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 Trouble & Chaos [Lady Furiosa + Texarkana]

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Texarkana
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INSCRIPTION : 16/08/2018
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CRÉDITS : Kawaii rott

UNIVERS FÉTICHE : réel,fantasy,apo,jeux vidéo
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Pigeon


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation





➽ Été 2017, Colorado.
Contexte : Tout va bien dans le meilleur des mondes. Du moins, pour l'instant. Sam est transporteur routier et il effectue sa dernière livraison avant de faire un arrêt par une grande surface pour prendre de quoi manger alors que le début de soirée s'annonce. Dans le supermarché, il croise un couple à plusieurs reprises dans différentes allées. Le comportement du mec envers sa copine l'interpelle. Puis bientôt, des cris terrifiés leur parviennent alors qu'ils se croisent tous les trois côté boisson au fond du magasin. Le chaos qui s'annonce les paralysera sur place avant qu'ils ne parviennent à sortir de leur trouble face à l'horreur qui se déroule sous leurs yeux. Le premier à fuir étant le mec qui abandonne lâchement sa copine pour sauver sa peau.
Samuel se retrouve ainsi planté là avec la jeune femme et c'est ensemble qu'ils tenteront alors de fuir les lieux. Une fuite qui les conduira alors sur les routes du Colorado et autre alors qu'ils découvrent avec effroi qu'un virus est à l'origine de cette épidémie qui rend les êtres humains enragés et qui dépassent les frontières de la mort, tandis que ceux censés avoir dans le même temps, passé l'arme à gauche, reviennent parmi les vivants.

○ Samuel (Norman Reedus) joué par Texarkana.
○ Charley (Eliza Taylor-Cotter) jouée par Lady Furiosa.


Contexte provenant d'une idée proposée par mp


I'm a motherfucking beast !!

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Texarkana
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Pigeon



   Samuel Sheppard
   
J'ai 37 ans et je vis à Telluride, Colorado - USA. Dans la vie, je suis transporteur routier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien en général. Ça colle à mon tempérament solitaire. J'ai une paix royale du fait d'être sans attaches.
   


➽ Je possède un camion Kensworth W900 noir.
➽ J'ai un penchant pour la cigarette et la boisson mais rien de trop prononcé.

➽ Caractère: Secret, droit, parfois sauvage de prime abord, taciturne. Se révèle à d'autres moments plutôt drôle. Il est direct, peut manquer de délicatesse de fait et se révèle parfois impulsif. Tactile et câlin quand il s'attache à quelqu'un. Protecteur.

   

Norman Reedus ©️ MORPHINE


   
Il est bon d'enfin arriver à destination après m'être coltiné des kilomètres de bitume dans les pattes. Je ne me lasse pas des paysages de mon Colorado natal. Mes tournées à travers le pays en camion me conduisent dans de magnifiques coins, pourtant, c'est le Colorado que j'affectionne le plus.  Bon, dernière tournée de livraison à faire et ensuite j'irais faire un tour par un supermarché du coin pour me prendre de quoi manger un bout. Je ne suis pas encore chez moi, il faut compter quelques bonnes heures encore.
Le temps de décharger ma cargaison sous le soleil de la fin d'après-midi, de signer les formulaires de livraison et de contrôle, et je rejoins une petite ville à côté. Bon sang, il semble faire encore plus chaud qu'en début d'après-midi. C'est une putain de fournaise dehors. Je suis heureux d'avoir la clim dans le camion. Je zappe la radio pour choisir "My Lucille" un titre de BB King que j'affectionne, et monte le volume en fredonnant par-dessus. (clic clic pour écouter, et ouais c'est un clin d’œil amusant qui m'a fait penser à la fameuse Lucille de Negan).

♫ "Lucille, I take you in my arms and everything allright" ♫

Le morceau se termine alors que je m'engage au bout du parking réservé aux poids lourds, du côté de la station service du supermarché. Je farfouille à la recherche de mes lunettes de soleil dans les rangements au-dessus de moi puis récupère mon paquet de clopes dans le vide poche avant de quitter la cabine dans un bond souple, refermant la portière derrière moi et glissant mon porte-feuilles dans la poche arrière de mon jean's. Je profite du trajet entre la station et l'entrée du magasin pour m’en griller une. Le début de soirée ne rafraichit pas pour autant les températures.
J'observe les gens autour de moi, les familles qui se pressent à l'intérieur en tentant à peine arrivés de canaliser leurs mômes surexcités. Parfois, je me demande si j'aurais aimé en avoir. Mais mon tempérament solitaire n'y aurait sans doute pas survécu longtemps, j'imagine. Au moins, pas de compte à rendre quand personne ne t'attend à la maison. Pas obligé de rentrer non plus quand l'envie me prend de rester dans le coin où je me trouve pour le week-end. C'est l'avantage d'avoir son propre bahut. Un bon gros 3,5 tonnes qui rend la route plaisante, avec tout le confort dont j’ai besoin quand il m'y faut passer la nuit, avec sa partie couchette à l'arrière.

Me voilà à l'intérieur du magasin. Il y a plutôt foule. Je manque de heurter une jeune femme en regardant ailleurs et lève les bras comme en signe de reddition, un léger sourire au coin des lèvres pour toute excuse. Jolie la miss mais elle est accompagnée. Je poursuis mon chemin et me hasarde dans différents rayons, ne sachant exactement quoi prendre pour grailler ce soir, et désireux de prendre mon temps pour aller me balader côté bouquins. Je croise la miss avec son mec à nouveau. Sa façon de parler à sa copine m'interpelle. Toi t'as rien compris man ... . Le type frôle le manque de respect total envers la jeune femme. Putain, ça serait moi, je lui en collerais une direct et le laisserais sur place. Il y a vraiment des types lourds. Lorsque je les croise à nouveau un instant plus tard dans une allée au fond du côté des boissons, j'ai cependant cette fois-ci bien du mal à rester neutre. Mais quelque chose m'interpelle, moi comme eux deux d'ailleurs. Des cris résonnent comme provenant de l'extérieur. Quelque chose semble avoir changé dans l'atmosphère. C'est dur à définir, comme une impression inhabituelle. Quelque chose de lourd plane dans l'air, teinté au fil des secondes par ce qui ressemble à une vague de panique. Je pense tout de suite à un braquage. Il faudrait être fin con pour se prêter à un tel exercice au vu de la foule dispersée à travers tout le magasin, pourtant, il y a quelques années en arrière, la chose a été tentée dans un grand magasin de ce genre.

Mais bientôt, la teneur des cris laissent planer le doute. Ils ont ce quelque chose d'effroyable qui tient de la terreur pure et dure. Mais s'il persiste quelque once de doute quelle qu'elle soit, ce dont nous sommes alors témoins eux comme moi postés dans cette partie au fond, elle est bien vite fauchée par un spectacle complètement irréel. Des personnes se jettent sur d'autres et ... je ne saurais vous décrire l'horreur de ce qui se produit là sous notre regard alors que nous restons tétanisés sans pouvoir en croire nos yeux. Il semble y avoir un effet de masse, une des personnes attaquée s'en prend alors à une autre et ainsi de suite. Leurs traits sont habités par une sorte de rage ou plutôt de ce que je caractériserais comme de ... non en fait je ne trouve pas le mot. Ils ont l'air malade, les yeux explosés comme si une multitude de vaisseaux sanguins avaient pétés simultanément. Leur façon de se déplacer est aussi étrange que simiesque.

