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 Carry On Wayward Son (Elyan)

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Sha
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Le contexte du RP
Mise en situation
La situation



Il y a eu un jour une grande explosion, des cris et du sang.
C’était il y a bien longtemps, bien avant que les mères ne soient nées, bien avant que les pères ne soient forts. C’était avant que le soleil ne brille, avant que l’homme ne sache parler.
Certains sages disent que c’était il y a plus de cent mille soleils levés.

Ce que Billy sait, c’est qu’il n’a jamais vu que le sable chaud et les montagnes de la Vallée de la Mort au sein des Terres Désolées. Il y ait né, comme son père avant lui, comme son grand-père avant-lui. Ils ont toujours vécu ici.
Il a hérité de la seule chose que son père possédait : une bécane, un vieil engin rafistolé de partout et qui roule tant bien que mal au milieu des déserts, loin de l’agitation des grandes villes, évitant les sentiers dangereux.

Seul depuis quelques temps, Billy a près de dix mille soleils derrière lui. C’est beaucoup pour un loner comme lui.
C’est grâce à ses règles de vie.
La règle n° 1 c’est de ne jamais s’arrêter, pas même pour quelqu'un, surtout pas pour quelqu'un.
Elle est facile à respecter cette règle.

Et pourtant…


Contexte de cette recherche




Oh Darling,
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Sha
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Billy Walker
J'ai 26 ans et je vis au sein des Terres Désolées, ex-USA. Dans la vie, je suis Loner, Pilleur, Voleur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, et je le vis très bien.

Code Billy : #917e1f
Code Cultiste : #911f48

@Elyan : Désolée du retard (et de la longueur) !


Whatever I feel for you
You only seem to care about you
Is there any chance you could see me too?
'Cause I love you
Is there anything I could do
Just to get some attention from you?
In the waves I've lost every trace of you
Where are you?

Il eut un sourire sur les lèvres. C'était la chanson préférée de sa mère. Il ne se souvenait même plus de l'avoir écouté depuis sa mort. C'était un peu étrange, mais ç'avait quelque chose de plaisant.

Billy Walker ferma les yeux quelques secondes. Quelques secondes seulement.

Le souffle du désert balaya les Terres Désolées, son sifflement couvrant un instant le grésillement désagréable du walkman accroché à sa ceinture. Billy n'y fit pas attention, concentré sur la côte gigantesque qu'il devait gravir pour atteindre l'autre côté de la dune avant la nuit. C'était comme un Colosse qui lui faisait face, terrible et implacaquable. , la roue avant de Molly, sa bécane toute rouillée, s'enfonçait dans le sable. Il rageait en silence - toujours discret - et secouait dans ces cas vivement le guidon en espérant en sortir. Bien sûr ça lui faisait perdre quelques mètres, glissant alors un peu sur le flanc de la côte, mais il se trouvait au moins de nouveau en mouvement et ça le rassurait un peu.

S'arrêter avait quelque chose de frustrant pour lui, pour ne pas dire d'angoissant. C'était comme couper les ailes d'un oiseau. Il n'y en avait plus beaucoup des oiseaux sur les Terres Désolées, mais il en avait déjà vu un quand il était plus jeune. Son père lui avait dit que c'était un "faucon", et s'il n'avait pas oublié ni le cri puissant de l'animal ni sa beauté surnaturelle, il n'avait jamais eu la chance de recroiser un autre rapace.

A la vérité, il n'avait jamais vraiment eu la chance de croiser grand chose de vivant ou quelque chose qu'il ait eu envie de croiser un jour. Les rares êtres mobiles qu'il rencontrait n'en voulaient qu'à sa chair ou à sa moto. Parfois, pas têtus les gars, aux deux. Le pire dans cette histoire, c'était que Billy avait rapidement compris que son pire ennemi n'était pas tant les oiseaux ou les loups ou les coyotes, non. Le pire, c'était les autres hommes. Les comme-lui.

Les crevards du fin fond des Terres, les vadrouilleurs en quête de survie. Pire que des animaux acculés, ils s'en prenaient à quiconque entrer dans leur ligne de mire, tirer même à vue, manger ce qui passait à portée de leur main - humain ou non. Leur sourire bienveillant n'était qu'un ramassis de mensonge. Ils offraient très rapidement un gîte et un couvert et la nuit tombée, le jour ne se levait plus jamais pour l'invité. Des comme ça, Billy en avait vu tout le long de sa route. Il avait fait comme son père avant lui ; il n'avait jamais rien demandé à personne et avait continué son chemin.

C'était ce qu'il avait d'ailleurs prévu de faire toute sa vie. Ce n'était pas de la lâcheté - le concept même de bravoure ou de courage n'existaient pas vraiment dans les Terres Désolées - juste de l'instinct de survie.

En dehors des villes, tout était dangereux.

Les hommes, avant tout.

Billy ne savait pas exactement quand, mais c'était bien avant sa naissance et celle de son père, les hommes avaient commencé à tourner fous dans certains coins. Ils parlaient de "magie", ou encore de "véritable connaissance de l'existence". Les petits cultes qui s'étaient montés par-ci par-là avaient tous un grain dans le cerveau. Ils étaient bien trop frappés pour être acceptés dans les villes où le moindre écart de conduite était savamment puni afin d'éviter une rebellion ou une connerie du genre. Les villes avaient besoin d'être sereines et sûres pour se protéger du reste du monde, et notamment des cons comme il en existait plein dans les Terres Désolées.

Le jeune Walker, perché sur sa moto, ne se sentait esclave de rien de tout ça. Ni des villes, ni des fous. Les cheveux au vent sous un soleil de bagnard, presque arrivé en haut de la dune, il se faisait la même réflexion que tous les jours, à savoir qu'il n'échangerait pour rien au monde cette vie de douce liberté (et d'atroce anxiété).


Dans un dernier effort et un dernier vombrissement de métal et d'acier, l'engin arrivait enfin au point culminant de la bute de sable qui surplombait un grand plateau à moitié désertique seulement. Au loin vers l'horizon Billy pouvait voir ce qu'il savait être New Babylone. Une petite ville qui était tombée aux mains d'un culte à la noix sous la coupe d'un Grand Prêtre. Comment il s'appelait déjà ? ... Quelque chose comme Abraham. Un grand type au visage brûlé, sans nez et sans oreilles, toujours habillé d'une grande robe noire et d'un masque de bois rouge.

