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 Life is colors [Leonnor + Texarkana]

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Texarkana
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CRÉDITS : Kawaii rott

UNIVERS FÉTICHE : réel,fantasy,apo,jeux vidéo
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Pigeon


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation




Période : Printemps - Été 2018
Lieu : Silverton dans le Colorado.
Contexte :

Dans un monde où les gens perdent de plus en plus espoir dans un futur possible et où le vide de leurs âmes transparait par leur peau en se teintant de gris. Un monde où l'étape finale abouti invariablement par se désagréger et tomber en poussière, et où des créatures appelées "mange-rêves" aspirent ce qui reste des gens, se nourrissant de leurs émotions positives, deux anciens amis de toujours se retrouvent et se soutiennent dans ce monde gris et sombre. Le seul espoir réside dans l'absorption de couleurs, sous diverses formes ou plutôt états, qui sont devenues au fil du temps, comme une drogue. Rare, apparaissant dans des lieux aléatoires, chaque couleur représente des émotions.

○ Vaas (Jeff Hardy) joué par Texarkana.
○ Ash (Baptiste Radufe) joué par Leonnor.



Contexte provenant d'une idée proposée par Leonnor.


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Texarkana
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Pigeon



 Vaas
 
J'ai 22 ans et je vis à à Silverton - Colorado, aux USA. Dans la vie, je suis un glandeur et ça me va bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ou pas ... .
 


➽ Dans une ville aussi peu ordinaire que Silverton depuis qu'elle a été touchée par cet étrange fléau, il est difficile d'envisager un avenir.
➽ Avant que tout ne change, j'étais attiré par la mécanique mais la vie en a décidé autrement et j'ai préféré passer la majorité de mon temps à ne rien foutre. A croire que le mal qui nous ronge désormais déteignait déjà sur moi à cette époque.
➽ Son véritable prénom est Vassili mais on le surnomme Vaas. Ce surnom lui vient de Far Cry 3, son meilleur pote Ash et lui kiffaient ce jeu.

➽ Caractère : courageux, audacieux, téméraire. Bagarreur, fonceur. Drôle. Mais c'est aussi une mauvaise graine qui peut être très violent, déplacé en tenant des propos blessant ou choquant.

➽ Amoureux de la nature, il a toujours aimé s'aventurer dans la montagne et la forêt. Aujourd'hui, il s'aventure même dans la brume au mépris du danger et des créatures qui s'y cachent parfois.


 

Jeff Hardy ©️ Claire P


 
En ces terres noires zébrées de cette perpétuelle grisouille qui semble avoir plongé notre village dans les ténèbres, la lumière bleutée qui pare parfois le ciel est comme le plus beau des soleil. Les éclairs par temps d'orage sont là aussi un spectacle plus magnifique encore que ce dont je me remémore comparé à autrefois. Un autrefois pas si lointain, il me semble. Avant que cet étrange et inexplicable fléau ne s'abatte sur notre village. Les contrées alentours subissent-elles aussi ce que nous vivons ici ? Le monde est-il gagné par ce même mal qui fait de nous des âmes vides, creuses, quasi mortes ... ? Et ce, jusqu'à laisser des traces sur notre empreinte génétique. Une nouvelle note est venu s'ajouter au panel de couleurs de peau, un gris clair ou parfois anthracite qui pourrait révéler quelque chose de beau s'il ne représentait pas le désespoir et la mort. La mort ... celle que nous redoutons chaque jour qui s'écoule à cause de ce mal indicible qui nous ronge lentement sur le plan de la psychologie ou de l'âme. Et puis encore elle, redoutable, qui attend, tapie dans la brume à certains endroits sous la forme de créatures qui aspirent toute once de positif en chacun de nous. Est-ce la passivité des Hommes qui a attiré ce fléau ? Sommes-nous punis d'avoir trop abusé ou pas assez pour d'autres, en quelques domaines que ce soit ? La nature se serait-elle rebellée en faisant de nous des êtres dont la vie nous échappe ? Ce fléau qui nous bloque ici car nulle frontière de notre petite ville ne peut être franchie, tous redoutant de ne pas s'en sortir car nul n'est revenu parmi ceux qui se sont hasardés à l'intérieur et ceux qui ont voulu fuir.

Ce vide qui habite le cœur et l'esprit de chacun de nous nourrit la plupart d'un immense désespoir auquel ils succombent rapidement en se laissant aller jusqu'à devenir poussière ou se laisser aspirer par ces créatures, les mange-rêves. Ils se nourrissent du peu d'espoir qui réside encore en chacun de nous autres, derniers et rares habitants encore présents de Silverton. C'est drôle comme le nom de cette ville colle à la peau désormais. Silver, cette couleur argent qui se glisse sur notre peau au fil de l'espoir, des sensations, des ressentis et émotions qui nous échappent. Il n'y a guère encore en terme de réel espoir ce qui réside dans les "couleurs". Ces couleurs poudreuses, volatiles, issues d'étranges plantes ou naissant parfois de la roche à certains endroits. Elles s'échappent parfois des ramures ou des tronc d'arbres. La récolte est moindre et délicate. Les endroits où les trouver changent tout le temps même s'il y a bien des endroits récurrents mais pas forcément toujours prolifiques. Ces couleurs sont devenues une drogue, un besoin vital pour faire obstacle au mal qui nous ronge. Elles combattent le désespoir, le repoussent, parfois beaucoup, parfois si peu, c'est quelque chose de malheureusement aléatoire là aussi.
Chaque couleur correspond à un sentiment, sensation ou un "état" dirons-nous. Certains l'ingèrent alors qu'elle se présente sous forme liquide, d'autres la dégustent comme un met alors qu'elle se révèle d'une texture délicate pareille à une fleur. Et quand elle se présente sous forme de poudre comme lorsqu'elle se fait un chemin au travers de la roche ou de l'écorce d'un arbre, c'est par les voies respiratoires qu'on s'en alimente alors.

Et présentement, c'est un rail de poudre d'un jaune pétillant que je sniffe d'un trait, me faisant l'effet d'un drogué à la coke. Si je n'avais jamais touché aux drogues dures plus jeune, aujourd'hui, me voilà à devoir m'envoyer des rails de couleurs. L'effet est quasi immédiat sur l'instant, le jaune pour l'euphorie et l'excitation. Combien de temps cela durera-t-il ? Nous verrons bien.
Je décide alors de sortir faire une balade dans la nature. L'audace et la témérité me caractérisaient autrefois. Aujourd'hui il me faut presque des couleurs pour retrouver mon courage et mon audace naturelle. Et puis sans Ash, aller me perdre dans les montagnes n'a plus le même goût. Ash, mon meilleur pote depuis le tout début de l'adolescence. Nous étions tout le temps fourrés ensemble avant. Même encore lorsqu'il y a eu ce trouble entre nous. Et puis il y a eu cette fille. N'est-ce pas toujours une femme qui brise des amitiés de longue date ?
Ou est-ce moi ? Le jour où j'ai tenue des propos déplacés et quelque peu brutaux pour ne pas dire méchant à propos de celle que mon meilleur pote avait choisi.
Mais j'avais mes raisons. Tu as un pote, un mec que tu considères comme ton frère, avec qui tu traines chaque foutu jour à ne rien glander ou à accumuler les conneries, partir en balade, à l'aventure. Ce mec avec qui tu peux passer des heures sans parler juste parce que vous êtes bien ensemble, à déconner, à jouer. Si le monde tout autour vous ennuie tous les deux, si vous n'y voyez aucun véritable avenir, ensemble, vous ne vous ennuyez finalement jamais vraiment.