L'horreur empire et pour l'instant, passant par chance inaperçu, j'imagine que le couple comme moi ne songe qu'à une chose, se carapater d'ici sans chercher à comprendre. Encore faut-il savoir par où passer pour éviter le chaos infernal qui semble régner à travers, d'après le bruit, toute la putain de surface que compte le magasin. Je recule près du couple sans lâcher le chaos qui se déroule à environ 8 mètres, des yeux. Il n’est plus question de perdre du temps pour se décider à dégager ou ne serait-ce que trouver une planque. Et visiblement, il y en a un qui n'attend pas plus longtemps et laisse alors sa copine sur place, fuyant comme un lâche sans plus se préoccuper d'elle. Il ne pense sans doute qu'à sauver ses fesses de cet enfer, et je me demande ce qui me choque le plus entre l'horreur de ce qui se déroule ici et la fuite de ce mec qui a eu vite fait d'oublier sa copine.

Je me tourne vers elle, estomaqué mais nous n'avons pas le temps d'échanger un mot ou autre que l'un de ces malade nous repère. Je choppe le caddie à proximité et l'envoie avec le plus d'élan possible dans la direction de cette vieille femme qui semble avoir soudain des ailes et a largué sa canne pour venir dans notre direction tel un chien qui a repéré un bout de carne. Je n'attends pas la collision du chariot avec elle pour voir si elle chute.
Je choppe le poignet de la fille et l'entraine avec moi en direction d'une potentielle sortie de secours à proximité. L'ampleur du chaos que nous découvrons est telle qu'elle pourrait nous freiner d'effroi sur l'instant, mais nous nous efforçons de ne pas nous laisse gagner par la paralysie.
   


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Lady Furiosa
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Tortue



Charley Fergusson
J'ai 28 ans ans et je vis à Denver, Colorado. Dans la vie, je suis étudiante en médecine (dernière année d'internat) qui se rêve (rêvait ?) chirurgien obstétrique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en couple et je le vis plutôt mal, mais de toute façon, ça ne va pas durer..


~ Ne s'en laisse pas compter, le sang froid pour la peau dure & un humour à toutes épreuves : même à l'Apocalypse !
~ Autoritaire, rationnelle et ... Étrangement fleur bleue par ailleurs.

~ Couleur de dialogue : #429bb1




Eliza Taylor ©️ avengedinchains

Des vacances. Même pour de simples vacances, Gareth n'est pas parvenu à laisser de côté son sale caractère. Pourtant, il a accepté de venir rencontrer la famille de la jeune femme - ou plutôt, s'est imposé dans le périple qu'elle avait organisé, à la base, pour elle seule. Fort de mots doux et de gentillesse, le volcanique également futur médecin a insisté : après deux ans de relation, n'était-il pas temps qu'ils sautent le pas ? Sans doute. Elle avait acquiescé, soudain trop heureuse qu'il se sente si intéressé par l'endroit où elle avait grandi et auprès de qui. Sauf qu'à peine arrivés dans la maison familiale, les choses avaient dégénéré. Charley avait vu son petit-ami à la mine joviale se refermer telle une huître. Une manie qu'elle ne lui connaissait que trop bien. Tout ça à cause d'une remarque de son père sur ses mocassins peu adaptées à une visite à la campagne. Le pire ? Sur le coup, elle en avait voulu à son géniteur et à sa blague de mauvais goût. Pire encore ? Alors que Gareth et elle faisaient un arrêt dans un supermarché sur la route du retour vers Denver, elle écoutait plaintes et complaintes de la part de celui-ci sans broncher. Ses tympans captaient mollement tous les reproches qu'il avait à faire à propos de sa famille - des paysans visiblement limités, mais d'où sortait-elle son intelligence ? Et ne pouvaient-ils pas nettoyer un peu cette maison ouverte à tous vents ? Quel enfer que ces vaches qui meuglaient à toute heure du jour et de la nuit !- et bien sûr, à propos d'elle - pourquoi ne l'avait-elle pas défendu ? Finalement, elle ne devait pas être aussi intelligente que ça. Ah, tiens, son pantalon la grossissait aussi. Elle n'aurait pas pris du cul ? Oreille distraite, donc. Gareth était en colère, contrôlait mal ses émotions. Le soir-même, il s'excuserait et pendant trois jours au moins, il redoublerait d'efforts pour lui être agréable. Elle l'avait suffisamment expérimenté ces deux dernières années pour le savoir. C'était le prix à payer pour un peu de bonheur, croyait-elle. « Faites gaffe. » marmonne-t-elle sans plus d'énergie à un homme qui a manqué la bousculer. Leurs regards s'accrochent à peine. Elle l'a déjà oublié. Gareth arrive à pomper jusqu'à la présence d'autres individus autour d'eux.

« Qu'est-ce que ... » Ils sont au rayon librairie et le reste de sa phrase meurt dans sa gorge, manquant de finir en un gémissement. Ça s'agite dans le magasin. Hold-up ? Attentat ? Soudain, on se saute dessus en tous sens. Un hoquet lui échappe, alors que de leur cachette de fortune, un ballet fratricide et cannibale sonne ses premiers pas. Tétanisée, la main sur la bouche pour freiner un haut-le-cœur, elle sent son cerveau tenter de traiter l'information. En vain. Pourtant, elle en a vu, des horreurs. Aux urgences, en psychiatrie ... Des trucs à vous filer un SSPT en une journée. Mais ça, ça, c'est ... « Putain, moi j'me tire de là ! » Gareth prend ses jambes à son cou, la plante dans son coin sans autre forme de procès. Espèce de petit bâtard s'entend-elle penser, assez stupidement du reste. Il devrait être la dernière de ses préoccupations. Elle aussi doit sortir, échapper à ce rituel morbide. Surtout qu'une femme aux yeux fous s'avance vers elle - vers eux. Elle n'est pas seule. Des doigts enserrent son poignet et elle est tirée en arrière après qu'un caddie ait filé droit vers la vieille. Un regard et elle reconnaît le type qu'elle a croisé un peu plus tôt. Qui essaie de sauver leur peau, à tous les deux. « A gauche ! » crie-t-elle soudain, indifférente aux ennemis qu'elle risque d'attirer par son exclamation. Elle connaît un peu l'endroit, elle s'y arrête parfois quand elle rentre chez ses parents et se rappelle vaguement d'une issue de secours. Laquelle ne tarde pas à se dessiner. Et se trouve envahie par un groupe de gens en ... Plein repas. Nouveau hoquet. Demi-tour. Trop vite. Son épaule heurte une montagne de boite de conserves en promotion et elle manque de s'affaler, attaquée par de la tomate en sauce. Seule la silhouette de l'homme à proximité la retient - parce qu'elle s'y retient, justement, sans aucune gêne.
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Texarkana
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Samuel Sheppard
J'ai 37 ans et je vis à Telluride, Colorado - USA. Dans la vie, je suis transporteur routier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien en général. Ça colle à mon tempérament solitaire. J'ai une paix royale du fait d'être sans attaches.



➽ Je possède un camion Kensworth W900 noir.
➽ J'ai un penchant pour la cigarette et la boisson mais rien de trop prononcé.

➽ Caractère: Secret, droit, parfois sauvage de prime abord, taciturne. Se révèle à d'autres moments plutôt drôle. Il est direct, peut manquer de délicatesse de fait et se révèle parfois impulsif. Tactile et câlin quand il s'attache à quelqu'un. Protecteur.



Norman Reedus ©️ MORPHINE



Le cœur qui s'emballe comme un fou face à l'angoisse et le chaos qui se livrent sous nos yeux médusés, je saisis ton poignet pour t'entrainer avec moi. Si ton mec s'est fait la malle sans toi, il est hors de question pour moi de te laisser te démerder toute seule au risque d'être l'un ou l'autre victime de ce massacre. Pas le temps d'analyser, de chercher à savoir si c'est une innommable farce, un délire de mon esprit ou je ne sais quelle foutue hallucination. Il nous faut déguerpir d'ici illico. Le vacarme mêlé de cris et de toute la casse occasionnée est assourdissant et fait grimper le stress, il a de quoi nous désorienter. Tu me cries soudain de virer à gauche, l'air de savoir par où on peut se carapater. Une sortie de secours se profile alors non loin mais l'accès y est malheureusement bloqué par un groupe de ... humpf ... je ne peux vraisemblablement pas vous décrire l'horreur de ce dont nous sommes témoins présentement. Le stress grimpe en flèche, accompagnant les battements de mon cœur qui s'emballe au point que j'ai l'impression qu'il va bondir hors de ma poitrine.

