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 Le début de la fin ft. ALLES

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Elias O'Connor
J'ai 22 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis serveur à mi-temps au starbuck, en attente de reprendre mes études et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si mon copain est mourant.

Elias est quelqu'un d'assez coincé. Il a toujours été très porté sur ses études, notamment pour rendre ses parents fiers. Depuis que son père est à l'hôpital, cancer en phase terminale, il redouble d'efforts pour le rendre heureux, quitte à s'oublier. Elias a dû arrêté l'école pendant un an pour être auprès de lui aussi souvent que possible mais il entrera en master de psychologie l'année prochaine. Enfin... Il pensait qu'il allait le faire, mais depuis qu'il a rencontré Jaime il est perdu, il ne sait plus quoi faire. Il n'est pas heureux en étudiant. Il pensait, mais il ne l'est pas. Les livres étaient juste un moyen de penser à autre chose, de faire le vide. D'ailleurs, même s'il n'est plus en cours, il a continué à étudier pour ne plus prendre de retard.
Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


Tim Borrmann © LipsLikeAMorphine


Elias ne mentait pas. Jaime avait beau être malade, il avait beau avoir perdu du poids, il le trouvait toujours magnifique. Parce qu’il le regardait avec les yeux de l’amour. Lui qui n’avait jamais regardé d’homme avant… Il ne regrettait pas d’être avec celui-là. Tout n’était pas parfait bien sûr et très vite le chagrin le rattraperait, mais ce soir ils profitaient d’une soirée normale, de leur soirée. Leur premier rencard officiel. « C’est vrai tu auras réussi plus d’un exploit dans ta vie… Toutes tes compet sur la glace, me faire sortir de mes bouquins, me rendre gay… Enfin… Si je peux être honnête j’pense pas que je sois gay. Depuis que je te connais, j’ai pas regardé d’autres hommes. Je crois que je suis Jaimesexuel. Donc oui, il vaut mieux que tu arrêtes avec ce regard ! » Il lui sourit doucement. Ni femme, ni homme, il ne se sentait pas attiré par d’autres gens. Il avait même cru n’être pas intéressé par les relations amoureuses avant de connaître Jaime. Mais le geek avait tout chamboulé dans sa vie. Pour le meilleur et pour le pire… Il avait en tout cas rendu le deuil de son père plus facile à supporter. Et pour ça, Elias lui en serait éternellement reconnaissant.

« C’est à moi de ranger ? Maaaaaaaaais… » fit-il comme un petit enfant qui avait la flemme de ranger sa chambre. En réalité ça ne le dérangeait pas – et il n’allait pas jouer à monsieur propre ce soir. Il se contenterait du minimum ! Il laissa Jaime aller se reposer dans la chambre et commença à débarrasser la table, à tout mettre dans l’évier et éteignit les bougies. Ce n’était pas bien de laisser de la vaisselle dans l’évier mais pour une fois, hein… Il n’oublia pas de remplir les gamelles de son chien, puis rejoignit Jaime dans la chambre. Il ne savait pas si la soirée était terminée ou si son amoureux prévoyait d’autres choses, mais dans tous les cas il était heureux.
Il finit par rejoindre Jaime dans la chambre. Là, il retira son t-shirt et son pantalon pour rejoindre Jaime dans le lit. « Tu veux que je t’enlève ton t-shirt ? » Simple question innocente car il savait que Jaime manquait parfois d’énergie pour aller au bout des choses. « Je t’aime aussi. Et je ne t’en veux pas. C’est moi qui l’ai choisi. J’serai là jusqu’à la fin. Et Sparky aussi ! On t’aime trop pour partir. » Il sourit doucement et se pencha pour l’embrasser avec amour.

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Jaime
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J'ai 25 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis vendeur dans un magasin de jeux vidéos et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si je culpabilise.

Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


harvey newton haydon © Ilyria

« C’est vrai tu auras réussi plus d’un exploit dans ta vie… Toutes tes compet sur la glace, me faire sortir de mes bouquins, me rendre gay… Enfin… Si je peux être honnête j’pense pas que je sois gay. Depuis que je te connais, j’ai pas regardé d’autres hommes. Je crois que je suis Jaimesexuel. Donc oui, il vaut mieux que tu arrêtes avec ce regard ! »

Je me laissais aller à rire. C'était une théorie que j'aimais assez, qu'il soit Jaimesexuel. Mais en même temps j'avais peur. Je ne voulais pas qu'il se renferme à lui quand je ne serais plus là, qu'il retombe dans ses vieilles habitudes à ne pas sortir et rester dans ses bouquins. Je voulais qu'il vive sa vie à fond, qu'il tombe amoureux à nouveau, d'un homme ou d'une femme je m'en foutais. Je voulais juste qu'il trouve quelqu'un avec qui il pourrait être heureux et construire une vie.

« C’est à moi de ranger ? Maaaaaaaaais… »

Je culpabilisais de le laisser tout le temps tout faire dans la maison, mais si je voulais garder un peu de force je n'avais pas le choix. Si je l'aidais à ranger dans quelques minutes je n'aurais plus la force de rien faire. Je serais obligé de lui demander de l'aide pour aller me coucher et tout le reste. Je le laissais ranger mais juste pour gagner un peu de dignité et finir par aller seul dans mon lit.

Je ne pensais pas qu'il avait fait toute la vaisselle vu la vitesse à laquelle il m'avait rejoint dans la chambre. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Je voulais passer du temps avec lui ce soir, qu'on profite d'une soirée en amoureux, la vaisselle pourrait attendre le lendemain. Elle serait toujours là à nous attendre dans l'évier, alors que moi... moi je ne serais peut être plus là.

« Tu veux que je t’enlève ton t-shirt ? »

Je secouais la tête à sa question. J'étais aussi bien comme ça. Si on voulait l'enlever plus tard on en aurait le temps. Là pour le moment je voulais juste profiter du spectacle qui s'offrait à moi, à savoir un Elias se déshabillant devant moi. Je ne me gênais pas pour détailler chaque courbe de son corps, les gravant dans ma mémoire. Il était si beau... j'avais du mal à croire qu'un tel homme puisse accepter de rester avec moi avec tout ce que je lui faisais subir.

« Je t’aime aussi. Et je ne t’en veux pas. C’est moi qui l’ai choisi. J’serai là jusqu’à la fin. Et Sparky aussi ! On t’aime trop pour partir. »

Je souris doucement, mon coeur se serrant en l'entendant parler. Je ne méritais pas tout ça mais j'avais abandonné le combat depuis longtemps contre lui et j'avais décidé de profiter simplement de sa présence à mes côtés.

Je me laissais aller contre ses lèvres, répondant doucement à son baiser. Je voulais profiter de cette fin de soirée et ce baiser commençait parfaitement mon programme. Je laissais passer mes mains dans son dos, le caressant, appréciant la douceur de sa peau contre mes mains. Je me collais contre lui accentuant un peu plus le baiser.

Je ne tenais pas aussi longtemps que je le voulais ainsi mais ça suffit pour me donner l'envie d'aller plus loin. Je bougeais doucement pour me mettre au dessus de lui, passant ma main sur son torse pour le caresser à son tour.

- Laisse moi faire Elias... laisse moi faire ça ce soir...

Je ne voulais pas qu'il m'arrête en s'inquiétant pour moi. Ce soir je voulais oublier que j'étais malade. Je voulais juste être son petit ami et faire du bien à l'homme que j'aimais.




