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 Scars make us who we are - Texarkana

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ALLES
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INSCRIPTION : 15/06/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Bourgogne
CRÉDITS : giphy

UNIVERS FÉTICHE : Réel mais je ne suis pas fermée à tester d'autres choses.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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vanellope


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Creed et Milo sont ensemble depuis très longtemps. Ils sont mariés et heureux papas de deux jumeaux adorables de dix ans. Ca n'a pas toujours été facile mais la petite famille est unie et heureuse. Jusqu'au jour où...
Après avoir perdu un proche Creed sombre dans le profond gouffre qu'est l'alcool. Il se renferme, n'arrive pas à parler à Milo et préfère un verre qu'une bonne discussion. Le quotidien se complique, mais Milo se montre patient et compréhensif car il comprend la douleur de son mari. Enfin, la comprenait. Effectivement, Creed a fait la connerie de trop. Il a pris le volant, totalement ivre... Avec les enfants sur la banquette arrière. Il aurait pu tous les tuer. Et cette erreur, Milo ne peut pas lui pardonner.
Aujourd'hui ils sont séparés. Pour autant, ils vivent toujours ensemble et " jouent " à faire semblant pour les enfants. Devant eux, tout va bien, ils sont heureux, s'embrassent. Mais quand les petits sont couchés ou à l'école, c'est souvent disputes, reproches, regards emplis de jugement...

Aujourd'hui, Milo décide de rendre Creed jaloux. Pour le faire réagir. Lui donner l'impression que tout est mort entre eux afin qu'il se sorte les doigts du cul et qu'il se motive à arrêter la boisson. Méthode peu orthodoxe, il faut le reconnaître.

Contexte provenant de cette recherche
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ALLES
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vanellope



Milo Callahan
J'ai 36 ans et je vis à Wallace, USA. Dans la vie, je suis éditeur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt très mal.




david giuntoli ©️ blondie


La vie était parfois injuste. Parfois un peu moqueuse. Souvent cruelle. Milo avait trouvé l’homme de sa vie et il l’avait épousé. Ils avaient eu deux beaux enfants ensemble, avaient traversé les épreuves avec une facilité déconcertante. Et pourtant, aujourd’hui, après plus de dix ans d’un amour sans faille, ils étaient séparés. Enfin, Milo était davantage séparé que Creed car c’était lui qui était à l’initiative de cette rupture. Et ne croyez pas que c’était par plaisir. Cette séparation lui avait crevé le cœur mais les agissements de Creed encore plus. Comment avait-il pu. A quel point était-il stupide pour oser se comporter de cette façon. Il ne s’agissait pas là de tromperie, de mensonges, rien d’aussi simple à pardonner malheureusement. Non. Creed avait mis la vie de ses enfants en danger, et la sienne par la même occasion. Et ça, Milo ne pouvait le lui pardonner. Bien sûr qu’il l’aimait. Il crevait toujours d’amour pour lui. Mais désormais, quand ses yeux se posaient sur lui, il ne ressentait que de la haine et du dégoût. Creed avait fait le con une fois. Pourquoi pas deux ?

Ils n’en étaient pas au point de divorcer. Milo ne pouvait pas. Pas encore… Parce qu’il était encore trop attaché, amoureux. Parce que bêtement, il croyait qu’un jour ou l’autre enfin il arriverait à lui pardonner. Mais plus les jours passaient et moins il croyait à cette fin digne d’un conte de fées. Alors officieusement, ils étaient célibataires. Libres d’aller voir ailleurs. De refaire leurs vies. Officiellement par contre, toujours ensemble. Toujours sous le même toit. Et aux yeux de leurs enfants de dix ans, toujours très amoureux et surtout heureux. Ce n’était pas beau de mentir. Mais encore une fois, c’était Milo qui avait pris la décision de jouer cette comédie. Pour offrir un univers aussi stable que possible à ses enfants. Peut-être même pour revivre encore et encore leur passé, quand tout allait encore bien. Il leur arrivait de se faire un bisou, de se tenir la main. Mais tout dans leurs regards avait changé.

Ils n’avaient pas vraiment eu de conversation sur cette énorme bêtise. Milo n’avait pas voulu. Il avait simplement imposé ses règles.

Règle n°1 – je ne te laisserais plus seul avec les enfants jusqu’à ce que tu sois guéri.
Règle n°2 – tu as donc l’obligation de te faire soigner si tu veux espérer reprendre ton rôle de père un jour.
Règle n°3 – on ne dit rien aux enfants. Je préfère continuer à faire semblant devant eux.
Règle n°4 – tu ne me touches plus, nous deux c’est fini. T’es libre d’aller trouver quelqu’un d’autre, et moi aussi.
Règle n°5 – je garde tes clés de voiture jusqu’à nouvel ordre.

Oui, Milo s’était montré extrêmement ferme. Bon… Concernant la règle numéro 5, c’était un peu compliqué. Il n’était pas prêt à voir quelqu’un d’autre et encore moins à le voir fréquenter quelqu’un d’autre. C’était simplement histoire de le faire réagir, lui qui avait tendance à se morfondre depuis quelques mois. Certes, Creed avait vécu des moments difficiles ces derniers temps. Mais il avait entraîné Milo dans sa chute. Il ne comptait plus les engueulades dues à l’alcool, ni le nombre de fois où Creed avait haussé le ton inutilement à cause de la colère qu’il pouvait ressentir. D’une façon ou d’une autre, Milo voulait lui faire payer tout ça. Sa bêtise y compris.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, il avait invité un très bel homme à la maison… Okay, Milo cherchait peut-être un peu la merde. Mais leur relation n’était devenue que reproches et coups bas. Et aujourd’hui il comptait frapper un grand coup. Parce que Creed l’aimait encore. Et s’il voulait récupérer Milo, il devait arrêter de boire. Or, ce dernier ayant des doutes sur sa bonne volonté… Il avait trouvé ce moyen pour l’énerver et le motiver à la fois. Totalement puéril sûrement. Mais Creed ne s’était pas montré plus adulte. En réalité, ce type n’intéressait pas Milo. Ce n’était qu’un ami qui savait parfaitement le rôle à jouer.
Alors, quand Creed rentra du travail ce jour-là et qu’il les trouva dans le salon à discuter, Milo sourit. Un faux sourire qui avait l’air tellement sincère à force de s’être entraîné. « Tiens salut ! J’pensais que tu rentrerais plus tard aujourd’hui. Bon du coup… Andy, je te présente Creed. Creed, voici Andy. Un… Ami. »

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Texarkana
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Pigeon



 Creed Conlone
 
J'ai 36 ans et je vis à Wallace dans l'Idaho aux USA. Dans la vie, je suis mécanicien et je m'en sors bien grâce mon ancien job de transporteur routier qui rapportait beaucoup. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis mal.
 