Demi-tour immédiat alors que nous tentons de décrocher de cette scène surréaliste. Ce n'est pas possible bon sang, je vais me réveiller !! Dans le mouvement, tu heurtes une pile de boites de conserves en promotion et manque de chuter. Dans l'action j'ai lâché ta main et tu te raccroches alors à moi tandis que je t'aide à retrouver un semblant de stabilité. Tentant de raser les murs, il apparait bientôt trop risqué de nous aventurer dans une zone envahie et nous sommes forcés de passer par les caisses. Ici, c'est encore plus terrifiant. La masse de gens qui tente de s'échapper finissent éventrés sur les caisses ou contre la baie vitrée, dissimulant en partie l'enfer qui règne dehors, le ballet des véhicules qui tentent précipitamment de quitter les lieux, provoquant heurts, affolements et embouteillages, coinçant certaines personnes entre des rangées de véhicules.

Te faisant signe de t'accroupir, nous faisons une tentative pour passer sur le côté de la caisse tout au bout de notre côté, contre le mur. Le plus dur va être de se faire ensuite un chemin jusqu'à la porte coulissante ouvrant sur la sortie si tant est qu'on ne nous tombe pas dessus avant d'en avoir eu l'occasion. Soudain, alors que nous passons discrètement, baissés et dissimulés par la caisse, un de ces malade grimpe sur cette dernière. Plus le temps de chercher à être discret, je remarque une percée possible jusqu'à la sortie à droite tandis que d'autres malades foncent sur des survivants qui tentent de fuir à l'opposé d'où nous nous trouvons. C'est notre chance. En espérant ne pas en croiser qui pénètrent dans le magasin à notre sortie, sans quoi on sera bloqués et pris en étau.

- Prête à foncer ? te glissais-je alors que mon propos sert plus d'avertissement que d'interrogation.

Nous courrons comme des démenés droit devant. Un arrêt brutale nous force à nous caler dans le recoin de la sortie alors que deux infectés déboule par là. On a du pot, ils ne nous remarquent pas tout de suite. Cependant lorsqu'on empreinte enfin le sas de sortie, ils nous repèrent dans la foulée, et pas qu'eux.

- Go go go !! lâchais-je alors que je t'entraine avec moi et t'incite à redoubler l'allure.

Nous passons par l'autre bout du parking tout-à-fait de l'autre côté pour éviter le labyrinthe de voitures qui serait un piège si on s'y hasardait. Certes un raccourci pour nous rendre à mon camion mais je préfère qu'on passe là où il y a le moins d'attroupement et d'affolement.
Je ne sais comment nous parvenons à éviter les infectés qui nous foncent droit dessus de toute part en chemin. Heureusement ils sont à bonne distance et moins nombreux que ceux rassemblés là où il y a de la viande, sans vouloir être trop dégueulasse.

- Tu peux choisir de me faire confiance ou te la jouer solo, te lançais-je à bout de souffle alors qu'on parvient enfin à l'extrémité de la seconde partie du parking côté station service. Je t'indique mon bahut garé quelques mètres plus loin. La cabine est haute, les vitres hors de portée de ces malades et on aura moins de risque de se retrouver bloqué dans ce piège mortel qu'est une bagnole à l'heure actuelle.

Il faut vite se décider. Pour moi c'est tout vu et je n'ai pas forcément envie de te laisser te livrer délibérément à toi-même, même si c'est là ton choix. On s'en est sortis ensemble, du moins pour le moment. Ce serait con de se séparer maintenant. Et je ne pense pas que tu puisses compter sur ton homme. S'en est-il sorti d'ailleurs ?
Je t'invite à grimper dans le camion, prêt à t'aider pour te hisser sur les deux premières marches. C'est raide, j'ai l'habitude mais toi sans doute pas. Une horde déboule dans cette direction, il faut vraiment nous hâter et je t'incite à vite grimper avant que l'un d'eux ne m'atteigne.
 


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Charley Fergusson
J'ai 28 ans ans et je vis à Denver, Colorado. Dans la vie, je suis étudiante en médecine (dernière année d'internat) qui se rêve (rêvait ?) chirurgien obstétrique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en couple et je le vis plutôt mal, mais de toute façon, ça ne va pas durer..


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Eliza Taylor ©️ avengedinchains

Étonnée de rester finalement à la verticale, elle fixe un bref instant celui qui l'accompagne et à qui elle doit d'être restée debout. En d'autres circonstances, une telle promiscuité l'aurait gêné et elle se serait écartée aussi sec. Pas aujourd'hui. La pudeur est l'apanage des gens qui ont le temps de réfléchir et de s'émouvoir. D'ailleurs, son regard en revient bien vite à la horde d'affamés qui doit sérieusement penser à changer de menu - auquel ils sont annoncés, semble-t-il. A nouveau, elle se laisse entraîner loin de la masse grouillante, exécute sans broncher chacun des ordres que l'homme lui donne. Il paraît savoir ce qu'il fait et ça suffit à la future médecin à qui tout échappe, excepté l'instinct grégaire de survie. Une étrange confiance se noue autour de ce visage étranger dont elle ne connaît même pas le nom. Ce type qui s'encombre d'un boulet blond et franchement, pas très discret. « Prête. » affirme-t-elle alors, ayant aussi remarqué le chemin sinueux qui s'offre à eux, droit vers l'extérieur et elle l'espère, leur salut. Finalement, tous ces joggings matinaux imposés par Gareth n'auront pas été vains. Elle est à peine essoufflée lorsqu'ils sont forcés de s'arrêter peu après à cause d'un binôme assoiffé. En revanche, son cœur rate un battement au moment où ils passent les portes et que des silhouettes couvertes de sang se précipitent vers eux. Elle ne sait plus où est sa voiture - enfin, celle de son (ex ?)petit-ami. Elle ne sait pas où aller. Elle ... Suit le brun. Encore une fois, sans hésiter, elle court à ses côtés jusqu'à un camion, lequel semble appartenir à ce dernier. « Je te fais confiance ! » rétorque-t-elle aussitôt, ne réalisant pas la portée de telles paroles mais, en revanche, tout à fait consciente qu'il est, pour le moment, sa seule chance de ne pas finir comme leurs poursuivants. Elle accepte donc les mains généreuses qui l'aident à grimper dans le poids-lourd et choie sur la banquette, jusqu'à se hisser vers le côté passager afin de laisser la place au routier derrière le volant. A peine a-t-il claqué la portière derrière eux qu'une femme vient racler la vitre de ses ongles brisés, le carmin s'échouant sur le verre transparent. « Mais ... Mais qu'est-ce qu'ils ont ? Qu'est-ce qui se passe, bordel ?! » interroge-t-elle, sentant l'hystérie poindre. Si tu paniques, c'est la fin s'admoneste-t-elle, les réflexes de sa formation en médecine prenant le pas sur le reste de son humanité. Elle n'attend pas de réponse, elle doute qu'il en sache plus qu'elle. De toute façon, le véhicule fait déjà demi-tour, par la sortie des livraisons qu'aucune des autres voitures paniquées n'a eu l'idée de prendre. Elle détourne rapidement les yeux. Sur le parking aussi, le massacre est de mise, portières ouvertes et hurlements à l'appui. Que dieu nous protège. Pour qu'une athée aussi confirmée qu'elle en vienne à une telle pensée, on peut sans aucun doute affirmer que la situation lui paraît désespérée.

