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 Scars make us who we are - Texarkana

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Texarkana
Texarkana
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Creed Conlone
J'ai 36 ans et je vis à Wallace dans l'Idaho aux USA. Dans la vie, je suis mécanicien et je m'en sors bien grâce mon ancien job de transporteur routier qui rapportait beaucoup. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis mal.


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➽ Je possède une Triumph Bonneville T120 et un pick-up Chevrolet Silverado.
➽ J'aime mon boulot actuel, ayant toujours été féru de mécanique.
Scars make us who we are - Texarkana - Page 2 Keeo
➽ Caractère : Travailleur, réfléchis, cultivé. Protecteur, attentionné. Quelque peu taciturne, plus encore depuis les évènements qui l'ont impacté, entre le décès de son meilleur ami dont il se sent responsable et la séparation avec sa moitié, entre autres.
Parfois imprévisible et immature quand il lui prend l'envie de faire des conneries et de retomber en enfance. Drôle, audacieux, manque parfois de délicatesse avec les gens qui l’agacent. Fonceur.
En apparence, il est calme et posé mais il ne vaut mieux pas trop le chercher. Il peut se montrer hyper impulsif.
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➽ Passions : cinéma, musique (rock, blues, metal, ...), moto, mécanique. Sa petite famille.
➽ Il a de nombreux tatouages sur la poitrine, les bras et dans le dos.
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Tom Hardy ©️ Hardyness



La manière à elle seule dont tu réponds à mon baiser me fait frémir et renforce toutes mes bonnes résolutions, tout autant que ton étreinte me réconforte et fait naitre un doux sourire aux coins de mes lèvres. Ça fait un bien fou. Tu proposes qu'on se pose pour parler un instant au calme.
Nous nous installons ainsi à même le sol et l'une de mes mains glisse entre les brins d'herbe tandis que tu as le regard ailleurs, comme pour m'éviter. J'appréhende un instant que le sérieux de la conversation à venir ne gâche tout au vu de ton regard fuyant mais nous devons en passer par là et il n'y a pas de raison que tu me tiennes de propos déplaisants, sinon tu n'aurais pas cédé à ce baiser avec une telle tendresse. Je fais sans doute erreur, ce trouble dans ton regard tient peut-être tout simplement de nervosité. Je te laisse le temps de trouver le courage de te lancer, le petit bouquet offert plus tôt posé sur ma cuisse.

« Je reconnais que j’ai été trop loin. Le type que t’as vu… Il était juste là pour te faire rager. C’est moi qui lui ai demandé. Après tout ça, j’ai voulu me détacher de toi. J’ai essayé de rencontrer quelqu’un. Je l’ai vu. Mais il s’est rien passé. J’ai pas pu. Depuis, y’a pas un jour où je lui parle pas de toi, le pauvre. »

J'arque un sourcil en enregistrant cette confidence, me retenant de souligner que nulle envie ne me tenait quant à moi, d'aller voir ailleurs, incapable que j'en ai été et en suis encore jusqu'à aujourd'hui. Un sentiment de fierté me gagne toutefois lorsque tu évoques la façon dont tu n'as fait que de lui parler de moi. Je passe une main dans ma nuque, dispersant le malaise et tout geste que je pourrais avoir pour toi, craignant que tu ne me repousses le temps d'avoir tout mis au clair pour ne pas te laisser déconcentrer.
Dire que j'ai manqué de rentrer dans le lard de ce type. Malgré ce que tu m'en dit, lui de son côté doit toujours avoir cette attirance pour toi et il s'est prêté au jeu en prenant visiblement son pied côté provoc'. Rien que pour ça, je ne m'en ferais jamais un pote ni rien qui puisse s'en rapprocher. Je devrais éviter de cogiter de la sorte parce que la dite pensée me fait instantanément songer qu'à la base, tu as voulu aller voir ailleurs et que ce mec t'attirait forcément un minimum pour tenter le coup ... . Certes tu n'as pas été jusqu'au bout du truc mais tu le voulais à la base. Putain, stop. Je ne dois pas y penser. Garde ton self contrôle Conlone... . Pas de reproches, ça n’arrangerait rien et ça serait inutile. On n'y peut pas grand chose au final, l'attirance physique est naturelle. Le tout est que tu n’aies pas cédé parce que la nôtre restait la plus forte.