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Elias est quelqu'un d'assez coincé. Il a toujours été très porté sur ses études, notamment pour rendre ses parents fiers. Depuis que son père est à l'hôpital, cancer en phase terminale, il redouble d'efforts pour le rendre heureux, quitte à s'oublier. Elias a dû arrêté l'école pendant un an pour être auprès de lui aussi souvent que possible mais il entrera en master de psychologie l'année prochaine. Enfin... Il pensait qu'il allait le faire, mais depuis qu'il a rencontré Jaime il est perdu, il ne sait plus quoi faire. Il n'est pas heureux en étudiant. Il pensait, mais il ne l'est pas. Les livres étaient juste un moyen de penser à autre chose, de faire le vide. D'ailleurs, même s'il n'est plus en cours, il a continué à étudier pour ne plus prendre de retard.
Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


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Le sexe ne manquait pas vraiment à Elias. A vrai dire, il ne l’avait pas assez connu pour que ça lui manque. Alors ce soir il n’avait pas imaginé une seule seconde que Jaime lui fasse ce cadeau. Quand ce dernier lui grimpa dessus et qu’il commença à se montrer entreprenant, Elias voulut protester. Il posa une main sur son torse comme pour le maintenir à distance. « Jaime… T’as pas besoin… t’as pas besoin de faire ça… » Mais le jeune homme insista et continua ses petites manigances. Elias se laisse très vite aller au plaisir tant les caresses de Jaime lui plaisaient. Il ferma un instant les yeux, un seul court instant avant de les rouvrir pour fixer Jaime. C’était peut-être un peu morbide comme pensée, mais il n’aurait peut-être plus le plaisir de le voir dans les prochains jours alors il voulait profiter de chaque instant, de chaque détail sur sa peau. De chaque sourire.
Elias se mordit la lèvre, laissant quelques gémissements franchir la barrière de ses lèvres. « Jaime… C’est… c’est trop bon je t’aime… T’es incroyable… » Et pas seulement parce qu’il était en train de le guider vers le nirvana. Mais parce qu’il essayait tant bien que mal de combler son homme et ce peu importait la fatigue.

Et le nirvana, il l’atteignit plutôt vite. Il était même à fleur de peau puisqu’il n’avait plus fait ça depuis un moment avec Jaime et qu’il s’en sortait très bien. Il ne tarda pas à jouir, venant voler un baiser à son amoureux pour le remercier de cette délicate attention. « J’te remercie pour ça… La soirée était vraiment parfaite. Et j’aurais tellement aimé te rendre la pareille… » C’était frustrant de ne pas pouvoir lui rendre ce plaisir. Mais Jaime se fatiguait tellement vite que son cœur n’était pas certain de tenir le coup avec des sensations pareilles.

Ils discutèrent encore un peu avant de s’endormir dans les bras de l’autre. Jusqu’à être réveillés par un bruit pénible. Un bruit qu’ils attendaient pourtant d’entendre depuis des mois maintenant. Le bipper de Jaime. Ils avaient un donneur. Il allait être sauvé.

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Jaime
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J'ai 25 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis vendeur dans un magasin de jeux vidéos et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si je culpabilise.

Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


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« Jaime… T’as pas besoin… t’as pas besoin de faire ça… »

Je ne l'écoutais pas. J'étais trop décidé à faire les choses bien ce soir. Je voulais lui faire passer une soirée la plus normale possible. Je l'aimais et je m'en voulais de lui faire vivre tout ça. Il méritait d'avoir un petit ami normal avec qui il pourrait sortir et avoir des rendez vous normaux. Un petit ami qu'il pourrait embrasser et même coucher avec sans avoir peur qu'il n'aille mourir entre ses bras. Alors pour ce soir je voulais essayer d'être un peu ce petit ami qu'il méritait.

Je me laissais aller à le caresser, à le faire gémir de plaisir. Je repensais à cette unique nuit qu'on avait passé ensemble. J'aurais voulu pouvoir la vivre encore et encore. On devrait se contenter de ça mais déjà pour moi c'était beaucoup, beaucoup plus que ce que j'avais pu lui donner jusqu'à présent.

« Jaime… C’est… c’est trop bon je t’aime… T’es incroyable… »

Je souris, encouragé par ses gémissements. J'avais l'impression de faire trop peu pour lui au quotidien et même maintenant. Pourtant il semblait aimer ça. Je n'arrêtais pas de l'embrasser tout en le caressant. Il arriva rapidement à atteindre l'extase. Je souris alors qu'il venait m'embrasser après ça. Je me blottis dans ses bras, profitant de ce moment à deux. J'aurais voulu que la soirée ne s'arrête jamais, qu'on puise rester comme ça pour toujours.