Oui mais ce pote l'a rencontrée elle, et à partir de là, tout a changé. Même pas de demi-mesure, pas de concession entre les deux, sa copine et son pote, pour partager son temps équitablement. J'ai patienté au départ, on sait combien le cœur et toutes ces nouveautés nous accaparent et nous rend euphorique au tout début d'une histoire. Mais le temps a passé et le fossé s'est creusé, jusqu'à ce que lui et moi ne nous adressions plus la parole. Comme deux étrangers. Même après que ce fléau soit survenu. Nous nous croisons à l'occasion, le regard bien vite tourné ailleurs, feintant l'ignorance.

Et présentement, alors que je parcoure les rues, je traverse la State Highway 110 qui parcoure le centre ville, mains dans les poches. Les montagnes tout autour se dressent et renforcent l'anneau brumeux qui plane alentour telle une couronne. Les rares visages que je croise sont mornes, mis-à-part certains qui sont comme moi sous l'effet d'une couleur. Parfois, on a la chance de remarquer un sourire.
Je poursuis sur ma voie parmi les bâtiments qui me font penser à ces villes dans les western. Je tourne à gauche sur la 14ème rue en direction des montagnes, laquelle aboutit sur Hardrock 100 run. Drôle de nom pour une rue qui se poursuit d'ailleurs en terre grisâtre, laissant le goudron derrière elle. C'est là que je croise Ash, après m'être arrêté un instant pour m'allumer une clope. Préférant retourner mon attention sur la couleur anthracite qui court le long de mes bras, gagnant toujours plus de terrain sur ma peau tandis que je place mes mains en étau pour abriter mon briquet du vent, plutôt que de porter un semblant d'intérêt à Ash, un pincement me vrille à l'intérieur et pousse la dernière once d'euphorie qui m'habitait il y a quelques minutes encore à me déserter définitivement. S'il résidait encore de ce jaune pétillant dans mes yeux après avoir aspiré cette poudre, il doit désormais n'y en avoir nulle trace. Je traverse la passerelle dans l'intention de tirer tout droit à travers la prairie en face, sans m'arrêter malgré Ash qui semble m’interpeller. Ou est-ce dans mon imagination ? Ce serait pourtant si simple de faire un pas en arrière ... .

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Leonnor
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Ash Calahan

J'ai 22 ans et je vis à Silverton, Colorado, USA. Dans la vie, je suis un branleur et je m'en sors vivant ?. Sinon, grâce à ma chance ?, je suis en couple et je le vis plutôt bien mais pas tant que ça.

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Baptiste Radulfe ©️ Bibi je crois


Depuis le début de l’adolescence, il avait pris l’habitude de vivre dans une existence morose et morne. Ses parents étaient des sans visages. De ceux qu’on croise dans les rues et qu’on oublie aussitôt. De ceux qu’on ne se remémore que pour mieux se sentir spécial et dont les traits s’évanouissent aussi vites qu’ils sont apparus dans le subconscient. Sa mère était devenue poussière lorsqu’il avait quatorze ans. De mémoire Ash n’avait jamais vu ne serait-ce que l’ombre d’un sourire sur son visage. Elle était pale, douce et elle était morte comme elle avait vécu : évanescente. Quand il y pensait c’était un sacré coup du sort qu’on l’ait appelé Ash dans un monde où les gens retombent en poussière. Une bien belle ironie également.

Les couleurs avaient disparu presque sans que l’on s’en rendit compte. Un peu comme le Malin qui s’insinue en chacun, le mal s’était caché de prime abord dans les détails. Le linge qui décolorait lors d’une machine, les rires des enfants qui se faisaient plus rares. La brume qui s’est installée un jour pour ne jamais repartir depuis. La situation s’était aggravée lorsque les premiers mange-rêves étaient apparus. C’était des créatures sombres faites de volutes de fumée noire qui ondulaient dans la brume. Elles se frayaient un passage en sinuant jusqu’à vous, vous prenant par surprise dans la purée de poids qui obscurcissait probablement définitivement la ville. Le jeune homme n’avait pas été affecté outre mesure par tout cela tant que son meilleur ami, Vaas, était dans les parages. Il avait bien constaté que les émotions se faisaient plus rares en son for intérieur mais il n’avait jamais été de ceux qui en montraient énormément de toute manière. Cependant, cela ne l’empêchait pas d’avoir remarqué que cette ville était devenue des milliards de fois plus déprimantes depuis qu’il n’y avait plus personne pour partir à l’aventure avec lui. Maddison était adorable et plutôt jolie mais elle n’avait pas le quart de l’humour, parfois corrosif il fallait l’admettre, diablement efficace de son ami.

Ash savait très bien pourquoi il ne parlait plus. Il avait eu un commentaire pour le moins déplacée sur Maddy, la traitant plus ou moins directement de fille facile. Le sang du blond n’avait fait qu’un tour. Il pouvait pardonner et tolérer énormément de Vass dont l’agressivité n’était pas dirigée contre lui la majeure partie du temps mais il avait dépassé les bornes sur ce coup-là. Or, comme c’était presque la première fois qu’il se prenait sérieusement le chou, il n’avait pas su quoi faire. Ils en étaient d’ailleurs venus aux mains. Cela leur arrivait souvent de se chicaner, et de se battre pour s’amuser (encore que c’était devenu plus rare depuis un an ou deux) mais là le coup de poing qui était parti quand la discussion était montée d’un ton n’avait rien d’amical. Ash s’y revoyait comme s’il était de l’extérieur. Bien qu’il soit du genre à beaucoup se laisser vivre et à se foutre de tout, il avait aussi un sang très chaud qui le faisait devenir violent rapidement. C’était loin d’ailleurs d’être son premier combat sauf que normalement, il y avait Vaas pour garder ses arrières et casser du con avec lui. Il ne s’expliquait pas pourquoi il ressentait en lui cette colère qu’il n’arrivait à exprimer qu’en faisant usage de la force. Depuis qu’il ne communiquait plus avec Vaas, il se sentait plus mort intérieurement que le gris de sa peau ne le laissait supposer.

Toutefois, Vaas et lui partageaient le fait d’être têtu et incroyablement fier. Ainsi même si les deux pouvaient avoir conscience que la situation avait dégénéré et qu’il était possible de faire un retour en arrière, il fallait nécessairement que l’un des deux mettent son orgueil de mal dominant de côté pour venir faire un pas vers l’autre. C’était juste une connerie après tout. Rien d’autre ne clochait dans leur relation. Bien au contraire, ils étaient comme les deux doigts de la main depuis toujours.  Ash secoua la tête pour chasser ses pensées alors qu’il s’allumait une cloque à l’orée du bar le plus proche de son habitation miteuse. Comme invoqué par une puissance supérieure, il aperçut dans un coin la silhouette de son meilleur ami qui traversait la route non loin de là. Pris par une sorte d’instinct qu’il n’aurait pas bien su expliquer, il décida de venir lui parler. Ça faisait longtemps et il voulait pouvoir recommencer comme avant sans prise de tête. Le blond n’avait pas pour habitude d’être rancunier bien au contraire la plupart du temps il finissait par oublier pourquoi il en voulait à quelqu’un. Il se foutait bien trop des gens pour que ça ait une signification autre. Dans son sac, il tenait deux fioles conditionnées roses qui représentaient l’euphorie. Y’avait rien de mieux que d’utiliser ça dans la brume, on avait l’impression de nager pendant quelques secondes dans les nuages. Et putain, putain, pour une fois on kiffait être dans la brume. C’était une chose suffisamment rare pour le notifier. Or, c’était pas Maddy qui voulait faire ça, déjà qu’il avait du mal à lui faire avaler le rouge qui représentait l’extase. Elle était un peu trop petite fille pure pour lui parfois. Il soupira, elle voulait le transformer en bon garçon, en faire un gars honnête. Il était pas certain de le vouloir.