➽ Il possède une Triumph Bonneville T120 et un pick-up Chevrolet Silverado dont Milo lui a retiré les clés.
➽ Il aime son boulot actuel, ayant toujours été féru de mécanique.

Caractère : Travailleur, réfléchis, cultivé. Quelque peu taciturne, plus encore depuis les évènements qui l'ont impacté, entre le décès de son meilleur ami dont il se sent responsable, puis la séparation avec sa moitié et la fois où il a pris la voiture avec leurs mômes à bord alors qu'il était fin ivre.
Il est bien moins réfléchi depuis qu'il s'est mis à boire et il a du mal à s'en sortir.
Protecteur, attentionné. Parfois imprévisible et immature quand il lui prend l'envie de faire des conneries et de retomber en enfance. Drôle, audacieux, manque parfois de délicatesse avec les gens qui l’agacent. Fonceur.
En apparence, il est calme et posé mais il ne vaut mieux pas trop le chercher. Il peut se montrer hyper impulsif.

➽ Passions : cinéma, musique (rock, blues, metal, ...), moto, mécanique. Sa petite famille.
➽ Il a de nombreux tatouages sur la poitrine, les bras et dans le dos.


 

Tom Hardy ©️ Hardyness


 
La nuit a été difficile, comme un paquet d'autres. Depuis que Milo et moi sommes séparés, rien ne va plus. Je ne sais ce qui est le plus éprouvant entre ça, la perte de Jeff mon meilleur ami d'enfance et ma plongée incontrôlée dans ce démon qu'est la boisson. Mon boulot en pâti sévèrement, étant de plus en plus sujet à des absences, entendez par là que je suis parfois tellement plongé dans mes pensés que j'en laisse ma tâche en suspend. Le pire de tout, c'est ce que j’ai risqué il y a quelques temps, ce pourquoi Milo a décidé de notre séparation et de cette petite comédie à laquelle on se prête pour le bien des enfants. Nos deux petites bouilles dont j’ai mis la vie en péril un jour où j'étais ivre mort en prenant le volant avec eux à bord alors que je ne me rendais pas compte de mon état.
Malgré toutes mes erreurs, malgré la volonté que je désire retrouver de pouvoir mettre un trait sur la boisson, j'ai du mal à me relever. Et plus les ennuis, la douleur et les tensions s'accumulent entre Milo et moi, plus j’ai tendance à basculer du mauvais côté. C’est un combat de tous les jours et si je parviens à peu près à me mesurer sur ma consommation, il y a des fois où je cède inévitablement.

Notre séparation n'a rien arrangé à la détresse immense dans laquelle je me retrouve plongé depuis que j’ai perdu mon meilleur ami. Lui et moi nous connaissions depuis la toute prime enfance, nous étions quasi inséparables. Il était un frère pour moi. Et sa disparition est en partie ma faute. Jeff a trouvé la mort sur la route alors qu'il se rendait dans un autre État à quelques bonnes heures de route d'ici. Il m'avait demandé pour le week-end de l'y accompagner. Il n'avait pas le choix que d'aller là-bas, ayant subit une perte dans sa famille à ce moment là. Et entre la fatigue, le bouleversement et les kilomètres, le trajet a eu raison de lui alors qu'il s'est endormi au volant. Il comptait sur ma présence pour nous relayer au volant, déjà épuisé par sa semaine, mais j’ai du décliner et la culpabilité qui m'a fauché en apprenant sa mort a été d'autant plus dévastatrice encore que toute la douleur que ça m'a causé et que ça me cause encore.

C’est ainsi que j’ai sombré dans l'alcool. J'avais pourtant Milo et nos deux amours sur qui m'appuyer. Ça aurait du être suffisant pour me permettre de trouver un soutien autre que la boisson. Mais j’ai été faible, je ne comprends toujours pas pourquoi. Ça ne me ressemble tellement pas. J’ai toujours été fonceur et d'un fort tempérament, du genre à en endurer beaucoup. Aujourd'hui je me fais l’impression d'une loque ... pire, d'un lâche. La culpabilité a eu le dessus sur moi. Le tout relevé de ce sentiment de honte combiné à la perte de Jeff.

Et puis il y a eu mes écarts avec la boisson que Milo a commencé à capter, il y a eu cet acte innommable et d'une infinie stupidité qui m'a conduit à risquer la peau de nos gosses. Puis il y a eu la séparation et ces foutues règles qui ont creusé ce fossé entre moi et mes responsabilités de père et d'époux. J'aurais là aussi pu m'écraser, me bouger pour me sortir de ce piège qu'est l'alcool et tout le reste. Me bouger pour lui, pour eux et avant tout pour moi. Mais ça n'a pas suffit. Depuis, je lutte et me comporte comme un égoïste, flanchant plus qu'à mon tour à nouveau dans la bouteille.
Pourtant je ne peux en vouloir à Milo, cette situation c’est moi qui l’ai créée en me renfermant, incapable de communiquer, de partager ma douleur, encore moins le sentiment de culpabilité qui m'étreint depuis le jour où j’ai appris la disparition de Jeff.
Et putain, pourtant j'aime Milo et j'aime mes enfants. Plus que tout au monde.
Pourtant la lâcheté inhabituelle qui me caractérise depuis les évènements et mes tourments, prennent toujours le dessus quoi que je fasse. Tout ce à quoi je parviens jusqu'ici, c'est me plier à cette comédie du petit couple parfait pour ne pas déstabiliser les enfants. Ça sonnerait faux de dire que je ferais tout pour récupérer mon homme au vu de mon attitude et de mon manque d'initiative par rapport au désir pourtant présent de m'en sortir, mais c'est pourtant le cas. Milo est tout pour moi. Notre famille représente tout. C’est tout ce que j'ai. Mes parents sont décédés lorsque j'avais tout juste vingt ans, et je ne connaissais et côtoyais guère moins qu'eux deux en dehors de mon meilleur ami d’enfance.
Aussi, Jeff et ma petite famille représentaient tout mon univers. Et eux trois sont désormais tout ce qui m'éloigne de la solitude dans laquelle je me complairais assurément sans eux. Cette solitude à laquelle je goute finalement malgré moi au vu de la distance creusée avec toi. Toi, ma moitié. Milo Callahan, l'homme que j'ai épousé. Et d'une façon différente avec les enfants qui, s'ils ne se rendent compte de rien, m'échappent à mesure que les règles que tu as instauré s'imposent à moi et m'éloignent de mon rôle de père. Rectification, c'est moi qui ai provoqué ça, ce n'est en rien la faute à ces foutues règles. Quoi de plus légitime de ta part pour protéger nos enfants.

Mais rien n'est simple, pas vrai ? Il y a des obstacles parfois dans la vie qu'on laisse s'accumuler alors qu'on a pourtant tout à portée de main pour les dépasser. Ça parait pourtant si simple d'affronter tout ça et de me réveiller. Mais je comate malgré moi comme si je me complaisais dans la souffrance. Et putain, j’enrage pourtant intérieurement comme jamais de me comporter comme tel.