Billy l'avait déjà vu au loin, mais il ne s'était jamais arrêté. Les bras arrachés des ennemis de New Babylone étaient attachés aux grandes pancartes qui entourées la ville, symbole évident de leur pacifisme revendiqué. Aucune autre ville ne venait les chercher, alors même qu'ils se trouvaient à moins de dix kilomètres de trois autres grandes villes, plus imposantes. Billy Walker n'était pas débile cependant. Un jour, les autres grandes villes viendraient voir Abraham et lui rentrerait la tête dans le cul à coup de pieds. Ce trou du cul jetait allègrement les restes de ses proies (ce n'était même plus vraiment des victimes à ses yeux) dans l'eau du petit ruisseau qui coulait jusqu'à New Babylone. Il avait beau être en fin de course du fleuve, ça finirait par remonter et ça finirait par empoisonner une des trois grandes cités. Il y aurait des morts, des infectés, des fous dans les villes. Plus de sécurité donc. Plus de ville.

Un jour alors, peut-être, quelqu'un viendrait remettre ses abrutis masqués à leur place à grand coup de fusil dans le crâne, pour bien imprimer dans leur cervelle l'argument taille 9 millimètres.

Mais pas lui. Pas Billy Walker.

Tout ça, ça ne le regardait finalement pas.

Il n'était esclave de rien, pas même d'être le héro de cette histoire. Après un  petit coup de pieds dans la béquille de sa bécane, l'engin redémarra et la vieille bécane rouillée se mit en route. Il n'accélérait pas, préférant garder un silence relatif à l'approche de cette ville maudite. Il fallait la dépasser tout pendant qu'il faisait jour, et il ferait bientôt nuit, alors il n'avait pas une seule seconde à perdre.

Il laissait ainsi la bécane roulait, ses roues s'enfonçaient dans le sable qui petit à petit s'effritait et se séchait, devenant au plus bas de la dune une terre sèche et craquelée. Il sentit dans ses couilles l'amortissement raté de sa roue de devant. La douleur lui remonta l'échine mais à part serrer des dents, il ne fit aucun bruit.

Sans en avoir l'air, il n'était plus qu'à quelques dizaines de mètre de New Babylone et avançait lentement sur le sentier jusqu'à la prochaine ville.

Il ne voulait rien à voir à faire avec eux. Pas même les voir. Ni les laisser le voir.

C'était ce qu'il comptait faire, avant de dépasser une bonne partie de la ville et d'entendre derrière lui :

- Reviens là ! Halte ! Haaalte j'ai dis !

L'éclat de voix le glaça sur place. Un frisson sinueux remonta le long de son épine dorsale et il jeta rapidement un regard par dessus son épaule. Une jeune fille courait vers lui. Du moins, pas nécessairement vers lui, mais dans sa direction. Derrière elle, deux fous masqués et armés la coursaient maladroitement, sans doute gênés par leur accoutrement ridicule mais rituel.

Un coup de feu retentit et le jeune homme accéléra d'un coup sec, la bécane crachant dans un boucan d'enfer afin de creuser la distance de huit bons mètres. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il s'était arrêté au bout de ces huits bons mètres et il jetait de nouveau un regard curieux à la scène. Pour la première fois depuis des années, il était pris d'un élan de quelque chose au fond de lui. Quelque chose qu'il ne s'expliquait pas. Quelque chose qui était simplement là.

Il pouvait être un héro, là, tout de suite.

Mais pour quoi faire ?

Sa main se serra, tremblante, sur l'accélérateur de la moto. Une sueur froide glissa le long de sa nuque. Son pouls s'accéléra. L'image de sa mère passa fugacement devant ses yeux. Son sourire. Même face à la mort.

Tu dois croire en les choses pour les changer, Billy. Si tu ne crois plus, c'est que tu es déjà un peu mort.

Les hommes aux maques s'amassaient dangereusement derrière elle, visant ses jambes.

- Grimpe !

Sa voix s'étrangla dans sa gorge.

Qu'est-ce que diable il foutait ?

Un nouveau frisson d'horreur le parcourut en réalisant :

Et si elle était avec eux ?

Le sang de Billy Walker se glaça de nouveau.



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Elyan
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Limace



Axelle Grant
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@Sha : le prochain message sera probablement plus court mais avec plus de contenu exploitable x'D.


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« Qu’est-ce que tu fais avec ce truc, Axelle ? »

La rousse leva les yeux, son regard glacier se posant sur son interlocuteur. L’ombre d’un sourire affleura sur ses lèvres tandis qu’elle montrait l’objet à l’homme. Elle était presque fière d’elle et il ne l’avait jamais rabrouée parce qu’elle perdait son temps sur des trucs inutiles, alors peut-être pouvait-elle lui montrer, pour une fois ?

« J’ai réussi à le réparer... ? »

Entre ses mains s’agitait doucement la ballerine, tournant en silence sur son socle. Le mécanisme avait été assez facile à fixer une fois qu’elle avait compris comment s’emboîtait les éléments ; le plus dur était de trouver le temps et l’intérêt de réparer ce genre de trucs qui ne plaisait qu’aux gamins du refuge. L’homme fixa l’objet un long moment avant de secouer la tête, s’éloignant sans lui poser plus de questions sur l’objet.

« On repart. Range tes affaires et magne-toi. ».

Immédiatement, le regard de la jeune fille se refroidit tandis qu’elle reposait les yeux sur la danseuse, restant immobile quelques instants avant de commencer à rassembler ses affaires. Elle n’avait pas grand-chose dans son sac ; quelques rations, de l’eau, quelques outils, deux trois babioles qu’elle tentait de réparer quand ils se posaient pour la nuit. Avec précaution elle stoppa la jeune fille qui tournait sur le socle en bois, l’enveloppant dans un tissu avant de la ranger avec ses autres possessions. Elle balança ensuite le sac sur son épaule, rejoignant les deux autres hommes qui composait le groupe.

