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 the bond of family (black brothers)

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MONTCLAIRE
Féminin MESSAGES : 164
INSCRIPTION : 23/02/2017
ÂGE : 22
RÉGION : AQUITAINE
CRÉDITS : KILLER FROM A GANG, TUMBLR

UNIVERS FÉTICHE : FANTASTIQUE
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
SQUARE GRIMMAURD, VACANCES DE NOËL 1975 Les vacances de Noël sont arrivées. Les frères Black sont de retour chez eux, au 12, square Grimmaurd, afin de célébrer avec leurs parents les fêtes de fin d'année. Des célébrations appréciés par certains et déplorées d'autres. Alors que les journées s'accumulent, Sirius se met à rêver d'évasion.

Contexte provenant de cette recherche



She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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MONTCLAIRE
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Sirius
Black

J'ai seize ans et je vis en enfer. Dans la vie, je suis encore à l'école et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis merveilleusement bien, merci.

i solemnly swear that i am up to no good.


avatar © killer from a gang


Sirius comptait parmi les rares élèves de Poudlard qui appréhendaient l’arrivée imminente de vacances scolaires. Alors que ses camarades tendaient à se réjouir à l’idée d’un break bienvenue, une poignée de jours exemptés de devoirs et autres obligations imposés par la scolarité à Poudlard, Sirius en venait à regretter les salles de classe à l’instant où il quittait l’enceinte du château. Ce n’était pas tant que l’idée d’une journée vide de cours lui filait la nausée, non. Ca, il n’avait vraiment rien contre. Ce qui le contrariait c’était que ses vacances, il les passait toujours enfermé dans la maison lugubre de son enfance. Le 12, Square Grimmaurd. Une demeure devenue macabre et qu’il avait cessé de considérer comme étant la sienne des années plus tôt. Il partait désormais s’y enterrer (car c’était bien là ce qu’il éprouvait) à reculons. Cette maison empestait les idées infames défendues par la famille Black, cette parodie de famille de laquelle il se sentait exclu depuis ce qui lui apparaissait déjà comme une éternité. Avait-il seulement un jour eut le sentiment de se sentir réellement en adéquation avec ses gens ? Il n’en savait trop rien. Quoi qu’il en soit, désormais, rien ne le réjouissait plus que la perspective de leur fausser compagnie.

Les vacances avaient donc des airs d’enfer, un enfer que Sirius, âgé de seize ans, voyait s’étirer indéfiniment. Les journées se faisaient si longues qu’il en craignait presque de devenir fou, il faut dire aussi qu’il passait son temps enfermé dans sa chambre. Il crevait d’envie d’être ailleurs, de quitter cette vaste pièce, mais au moins avait-il la paix ainsi reculé dans son petit sanctuaire. Enfin, une paix toute relative tout de même, les autres  habitants de la maison macabre trouvant toujours le moyen de venir la troubler. Ils n’étaient même pas foutus de l’ignorer tout bêtement. A croire qu’ils n’aspiraient qu’à lui pourrir la vie. Fréquemment, Sirius voyait sa mère glisser son visage austère dans l’entrebaillement de la porte, darder sur son aîné un regard empli d’amertume et de déception, avant de s’esquiver sans un mot. Sirius ne comptait plus le nombre de fois où il avait eut envie de se lever brusquement dans ces moments-là pour lui claquer sauvagement la porte au nez. Il la détestait. Il les détestait tous.

Les vacances avaient commencés depuis quelques jours et déjà, Sirius sentait sa patience s’effilocher à toute vitesse. Il n’allait jamais tenir jusqu’à la rentrée. Assis sur son lit, affublé d’un pantalon de jogging et d’un tee-shirt arborant une expression moldue (il s’afférait à se montrer provocateur jusque dans son apparence), il observait la pièce qu’il avait tâché de rendre plus habitable. Sa chambre détonnait furieusement avec le reste de la maison, de la même façon que Sirius lui même détonnait avec le reste de sa famille. Ainsi, il affirmait sa différence avec ces gens. Ainsi, il se rappelait qu’il ne leur ressemblait en rien. Son nom n’était rien, pas plus que son sang. Il n’était pas comme ces gens. Il valait mieux qu’eux. Le regard las de Sirius vint se poser sur un cliché accroché au mur à l’aide d’un sortilège de glue perpétuelle (le seul moyen efficace de décorer de façon définitive sa chambre au gré de ses envies sans que ses parents ne puissent y faire quoi que ce soit). Sur la photographie en question, James et lui souriaient d’un air canaille à l’objectif, l’œil vif et la chevelure en pagaille. Les coins de la bouche de Sirius se relevèrent légèrement. Tu pourrais t’en aller siffla une petite voix dans sa tête. Bien sûr, il aurait pu. Il pourrait. Il en avait besoin. La simple idée de passer une heure de plus dans cette maison lui donnait envie de s’arracher les yeux. Il avait besoin d’air. Passant une main sur sa nuque, Sirius demeura pensif un instant avant de s’agiter brusquement. Il se leva et commença à déambuler la pièce en dévisageant ses affaires d’un regard légèrement absent, comme pour évaluer ses possessions. De quoi avait-il besoin ? De quoi ne pouvait-il pas se passer ? Qu’est-ce qu’il n’avait pas envie d’abandonner ici ? Brièvement ragaillardi par un bref goût de liberté s’égarant sur sa langue, il commença à farfouiller dans ses affaires tout en jetant de temps en temps des bricoles sur son lit. Tout occupé qu’il était à rassembler ses objets de valeur, il n’entendit guère la porte s’ouvrir derrière lui.



She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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BLACK BEAUTY
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CRÉDITS : WARLOCK.