Demeurant attentif, je t'accorde un regard qui reste doux et posé. Tu poursuis en dévoilant le cœur de ta tourmente.

« Quand je t’ai… quitté, t’as pas eu de réaction. T’as pas essayé de te battre. Et moi, c’est juste ce que j’attendais… Je sais que t’es prêt à tout pour les enfants. Je sais que tu les aimes. Mais j’ai pas eu l’impression que t’étais prêt à tout pour moi. Pas même guérir… »

- Humpf ... soupirais-je. Je ne peux pas te contredire sur ce point. J'ai agis comme un putain d'égoïste. J'ai laissé la honte et tout ce bordel me submerger. C'est encore difficile pour moi. Je sais que tu voudrais que je t'en parle, que je me repose sur toi mais je ne peux pas. J'aurais définitivement trop honte, je ne veux pas passer pour un lâche.

Je m'arrête dans mon élan, réalisant qu'en définitive, mon comportement a été tout aussi lâche à sa façon. Ramenant un genoux contre ma poitrine, j'enroule mon bras autour et appuie mon menton dessus, la tête basse. J'ai envie de t'en dire plus, de te confier ce qui me ronge car tu n'as pas idée d'à quel point je me sens coupable et responsable de la disparition de mon meilleur ami. Je crois même que tu ne sais pas qu'il m'avait demandé de l'accompagner là-bas pour le relayer durant le long trajet qu'il s'apprêtait à faire avec la fatigue de la semaine et l'état psychique qui s'accordait avec le décès qui avait eu lieu dans sa famille. Bon sang, je n'étais pas là. Je l'ai laissé tomber de la pire manière qui soit. J'ai refusé, je lui ai conseillé de faire des pauses sur la route. J'ai préféré maintenir le week-end prévu avec toi et les bouts de chou plutôt que de le soutenir, l'aider et le relayer dans cette épreuve. Et la fatigue a ainsi eu raison de lui au volant. C’est ma faute, il n'avait pas le choix que de s'y rendre pour les funérailles et j'ai préféré maintenir un évènement qui aurait pu être reporté. Sa famille a accusé un double deuil par ma faute. Comment je peux me pardonner tout ça ?! Comment tu me regarderais si tu savais ?? Mais putain, comment je pourrais t'avouer ça ??!!

Je plonge le visage entre mes mains, envahi par l'émotion qui menace d'exploser. Là tout de suite, je retrouve à nouveau ce besoin vivace de me noyer dans l'alcool. Et à force de retenir toute cette douleur, c’est comme toujours un élan de rage et de colère qui m'envahit.
Je ferme les poings à m'en faire blanchir les phalanges. Je ne veux pas montrer ma faiblesse, encore moins devant les mômes qui s'interrogeraient et s'inquièteraient.
Je me sens tellement pathétique et j'ai une sainte horreur de te renvoyer une telle image. J'hésite à me relever et passer mes nerfs en allant décharger toute cette colère plus loin mais une telle réaction ne fera que renforcer ton besoin de savoir, sans compter tes doutes. Je dois me gérer. Je sais que tu veux m'aider mais ça ne ferait que m'enfoncer que tu saches quel lâche j'ai été. Lâche n'est pas même un mot assez fort pour décrire mon méfait car c’est tel quel que je le vois, un méfait qui a causé sa mort.
Le regard dissimulé derrière mon bras alors que mon front repose dessus, je tente de me canaliser. Ma main libre vient à ta rencontre, glissant sur l'herbe pour que tu l'attrapes, telle une bouée jetée à la mer.




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Milo Callahan
J'ai 36 ans et je vis à Wallace, USA. Dans la vie, je suis éditeur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt très mal.