Je crois que ce qui m'a le plus achevé c'est cette règle concernant cette toute nouvelle liberté par rapport à la possibilité d'aller voir ailleurs tant que ça reste discret. Quelque fut la vivacité de ma réaction lorsque tu l'as énoncée, ce n'est encore une fois pas ce qui est parvenu à me pousser à me bouger pour autant. A l'heure qu'il est je ne ressemble plus vraiment à l'homme que tu as connu au final. Et mon impulsivité et mes emportements n'arrangent rien à l'affaire.

~*~

Resserrant les écrous à l'aide d'une clé à douilles, j'en ai presque fini, moi qui croyais que je n'allais pas en voir le bout tant je galère depuis ce matin sur cette caisse que je maudis depuis son arrivée au garage. Passant l'avant bras sur mon front, j'étale plus qu'autre chose la trace de cambouis qui me barre le front. C’est la fin de journée, il est temps de retourner à la maison. Je reste un moment devant le miroir du lavabo au fond de l'atelier. Bon sang, j'ai franchement une tronche de déterré. Une fois propre, je vais troquer ma combi contre ma tenue dans le casier. Je récupère mes clés de moto et sors en saluant les autres gars qui s'apprêtent eux aussi à repartir chez eux avec sans doute plus d'entrain que moi à en voir leurs sourires et leur façon de déconner entre eux. Je ne me suis jamais beaucoup mêlé à eux mais fut un temps où j'échangeais tout de même un peu plus qu'aujourd'hui. Et si j'étais déjà taciturne auparavant, aujourd'hui c'est pire encore.

Me calant un instant contre le capot d'une bagnole garée à côté de ma bécane, je récupère mon paquet de clopes, en plaçant une au coin de mes lèvres tandis que j'observe le décor montagneux alentour. Quel plus beau cadre de vie que celui-ci ? Pourtant j’en viens encore à me morfondre face à un tel paysage.
La rumeur de la circulation provenant de l'interstate-90 se fait entendre. Elle me rappelle sur le chemin de retour. Le garage où je bosse est à Mullan, à tout juste une dizaine de minutes de Wallace où nous vivons. Aussi le trajet en moto chaque jour n'est pas bien long. Tu m'as interdit de reprendre la voiture, craignant que je n'embarque de nouveau avec moi les enfants un jour où je suis alcoolisé. Normal que tu ne me fasses plus confiance sur ce point pourtant, ma fierté a pris le dessus et j'ai décidé de me montrer malgré tout borné en utilisant la bécane. Car si certes cette règle vise à protéger en priorité nos mômes, elle me concerne moi aussi. J'imagine qu'une petite partie de toi tient encore à moi au fond et que tu n'as pas envie de me voir risquer ma propre peau en moto.
Mais si je bois encore désormais en tentant  de mesurer ma consommation ou plus particulièrement les moments, je ne touche à l'alcool que lorsque je suis certain de ne pas sortir. Ce qui implique pas la journée, encore moins au boulot. Du moins, c'est ce à quoi je m'efforce.

Il est temps de renfourcher la moto et rejoindre Wallace. J'appréhende chaque foutue fin de journée, le retour à la maison. Je démarre et mets plein gaz une fois arrivé sur l'interstate. Je ne connais rien de mieux que la vitesse pour éprouver cette sensation qui m’apaise au moins pour un temps, aussi court soit-il.
Cette moto était celle de Jeff, une Triumph Bonneville T120. Je l'ai récupérée et depuis, je ne roule plus qu'avec elle. La mienne restant au garage. Je devrais sans doute songer à la revendre.
Il y a des fois où j’ai envie de partir loin, dépasser Wallace et me laisser guider au hasard sur les routes. Mon ancien job me manque. Je travaillais pour une boite de transport et j'arpentais les routes des États alentours à bord d'un Peterbilt noir. J'adorais ce camion. Mais lorsque moi et Milo avons voulu adopter, j’ai décidé de changer de job et me suis reconverti dans le domaine de la mécanique automobile, pour pouvoir avoir plus de temps à leur consacrer et ne pas être absent la majorité de la semaine.
Au point où ça en est entre nous, je pourrais très bien bosser à nouveau dans les transports routiers mais je sais que ainsi plongé le plus gros du temps dans la solitude, rien que le bitume et moi, je risquerais de commettre à nouveau nombre d'erreurs.

Arrivé à la maison, mon appréhension est bien vite remplacée par un sentiment que je ne saurais réellement définir alors que je te trouve avec un mec, tranquillement installé dans le salon. La règle n°4 m'explose en pleine gueule face à la situation. Et le sourire à la con que t'as, collé aux lèvres me donne juste envie de tout défoncer sur l'instant.

« Tiens salut ! J’pensais que tu rentrerais plus tard aujourd’hui. Bon du coup… Andy, je te présente Creed. Creed, voici Andy. Un… Ami. »

J'arque un sourcil, l'air de dire "qu'est-ce que ça peut me foutre". J’ai bien envie de te dire de m'épargner les présentations mais plutôt que de laisser l'explosion me submerger, j'ignore l'autre tête de con et te défi un instant du regard en le rivant au tien. Toute parole est inutile, je n'adresse pas même un signe de salut à l'intrus et prend alors la direction de la cuisine, me délestant de mon blouson au passage en l'envoyant dans un geste hasardeux, sur le dossier d'une chaise. Mon cuir s'échoue au sol, tant pis, je le ramasserais plus tard. J'ouvre le frigo brutalement dans l'idée de me prendre une bière en zappant que même ça, tu t'es assuré qu'il n'y en ai plus. Je cogne la porte de ce dernier en le refermant, frustré.

- Putain, une bière c'est pas la mort ! beuglais-je depuis la cuisine.

Sous le coup de tout ce mélange foireux de sentiments et d'émotions contradictoires que je tente malgré tout de canaliser, je finis par ne plus pouvoir me retenir, et reviens alors dans le salon, me calant sur une chaise que je tire un peu vivement.

- Toi, tu dégages ! Presto ! tonnais-je en pointant ton pote du doigt.


I'm a motherfucking beast !!