UNIVERS FÉTICHE : HP, CITY, ZOMBIE, UNIVERSITY, PENSIONNAT.
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Limace



Regulus Black
J'ai quinze ans et je vis au 12 square grimmaurd, angleterre. Dans la vie, je suis en cinquième année à poudlard et je m'en sors plutôt bien pour être honnête. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



R.A.B.




thomas mcdonell © ultraviolences
Le jeune adolescent avait quitté Poudlard comme beaucoup d'autres élèves. Les vacances de Noël se profilaient et les bouches ne parlaient presque que de ça. Regulus avait attrapé quelques fils de conversation, ça et là, des sourires également et des lueurs pétillantes dans les prunelles de certains de ses confrères. Noël était synonyme de famille, festins et repos. Et bien que le brun n'ait jamais ressenti de telles ardeurs face à cette célébration dans son enfance, il avait découvert tout son sens lors de sa première année de Poudlard. L'ombre de Sirius n'avait cessé de le poursuivre avant qu'ils n'entrent à Poudlard. Il avait été difficile de se frayer une place lorsque la madone des lieux n'avait eu d'yeux que pour son fils ainé. Et pourtant, son frère avait toujours mis un point d'honneur sur leur fratrie. Il l'avait toujours regardé avec une certaine empathie, comme s'il avait voulu partager un petit bout de sa couronne dorée à son petit frère.
Puis, tout avait changé le soir où Sirius avait posé son derrière royal sur un tabouret dans le Grande Salle de la célèbre école des sorciers qu'était Poudlard. Le nom de Gryffondor avait résonné et l'annonce de cette répartition avait brisé certains cœurs. Regulus avait été présent lorsque leurs parents avait appris la si terrible nouvelle. Il se souvient encore du désarroi qui avait défiguré le visage de sa mère, son père et de ses oncles et tantes. On n'y avait pas cru ses oreilles. Et puis, au fil des mois, l'incompréhension s'était transformée en colère et en mépris, de "mon fils" en "traitre". Dès lors tout avait changé pour Regulus. Il s'était vu encensé d'un coup et n'avait pas pu résister à l'appel de l'attention pour laquelle il avait tant espéré... Et depuis, il vivait comme un petit prince. Il ne pouvait pas se plaindre.

Qui disait Noël, disait retourner à 12 Square Grimmaurd, à Londres. La grande maison n'avait rien de guilleret, ni même de festif. Regulus l'avait connu sombre et inquiétante, bizarrement solitaire. Elle n'avait en rien changé depuis toutes ses années. Mais il s'agissait quand même de son maison, celle qui lui avait paru beaucoup plus vivable depuis six ans. Regulus s'était d'ailleurs précipité dans sa chambre pour ranger sa valise et revoir ses vieux livres, ses bibelots préférés, ses vêtements de véritables sorciers. A peine reposé, il avait enlevé son uniforme de Poudlard et mis ses plus beaux habits, digne d'un sorcier du Mangemagot. Il en était tellement fier qu'il s'était longuement regardé dans un miroir. Et puis, dans un moment de lucidité, il s'était souvenu qu'il avait quelque chose de très important à faire... un objet qu'il devait retrouvé. Une mission si on pouvait appeler ça telle quelle. Il ne lui suffit que de crier une fois le nom de Kreatture pour que l'elfe de maison transplane à ses côtés, les yeux grands ouverts, comme satisfaits de revoir enfin son petit maître. Regulus aussi fut content de revoir son plus proche et confiant serviteur, alors un sourire honnête se forma sur sa bouche. Il savait que sa mère désapprouverait son attitude envers la bête, mais Kreatture avait toujours été là pour lui et il l'avait servi comme jamais. S'il y avait bien quelqu'un qui en savait le plus sur lui, c'était cet elfe de maison. Il lui chuchota deux-trois instructions à l'oreille et décida d'ignorer l'oeil acerbe et mécontent de Kreatture qui, même s'il désapprouvait, mit une main sur son coeur et lâcha un "oui maître, tout de suite.". Avant qu'il ne disparaisse cependant, Regulus tâcha bien de l'avertir. "Fais vite surtout Kreatture. Il me serait désagréable de savoir que ma cousine m'ait doublé sur cette affaire. Tu connais Bellatrix et son engouement pour ce genre de mission. Maintenant, va, j'attendrai ton retour cette nuit." L'elfe de maison avait hoché de la tête et s'était éclipsé sans rien ajouter.
Regulus n'avait plus qu'attendre qu'il ne revienne maintenant. Il soupira et sortit de sa chambre pour aller faire un tour dans les cuisines. Il avait faim et son ventre ne cessait de gargouiller depuis plusieurs minutes maintenant. Il devra s'y glisser discrètement pour que sa mère ne le voit pas s’empiffrer. Sur le chemin, il passa devant la chambre de Sirius et y attendit un drôle de bruit. Des pas empressés et des sons d'objets qu'on entre-choquait. Regulus fronça des sourcils. Il était rare d'entendre de l'animation chez Sirius. Depuis qu'il était revenu, il n'était pas souvent sorti de son antre et le brun savait pourquoi, mais il préférait faire l'aveugle et le sours plutôt que d'admettre la lourde vérité. La couronne sur sa tête lui allait à ravir et il n'y avait rien que son frère puisse dire ou faire qui le confronte aux comportements vils de sa mère et de son père à son égard. Dans une grande curiosité, cependant, le benjamin ouvrit la porte sans même s'enquérir de son indiscrétion. Il avait tous les droits et s'il voulait savoir ce que trafiquait son grand frère dans sa chambre, il n'hésitait pas.
Ce qu'il y vit le dérouta quelque peu. Sirius était en train d'emmagasiner des objets en tas sur son lit. Que pouvait-il bien faire? Est-ce que lui aussi espérait chercher ardemment un bibelot de valeur qui lui rapporterait les faveurs d'un être cher? Regulus entreprit donc de tousser pour rendre sa présence à la lumière aux yeux de Sirius. "Hm, hm." Lorsqu'il vit le dénommé se retourner vivement, Regulus fit une moue interrogatrice. Il s'avança un peu plus dans la chambre de son grand frère. C'était assez bordélique ici, mais il avait toujours été intrigué par l'esthétisme de la chambre de Sirius, n'ayant que très peu d'occasion pour s'y glisser. Ils ne se fréquentaient plus que très rarement. Le brun prit son temps pour observer les objets, dessins, parchemins qui trainaient sur son chemin vers Sirius. Puis, son attention se reporta à nouveau sur son frère. "Alors, on est soudainement empreint d'une envie de ranger? Tu fais bien, c'est un peu le bordel ici... mais pourquoi autant de précipitation?" Il ne savait jamais comment se comporter avec lui. Est-ce qu'il devait lui rendre la sympathie dont il avait fait preuve lorsqu'ils étaient petits? Ou bien se devait-il de suivre l'exemple de ses parents et ses amis à son égard? Sirius était son frère, ils étaient liés par le sang et pourtant Regulus avait l'impression qu'ils étaient deux étrangers dans une même pièce.
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MONTCLAIRE
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Sirius
Black

J'ai seize ans et je vis en enfer. Dans la vie, je suis encore à l'école et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis merveilleusement bien, merci.