C’était censé être une expédition facile, trois membres étaient donc suffisants dans le groupe. La plupart des villes abandonnés avaient été pillées depuis de nombreuses décennies, mais il arrivait parfois que des pilleurs tombent sur quelque chose d’intéressant – principalement du cuivre ou des trucs plus précieux comme des bijoux. Ça n’avait pas été le cas aujourd’hui. La violente tornade qui était passée quelques jours auparavant avait laissé espérer que quelques trésors auraient été déterrés, mais en vain : les ruines étaient juste… plus ruinées que la dernière fois. Entre ça et les autres pilleurs, ça n’avait pas été une bonne expédition ; ils étaient tombés sur un groupe venant de New Babylone et ce n’était jamais vraiment une bonne nouvelle.

Elle n’avait jamais croisé ces types, mais un frisson avait remonté le long de son épine dorsale quand elle avait croisé leurs regards. Elle n’avait pas compris pourquoi Ted et Jim s’étaient mis devant elle, dans l’intention évidente de la protéger – les autres types étaient à plusieurs dizaines de mètres après tout. Les deux groupes s’étaient dévisagés un long moment avant que chacun ne parte de son coté, Axelle peinant à ne pas se retourner pour les suivre des yeux, un mélange de peur animale et de méfiance la poussant à surveiller ses arrières. Puis elle s’était souvenue avoir entendu parler de New Babylone et du sort qu’ils réservaient à ceux qui ne se pliaient pas à leurs règles. Ça avait définitivement gâché le plaisir qu’elle avait pu prendre à sortir du Refuge.

Après tout, le Refuge était une ville pacifique. Situé au sommet d’une colline probablement verdoyante un jour, la ville où elle avait grandi n’avait jamais pris une part active dans un conflit, ce qui était probablement un exploit ; considéré comme une zone neutre, le peu de ressources et la pauvreté dans laquelle la population vivait étaient autant de raison de le considérer comme peu intéressant. Mais toutes les villes n’étaient pas ainsi ; New Babylone en était la preuve. La seule chose qu’on aurait pu reprocher au Refuge… C’était probablement l’obstination de ses dirigeants à détourner les yeux et à voir ce qui se passait chez eux. Le Refuge avait beau être pacifique, ça n’en faisait pas pour autant un meilleur endroit pour vivre ; les femmes étaient rarement considérées autrement que comme des mères en devenir et celles venant de l’extérieur étaient soigneusement évitées par les hommes. Une situation qu’elle aurait presque enviée, à vrai dire…

Toujours est-il que le Refuge n’était pas l’utopie que certains cherchaient à vendre ; il s’agissait simplement d’un autre endroit où vivre, plus ou moins à l’écart des différents conflits que le manque de ressources pouvait engendrer. Un endroit beaucoup trop refermé sur lui-même, où les informations sur le monde extérieur filtraient difficilement à travers les Pilleurs, eux-mêmes ayant des directives strictes par rapport à ce qu’ils étaient autorisés à dévoiler. Un monde beaucoup trop étriqué où elle ne parvenait pas à trouver sa place, hantée par les chaînes invisibles des règles dictées par d’autres. Alors les pillages… Ils étaient devenus sa raison de vivre, au final – quand elle était à l’extérieur du Refuge, même si elle était constamment encadrée par d’autres Pilleurs, elle pouvait toucher du bout du doigt cette liberté dont elle rêvait. C’était mieux que rien.
Bref.

La rousse sortie de sa rêverie, accélérant le pas pour rejoindre les deux hommes qui conversaient à voix basse. Ils s’interrompirent quand elle arriva à leur niveau, Axelle leur lançant un regard en biais, une question au fond des yeux qu’ils ignorèrent sciemment.

« On va contourner la Tour. Ted a vu un groupe de New Babylone s’y introduire, inutile de s’attirer des ennuis pour rien. On reviendra une autre fois. »

Elle détourna les yeux, observant quelques secondes l’immense tour qui se dressait à plusieurs centaines de mètres. Le bâtiment avait subi l’assaut du temps, dans tous les sens du terme. Il avait commencé à ployer sous son propre poids, s’affaissant d’un côté – dans quelques années, voire dizaines d’années, elle s’effondrerait totalement. Le seul bon côté de cet évènement serait que les derniers étages seraient à nouveau accessibles – à partir d’un certain niveau les escaliers s’étaient écroulés et le sol avait commencé à se fissurer, rendant toute expédition mortelle. Axelle hocha la tête, rajustant son sac avant de suivre les deux hommes, jetant fréquemment des coups d’œil à la tour, anxieuse sans vraiment savoir pourquoi. Comme un pressentiment.

Ils avaient fait un large détour pour éviter la tour, se déplaçant principalement dans les bâtiments alentours, évitant le plus possible d’avancer à découvert. Pourquoi ? Elle n’en savait foutrement rien, mais c’était Jim qui décidait, donc elle n’avait pas vraiment son mot à dire dans l’histoire. Croiser un autre groupe de pilleurs n’avait pas vraiment quelque chose d’inhabituel – après tout, l’ancienne cité où ils étaient actuellement était la seule à ne pas avoir été récupérée par un groupe, probablement à cause de son état de délabrement avancé et de sa proximité dérangeante avec à peu près toutes les autres villes habitées. Alors pourquoi prendre de telles précautions ? Il s’agissait d’une énigme, et pas le genre d’énigme qui l’intéressait.

Le soir commençait à tomber quand le groupe de New Babylone leur tomba dessus.
L’assaut fut rapide et presque indolore – quand Axelle rouvrit les yeux, son sac n’était plus là, ses poignets étaient attachés et elle était installée dans ce qui semblait être le coffre d’une vieille voiture qui cahotait péniblement sur le sable brûlant. Elle était assise, le soleil brûlant férocement au-dessus d’elle. La chaleur était presque insoutenable et elle gémit, refermant les yeux et tentant de se recroqueviller pour échapper à l’agression de l’astre. Elle tira sur ses poignets, plissant les yeux pour constater qu’une corde épaisse les enserrait, l’attachant au reste de la voiture par un anneau de métal soudé à la carrosserie. Ses lèvres étaient sèches et craquelées, elle avait mal à la tête et le type qui conduisait n’était définitivement pas un ami.