Ils roulent depuis dix bonnes minutes sur une route étroite et déserte quand, après avoir dispensé ce temps à fixer le vide de son cerveau choqué, elle se décide à se tourner vers le conducteur. « Merci. Tu m'as ... Sauvé la vie. Plusieurs fois. » Ses doigts se triturent nerveusement entre eux, repoussant les cuticules, traçant des sillons blanchâtres dans sa peau pâle. Elle doit lutter pour ne pas se ronger les ongles. Ceux de la femme accrochée à la vitre l'obsèdent, ne quittent pas son esprit. « Je m'appelle Charley. Charley Fergusson. » Enfin, les présentations ! Un peu de politesse dans ce nouveau monde de brutes.
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Texarkana
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  Samuel Sheppard
 
J'ai 37 ans et je vis à Telluride, Colorado - USA. Dans la vie, je suis transporteur routier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien en général. Ça colle à mon tempérament solitaire. J'ai une paix royale du fait d'être sans attaches.
 


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➽ J'ai un penchant pour la cigarette et la boisson mais rien de trop prononcé.

➽ Caractère: Secret, droit, parfois sauvage de prime abord, taciturne. Se révèle à d'autres moments plutôt drôle. Il est direct, peut manquer de délicatesse de fait et se révèle parfois impulsif. Tactile et câlin quand il s'attache à quelqu'un. Protecteur.

 

Norman Reedus ©️ MORPHINE


 
Tu choisis de me faire confiance en grimpant dans le camion. Au vu de la situation, pas vraiment le choix de toute façon. J'ai tout juste le temps de monter à bord et refermer la portière derrière moi qu'un de ces infectés racle le bas de la vitre de ses doigts. Bordel, ça fait froid dans le dos. Heureusement que la cabine est haute et qu'on ne peut guère moins atteindre les vitres qu'en hissant les bras et encore ça dépend pour qui. Étrange comme ils semblent avoir perdu toute once d'intelligence à les voir agir de la sorte, ne cherchant pas à se hisser ou grimper mais s'agglutinant en masse contre les vitres comme on peut le voir plus loin. Je n’en ai pas vu un seul user d'un objet pour s'en prendre à quiconque ou employer quelque méthode pour parvenir à contourner certains obstacles en hauteur, ou ne serait-ce que briser des vitres.

« Mais ... Mais qu'est-ce qu'ils ont ? Qu'est-ce qui se passe, bordel ?! »

- J'en sais foutrement rien mais ça n'a rien d'un canular, c'est certain, lâchais-je alors que nous quittons illico les lieux une fois démarré. Il faut qu'on dégage du centre ville et des grands axes routiers, si t'as de la famille dans le coin ou que tu veux retrouver ton chez toi, ça serait assurément un piège.

La pointe de panique qui semblait pointer dans le ton de ta voix ne se manifeste pas, tu sembles te contrôler, tout comme moi face à l'horreur de tout ceci. Évitant les embouteillages et le massacre en passant par la zone livraison, choisissant de nous diriger vers les hauteurs calmes de la ville, du moins osais-je l'espérer, nous remontons ainsi par une route conduisant à un lotissement sur les hauteurs. Il me semble avoir entendu des cris provenant de certaines maisons mais je n'ai pas voulu y regarder de plus près, encore moins lorsque j'ai perçu du coin de l’œil des personnes courir hors de leurs demeures, préférant un instant imaginer des mômes ou des ados en train de chahuter dehors.

« Merci. Tu m'as ... sauvé la vie. Plusieurs fois. »

Je te fais un signe de la tête comme pour dire "pas de quoi", concentré sur la route au cas où le même genre de spectacle surgisse ici aussi et nous envahisse pour nous bloquer la route.

« Je m'appelle Charley. Charley Fergusson. » déclares-tu une fois le lotissement dépassé.

- Samuel Sheppard, me présentais-je à mon tour sans quitter la route des yeux. Écoute, dans un premier temps, je ne pense pas que regagner chacun notre chez soi ou retrouver nos proches serait futé tant qu'on n'en sait pas plus. Vu la vitesse à laquelle tout ça s'est déroulé et s'est visiblement transmis, je ne parierais sur aucun coin sûr pour l'instant.

Je me ronge un instant l'ongle du pouce puis repose les deux mains sur le volant. Ce type c'était ton mec ? Tu as de la famille dans le coin que tu peux au moins tenter de joindre au téléphone ? te demandais-je avant d'ajouter qu'on va tout d'abord se poser loin de toute habitation et voir si on peut capter quelque chose. J'enclenche la radio pour capter quelconque information sur la situation.

"... l'épidémie semble se propager à vitesse grand V, tâchez de rester chez vous, barricadez les portes et fenêtres, assurez-vous d'avoir de quoi tenir, tente d'expliquer le type à la radio en donnant toutes les infos qu'il détient, c’est-à-dire peu, sur un ton qu'il tente de contenir mais qu'on devine en proie lui aussi à la panique alors qu'il explique ce qui se passe dans les rues, quelques étages plus bas dans l'immeuble du studio de radio dans lequel il se trouve. Puis on perçoit des cris en arrière fond et du tapage. C’est bientôt au tour du type et le chaos qu'on entend alors à l'antenne force aussitôt à changer de radio pour ne pas être les témoins auditifs de ce nouveau massacre.
Un autre bulletin d'information sur une autre radio après en avoir testé d'autres qui crachotent un bruit indistinct.

"Le trafic aérien et ferroviaire sont interrompus, évitez de prendre votre véhicule ou tâchez d'emprunter des routes peu fréquentées. Oh mon dieu ! Je peux voir ce qui se passe dans la rue plus loin. Mon collègue et moi avons barricadés la porte comme nous le pouvions. Nous sommes au sous-sol au numéro 51 sur Lincoln street. Toutes les rues alentours semblent envahies. L'armée et les forces de l'ordre tentent de contenir le chaos mais il semble que ce ne soit pas suffisant", finit l'animatrice à l'antenne, paniquée.

Nous passons à une autre station alors qu'elle ne nous en apprend pas plus et cède à la panique de ce dont elle est témoin. Nous captons d'autres stations pour le peu qui semblent encore émettre. Des bribes d'informations nous proviennent. Virus inconnu qui se propage par morsures, hôpitaux saturés qui sont bientôt eux aussi attaqués, l'armée qui tente avec difficulté de réagir alors qu'une partie des hommes succombe aux attaques, même des pillages, c'est invraisemblable pour le coup, l'ordre ne règne désormais plus dans aucune rue ni aucune ville alentour de ce qu'on en apprend, faute aux autorités compétentes de ne pouvoir contenir le fléau étant donné la vitesse de propagation. L'armée est dépassée.

Alors que nous sinuons à travers une route de forêt, je trouve bientôt un endroit idéal et désert. M'étonnerait qu'on nous tombe dessus ici, c’est bien trop éloigné de toute population si ce n'est d'éventuels randonneurs qui se trouveraient dans les parages et seraient atteints. Ou d'autres comme nous qui se seraient dirigés vers les hauteurs s'ils ont pu fuir le carnage. Garé sur une sorte de place sablonneuse où je manœuvre le camion de façon qu'on soit en sorte de repartir rapidement, nous avons ici une vision dégagée sur plusieurs dizaines de mètres. Il n'y a guère que le flanc de la carrière abrupte qui s'élève derrière que nous ne pouvons vraiment surveiller si ce n'est pas les rétros de chaque côté. Mais qui déboulerait par le haut de la carrière ? Le haut de ce mont n'est accessible que par de la grimpette à première vue.