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Il lui arrivait d’y repenser, souvent, à ce moment où tout avait changé. Autrefois, c’était lui, l’enfant chéri, l’enfant verni. Le grand garçon de sa mère, son bijou et le fier héritier de son père. Le garçon attendu. Le fils Black. Ils l’avaient choyés leur aîné, le faisant prince d’un monde qui le dépassait alors. Regulus en avait souffert, Sirius en avait toujours eut pleinement conscience. Il s’était retrouvé relégué à l’arrière plan, ombre silencieuse. Le second enfant. Passé le miracle, passé l’honneur du premier né. Sirius n’avait jamais profité de cette différence, au contraire elle avait même toujours eut tendance à le mettre légèrement mal-à-l’aise. Il avait toujours eut à cœur de tirer Reg vers la lumière. Peu lui importait de monopoliser l’attention, peu lui importait d’être traité comme un roi. Il s’était toujours montré protecteur à l’égard de Regulus, tâchant de le préserver de la douleur d’où qu’elle vienne. Mais tout cela remontait loin désormais. De l’eau avait coulé sous les ponts, tout avait changé. Le monde s’était vu défiguré le jour de la répartition de Sirius à Gryffondor. La veille, avant sa première rentrée à Poudlard, il dinait encore avec ses parents, ces derniers s’évertuant encore et toujours à le placer sur le piédestal où ils l’avaient hissés dès sa venue au monde. Ils s’émerveillaient alors, Walburga et Orion Black. Leur petit Sirius, si beau et fier, allait entrer à Poudlard et se verrait réparti dans la foulée au sein des vipères colorées de vert et d’argent. Rien n’allait plus de soit que cela : tous les Black filaient droit à Serpentard. Comme ils avaient été furieux d’apprendre que dans le cas de Sirius, rien de tel ne se produirait… Comme ils avaient hurlés, comme ils avaient criés. Alors que Sirius prenait son tout premier petit déjeuner à la table des Gryffondor, il avait ouvert une beuglante et la voix hystérique de Walburga Black s’était répandue de toute la pièce, hurlant au fiasco, au déshonneur. Son fils, son Sirius, décoré de rouge et de doré ? Quelle horreur. Sirius se souvenait de cette journée comme s’il l’avait vécu hier. Il revoyait encore l’air halluciné de James, son nouvel ami devenu un véritable frère. Il avait gagné un frère ce jour là, le jour de sa répartition. Il n’avait cependant pas vraiment saisi à l’époque qu’il en avait aussi perdu un.

Il ne l’avait pas entendu entrer, tout occupé qu’il était à réunir rapidement une forme de nécessaire de survie. Sirius arpentait la pièce comme un lion en cage, farfouillant dans son bordel. Il avait emmagasiné tant de choses au fil des années… Dans un coin de la pièce, trônait même le cadavre d’une moto qu’il avait toujours eut dans l’idée de réparer. Son cœur se serra légèrement à la vue de carcasse de l’engin. Il n’allait pas pouvoir l’emporter et l’idée de l’abandonner dans cette maison austère le tourmentait un peu. La pièce croulait sous les affaires, du sol au plafond. Les murs eux-mêmes étaient couverts de clichés aux images tourbillonnantes ainsi que d’affiches moldues diverses qu’il avait trouvé par ci par là. Il ne les affectionnait pas tant que cela et avait plutôt choisi de s’en servir pour décorer la pièce dans l’idée de provoquer ses parents. Au dessus de son lit, il avait même accroché à l’aide d’un sortilège une immense affiche représente une femme nue, affiche dont la vue avait provoqué l’une des fameuses colères de la matriarche. Walburga avait manqué de peu de s’en étouffer à la vue de ce corps indécent et, le corps tremblant de rage, elle s’était égosillé durant un long moment avant de s’agiter, essayant par tous les moyens de décrocher la vision infâme du mur de son aîné. Elle n’y était pas parvenue et Sirius en avait tiré une satisfaction intense. Oui, ses affaires allaient lui manquer, mais il y avait aussi quelque chose de réjouissant dans le fait que cette pièce resterait figée ainsi, rappel constant et immuable de son opposition au reste de la famille. Les objets commençaient à former une petite pile lorsque Regulus lui indiqua sa présence. « Hm, hm. » A l'entente de la voix de son petit frère, Sirius fit brusquement volte-face. Il darda sur son frère un regard ennuyé. « Tu aurais pu frapper » lança-t'il, irrité. Il n'était pas le seul à se frayer un chemin dans la pièce comme on pénètre dans une pièce commune. Ses parents ne se gênaient pas non plus et cela avait le don d'agacer Sirius de façon tout bonnement prodigieuse. Il avait beau se terrer dans son antre, sa famille trouvait toujours le moyen d'y pénétrer. Ils n'étaient même pas fichus de l'ignorer comme lui-même s'évertuait à le faire de son côté. Sirius observa son frère alors que ce dernier se dessinait un passage jusqu'à lui. L'aîné des frères ne décolérait pas, l'air toujours profondément ennuyé. En dépit de l'affection qu'il portait au plus profond de son coeur à son petit frère, cela faisait des années maintenant que le moindre geste de la part de Regulus l'exaspérait. Leur relation fraternelle avait tellement souffert que Sirius ne voyait vraiment pas comment la rattraper cela. A l'instar de ses rapports avec ses parents, le lien était brisé entre les deux frères Black. Ils étaient coincés chacun d'un côté d'un pont et se trouvaient bien incapables de combler le vide venu se dresser entre eux. Le regard de Regulus se posait de ci de là dans la pièce, effleurant les affaires éparpillées. Sirius en fut contrarié. Son intimité se trouvait comme violée, encore et toujours. Lorsque le regard de Reg revint se poser sur son aîné, ce dernier lui fit face, l'air las. « Alors, on est soudainement empreint d'une envie de ranger? Tu fais bien, c'est un peu le bordel ici... mais pourquoi autant de précipitation? » Il aurait pu la lui cracher au visage la vérité. Sans doute qu'il aurait été heureux de l'entendre. Sirius avait dans l'idée de partir, le laissant pour de bon se complaire dans son rôle d'enfant roi. Regulus n'aurait sans doute rien à redire à cela. Malgré cela cependant, l'aîné des frères se sentit soudain submergé par un vague sentiment de culpabilité. Ses rapports avec les siens avaient beau être ce qu'ils étaient aujourd'hui, il n'en avait pas toujours été ainsi. Fut un temps où son père le regardait avec une étincelle dans le regard, où sa mère le percevait comme la plus merveilleuse de ses possessions. Fut un temps où il était un bon fils selon un eux. Un temps où il s'était appliqué à être là pour Regulus. Que ça semblait loin tout cela. Quelques secondes s'égrenèrent avant que Sirius ne se décide à succomber à l'envie de servir la pure et simple vérité. Lorsqu'il rouvrit la bouche ce fut pour s'exprimer d'un ton calme, égal. « Non pas que cela te regardes, car ce n'est pas le cas, mais je suis en train de rassembler les affaires que je veux emmener avec moi. Les affaires dont j'ai besoin pour survivre hors d'ici » comme pour joindre le geste à la parole, il balança sur son lit un jean délavé qu'il avait déniché dans une boutique de vêtements moldus. Prenant le parti d'ignorer son frère (dans l'espoir qu'il passe son chemin, ou simplement pour éviter de lire son ressentit dans l'expression de son visage), il se détourna de lui et se remit à farfouiller dans le bordel qu'il avait emmagasiné durant les seize dernières années.




