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 « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe

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Lady Furiosa
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INSCRIPTION : 08/04/2018
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Londres, de nos jours. William Fawkes dit "Wolf" a été un sergeant réputé au sein de la très célèbre New Scotland Yard. Sauf que deux ans plus tôt, il a rendu sa plaque suite à l'affaire de la Ragdoll : un corps composé de six victimes différentes, dont le tueur, une fois démasqué, s'est avéré être une sorte de justicier travaillant en faveur de Wolf. Depuis, le tueur en question croupit derrière les barreaux, tandis que Fawkes s'est fait embaucher comme vigile dans un supermarché et vit dans un appartement miteux de Londres.
Il pense en avoir fini avec son passé de flic, mais c'est sans compter sur l'appel de son ancien binôme, Emily Baxter ... Nouveau corps, encore six victimes. Et un message pour Wolf et Baxter sur la scène de crime. Le tueur aurait-il encore frappé ?

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Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Flic depuis dix ans qui a perdu toutes ses illusions.
➔ Ceux qui font l'erreur de s'arrêter à son physique de poupée le regrettent généralement très vite.
➔ Alcoolique consciente de sa maladie mais qui refuse de se soigner. Elle dissimule son haleine parfois chargée dès le matin par les horribles chewing-gum qu'elle mâche à longueur de journée.
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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
L'éclairage cru de la police scientifique rendait la scène, déjà macabre, encore plus intolérable à la vue. Pourtant, Emily Baxter s'était avancée un peu plus vers le corps. Sa main gantée effleurait l'invisible devant le cadavre, traçant les contours des coutures que le meurtrier avait fait afin de relier les membres entre eux. Car il ne s'agissait pas d'un corps, mais de plusieurs. Un air de déjà-vu au goût aussi amer que l'odeur était pestilentielle. Bien que sa queue-de-cheval gêna le médecin légiste à ses côtés, il se garda bien de tout commentaire, se contentant de repousser les mèches le plus délicatement possible. D'ailleurs, chaque flic présent dans le salon semblait retenir son souffle - et pas seulement parce que ça puait la mort. Soudain, la blonde se redressa, avant de pivoter pour lorgner d'un œil sévère ses collègues. « Vous regardez quoi comme ça ? Vous voulez un autographe ? Allez, bougez-vous le cul ! » On s'ébroua et on retourna à ses tâches. Sa main gauche extirpait déjà de son sac à main un paquet de cigarettes défraichi. L'instant d'après, elle quittait le salon - ou plutôt, la scène de crime - pour le jardin envahi de rubalise, son portable apparut dans sa main libre. Elle fixa l'écran un bon moment avant de se décider à appuyer sur « appeler ». Soupira alors qu'elle tombait sur la messagerie. « Will ... C'est Emily. Je ... 'Faut que tu viennes. Vraiment. 156 Hammer street. » Elle marqua une pause. Comment terminer ce message d’outre-tombe ? Que dire à un homme avec qui elle avait rompu contact deux ans auparavant ? « Ça recommence. » souffla-t-elle finalement avant de raccrocher. Elle tira une bouffée de sa cigarette tandis que ses doigts massaient un point précis sur sa clavicule, là où un couteau de boucher l'avait transpercé vingt-quatre mois plus tôt. Dans un parfait duo pernicieux, la douleur fantôme de sa cicatrice et le tueur à la poupée semblaient avoir signifié leur grand retour.

¤¤¤

« Bah je sais pas, tu leur dis que peut-être, ils pourront récupérer leur baraque quand on aura fini ? Au pif, Brennan, hein ! » Depuis trois heures qu'elle marinait dans son jus et celui de la mise en scène du troisième pire jour de sa vie, Baxter était à deux doigts de coller un aller-retour - et un rapport - au stagiaire tout engoncé dans son uniforme qui lui faisait face. Celui-ci avait simplement eu le malheur de venir lui rapporter, pourtant le plus gentiment possible, que la famille propriétaire de la maison huppée que le tueur avait choisi pour théâtre, s'inquiétait de quand elle pourrait réintégrer son domicile. Interrogation qui échappait à la sergeant, incrédule quant au fait qu'on puisse vouloir revenir vivre ici après une telle horreur. Certes, c'était la femme de ménage qui avait trouvé « le » corps et non le courtier de la City, et on ne lui avait dit que le strict minimum, mais tout de même ... « Abruti. » maugréa-t-elle, ignorant si elle s'adressait au dos du policier qui s'éloignait, penaud, ou au proprio inconscient. Ses nerfs ayant été mis à rude épreuve, elle se laissa aller à un coup de pied rageur dans le chambranle de la porte. Ses comparses et elle avaient fouillé l'endroit de fond en comble. Pas un indice. Rien, à part le cadavre et ... Elle sursauta quand une silhouette la surprit en apparaissant devant elle. « Quoi encore ? » Booth, cette fois. « Sergeant, y a quelqu'un qui dit qu'il veut vous voir derrière le périmètre de sécurité ... » « Qui ? » Le subordonné feuilleta son calepin, visiblement soucieux de ne pas se tromper dans l'identité de la personne concernée. Certainement par peur que la jeune femme ne le lui fasse payer en cas d'erreur. « Fawkes. William Fawk... » Baxter avait déjà dévalé les escaliers.