« J’te remercie pour ça… La soirée était vraiment parfaite. Et j’aurais tellement aimé te rendre la pareille… »

Je passais ma main sur sa joue, la caressant doucement et lui souriant pour le rassurer.

- Ce n'est rien je te jure.

Bon oui je bandais comme pas possible maintenant j'allais pas le nier non plus. J'aurais voulu au minimum qu'il puisse me rendre la pareille et au mieux j'aurais voulu pouvoir lui faire l'amour, qu'on puisse venir ensemble. Mais ce n'était pas possible. Je me fatiguais beaucoup trop rapidement. J'avais peur de faire une crise et de me retrouver de nouveau à l'hôpital après ça. Je ne voulais pas mourir seul là bas. Je savais que ça serait horrible pour lui que ça se passe comme ça, mais je préférais mourir dans mon lit que seul dans une chambre d'hôpital.

- Je voulais juste te donner une soirée rendez vous avec ton petit ami, comme tu le méritais.

Je lui souris doucement allant lui voler un nouveau baiser. Cette soirée avait vraiment été merveilleuse. Je restais frustré sur pleins de choses, des choses que j'aurais voulu pouvoir faire. Il fallait que je me fasse une raison. On était ensemble. On avait passé le reste de la soirée à discuter tous les deux avant de finalement s'endormir comme ça. Je me sentais tellement bien avec lui.

Pourtant un bruit strident me réveilla dans la nuit, m'arrachant un grognement. Fichu bipeur. Je sentais Elias se tendre à côté de moi mais je posais une main sur son torse pour le calmer.

- C'est rien... ça lui arrive de sonner un coup comme ça pour vérifier qu'il fonctionne.

En général ça ne le faisait pas en pleine nuit comme ça. Il devait être trois heures du matin et j'avais juste envie de dormir là au lieu que ce bipeur de merde ne vienne nous faire chier.

J'allais me rendormir quand je l'entendis sonner à nouveau. Cette fois il ne s'arrêta plus, sonnant et sonnant encore et encore. Je me redressais, le coeur battant à tout rompre. Je sentais les larmes qui me montaient aux yeux. J'avais du mal à croire ce qui était entrain de se passer.

- Mon amour je... passe moi le bipeur et... et le téléphone... on doit appeler l'hôpital.

Il fallait que je les appelle avant d'aller là bas. Ils avaient un coeur pour moi...



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Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


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Ce soir-là Elias s’était endormi avec des étoiles plein les yeux. Il s’était senti apaisé, heureux. Jaime l’aimait vraiment. Et c’était triste de devoir perdre l’homme de sa vie à seulement vingt-deux ans mais… Il ne regrettait rien. Ni d’avoir arrêté ses études, ni de s’être attaché, ni d’être tombé follement amoureux. Jaime avait chamboulé toute sa vie, et sa mort le chamboulerait également, mais il avait fait bien plus de bien que de mal. Et pour toujours, Elias penserait à lui avec beaucoup de tendresse. Cette nuit d’ailleurs, il faisait un rêve magnifique. Celui d’un beau et grand mariage avec Jaime, ce dernier en pleine forme. Ils allaient se dire oui quand un bruit strident le sortit de ce monde magique où tout le monde allait bien. Elias grimaça alors, finalement rassuré par les paroles de son amoureux. Juste le bipper. Juste pour faire un test. Génial, un test à cette heure-là, ils n’avaient que ça à foutre.
Alors qu’il repartait déjà pour le monde des rêves, le bipper, probablement détraqué, sonna encore. Elias était trop dans le gaz pour faire le rapprochement, alors même quand Jaime lui demanda le téléphone d’un air très ému, il eut de la peine à réagir. Il ouvrit un œil, l’autre, puis remarqua la mine impatiente de Jaime. « Quoi ? Quel téléphone ? Pourquoi ? » Il lui fallut encore quelques petites secondes pour émerger et enfin, il réalisa. Jaime lui avait déjà expliqué. Si le bipper se comportait ainsi, ça voulait dire qu’ils avaient enfin un cœur pour lui. Il se redressa d’un coup, réalisant enfin que son homme était peut-être enfin hors de danger. Ou qu’il le serait après cette opération très lourde. Merde, oui c’était une opération très lourde. Et si ça ratait ? Elias n’était pas prêt à le voir partir maintenant. MAIS il ne fallait pas paniquer. Ni faire paniquer Jaime. Alors il attrapa son téléphone, composa le numéro de l’hôpital et le donna à Jaime. En attendant il se releva et commença à préparer quelques affaires pour son amoureux qui allait sûrement y passer quelques jours. Une fois le coup de fil terminé, il s’approcha et lui vola un baiser. « On doit y aller quand ? » Non il ne sautait pas de joie. Pas encore. Parce qu’on ne savait jamais ce qui pouvait se passer et que cette intervention l’inquiétait quand même beaucoup.