She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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Regulus Black
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thomas mcdonell © ultraviolences
Regulus ne savait jamais sur quel pieds dansé avec son frère. Il se livrait intérieurement à une guerre sans égale dans ce bas monde. On ne peut pas dire qu'il l'appréciait. Il n'avait rien en commun, pas même les même idéaux. Reg partageait ceux de ses parents et croyait au statut du sang dur comme fer. Il avait été élevé dans cette pensée et rien (ou très peu de personne) ne pouvait le dévier de sa trajectoire quant à recueillir le plus de faveurs de la part de leur maître à tous. C'est pour cela qu'il se livrait une bataille sans relâche, ni regrets avec sa cousine, la sombre et hystérique Bellatrix Black (qui, d'ailleurs, disait-on allait bientôt se retrouver être une Lestrange). Regulus avait hâte que le mariage ne l'affaiblit, car elle était sa concurrente la plus coriace. Pour en revenir à sa relation avec Sirius, le petit dernier de la famille avait beau ne pas comprendre sa mécanique de pensées, il ne le détestait pas non plus. Il se prenait en flagrant délit à le jalousie, car son frère était beau et assez populaire auprès de sa bande de pote, il ne pouvait le renier. Cependant, il se surprenait également à ressentir de l'empathie pour lui. Après tout, il ne l'avait jamais rejeté lorsqu'il était petit alors qu'il aurait pu le faire tant de fois, grâce à son statut d'enfant chéri. Non, Sirius s'était cantonné à lui faire partager son petit trône, chose que Regulus prend soin maintenant de ne pas lui rendre en retour. Le Black était donc partagé dans ses sentiments et parfois il s'y perdait, l'un prenant le dessus sur l'autre.