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david giuntoli ©️ blondie


Ils auraient dû avoir cette conversation bien plus tôt. Qui sait, elle aurait pu sauver leur couple, leur permettre de se remettre à flot plus vite. Mais tout n’était pas encore perdu, il valait mieux tard que jamais. Et comme s’ils avaient tout compris, les enfants pourtant très demandeurs habituellement jouaient sans demander après leurs parents. Milo sentait que Creed était à deux doigts de craquer. Qu’il était à deux doigts d’enfin parler, d’enfin évacuer ce qu’il avait sur le cœur depuis tout ce temps. Mais il gardait une barrière et prétendait que Milo en était la cause. Il ne voulait pas avoir l’air d’un lâche devant lui. L’homme soupira. Tout était question d’apparence. Et surtout, il n’avait pas confiance en son mari. Jamais Milo ne l’aurait jugé. Rien de ce que Creed n’aurait pu dire n’aurait pu changer l’image qu’il avait de lui. « Tu préfères passer pour un lâche ou pour un mec qui n’en a juste plus rien à foutre de sa famille ? Parce que pour moi, ces derniers jours, t’étais plutôt le second. » C’était peut-être un peu rude. Mais c’était pour faire comprendre à Creed qu’il n’avait pas besoin d’être toujours brave, courageux, et qu’il avait aussi le droit de faire des erreurs ! Il sentit que ses mots avaient fait mouche et que son homme était à deux doigts de craquer. Si Milo n’avait jamais eu peur de se prendre un coup dans la gueule, il savait que Creed pouvait être un peu impulsif, un peu colérique. Et il lui avait même plusieurs fois conseillé de se mettre à la boxe. Autant frapper dans un sac inerte que dans le mur ou bien pire dans lui.

Milo aussi commençait à s’agacer. Parce qu’il se sentait impuissant face à cette situation et qu’il n’aimait pas du tout le voir souffrir. Il aurait tellement voulu l’aider… Alors, quand Creed chercha le contact de sa main, Milo ne le repoussa pas. Ce n’était pas le moment. Au contraire, il serra sa main un peu plus fort avant de tirer doucement dessus pour que Creed se rapproche de lui. Il passa alors un bras autour de lui pour lui montrer qu’il était là. « Y’a une chose que tu n’as pas comprise, Creed. Tu pourrais tuer quelqu’un que je serais quand même là pour toi. Dans un couple on n’est pas censé se juger. Je n’ai jamais pensé que tu étais un lâche. Et je sens… Je sens bien que tu culpabilises à propos de ton ami. Mais c’était pas de te faute. » Il ne savait pas si c’était une bonne idée d’aborder le sujet ici. Il se recula doucement et posa une main sur sa joue pour le regarder dans les yeux. « Ecoute, j’ai une idée. Ce soir, on pourrait amener les enfants chez mes parents. Ils y passeraient la nuit, tu sais comme ils adorent y aller. Et nous, on pourrait rester à la maison, commander des sushis, et juste parler. De ce qui ne va pas, de ce qui va. De ce qu’on fait. Divorce, ou pas… Juste une vraie conversation d’adulte pour une fois. » Creed ne devait pas manquer cette chance, ce serait la dernière.

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Creed Conlone
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Parfois imprévisible et immature quand il lui prend l'envie de faire des conneries et de retomber en enfance. Drôle, audacieux, manque parfois de délicatesse avec les gens qui l’agacent. Fonceur.
En apparence, il est calme et posé mais il ne vaut mieux pas trop le chercher. Il peut se montrer hyper impulsif.
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Tom Hardy ©️ Hardyness



Je ne rétorque rien même si tes mots font mouche lorsque tu me demandes si je préfère passer pour un lâche ou pour un mec qui n’en a juste plus rien à foutre de sa famille, soulignant que de ton point de vue, c'est la seconde option qui te venait à l'esprit ces derniers temps. Et en effet, il y a de quoi le penser au vu de mon attitude.
Et lorsque je cherche un certain réconfort via cette main tendue, je sens que tout est encore tellement fragile. Aussi, l’inquiétude prend le pas sur le tumulte que m'a inspiré l'évocation de mon meilleur ami, et je redeviens calme. Tu resserres ton étreinte autour de ma main et m'incites bientôt à ce que je me rapproche. Ton bras m'entoure bientôt et je me sens pour un instant définitivement apaisé.