Il venait d’interpeller Vaas, serrant les deux fioles dans la main. Voyant que celui-ci ne s’interrompait pas dans sa marche, il trottina pour le rattraper décidant de venir lui parler comme si de rien n’était. Comme si il y n’y a pas si longtemps ils ne s’étaient pas battus à s’en faire péter les jointures.

« Hey mec ! Vise un peu ça ».
dit-il tout fier mais mal assuré, en montrant les deux fioles bien reconnaissables pour des habitués comme eux. « ça te dirait pas un petit tour dans la brume pour les essayer ? » Il savait que c’était un petit pas mais il ne serait jamais aller pour s’excuser platement. C’était juste pas son genre et ça le serait jamais. De même que Vaas l’aurait certainement traiter de lavette pour s’être comporté comme un gros faible devant lui. Il attendait anxieux de lire une réaction dans le regard du jeune homme mais c’est comme essayer de voir le fond d’une rivière. Ils s’étaient tellement éloignés les derniers temps qu’il avait eu la désagréable impression de ne plus rien représenter pour lui. Et pire, que même lui s’en foutait un peu. Cependant, il se tenait là décidant d’en rajouter une dernière couche histoire de finir de le convaincre. « Si tu l’fais pas pour moi, au moins fais le pour pas gâcher une bonne fiole rose. T’sais que c’est super chiant à trouver. »


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Texarkana
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Vaas
J'ai 22 ans et je vis à à Silverton - Colorado, aux USA. Dans la vie, je suis un glandeur et ça me va bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ou pas ... .



➽ Dans une ville aussi peu ordinaire que Silverton depuis qu'elle a été touchée par cet étrange fléau, il est difficile d'envisager un avenir.
➽ Avant que tout ne change, j'étais attiré par la mécanique mais la vie en a décidé autrement et j'ai préféré passer la majorité de mon temps à ne rien foutre. A croire que le mal qui nous ronge désormais déteignait déjà sur moi à cette époque.
➽ Son véritable prénom est Vassili mais on le surnomme Vaas. Ce surnom lui vient de Far Cry 3, son meilleur pote Ash et lui kiffaient ce jeu.

➽ Caractère : courageux, audacieux, téméraire. Bagarreur, fonceur. Drôle. Mais c'est aussi une mauvaise graine qui peut être très violent, déplacé en tenant des propos blessant ou choquant.

➽ Amoureux de la nature, il a toujours aimé s'aventurer dans la montagne et la forêt. Aujourd'hui, il s'aventure même dans la brume au mépris du danger et des créatures qui s'y cachent parfois.




Jeff Hardy ©️ Claire P



Ce n'est pas le fruit de mon imagination. C’est bien toi qui m'a interpellé et te voilà désormais à mes côtés.

« Hey mec ! Vise un peu ça ».

Je jette un coup d’œil discret l'air de ne pas y regarder plus que ça, pourtant je ne peux empêcher une ébauche de sourire se glisser au coin de mes lèvres. Toi et moi avons toujours été trop fiers pour s'abaisser à des excuses et ta manœuvre ne m'étonne guère, je m'y serais sans doute pris de la même manière.

« ça te dirait pas un petit tour dans la brume pour les essayer ? »

Je choppe l'une des deux fioles que tu as à portée de main en coinçant ma clope en coin de bouche, l'agitant sous mes yeux d'un air sceptique quant à la couleur en question.

« Si tu l’fais pas pour moi, au moins fais le pour pas gâcher une bonne fiole rose. T’sais que c’est super chiant à trouver. »

Je tourne enfin réellement mon intérêt sur toi et arque un sourcil doublement sceptique.

- Je t'ai manqué au point de te rendre accro à ce rose bonbon ou tu t'emmerdes à ce point avec ta copine que t'en as toujours sur toi ? te provoquais-je avec un humour grinçant, malgré le fait que c'est limite ce genre de propos en bien moins délicat qui a tout fait éclater entre nous. Mais tu as l'habitude et tu sais que là, ça reste gentillet pour le coup. Une façon de te charrier sans vraiment dépasser les bornes. Tu veux nous envoyer au casse-pipe à peine réconciliés? mentionnais-je à propos de la brume même s'il me faut habituellement moins que ça pour m'y aventurer, concluant aussitôt par un, ok j'suis partant !

Marchant ensemble en coupant à travers la prairie qui autrefois revêtait des couleurs magnifiques au printemps, nous nous stoppons un instant à quelques distance raisonnable de la brume.

- On se la fait à l'ancienne ? proposais-je en me plaçant face à toi pour m’apprêter à croiser mon bras avec le tien comme il nous arrivait de le faire auparavant, et ainsi boire chacun notre fiole en se l'envoyant direct dans le gosier. Ça nous amusait beaucoup à une époque, surtout avec l'alcool. L'un faisait parfois exprès de bouger le bras pour que l'autre se retrouve la figure aspergée avec le liquide.

- Cul sec, mon pote !

Croisant ainsi chacun notre bras droit en face à face, on s’envoie le contenu de la fiole. L'effet est quasi immédiat, c'est comme un torrent liquide qu'on sens s'écouler à travers nos veines et se diffuser comme autant de foutues paillettes qui explosent à travers chaque parcelle de notre corps et de notre âme.

- BON SANG !!! WOUHOUUUU !!!!! Putain que c'est bon !!

Le sentiment d'euphorie est bien là, plus marqué encore que le rail de poudre jaune que je me suis envoyé plus tôt et qui avait un effet moindre comparé à ce concentré démentiel !
On se fait un high five puis reprenons notre marche alors que je passe un bras autour de tes épaules en t'attirant contre moi, frottant vivement le sommet de ton crâne un instant pour te faire chier. Notre complicité de toujours est revenue tout naturellement et grâce, soyons réalistes, à l'effet de la fiole. Sans ça, je ne me serais peut-être pas montré directement aussi tactile. Plus de tension entre nous, plus de crainte. Je me sens à nouveau tel le chien fou que j'étais adolescent et avant qu'on ne se brouille. L'euphorie me fauche à ce point tel un ras de marée que je me place un instant en face de toi, choppant tes mains et commençant à bondir sur place comme un môme, la clope à mes lèvres s'agitant dans un équilibre instable et manquant de m'échapper sous les mouvements répétés.

- Putain, tu m'as manqué mon frère ! J'ai bien cru finir en tas de cendres.

Si à ce stade tu te demandes si t'as hérité d'un ouistiti ou de ton vieux pote, moi-même m'interroge tant j'ai l'impression de retomber en enfance. Mais l'euphorie est si puissante qu'elle en est dangereuse, elle me rend à ce point insouciant que je t'entraine dans la brume comme s'il n'y résidait pas la moindre once de danger. Pourtant j'en ai conscience mais je suis prêt à tout affronter. Lorsqu'on courre, ces choses ont bien moins de prises sur nous, aussi, nous accélérons l'allure pour grimper à travers bois sur le chemin pentu et encombré de caillasses qui glissent parfois sous nos pieds au vu de leur instabilité. Un exercice dangereux mais qui ne me freine pas pour autant. Nous débouchons bientôt sur la terre battue puis le chemin s'élargit pour mener à un promontoire qui surplombe le lac.