Lorsqu'il entendit Sirius japper alors qu'il venait à peine d'entrer dans sa chambre. Regulus ne put s'empêcher de hausser ses sourcils, un peu vexé que son frère lui parle de cette façon, comme s'il était un chien. Il avait l'impression d'entendre sa mère gueuler ses instructions à Kreattur, chose qu'il ne supportait pas. Mais Regulus ne se fâcha pas à vive voix. Il préféra serrer les poings et marmonner des obscénités dans sa tête. Et puis, il continua son chemin dans la chambre de son frère, profitant bien de regarder tous les biens qu'il avait accumulé dans cette pièce, profitant bien de violer la moindre de son intimité. On aurait dit sa mère qui, il le savait car l'avait déjà vu se faufiler, entrait dans la chambre de Sirius quelques fois et essayait de remettre de l'ordre (que ce soit aussi bien au sens propre qu'au sens figuré). Le brun haussa des épaules et s’affaira encore dans la chambre, maintenant trop intrigué par le rangement de Sirius pour ne pas le questionner sur ce sujet. "Non pas que cela te regardes, car ce n'est pas le cas, mais je suis en train de rassembler les affaires que je veux emmener avec moi. Les affaires dont j'ai besoin pour survivre hors d'ici." Regulus se raidit, parcouru d'un courant électrique. Avait-il bien entendu? Son frère, Sirius, abandonnait le bateau familial? Il fronça les sourcils, croyant avoir mal entendu. Et pourtant, tous les signes se réunissaient sous ses yeux. Il ne manquait plus que le bagage. Un jean délavé vint s'ajouter à la pile d'objets qu'avait entassé son grand frère sur son lit. Regulus resta un instant, planté au sol, à contempler ce qu'il allait emmener avec lui. Des babioles, des trucs qu'il n'avait jamais vu de sa vie. Un petit paquet frotta sa curiosité et il entreprit de le prendre dans ses mains pour l'étudier de toute pièce. Mais qu'est-ce que ça pouvait bien être? Il le tourna devant ses yeux inquisiteurs pendant une bonne minute. C'était un petit paquet coloré de plusieurs couleurs bleutées. Ce n'était pas plus gros qu'un pouce et ça sentait outrageusement la menthe! Regulus fronça encore plus des sourcils et éloigna le paquet de son visage pour masquer l'odeur. "Et tu ne peux pas survivre sans... ça? Ca sens vraiment mauvais. C'est quoi? Un nouveau bonbon dégoûtant de chez Zonko?" Pourquoi était-il le dernier des deux à ne pas être au courant des nouveautés de Pré-au-Lard? Mais le petit Black balaya cette question de sa tête, car là n'était pas le moment de faire des gâteries. Il venait d'entendre son frère dire qu'il se barrait du 12 Square Grimmauld. En y repensant plus en détail, cela lui fit grincer des dents. Au plus profond de lui-même, la présence de Sirius rassurait quelque peu Regulus. Même s'ils ne se voyaient pas beaucoup dans une journée, il savait qu'il n'avait qu'à faire cinq pas et le retrouver dans sa chambre. Qu'allait-il devenir dans cette maison tout seul? Ils avaient toujours été deux et Monsieur décidait un jour de tout foutre en l'air. Regulus sentit l'énervement lui monter à la tête. "Et on peut savoir où tu vas aller comme ça?" Il avait presque lâché un petit rire moqueur. C'est vrai quoi, où pourrait-il bien aller, tout seul? Il allait finir à la rue. Il préférait ça plutôt que dormir ici? Regulus ne comprenait pas. Regulus s'énervait de plus en plus face à la réaction obstinée de son frère. "Et tu crois que maman va te laisser déguerpir comme ça? Tu sais qu'elle te retrouvera." Oui, pour lui, sa mère avait beau méprisé Sirius, ils partageaient le même sang, la même chair. Regulus était sûr et certain qu'elle irait le récupérer par la peau des fesses où qu'il soit parti... au moins pour sauver la réputation de la famille.
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« Et tu ne peux pas survivre sans… ça ? Ca sent vraiment mauvais. C’est quoi ? Un nouveau bonbon dégoûtant de chez Zonko ? » Sirius darda un nouveau regard ennuyé en direction de son petit frère. Il n’avait clairement pas envie de lui faire la conversation, pas maintenant. A vrai dire, il n’en avait plus envie depuis des années déjà. La relation des deux frères s’était beaucoup meurtrie, tant et si bien qu’aujourd’hui, le temps où ils s’entendaient bien semblait remonter à une toute autre vie. S’il se montrait honnête quant à son propre ressentit sur la question, Sirius devait reconnaître que cela le blessait. Il n’appréciait pas d’entretenir des rapports aussi tendus avec son frère, pas plus qu’il ne tirait la moindre satisfaction de la guerre déployée entre ses parents et lui. Il aurait aimé que les choses soient différentes, vraiment. Il n’estimait pas être la personne à l’origine de tout cela. Ses parents avaient pris la mouche à la seconde où il les avait déçus pour la première fois, alors qu’il n’était qu’un jeune sorcier de onze ans tout juste arrivé au collège Poudlard. Dès que le choixpeau s’était écrié, le répartissant au sein des lions rouges et dorés, sa vie avait basculé. Quelque chose s’était brisé ce jour-là, alors que d’autres liens se tissaient. Cela avait été le début de son amitié avec James et la fin douloureuse de sa bonne entente avec sa famille. A présent, il était la honte du clan Black et s’il se plaisait à provoquer les siens, c’était en partie pour dissimuler la peine qu’il éprouvait. Le dégoût manifeste de ses parents pour sa personne le blessait plus qu’il n’aurait jamais concédé à le dire à voix haute et il en allait de même pour la réaction de son frère à son encontre. Regulus avait sauté sur l’occasion de devenir l’enfant chéri de la famille, ravissant à Sirius une couronne qu’il avait toujours eut à cœur de partager et il avait tant et si bien épousé les convictions de leurs parents que Sirius s’en était retrouvé acculé au coin d’un mur. Au fond de lui, il en voulait terriblement à son frère de ne pas avoir sut prendre sa défense alors que lui avait toujours eut à cœur de défendre ses intérêts durant leur enfance. Durant toutes ces années, il avait sincèrement essayé d’être un bon grand frère, protecteur et bienveillant. Il tentait encore de l’être. Il l’aimait encore, Reg. Il aimait même toujours leurs parents sans être franchement sûr de la réciproque. Il lui semblait hautement improbable que sa mère le considère toujours comme son « petit garçon » au vu de la façon qu’elle avait de le regarder : comme s’il était sans conteste la personne la plus décevante et répugnante qui lui ait été donné de voir. S’il enchaînait les provocations à l’encontre de sa famille, c’était car il était bien plus facile de répondre au rejet des siens par l’insolence. Ca semblait moins douloureux. Moins pathétique aussi. Il n’avait pas besoin d’eux. Il n’avait pas besoin de personnes n’ayant pour lui pas la moindre trace d’estime. Sirius attrapa le petit paquet de sucreries, le dérobant à son frère et l’ouvrit. Il fit basculer quelques petites boules de chewing-gum dans la paume de sa main.  « Des friandises moldues, ça se mâchouille durant longtemps » répondit-il simplement avant d’en porter une à sa bouche. Devant le regard foncé de son frère, il commença à mastiquer avant de se détourner de lui. Il avait un peu de mal à soutenir son regard du fait de ce qu’il venait de lui annoncer. Ce n’était pas rien, après tout et Sirius doutait que son frère n’émette aucun commentaire supplémentaire sur la question. Son aîné venait tout de même d’annoncer qu’il se préparait à fuir le domicile familial et Regulus ne pouvait décemment pas rester sans réaction face à une telle annonce et en effet, bien vite l’intention du frère cadet dévia du petit sachet de friandises. Une bombe venait d’être larguée. Sirius comptait partir. En somme, ça n’avait rien d’une surprise : Sirius n’avait plus sa place dans cette famille et ce depuis des années déjà. En ce sens, était-ce vraiment surprenant qu’il manifeste l’envie de fuir, de laisser tout cela derrière lui ? Ce n’était pas aussi simple bien sûr, mais peu importe. Rien n’était simple dans leurs existences. Sirius appréhendait malgré lui la réaction de son frère. Tout en fuyant du regard, il le connaissait suffisamment bien pour savoir qu’en dépit des dommages survenus dans leur relation, il allait percevoir son départ comme un abandon. Sirius suspectait son petit frère de n’avoir jamais sérieusement envisagé qu’il finisse un jour vraiment par emprunter sa propre voie, loin de l’influence toxique parentale. Comme si les provocations de Sirius n’étaient qu’un jeu d’enfant, un caprice dut à l’adolescence. Mais cela n’avait rien d’un bête chagrin facilement consolable. Sirius ne supportait plus cette vie et bien qu’aimant son frère, il ne sentait pas la force de sacrifier son bonheur simplement pour rester avec lui dans cette maison funeste. « Et on peut savoir où tu vas aller comme ça ? » Il éclate d’un rire moqueur, le pensant visiblement bien incapable de trouver un nouveau foyer, une demeure autre que celle où il demeure « à sa place » malgré le dégoût évident des « siens » à son encontre. Sirius savait déjà où il voulait aller, où il serait accepté. Chez son autre frère, bien sûr, ce frère dont il ne partageait guère le sang, mais dont il était largement plus proche que de Reg désormais. James, évidemment. Il comptait trouver foyer chez les Potter, ne serait-ce que durant une courte durée, le temps qu’il parvienne à retomber sur ses pattes. Il hésita néanmoins à dévoiler de tels plans à son petit frère. Il lui devait bien cela cependant. « Et tu crois que maman va te laisser déguerpir comme ça ? Tu sais qu’elle te retrouvera. » Sirius, qui se mordit farouchement ses lèvres à cette idée, se félicita de ne pas avoir ouvert sa grande bouche. Son frère serait-il capable de leur trahir auprès de leur mère ? Cette dernière tenait-elle encore suffisamment à Sirius (ou du moins à sa réputation à travers lui, ce qui était d’ores et déjà largement plus crédible compte tenu du tempérament de madame Black) pour le traquer ainsi ? Il n’avait guère envie de le découvrir. La pensée de sa mère, sa furie de mère, se présentant sur le palier des Potter lui filait la nausée. Ses parents étaient peut-être follement embarrassés par leur aîné, mais la réciproque était toute aussi vraie. Sirius était mortifié à l’idée que son meilleur ami et les parents de ce dernier se voient confrontés à sa propre famille, cette famille dont il tenait tant à se différencier. L’idée de demeurer toujours rattaché à ces gens lui retournait l’estomac. Son frère avait-il raison ? Etait-ce de la naïveté de sa part que de s’imaginer que sa mère puisse tirer un trait sur lui ? Sur son aîné qu’elle avait tant chéri, fut un temps diablement éloigné ? Il espérait bien que non.