Se redressant un peu malgré les secousses du véhicule, elle aperçut son sac sur ce qui avait probablement un jour été une banquette arrière, mais était désormais dévorée par le soleil, le sable et le vent. Elle tira légèrement sur l’anneau, renonça rapidement puis regarda autour d’elle. Aucune trace de Ted et Jim ou même d’une autre voiture – pourtant, leurs sacs étaient à côté du sien dans la voiture. Elle avait le vague espoir qu’ils soient toujours là où ils avaient été agressés, mais… Elle avait bien trop les pieds sur terre pour se faire des illusions. Et le plus important pour le moment, c’était de savoir comment elle allait se sortir de ce bourbier. Elle se réinstalla donc dans le coffre, tâchant de dissimuler sa tête entre ses bras tendus et prit le parti d’attendre. Il allait forcément devoir faire une pause à un moment où à un autre – du moins, l’espérait-elle.

Malheureusement, il avait probablement dû faire une pause quand elle était encore assommée puisqu’il roula pendant plusieurs heures sans s’arrêter, ne ralentissant que quand New Babylone fut en vue. La voiture ralenti alors et le conducteur stoppa définitivement près de ce qui avait probablement été une station-service, balançant les sacs hors de la voiture et faisant subir à peu près le même sort à la fille. Les yeux toujours clos et les dents serrées à cause du choc, elle entendit d’autres voix s’approcher puis la voiture repartir. Trainée sans ménagement dans les ruines du bâtiment, elle les écouta fourrager dans les sacs, puis se rapprocher d’elle. On la secoua quelques instants, en vain – ouvrir les yeux ou montrer qu’elle était réveillée signerait probablement la fin pour elle.

Le type cessa de la secouer et lui attrapa les poignets, déliant la corde avant de lui tirer les bras dans le dos, visiblement dans l’optique de les lui ré-attacher. C’était sa chance ; elle se souleva brutalement, assénant un coup de tête dans le menton du type qui la lâcha sous la surprise. Emportée par son élan, elle vacilla quelques millièmes de seconde avant de se ruer en avant, arrachant son sac des mains du deuxième homme stupéfait avant de se jeter par-dessus un reliquat de fenêtre, se mettant à courir de toutes ses forces vers la route dans le fol espoir de croiser quelqu’un qui ne voudrait pas l’attacher ou la dépouiller.

Le premier coup de feu la rata de peu, faisant jaillir une gerbe de sable à quelques centimètres d’elle. Dans des conditions normales, la peur l’aurait paralysée mais fort heureusement, son instinct de survie avait pris le contrôle, tentant de l’éloigner le plus possible des deux types qui lui hurlaient de s’arrêter. Mais il n’y avait rien en vue, rien ni personne – juste le sable à perte de vue… Jusqu’à la tâche. Une tâche sombre qui grossissait de secondes en secondes, de foulées en foulées – quelqu’un. Qui n’arborait peut-être pas l’accoutrement qu’elle avait fugacement aperçu dans les ruines. La tâche sombre se rapprochait, beaucoup trop pour être de son seul fait – et effectivement, l’autre avait avancé. Un peu. Suffisamment pour qu’elle soit plus proche de lui que des types.

Et il y eu l’injonction.

« Grimpe ! »

Son corps obéit malgré elle – après tout, mieux valait quelqu’un aux intentions troubles que des types aux intentions plus qu’évidentes. Ses jambes la portèrent, lui faisant enjamber le drôle d’engin de la même manière que le type, ses mains accrochant convulsivement la veste du type. Elle avait envie d’y croire. Un miracle tombé du ciel. Une chance de se sortir de cette situation. Mais…

« Par pitié, bouge ! »

Et s’il était avec eux ? Ses doigts se relâchèrent un instant. Etait-ce un piège ? Puis ils se refermèrent à nouveau sur la veste, s’y accrochant comme à une bouée de secours. Les coups de feu résonnèrent encore, de plus en plus proche. Un gémissement échappa à Axelle.

Dans tous les cas, il était son seul espoir.

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Billy Walker
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Chaque seconde devenait des heures.

Il était là, planté sur sa bécane juste devant la scène, ses yeux perdus. Son corps n’était qu’un immense champ de bataille, ravagé tantôt par les sueurs froides qui formaient de l’écume dans le bas de son dos, tantôt par celle plus chaude qui glissait sur sa nuque brûlante, si chaude qu’il était certain que le diable lui-même le fixait.

Dans ses oreilles, le son de la musique était fort alors qu’il était réglé au minimum.
Billy sentait les percussions résonnaient jusqu’à l’intérieur de sa cage thoracique.
Impossible de dissocier le tambour de son myocarde.

'Cause they will run you down, down til the dark
Yes and they will run you down, down til you fall
And they will run you down, down til you go
Yeah so you can't crawl no more

Les mains de la jeune fille sur son manteau le ramenèrent à la réalité de façon plus brutale encore que la balle sifflant à ses pieds. Il eut un sursaut et démarra en trombe la moto qui se redressa dans le sable. La roue arrière tourna si vite qu’elle expulsa un nuage de poussière ocre sur les hommes de New Babylone qui traversèrent à l’aveuglette le voile, mais c’était déjà trop tard pour eux.
Molly était déjà élancée et son petit moteur gonflé à bloc rugissait plus fort que la musique, couvrait jusqu’aux voix des poursuivants. Elle cracha un peu d’huile mais elle gravit la bute en sens retour avec la force des désespérés.

Une fois de l’autre côté, zigzagant pour éviter de prendre trop d’élan dans la descente qui s’avérait rude, Billy agrippait plus fort le guidon. La jeune fille était toujours derrière lui, et à en juger par l’absence de coutelas dans ses flancs, elle ne semblait pas en vouloir à sa vie.
Pas encore, du moins.

« Putain » marmonna Billy derrière ses mèches châtains, alors qu’ils filaient tous les deux à l’abri d’un canyon naissant.

Quelques arbres parsemés la descente, mais ils étaient pour la plus part sans feuilles, presque sans vie. L’orangé du décor ne rendait pas plus attrayant les environs. Les carcasses d’hommes et d’animaux blanchies par le soleil et les divers rapaces du coin ramenaient à la dure réalité : l’homme n’était plus en sécurité nulle part. Et encore moins aux abords des rocheuses.

Ils s’étaient approchés naturellement de la ville située aux milieux des pics rocheux, mais ce n’était pas l’attention de Billy se d’y rendre, aussi, quand il fut certain que leurs poursuivants n’étaient plus en vue, il commença à ralentir pour finalement totalement s’arrêter. D’un petit coup de pieds rapide et vif, il dégaina la béquille de Molly et se tourna vers la jeune fille.