Je bondis sur le muret tout proche qui nous sépare du vide alors que ça tombe à pic sur des dizaines de mètres de l'autre côté. Je joue aux équilibristes alors qu'il se fait plus étroit au fil qu'on se rapproche de la barrière en bois plus loin. Autrefois, c'était un point de vue magnifique, aujourd'hui, il n'a d'impressionnant que l'obscurité faite de ténèbres sur laquelle il donne. On discerne toutefois encore l'îlot au milieu du lac où nous allions jouer étant mômes.

- Tu te rappelles notre planque sur l'île ? dis-je en manquant de perdre l'équilibre sur mon perchoir alors que je me retourne trop vivement dans ta direction, demeurant un instant à battre des ailes sur un pied pour retrouver ma stabilité.
Te pointant bientôt du doigt, je te fais signe de te rapprocher de moi et je te choppe alors par le menton en examinant ton visage que je fais pivoter doucement d'un côté puis d'un autre.

- Je te trouve la mine grise depuis qu'on se parle plus. Il était temps dis-moi ! T'aurais finis par épuiser tout le rose bonbon à des kilomètres à la ronde ! te charriais-je.

Finalement je bondis du muret en m'appuyant sur toi et t'étreins à nouveau d'un bras autour des épaules.

- Dis-moi, t'abuses autant avec le rouge ? dis-je pour faire chier. Cette couleur représentant l'extase, c'est une façon de te taquiner en laissant entendre la possibilité que ta copine puisse avoir fréquemment recours à cette substance pour te faire grimper aux rideaux. A peine d'ailleurs cette provocation lancée, je lève les mains en l'air et recule, arguant que :

-Pour ma défense, c’est ta foutue fiole qui décuple mon sens de l'humour. Je ne saurais être tenu responsable de mes propos sous l'emprise de cette couleur ignoble !

Je suis hilare face à ma propre connerie et putain, ça fait du bien de rire !




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Leonnor
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Ash Calahan

J'ai 22 ans et je vis à Silverton, Colorado, USA. Dans la vie, je suis un branleur et je m'en sors vivant ?. Sinon, grâce à ma chance ?, je suis en couple et je le vis plutôt bien mais pas tant que ça.

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Baptiste Radulfe ©️ Bibi je crois

Le subterfuge pour parler à Vaas a fini par fonctionner. Objectivement ça n'était pas spécialement compliqué lorsqu'on sait que Ash aurait foncé tête baissé également. Entre mec, on se prenait pas trop la tête. Parfois on se tapait sur la gueule et le lendemain tout était pareil. C'était tellement moins chiant qu'avec les nanas. Sa propre copine faisait parfois des remarques dont il ne savait juste pas quoi faire. Objectivement, il en avait souvent rien à foutre. On lui avait souvent reproché d'avoir un air un peu détaché et j'm'enfoutiste. Pour sa défense, c'était seulement quant on lui cassait les couilles. Pour être honnête, on l'emmerdait très fréquemment.

Il ne dit rien aux boutades de son ami se contenant de sourire. Content simplement d'avoir retrouvé la personne qui lui permet de ne jamais oublier que putain on peut s'éclater dans ce bourg merdique et crasseux.  Les choses sérieuses commencent finalement lorsqu'ils boivent leur fiole en respectant cette tradition ancestrale de boire dans la fiole de l'autre. Tradition qui avait plus d'une fois finit en "Mec tu ressembles à la meuf d'un porno avec ça sur la gueule" et un bon vieux rire de deux adolescents  bien fiers.  Les conneries entre eux ça s'arrêtait jamais. Même quand ils étaient en colère, ça ne durait jamais. Aucune dispute n'avait réussi à les faire se séparer. Et ce bien que Maddy passait son temps à lui dire qu'il avait une mauvaise influence sur lui et qu'il était plus gentil. Qu'est-ce qu'il pouvait s'emmerder depuis que son frère de toujours n'était plus là. Elle était pas super fun la nana. Jolie mais pas du genre à le suivre dans ses délires. Il avait passé tellement de temps dans la solitude sans pouvoir lui expliquer. D'ailleurs, il n'aurait pas su verbaliser ce qu'il ressentait parce qu'il n'était pas habitué à le faire. C'était un peu comme… heum comme quand il était allé pour se battre contre deux gars, qu'il avait commencé à se taper, s'était retourné et avait constaté que son frère n'avait pas ses arrières contrairement à d'habitude. Un sentiment de vide tellement profond que pendant un moment il avait vu sa peau commencer à s'assécher. Une fois il passait une main sur son front et il avait vu la chair qui s'effritait un peu. Ce n'était pas ce qui l'avait convaincu de retourner auprès de son pote mais ça lui avait fait prendre conscience que Vaas était presque nécessaire à sa survie. Il ne risquait de le dire comme cela parce que franchement c'était bien cul-cul quand même. C'était pas trop le genre de la maison.

Il se sent bien et dans l'euphorie du moment, il fait une accolade bourrine à son ami. Son bras enlace son cou un peu trop fort mais sans méchanceté. "Tu l'as dit, bro. Tu l'as dit."  Alors, l'homme aux cheveux blonds cendrés le suit tranquillement profitant de la sensation de pure bonheur qu'il ressent. Il est comme entre ciel et terre. Pendant un moment, c'est comme si la cendre du  ciel et celle de la terre ne faisait qu'un. Il flottait dans les airs pendant que son pote faisait des conneries. Pour changer me direz-vous.   "Non mais mec, on est pas tous comme toi en train de se pougner sur tout les films pornos possibles pour essayer de jouir et finir par prendre du rouge quand même pour voir."  C'était arrivé une fois ou deux et on pouvait pas dire que ça ne faisait pas rire le garçon d'en reparler. Il se targua d'un sourire plutôt fier. Le jeune homme ne se trouvait pas aussi doué que son vis-à-vis pour les bravades mais il s'en sortait malgré tout.  "C'est parc'que les filles te comprennent pas ma gueule. Tu veux que j't'aide ?"  lança-t-il avec un sourire en coin." J'sais que t'es un garçon sensible". Rajoute-t-il en prenant une fausse voix désolée.  "Remarque vu ton sens de l'humour, doit pas y en avoir beaucoup des filles. Qu'est-ce que tu racontes à ton vieux pote à ce sujet ?" rajoute-t-il en le gratifiant d'un clin d'œil.

Sur ces mots, il se penche pour observer l'île en contre-plongée. Il n'a jamais oublier toutes les conneries qu'ils ont pu faire ensemble. Cela lui semblait pas si lointain lorsqu'il ramenait une fille ou deux pour se mettre bien à l'abris du monde et tripoter un peu de nichon. Ash se rappelait avoir jeté des clins d'œil complices à son acolyte de conneries et lui avoir souri quand la nana se penchait pour danser sur lui. Le monde semblait plus chamarré à cette époque. Les couleurs étaient-elles devenues encore plus fades qu'à l'époque ou était-ce simplement le souvenir qui donnait à ces instants des couleurs imaginaires ? Difficile à dire. Il était plongé dans sa réflexion sur les couleurs et le temps qui passe lorsqu'une très forte lueur arc-en-ciel se fit apercevoir justement sur l'île de la cabane. Ils étaient en pleine brume et on aurait dit la lueur d'un phare plein d'espoirs dans une mer noir d'encre. Proprement choqué, il se tourna vers Vaas  "Mec, tu vois ce que je vois ? Putain c'est quoi ? Je connais pas ce que ça fait arc-en-ciel. Faut qu'on y aille !"  Comment dire que ça n'était pas véritablement une question.