« Tu penses ? » Lança-t-il, l’amertume perçant de façon continuelle dans sa voix. « Je suis déjà mort pour elle, n’importe qui le voit dès qu’elle daigne poser les yeux sur moi » sa mère ne tentait même pas de dissimuler ce dégoût que son aîné lui inspirait. Elle avait le don de le descendre plus bas que terre, sans même ouvrir la buche. La déception aisément lisible dans son regard était bien plus éloquente que tous les mots du monde. « De toute façon, elle ne peut pas me garder prisonnier ici » ajouta-t-il sur un ton qu’il voulu assuré. Il avait envie de le croire, tout en sachant que sa mère était une femme pleine de ressources et apte à employer les méthodes les plus indécentes pour arriver à ses fins. Si elle voulait garder prise sur la vie de son aîné, elle trouverait bien un moyen. L’imperium, peut-être. Cette pensée taraudait malgré lui Sirius. Il s’imaginait, prisonnier de son corps, son esprit manipulé. Il y avait bien des moyens de le forcer à faire ce à quoi il se refusait. Rien que d’y penser, Sirius frissonna légèrement. Il espéra de tout cœur que son frère n’avait rien vu de son angoisse. « Je n’ai plus ma place ici, tu ne vas quand même pas me raconter le contraire, tu le sais parfaitement. » Et ça t'arranges très bien avec ça, songea amèrement Sirius tout en s'abstenant néanmoins de laisser sa rancune grondante percer à voix haute. Qu'on s'entende bien là-dessus : ça l'arrangeait bien que sa mère lui fiche un peu la paix, il n'enviait pas le moins du monde Regulus de sa place d'enfant chéri soigneusement manipulé, mais il déplorait en revanche le manque de soutien évident de son petit frère à son encontre. Reg s'était emparé de la place vacante laissé par Sirius dans le coeur de leurs parents et avant de le laisser sur le bord de la route, ce que l'enfant déchu avait feint de prendre avec indifférence bien qu'il n'en soit rien. Ca le blessait jusque dans sa chair de constater combien Regulus s'était éloigné de lui pour tendre à devenir un clone de leurs parents. Sirius se sentait abandonné, salement rejeté et pour cela, il estimait son départ comme largement compréhensible. Dans le fond, il rendait même service à tout le monde : son absence ne pourrait être qu'une bénédiction. Ses parents n'allaient plus devoir le voir au quotidien, lui et la honte transcendante qu'il représentait à leurs yeux et Regulus aussi y gagnerait au change : il n'aurait plus l'image de ce grand-frère si loin de lui planant au dessus de lui. Il était à des kilomètres de s'imaginer sérieusement que sa présence rassurait son petit frère d'une façon quelconque. Si c'était le cas, il n'avait jamais rien dit ou fait qui le laisse entendre à Sirius.