Une légère rixe semblait avoir éclaté côté sud du périmètre. Emily retint un sourire. Cette voix, elle ne le connaissait que trop bien. De même que ce ton, entre sarcasmes et condescendance. « Ça m'aurait étonné. » Les policiers en faction s'écartèrent. Les lèvres de la policière tressautèrent en un sourire ému, pour mieux retrouver leur moue agacée l'instant d'après. « Laissez-le passer ! C'est Wolf, putain ! » Eux aussi nouveaux, ils n'avaient pas reconnu le célèbre ancien sergeant. Ils s'excusèrent platement, allant jusqu'à soulever le ruban avec zèle pour que Fawkes puisse se glisser en-dessous. « Et dégagez-moi ces curieux ! Ils ont rien à foutre là ! » brailla-t-elle en balayant la foule de badauds voyeurs d'un revers de main, pour mieux se tourner vers son ami la seconde suivante. « Salut Will. T'as ... eu mon message. » No shit, Sherlock. La jeune femme était bien en peine de déterminer si son manque de verve soudain était dû à l'horrible soirée qu'elle était en train de passer ou à ces retrouvailles impromptues. En tout cas, elle dut se faire violence pour ne pas juste se jeter dans les bras de son ex-binôme.




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William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
› Plus ici.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore

Deux mots. Il aura suffi de deux mots pour ébranler tout le travail que je faisais depuis deux ans maintenant. Deux mots. J’ai tout de suite reconnu le numéro de téléphone sur l’écran de mon portable, pourtant je suis resté là, planté comme un piquet, incapable de répondre. Après tout ce temps ? Et si sa voix avait changé, et si elle s’était trompée de numéro ? Ce mystérieux appel a posé bien trop de questions dans mon esprit, alors je n’ai pas bougé le petit doigt.

Un message. Evidemment, il aurait fallu plus pour qu’elle abandonne. Je suis resté si longtemps, assis, vautré dans mon canapé, à regarder mon portable comme s’il allait me mordre.

Et puis j’ai fini par l’attraper, pour écouter ce que mon ancienne partenaire avait à me dire. Curieux, malgré tout, de ce qui avait pu lui venir en tête si longtemps après nos adieux. Car adieux il y avait eu, quand j’avais annoncé mon départ de la New Scotland Yard et qu’elle ne l’avait pas supporté. Tu m’abandonnes, qu’elle avait dit. Mais sûrement de manière plus vulgaire. Mes doigts n’ont pas tremblé quand j’ai fini par attraper mon téléphone pour composer le numéro de ma messagerie, ma psy aurait été fière. Pas de stress, une longue respiration. Puis le chaos.

Deux mots. Ça recommence. Et mes doigts qui laissent tomber mon téléphone qui vient s’écraser au sol. Livide, je me laisse retomber contre le dossier du canapé, incapable de la moindre pensée cohérente. Emily n’a pas eu besoin de plus pour que je comprenne, comment pourrais-je oublier ou confondre l’affaire qui a brisé ma vie ? Car c’est bien l’état dans lequel elle m’a laissé. Jour et nuit, je m’en souviens, j’ai couru dans les rues à la recherche de ce tueur. Chaque jour je restais un peu plus au travail, m’épuisant toujours plus, délaissant toujours plus ma femme. Mon ex-femme. J’étais sourd à ses remarques, bien trop obsédé par ce cinglé qui nous glissait à chaque fois entre les doigts. Et puis il y a eu le choc. La découverte du mobile de tous ces crimes. Pour moi. Et que dire aux familles des victimes, quand un taré s’est mis en tête qu’il était un justicier ? Que dire quand celui qui a tué tant de monde l’a fait pour vous ? C’était plus que je ne pouvais le supporter, mais j’étais trop impliqué pour lâcher prise. Cet homme, il a fini derrière les barreaux, et ma plaque de flic, sur le bureau du supérieur. Je suis parti, j’ai fui, et j’ai fini allongé sur le sofa d’une psy.

Il y a eu les mots, les larmes et les cachets. Les nuits blanches, les cernes, les cachets encore. Je me suis remis à fumer, et ma femme est partie. Je ne sais plus vraiment quelles étaient les raisons de son départ, mais avec le recul je le comprends.

C’est pour cela qu’au début, je ne bouge pas. Je suis en colère contre Emily, qui vient me sortir de ma retraite d’un simple coup de téléphone. Elle qui me connaît, je suis sûr qu’elle sait déjà que je viendrai. Parce que je ne suis pas homme à lâcher prise, à laisser tomber. Celui qu’on appelait Wolf, ce n’était pas pour rien. Un vieux loup solitaire, attiré par l’odeur du sang et ses affaires sordides, prêt à tout pour choper sa proie. Calme, en apparence seulement, prêt à bondir. Et Emily, elle agite devant moi les restes d’une affaire que je pensais classée, que j’avais lâchée uniquement car j’avais touché au but. Avec son appel, dont je n’arrive pas à déterminer le degré d’innocence, elle me retourne vers mon passé, vers cet homme en ruines que j’ai été. Et je ne suis pas prêt. Je ne veux pas être à nouveau celui que j’ai été. Je ne veux pas retourner de mon plein gré vers la paranoïa, le choc post-traumatique. Je ne veux pas recommencer à scruter les visages des personnes que je croise dans la rue. Je ne veux pas écouter à nouveau le moindre bruit dans la nuit, ni dormir avec mon revolver pour seule compagnie. J’y arrivais de mieux en mieux, avec une thérapie, du temps et de moins en moins de cachets. A vrai dire, je m’enfilais des boîtes entières de calmants après mon départ, mais il y a un mois que je n’en prends plus. Et voilà qu’elle appelle.

Plus j’y réfléchis, plus cela me semble fou. Les lèvres tremblantes, j’allume fébrilement une cigarette un peu chiffonnée. La fumée m’apaise pour une seconde à peine. Qu’entend-elle exactement par "ça recommence" ? Je croyais que l’homme était en prison, que nous avions fini correctement notre boulot ! J’en ai le bide complètement retourné. Ça me prend un temps incroyable, des heures peut-être. Contre mon gré, je pèse le pour et le contre, je me demande le pourquoi du comment. J’essaie de me raisonner, de me rappeler tout ce que j’ai réussi à mettre derrière moi, pourtant il y a une petite voix dans ma tête qui me rappelle pourquoi j’étais flic. Pour mettre fin à l’horreur, pour protéger la population. En repensant aux scènes de crimes de l’affaire Ragdoll, un frisson me parcourt l’échine. Il y en a, des nouveaux qui ont pris la relève, mais, y en a-t-il qui connaissent l’affaire comme moi ?