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Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


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« Quoi ? Quel téléphone ? Pourquoi ? »

Je souris légèrement alors qu'il semblait complètement perdu. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Il était trois heures du matin. On était encore un peu endormi et je le réveillais d'un coup comme ça avec la nouvelle qu'on attendait plus. Je ne l'espérais plus d'ailleurs. Je crois même ne l'avoir jamais espéré. Je ne m'étais jamais fait de fausses idées. Je savais que nombreux étaient ceux qui mouraient avant d'avoir eu un coeur. Les chances pour que je fasse partie de ceux qui avaient droit à une transplantation étaient tellement faibles. J'avais préféré ne pas me reposer sur cette idée, pour ne pas me faire de faux espoirs. J'avais été résigné à mourir, acceptant mon sort. Il n'y avait que pour Elias que j'avais des regrets. Sauf que...

Mes doigts tremblants se refermèrent sur le téléphone alors que je le remerciais. Je parlais quelques minutes avec une infirmière. Ma voix tremblait alors que je lui annonçais que mon bipeur avait sonné. Je me faisais peut être des idées encore. C'était peut être une erreur et ils n'avaient pas du tout de coeur pour moi. Putain comment je pourrais le dire à Elias? Il était déjà entrain de courir partout pour préparer mes affaires. Mais l'infirmière parla, m'expliquant qu'ils avaient bien un coeur pour moi. Elle me donna quelques consignes avant de raccrocher.

« On doit y aller quand ? »

J'étais encore sous le choc. Je le regardais sans vraiment y croire. J'avais à peine réagi à son baiser, trop ailleurs pour avoir une réaction normale.

- Tout de suite ils... ils vont m'opérer dés que j'arrive.

Ils allaient me donner un nouveau coeur, un qui serait en bon état, un coeur capable de battre pendant des années sans s'épuiser. J'allais vivre... et je me sentais pris de vertige à cette idée.

Je me levais difficilement et donnais quelques consignes à Elias pour qu'il m'aide à me préparer et à préparer mes affaires. Quelques minutes plus tard et on était en voiture pour l'hôpital. Je restais silencieux pendant le trajet. Je ne savais pas comment réagir à tout ça. C'était beaucoup trop soudain. Je ne m'étais pas attendu à ça, je ne m'y étais pas préparé. Je ne savais pas si je devais être heureux ou paniqué à l'idée de tout ce qui m'attendait.

Cela ne dura pas longtemps. Une fois arrivé à l'hôpital j'eus l'impression d'être pris dans un tourbillon. Ils m'attendaient. Il ne fallait pas perdre de temps. Je me retrouvais propulsé dans une chambre avec à nouveau tout un tas de questions. J'avais peur de mal répondre, peur qu'une de mes réponses ne donne un motif pour tout annuler et qu'ils ne donnent ce coeur à une autre personne.

"Est ce que vous êtes malade?"

- A part mon coeur en train de vivre ses dernières heures je suis en pleine forme.