« Y’a une chose que tu n’as pas comprise, Creed. Tu pourrais tuer quelqu’un que je serais quand même là pour toi. Dans un couple on n’est pas censé se juger. Je n’ai jamais pensé que tu étais un lâche. Et je sens… Je sens bien que tu culpabilises à propos de ton ami. Mais c’était pas de te faute. »

Je déglutis difficilement malgré le réconfort de tes mots. Ils me rassurent à leur façon. Pourtant je ne trouve rien d'autre à dire que d'acquiescer par un "ouais ..." qui confirme que j'ai bien conscience que je ne devrais pas me sentir à ce point responsable et que quant à toi, quoi que je fasse, tu seras toujours là, sans me juger.
Tu te recules légèrement pour me regarder en posant une main sur ma joue et mon regard plonge dans le tien, doux, tendre, habité de certaines promesses ou disons plutôt d'espoir et de réconciliation.

« Écoute, j’ai une idée. Ce soir, on pourrait amener les enfants chez mes parents. Ils y passeraient la nuit, tu sais comme ils adorent y aller. Et nous, on pourrait rester à la maison, commander des sushis, et juste parler. De ce qui ne va pas, de ce qui va. De ce qu’on fait. Divorce, ou pas… Juste une vraie conversation d’adulte pour une fois. »

Un sourire nait au coin de mes lèvres.

- Si tu me prends par les sentiments, fis-je référence aux sushis pour plaisanter.

Tu connais ma gourmandise et à quel point je raffole de la bouffe asiatique. Ma main vient s'apposer par-dessus la tienne et j'y dépose un baiser la seconde suivante avant de faire mine de te mordiller dans le creux entre le pouce et l'index.

Nous nous relevons et regagnons bientôt la voiture avec nos deux louloups qui semblent fin fou, plus encore lorsqu'on leur demande si ce soir, ils veulent aller dormir chez les grands-parents, là c'est carrément une explosion de joie ! Ils bondissent dans tous les sens comme des ouistiti. Jade saute d'ailleurs bientôt après moi pour me réclamer de la porter sur mes épaules. Je la porte ainsi jusqu'à la voiture sous ton regard attendri. Un regard qui me fait t'aimer plus encore que jamais. Je dois me sortir de là, pour toi, pour eux et aussi pour moi. Pour nous promettre à tous des instants aussi magiques à l'avenir et bien plus encore.
Arrivés à la maison, tu nous rejoins à l'étage juste après avoir passé un coup de fil à tes parents tandis que je prépare vite fait quelques affaires de rechange que je fourre dans leurs sacs. De ton côté, tu choppes sans doute leurs affaires de toilette dans la salle de bain et alors qu'on se croise dans le couloir, je passe une main dans le bas de ton dos avant d'aller récupérer la peluche favorite de Jade qui traine dans le coin.

Lorsque nous emmenons les mômes chez tes parents, ces derniers nous font comme toujours bon accueil. Ils savent pour moi et mon penchant pour la boisson suite à la perte de mon pote, et malgré ce qui s'est passé, ils sont toujours chaleureux avec moi. Je les aime beaucoup, que ce soit pour ça ou pour l'intérêt qu'ils m'ont toujours porté. D'autres auraient eu tôt fait de faire la gueule ou se montrer désagréables.
Nous prenons le temps de discuter et de boire un verre chez eux en échangeant les dernières nouvelles, ils semblent ravis en nous regardant, comme s'ils avaient eux aussi perçu que les choses étaient sur le point de s'arranger. Nous ne tardons toutefois pas trop sur place. J'enroule mes bras autour de nos deux louloups alors qu'ils se précipitent vers nous, pour nous étreindre chacun notre tour. C'est drôle, on a l'habitude de leur laisser régulièrement mais à chaque fois, j'ai toujours ce petit pincement au cœur, que ce soit pour une nuit ou quelques petits jours. Tes parents m'embrassent chaleureusement à leur tour, et ta mère me caresse un instant la joue du dos de la main dans un geste réconfortant, un doux sourire aux lèvres.