Sur un coup de tête, j’attrape mes clés de voiture et je sors de chez moi, oubliant mes clopes, mon téléphone et mes cachets. Je saute dans ma voiture et je file sans me poser plus de questions vers l’adresse qu’Emily m’a envoyée. Pour elle, pour les victimes, mais aussi pour tourner définitivement la page.

***

Que de nouvelles têtes alors que je gare ma voiture pour me faire alpaguer comme un vulgaire badaud. Quelques policiers, tous des bleus, presque grotesques tellement ils sont propres sur eux. Leurs uniformes sans un pli, leur air de bien vouloir faire, je ne peux pas leur en vouloir. Sauf quand je me baisse pour passer sous la rubalise, dans un geste réflexe, mais qu’une matraque m’arrête, pointée juste sous mon nez. Et voilà que je me redresse, tout outré que je suis de ne pas être reconnu. Je n’ai pourtant pas raccroché depuis si longtemps ? Touché dans mon ego alors que c’était mon affaire, je croise les bras, affirmant que je veux voir le sergeant, et qu’elle m’attend. « Et on peut savoir qui vous êtes ? » « L’assassin. Notez bien, mon nom est William Fawkes. » Pas un sourire ne traverse mes lèvres, alors que j'articule bien chaque syllade, froid comme à mon habitude. Je vois leur hésitation, le doute passer dans leurs yeux. Enfin, l’un d’eux se décide à se bouger le cul. Il sort un calepin, me fait répéter mon nom pour le noter consciencieusement et part enfin pour aller chercher Emily.

Il met un temps si considérable que je finis par m’impatienter. Si j’attendais bien sagement sans décroiser les bras, avec la petite horde de journalistes et de curieux, je commence à perdre patience. A nouveau, je me baisse sous la rubalise en leur annonçant que je vais aller chercher leur supérieure moi-même. Mais ils sont obstinés eux aussi, alors je me fais encore une fois jeter. « Vous pouvez pas passer m’sieur, c’est une scène de crime, laissez la police faire son travail. » Je me permets de hausser un sourcil, d’un air un peu méprisant. « Pardon mais si la police faisait son travail, je crois que ces personnes ne seraient plus là depuis un moment. » D’un geste de la main, je désigne les personnes qui se massent de plus en plus derrière moi.

Ma remarque a au moins le mérite de faire bouger les choses. Les petits flics s’énervent, menacent légèrement de me virer d’ici à coups de pied au cul, alors je suis. J’engraine cette petite dispute qui me fait doucement rire à l’intérieur, rapidement interrompue par une voix que je ne connais que trop bien. « Ça m’aurait étonné. » Aussitôt, les flics se mettent comme au garde à vous, un air penaud sur la tronche et la voix basse. Je remarque qu’Emily n’a pas changé, physiquement ou dans sa façon de parler. Un sourire étire légèrement mes lèvres alors que je réalise comme elle m’a manqué. Enfin, on m’accorde le respect que je mérite, enfin, on me traite comme il faut. C’est peut-être même un peu trop quand ils soulèvent eux-mêmes le ruban pour que je passe en dessous sans me baisser. Sans leur adresser le moindre regard, j’emboîte le pas d’Emily pour nous éloigner un peu.

« Quel message ? J’ai simplement entendu une personne que je connais bien crier sur ses subordonnés… » Un nouveau sourire éclaire mon visage, plus visible cette fois alors que je ne réponds qu'à moitié à sa question. Je n’ose pas encore la prendre dans mes bras pour lui avouer qu’elle m’a manqué, je n’ose rien ajouter. Alors je demande simplement. « On a quoi cette fois ? » Doucement, je m’approche de la porte de la maison, prêt à replonger dans l’enfer.


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Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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Il était là, fidèle au souvenir vivace qu'elle gardait de son coéquipier. Le seul qu'elle ait jamais eu, d'ailleurs, dans la mesure où tout ceux qu'on avait tenté de lui refiler depuis avaient demandé à changer de partenaire moins d'un mois plus tard. Parce que Wolf avait été plus qu'un binôme, il avait aussi été son meilleur ami, une sorte de moitié fusionnelle avec qui elle avait violemment coupé le cordon. Sous prétexte qu'il voulait survivre alors qu'elle, elle s'était montrée trop maso pour en faire autant. Là où Will était indolent, Baxter avait la rancune tenace. Pourtant, en se retrouvant à proximité de lui, elle réalisa que malgré la journée horrible qu'elle passait, il lui apportait un réconfort depuis longtemps oublié. « Comme Ulysse et ses sirènes à la con, c'est ça ? Si j'avais su que ça suffisait à t'attirer, je me serais défoulée plus souvent sur ces crétins. » répliqua-t-elle avec humeur, d'une part afin de ne pas révéler son trouble, mais également incapable de résister à la tentation de lui envoyer une de ces jolies piques dont elle avait le secret. Un mécanisme de défense qu'on lui connaissait bien, sous-entendant que oui, il l'avait abandonné. Certes, elle l'avait congédié vertement, toutefois, Wolf n'avait pas cherché à revenir. Elle s'en voulut aussitôt. Il ne méritait pas ça. Il avait eu raison de s'éloigner de tout ça. Il devait le faire. Elle était injuste. Certainement mettrait-il sa mauvaise humeur sur le compte de ce qui les attendait à l'intérieur de la demeure cossue. Vers laquelle elle l'entraînait, les mains dans les poches et le visage fermé. Une fois sur le pas de la porte d'entrée, elle lui répondit : « Je te laisse voir par toi-même. » Moins qu'une volonté de se montrer énigmatique, elle n'était surtout pas en mesure de lui décrire - encore - l'horreur.