Il s’était arrêté une fois, mais ça ne voulait pas dire qu’il devait s’encombrer de… d’une… d’un poids.

Sans trop la ménager, et d’une poigne aussi solide qu’autoritaire, il la fit descendre de la moto. Il était, lui, toujours dessus, mais c’était normal. Cette moto était la moto de Billy Walker, le Loner dont on ne parlait jamais et qui n’intéressait personne. Il allait peut-être intéressé New Babylone, mais ce n’était pas très grave. Il lui suffirait les prochaines fois de faire de grands contours vers les autres villes pour éviter les ennuis. Billy avait toujours des solutions à ses problèmes.

Sauf peut-être à celui qui se tenait devant lui.

Il retira ses écouteurs, ce qui était une attention envers elle. Il aurait bien pu partir comme ça, d’un petit coup d’accélérateur, non ? Sa mère serait fière, si elle était là.

« Bon, je sais pas c’que t’as fait aux autres cons, mais c’est pas dans mes habitudes d’me mêler des affaires qui n’me regardent pas » commença-t-il, sur un ton clair, « du coup j’ai été bien sympa, mais ça s’arrête là. »

Parce que bien sûr, Billy avait été grand prince en la dépatouillant, mais il n’allait pas l’avoir sur l’assise arrière de sa bécane ad vitam aeternam.



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Quelques secondes s'écoulèrent entre le moment où ses mains se referment sur le cuir de la veste de l'autre et celui où le véhicule démarra. Une éternité. Paralysée par la peur, le bruit des balles de fichant dans le sable, les hurlements des hommes la poursuivant, Axelle ne pouvait rien faire d'autre que d'implorer le ciel et d'obscurs dieux. L'éternité toucha ensuite à sa fin et le véhicule cabra tel un animal d'acier terrifié, filant comme une flèche vers le sable et la liberté. Le vent frappa son visage sans pitié tandis que sous elle le véhicule remuait inlassablement, brisant à chaque fois le peu d'équilibre qu'elle parvenait à trouver. Alors elle s'accrochait toujours plus à la veste du type, les yeux clos, se plaquant presque à lui tant elle avait peur de tomber.

Elle ne rouvrit les yeux qu'au moment où elle sentit le véhicule ralentir puis s'arrêter. Elle eut à peine le temps de tendre ses jambes pour les décrisper qu'une main se posa sur son poignet, la contraignant à se lever et s'éloigner du véhicule. Étourdie, elle vacilla un peu, se stabilisant finalement tandis qu'elle prenait conscience de la douleur qui perçait d'à peu près partout dans son corps. Mais elle tenait debout et tout semblait fonctionner à peu près normalement - c'était suffisant. Elle passa une main sur sa nuque, touchant délicatement ce qui semblait être un reliquat de l'embuscade ; quand elle retira ses doigts, ils étaient couverts d'un liquide sombre et poisseux. Combien de temps s'était-il écoulé depuis qu'elle avait sombré dans l'inconscience ?

Elle reposa les yeux sur le type qui la toisait, celui-ci déclarant qu'il ne lui viendrait pas plus en aide. Axelle lança un coup d'œil à la ville qui se dressait derrière eux. Loin. Trop loin pour quelqu'un dans son état. Sa sympathie, il pouvait se la fourrer là où elle pensait si c’était pour la laisser crever ici. Ses yeux se reposèrent sur le type et son regard se glaça tandis qu'elle se redressait, luttant pour dissimuler ses peurs et ses doutes.

« Quel grand sauveur, effectivement. C'est clairement mieux de m'abandonner en plein désert sans eau ni nourriture à plusieurs jours de marche de la ruine la plus proche. Génial. »

Elle était injuste. Elle le savait. Ce type lui avait probablement sauvé la vie et refusait de s'impliquer plus, c'était normal, c'était la loi du plus fort après tout. Mais elle avait besoin d'un exutoire ; il était là et ne semblait pas vouloir l'aider plus longtemps. Très bien. Elle pouvait vivre avec ça sur la conscience.

Elle commença à rageusement fouiller dans son sac, en sortant la danseuse qui l'avait tellement fascinée quelques heures auparavant. Elle allait probablement crever dans ce désert, donc autant se délester des poids inutiles. Sans un mot, elle la fourra dans les bras du type, le contournant pour se diriger vers la ville en boitillant, son sac en équilibre instable sur son épaule.

« J'aime pas avoir des dettes. T'aura qu'à la vendre. Elle fonctionne, ça devrait intéresser des troqueurs avec des mômes. »

Elle avait balancé les mots par-dessus son épaule, refusant de se retourner, refusant de le regarder plus longtemps. Si le deal ne lui plaisait pas, il pouvait se fourrer la danseuse au même endroit que sa sympathie. Elle lui souhaitait que son véhicule refuse de démarrer, qu’il se retrouve aussi démuni et fragile qu’elle-même l’était dans le désert où il avait visiblement décidé de l’abandonner. Aurait-elle été moins fière, elle aurait pu lui demander, le supplier de la ramener au Refuge ou ailleurs, de la laisser en sécurité. Mais elle était bien trop têtue – et de toute manière, elle avait en tête les conseils de Luth et de tant d’autres ; éviter ceux qui déplaçaient seuls, éviter les autres groupes, ne faire confiance à personne. Elle était seule.

Seule dans un désert qui n’attendait qu’un faux pas pour l’avaler.
Bien, très bien.
Au moins disparaîtrait-elle sans rien ne devoir à personne.

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Sha
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Billy Walker
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Billy Walker n’était pas une flèche, mais il reconnaissait une jeune fille blessée à vue de nez. Elle était fragile, et il l’abandonnait trop loin de la ville pour qu’elle ne s’en sorte. Si c’était le cas, ce serait un miracle et elle aurait peut-être le droit de porter le titre de Sainte, mais les miracles n’existaient pas dans les Terres Désolées. Il n’y avait que les larmes et le sang. Le reste était poussière.