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Texarkana
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UNIVERS FÉTICHE : réel,fantasy,apo,jeux vidéo
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Pigeon



Vaas
J'ai 22 ans et je vis à à Silverton - Colorado, aux USA. Dans la vie, je suis un glandeur et ça me va bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ou pas ... .



➽ Dans une ville aussi peu ordinaire que Silverton depuis qu'elle a été touchée par cet étrange fléau, il est difficile d'envisager un avenir.
➽ Avant que tout ne change, j'étais attiré par la mécanique mais la vie en a décidé autrement et j'ai préféré passer la majorité de mon temps à ne rien foutre. A croire que le mal qui nous ronge désormais déteignait déjà sur moi à cette époque.
➽ Son véritable prénom est Vassili mais on le surnomme Vaas. Ce surnom lui vient de Far Cry 3, son meilleur pote Ash et lui kiffaient ce jeu.

➽ Caractère : courageux, audacieux, téméraire. Bagarreur, fonceur. Drôle. Mais c'est aussi une mauvaise graine qui peut être très violent, déplacé en tenant des propos blessant ou choquant.

➽ Amoureux de la nature, il a toujours aimé s'aventurer dans la montagne et la forêt. Aujourd'hui, il s'aventure même dans la brume au mépris du danger et des créatures qui s'y cachent parfois.




Jeff Hardy ©️ Claire P



- Dis-moi, t'abuses autant avec le rouge ? dis-je pour faire chier. A peine d'ailleurs cette provocation lancée, je lève les mains en l'air et recule, arguant que, pour ma défense, c’est ta foutue fiole qui décuple mon sens de l'humour. Je ne saurais être tenu responsable de mes propos sous l'emprise de cette couleur ignoble !

"Non mais mec, on est pas tous comme toi en train de se pougner sur tout les films pornos possibles pour essayer de jouir et finir par prendre du rouge quand même pour voir."  

J'agite un doigt dans la dénégation mais ne peux contenir un sourire amusé.

- Hep quand on a rien d'autre sous la main, fis-je limite fier de moi en ajoutant. Et puis t'adores me reluquer en douce quand je me pogne alors je m'efforce de te faire plaisir mec !

J'agite les sourcils de haut en bas, un sourire provocateur collé aux lèvres. Tu déclares dans le même temps que tu peux me refiler ton aide alors que je ne suis visiblement plus aussi doué qu'avant pour attirer des gonzesses dans mes filets.

"J'sais que t'es un garçon sensible"

- Fais gaffe man, c'est ton derche qui va finir ultra sensible si je décide de m'en occuper à défaut de me trouver de la chatte ! déclarais-je en bondissant du muret pour venir te filer une claque sur les fesses. Et sache que si je rame un peu c'est la faute aux tronches de pâté de foie qu'on croise encore dans les rues et qui te font passer l'envie en deux secondes chrono.

Tandis que tu jettes un coup d’œil en contrebas sur l'île, tu sembles songeur.

- Ouh toi t'as l'air nostalgique de l'époque où on ramenait des pépètes là-bas, lançais-je alors que je m'allume une nouvelle clope.

Quand je dis qu'on faisait tout ensemble, on a en effet été jusqu'à s'amuser avec des poulettes dans la même pièce, les embarquant dans notre refuge à nous où personne ne semblait oser mettre les pieds en dehors de nous deux. On a toujours eu l'esprit d'aventure et l'amour de la grimpette à travers bois là où la plupart des autres ado à l'époque préféraient trainer les rues en râlant après leur propre ennui ou à stagner devant des jeux vidéos des journées entières. Si nous aussi nous adorions ça, nous n’en étions pas moins affamés d'activités à l'extérieur.

Le regard plongé plus bas comme en proie à ces souvenirs de temps plus heureux, le silence nous gagne et je me cale sur le sol, le dos contre la barrière qui craque et qui me donne le frisson à l'idée que celle-ci cède et que je tombe dans le vide. La peur et tout autre sentiment négatif lui reste bien présent en ce monde, ce sont eux qui prédominent.

"Mec, tu vois ce que je vois ? Putain c'est quoi ? Je connais pas ce que ça fait arc-en-ciel. Faut qu'on y aille !"  

- Quoi ? dis-je en redressant la tête vers toi qui te tient debout, expirant la dernière bouffée de ma cigarette dans l'air.
Tu m'incites à me redresser pour me montrer et je bondis aussitôt sur place.

- Putain le trip !!!

Direction l'île aussi sec ! Nous courons comme des démenés qui auraient repéré des pépites d'or au fond d'une rivière. Ça ressemble à une sorte d'aurore boréale à la verticale, c'est impressionnant autant que sublime et tentateur. A ma connaissance, personne n'a encore jamais pu atteindre ce faisceau arc-en-ciel les rares fois où il a été aperçu. Dans l'empressement, nous prenons des risques, manquant de chuter à plusieurs reprises sur le chemin étroit et à flanc de roche qui descend le long de la paroi abrupte du flanc-est de la montagne qui donne sur l'île. Ce n'est qu'arrivant près du ponton que les éléments se déchainent, le vent annonciateur de l'arrivée des manges-rêves qui ne tardent alors pas à s'amasser devant l'entrée du ponton délabré, ses planches à moitié rongées par le temps qui ne connait plus les rayons bienveillants du soleil depuis trop longtemps. Reculant tous deux, nous décidons de prendre notre élan et fonçons dans le tas en comptant terminer en glissade au dernier instant, assez pour parvenir à passer sous les créatures qui flottent à un mètre du sol. Un espace réduit mais c’est jouable avec l'élan de la pente et la façon dont la zone en question est souvent assez boueuse pour permettre de glisser jusqu'au ponton.

Ces choses ne s'aventurent pas souvent au-dessus de l'eau à cet endroit précis, comme si quelque chose autour de l'île créait une sorte de champ magnétique. Mais cette étrange force joue aussi sur nous et a un effet difficile à décrire sur nos êtres, on sent comme en proie à des vertiges, la tête qui tourne et l'impression que l'air vibre autour de nous. une sensation parfois désagréable mais qui passe quand on s'obstine à rester. C’est sans doute pour ça que nous n'y sommes plus beaucoup aventurés depuis que le monde est devenu ce qu'il est. Du moins ici à Silverton.

Courant malgré tout jusqu'à l'autre bout de la passerelle une fois cette dernière atteinte malgré son état, nous ne nous préoccupons que d'une chose, atteindre la lueur iridescente qui semble se tarir. Nous y parvenons, tremblant presque face à l'opportunité. Nous récupérons la substance par le biais de fioles vierges que nous transportons toujours sur nous à force d'habitude.
Le panache coloré est sous forme de poudre et elle se déverse alors dans nos tubes en s'étageant par couches de couleurs distinctes. Magnifique.

Au loin les créatures sont parties, comprenant sans doute que nous resterons à l'abri sur l'île pour un bon moment. La patience n'est pas forcément leur fort et heureusement pour nous.

- Viens on va se poser à l'intérieur, proposais-je alors que nous prenons la direction de la cabane. Le bois de la porte est humide et a gonflé, aussi je donne un coup d’épaule dedans pour parvenir à l'ouvrir.

Une fois installés dans le coin douillet qu'on avait aménagé il y a des années, fait de tentures pour former une sorte de tente avec des coussins éparpillés sur le sol et des tapis épais et moelleux, j'allume les lampes à huile qui sont restées là elles aussi, encore utilisables. Une petite table ronde est placée au centre et nous posons nos fioles au centre, les observant avec curiosité et une impatience contenue.