Le cadavre avait été laissé dans le salon. Poupée désarticulée grotesque, empalée au manteau de la cheminée par plusieurs clous en acier. Les coutures étaient visibles, mais c'était aux couleurs éparses des dermes putréfiés qu'on remarquait qu'il s'agissait d'un assemblage. Six victimes cousues ensemble afin de n'en faire qu'une. D'un point de vue artistique, c'était un vrai chef d’œuvre. Celui d'un malade mental, d'un assassin, certes - mais une œuvre tout de même. « Les collègues ont d'abord cru à un copycat, t'as dû lire comme ils ont pullulé après l'affaire Ragdoll. » Ou pas. Il était fort probable qu'il se soit bien gardé de lire de ce genre de nouvelles. « Sauf qu'on a trouvé quelque chose dans la cheminée ... » Elle extirpa de son sac à main d'un jaune criard une pièce à conviction mise sous scellée, qu'elle tendit à Wolf. Il s'agissait d'une photo d'eux. Baxter et Wolf s'étreignant, un grand sourire barrant leurs visages, lors d'un Noël organisé par l'unité près de cinq ans plus tôt. Emily paraissait encore heureuse, l'alcool n'avait pas détérioré ses prunelles pétillant de malice. Et d'espoir. Au dos était notée une simple phrase : « Il est temps de reprendre la partie, mes agneaux. ». Pour la première fois depuis leurs retrouvailles, le visage d'Emily afficha la détresse qu'elle ressentait. « Il est venu chez moi, Will. Cette photo était dans mes affaires. J'en suis sûre, parce que je reconnais la petite tâche de café, juste là - elle pointa la minuscule auréole marron - On a vérifié, Gabriel Stones croupit bien dans sa cellule. Je sais pas qui c'est, par contre, je suis sûre d'un truc ... Cette chose, elle est pour nous. » Quittant le regard de l'ancien flic, le sien se tourna vers le corps. Les corps. Le cauchemar qui les fixait de ses orbites sans vie, promesse d'une sentence sans appel.

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William
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En attendant de retrouver le post que j'ai édité comme un génie :

→ Wolf examine la poupée, demande si les victimes ont été identifiées
→ Il est en colère, perturbé par le fait que le tueur soit venu chez Emily : « Reste pas chez toi, viens à la maison. »
→ Brennan réapparaît, et Wolf prend le relais pour l'aiguiller, lui disant de faire venir le légiste pour décrocher les corps et les emporter.
→ « Avec du café ce serait super. »


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La blonde regarda l'ex-policier s'éloigner, ou plutôt se rapprocher de leur « cadeau » à pas prudents. Malgré la fébrilité légitime que dictait son langage corporel, en le voyant examiner le corps comme elle l'avait fait elle-même quelques heures plus tôt, elle se remémora sans peine ces trop nombreuses fois où elle l'avait déjà observé dans cette posture concentrée. Elle supposait qu'on pouvait rendre sa plaque mais qu'il était plus difficile de se débarrasser de ses mécanismes de flic. « Pas encore. On a relevé les empreintes des bras en espérant que ça donne quelque chose dans les fichiers et la scientifique a mitraillé chaque centimètre carré de peau. » Parce que s'il s'agissait du même modus operandi, alors, il trouverait des indices qui les conduiraient jusqu'à leurs victimes. Baxter avait déjà repéré un tatouage et une cicatrice comme pistes qu'ils pourraient remonter. Parce que l'assassin voulait qu'ils les identifient. Un jeu de piste macabre.

Wolf pivota à nouveau vers elle. La lueur qui animait les pupilles de l'homme lui était aussi familière que cette terrible scène. Une colère sourde mêlée à de l'appréhension, interpréta-t-elle, sûrement à raison puisqu'il objecta qu'il était hors de question qu'elle retourne chez elle. Il l'invitait d'ailleurs sur son canapé, en compensation. Elle secoua la tête, prête à répliquer, quand Brennan revint envahir son espace vital. « Qu'est-ce que tu veux ? » Toujours aimable et un bleu qui n'avait plus l'énergie pour affronter la furie blonde. Heureusement, ce dernier fut secouru par le pragmatisme de Will. Jamais la sergeant ne l'avouerait à voix haute, mais qu'il était bon d'avoir du relai, parfois. Brennan allait repartir, toutefois, il s'interrompit face à la demande incongrue de la légende vivante du Metropolitan Police Service. Grand mal lui en prit, il jeta une oeillade perdue vers sa supérieure. « T'as entendu ? Un appel radio et deux cafés. » L'aval donné, il repartit comme il était venu. De fait, elle fit signe du menton à Will de la suivre dans la pièce adjacente. Autant éviter de rester près du cadavre plus que la nécessité ne l'imposait. « J'ai vu avec Vanita. Elle t'accepte comme consultant sur l'affaire. » lâcha-t-elle une fois qu'ils eurent rejoint la belle cuisine moderne. La commander était, à défaut d'un bon supérieur de terrain, une femme pragmatique, douée en communication. Récupérer Wolf sur le dossier, une fois que l'information aurait éclaté aux cinq sens des citoyens, c'était s'assurer d'avoir leur confiance. Après tout, c'était en grande partie grâce à lui si Stones croupissait dans une cellule aujourd'hui. En revanche, l'affirmation qu'Emily venait de faire était lourde de sens : elle avait pris les devants, comme persuadée qu'il viendrait. Au final, elle ne lui avait pas laissé le choix. Et pour cause ... « Avant que tu refuses, j'ai un dernier truc à te montrer. » Cette fois, elle sortit le sachet plastifié de la poche de son manteau. Elle aurait tellement préféré éviter. Elle avait failli lui dissimuler la pièce à conviction, d'ailleurs. Cependant, maintenant qu'il était là, elle savait qu'elle ne pourrait pas affronter ça sans lui. Il s'agissait d'un morceau de papier, de dix centimètres sur quinze, lequel semblait avoir été plié de nombreuses fois. « C'était dans la bouche. Lis bien des deux côtés. » Verso : Il est l'heure de retrouver la meute, Wolf. Recto, une liste de noms, chacun accolé à une date. A quoi cela correspondait-il ? Baxter craignait de l'avoir deviné, bien que ce procédé fut nouveau. Elle attendit que son compagnon ait vu la dernière ligne avant de lancer : « J'ai demandé au légiste de rien dire pour le moment ... Je veux en parler à Vanita moi-même, pour pas qu'elle me décharge de l'affaire. » Légère pause. Inspiration. « Tu vois, Will, je peux rester chez moi, il a pas l'intention de me tuer tout de suite. Cet enfoiré me réserve pour la fin. » Parce que oui, le sixième et dernier nom était bel et bien le sien. Emily Baxter, destinée à être assassinée dans trois semaines, jour pour jour. « Le coroner arrive et j'ai vos caf... » les interrompit Brennan en entrant dans la cuisine. La blonde sursauta. « Bordel de merde, mais t'es monté sur ressorts ou quoi ?! » éructa-t-elle, à fleur de peau. Elle espérait que le breuvage était meilleur que les nouvelles de la journée, sans quoi, elle allait sérieusement envisager d'anticiper sur les projets de leur meurtrier.