En remontant en voiture, j'adresse un dernier regard à eux quatre alors qu'on quitte les lieux, et leur adresse un dernier signe de salut tandis qu'ils nous font coucou avant de tourner les talons pour retourner à l’intérieur.
Sur le trajet de retour, j'augmente le volume de la musique alors que Cuz they get it de Rob Bailey & the Hustle Standard, clic clic pour écouter joue dans l'habitacle. Je balance doucement au rythme de la musique et tapote le rythme sur mes cuisses, chantonnant en reprenant les paroles. En particulier le refrain que je reprend en posant ma main sur la tienne par-dessus le levier de vitesse.
C'est marrant parce que je ne suis pas spécialement friand de ce style de musique teinté de rap mixé avec de l’électro et de l'alternatif, mais ce groupe là me botte franchement depuis que je l'ai découvert.

~*~

Agenouillé devant la cheminée, je rassemble le petit bois et le journal pour démarrer un feu tandis que tu t'occupes de la commande au téléphone. D'ailleurs, je t'interpelle depuis le salon pour dire :

- Fais ajouter des Yakitori et leurs petites brochettes avec ce truc à l’oignon caramélisé et au poulet. J'ai une faim de loup !

Le feu démarre bien et tu ne tardes pas à me rejoindre au salon. Ma main alpague ta jambe à ton passage et glisse lentement sur l'intérieur en remontant plus haut sur l'intérieur de ta cuisse avant d’atterrir dans ta main pour t'inciter à te pencher vers moi pour atteindre tes lèvres. Je sais que je ne dois pas forcément croire que tout va redevenir rose du jour au lendemain mais on peut s'autoriser des moments tendres pour la soirée sans pour autant que tu ne craignes que la conversation imminente ne bouleverse tout à nouveau. Toi tu ne le sais peut-être pas, mais moi je suis bien décidé à faire des efforts pour vous trois, et il n'y a pas de raison que je te déçoives ce soir ni plus tard. Aussi je souhaite que tu laisses cette tendresse s'installer à nouveau entre nous sans retenue.
Sans doute devrais-je aussi faire le premier pas pour lancer la discussion. Mais par où commencer ?
C'est installé sur des coussins à même le sol, autour de la table basse, avec le canapé et le fauteuil pour nous servir de dossiers, que nous prenons l'apéritif, un cocktail sans alcool, en attendant qu'on nous livre la bouffe.

- Merci de nous accorder cela, déclarais-je sans oser prononcer le mot "chance", avançant mon verre vers le tien pour les faire tinter.

Le petit bouquet que tu m'as offert trône au milieu de la table basse et mon regard s'y arrête un instant. Mon sourire demeure discret et doux à ton adresse tandis que je replonge mon regard dans le tien dont les iris semblent refléter les flammes qui crépitent dans l'âtre, nous apportant réconfort et chaleur.

- Tu évoquais tout-à-l'heure l'idée que tu ne me jugerais jamais. Et je l'ai bien compris. Mais si ça m'enfonçait plus encore moi de t'en dévoiler plus ? Si à tout le tumulte que je ressens jusqu'à aujourd'hui, venait s'ajouter une totale ... je ne sais pas comment le dire. Je laisse échapper un soupir, repose mon verre et me pince un instant l'arrête du nez. Disons que je sombre profondément en perdant tout ce qui fait mon essence, ce que je suis, en te faisant ces aveux ? Que ce soit le truc qui m'empêche à tout jamais d'arriver à me relever. Et en me reposant sur toi de la sorte, si ça devenait lourd pour toi aussi, un poids que tu devras en partie partager avec moi ?

Et, songeais-je intérieurement, si tu me reprochais alors autre chose, le fait de ne pas t'en avoir parlé à temps, ne pas t'avoir évoqué la requête de mon meilleur ami ce jour-là alors que tout aurait pu être évité si tu m'avais conseillé de m'y rendre en reportant notre sortie à la semaine suivante.




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Milo Callahan
J'ai 36 ans et je vis à Wallace, USA. Dans la vie, je suis éditeur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt très mal.