Le silence dans la cabine n'a d'écho que l'effroi qui nous tétanise. Il n'y a pas de mots à mettre sur tout ça. Je demeure silencieux, cherchant à capter les dernières stations encore en ligne. Mais ceux qui n'ont pas succombé au fléau, ont soit espérons-le, pris la fuite, soit ... je n'en sais foutre rien au final. Tout ce que l'on peut constater, c'est qu'après un moment à écumer les stations de radio, c'est le silence complet.
Je te tends une petite bouteille d'eau tout neuve placée dans la console centrale. Et m'en ouvre moi aussi une. J'ai l'impression d'être complètement à sec tant l'horreur des évènements m'ont vidé mentalement et physiquement.


 


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Lady Furiosa
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Tortue



Charley Fergusson
J'ai 28 ans ans et je vis à Denver, Colorado. Dans la vie, je suis étudiante en médecine (dernière année d'internat) qui se rêve (rêvait ?) chirurgien obstétrique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en couple et je le vis plutôt mal, mais de toute façon, ça ne va pas durer..


~ Ne s'en laisse pas compter, le sang froid pour la peau dure & un humour à toutes épreuves : même à l'Apocalypse !
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Eliza Taylor ©️ avengedinchains

Samuel. Elle acquiesce sobrement, sans se parer d'un de ces « enchantée ! » enjoués qu'elle aime servir d'ordinaire à son prochain. Parce qu'il y a rien d'ordinaire dans la situation à laquelle ils sont confrontés et encore moins d'enchanteur. Écoute, dans un premier temps, je ne pense pas que regagner chacun notre chez soi ou retrouver nos proches serait futé tant qu'on n'en sait pas plus. Vu la vitesse à laquelle tout ça s'est déroulé et s'est visiblement transmis, je ne parierais sur aucun coin sûr pour l'instant. « D'accord. » réplique-t-elle, moins par soumission aveugle que par confort. Après ce qu'ils ont vu, elle n'a aucune envie de retourner dans un quelconque endroit fréquenté pour l'instant. L'un comme l'autre doivent avoir besoin de digérer les derniers évènements. Ce type c'était ton mec ? Tu as de la famille dans le coin que tu peux au moins tenter de joindre au téléphone ? « Oui, Gareth et ... Oui. Mes parents vivent à moins de cinquante kilomètres. On était en weekend chez eux. » prend-elle la peine de préciser, comme si ça avait le moindre intérêt. Puis, un déclic se fait dans son esprit encore embrumé. Elle sort de la poche de son jean son téléphone portable. Comment a-t-elle pu ne pas y penser plus tôt ?! Imbécile ! Vite arrêtée dans son élan par l'absence totale de barres de réseau. Elle soupire, lâchant l'appareil sur le tableau de bord, celui-ci tombant dans un bruit mat.

De fait, son quotidien est désormais bouleversé. En témoignent les informations crachées par le poste de radio par des voix tendues, quand elles ne sont pas totalement paniquées. Passé son propre élan affolé un peu plus tôt, la blonde s'efforce de ne rien laisser paraître de la terreur qui s'est emparée d'elle. L'écran lui a rappelé que là, dehors, ses proches sont à la merci de ce qui paraît être un agent pathogène particulièrement puissant. Quid de ses collègues à l'hôpital ? Ont-ils survécu à l'invasion ? Et sa famille ? Et Gareth ? Et son chat Mister Chonchon ? Se pourraient-ils qu'elle les perde ? Pire, qu'elle les ait déjà tous perdus ? Elle refuse ne serait-ce que de l'envisager. Pourtant, alors qu'elle tente d'avaler une gorgée de la bouteille d'eau donnée par son compagnon de galère, elle sent son estomac lui remonter dans la gorge. « Excuse-moi, j'ai ... Besoin d'un peu d'air. » La dernière chose qu'elle veut est quitter la sécurité de l'habitacle, cependant, elle souhaite encore moins partager le contenu de son estomac avec Samuel. Aussi se contente-t-elle de descendre malhabilement, manquant de se fouler une cheville dans son saut. Puis, d'effectivement, se laisser aller à quelques haut-le-cœur un peu plus loin. Le bras appuyé contre le flanc du camion, son front reposant dessus, elle s'efforce d'inspirer profondément - comme des années auparavant, après ses tous premiers passages par les blocs opératoires. N'oublie pas, si tu paniques, tout est terminé se répète-t-elle, encore et encore, jusqu'à ce que les couleurs lui reviennent aux joues et ses idées, dans un ordre acceptable.

Quand elle revient à l'intérieur, l'hébétude semble avoir laissé la place à une franche détermination. N'est pas né celui qui abattra le presque-Docteur Charley Fergusson. « Je propose qu'on se repose un peu, puis qu'on reparte. » Croisant le regard du routier, elle ne se débine pas. « On ne peut pas se terrer au bord de ce ravin éternellement et plus le temps va passer, plus l'épidémie va s'étendre. Il faut profiter du tumulte avant qu'il nous submerge de lui-même. A moins que tu aies un meilleur plan, on va aller chez mes parents. Ils ont une ferme isolée, des vivres et ... Bref, de quoi voir venir jusqu'à ... » Sa phrase se suspend dans le silence. Jusqu'à quoi ? Le retour à la normale ? La fin de l'épidémie ? Ou la fin tout court ? Aucune idée. Pour l'instant, le lointain n'est fait que d'incertitudes. Elle se met à farfouiller dans la boîte à gants avant de tourner la tête vers l'arrière aménagé du véhicule. Plutôt spacieux. « Est-ce que tu as une trousse de secours ? Des armes ? » Autant préparer leur périple du mieux possible. Finalement, la jeune femme apparaît avoir plus de sang-froid que les premières heures l'auraient laissé à croire.
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Texarkana
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  Samuel Sheppard
 
J'ai 37 ans et je vis à Telluride, Colorado - USA. Dans la vie, je suis transporteur routier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien en général. Ça colle à mon tempérament solitaire. J'ai une paix royale du fait d'être sans attaches.
 


➽ Je possède un camion Kensworth W900 noir.
➽ J'ai un penchant pour la cigarette et la boisson mais rien de trop prononcé.

➽ Caractère: Secret, droit, parfois sauvage de prime abord, taciturne. Se révèle à d'autres moments plutôt drôle. Il est direct, peut manquer de délicatesse de fait et se révèle parfois impulsif. Tactile et câlin quand il s'attache à quelqu'un. Protecteur.

 

Norman Reedus ©️ MORPHINE


 
Le silence dans la cabine n'a d'écho que l'effroi qui nous tétanise après l'écoute des news à la radio qui ont tout fait sauf nous rassurer. On arrête les frais avec les ondes et on coupe.
Je suis vidé mentalement et physiquement après ce dont nous avons été témoin. Moi qui puise habituellement ma force dans l'humour, je peux te dire que pour l'heure, je suis à sec de ce côté là. Trop choqué, trop bouleversé intérieurement même si je fais tout pour t'offrir une image stable et rassurante. On a beau être deux parfaits inconnus, t'es une môme, façon de parler pour dire que t'es jeune. Et je préfère t'éviter de céder à la panique ou de t'enfoncer dans réelle détresse si je le peux en restant fort. Au moins pour un moment. De toute façon, je ne suis pas du genre à me laisser submerger facilement. Fierté oblige.

« Excuse-moi, j'ai ... Besoin d'un peu d'air. » déclares-tu alors que tu pâlis à vue d’œil.