- Mec, à l'heure actuelle je n’ai pas connaissance que quiconque ait déjà réussi à s’en procurer. Toutes les couleurs y sont mélangées. Euphorie, bonheur, espoir, extase ... mec EXTASE !  Ça peut être un cocktail aussi dangereux qu'explosif au niveau des sens.

Qui veut se trouver une excuse en cas de dérapage l'aura toute trouvée. On trinque en entrechoquant nos fioles et dévissons le bouchon en même temps pour étaler des rails sur la table, frémissant à l'idée de se les envoyer plein pot dans les naseaux.




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Leonnor
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Ash Calahan

J'ai 22 ans et je vis à Silverton, Colorado, USA. Dans la vie, je suis un branleur et je m'en sors vivant ?. Sinon, grâce à ma chance ?, je suis en couple et je le vis plutôt bien mais pas tant que ça.

Informations supplémentaires ici.


Baptiste Radulfe ©️ Bibi je crois

Ash avait déjà eu un peu de mal avec la redescente lui-même pour réaliser tout de suite le moment de flottement intense de son partenaire de toujours. Il l'observait sans comprendre. Stupidement, il avait pensé que faire une blague ou détourner l'attention ça suffirait à ne pas rendre cela bizarre. Que cela suffirait à reprendre le cours d'une existence prédictible et simple. Or tout venait de se compliquer avant qu'il parvienne à le comprendre. De toute manière, ce n'était pas comme si brusquement il allait avoir un éclair de compréhension sur la manière dont gérer la situation car déjà Vaas répondait une seconde fois.  Il se sentait comme un con figé sur place à observer son ami. Qu'est-ce qu'il devait faire, lui-même sentait une frustration intarissable qui prenait naissance dans le creux de ses reins. Il avait l'impression d'avoir un goût de trop peu. Ne parvenant pas à s'expliquer la situation. Il ouvrit la bouche pour dire quelques mots mais aucun son ne sortir de sa gorge nouée.  Sauf qu'il y a plus important à cet instant, il y a son frère qui est en train de repartir pour s'éloigner. Il vienne juste de se retrouver et la peine qu'il ressent est immense. Ça au moins, il le comprend pour le reste. C'est difficile à verbaliser. Au pire, on s'en bas les couilles comme dirait le poète.

Il finit par bouger pour poser une main sur l'épaule de Vaas alors qu'il s'en allait.
" Reste, te casse pas comme ça mec. T'es pas bien, c'est la retombée de la drogue juste. Allez viens on va s'asseoir." Il essaie de le diriger de nouveau vers la cabane. Ses deux mains sont maintenant posées sur les épaules de Vaas dont il a fait le tour pour se trouver face à lui.  

"C'est rien mec, reposons nous déjà." Alors que ses mains sont sur les épaules de son ami, il a l'impression qu'elles irradient de chaleur. C'est comme si tous ses sens étaient démultipliés. Comme si même un effleurement pouvait le rendre fou. Lestement, il enleva ses mains de l'homme parce qu'il n'était pas certain de pouvoir se retenir de lui sauter dessus. La sensation de tout à l'heure continuait de flotter en lui comme s'il était coincé pour toujours dans le souvenir. Ses doigts se crispent alors qu'il essaie de conserver le regard de l'homme face à lui. Putain qu'est-ce que c'est difficile de faire comme si de rien n'était. Les images étaient imprégnées dans sa rétine et ne semblaient pas vouloir se barrer ce qui n'était pas pour lui rendre service pas du tout même.

"Je sais ce qui te dérange. C'est pas parce qu'on s'est embrassés que t'es pd mec. T'en fais pas, t'es en train de flipper à cause de ça. C'est ce foutu truc arc-en-ciel." Il mentait pourtant. Il mentait même éhontément. Cependant, il avait le sentiment que personne ne voulait trop s'attarder sur cette histoire. Lui-même ne savait pas vraiment comment il faisait pour faire bonne figure tant il avait du mal à remettre de l'ordre dans ses idées. La vérité honnête et crue était simplement qu'il n'avait jamais ressenti un émoi aussi grand pour un simple baiser de sa vie. Il était sexuellement actif depuis plusieurs années et mêmes ses premiers rapports avec Maddison ne ressemblaient en rien à ce sentiment. Ce sentiment tenace qui lui vrillait l'estomac présentement et qui faisait battre son cœur comme un tambour militaire.  Il ne sentait pas trop de réaction de la part de Vaas alors il le secoua un peu sans y réfléchir.
"Allez viens, fais pas le con." lance-t-il avec son franc parler habituel, pas convaincu pourtant qu'il va parvenir à le  convaincre de se mettre en chemin. Il lui attrape alors le poignet pour le guider sans trop de ménagement dans la direction de la cabane afin qu'il puisse s'asseoir. Il n'a jamais été très doué pour convaincre alors il ne lui reste plus que la solution de faire preuve de fermeté et d'employer la force. Il est prêt de toute manière à se battre avec son pote si ça permet de le faire s'asseoir à côté de lui pour que chacun ait le temps de passer à autre chose. Peut-être passer une petite sieste et se réveiller comme avant. Voilà ce qu'il fallait. Et tout redeviendrait exactement comme d'habitude.


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J'ai 22 ans et je vis à à Silverton - Colorado, aux USA. Dans la vie, je suis un glandeur et ça me va bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ou pas ... .



➽ Dans une ville aussi peu ordinaire que Silverton depuis qu'elle a été touchée par cet étrange fléau, il est difficile d'envisager un avenir.
➽ Avant que tout ne change, j'étais attiré par la mécanique mais la vie en a décidé autrement et j'ai préféré passer la majorité de mon temps à ne rien foutre. A croire que le mal qui nous ronge désormais déteignait déjà sur moi à cette époque.
➽ Son véritable prénom est Vassili mais on le surnomme Vaas. Ce surnom lui vient de Far Cry 3, son meilleur pote Ash et lui kiffaient ce jeu.

➽ Caractère : courageux, audacieux, téméraire. Bagarreur, fonceur. Drôle. Mais c'est aussi une mauvaise graine qui peut être très violent, déplacé en tenant des propos blessant ou choquant.

➽ Amoureux de la nature, il a toujours aimé s'aventurer dans la montagne et la forêt. Aujourd'hui, il s'aventure même dans la brume au mépris du danger et des créatures qui s'y cachent parfois.




Jeff Hardy ©️ Claire P



On trinque en entrechoquant nos fioles et dévissons le bouchon en même temps pour étaler des rails sur la table. Les effets s’en font ressentir presque aussitôt, ils sont comme autant d'explosions de couleurs simultanées. C'est à vous donner le vertige. Puissant, vertigineux, complètement dingue ! Mon corps tout entier en frémit. Plus encore lorsque soudain, le contact de ta main dans mon cou me ramène sur terre. Enfin pas tout-à-fait. Mon regard capte le tien alors que la caresse de tes doigts le longs de mon cou me fait frémir à n'en pouvoir dissimuler le frisson qui me parcoure alors. J'ai l'impression d'être face à mes premiers émois, et encore le mot est faible. Quelque chose se passe en moi et la lueur dans mes yeux en témoigne à elle seule sous le flot d'émotions et de sensations qui me percutent alors de plein fouet.