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david giuntoli ©️ blondie


Quand il avait instauré la quatrième règle, Milo y avait vraiment cru. Il avait vraiment pensé qu’il pourrait rencontrer quelqu’un d’autre, qu’il pourrait être intéressé par d’autres hommes. Et il avait vaguement essayé d’ailleurs… Pour s’extirper au plus vite des liens qui le retenaient attaché à Creed. Pour se donner la force de lui en vouloir, la force de ne pas craquer. Alors il s’était inscrit sur un site de rencontres. Mais aucun homme n’avait pu trouver grâce à ses yeux. Ils étaient tous moches, insignifiants, un peu débiles… En fait, ils n’étaient pas Creed. Et malgré sa connerie, ses humeurs, son penchant pour la boisson, il restait quelqu’un de bien. Quelqu’un dont il était tombé amoureux de longues années avant. Quelqu’un avec qui il avait voulu fonder une famille. Avec qui il avait d’ailleurs fondé une famille. Alors bien sûr il n’en avait pas parlé à Creed. Si ce dernier avait su que Milo n’arrivait finalement pas à tourner la page, il aurait pensé que le combat était gagné. Peut-être qu’il l’était… Peut-être pas. En fait, Milo était juste totalement paumé et pas certain de ses décisions. Pouvait-on en vouloir toute sa vie à une personne que l’on aime réellement ? C’était ce qu’il expérimentait en ce moment-même. Actuellement il était toujours en rogne mais pour combien de temps encore ? Et ce serait mentir que d’affirmer qu’il ne lui manquait pas.

Il aurait tellement voulu que les choses se passent autrement. Il aurait tellement voulu qu’ils se parlent, que Creed lui permette de l’aider. Encore maintenant, Milo voulait l’aider. Car il souffrait, le mécano. Mais la rancœur était encore trop présente pour qu’il ne vienne le consoler et lui dire que tout irait bien. Chaque plaie prenait une éternité à guérir. Lequel des deux se viderait de son sang en premier ?

C’était peut-être mesquin d’inviter cet ami à la maison. Cet ami qui était en plus bel homme et qui mettrait sûrement Creed sur les nerfs. A vrai dire, il avait rencontré Andy sur le fameux site de rencontres. Mais très vite il n’avait plus été question de le séduire. En fait, le soir où ils s’étaient vus, Milo avait craqué et lui avait raconté toute son histoire. L’autre homme avait été attentif, à l’écoute, et ils étaient très vite devenus amis. C’était ensemble qu’ils avaient eu cette idée. De toute façon, ça n’aurait pas pu marcher autrement car Creed connaissait tous ses amis.

Les présentations furent très rapides. Creed s’enfuit dans la cuisine, à la recherche d’une bière. A sa remarque, Milo ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Etait-il vraiment en position de demander une bière ? Il regarda Andy, ce dernier tenta de l’apaiser par un regard plein de compréhension. Peine perdue. « T’en bois déjà assez au boulot. » qu’il affirma. Prêcher le faux pour savoir le vrai. Jusqu’ici Milo n’avait eu aucune preuve qu’il continue à boire mais avec le climat entre eux deux ça ne l’étonnerait pas vraiment. Deux solutions : soit Creed s’enfonçait un peu plus, soit il prenait cette distance pour motivation et il arrêtait de faire le con.
Milo savait qu’il n’avait pas tout juste de son côté. Qu’il ne réagissait pas de la même façon. N’importe quel psy lui dirait de soutenir son homme et de ne pas lui cracher sa haine toute la sainte journée. Mais c’était plus fort que lui. La plaie était encore trop à vif.

Pas de réaction par rapport à Andy. Milo ne savait pas trop s’il devait bien le prendre ou non. Creed arrivait à se contenir, il était adulte… Oh attendez, j’ai parlé trop vite. Il ordonna finalement à Andy de dégager sur un ton particulièrement sec. Creed défendait son territoire. Ca voulait dire qu’il n’avait pas totalement abandonné et qu’il était toujours dans l’idée de reconquérir son homme. Et mine de rien, ça rassurait un peu Milo. Qui bien entendu, ne l’exprima pas exactement de cette façon… Il se posta devant son ex en croisant les bras. « Tu te prends pour qui au juste ? Ici c’est autant chez moi que chez toi. Andy est mon invité et j’apprécierais que tu fasses preuve d’un peu de savoir-vivre, si tu sais toutefois ce que ça veut dire. » Se sentant un peu gêné par la situation – même si Milo l’avait prévenu – Andy se releva à son tour et, d’un sourire gêné : « J’ai du travail, je vais y aller. » Il s’approcha de Milo, posa une main sur son épaule et murmura un bref bon courage. Puis, il regarda Creed et sourit. « Ravi d’avoir fait ta connaissance ! » Ca, c’était peut-être un peu trop comme provocation. A moins que ça ne soit la main sur l’épaule de Milo…

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Texarkana
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➽ Je possède une Triumph Bonneville T120 et un pick-up Chevrolet Silverado.
➽ J'aime mon boulot actuel, ayant toujours été féru de mécanique.

➽ Caractère : Travailleur, réfléchis, cultivé. Protecteur, attentionné. Quelque peu taciturne, plus encore depuis les évènements qui l'ont impacté, entre le décès de son meilleur ami dont il se sent responsable et la séparation avec sa moitié, entre autres.
Parfois imprévisible et immature quand il lui prend l'envie de faire des conneries et de retomber en enfance. Drôle, audacieux, manque parfois de délicatesse avec les gens qui l’agacent. Fonceur.
En apparence, il est calme et posé mais il ne vaut mieux pas trop le chercher. Il peut se montrer hyper impulsif.

➽ Passions : cinéma, musique (rock, blues, metal, ...), moto, mécanique. Sa petite famille.
➽ Il a de nombreux tatouages sur la poitrine, les bras et dans le dos.


 

Tom Hardy ©️ Hardyness


 
- Putain, une bière c'est pas la mort ! beuglais-je depuis la cuisine alors que tu t'es assuré depuis quelques temps qu'il n'y en ait plus.

« T’en bois déjà assez au boulot. »

- Joue pas à ce jeu là avec moi, c'est minable, rétorquais avant de débarquer dans le salon, ne parvenant pas plus longtemps à contenir l'agitation qui me gagne alors que j'ai du mal à tolérer la présence de cet intrus chez nous. Si tu voulais me faire mal, t'as clairement assuré. Chapeau mec !  J'aurais pas cru de toi que tu pourrais me jouer un aussi vilain tour. Ça me surprend autant que ça me blesse. Comme si je n'en endurais pas assez comme ça ... !
Me calant sur une chaise en la tirant un peu brusquement, je balance à l'autre.

- Toi, tu dégages ! Presto ! tonnais-je en pointant ton pote du doigt.

Le type reste un instant sous le coup de la surprise et du malaise ambiant tandis que tu te redresses pour te planter face à moi. Chose que j'ai bien envie de faire moi aussi pour te regarder droit dans les yeux pendant que tu me balances ta petite provocation.

« Tu te prends pour qui au juste ? Ici c’est autant chez moi que chez toi. Andy est mon invité et j’apprécierais que tu fasses preuve d’un peu de savoir-vivre, si tu sais toutefois ce que ça veut dire. »

Mais plutôt que faire monter la pression un cran au-dessus, je te provoque à ma façon en prenant une pause faussement décontractée, le bras gauche étendu sur la table et l'autre glissant à la base de ma nuque, t'adressant un regard se voulant le plus blasé possible tandis que je te rétorque alors :

- Comme si j'allais m’embarrasser de ça ... lâchais-je tranquillement.