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david giuntoli ©️ blondie


Milo n’aurait jamais pensé que cette journée se finirait comme ça. Ni même qu’ils arriveraient finalement à passer cette soirée en amoureux sans qu’aucune dispute ne vienne l’annuler. C’est vrai après tout, ils auraient très bien pu s’engueuler depuis leur retour au parc puisqu’ils se disputaient pour à peu près toutes les raisons possibles depuis la rupture. Mais l’un et l’autre semblaient vouloir faire des efforts. Cette situation durait depuis bien trop longtemps et ils étaient tous les deux allés trop loin – Milo y compris en invitant cet ami pour le rendre jaloux. En voulant provoquer un déclic à Creed, il s’en était provoqué un à lui-même. Même si, pour être totalement sincère, Milo aurait pu apprécier que Creed s’énerve un peu plus après ce type. Ca ne servait à rien de chercher à récupérer ce genre de réaction. Ca ne vaudrait pas une conversation sincère et posée, que deux adultes pourraient mener ensemble. Toutefois il ne fallait pas crier victoire trop vite. Ils n’étaient pas à l’abri d’un mot mal compris ou d’un changement d’humeur de la part de l’un des deux. Et si Milo était disposé à discuter, il avait un peu peur que Creed ne change d’avis et ne se referme comme une huître – ce qu’il prendrait excessivement mal. Ce soir il lui offrait une chance, il devait la saisir ou se taire à jamais.

Au téléphone, Milo ne manqua pas de rire à la remarque de Creed. Ca lui faisait plaisir. Ce n’était peut-être rien, mais ces derniers temps son mari avait quelque peu négligé de remplir son ventre. Ce qui était plutôt normal, la dépression pouvait couper l’appétit. Alors lui qui était une grosse bouffe, surtout quand il s’agissait de sushis, il retrouvait enfin l’envie de manger ! Il commanda donc en conséquence et rajouta même un petit bonus en parlant plus doucement pour faire la surprise à Creed, à savoir leur dessert préféré à tous les deux. Ce n’était pas totalement désintéressé comme action. Il voulait montrer à son mari que les petites attentions faisaient autant plaisir que les grosses, qu’il suffisait de les faire. Tout comme le bouquet de fleurs – même si ce n’était pas son idée de base.
Quand il raccrocha, il alla donc s’asseoir près de lui. Apéritif sans alcool pour tout le monde car depuis l’accident, il avait banni la moindre goutte de la maison. Même Milo ne buvait plus, comme s’il avait voulu devenir sobre pour le soutenir – mais ça n’avait clairement pas suffi. Quand leurs verres se rencontrèrent en un tintement léger, il sourit doucement, ému. « A l’avenir et à tout ce qu’il nous réserve. » Il avait peut-être tort, il ne devait peut-être pas se faire trop d’idées mais Milo voulait y croire. Il voulait croire que c’était possible, que Creed allait réellement changer. Quitte à tomber de 36 étages si ce n’était encore qu’une fausse promesse…

Ce fut d’ailleurs Creed qui engagea les « hostilités ». Il hésitait encore à se livrer, ne comprenant pas que c’était ce qui avait tué leur couple à la base. « Je ne peux pas t’obliger à me parler. Dis-toi simplement une chose : tu peux être totalement franc avec moi et obtenir à nouveau mon soutien sans faille. Avec des gestes tendres, des paroles sincères, et des bottages de cul quand il le faut. Ou tu peux continuer à te murer dans le silence et me perdre petit à petit… Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de nous. Creed. Si cet aveu te met plus bas que terre, je te relèverai. Mais qui te relèvera si je ne suis plus là ? » D’accord il ne l’obligeait pas mais c’était quand même un sacré ultimatum là. « Quand je t’ai épousé, j’ai choisi de partager le meilleur et le pire avec toi. Le pire Creed. Si ça devient lourd pour moi, c’est que je fais bien mon boulot. Et peu importe combien c’est lourd, c’est toujours plus facile de porter à deux. Ce soir je te laisse une chance de me prouver que tu veux encore sauver tout ça. Peu importe combien ce sera dur à gérer… » Il posa son verre sur la table basse et tendit la main à Creed. C’était à la fois symbolique, pour lui montrer qu’on lui tendait la main, mais aussi pour lui montrer que ses bras étaient ouverts là tout de suite maintenant. « Je t’aime toujours, tu le sais. »

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Nos verres se rencontrèrent tandis qu'on s'adresse un sourire plein de promesses et d'émotions.