Une puissante vague de chaleur m'envahit aussitôt au contact de tes lèvres sur les miennes et je les presses avec un désir furieux d'en profiter un maximum. Comme si j'avais longuement attendu après cela. Comme si tout au fond, une attraction toute particulière s'était révélée à moi, m'imposant ce désir foudroyant et somme toute naturel sur l'instant. Un instant que je désire prolonger comme si c'était là un besoin vitale. Je peux presque ressentir l'imperceptible frémissement qui se déplace sous ma peau comme si ces couleurs ainsi réunies se diffusaient comme autant d'ondes de pure bonheur et de pure délectation, ainsi renforcées par ce baiser que l'on partage.
Ma main se cale dans ta nuque pour te retenir tout contre mes lèvres tandis que ma langue se fait un chemin pour venir taquiner la tienne. Le désir furieux qui m'habite me rend limite sauvage tandis que j’agrippe tes cheveux avec force. Mon corps cherche encore plus de proximité avec le tien. J'ai l'impression de littéralement cramer de désir pour toi.

Ma main se glisse dans la tienne, enroulant nos doigts avec cette même force muée par la passion qui nous gagne au fil des secondes. Tu m'apparais comme tout ce que j'ai finalement toujours voulu. Et une rage euphorique me gagne alors que je songe que je possède enfin ces lèvres que m'a volé Maddison. La pensée me trouble mais les sensations sont plus fortes. Dans le même temps, mon autre main glisse sur ton flanc gauche puis bifurque pour s'aventurer au niveau de ta ceinture dans l'intention d'en défaire l'attache.
Je veux plus, je veux ta peau contre la mienne, je veux ta bouche dans mon cou, sur mes épaules jusqu'à la sentir serpenter toujours plus bas, en dessous du nombril et plus encore. Je veux tout ressentir et je veux que tu m'appartiennes comme elle ne le pourra jamais. Pas avec autant de passion, ni autant de ce petit quelque chose d'infime mais qui fait toute la différence ... ce tout petit quelque chose qui m'échappe alors comme dans un rêve auquel on est arraché et qu'on souhaiterait pouvoir poursuivre. Laissant sur une sensation irréelle, troublante, obscurcissant à nouveau tout autour d'elle. Tel un feu qui se propage rapidement et anéanti les derniers hectares de nature luxuriante en laissant une terre stérile, morne et déserte. A l'image de mon esprit et de mon cœur à l'instant. La descente est foudroyante.

Je te regarde et c'est comme si mes pensées précédentes m'échappaient déjà. J'en suis complètement pantois, demeurant un instant interdit voir déconfit. Plissant les yeux comme si je cherchais à remettre de l'ordre dans mes pensées, il y a pourtant cette once infime qui réside encore tout au fond de moi sans que je ne puisse l'atteindre. Ce millionième d'indescriptible folie qui nous a gagné tous les deux un instant plus tôt. Je ne saurais même pas poser de mots là-dessus maintenant que tout parait si loin, hors d'atteinte. J'ai beau chercher à me rappeler les sensations, je suis incapable d'y parvenir.

" Putain, elle était cheloue cette drogue. Heureusement que t'embrasses pas trop mal. Quoique… ça faisait un peu limace." déclares-tu avec un sourire taquin.

Mais toujours sous le coup de la frustration à ne pouvoir décrire ni comprendre ce qui nous est arrivés, je ne porte qu'à demi attention à tes propos, demeurant encore un instant le regard dans le vague. Je veux me rappeler, ressentir à nouveau.

- La chute est brutale ... merde ... dis-je en plongeant un instant la tête entre les mains alors que je suis soudain fauché par plus de négativité que je n'en ai encore jamais ressenti jusque là. Comme si j'étais devenu un foutu dépressif. J'ai tenu malgré tout ce qui nous pesait chaque jour lorsque nous ne nous parlions plus, j'ai continué, je me suis réfugié dans la quête de ces substances colorées, je n'ai principalement songé qu'à ça pour me donner un but. Pour combattre. Et à ce jour, je n'ai jamais subit un tel revirement des sens. J'ai l'impression d'être monté si haut dans le ciel que je ne supporte pas la descente. Ça a été trop fort, trop intense ... trop révélateur en quelque sorte. Mais révélateur de quoi ? Même ça, je ne parviens plus à ne serait-ce qu'en effleurer l'idée. Encore moins la sensation.

Et le regard sévère que je t'adresse n'a d'équivalent que toute la rancœur, la frustration et la jalousie que je nourris envers elle. Maddison. Pourquoi déjà au juste ... ? Ton amitié ou ce qu'on a à peine touché du bout des doigts ?
Ma frustration grandit, mon corps se tend et mon regard s'assombrit à nouveau.

- Va la rejoindre, lâchais-je en me redressant, le regard à nouveau dans le vague alors que je m'apprête moi-même à quitter les lieux comme si plus rien n'existait que ce en quoi je suis alors en proie. Ces mots, je ne les veux pas au fond, ils se sont pourtant imposés à mon esprit. Sombrant comme si le manteau lourd de la nuit avait pris une texture qui m'enveloppait sans pouvoir m'en défaire, je quitte la sécurité de notre refuge. Je suis vide et à la fois empli de ces émotions ternes auxquelles je ne sais me défaire.

L'arc-en-ciel est en soit exceptionnel semble-t-il, si ce n'est lorsqu'on en perd les effets. Un faisceau de couleurs traitres. Plus rien ne semble avoir d'importance à ce stade, je traverse le ponton d'un pas lent et mal assuré, comme si j'étais sous le coup de l'ivresse. Basculer dans les profondeurs des eaux noires ou tomber entre d'autres mains plus perfides encore ne fait même plus naitre la moindre crainte en moi. Leurs mélodies m'attirent comme un aimant. Elles ont en soi quelque chose d'attractif que même ta voix qui me parvient quelques mètres en arrière, ne parvient à retenir. L'arc-en-ciel était-il un leurre volontairement charmant, un piège mettant l'accent sur la retombée une fois les effets passés ? Si l'interrogation me traverse l'esprit, elle m'échappe bientôt elle aussi, perdant tout aussi vite son importance.






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Ash avait déjà eu un peu de mal avec la redescente lui-même pour réaliser tout de suite le moment de flottement intense de son partenaire de toujours. Il l'observait sans comprendre. Stupidement, il avait pensé que faire une blague ou détourner l'attention ça suffirait à ne pas rendre cela bizarre. Que cela suffirait à reprendre le cours d'une existence prédictible et simple. Or tout venait de se compliquer avant qu'il parvienne à le comprendre. De toute manière, ce n'était pas comme si brusquement il allait avoir un éclair de compréhension sur la manière dont gérer la situation car déjà Vaas répondait une seconde fois.  Il se sentait comme un con figé sur place à observer son ami. Qu'est-ce qu'il devait faire, lui-même sentait une frustration intarissable qui prenait naissance dans le creux de ses reins. Il avait l'impression d'avoir un goût de trop peu. Ne parvenant pas à s'expliquer la situation. Il ouvrit la bouche pour dire quelques mots mais aucun son ne sortir de sa gorge nouée.  Sauf qu'il y a plus important à cet instant, il y a son frère qui est en train de repartir pour s'éloigner. Il vienne juste de se retrouver et la peine qu'il ressent est immense. Ça au moins, il le comprend pour le reste. C'est difficile à verbaliser. Au pire, on s'en bas les couilles comme dirait le poète.

Il finit par bouger pour poser une main sur l'épaule de Vaas alors qu'il s'en allait. " Reste, te casse pas comme ça mec. T'es pas bien, c'est la retombée de la drogue juste. Allez viens on va s'asseoir." Il essaie de le diriger de nouveau vers la cabane. Ses deux mains sont maintenant posées sur les épaules de Vaas dont il a fait le tour pour se trouver face à lui.  