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William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore

Après une légère hésitation et quelques mots d’Emily, le policier s’en va sans demander son reste. Il faut dire que, si la sergeant est déjà difficile à vivre pour les autres en temps normal, il paraît que c’est encore pire quand nous sommes deux. Et vu la journée qu’elle a dû passer, vu la situation dans laquelle nous sommes tous plongés à présent, il y a de quoi avoir les nerfs en boule.

Une fois la porte fermée, elle se détourne sur un signe de tête, alors je lui emboîte le pas sans poser de question. Nous nous retrouvons dans une grande cuisine, propre, pas encore imprégnée de l’horreur de la pièce adjacente. Légèrement plus calme sans l’immonde poupée dans mon champ de vision, je m’adosse contre l’un des éléments de cuisine, les bras croisés. Je reste silencieux, les yeux braqués sur ma partenaire. Elle semble hésitante, et finalement elle lâche la bombe. Vanita est au courant, et elle a déjà accepté ma participation sur cette affaire. Je reste interdit une seconde, et puis je m’apprête à répondre avec colère. Ou en élevant légèrement le ton du moins. Parce que je me sens coincé, obligé de replonger. Elle savait que je viendrai. Elles savaient toutes les deux. Mais je ne suis pas prêt, consultant ou pas, à me remettre dans cette affaire. Simplement pour contredire l’évidence, j’ouvre la bouche pour lâcher un refus catégorique.

Mais Emily m’interrompt. Je la vois clairement inquiète, hésitante. Elle me dit qu’elle veut me montrer une dernière chose, alors je ravale ma langue, et mon indignation avec. Le pragmatisme reprend le dessus sur la colère, je m’approche doucement de mon amie pour voir ce qu’elle a à me montrer. Car elle sort de sa poche une nouvelle pièce à conviction, qu’elle me tend du bout des doigts. J’attrape le papier, fébrile à nouveau de voir une émotion que je n’arrive pas à interpréter dans les yeux d’Emily. Elle me dit de lire ce qui y est inscrit, alors je m’exécute.

Une liste. Une liste de six noms, de personnes inconnues. Enfin pas tout à fait. Car le dernier je le connais bien, et j’ai comme une impression de vertige quand je comprends le sens de cette liste macabre. Les dates accolées aux noms sont sans équivoque. Je fixe le papier sans un mot, le temps d’assimiler ce que je viens de lire. Et mon regard retrouve celui de mon acolyte, qui finit de m’expliquer d’où elle sort une telle chose. « Tu vois, Will, je peux rester chez moi, il a pas l'intention de me tuer tout de suite. Cet enfoiré me réserve pour la fin. » Ces derniers mots tombent comme une sentence. Une expression douloureuse crispe mon visage, alors que je suis incapable de répondre. C’est trop soudain, trop violent.

Le bleu arrive, nous arrachant un sursaut à tous les deux. Emily l’agresse et lui nous regarde, un peu surpris de nous trouver immobiles et silencieux, face à face. Presque mécaniquement, je me retourne vers lui pour lui prendre les cafés des mains, avant de le pousser vers la porte. « Merci. Occupez-vous des corps, ne nous dérangez plus. » J’essaie d’être poli, mais ma voix tremble d’une colère qui menace d’exploser. Sans attendre de réponse, je ferme la porte de la cuisine. Emily avait raison, je ne peux plus refuser. Je suis coincé, totalement piégé dans un nouveau jeu de piste morbide. Et que fait un loup lorsqu’il se trouve acculé ? Il attaque.

En quelques pas, je suis à nouveau face à celle qui n’a jamais cessé de compter pour moi. Peu importe le temps, peu importe la distance. Les yeux flamboyants de colère et la voix moins maîtrisée qu’à l’accoutumée, je me saisis du visage délicat d’Emily, que je retiens entre mes mains pour plonger mon regard dans le sien. Tant pis pour les convenances. « Tu penses vraiment que je vais laisser cet enfoiré ne serait-ce que t’effleurer ? On va le choper tous les deux, comme avant. » Et après, je pourrai enfin tourner la page. Peut-être même qu’Emily voudra bien accepter mon départ du Met.