« Quel grand sauveur, effectivement. C'est clairement mieux de m'abandonner en plein désert sans eau ni nourriture à plusieurs jours de marche de la ruine la plus proche. Génial. »

Il ouvrit la bouche, comme pour protester, mais la referma aussitôt, rattrapant également sa main qui s’était ouverte. Tout son être avait voulu démentir, s’offusquer même, mais la vérité était trop dure. Il n’avait pas beaucoup de carburant, la ville serait de toute façon sa prochaine étape pour une nuit, deux grands maximums. Il retrouverait les gros bras de Joe et Jack, les frères ferrailleurs. Il pourrait la déposer là-bas... mais est-ce qu’avoir deux culs sur la bécane n’augmenteraient pas sa consommation ? Molly était une vilaine gourmande. Si elle claquait au milieu des rocheuses, ce n’était pas elle qui serait condamnée. Ce serait eux.

Il inspira profondément, cherchant à rester ferme mais c’était dur. Il ne savait pas exactement ce que c’était que le “destin”, mais sa mère lui en avait souvent parlé. C’était grâce à lui que son père et sa mère s’étaient rencontrés. C’était aussi à cause de lui qu’elle était morte.

Billy sortit de ses pensées en rattrapant maladroitement la boîte à musique, posant un regard médusé sur la boîte rafistolée ici et là. Il ne regarda plus du tout la jeune fille, trop occupé à l’ouvrir avec délicatesse, observant les détails effacés et ceux qu’on avait essayé de garder malgré les affronts du temps.

« J'aime pas avoir des dettes. T'aura qu'à la vendre. Elle fonctionne, ça devrait intéresser des troqueurs avec des mômes.»

Il jeta un regard à la jeune fille qui partait déjà. Lui resta quelques instants de plus sur sa bécane et tourna doucement la clef comme s’il manipulait la chose la plus fragile du monde. La danseuse commença à tourner et la musique à se faire entendre, petit sifflement étouffé par le vent du désert. Billy Walker resta quelques longues secondes à écouter la boîte, jusqu’à que la musique ne s’arrête et que la danseuse ne se fige sur son piédestal.  

« Hey. »

Il ne savait pas exactement s’il faisait le bon choix, mais ça ne lui coûtait rien de demander.

« C’est toi qui l’a réparé ? »

Billy n’était capable de réparer que les gros moteurs, les cylindrés et tout ce qui crachait du pétrole par litres. Tout ce qui était si infiniment petit et fragile n’était pas à sa portée. Il était trop brut, trop brusque. Taillé dans la roche des pics assassins, on ne lui avait pas appris à faire attention aux détails. Il y avait cette chose-là, en particulier, qu’il n’avait jamais réussi à réparer, qu’il n’avait jamais eu le cœur à ouvrir de nouveau.  

« J’veux bien t’emmener à la Ville, mais j'prends pas de risques gratuits. Arrivés là-bas, tu devras réparer quelque chose pour moi. »

Il ignorait si elle en serait capable, mais ça semblait important de ne pas laisser s’échapper une telle occasion. A la lueur allumée dans ses yeux, on devinait que c’était quelque chose qui lui tenait à cœur. Quelque chose d’important.



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Elyan
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Elle pensait, en toute honnêteté, s’être résolue à mourir dans le désert. Tomber sous la chaleur et la déshydratation, avoir son cadavre dépecé par les charognards qui n’attendait que ça. Mais, après tout, ce n’était que la première fois qu’elle se retrouvait totalement isolée des siens ; il était facile de confondre sa résolution et ce qui était clairement une mauvaise idée. Le sifflement délicat de la boîte à musique se fit entendre derrière elle mais elle ne se retourna pas, laissant le vent disperser les notes fragiles. Puis la voix de l’autre se fit entendre, l’interpellant – ce qu’elle ignora aisément, décidée à faire de lui le coupable de sa mort dans le désert. La question eu le mérite de la faire se stopper, ses doigts pianotant un instant sur la bandoulière de son sac.

« Nan, c’est l’un des hommes qui me l’a gentiment donné tout à l’heure avant de me laisser partir. Soupir. Oui, c’est moi. »

Elle s’apprêtait à partir quand les mots du type la frappèrent de plein fouet, déclenchant une vague d’incrédulité et de ce qui, étrangement, semblait être du soulagement. Elle pivota doucement, ses yeux glacés cherchant ceux de l’homme – cherchant le mensonge dans ses mots, ce qu’il ne disait pas dans sa proposition. Qu’est ce qui pourrait avoir tant de valeur pour quelqu’un qui semblait être un solitaire pur et dur, tant et si bien qu’il lui proposait de lui-même de lui venir à nouveau en aide, de l’emmener à la Ville ? C’était suspect. Mais… Son regard oscilla entre l’homme et le désert, puis la Ville à laquelle elle avait tourné le dos quand il lui avait fait sa proposition. Le choix était simple. Facile même – mourir dans le désert ou survivre un peu plus longtemps. Mais elle ne pouvait décemment ne pas lui dire la vérité.

« Je n’ai aucune garantie de pouvoir réparer ce que tu veux. J’ignore probablement ce que c’est et comment ça marche. Elle se mordilla la lèvre, fixant un instant ses pieds qu’une légèrement brise recouvrait de sable. Elle secoua sa jambe avant de relever la tête. Si t’as d’autres trucs semblables que je peux démonter, c’est jouable. »

Tout ce qu’elle savait, elle l’avait appris seule : quels « outils » utiliser, si on pouvait qualifier un fil de fer d’outil, les manipulations plus ou moins délicates à exécuter pour ne pas briser les mécanismes… Son nombre de réparations réussies était important, son nombre d’échec bien plus élevé. Mais elle apprenait vite et les délicats rouages des créations de ceux les ayant précédés la fascinait plus de raison. Elle fit un pas en avant, le vent rabattant quelques mèches sur son visage méfiant.

« Ton deal tient toujours dans ces conditions ? »


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Sha
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Billy Walker
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« Nan, c’est l’un des hommes qui me l’a gentiment donné tout à l’heure avant de me laisser partir. Oui, c’est moi. »

Billy eut un petit air crédule et surpris sur le moment.

« J’disais pas ça comme ça ... » Sa voix se serra un peu, parce qu’il avait oublié à quel point les relations sociales avec les autres étaient dures et incompréhensibles parfois. « J’veux dire.. T’aurais pu le trouver comme ça... »

Il leva les yeux au ciel avant de se dire que décidément, son père n’avait pas eu tord. Les hommes et les femmes des villes étaient susceptibles, trop remplis de crainte et de rancune. Ça ne valait pas la peine de s’arrêter non pas parce qu’ils ne méritaient pas qu’on mette en périls une vie pour ça, mais parce que ça ne servait à rien de sauver une âme qui allait tôt ou tard trahir.