Elle me foudroya du regard avant de continuer ses questions. Elle finit par me laisser me changer, m'informant qu'on viendrait me chercher dans peu de temps. Je soupirais avant d'enfiler la magnifique blouse en papier bleu complètement immonde et surtout ouverte sur mes fesses nues. Magnifique.

Je me retournais vers Elias et me forçais à lui sourire.

- Je t'interdis de te moquer ou pire de me prendre en photo.

A gestes lents je m'installais dans le lit. J'étais épuisé. Si je n'avais pas été opéré ce soir, je n'aurais pas été certain de me réveiller demain. J'avais l'impression que mes dernière forces étaient entrain de quitter mon corps. La peur me reprit de plus belle. Et si je ne tenais pas le coup? Si je venais à mourir sur la table avant qu'ils aient eu le temps de m'opérer?

Je me retournais vers Elias et lui prit la main. Je m'y accrochais comme une bouée alors que mes yeux s'ancraient dans les siens.

- Elias... je... je crois que j'ai peur mon amour....

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Elias est quelqu'un d'assez coincé. Il a toujours été très porté sur ses études, notamment pour rendre ses parents fiers. Depuis que son père est à l'hôpital, cancer en phase terminale, il redouble d'efforts pour le rendre heureux, quitte à s'oublier. Elias a dû arrêté l'école pendant un an pour être auprès de lui aussi souvent que possible mais il entrera en master de psychologie l'année prochaine. Enfin... Il pensait qu'il allait le faire, mais depuis qu'il a rencontré Jaime il est perdu, il ne sait plus quoi faire. Il n'est pas heureux en étudiant. Il pensait, mais il ne l'est pas. Les livres étaient juste un moyen de penser à autre chose, de faire le vide. D'ailleurs, même s'il n'est plus en cours, il a continué à étudier pour ne plus prendre de retard.
Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


Tim Borrmann © invité sur bazzart


« Ils vont m’opérer dès que j’arrive. » Elias n’y croyait pas. A ces mots il s’était stoppé quelques secondes, son cœur battant la chamade contre sa poitrine. Tout un flux d’émotions se bousculait dans son crâne. Oui il était heureux. Jaime avait finalement des chances de s’en sortir. Mais il avait aussi toutes les chances d’y rester cette nuit car son état était alarmant et que l’opération était très lourde. Bien sûr qu’il fallait essayer. Ils devaient essayer. Mais Elias n’était pas tout à fait prêt à le laisser partir… C’était trop tôt. Il ne lui avait pas dit au revoir. Et il ne voulait pas le faire. D’ailleurs il ne le ferait pas. Parce que quand quelqu’un s’en va au bloc opératoire, on évitait de lui faire des adieux juste avant.
Ils s’étaient donc dépêchés d’aller à l’hôpital. Le trajet fut plutôt long, car très silencieux. L’un comme l’autre savait ce qui pouvait arriver ce soir. C’était quitte ou double. Elias avait tenu le volant d’une façon tellement ferme qu’il s’en était fait mal aux mains. La tension qui régnait était insupportable… Et pourtant, une fois à l’hôpital, Jaime trouvait encore le moyen de faire des blagues. Elias aimait beaucoup ce côté de sa personnalité. Rire en toute circonstance. Lui n’en était pas capable. Il n’arrivait pas à sourire… Il ne réalisait pas, en fait.

Jaime fit une nouvelle tentative de blague alors qu’ils se retrouvaient tous les deux. Elias esquissa à peine un sourire. Il ne devait pas rendre les choses faciles mais il n’arrivait pas à se forcer. Pourtant, il répondit à sa petite provocation : « Il faudrait que je t’achète un truc comme ça pour la maison. Avec les fesses apparentes. J’aime beaucoup. » Difficile de résister à ça en même temps. Il lui tira la langue avant de retrouver son sérieux qu’il n’avait quitté qu’une demi-seconde. Jaime avoua alors qu’il avait peur et Elias serra doucement sa main. Lui aussi avait franchement peur. Mais il ne devait pas le dire. Il ne devait pas le montrer. Il devait être fort et rassurant pour eux. Alors il força un sourire, embrassa la main de son amoureux. « Je sais Jaime… Mais tout se passera bien. T’es fort, tu vas t’en sortir. Parce que t’as pas envie de me voir retomber dans les bouquins. Parce que tu as très envie de trouver un petit frère à Sparky. Parce qu’on va passer notre vie ensemble. Parce qu’on doit se marier. On a tellement de choses à faire que tu vas aller dans cette salle et rouvrir les yeux. Sinon je te botte les fesses. » Cette fois il souriait sincèrement. Il voulait y croire. Tout se passerait bien.