Mon visage si proche du sien, je serais prêt à lui promettre de buter ce type de mes propres mains s’il le faut. Quand je suis sûr qu’elle a bien compris que malgré tout ce qui a pu se passer, je serai toujours là pour elle, je lâche doucement son visage avant de me reculer d’un pas. De la dépression, de la peur, il n’y a plus rien. Face à une telle menace au dessus de ma coéquipière, le flic qui dormait au fond de moi depuis deux ans est à nouveau bien éveillé.


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Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Flic depuis dix ans qui a perdu toutes ses illusions.
➔ Ceux qui font l'erreur de s'arrêter à son physique de poupée le regrettent généralement très vite.
➔ Alcoolique consciente de sa maladie mais qui refuse de se soigner. Elle dissimule son haleine parfois chargée dès le matin par les horribles chewing-gum qu'elle mâche à longueur de journée.
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Le pauvre bleu tombait vraiment au pire moment - ce qui n'était pas peu dire, dans la mesure où il avait été parmi les premiers à débarquer sur les lieux. Il dut d'ailleurs remercier intérieurement Wolf d'avoir été dans la même pièce que la blonde. Cette dernière le lorgna se retirer sans demander son reste avant d'en revenir à son ancien coéquipier. Les mains qu'elle avait enfoncé dans ses poches masquaient les tremblements irrépressibles qui la parcouraient soudain. Bien que sa mine coléreuse n'en montra rien, ses entrailles étaient retournées par une peur viscérale. Un ersatz de panique qu'elle tentait de faire refluer, moins pour elle que pour Will. La douleur mêlait de hargne qu'elle lisait sur ses traits l'agitaient bien davantage que ce mauvais tour joué par le meurtrier. Elle ne supportait pas de le voir souffrir. Elle avait beau lui reprocher sa défection, le fait qu'elle l'ait poussé vers la sortie avait aussi été un moyen pour elle de ne pas avoir à affronter le mal-être dans lequel leur dernière affaire avait précipité l'ex-flic. Commode. Mais aujourd'hui, le boomerang leur revenait en pleine figure à tous les deux.

Le silence, à nouveau. Elle ne bougeait pas, attendait qu'il encaisse, ainsi qu'elle avait dû le faire quelques heures plus tôt. Il y parviendrait. Malgré sa dépression, Wolf restait l'une des personnes les plus fortes qu'elle connaissait. L'information digérée, il retrouverait son sang-froid et ... Et il combla la distance qui les séparait, ses mains venant encadrer les joues glacées de la sergeant. « Tu penses vraiment que je vais laisser cet enfoiré ne serait-ce que t’effleurer ? On va le choper tous les deux, comme avant. » Un souffle qu'elle n'avait pas réalisé avoir retenu s'échappa d'entre ses lèvres. Telle une baudruche que l'on débarrasse de son trop-plein d'air, Emily se dégonflait. Au sens littéral du terme. Cette assurance-là, celle qu'il serait à ses côtés, qu'ils affronteraient la débâcle ensemble, elle l'avait prié sans savoir à quel point. Elle ne pouvait pas faire ça seule. Pas sans lui. « Comme avant, Will. » répliqua-t-elle sur le même ton fiévreux, ses doigts venant effleurer ceux de l'homme brièvement. Il la relâcha et elle reprit contenance. « On bouge au MET, Vanita nous attend. » L'instant était passé mais le pacte, lui, avait été signé.

¤¤¤

Les deux jeunes gens s'étaient retrouvés devant la New Scotland Yard après avoir récupéré leur voiture respective. L'Audi de Baxter avait fendu les rues sous sa conduite aussi dangereuse que furieuse - sans même qu'elle ait eu à user du gyrophare, ce qui était encore plus effrayant. Toutefois, si Wolf l'avait suivi, il n'avait guère dû être surpris. En plus d'être imbuvable, son amie avait toujours conduit comme un pied. « Bienvenue à la maison. » lâcha-t-elle, pince-sans-rire, tandis qu'ils gravissaient les marches de l'entrée. A peine eurent-ils pénétré à l'intérieur de la brigade criminelle que de nombreux sergeants, se précipitèrent sur le duo. La nouvelle du retour d'entre les morts de William Fawkes avait déjà filtré et tous attendaient de retrouver, pour certains un vieil ami, pour d'autres, la légende du MET. « Je t'attends dans le bureau de Vanita. » grommela-t-elle entre deux poignées de mains viriles et autres tapes dans le dos. Elle détestait les effusions et plus que d'ordinaire, celle qui assaillait son compagnon augmentait son mal au crâne. Quoi qu'à côté de la voix haut perchée de la commander, ce n'était pas grand-chose. Elle se le rappela aussitôt qu'elle l'accueillit dans immense office impeccablement rangée d'un « entrez ! » cristallin. Décidément, sa n+3 ne branlait rien de la journée. « Commander. » « Ah ! Baxter ! Enfin ! Où est Fawkes ? » « Il renifle les coins de porte et pisse sur la moquette. » La blonde se sentait agressée par les imposantes boucles d'oreille en plaquée or, ainsi que le tailleur fuchsia de Vanita. Très fière de ses origines indiennes, on aurait dit que la commander tenait à en entretenir tous les clichés bariolés. « Commençons sans lui, alors. » rétorqua cette dernière sans s'émouvoir de la réponse de son interlocutrice. Si elle n'appréciait guère l'insubordination, elle voyait à la tête d'Emily que la menace d'une sanction aurait été parfaitement inutile. De plus, elle avait besoin d'elle. « Débriefez-moi. » Baxter s'attela à la lourde tâche de lui rapporter les évènements de la fin de journée. Vanita en était à parcourir la pièce à conviction où figurait la liste, sourcils froncés, quand Wolf consentit à les rejoindre. « Fawkes, ravie de vous revoir. » Elle mentait éhontément, tous deux le savaient. Pas plus que Baxter, la commander n'avait jamais pu saquer son coéquipier. Elle en revint à Emily. « Donc, nous avons une liste de victimes potentielles dont vous faites partie, Baxter. Dites-moi pourquoi je ne devrais pas vous mettre aussitôt sur la touche ? » « Parce que vous signeriez mon arrêt de mort ? » « Et ça devrait m'inquiéter parce que ... ? » « Parce que ce serait mauvais pour l'image du MET. » « Touché. » Vanita avait cessé depuis longtemps de s'encombrer de ses stratégies de manipulation avec le duo. Emily n'en parut guère émue. « Je vous assigne une équipe de surveillance. » Cette fois, la sergeant se rebiffa. « Pas question. Avec la tripotée de bras cassés qu'on se traîne par ici, ils seraient foutus de rater un éléphant dans un couloir. J'aimerais avoir une chance de survivre à toute cette merde. » L'empoignade s'annonçait longue et fatigante. Voilà pourquoi Vanita se tourna vers Will, un sourire n'augurant rien de bon étirant ses lèvres fardées. « Qu'est-ce que vous en pensez, Fawkes ? » Putain de garce pensa sa subalterne en retenant l'insulte de peu. Afin d'éviter un bras de fer, la commander avait trouvé la meilleure parade qui soit : faire trancher le talon d'Achille de Baxter. Elle savait qu'il proposerait une solution, que Vanita l'accepterait et qu'Emily n'aurait plus qu'à s'y résigner. Parce que l'agneau Baxter ne pouvait résister au prédateur Wolf.