Je ne sais pas moi-même comment je fais pour contenir mon estomac à vrai dire. Sans doute parce que je mets un point d'honneur à me centrer sur la question de survie. D'ailleurs je me redresse un instant et vais récupérer une boite de munitions dans un des placards à l'arrière, dans l'étroit couloir séparant la cabine de la partie couchette, pour le Glock que j'ai toujours dans le camion. Il arrive de drôle de mésaventures sur les routes à certains autres collègues transporteurs, aussi, je pare depuis toujours à toute éventualité de ce genre.  
Je te laisse tranquille le temps que tu te sentes néanmoins un peu mieux et descends du camion histoire de garder un œil vigilant alentour. Je glisse le Glock chargé à la ceinture de mon pantalon dans mon dos au cas où on ait de la visite.
Lorsque tu remontes côté passager, j'en profite pour aller pisser derrière un arbre puis remonte à bord.

« Je propose qu'on se repose un peu, puis qu'on reparte. »

Nos regards se croisent.

- Ça me va.

Je récupère un essuie-main en tissu éponge dans un placard à proximité et te la refile avec une bouteille d'eau si tu veux te débarbouiller un peu le visage ou la bouche.

« On ne peut pas se terrer au bord de ce ravin éternellement et plus le temps va passer, plus l'épidémie va s'étendre. Il faut profiter du tumulte avant qu'il nous submerge de lui-même. A moins que tu aies un meilleur plan, on va aller chez mes parents. Ils ont une ferme isolée, des vivres et ... Bref, de quoi voir venir jusqu'à ... »

- Yep jusqu'à va savoir combien de temps. Mais la ferme isolée parait un bon plan. On ne perd rien à aller voir là-bas et puis, tu seras heureuse de pouvoir retrouver tes parents et inversement. Je ne peux te refuser ça.

« Est-ce que tu as une trousse de secours ? Des armes ? »

J'acquiesce d'un mouvement de la tête et me penche pour récupérer le Glock dans mon dos.

- Il est chargé. La boite de munitions est dans le placard derrière toi, dis-je en tendant le bras pour cogner le placard de l'espace séparant les couchettes, du dos des phalanges. On sait jamais si tu devais te retrouver sans moi. Tu sais t'en servir ? te demandais-je.

- Pour la trousse de secours, placard à l'arrière, dis-je en me redressant pour passer dans la seconde partie de la cabine en t'invitant à me suivre. J'ai toujours de quoi tenir quelques jours côté bouffe et eau. Et je peux te refiler ça en attendant, déclarais-je en m'installant sur la couchette du bas pour remonter le bas de mon pantalon et dégager le couteau pliant que j'ai dans ma botte.

Je te propose de manger un bout en te servant librement quand tu te sentiras mieux, t'indiquant que tu peux fouiller les placards sans te craindre. Ah et tiens, ça pourra t'être utile si tu veux aller pisser, dis-je en te montrant où sont les lampes torches. Mais réveille-moi si ça te prend histoire que je surveille les alentours, ça sera plus risqué en pleine nuit. Il va falloir se méfier des malades comme des vivants. Si je me fie à ce qu'on a entendu et de ce que reportages réels en tant de guerre et films peuvent donner comme aperçu de ce dont est capable un être humain en situation de panique ou de chaos. Et avec l'absence de d'ordre dans les rues désormais, certains y verront assurément le moyen de commettre des méfaits en tout genre à l'idée d'en ressortir impunis.

Je choppe une barre chocolatée, c'est bien tout ce que je pourrais avaler pour l'instant, et retourne à l'avant en t'indiquant qu'il y a jus d'orange et eau dans le petit frigo sur le côté tout en bas. J'ai bien une bouteille de bourbon dans le placard du haut mais je doute que l'alcool soit bien bon pour le moment.
Il y a une tablette sur le côté près de la lucarne à gauche. Je réfléchis et te montre encore 2-3 trucs comme où se trouvent la lumière histoire que tu puisses éclairer ou éteindre au besoin.

- Ça va un peu mieux ? te demandais-je en me tournant vers toi.


 


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Lady Furiosa
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Charley Fergusson
J'ai 28 ans ans et je vis à Denver, Colorado. Dans la vie, je suis étudiante en médecine (dernière année d'internat) qui se rêve (rêvait ?) chirurgien obstétrique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis bout de ma vie et je le vis plutôt mal, tiens !.


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Eliza Taylor ©️ sweetpoison

Déjà étonnée que son « nouvel ami » aille dans son sens, son trouble s'accentue quand il assure qu'il ne peut lui refuser d'aller retrouver sa famille. Charley évolue dans un milieu d'hommes. Quoi qu'on en dise, quelle que soit l'efficacité des luttes en faveur la parité, les femmes médecin doivent toujours faire deux fois plus leurs preuves que leurs collègues masculins. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir l'un des représentants se parer d'un petit sourire au mieux condescendant, au pire franchement hostile, quand une femme ose lui donner un ordre. Quant aux garçons de sa vie ? Et bien, Gareth est le parfait exemple de ses choix discutables. Aussi peut-on avancer sans trop se tromper qu'elle n'a pas l'habitude qu'un individu de type « mâle » lui veuille du bien. Ni partage ses possessions si rapidement, sans paraître se sentir menacé. Certainement parce que la vraie menace se trouve derrière les plaques de tôle du camion, qu'ils l'ont tous deux eu sous les yeux, images imprimées probablement à jamais sur leurs innocentes rétines.

Elle examine l'arme une seconde, qu'elle identifie aussitôt comme un Glock. L'instant d'après, la jeune femme l'a délicatement ôté des mains de son compagnon afin de s'en emparer. Elle joue du barillet et vérifie la chambre d'un oeil aguerri, à défaut d'être expert. « Ça devrait aller. » assure-t-elle néanmoins avant de le lui rendre, comme si son attitude n'était pas suffisamment équivoque. Elle troque le Glock contre le couteau qu'il lui tend. Elle sait dépecer un lapin, jouer d'un scalpel, mais de là à s'en servir contre l'un de ses pairs ... Même une de ces « choses » ... Les rayons du soleil crépusculaire jouent sur la lame, lui conférant des reflets ensanglantés qui, malgré elle, lui font avaler sa salive avec difficulté. « Me ... Merci. » Il sera toujours temps de trancher - sans mauvais jeu de mots - le moment venu. Pour l'instant, le couteau rejoint sa ceinture. Elle écoute attentivement Samuel tandis qu'il continue de lui faire faire le tour du propriétaire et retient chaque élément important confié. Au fond, elle sait que sa survie en dépend. L'homme a beau avoir l'air gentil, elle n'est pas naïve au point de croire qu'il mettrait sa propre vie en jeu contre la sienne. Et puis, soyons honnêtes, elle n'a aucune envie d'être un boulet pour qui que ce soit.

L'essentiel dit, la blonde se rassoit. Elle a profité de la visite pour récupérer la trousse de secours et la passe en revue lorsqu'il reprend la parole. Relevant le nez vers lui, elle s'efforce de lui offrir un sourire rassurant. « Oui, t'en fais pas. » Elle balaye l'air d'une main tenant un rouleau de sparadrap intact. « T'inquiète pas pour moi. » Ignorant que plus les jours passeront, plus ils deviendront probablement une sorte d'essentiel l'un pour l'autre. Unis dans l'apocalypse.