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Jaime
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J'ai 25 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis vendeur dans un magasin de jeux vidéos et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si je culpabilise.

Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


harvey newton haydon © Bazzart

« Il faudrait que je t’achète un truc comme ça pour la maison. Avec les fesses apparentes. J’aime beaucoup. »

Je souris, ravi de voir qu'il essayait lui aussi de détendre l'atmosphère. J'étais une boule de nerf. J'avais peur. Je ne m'étais jamais imaginé allant jusqu'à l'opération. J'allais mourir avant s'était clair pour moi. Je ne m'étais pas laissé aller à m'imaginer ce que pourrait être l'opération. Maintenant que j'y étais, que j'y pensais sérieusement, je commençais à flipper sérieusement. Et si ça se passait mal? J'étais épuisé, ce n'était pas vraiment le moment idéal pour se faire opérer et surtout d'une opération aussi lourde. Il y avait de grandes chances pour que j'y reste aujourd'hui.

« Je sais Jaime… Mais tout se passera bien. T’es fort, tu vas t’en sortir. Parce que t’as pas envie de me voir retomber dans les bouquins. Parce que tu as très envie de trouver un petit frère à Sparky. Parce qu’on va passer notre vie ensemble. Parce qu’on doit se marier. On a tellement de choses à faire que tu vas aller dans cette salle et rouvrir les yeux. Sinon je te botte les fesses. »

Je souris, allongé sur mon lit en l'écoutant parler. Il était vraiment trop mignon. Il avait peur lui aussi, je le sentais. Je ne pouvais même pas lui en vouloir. On en parlait. Je tentais de le préparer. Mais je n'étais pas certain qu'il soit vraiment prêt à me laisser partir maintenant. C'était trop tôt. Mais de toute façon quel que soit le moment ça serait trop tôt.

- Alors déjà t'as pas intérêt à retomber dans tes bouquins. Si je meurs, je viendrais te hanter pour que tu les lâches. Mais je dis oui pour le petit frère à Sparky. J'aimerais bien un petit chien comme Frank dans Men in Black. On pourrait lui mettre des petits tee shirts à la con.

Je faisais probablement des projets irréalisables. Demain je ne serais peut être plus là pour aller acheter ce petit chien. Mais ça me faisait du bien sur le moment d'en parler.

- Par contre pour le mariage, je te signale que je n'ai pas dit oui. Que je n'ai pas eu le droit à une vraie demande avec la bague et tout le tralala. Donc pas de mariage avant tout ça.

Le pire, c'était que j'avais l'impression d'être sérieux. Une part de moi avait vraiment envie de tout ça, de construire une vie à deux avec Elias, de l'épouser, d'avoir une petite maison à nous. Je voulais voyager avec lui, partir découvrir le monde. On pourrait vivre tant de choses maintenant, si je me réveillais.

Je serrais sa main dans la mienne, la caressant doucement. J'étais une boule de nerf malgré tout et je ne pouvais m'empêcher de dire des conneries pour éviter d'y penser.

- Non mais j'ai peur... imagine ils me mettent le coeur d'un hétéro? Et qu'à mon réveil je ne t'aime plus et que je sois attiré par les grosses paires de seins? Putain comment on ferait?

Je lui souris doucement, montrant que je le taquinais. Jamais je ne pourrais cesser de l'aimer.



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Elias O'Connor
J'ai 22 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis serveur à mi-temps au starbuck, en attente de reprendre mes études et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si mon copain est mourant.