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J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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Avec ce qui aurait pu être un sourire amusé sur le visage, si seulement je n’avais pas eu les dents si serrées, je peine à suivre la voiture de Baxter. Pour chaque priorité qu’elle grille, pour chaque virage qu’elle prend trop fort, ce sont des mètres que je perds sur elle. Si elle n’avait pas été flic, je crois qu’elle aurait perdu son permis de conduire il y a bien longtemps. Je la perds définitivement au détour d’un feu tricolore, qu’elle grille allègrement, manquant de renverser un piéton.

« Rappelle moi de t’offrir une carte de bus pour ton prochain anniversaire… » Un sourire ironique et j’emboîte le pas de mon ancienne binôme alors qu’elle me souhaite la bienvenue. Dans un souffle, j’essaie d’évacuer l’angoisse qui s’empare de moi, enserrant ma gorge. L’idée de revenir à New Scotland Yard ne me plaît pas le moins du monde, et j’ai l’impression d’y venir pieds et poings liés. Seule la rage que j’éprouve à l’encontre du tueur lutte contre cette impression d’étouffement qui me prend au moment où je pousse la lourde porte d’entrée pour me retrouver propulsé deux ans en arrière, dans le brouhaha et l’agitation du lieu.

Tout se passe très vite. Côte à côte, dans une attitude tellement naturelle même après deux ans, nous marchons en direction du bureau de la commander. Le pas déterminé d’Emily me donne un semblant de courage, alors je prends bien soin d’enfoncer mes mains au fond des poches de mon manteau pour en masquer les tremblements. Bien vite, c’est toute la brigade qui se jette presque sur nous. Il y a ceux que je ne connais pas : arrivés après ma démission ou refusant de me côtoyer quand ma réputation dépendait de celle que me faisaient les médias. Les plus jeunes me tendent une main en exprimant à quel point ils sont heureux de me rencontrer, les plus vieux me lancent des regards entendus. Et parmi eux, il y a mes anciens camarades. Ceux que j’appréciais et qui viennent me donner des grandes claques dans le dos. Emily nous fausse compagnie, et je lui fais signe que je la rejoindrai rapidement. Mais je suis vite interrompu par Finlay, vétéran de la brigade à quelques mois de la retraite et vieil ami. Il me donne une accolade amicale à laquelle je réponds, avant que nous échangions un regard lourd de sens. Il sait, sans l’ombre d’un doute, à quel point mon retour est difficile.

Finalement, j’arrive à m’arracher à mon bain de foule – qui me donne l’impression d’être un héros de comics, ou un Beatles – et je rejoins le bureau de Vanita, où Emily est déjà enfermée. « Fawkes, ravie de vous revoir. » « Tout le plaisir est pour moi. » Je lui réponds sur le même ton, sans prendre la peine de forcer un sourire. Nous savons tous que personne n’est heureux de ces retrouvailles, alors nous ne perdons pas de temps. La commander reporte son attention sur Emily et je fais de même, observant son visage alors que l’autre garce menace de lui retirer l’affaire. Sur ses traits, il n’y a plus la moindre trace de la détresse qui brillait dans ses yeux quelques minutes auparavant. Non, face à sa supérieure, Emily se montre forte et froide. Rares sont les personnes à l’avoir vue craquer, et en faire partie me donne l’impression d’être un privilégié.