« A l’avenir et à tout ce qu’il nous réserve. »

J'acquiesce sans oser te faire de promesses verbales. On sait tous ce que ça donne en général. Les promesses sont rarement tenues et par mon silence, je traduis ainsi que je désire me tenir aux engagements que je me suis décidé à prendre. Ce que je mets d'ailleurs en œuvre rapidement alors que je m'ouvre à toi sur les doutes que j'éprouve quant à te révéler tout ce qui me ronge.
Tu fais alors preuve d'une sagesse qui me rassure et a tendance à me conduire sur la bonne voie sans chercher à m'en détourner cette fois-ci.

« Je ne peux pas t’obliger à me parler. Dis-toi simplement une chose : tu peux être totalement franc avec moi et obtenir à nouveau mon soutien sans faille. Avec des gestes tendres, des paroles sincères, et des bottages de cul quand il le faut. Ou tu peux continuer à te murer dans le silence et me perdre petit à petit… Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de nous. Creed. Si cet aveu te met plus bas que terre, je te relèverai. Mais qui te relèvera si je ne suis plus là ? »

Je tends un bras vers toi et glisse ma main dans ta nuque dans une caresse pour témoigner d'à quel point tes mots me font du bien.

« Quand je t’ai épousé, j’ai choisi de partager le meilleur et le pire avec toi. Le pire Creed. Si ça devient lourd pour moi, c’est que je fais bien mon boulot. Et peu importe combien c’est lourd, c’est toujours plus facile de porter à deux. Ce soir je te laisse une chance de me prouver que tu veux encore sauver tout ça. Peu importe combien ce sera dur à gérer… » déclares-tu.

Tes paroles font naitre en moi un flot d'émotions et de sentiments qui ne me donnent que plus encore envie d'avancer.

- Il en va de même pour moi. Je n’ai jamais eu le moindre désir de te laisser t'éloigner, je me suis juste laissé submerger et tout ça m'a dépassé malgré mes sentiments et la crainte de te perdre, de vous perdre.

Et tandis que tu reposes ton verre pour me tendre la main, je comprends toute la teneur de ce geste. Mes doigts viennent s'enrouler autour des tiens avec une douceur teinté de fermeté. Cette même fermeté propre à mes convictions et aux décisions que je suis prêt à mener.

« Je t’aime toujours, tu le sais. »

Je me rapproche et appuie mon front un instant contre le tien avant que mes lèvres ne glissent tout contre les tiennes pour un contact propre à faire naitre des frissons et un désir bien difficile à retenir. Mais ce n'est pas le moment de céder. Je dois poursuivre sur ma voie.
Je te donne un dernier baiser, fermant les yeux un instant avant de me recaler dans ma position initiale sans toutefois lâcher ta main.

- Tu te rappelles de ce week-end où ... Je laisse échapper un profond soupir et lâche soudain ta prise pour plonger mon visage entre mes mains. Tout doux, vas-y tout doux, me fis-je la réflexion avant de me décider à rentrer direct dans le vif du sujet. Jeff m'avait demandé ce week-end là de l'accompagner aux obsèques, lâchais-je sans plus d'explication puisque tu connais les circonstances du décès dans sa famille qui l'ont conduit sur la route ce jour-là. Il était plus que fatigué de sa semaine de boulot, son état d'esprit était comme tu l'imagines même si ce n'était pas un proche tout-à-fait direct, et le temps de route lui faisait peur. Il espérait compter sur mon soutien et mon relais au volant pour pouvoir se reposer un peu en cours de trajet.

Je serres le poing et me saisis finalement de tes deux mains en me penchant légèrement vers toi, appuyant tes pognes enfermées dans les miennes, contre mon front.

- J'ai préféré maintenir le petit week-end en famille qu'on avait prévu depuis trois semaines. Un week-end qui n'avait rien d'exceptionnel puisque nous en partagions beaucoup ensemble, où qu'on projette d'aller ou de faire. Putain ... !! Il est mort à cause de moi Milo ! Il avait besoin de moi, il me l'avait demandé. Imagines-toi que c'est mon égoïsme qui lui a coûté la vie ... .

J'ai laissé tomber mon meilleur ami, mon frère. Aujourd'hui il n'est plus là.