Mais si elle pouvait le trahir après avoir réparé ce qu’il y avait de casser, alors ça aurait peut-être valut la peine d’essayer.

« Je n’ai aucune garantie de pouvoir réparer ce que tu veux. J’ignore probablement ce que c’est et comment ça marche. Si t’as d’autres trucs semblables que je peux démonter, c’est jouable. »

Une petite moue para son visage. Il n’avait jamais rien vu de pareil à ce qu’il avait avant, et il avait tourné dans toutes les ruines pour se faire à l’idée de ne jamais rien trouver d’équivalent. Sa mère disait le tenir d’une vieille boutique qu’elle avait trouvé un jour. C’était la chose la plus petite qu’elle ait trouvé à l’intérieur, et c’était la seule chose qu’elle avait pu glisser dans sa poche avant de partir. À cette époque, l’objet marchait.
Après sa mort, les choses avaient légèrement changés.

« Ton deal tient toujours dans ces conditions ? »

Il la fixa de longues secondes, inspirant profondément. Si son père le voyait, il serait sans doute peu fier de lui. Il venait de bafouer en moins d’une journée deux grands principes de vie qu’il lui avait inculqué. Ne jamais s’arrêter. Ne jamais faire de vague.

Billy leva sa main, la passant devant ses yeux fatigués avant de lâcher un petit :

« Ouais... Ouais, ça marche. Si t’essaye, ça m’va. »

Il n’était pas désespéré à ce point de réparer la petite chose qui était dans le fond de sa poche, mais c’aurait été ça de gagner. Il avait juré de ne pas mourir avant d’entendre une dernière fois le son à la fois mélodieux et crevant de l’oiseau. Il s’était juré de le faire, et maintenant qu’il venait de faire une promesse, pas question de reculer.

Billy Walker était peut-être un Loner un peu nul, mais c’était un homme de parole.

Il manœuvra le guidon, démarra dans un petit nuage sombre et la laissa approcher de lui, la gardant malgré tout toujours à l’œil. Il n’avait pas confiance, mais au moins, elle n’était pas de New Babylone et ne risquait pas de lui arracher les bras en pleine nuit pour pouvoir manger son cerveau. Il était certain que les fous de la ville faisaient ça ! Les légendes le disaient !

Une fois installée sur la selle, il démarra et laissa le moteur au repos le temps de la longue descente de la dune. Tout droit vers la ville et ses mirages lointains.

« Pendant qu’j’y pense » la voix chaude du Loner brisa le silence après quelques minutes de route, « j’m’appelle Billy Walker. »

Ça le démangeait de savoir qui elle était, d’où elle venait et pourquoi elle avait atterri à New Babylone, mais il savait aussi que tout ça était autant de raison de se faire cogner la gueule plus tard. Souvent, moins on en savait sur quelque chose ou quelqu’un, mieux c’était. Enfin, en théorie. De nos jours, tout le monde cognait sur tout le monde. Dans le doute, ça payait parfois.

« Je sais pas ce que tu leur as fait aux autres illuminés, mais tu vas avoir des soucis s’ils te recroisent. Paraît même qu’ils ont des chiens qui pistent à travers le désert ! Et ils oublient jamais les odeurs qu'on leur fait sentir ! J’en ai jamais vu, mais j’pense que c’est possible que ça existe. »

Les chiens, les loups et les coyotes tels que les hommes les avaient connus avaient totalement changés. En bien, en pire... Billy ne se prononçait pas. Il avait eu un chien tout jeune, mais le temps l’avait repris. Des bêtes à chagrin, comme disait son père.




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Elyan
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Elle était debout, fragile entité offerte aux ravages du vent qui commençait à souffler, soulevant le sable et la poussière. Attendant que son futur soit décidé – retourner errer dans le désert comme une âme en peine, ou bénéficier de cette lueur d’espoir en la personne de l’étranger. Le temps défilait lentement, égrenant les secondes inexorablement pendant que l’homme face à elle se décidait, la fatigue transparaissant un instant sur son visage avant que la sentence ne tombe. Un poids disparu de son cœur et une tension dont elle n’était pas consciente se relâcha brutalement, la laissant presque chancelante. Elle n’avait pas réalisé, pas compris à quel point son instinct la savait en danger, à quel point elle avait peur de se retrouver abandonnée dans le désert, à la merci des éléments et de ceux qui la poursuivait peut-être encore.

Elle se rapprocha du véhicule, grimpant maladroitement derrière lui une fois qu’il s’était immobilisé près d’elle. Ses mains se faufilèrent à nouveau sur ses flancs, attrapant la veste tandis qu’elle se rapprochait nerveusement de lui, peu confiante dans la bête métallique aux sursauts nerveux. Par-dessus son épaule elle observa la ville se rapprocher avant de rabaisser la tête, tentant de protéger son visage du sable et du vent. Elle l’écouta se présenter, restant un long moment silencieuse avant de rapprocher sa tête de la sienne, histoire de ne pas avoir à crier.

« … Axelle. »

Elle ne dit rien de plus – de toute manière, il ne lui demanda pas d’où elle venait ni où elle allait. C’était mieux comme ça – moins ils en savaient sur l’autre, plus facile il serait de repartir. Et puis, elle ne pouvait pas lui faire confiance. Elle le savait. Et l’autre n’en pensait certainement pas moins. C’était une des premières règles, dans toutes les villes, toutes les tribus – l’étranger était l’ennemi jusqu’à preuve du contraire. Toutefois, il était curieux de savoir les raisons qui les avaient menés à se croiser – même s’il ne le demanda pas directement, son babillement presque excité en était la preuve. Ce n’était pas quelque chose qu’elle avait à cacher, en soit – c’était presque courant quand on s’aventurait dans les Villes. Mais ça n’aurait pas dû arriver – pas à eux, pas aujourd’hui, pas ici. Mais c’était quand même arrivé. Il n’y avait pas de raison autre que des regards qui s’étaient croisés.