¤¤¤

Une semaine a passé. A la fois d'une lenteur insoutenable et d'une rapidité délétère. Ils ont emprunté plusieurs routes mais aussi passé leur chemin plus souvent qu'à leur tour. Dès que le routier tentait de rejoindre les artères principales, ils se heurtaient soit à un barrage militaire - balayé dès le lendemain -, soit à des visions d'horreur dignes de celle du supermarché, soit à des axes encombrées de voitures abandonnées. Il a donc fallu, à chaque fois, s'aider d'une vieille carte routière afin de contourner ces nombreux obstacles. Puis, tout à coup, la nuit venait et la sagesse voulait qu'ils s'arrêtent. Curieux comme en sept petits jours, Charley a appris à fonctionner en duo. Sortir se soulager ? Jamais sans Samuel à proximité. Un bruit suspect ? Toujours un regard pour son compagnon de galère, guettant son avis, cet échange suffisant à convenir d'une réaction tacite. Presque intuitive. Ils ont peu discuté. Elle lui a seulement révélé où elle avait grandi et qu'elle était interne en médecine - aussi pour faire valoir son point de vue quant à la pauvreté de leur matériel de secours. Elle n'a rien dit de Gareth ... Comme s'il était déjà le rebus incertain d'une existence oubliée. Ou en passe de l'être. Car plus les jours ont passé, plus le dramatique de la situation leur est apparu. Plus aucune station de radio ne fonctionnait, excepté un canal amateur qu'ils avaient réussi à capter, d'une ancien officier de l'US Army déclamant des recommandations du fond d'un bunker dont il sortait une fois par jour, ayant l'amabilité de rapporter à ses auditeurs à quel point la situation empirait. Émeutes, pillages ... Et morts. Par certaines. Peut-être milliers. Ou millions.

La demoiselle avait les cuticules en sang à force de se les êtres rongées, tandis que le blanc de ses yeux affichait des veinures rouges trahissant le manque de sommeil. La pupille s'en dilata alors qu'enfin, un panneau indiquait l'intersection qui menait au chemin de la maison familiale. « Là ! A gauche ! Prend à gauche ! » s'exclama-t-elle sans chercher à dissimuler son excitation née d'un espoir des plus primaires. Un peu plus et elle en aurait sautillé sur place. Le camion cahota sur les cailloux blancs, la silhouette de la ferme se dessinant à moins de cinq cent mètres devant eux. Entourée de champs à peine ensemencés, elle était effectivement loin de tout. Protégée ? Elle ne pouvait que le souhaiter ardemment. Le chauffeur avait à peine freiné qu'elle sauta à l'extérieur. « Papa ? Maman ? » Son cri mêlant espoir et appréhension résonna dans le vide. Les fenêtres étaient barrées de planches de bois et l'endroit semblait inhabité. Semblait, seulement. Reconnaissant sa voix, la porte d'entrée s'ouvrit sur Mr Fergusson, un fusil de chasse dans la main. Il ne s'était pas rasé depuis plusieurs jours et lui aussi montrait des signes d'épuisement. Voire d'intense tristesse. « Papa ! » « Charlotte ... Charlotte, tu es vivante ! » Elle vit ses yeux briller de larme alors qu'il la serrait contre lui. De mémoire, la jeune femme n'avait jamais vu son père ému, donc encore moins pleurer. « Papa ... Où est maman ? » Pas de réponse. Elle se dégagea et l'attrapa par ses épaules puissantes mais affaissées. Il n'avait jamais autant fait ses soixante-sept ans. « Où. Est. Maman ? » Le vieil homme finit par soupirer. « Elle est pas revenue de chez les Cooper. J'ai essayé d'la rejoindre mais ... Mais là-bas ... Là-bas, c'était ... Je l'ai vu mais ... » Elle fit un pas en arrière, aussi pâle que la mort dont avait probablement été victime la femme de leur vie. Elle avait envie de hurler. De s'effondrer sous l'impact de la douleur. De secouer son père pour ... Faire quoi ? Des reproches ? Tu pleureras quand vous serez en sécurité parvint-elle étonnamment à s'ordonner. « D'accord. D'accord, papa. C'est ... Je comprends. Je ... Papa, c'est Samuel. » déclara-t-elle d'une voix blanche tout en cherchant instinctivement le poignet du brun, comme si elle voulait s'y accrocher, s'empêcher de sombrer par ce simple contact. « Je suis ici grâce à lui. » Le fermier acquiesça, le remerciant d'un hochement de tête, avant de lui tendre une main lasse, mais ferme. « Jonah Fergusson. Bienvenue chez moi. Maintenant, entrez. On s'ra mieux à l'intérieur. »

Couleur Jonah:
 
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J'ai 37 ans et je vis à Telluride, Colorado - USA. Dans la vie, je suis transporteur routier et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien en général. Ça colle à mon tempérament solitaire. J'ai une paix royale du fait d'être sans attaches.
 


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➽ Caractère: Secret, droit, parfois sauvage de prime abord, taciturne. Se révèle à d'autres moments plutôt drôle. Il est direct, peut manquer de délicatesse de fait et se révèle parfois impulsif. Tactile et câlin quand il s'attache à quelqu'un. Protecteur.

 

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Les jours défilent et semblent interminables. L'espoir s'amenuise au fil du peu de nouvelles qu'on parvient encore à capter au détour d'une radio amateur. Et bon sang, tout ce dont nous sommes témoins durant notre avancée a de quoi donner envie de se tirer une balle, par l'effroi que le spectacle fait naitre en chacun de nous. Je n'ai aucune confiance envers les rassemblements ou les barrages militaires qui délimitent les rares camps de réfugiés qu'on croise en route. Attroupement = danger. Je n'ai jamais eu confiance en rien, aujourd'hui, c'est pire encore. On ne pouvait déjà guère compter sur personne en ce monde, un fait tiré de mon propre vécu et qui semble somme toute défaitiste et un brin paranoïaque. Mais c'est ainsi que je me suis renforcé au fil des années. Ne compter sur rien ni personne, encore moins accorder sa pleine confiance à quiconque. Je ne suis pas dupe, je sais comment marche réellement le monde, comment on nous berne et on nous manipule. J'ai vu trop de choses, entendu ou subit pour le savoir.

Je pense à toi qui est malgré tout, restée avec moi tout du long. Tu aurais toutefois pu choisir pour ta part d'aller dans un de ces camps ne serait-ce qu'un temps, histoire de nous ravitailler ou manger correctement, mais tu sembles avoir décidé de me suivre jusqu'au bout.
Curieux comme en quelques jours, nous avons appris à compter l'un sur l'autre. Je me sens bien avec toi, pas besoin de parler à tord et à travers sans arrêt, tu n'es pas emmerdante et ta présence n'est vraiment pas désagréable, même pour un solitaire comme moi qui habituellement, voit son seuil de tolérance ne pas dépasser deux jours sur le plan de la sociabilité dès qu'il s'agit de côtoyer les autres plusieurs jours.
Je ne saurais dire si j'aurais supporter la compagnie de qui que ce soit d'autre. Avec toi c'est facile, je peux être moi-même.

Tu m'en as révélé un peu sur toi, quant à moi, il n'y avait pas grand chose à dire. Pas de famille, du moins plus à qui je parle. Le temps nous a éloigné et j'ai perdu mes parents il y a déjà bon nombre d'années. Fils unique. Ma mère est partie alors que j'étais môme et c'est mon père qui m'a élevé. Il est décédé il y a environ dix ans. Le reste, on ne les fréquentait pas spécialement. Quant aux amis, à croire que ça n'a jamais trop été mon truc, du moins, une fois les études terminées. J'ai gardé un ou deux potes après le lycée, et il y a eu deux-trois collègues avec lesquels je m'entendais bien mais sans attachement plus prononcé que ça. J'ai toujours été de nature plutôt solitaire, cherchant plus souvent ma propre compagnie que celle des autres.

C'est drôle mais en y repensant, tu n'as quasi pas parlé de ton mec à partir du moment où on a quitté la ville. Sans doute as-tu préféré ne pas y songer et encore moins imaginer ce qui a pu lui arriver depuis notre échappée. Je respecte ça.
En chemin, nous avons fait un arrêt par une armurerie à l'écart d'un des centre ville qu'on a croisé, histoire de nous ravitailler et renforcer nos défenses. Après ce qu'on a vu on n'a pas fait semblant. Armes de poings, fusils, lames et munitions. Mais d'autres étaient passés avant nous et je n'ai pu mettre la main sur tout ce que j'espérais ajouter à la collection.