She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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BLACK BEAUTY
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J'ai quinze ans et je vis au 12 square grimmaurd, angleterre. Dans la vie, je suis en cinquième année à poudlard et je m'en sors plutôt bien pour être honnête. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



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Regulus était presque étonné par l'innocence de son grand frère devant son envie de fuite. Leur mère avait beau eu creuser un fossé entre la famille et Sirius, il n'en restait pas moins qu'il en faisait toujours parti. Et Regulus était sûr et certain que leur mère n'allait pas beaucoup aimé voir son fils aîné se faire pousser des ailes et partir du nid familial. Au fond, il était la chair de sa chair, le sang de son sang, et c'était impossible, inacceptable aux yeux du brun, que sa génitrice puisse penser se couper de son héritier, même si accessoirement Reg' était devenu son chouchou. Il avait du mal à se faire une image de leur famille, du mal à imaginer sa mère et son père ne pas aimer Sirius. Lui-même ne le détestait pas, aussi différent qu'il soit de lui. Ce n'était pas non plus l'amour fou entre les deux frères, mais Regulus n'avait aucune raison de le haïr. Certes, il le jalousait de temps en temps, mais il ne ressentait aucune haine viscéral. C'était tout simplement impossible. Ils étaient bien trop éloignés l'un de l'autre pour avoir affaire à leurs deux caractères si opposés. Et de bien-même, Regulus n'avait aucune envie de se mettre Sirius sur le dos pour le restant de ses jours. Il y avait un respect caché qu'il entretenait dans sa tête. Il avait beau entrer dans sa chambre par infraction, fouiller dans son bordel déposé sur son lit, le dernier des Black ne jugeait pas son frère comme un abruti. Au contraire, il s'était attendu à une telle réaction. Il voulait juste un peu le bousculer, lui faire voir qu'il existait toujours, qu'il n'était qu'à cinq mètres de sa chambre et qu'il aurait pu sortir de temps en temps pour lui demander de ses nouvelles. Ils se voyaient si peu à Poudlard. Si peu. Regulus et Sirius étaient tous les deux très occupés à préserver leur clan. La communauté sorcière ne le savait pas encore, mais Sirius s'était entrainé avec ses plus chers amis à devenir animagus, alors qu'ils n'avaient pas encore l'âge requis. Quant à Regulus, Dieu sait qu'il jouait au feu avec ce Tom et compagnie. Il l'avait rencontré par l'intermédiaire d'amis (si on peut les appeler ainsi) et depuis il avait décidé de s'enfouir complètement dans la cause dont on lui avait si bien parlé. Il tait persuadé de faire de grandes choses au service de l'homme noir. De grandes choses qui pourraient marquer une page dans l'histoire de la magie. Regulus, complètement obnubilé, n'avait pas hésité une seconde à se lancer corps et âme dans cette dévolution.

Le benjamin ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu'il entendit l'air ronchon et jugeant de son grand frère. Mais Sirius avait certainement raison. Pourquoi rester alors qu'il ne se sentait pas à l'aise dans cette maison si... sombre. Cela ne déplaisait pas Regulus parce qu'il s'était trouvé une place digne de ce nom depuis cinq ans, mais avant que cela n'arrive, il avait ressenti peut-être les même sentiments que son frère ressentait maintenant. Le sentiment de ne pas être la bienvenue. Le sentiment triste et dépressif de ne pas être dans un lieu où l'amour et la tendresse est au menu. Le sentiment de colère envers toutes les personnes qui peuplent cette maison. Il n'avait pas oublié ce que ça lui avait fait, de ne pas être le fils prodigue, d'être la seconde main. Cela avait été tentant cependant, mais Sirius ici, il n'avait pas osé oublier tout ceci. Il lui redevait quelque chose, pour toutes ses années de sourires lumineux et de gestes affectifs lorsqu'il en avait eu besoin. Regulus ne sut pas quoi lui répondre sur l'instant. Son coeur, bien qu'il le nie, s'était serré un chouillas dans sa poitrine. Des remords? L'adolescent se contenta de hausser des épaules, un peu énervé, un peu déçu, un peu indifférent, un peu indécis. Il s'imagina alors ce que serait la maison sans Sirius... Serait-ce une délivrance pour tous les regards qu'il n'a pas daigné lui lancer, pour le peu d'amour fraternel qu'il ne lui a pas rendu ces cinq dernières années? Ou bien serait-ce un lourd fardeau qui s'ajouterait à ses épaules? « Tu vas aller te réfugier sous les jupons de Potter alors? » La vanne avait été si facile et si tentante. Regulus le regarda en arquant des sourcils, comme s'il le jugeait du regard. Il ne comprenait pas comment ce mec, ce sang-pur traite à son sang pouvait avoir une telle influence sur son grand frère qui, ici, était tellement différent... C'est de ça dont il était jaloux. Ce Potter avait pris sa place de frère de coeur. Regulus avait bien ne pas avoir fait d'effort pour laisser Sirius entrer un moment dans sa vie de prince doré, mais il n'aurait jamais pensé que ça les éloignerait autant et que son grand frère s'entiche du petit voyou qu'était James Potter. A l'école, il avait regardé de l'autre côté de la cour, ses oreilles, toujours attentives, finissaient par capter les rires mêlés des deux jeune homme. Et ça lui faisait mal, ça lui donnait envie de vomir sur le sol marbré du château. « Tu ne vas même pas essayé d'en parler à papa et maman? Je suis sûr que si tu t'excuses, si tu fais des efforts et si tu arrêtes de te pavaner dans des habits de sang-de-bourbe, tu arriverais à mieux vivre ici. » Il fallait juste qu'il obéisse à ses parents, qu'il pense dans la même direction qu'eux et tout serait joué. Regulus était certain qu'ils l'intégreraient dans la famille s'il se montrait moins médisant et provocateur en affichant ses goûts moldus ouvertement. C'était dégoûtant et insupportable, mais il comprenait... Après tout, il avait trouvé ses amitiés auprès d'élèves peu recommandables au niveau du statut du sang. Sirius s'était fait prendre au piège. Il y avait peut-être espoir de pouvoir tout plaquer, tout recommencer. Et il voulait le faire comprendre à Sirius. Que sa colère pour leurs parents ne le pousse pas plus loin, ne le pousse pas à s'enticher de gens qui n'arrivaient pas à sa cheville.
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« Tu vas aller te réfugier sous les jupons de Potter alors? » Quand bien même son intention n'était sûrement pas de dévoiler un tel sentiment, le ton dont usait  Reg suintait la jalousie. De la jalousie dirigée contre James, James qu'il ne portait décemment pas dans son coeur. Sirius connaissait suffisamment bien son petit frère pour savoir que, au fond, ce ressentiment envers James n'avait strictement rien à voir avec sa soit-disant traitrise à son sang. Non. Si Regulus avait autant pris en grippe James Potter, c'était uniquement car, de bien des façons, ce dernier semblait avoir pris sa place dans le coeur de Sirius. Après tout, avant qu'il ne soit réparti à Gryffondor et sympathise avec le fils Potter, c'était avec son petit frère que Sirius entretenait une relation privilégiée. C'était amusant comme elle semblait à la fois foncièrement lointaine et étrangement proche, cette période de leurs vies. Une époque à laquelle Sirius était encore le petit trésor de pureté de ses parents, une époque où aucun mur ne s'était encore tressé entre l'aîné des frères et le reste de la famille. Une époque où il veillait ardemment sur Reg, lui confiant ses petites histoires et tâchant de le protéger du drôle de climat pesant à l'intérieur de la maison familiale. Sirius n'estimait pas avoir délaissé son petit frère au profit de James. Bon, c'était un fait : il avait eut un indéniable coup de foudre amical pour James. Les deux garçons s'étaient rapprochés à toute allure, devenant bien vite inséparables alors que Regulus était coincé dans la maison de leur enfance avec ses parents qui fulminaient, rongeant leur frein à l'idée de ce que pouvait bien faire leur premier garçon au même instant. Sirius devinait sans nul doute que Reg avait passé cette année là à entendre leurs parents le critiquer et de toute évidence, ces idées s'étaient fait un chemin dans la tête de son petit frère. Lorsqu'il était rentré pour les vacances, Sirius, alors seulement âgé de onze ans, avait éprouvé un vif malaise. En quelques semaines, tout avait changé. Il n'avait pas choisi Gryffondor et James n'avait rien volé à Reg. Si Sirius pouvait se reprocher quelque chose c'était peut-être de ne pas avoir fait suffisamment de pas vers son petit frère pour l'attirer à nouveau à lui, mais d'un autre côté, Regulus n'en avait pas fait davantage. Maintenant, les années s'étaient entassés et le fossé qui s'était creusé entre eux deux était tel que Sirius peinait à se sentir la force de le combler. Etait-ce seulement possible d'ailleurs ? « Il me soutiens, lui et les personnes qui le font ne courent pas franchement les rues » rétorqua Sirius avec une note de rancune qu'il ne parvenait pas à cacher. Il me soutiens, comme tu ne l'as pas fais. C'était assez méchant, assez dur de sa part, mais c'était ce qu'il ressentait alors à quoi bon le cacher ? C'était peut-être la dernière fois qu'ils se parlaient avant un bon moment alors autant se débarrasser de ce qu'ils avaient sur le coeur.