"C'est rien mec, reposons nous déjà." Alors que ses mains sont sur les épaules de son ami, il a l'impression qu'elles irradient de chaleur. C'est comme si tous ses sens étaient démultipliés. Comme si même un effleurement pouvait le rendre fou. Lestement, il enleva ses mains de l'homme parce qu'il n'était pas certain de pouvoir se retenir de lui sauter dessus. La sensation de tout à l'heure continuait de flotter en lui comme s'il était coincé pour toujours dans le souvenir. Ses doigts se crispent alors qu'il essaie de conserver le regard de l'homme face à lui. Putain qu'est-ce que c'est difficile de faire comme si de rien n'était. Les images étaient imprégnées dans sa rétine et ne semblaient pas vouloir se barrer ce qui n'était pas pour lui rendre service pas du tout même.

"Je sais ce qui te dérange. C'est pas parce qu'on s'est embrassés que t'es pd mec. T'en fais pas, t'es en train de flipper à cause de ça. C'est ce foutu truc arc-en-ciel." Il mentait pourtant. Il mentait même éhontément. Cependant, il avait le sentiment que personne ne voulait trop s'attarder sur cette histoire. Lui-même ne savait pas vraiment comment il faisait pour faire bonne figure tant il avait du mal à remettre de l'ordre dans ses idées. La vérité honnête et crue était simplement qu'il n'avait jamais ressenti un émoi aussi grand pour un simple baiser de sa vie. Il était sexuellement actif depuis plusieurs années et mêmes ses premiers rapports avec Maddison ne ressemblaient en rien à ce sentiment. Ce sentiment tenace qui lui vrillait l'estomac présentement et qui faisait battre son cœur comme un tambour militaire.  Il ne sentait pas trop de réaction de la part de Vaas alors il le secoua un peu sans y réfléchir.

"Allez viens, fais pas le con." lance-t-il avec son franc parler habituel, pas convaincu pourtant qu'il va parvenir à le  convaincre de se mettre en chemin. Il lui attrape alors le poignet pour le guider sans trop de ménagement dans la direction de la cabane afin qu'il puisse s'asseoir. Il n'a jamais été très doué pour convaincre alors il ne lui reste plus que la solution de faire preuve de fermeté et d'employer la force. Il est prêt de toute manière à se battre avec son pote si ça permet de le faire s'asseoir à côté de lui pour que chacun ait le temps de passer à autre chose. Peut-être passer une petite sieste et se réveiller comme avant. Voilà ce qu'il fallait. Et tout redeviendrait exactement comme d'habitude.




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Texarkana
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Vaas
J'ai 22 ans et je vis à à Silverton - Colorado, aux USA. Dans la vie, je suis un glandeur et ça me va bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien ou pas ... .



➽ Dans une ville aussi peu ordinaire que Silverton depuis qu'elle a été touchée par cet étrange fléau, il est difficile d'envisager un avenir.
➽ Avant que tout ne change, j'étais attiré par la mécanique mais la vie en a décidé autrement et j'ai préféré passer la majorité de mon temps à ne rien foutre. A croire que le mal qui nous ronge désormais déteignait déjà sur moi à cette époque.
➽ Son véritable prénom est Vassili mais on le surnomme Vaas. Ce surnom lui vient de Far Cry 3, son meilleur pote Ash et lui kiffaient ce jeu.

➽ Caractère : courageux, audacieux, téméraire. Bagarreur, fonceur. Drôle. Mais c'est aussi une mauvaise graine qui peut être très violent, déplacé en tenant des propos blessant ou choquant.

➽ Amoureux de la nature, il a toujours aimé s'aventurer dans la montagne et la forêt. Aujourd'hui, il s'aventure même dans la brume au mépris du danger et des créatures qui s'y cachent parfois.




Jeff Hardy ©️ Claire P



Je sens ta main sur mon épaule alors que je quitte les lieux.

" Reste, te casse pas comme ça mec. T'es pas bien, c'est la retombée de la drogue juste. Allez viens on va s'asseoir."

Je me sens comme quasi inerte si ce n'est mon corps animé de mouvements toutefois faibles, comme vidé d'énergie. Je me fais l'impression d'une âme errante qui déambule comme attiré par le vide. Tel le vide qui règne en ce monde.
Tu t'efforces d'attirer toute mon attention en posant alors tes deux sur mes épaules une fois placé face à moi pour m'arrête en chemin.

"C'est rien mec, reposons nous déjà."

Tu retires soudain tes mains et ton regard se plante à nouveau dans le mien tandis que je relève les yeux.

"Je sais ce qui te dérange. C'est pas parce qu'on s'est embrassés que t'es pd mec. T'en fais pas, t'es en train de flipper à cause de ça. C'est ce foutu truc arc-en-ciel."

- Rien à voir, lâchais-je d'une voix neutre.

Je n'ai même pas la force d'en dire plus ni d'argumenter qu'il s'agit du contrecoup. Pourtant, quelque chose m'intrigue. La redescente semble différente pour l'un et l'autre. Ma frustration grandit alors que tu n'es pas décidé à me laisser filer. Je déteste l'état dans lequel je me trouve, je déteste plus encore que tu me vois ainsi, ça ne me ressemble tellement pas. Je parais si pathétiquement faible sur le moment. Plus vide encore que ces âmes grises qu'on croise en ville. Cette faiblesse qui ne m'a jamais été coutumière jusqu'ici malgré le foutoir qu'est devenu ce monde, me trouble au plus haut point. Je suis encagé par ce flot de sentiments pareil à une profonde détresse. Retenu par un carcan, malmené malgré mon moi profond.

"Allez viens, fais pas le con." lâches-tu en me secouant un peu.

Mon regard qui s'était à nouveau détourné dans le vide, revient s'ancrer dans le tien. Une faible lueur d'espoir perce dans l'obscurité qui enveloppe mon corps et mon esprit, laissant entrevoir que cette impression ne sera que momentanée, comme le reste. Aussi, je hoche la tête au moment où tu te saisis de mon poignet pour me guider de nouveau en direction du refuge sans me laisser le choix.

De retour à l'intérieur, je fais les cent pas, arpentant la cabane tel un fou furieux, comme si je cherchais à évacuer toute cette énergie négative qui m'étreint malgré moi. Mais ce n'est pas cette agitation qui me permet bientôt de retrouver mon état normal. Du moins quasi normal au vu de ce qui habite chaque habitant de cet endroit. Non, les effets semblent se dissiper d'eux mêmes comme lorsque l'effet d'une quelconque autre couleur se dissipe elle aussi, mais avec un contrecoup toutefois bien moindre par rapport à ce qu'a provoqué ce halo arc-en-ciel.
Les effets dissipés, je te rejoins et m'affale sur le sol à tes côtés, calant ma nuque au niveau de tes cuisses, installé perpendiculairement à toi. Le visage relevé vers le tien, je te file une petite baffe gentillette en tapotant ta joue.

- J'ai toujours assumé, que ce soit pour n'importe quoi. Toi en revanche, tu devrais penser à assumer que je te fous trois fois plus la trique que ta poupée, te provoquais-je le sourire aux lèvres.

Bon sang, c'est bon d'être débarrassé de cette putain de sale impression qui m'a gagné plus tôt. Je ne sais au juste comment j'aurais fini si je m'étais laissé attirer par cette étrange force ou appelez ça comme vous voudrez. Je ressens cette lueur de positivité à tes côtés, laquelle se traduit par ce qui a toujours ponctué nos échanges et qui nous a aidé lorsque le monde a ainsi viré à ce qu'il est aujourd'hui. Et je crois bien à y penser, que si tu venais à disparaitre, je me laisserais complètement sombrer à mon tour. Est-ce pour toi que j'ai tenu tout ce temps lorsque nous étions en froid ?







I'm a motherfucking beast !!

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