L'autre gueule de minet se redresse, visiblement gêné.

« J’ai du travail, je vais y aller. »

J'arque un sourcil sans dire un mot alors qu'il approche. Et je crispe la mâchoire à m'en faire péter les mandibules alors qu'il pose une main sur ton épaule. Je fais tout pour ne pas broyer le paquet de clopes avec lequel je joue dans ma main gauche, le faisant tournoyer jusqu'ici gentiment sur la table comme une toupie. Je n'entends pas ce qu'il te murmure, me concentrant d'avantage pour ne pas me lever d'un coup et lui rentrer dedans. L'enfoiré qui jouait la carte du mec gêné semble finalement user d'une certaine provocation envers moi mais je me connais, si je lui rentre dedans là tout de suite, je ne saurais pas retenir mes coups. Ce n'est pas ce qui m'arrête vraiment et me pousse à renoncer, j'ai déjà réduit des types en bouillie à l’occasion sans que ça ne me pose quelque problème de conscience. Non, ce qui me retient, c'est toi. Parce que même si la situation est déjà crasse entre nous, ceci pourrait bien me mettre sur la voie de non retour, m'éloignant encore un peu plus de la possibilité de pardon. Putain ... ça me fait chier rien que d'y songer. Je déteste avoir à quémander ton pardon même si je m'en veux pour le risque que j'ai fait courir aux gosses. C'est d'ailleurs sans doute pour ça que je ne fais pas franchement d'effort. Ma fierté joue beaucoup là-dedans, aussi débile que ce soit de s'attarder sur un sentiment aussi peu mature. Mais je reste un mec et tu connais mon tempérament.

Quoi qu'il en soit, sa formule de politesse on ne peut plus mesquine vient s'ajouter à ma frustration, et une fois l'intrus passé la porte, je me redresse en frottant mes mains sur mon pantalon puis vais verrouiller derrière moi comme si je craignais que tu ne te défiles, pourtant ce n'est pas vraiment ton genre, je ne devrais avoir aucune crainte là-dessus.

- Je ne te pensais pas susceptible d'agir comme un tel enfoiré en poussant la mesquinerie à ce point. Ramène encore un seul mec chez nous ... menaçais-je en me plantant devant toi, les mains calées dans les poches arrière de mon jean's pour m'empêcher de t'agripper par le col.

- Ça va être l'heure d'aller récupérer les mômes, je viens avec toi. Je lève un doigt en l'air comme pour t'interrompre avant que tu ne t'y oppose. Pas le choix, si je reste ici, à votre retour t'auras plus qu'à leur expliquer pourquoi tout a été saccagé, me fis-je ainsi comprendre alors que je sais pertinemment qu'il faut que je m'occupe, sans quoi je risque de passer mes nerfs sur tout ce qui meuble la baraque.
Si j'ai toujours su me défouler discrètement ailleurs pour ne pas me faire remarquer, là j'aurais bien du mal à me retenir longtemps, et tu sais combien je peux me montrer impulsif et violent. Pas envers toi ni les enfants certes mais tu m'as déjà vu dans ce genre d'état bien que rares.

Et le plus difficile présentement, c'est d'arriver à gérer cette crasse de plus. Sans aucun doute la plus belle que tu ne m'aies jamais faite. C’est dans ces moments-là qu'il m'est le plus difficile de ne pas céder à la bouteille pour y noyer les larmes que je ne veux en aucun cas laisser m'échapper.
Récupérant ma veste, je retourne dehors pour prendre l'air et me dirige vers ta voiture, prêt à grimper côté passager, posant mes bras sur le toit du véhicule en regardant dans le vague.
Tenir ... . Occuper mes pensées, ne songer qu'à nos deux petites bouilles. Pour une fois cependant, il faudra se passer de quelconque comédie devant eux, ça ne fera qu'empirer le flot de tourments qui m'a investi depuis mon retour, et bien avant encore. Il y a des moments comme ça où j’en suis proprement incapable. De toute façon, les autres parents ne se font pas des démonstrations d'affection à tout bout de champ devant leurs mômes. Au moins cette comédie ne m'est pas imposée H24. C'est par moments plus difficile qu'à d'autres de se prêter à ton petit jeu alors que je n’ai pas voulu tout ça. Notre séparation, la déception que j'ai fais naitre dans ton regard, entre autres ... .



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Creed perdait facilement la face. Le sang-froid, il ne connaissait pas beaucoup. D’un autre côté, difficile de rester de marbre quand son homme se faisait draguer sous ses yeux. Milo n’était pas peu fier de son plan. Parce qu’il frappait là où ça faisait mal. D’accord, c’était mesquin, cruel, et même risqué. Mais c’était pour le punir de le prendre pour un con, pour le punir d’avoir été con aussi. Et surtout pour lui donner la rage de le reconquérir. Parce que clairement, on avait l’impression que Creed n’en avait rien à foutre d’eux. Il n’avait pas levé une fois le petit doigt pour sa gueule. Ne serait-ce que proposer un rendez-vous, un repas romantique… Il en faudrait certes beaucoup pour que Milo craque – quoique – mais à ce rythme-là, c’est-à-dire avec zéro effort et petites attentions, ils en arriveraient au divorce. Parce qu’il se disait quoi dans sa tête, Milo ? Que Creed se fichait d’être avec ou sans lui, qu’il ne l’aimait pas assez pour essayer de le reconquérir ou pour arrêter de boire. Qu’il ne restait que pour les gosses, au final. Et que s’il arrêtait de boire, ce serait uniquement pour eux et pas pour lui.

Il y avait des jours où il était très énervé contre Creed. D’autres où il lui manquait vraiment… Manque de bol, aujourd’hui, il était plutôt en rogne. Alors quand ce dernier le menaça en prime… Loin d’être effrayé, il restait planté devant lui sans ciller. « Il se passera quoi si je recommence ? Tu vas m’en foutre une ? Vraiment ? Essaie un peu Creed et tu peux être certain de ne plus jamais nous revoir. Tu m’fais pas peur. » Creed ne le frapperait jamais. Milo en était persuadé. Mais entre la colère, la frustration et l’alcool… Les choses pouvaient si facilement dégénérer.
Milo grimaça lorsqu’il imposa sa présence pour aller chercher les gamins. Génial. Le trajet allait donc être sous tension et incroyablement gênant. Milo préféra ne rien dire. Il se contenta d’attraper sa veste et de prendre les clés. Vivement ce soir, quand ils n’auraient plus l’obligation de se parler. Aujourd’hui, il ne se sentait clairement pas d’humeur à jouer la comédie devant les enfants en tout cas.