« Tu ne vas même pas essayé d'en parler à papa et maman? Je suis sûr que si tu t'excuses, si tu fais des efforts et si tu arrêtes de te pavaner dans des habits de sang-de-bourbe, tu arriverais à mieux vivre ici. » Et il sentait bien dans l'intonation de son père que c'était ce qu'il voulait. Qu'il rentre dans le rang. Qu'il reste avec lui et leur permette au passage de retrouver ne serait ce qu'un semblant de la relation fraternelle qui avait l'habitude de les unir par le passé. Et il avait presque envie de faire un effort pour lui, Sirius. En dépit de leurs rapports compliqués, en dépit de toutes les disputes emmagasinées, Reg restait son petit frère et quand bien même les choses étaient désormais ce qu'elles étaient entre eux, il restait protecteur envers lui. Il était profondément exaspéré par son incapacité à se sortir de la léthargie dans laquelle leurs parents l'avaient mis en grandissant, mais il ne l'en aimait pas moins et cette affection n'avait strictement rien à voir avec la profondeur de l'amitié qu'il partageait avec James. Il n'avait qu'un seul frère, un seul frère de sang et rien n'aurait sut changer cela. Alors que son regard demeurait bloqué sur Reg, Sirius eut l'impression de le voir rajeunir. Sous son regard chocolaté, son petit frère de quinze ans se mua en le petit garçon qu'il avait été il y a de cela des années de cela, avec son air un peu perdu et sa chevelure foncée (la même que celle de Sirius) ébouriffée. Il revit le petit garçon qu'il était à l'époque où ils étaient si soudés, le petit garçon qu'il avait toujours eut à coeur de protéger de tout et de tout le monde. Le petit frère qui attrapait sa main pour mieux le suivre dans ses déplacements et qui entremêlait avec force ses doigts aux siens, comme pour lui demander de ne surtout pas le lâcher.

Au bout de quelques instants, la vision s'arrêta et il se retrouva à nouveau devant son frère, son frère qui lui demandait à nouveau de ne pas partir, de rester avec lui. Ce frère qui lui en demandait beaucoup trop. « Reg » souffla-t'il. Et pour la première fois depuis des mois, voir des années, son ton ne suintait pas l'irritation ou la colère ou la lassitude. Sa voix était presque douce, en fait. Reg. Même ce surnom en lui-même, depuis combien de temps ne l'avait-il plus utilisé pour s'adresser à son frère de vive voix ? « C'est pas aussi simple que ça. » Mais comment le lui faire comprendre ? Comment lui expliquer que le simple fait de se trouver dans cette maison suffisait à le rendre fou ? Que la simple idée de jouer au fils parfait lui était insupportable ? Que c'était tout bonnement au delà de ses forces ? « Tout ça » et il désignait la pièce, ses vêtements, tout ce qui faisait de lui ce qu'il était. Tout ce qui le mettait en marge des siens. « Ca n'a rien d'un caprice, d'une colère visant à énerver maman. Je suis désolé, je ne peux pas changer ce que je suis. » Même pour lui, même pour son petit frère. Le prix à payer était juste trop important.



She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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