le fait qu'il souhaitait sincèrement qu'il ait pu vivre ses jours de prisonnier tranquillement, comme lui avait pu le faire ; « j'ai entendu que t'avais rien fais qui puisse leur faire peur mais j'ai jamais su ce que t'avais vraiment fais, j'imagine que si je me laisse induire par mon analyse et ton élan euphorique quand je t'ai dis qu'on avait des téléphones, t'as fais quelque chose de désespéré pour quelqu'un qui t'es cher », concluait Gigi, un fin sourire sur les lèvres, « t'es un peu un héro finalement, le psychopathe c'est sûrement le juge qui t'as mis en prison ».

Il ne pensait que rarement avant de s'exprimer, ce qui se passait dans sa tête passait automatiquement par sa bouche, une sale manie que de penser à voix haute, cependant, il était sincère et puis, il fallait lui faire un minimum confiance, un brin, même infime, s'il ne voulait pas que cette fuite vire à l'escapade dans le couloir de la mort. Son rictus s'étirait davantage lorsque Aiden mentionnait qu'il aurait voulu voir ça ; et il n'en doutait aucunement. Ses iris brutes suivaient chacun de ses faits et gestes, sans grande surprise, un léger rire émanait de ses lèvres face au spectacle qu'affichait Aiden. Ah, douce provocation ; bien sûr qu'il allait récupérer ce qui était à lui. Gigi s'agenouillait sur sa chaise – toujours aussi étrange, en effet – afin de pouvoir s'accouder à la table, à moitié penché face à lui ; « t'es encore bien trop innocent si t'as pu penser une seule seconde que j'étais du genre à parler sans agir », sur ces mots, ses paumes rencontrait le bois de la plateforme, son visage désormais relativement proche du sien, l'adolescent ne reculait devant rien. Ses lèvres effleuraient sa joue et sans plus de cérémonie, il glissait sa langue sur cette dernière, lentement, pour s'assurer de récupérer son milk-shake, comme l'avait dit Aiden ; il ne fallait pas gâcher la nourriture. Après quoi, il reprenait sa place initiale, son verre étant revenu entre ses mains - « toujours aussi bon », déclarait-il en mordillant sa paille, « tu vois, même pas peur ».


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