Il rejoignit Creed dehors et monta dans la voiture sans dire un mot. Il mit sa ceinture, lança un regard noir à Creed pour qu’il fasse de même, et démarra. Comme prévu, le trajet qui ne durait pourtant que quelques minutes sembla durer des heures. Milo alluma la radio pour couper ce silence pesant. Bien heureusement, une petite vingtaine de minutes plus tard, les enfants apportèrent leur joie de vivre toute naturelle. L’homme retrouva donc un peu le sourire, toujours content d’aller les chercher à l’école. D’autant qu’aujourd’hui il l’avait promis : ils allaient tous au parc pour jouer.

Cette fois l’habitacle de la voiture fut meublé par la voix de la petite fille qui racontait sa journée avec enthousiasme. Elle était si jolie. De longs cheveux noirs, des yeux clairs qui contrastaient parfaitement. Quand il la regardait, Milo se disait qu’il avait pris la bonne décision. De leur épargner tout ça. Il ne voulait pas les voir tristes, jamais. Arrivés au parc, les gamins partirent directement jouer au toboggan tandis que Milo se posait sur un banc. Et Creed… Bah Creed faisait ce qu’il voulait, honnêtement Milo n’en avait rien à faire. Il n’avait pas digéré la menace encore.

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Texarkana
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J'ai 36 ans et je vis à Wallace dans l'Idaho aux USA. Dans la vie, je suis mécanicien et je m'en sors bien grâce mon ancien job de transporteur routier qui rapportait beaucoup. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis mal.



➽ Je possède une Triumph Bonneville T120 et un pick-up Chevrolet Silverado.
➽ J'aime mon boulot actuel, ayant toujours été féru de mécanique.

➽ Caractère : Travailleur, réfléchis, cultivé. Protecteur, attentionné. Quelque peu taciturne, plus encore depuis les évènements qui l'ont impacté, entre le décès de son meilleur ami dont il se sent responsable et la séparation avec sa moitié, entre autres.
Parfois imprévisible et immature quand il lui prend l'envie de faire des conneries et de retomber en enfance. Drôle, audacieux, manque parfois de délicatesse avec les gens qui l’agacent. Fonceur.
En apparence, il est calme et posé mais il ne vaut mieux pas trop le chercher. Il peut se montrer hyper impulsif.

➽ Passions : cinéma, musique (rock, blues, metal, ...), moto, mécanique. Sa petite famille.
➽ Il a de nombreux tatouages sur la poitrine, les bras et dans le dos.




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« Il se passera quoi si je recommence ?»

- J'ai vraiment besoin de te le dire ?

« Tu vas m’en foutre une ? Vraiment ? Essaie un peu Creed et tu peux être certain de ne plus jamais nous revoir. Tu m’fais pas peur. »

Je ne relève même pas et esquisse un geste dans l'air comme pour dire, arrête de t'exciter tout seul. Tu sais pertinemment que je ne compte pas te mettre sur la gueule à toi. Ce que je souligne alors. Récupérant ma veste un instant plus tard alors que je t'impose ma présence pour aller chercher les gosses, je ne tarde pas à quitter les lieux et attendre près de la voiture. Tu me rejoins et nous grimpons à bord sans nous adresser un mot de tout le trajet. Encore moins lorsque nous attendons devant l'école. Assis sur le capot de la voiture, les jambes balançant dans le vide, je ne tarde pas à en bondir lorsque Jade et Tyron se ramènent en courant à fond de train dans notre direction, trop heureux de nous trouver tous les deux à la sortie des cours. La gosse est la première à me sauter dans les bras puis Tyron me surprend en se glissant en douce dans mon dos après avoir grimpé sur le capot de la voiture pour pouvoir s'accrocher à mon cou. Un vrai ouistiti celui-là. Il me fait à moitié bouffer ses cheveux, qu'il a super longs, en les ramenant sur mon visage pour me grimer en une version absurde de chewbacca. Ça rigole, ça chahute puis nous remontons en voiture, direction le parc. Je suis fin fou de les retrouver et de partager ainsi leur bonne humeur qui me fait un instant tout oublier.

Jade chahute un instant à l'arrière avec son frère et menace pour plaisanter de lui couper les cheveux. Ces deux là se chamaillent car Tyron a de longs cheveux bruns qui lui descendent quasi en bas du dos, là où Jade les a à la moitié du dos. Ils me font rire tous les deux, ils s'entendent bien et leur chamailleries même parfois sérieuses, arrivent toujours à me faire rire, la plupart du temps soufflé par la répartie qu'ils ont déjà à leur âge. Ils font ma fierté. Tous deux semblent tout aussi fiers d'avoir deux papa. J'ai eu peur que ce soit difficile pour eux au début mais ça a été.
Tyron semble voir un genre de modèle en moi. Il est fou du genre de musique que j'écoute, que ce soit en passant du rock, du metal ou même du blues et de la saoul. Il a des airs de petit metaleux avec ses cheveux longs et son look. Jade est tout aussi sublime avec son petit minois et ses grands yeux où percent un éclair d'intelligence et de malice. Elle est plutôt futée elle aussi. Et parfois j'ai peur que tous les deux ne remarquent le manège auquel on se soumet toi et moi. Les mômes sont tellement observateur parfois, ils devinent des choses qu'on ne soupçonne parfois pas soi-même.

Arrivés au parc, les mômes sont les premiers à s'élancer vers les jeux. J'aime bien cet endroit et le paysage autour, niché ainsi au cœur de la vallée, entouré par les montagnes, je ne connais pas plus bel endroit où je souhaiterais vivre. M'allumant une clope, je marche tranquillement dans leur direction sous les rayons du soleil dans ce ciel azur. Je pose les yeux sur toi un instant et ne tarde pas à le détourner. Bon sang, je me rappelle de certains instants partagés ici même, à regarder les mômes jouer en se tenant bras dessus bras dessous à les observer. Avant de me laisser à nouveau gagner par un sentiment de mélancolie profonde, je me mets à courir, clope calée au coin des lèvres pour aller chopper Tyron par derrière et le soulever dans les airs, le faisant tournoyer avec entrain jusqu'à ce que nous ayons tous les deux le tournis. Nous tombons au sol en faisant les andouilles alors que j'amortis sa chute. Me redressant une seconde plus tard alors que Tyron fonce vers toi, je termine ma clope et m'asseyant sur l'herbe, les jambes légèrement ramenées contre moi et les coudes appuyés sur les genoux.

Les mômes s'en donnent à cœur joie avec toi et ça me fait sourire malgré tout de voir un si joli portrait de famille. Je choppe mon téléphone dans la poche arrière de mon pantalon et vous immortalise tous les trois par le biais d'une photo et d'une petite vidéo.
Me redressant un instant plus tard alors que nos deux petites bouilles prennent les jeux à nouveau d'assaut, je grimpe sur la barrière pour me juger dessus, à tes côtés.