Nous dépassons bientôt le panneau d'entrée du village où tes parents résident et une pointe d'enthousiasme perce dans ta voix alors que tu m'indiques le chemin. Passé les habitations en contournant le centre, croisant quelques rares infectés, nous nous retrouvons bientôt sur une route entourée de champs. Pas un chat sur la route. Et puis ne tarde alors plus à se profiler la fameuse ferme. Aucun signe de présence d'infectés aux alentours. Et j'espère que les rares qu'on a croisé à l'entrée du village ne suivront pas jusqu'ici. Vu la distance, ça m'étonnerait grandement. Le bruit du moteur leur aura échappé bien vite avec les quelques kilomètres jusqu'ici.

Nous voilà à environ cinq cent mètres. Le décor entouré de vastes champs parait idéal, comme si l'endroit était coupé de toute l'horreur qui s'est étendue à travers le continent entier et sans doute plus encore.
Tu bondis à l'extérieur à peine le camion arrêté et je reste un instant à l'intérieur pour te laisser un instant tranquille face à tes espoirs de retrouvaille et récupérer de quoi parer à toute éventualité sinistre. Je ne tarde pas à descendre pour assurer tes arrières au cas où.
Plus loin, les fenêtres de ce qui est sans aucun doute l'habitation, sont barricadées par des planches en bois, protections de fortunes face à l'invasion. L'endroit semble inhabité. Je me tiens à quelques mètres, sur le qui vive.
La porte d'entrée s'ouvre sur un homme armé d'un fusil de chasse, la mine fatiguée.  

« Papa ! »

« Charlotte ... Charlotte, tu es vivante ! »

Vos retrouvailles sont pleines d'émotion et j'y porte un regard discret en gardant mon attention tout autour. Je t'entends élever la voix un instant, muée par le désespoir et je comprends alors que ta mère n'en a visiblement pas réchappé. Je garde mes distances le temps que ton père t'explique ce qui s'est déroulé en très peu de mots ou du moins en laissant entendre sur la fin ce qu'a été son sort.
Je suis étonné de te voir accepter la triste nouvelle avec autant d’aplomb. T'as un putain de tempérament dans ton genre, j'en avais déjà eu la preuve depuis que nous nous sommes retrouvés ensemble dans cette malheureuse aventure mais là ça m'apparait de façon encore plus nette. Tu encaisses, tu as salement du cran derrière ce joli minois.

« D'accord. D'accord, papa. C'est ... Je comprends. Je ... Papa, c'est Samuel. » déclares-tu d'une voix blanche en cherchant instinctivement un contact avec moi tandis que je me rapproche enfin. Ta main effleure mon poignet et ça me fait bizarre sur l'instant. Cet enfer nous a rapproché mine de rien. J'ai veillé sur tes arrières comme tu as veillé sur les miens et une pointe de ce qui ressemble à de l'attachement  semble être apparue sans que je ne le réalise encore tout-à-fait.
J'esquisse un salut d'un simple mouvement de la tête à ton père sans savoir trouver les mots. Mon côté taciturne reprend le dessus.

« Je suis ici grâce à lui. » déclares-tu alors et je me sens aussitôt gêné. J'aimerais dire qu'on a autant respectivement veillé l'un sur l'autre jusqu'ici mais je détourne le regard plutôt que de prononcer un mot. Ton père me tend la main pour m'offrir une poignée de main qui en dit long à elle seule et j'y réponds avec la même assurance.

« Jonah Fergusson. Bienvenue chez moi. »

- Samuel Sheppard, dis-je dans un hochement de tête pour le remercier de son accueil.

« Maintenant, entrez. On s'ra mieux à l'intérieur. »

Nous le suivons et nous installons autour d'une table. Si nous nous tenons un instant silencieux, la conversation est toutefois vite lancée alors qu'on évoque comment se sont déroulées les choses ici. Je lui en demande plus afin de savoir si la concentration d'infectés au village et aux alentours a été aussi massive qu'ailleurs et comment il s'en est sorti jusqu'alors. Il nous révèle que le centre du village et le quartier résidentiel ont été certes envahis les premiers jours mais entre le passage d'un convoi de l'armée et d'une bande de jeunes qui semblent s'être fait une joie de la situation en tirant sur ces cibles mouvantes comme on s'amuse à tirer sur des canettes vides, le village a été en grande partie nettoyé.
Certains infectés semblent s'être aventurés plus loin, sans doute à la recherche de viande fraiche, aussi dégueulasse que ce soit à dire. Et il ne reste ainsi que quelques rares âmes errantes au village. Ce dernier étant situé en pleine campagne, il n'y a pas d'autres ville ou village dans un périmètre d'environ trois ou quatre kilomètres, si ce n'est plus. Ce qui explique le calme qui règne en particulier dans les environs. S'il y a eu des survivants comme nous l'explique ton père, ils ont vite eu fait de se carapater ailleurs, à la recherche de camps de réfugiés ou d'endroits sécurisés par de plus gros moyens. Une erreur à mon sens sauf s'ils n'avaient plus de quoi subsister ici. Ce qui m'amène à une interrogation.

- Vous avez des réserves ?

En vivres, eau et nourriture principalement orientais-je mon interrogation. Il nous apprend de fait que l'épicerie et la seule supérette du coin ont été pillées et qu'il a trouvé de quoi tenir un certain temps au moins parmi ce qui restait et ses propres stocks à la maison. La discussion s'oriente autour de ce qu'il détient en terme de défenses.
Si tu décides de rester ici avec lui, autant s'en assurer. Je ne pense pas pour ma part, rester bien longtemps. L'endroit est calme mais je m'y sentirais comme un intrus. Et puis quelque chose me laisse à penser qu'il vaut mieux rester en mouvement et se rendre près des montagnes, là où la population est déjà d'ordinaire moins dense et où la nature s'étend à volonté.

Mais pour l'heure, il n'est pas temps de parler destinations et projets futurs. Nous mangeons alors que nos estomacs réclament une nourriture digne de ce nom. Et je vous laisse un instant à vos retrouvailles en allant me poster à l'extérieur une fois mon assiette terminée. Je songe au moment où je choisirais de partir. Après tout, mission effectuée, pas vrai ? Je t'ai mené à bon port. Il est possible de survivre ici mais pour combien de temps ? Ici ou ailleurs, y-a-t-il vraiment un endroit ? La menace des infectés va-t-elle se tarir telle une épidémie qui prend fin à un moment ou à un autre ? Je vois mal le monde se relever d'un tel cataclysme mais qui sait ?

En allant récupérer dans le camion, un paquet de clopes de la cartouche que j'ai tirée il y a deux jours dans la boutique d'une station service où j'ai manqué de me faire surprendre par une de ces choses si tu n'avais pas été là pour lui exploser la tête, je songe que ce sera assurément plus difficile sans toi. Tu me manqueras sans doute j'imagine. Ton sourire lorsque tu tentais de nous rassurer l'un comme l'autre à certains moments, comme pour nous empêcher de sombrer dans le désespoir face à tout ce qu'on voyait en une journée. Un sourire vite esquissé et un brin triste certes, mais qui suffisait à faire naitre le mien et ajouter une touche de réconfort pour ne pas faiblir.

Alors que je referme le placard après avoir récupéré un paquet de clopes tout neuf, mon regard s'attarde un instant sur la couchette que tu occupes depuis le début de cette longue virée. Quelques trucs à toi y trainent en vrac dont un bracelet avec lequel je joue un instant du bout des doigts. Me calant d'une épaule contre le placard à droite, je me perds à nouveau dans mes pensées. Ton absence créerait assurément un grand vide.

 


I'm a motherfucking beast !!

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Trouble & Chaos [Lady Furiosa + Texarkana]
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