J’écoute les deux femmes se disputer, tenir leurs positions et hausser le ton d’une oreille distraite. Mon esprit est occupé par la sensation de froid que les doigts d’Emily ont laissée sur les miens, alors qu’elle glissait sa main sur la mienne, scellant ma promesse de rester près d'elle coûte que coûte, et de la sauver du psychopathe qui a mis une épée de Damoclès au dessus de sa tête. « Qu'est-ce que vous en pensez, Fawkes ? » L’interpellation me fait presque sursauter, et je relève les yeux vers Vanita, hébété un instant, le temps de reprendre pied dans la conversation. Faisant mine de réfléchir, je passe une main dans mes cheveux avant de soupirer. « Si le tueur s’est fait chier à établir une liste avec des dates, c’est pas pour frapper au hasard trois semaines plus tôt. Sa liste a un sens pour lui, il ne va pas s’en éloigner si on ne l’y pousse pas. » Je marque une pause, réfléchissant à ce qui pourrait faire pencher la balance. « Je veillerai sur elle, moi. De toute façon je suis le seul qui la supporte, si vous demandez à votre bleusaille de la surveiller, ils finiront par appeler eux-mêmes le tueur. » Ces questions de logistique m’emmerdent au plus haut point, alors je lance une petite pique, avec un sourire narquois à Baxter. Ça ne plaît pas à la commander, qui souffle longuement mais qui ne peut pas me donner tort. « Une équipe de surveillance pour le jour J, c’est ma dernière offre. » Sa réponse allume une étincelle dans mon regard. Sûr que je ne laisserais jamais un détraqué mettre la main sur Emily, je me penche sur le bureau avec un sourire carnassier. « Au jour J, votre assassin sera déjà hors d’état de nuire. »

Et comme il n’y a plus rien à dire, j’ignore l’air interdit de Vanita pour me retourner vers ma partenaire. « On y va ? »


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Emily Baxter
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Vanita ignora superbement le regard noir que lui lançait la blonde. Wolf ? Nonchalant, fidèle à lui-même - ou en tout cas, à celui qu'elle avait connu -, il ne prit même pas la peine de la consulter avant de s'engager dans le bras de fer dangereux auquel la Commander l'avait mêlé. Mais autant dire qu'Emily était prête à grimper dans quelques milliers de tours si ce qu'elle entendait ne lui convenait pas. Et ça, son ex-coéquipier le savait pertinemment, puisque lui non plus n'avait pas oublié comme le volcan Baxter était facile à réveiller. « Si le tueur s’est fait chier à établir une liste avec des dates, c’est pas pour frapper au hasard trois semaines plus tôt. Sa liste a un sens pour lui, il ne va pas s’en éloigner si on ne l’y pousse pas. » Bonne réponse pensa-t-elle avec satisfaction, malgré tout surprise qu'il abonde dans son sens. Elle aurait pensé qu'il insisterait, à l'image de Vanita, pour une protection rapprochée conséquente. Toutefois, elle comprit pourquoi lorsqu'il reprit. Forcément, l'ancien flic avait quelque chose derrière sa tête bien remplie. « Je veillerai sur elle, moi. De toute façon je suis le seul qui la supporte, si vous demandez à votre bleusaille de la surveiller, ils finiront par appeler eux-mêmes le tueur. » « Hilarant. » maugréa-t-elle dans la barbe qu'elle n'avait heureusement pas, le tout en croisant les bras telle une enfant boudeuse - et ce, bien que personne ne l'écouta. C'était une chose de savoir qu'elle était proprement ingérable pour le commun des mortels, une autre de se l'entendre dire. Généralement, on évitait de la titiller à ce sujet pour des raisons évidentes ; parce que justement, elle était imbuvable. Quant à avoir Will dans son giron pour les trois semaines à venir ? L'idée ne lui déplaisait absolument pas et peut-être qu'une partie du problème - si l'on mettait de côté le fait qu'un assassin en avait après elle - résidait dans cette évidence. Elle se garda bien de le montrer, au contraire, ses traits affichaient une crasse contrariété parfaite pour donner le change à la réalité de ses pensées.

Elle aurait pu rester là à pester inutilement dans son fauteuil si en se décentrant de son égoïste mauvaise humeur, elle n'avait pas surpris le sourire diabolique de Wolf. Dans ces moments-là, peut-être ceux qui lui avaient le plus manqués parmi tous les nombreux autres, il n'avait jamais aussi bien porté son surnom. Décontenancée par l'assurance de l'ex-flic, la commander le dévisagea avant d'en revenir à sa sergeant. Pas de chance pour elle, Emily lui renvoyait un sourcil haussé et la moue suffisante de quelqu'un apportant un soutien plein et entier à l'homme carnivore. Comme s'il n'était pas envisageable, pas un seul instant, que le meurtrier puisse commettre son forfait avant qu'ils lui mettent la main dessus. « On y va ? » « Grave. » La jeune femme hocha la tête, déjà debout. « Débrief demain à 8h ! » leur gueula Vanita alors qu'ils sortaient sans même avoir eu le bon goût de se faire prier.

A peine dans le couloir où ronronnait la photocopieuse de la patronne, Baxter pivota vers son compagnon. « Tu m'offres un verre. » C'était décrété et visiblement, non soumis à négociation. La blonde n'avait pas bu une goutte depuis le matin-même et elle supputait que ses nerfs à fleur de peau n'étaient pas uniquement à imputer aux événements de la journée. De plus, le prétexte était excellent pour se retrouver. En terrain neutre. La nuit largement tombée, elle n'avait pas à craindre une remarque sur l'heure peu adaptée à une potentielle mine. Puisqu'il acceptait, elle laissa son Audi à cheval sur le trottoir et se laissa conduire jusqu'à un bar où aucune de leurs connaissances respectives ne risquaient de les trouver. L'endroit était miteux, le comptoir quelque peu collant et les lieux presque vides si on exceptait les poivrots habituels, mais l'atmosphère tamisée, quasi sombre, se mariait parfaitement avec leur humeur. « Un whisky pour moi. Triple. Sans glace, sans rien. » lança-t-elle au barman en retirant son manteau épais, révélant sa silhouette amaigrie malgré le pull noir tout aussi dense qu'elle portait. Will commanda à son tour et un silence s'installa. Lequel fut cette fois comblée par la blonde : « T'as pas appelé. T'aurais pu. » Voilà, c'était lâché. Ses doigts jouaient avec le bord du verre déjà à moitié vide, spectacle visiblement passionnant pour ses prunelles fixant ce qu'il restait de son contenu.

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