- Si j'avais été là, tout aurait été différent. Et je n'aurais pas honte aujourd'hui de vivre, pas honte d'être heureux avec notre petite famille, pouvoir t'aimer sans me dire que tout ça, je le lui ai arraché à lui. Plus aucune chance de bonheur, plus la moindre de se construire une vie de famille, plus aucune de profiter des instants avec moi comme avec nous quatre. Il adorait tellement nos deux petits monstres, il t'appréciait toi aussi. Dis-moi, là où il est maintenant, tu crois vraiment qu'une part de lui ne m'en veut pas d'avoir ainsi décidé de son sort pour une aussi foutue égoïste raison ?!

Je libère l'un de mes poings et le mords au sang pour y faire passer toute ma rage et toute ma douleur. La honte quant à elle est présente mais elle semble moins destructrice et intense que ce à quoi je m'attendais en t'exposant ainsi ma culpabilité.




I'm a motherfucking beast !!
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Milo Callahan
J'ai 36 ans et je vis à Wallace, USA. Dans la vie, je suis éditeur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt très mal.

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david giuntoli ©️ blondie


Milo comprenait tout le conflit interne qui se jouait dans la tête de son amoureux. Il n’était pas bien, il culpabilisait. Pourtant, il n’avait jamais compris pourquoi. Ce n’était pas de sa faute si son ami était mort, il n’y était pour rien ! Ou peut-être que… Milo ne tint pas à le couper durant son récit. Il se contenta de l’écouter et de le laisser faire quand il attrapa ses mains. En apprenant la triste vérité, il eut légèrement le souffle coupé. Alors si, c’était un peu sa faute quand même. Mais comment pouvait-il savoir que les choses se passeraient ainsi ? Creed n’était pas devin, et il n’avait juste pas compris la dangerosité de la situation à cette époque. Maintenant, si les choses se reproduisaient avec quelqu’un d’autre, il ne referait assurément plus la même erreur. Une erreur qui avait certes coûté très cher à de nombreuses personnes… Alors Milo comprenait davantage toute la détresse de son mari. Mais pourquoi ne lui avait-il pas dit plus tôt… C’était horrible de porter ça tout seul. Le brun s’en voulut même de n’avoir pas insisté plus tôt. Parce qu’au fond, il comprenait totalement que Creed ne lui en ait pas parlé de lui-même avant cela. Il se sentait coupable, il avait peur de lire la honte dans les yeux de Milo.

Quand Creed commença à se mordre à sang, Milo reprit enfin la situation en main et le stoppa net dans son geste. Il avait peut-être besoin d’évacuer sa colère, mais s’ils pouvaient juste éviter de finir aux urgences pour ce soir… « Stop ! Ca ne sert à rien. Tu ne le feras pas revenir en te faisant du mal Creed. Je comprends que tu n’aies pas voulu m’en parler… Mais bordel, j’t’aurais jamais jugé pour ça ! Je t’aurais jamais rejeté la faute et on aurait pu porter ça tous les deux. » Il récupéra ses deux mains dans les siennes et posa un baiser sur l’une d’elles. « Ce n’est pas de ta faute Creed. Il connaissait son état, il aurait pu y aller en train. Ou demander à sa famille de l’aider. Ou à un autre ami. Tu étais occupé ce week-end-là, et ce n’était pas totalement un week-end comme les autres. On venait de se disputer fort et on voulait renouer en passant du temps tous ensemble, mais je pense que tu as fait l’impasse sur ce détail à cause de ta culpabilité. Je comprends ce que tu ressens… mais ce n’est vraiment pas de ta faute. Et le connaissant, de là où il est, il s’en veut plutôt de t’avoir mis dans un état pareil. C’était quelqu’un de gentil, de compréhensif. Et il voudrait certainement que tu te pardonnes à toi-même… Parce que c’est le premier pas vers la guérison. » Car oui, Creed était malade. Il était alcoolique et dépressif et ce n’était pas rien. « Tu voudrais… qu’on passe au cimetière, demain ? On pourrait amener des fleurs et… Tu pourrais lui parler. Ca te ferait peut-être du bien. »

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