Ils avaient probablement décidé qu’ils étaient des proies faciles – deux hommes et une femme qui n’étaient visiblement pas armés. Ils avaient manqué de prudence, ils avaient manqué de chance. Personne n’était réellement à blâmer – chacun faisait ce qu’il était nécessaire pour survivre… Mais c’était injuste. Son cœur se serra légèrement au souvenir des deux hommes qui l’accompagnait – qu’allait-elle dire quand elle reviendra au Refuge ? Et surtout, comment pourrait-elle ressortir ? Les plus pessimistes estimeraient probablement qu’elle leur avait apporté malchance.

« Ils nous sont tombés dessus dans la Ville. Un soupir douloureux lui échappa tandis que ses mains serraient plus fort la veste, son corps se recroquevillant un peu contre le dos de l’homme. On a juste… Croisé leur regard. Rien de plus. Elle murmura doucement, presque pour elle-même. Je crois qu’ils ont juste décidé qu’on était des proies faciles. Rien de plus… Je sais pas pourquoi ils m’ont ramenée moi et pas les deux autres… »

Ou si, elle avait une petite idée.
Mais c’était bien trop dérangeant, bien trop glaçant.

« Je sais pas s’ils ont des chiens. A mon avis, s’ils en ont eu, ils ont dû les manger depuis longtemps, marmonna-t-elle encore à mi-voix, comme pour se convaincre. Ou alors, ils sont tellement tarés que certains ont décidé d’être des animaux. Ça s’est déjà vu. Meilleure ouïe, meilleure vue, tout ça. Un frisson la parcourut et une pointe de colère transperça sa voix, ses yeux bleus fixant le dos du type. J’espère qu’ils crèveront dans le désert. »

La ville se rapprochait rapidement – beaucoup plus rapidement que si elle avait été à pied. Pour le moment, elle avait fait un bon choix… Et puis, elle pourrait toujours trouver un moyen de s’enfuir si le type – Billy – lui avait menti. Oui, c’était une autre solution. S’enfuir… Mais pour aller où ? Elle était aussi désarmée qu’une enfant abandonnée dans cet environnement. C’était injuste – elle ne connaissait rien au monde à l’extérieur du Refuge. Elle était incapable de survivre seule et sa fierté mal placée ne la sustenterait jamais.
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Billy Walker
J'ai 26 ans et je vis au sein des Terres Désolées, ex-USA. Dans la vie, je suis Loner, Pilleur, Voleur et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, et je le vis très bien.

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Il n’avait pas l’habitude d’avoir quelqu’un derrière lui, et encore moins une jeune fille. C’était peut-être la première fois de sa vie à vraie dire. Il ne se souvenait pas ou très peu de ce qui s’était passé avant l’incident. Il ne se souvenait pas vraiment ni de sa mère, ni de son père. Juste des visages et quelques bribes de mot. Les prénoms avaient été emporté au loin, par la même bise qui portait les grains de sable à perte de vue. L’horizon se faisait doux, les températures plus agréables. Les Villes étaient plus sûres, mais elles manquaient toute de saveur. Elles avaient oublié les terrains immenses où la chaleur plombe les ailes des aigles qui rugissent dans les ailes, trop haut perchés pour être chassés.

Billy se sentait chanceux face au lent et long défilement des paysages devant lui. L’air dans ses cheveux lui rappelait qu’il était libre de faire ce que bon lui semblait. Qu’il n’y aurait jamais de règles. Les mains sur sa veste le ramenaient cependant à la dure réalité : il était seul. Horriblement seul.

Le fait de filer à deux le fit sourire, un peu bêtement, caché par ses cheveux mi-longs.
Il valait mieux profiter du moment. Il finirait par oublier cette chaleur à coup sûr.

Derrière le vrombissement de Molly, il y eut la voix d’Axelle. Ses modulations qui laissent paraître des sentiments, des hauts, des bas. Des regrets ? Ou juste des remords. Billy ravala sa salive, douloureusement, en imaginant un peu la surprise et l’horreur d’une telle rencontre. Il n’aimait pas les chiens d’Abraham, mais il aimait encore moins l’injustice. Il avait hérité ça de sa mère. Il se souvenait qu’elle s’était toujours arrêtée pour les autres.

Son père disait que c’était pour ça qu’elle était morte. Et lui aussi, il avait fini par ne plus jamais s’arrêter...

La gorge de Billy se serra doucement quand elle dit ne pas comprendre pourquoi elle avait été la seule à survivre. Il fronça les sourcils, à peine. Ses yeux plissés regardant au loin, il se souvint également que les Villes n’étaient pas toutes justes, et que dans certaines, les femmes n’étaient ni plus ni moins que du bétail. A Santiago, une petite ville de sept cent habitants plus au nord que ça, perché sur un haut plateau, on appelait même les nanas des «pondeuses ». Comme du cuir ou du métal, elles se vendaient et les plus jolies et les plus fertiles donnaient de beaux fils. Si jamais elles n’enfantaient pas, elles finissaient dans des bordels insalubres et dangereux, livrées à de beaux pervers.

Billy se racla la gorge, sans trop savoir quoi dire.

« J’pense qu’un jour, ils tomberont sur la mauvaise personne et ils paieront pour tout ce qu’ils ont fait... Ou p’t’être qu’à force de se bouffer entre eux, ils auront des maladies.. Ils sont déjà tous dingues là dedans. Ça m’étonnerais pas qu’une des trois Villes s’agacent et ne fassent un raid sur eux. Big Water ou Orderville... Un jour ils paieront, c’est sûr, et ils disparaîtront tout comme Ash Fork ont rayé Gray Mountain. »

Chacune de ses villes était à des kilomètres d’ici, tantôt au nord du canyon, tantôt au sud. Billy avait énormément voyager et connaissait pour ainsi dire toutes les Terres Désolées ou presque. En dehors des canyons, proche des baies et de la mer, la vie était plus dangereuse alors même que la nature était plus verdoyante et les températures plus clémentes.

Des loups habitaient désormais les vestiges sous-terrains et gardaient avec ruse les carcasses de métal qui avaient jadis eut une certaine utilité. Billy n’y avait été qu’une seule fois, pour voir si le ciel bleu lui permettrait de retrouver le passé. En vain.

A part avoir eu la peur de sa vie et avoir fuit devant des meutes entières de coyotes affamés... il n’avait rien gagné du tout.

« Enfin bon, le pire est derrière. Une fois en ville, les choses sont plus simples... »

En théorie, ajouta-t-il pensivement.




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