- Je suis allé trop loin, lâchais-je comme une brève excuse. Tyron réclame soudain à ce que je les rejoigne sur le tourniquet pour les faire tourner à fond les ballons, aussi, je ne poursuis pas sur ma lancée. Sautant de la barrière, je m'éloigne doucement de toi à reculons en te regardant et en t'adressant toutefois ces mots. Imagine ce que ça te ferait de me voir fricoter avec un autre type sous notre toit. Y'a des limites. Je vais croire que tu cherches à me rendre jaloux, lâchais-je en conclusion alors que je tilte soudain sur cette option.

C'est vrai, ça m'étonne de toi que tu aies poussé la provoc jusque là. Humpf ouais ... j'en sais rien en fait. C'est peut-être la un nouvel échelon sur le degré de ta vengeance. Me rendant près des mômes, j'attrape l'une des barres du tourniquet et commence à redoubler le mouvement pour lui donner peu à peu plus de vitesse avant de m'échouer moi-même dessus en criant sans doute aussi fort que nos deux petites bouilles.





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S’il y avait bien une chose qu’on ne pouvait pas retirer à Creed : c’était un bon papa. Il savait à la fois jouer, à la fois interdire, aimer, protéger les enfants. Certes, il avait fait une connerie qui aurait bien pu se finir de façon tragique. Mais ce jour-là il n’avait pas été vraiment lui-même. L’alcool avait pris possession de ses moindres mouvements ainsi que de son esprit. C’était pour cette raison que Milo ne s’était pas barré avec les enfants. Parce qu’il restait un très bon père et qu’il avait, de plus, certainement compris sa connerie. Pourtant les choses étaient loin d’être simples. Pourquoi n’arrivait-il pas à pardonner ? A tourner la page ? Il avait eu tellement peur. Il avait été tellement en colère. Mais cette colère n’avait pas été soudaine. C’était une colère qu’il avait commencée à emmagasiner pendant toute la période précédant l’incident. La façon dont Creed se comportait avec lui, notamment à cause de l’alcool. Sa façon de lui parler et surtout, cette manie de l’exclure de son processus de deuil. Si Creed s’était montré moins solitaire, s’il avait compté sur son mari pour l’aider dans cette épreuve, s’il avait laissé Milo l’aider, ils n’en seraient pas là. C’était surtout pour ça qu’il lui en voulait encore aujourd’hui – même si l’image de toute sa famille encastrée dans un arbre ne le quittait pas.

Perdu dans ses pensées, dans ses regrets, il regardait distraitement les enfants jouer avec leur père. Ils souriaient, riaient aux éclats comme s’ils étaient vingt à jouer ensemble. Ils n’avaient peut-être pas tout réussi dans la vie, mais Milo et Creed pouvaient être fiers d’eux pour une chose : leurs enfants. Et ces sourires rassuraient l’éditeur. Peut-être que les enfants n’étaient pas totalement dupes mais ils n’étaient pas non plus malheureux. Ils n’en avaient pas l’air. Et c’était comme une bouffée d’air supplémentaire que de s’en apercevoir.
Finalement, Creed revint vers lui. Allaient-ils se parler ? Ils n’en eurent presque pas le temps, le mécano étant très rapidement réquisitionné par son fils. Toutefois ses mots atteigneirent leur cible. Milo se mordit la lèvre, tentant une fois de plus de se mettre à la place de son mari. Ok, il avait abusé. Il le savait. Mais c’était simplement pour le faire réagir. Pour lui montrer que rien n’était gagné et que s’il ne se bougeait pas, s’il ne tentait pas d’obtenir son pardon, de récupérer son amour, alors il finirait par s’en aller. Bien sûr qu’il aimait Creed. Mais peut-être qu’un jour, les sentiments déclineraient. Parce que Creed ne se serait pas battu pour lui et qu’un autre, peut-être, l’aura fait.

Perturbé par les semi excuses de Creed, il resta un moment dans l’herbe à les regarder. En fait, à le regarder. Il avait presque oublié à quel point il aimait son sourire. Arrivant sournoisement, Jade le fit sursauter. « Qu’est-ce qu’il y a mon cœur ? » Elle lui tendit alors un bouquet de fleurs cueillies un peu plus loin. Milo sourit. « C’est pour moi ? » Mais la petite fit non de la tête. « C’est pour que tu les donnes à papa. » Il la regarda sans comprendre. Non, leurs enfants étaient loin d’être bêtes. Il ne savait pas où était le problème mais ils semblaient au moins réaliser qu’il y en avait un. Milo se sentit un peu bête sur le coup. Il prit les fleurs et l’embrassa sur la joue pour la remercier.

Après quelques minutes de réflexion, il se leva et rejoignit sa petite famille. Là, il se mit à pourchasser Tyron quelques secondes avant de l’attraper et de lui faire des chatouilles. Finalement, il demanda : « Je peux emprunter papa quelques secondes ? » Il se surprenait lui-même à faire le premier pas. Enfin, le deuxième car c’était sa fille qui avait fait le premier. Il attendit « l’autorisation » de son fils puis tira Creed par le bras un peu plus loin. Là, il lui tendit le bouquet de marguerites si joliment réalisé par sa petite princesse, sans rien dire. Au fond, lui aussi il avait des choses à se faire pardonner.

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➽ Je possède une Triumph Bonneville T120 et un pick-up Chevrolet Silverado.
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➽ Caractère : Travailleur, réfléchis, cultivé. Protecteur, attentionné. Quelque peu taciturne, plus encore depuis les évènements qui l'ont impacté, entre le décès de son meilleur ami dont il se sent responsable et la séparation avec sa moitié, entre autres.
Parfois imprévisible et immature quand il lui prend l'envie de faire des conneries et de retomber en enfance. Drôle, audacieux, manque parfois de délicatesse avec les gens qui l’agacent. Fonceur.
En apparence, il est calme et posé mais il ne vaut mieux pas trop le chercher. Il peut se montrer hyper impulsif.

➽ Passions : cinéma, musique (rock, blues, metal, ...), moto, mécanique. Sa petite famille.
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Tandis que nous arrêtons notre manège avec le tourniquet, Jade va crapahuter un instant de son côté tandis que Tyron fait l'andouille sur le toboggan. J'adore ces instants de pur bonheur partagés avec eux et je redoute la période toute proche où ils rentreront au collège et commenceront à trouver que c'est la honte de s'afficher avec les parents. Lorsqu'ils n'auront bientôt plus l'âge de jouer comme présentement sur les jeux au parc et qu'ils perdront peu à peu leurs petites joies d'enfants. Du moins, sans pour autant la perdre, ils évolueront comme tout un chacun et ce ne sera dès lors, plus tout-à-fait pareil. Ces moments de jeux me manqueront assurément, cette complicité, ces moments câlins. C'est sans doute pour ça aussi que j'en profite à ce point en jouant avec eux et en leur consacrant un maximum de mon temps et de mon affection.
Rien qu'à cette réflexion, je me sens à nouveau plein de vigueur pour lutter contre le mal qui me ronge et me sortir de cette vilaine addiction qui a tout foutu en l'air depuis que je suis tombé dedans. Aussi, mon regard se tourne un instant vers toi alors que j'esquisse un doux sourire. Jade est de dos, auprès de toi. Je ne sais pas ce que vous vous dites, vous êtes trop loin mais une expression tendre marque tes traits et mon cœur a un loupé rien qu'à y voir cette douceur qui te rend encore putain de plus désirable que d'habitude.

Tyron m'invite à me placer en bas du toboggan pour le réceptionner et je me place où il le demande. Jade s'invite aussitôt à la fête en grimpant à toute blinde sur l'échelle, criant à son frère de l'attendre pour qu'ils se fassent la descente ensemble. Leur glissade jusqu'en bas me fout à la renverse alors que je les réceptionne tous deux. Ils s'amusent à s'étaler en vrac sur moi, désormais étendu sur le dos. On chahute un peu tandis qu'ils s'éclatent à me faire des chatouilles lorsque tu nous rejoins. Puis tu te mets à poursuivre Tyron pour lui asséner à ton tour des chatouilles, je me mets à rire devant le spectacle et encourage notre fils à courir plus vite pour t'échapper. A moitié mort de rire sous les assauts de Jade qui continue à me faire des guilis.

Tous les deux de retour vers nous, je demande à Tyron de me filer la main pour me redresser. J’épouss'te mon futale en passant les mains sur mes cuisses et sur les fesses pleines de sable tandis qu'il se colle contre moi en m'entourant de ses bras histoire de ne pas me faciliter la manœuvre et profiter d'un câlin mine de rien.

« Je peux emprunter papa quelques secondes ? » demandes-tu à Ty.

Je suis un brin surpris par ta requête et je redoute un peu. Notre ouistiti de fils relâche son étreinte et me laisse ainsi m'éloigner avec toi tandis que tu m'attrapes par le bras. Un geste qui me surprend tout autant mais qui fait redoubler les battements de mon cœur. Calé contre la barrière, tu me tends alors un petit bouquet de marguerites et d'où que puisse venir ce geste, je fonds littéralement sur l'instant même si certes, je ne crois pas t'avoir vu bouger et que je me doute que ça vient soit d'une initiative de notre fille, soit que tu lui aies demandé d'aller en cueillir pour moi. Toutefois peu importe ce qu'il en est, ça me touche et je ne veux pas savoir, le geste est là.

J'accepte le petit présent avec un doux sourire avant d'appuyer mon front contre le tien, passant ma main libre sur l'une de tes joues avant de déposer un baiser sur tes lèvres qui n'a rien d'une comédie jouée par rapport aux enfants. Il est vrai et détenteur de promesses. Ce simple contact fait naitre un essaim de papillons au creux de mon estomac accompagné par le rythme de mon cœur qui bat la chamade. J'oublie tout sur l'instant, ce qui s'est produit à mon retour à la maison, les tensions passées. Il n'existe que l'instant présent et la véracité de ce baiser plein de sincérité que je désire approfondir en mêlant nos langues dans une caresse en t'en offrant un nouveau, et qui te dit que je veux m'en sortir et que je me sens d'attaque sur le moment parce que là tout de suite, je puise cette force en toi et en eux pour ces petits bonheurs que vous m'offrez.





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Il était souvent difficile d’en vouloir éternellement à l’autre. On avait envie de le retrouver, de le pardonner. De l’aider, même. Milo était comme face à un cas de conscience concernant leur situation. Il voulait pardonner à Creed mais il voulait aussi que Creed se batte pour obtenir le pardon. D’un autre côté, avait-il été irréprochable ? Clairement, aujourd’hui Milo était allé trop loin. S’ils étaient en break, ils n’étaient pas moins mariés. Et pas vraiment séparés. Alors le narguer de la sorte, lui laisser penser qu’il laissait son corps aux mains d’un autre, c’était une provocation un poil violente et qui n’aidait en rien Creed à guérir. Il l’avait bien vu dans son regard. Toute la haine qu’il avait pu ressentir en voyant Milo avec un autre. Il était toutefois difficile de savoir si Milo aurait fait le premier pas sans ces fleurs. Sans l’intervention de sa fille. Mais fallait-il vraiment se poser la question ? Ce qui était fait, était fait. Et la petite attention sembla toucher Creed qui devint tout de suite très doux et très réceptif. Au baiser, Milo se laissa emporter par un torrent d’émotions. Il y répondit avec plaisir en passant ses bras autour du cou de Creed. Puis, quand leurs lèvres se séparèrent, il tint à faire durer le moment en enlaçant son mari. Le genre de câlin réconfortant. Comme s’ils ne s’étaient pas vus depuis cinq ans – ce qui, au vu de leur situation, était presque le cas. Plus loin, Jade et Tyron avaient arrêté leur jeu pour regarder leurs deux papas se retrouver. Ils se tapèrent même dans la main, à croire que ce plan était mûrement réfléchi. Ces deux-là n’étaient pas jumeaux pour rien et Milo se remerciait chaque jour d’avoir insisté auprès des institutions pour adopter les deux en même temps. Les séparer aurait été impensable, heureusement leur dossier à l’époque était béton. Aujourd’hui, ils étaient très complices malgré quelques chamailleries normales pour toutes fratries.

Après quelques secondes d’étreinte romantique, il se recula un peu et sourit presque timidement. « On peut aller s’asseoir un peu pour parler ? » Parce qu’ils devaient parler. Ca devenait nécessaire. Une seule discussion sans s’emporter, sans s’énerver, sans jurer. Comme des adultes. Ils se posèrent donc un peu plus loin dans l’herbe. Milo s’assit en tailleur, s’amusant à arracher les brins d’herbe un par un, n’osant pas affronter le regard de Creed. Oui, il se sentait un peu honteux parce qu’il n’avait pas su faire le premier pas tout seul et qu’il avait eu besoin de sa fille pour ça. « Je reconnais que j’ai été trop loin. Le type que t’as vu… Il était juste là pour te faire rager. C’est moi qui lui ai demandé. Après tout ça, j’ai voulu me détacher de toi. J’ai essayé de rencontrer quelqu’un. Je l’ai vu. Mais il s’est rien passé. J’ai pas pu. Depuis, y’a pas un jour où je lui parle pas de toi, le pauvre. » On pouvait aussi considérer Andy comme un sacré cascadeur car il avait bien failli se prendre une baffe de la part de Creed. « Quand je t’ai… quitté, t’as pas eu de réaction. T’as pas essayé de te battre. Et moi, c’est juste ce que j’attendais… Je sais que t’es prêt à tout pour les enfants. Je sais que tu les aimes. Mais j’ai pas eu l’impression que t’étais prêt à tout pour moi. Pas même guérir… » Il se mordit la lèvre. Voilà la première fois qu’il parlait sans rancune, sans colère. Il livrait juste la façon dont il avait vécu les événements et ces derniers mois.

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