Elias est quelqu'un d'assez coincé. Il a toujours été très porté sur ses études, notamment pour rendre ses parents fiers. Depuis que son père est à l'hôpital, cancer en phase terminale, il redouble d'efforts pour le rendre heureux, quitte à s'oublier. Elias a dû arrêté l'école pendant un an pour être auprès de lui aussi souvent que possible mais il entrera en master de psychologie l'année prochaine. Enfin... Il pensait qu'il allait le faire, mais depuis qu'il a rencontré Jaime il est perdu, il ne sait plus quoi faire. Il n'est pas heureux en étudiant. Il pensait, mais il ne l'est pas. Les livres étaient juste un moyen de penser à autre chose, de faire le vide. D'ailleurs, même s'il n'est plus en cours, il a continué à étudier pour ne plus prendre de retard.
Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


Tim Borrmann © invité sur bazzart


« De un, tu ne vas pas mourir. De deux, hors de question d’habiller un chien ! J’trouve ça très kitsch… Oh, tu es donc kitsch. Pardon, on doit pas critiquer les goûts d’un malade… » Mais il le faisait quand même ! Pour ne pas le traiter en pitié, parce qu’ils se charriaient tout le temps entre eux. Il sourit finalement quand Jaime répondit à propos du mariage. Effectivement, il n’y avait pas eu de vraie demande ni de vraie réponse. Mais Elias imaginait déjà tout dans sa tête. Un truc hyper romantique, avec des fleurs, des bougies, tout le tralala. La plus belle bague du monde. Et Jaime n’aurait pas d’autre choix que de dire oui. Ils s’aimaient et ils le prouveraient au monde entier. Quelle plus belle preuve d’amour que d’être prêt à devenir veuf à son âge, prêt à attendre la fin sans broncher, rester fidèle à un condamné ? Elias n’aurait jamais cru qu’il serait capable d’autant d’amour un jour. Mais c’était fait, et il était fou amoureux. Et pas mal angoissé aussi à propos de cette opération. Jaime l’était encore plus et c’était bien normal. Mais au lieu de s’apitoyer sur son sort, il continuait à faire des blagues. Il espérait sûrement détendre l’atmosphère, et ça marchait plutôt bien. En apparence en tout cas. Il sourit à sa remarque et, d’un air très sûr de lui, répondit : « T’as réussi à convertir l’hétéro que j’étais. J’crois que je pourrais te convertir à mon tour ! Un partout, la balle au centre. » Bon, convertir Elias ça n’avait pas été très difficile. Il n’était ni branché fille, ni branché mec, alors comme ça au moins.

C’était l’heure de l’opération. Les infirmières vinrent chercher Jaime. Un dernier bisou, des derniers mots qui n’étaient absolument pas des adieux, et le voilà parti pour le bloc. A peine eut-il disparu de son champ de vision qu’Elias se mit à pleurer. Pas juste une larme, non. Des milliers qui dévalaient ses joues à toute vitesse. Incontrôlables. Il avait tellement peur. Et les heures qui suivirent furent franchement terrible. Il guettait chaque médecin qui passait dans la salle d’attente, chaque personne susceptible de lui donner des infos. Mais le néant total.

Jusqu’à ce qu’un médecin arrive enfin. Jaime était sain et sauf. Il avait tenu le choc. Elias pleura encore. C’était trop beau pour être vrai. Un soulagement sans nom. Quand on l’autorisa enfin, il alla à son chevet. Attendant patiemment. Le sourire aux lèvres. Les premiers jours ne seraient pas faciles pour lui, mais Elias serait là. Comme il avait été là ces dernières semaines.

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Jaime
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J'ai 25 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis vendeur dans un magasin de jeux vidéos et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si je culpabilise.

Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


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« De un, tu ne vas pas mourir. De deux, hors de question d’habiller un chien ! J’trouve ça très kitsch… Oh, tu es donc kitsch. Pardon, on doit pas critiquer les goûts d’un malade… »

Je souris en l'entendant. Ca me faisait du bien de plaisanter un peu comme ça. J'oubliais un peu le stress de l'opération à venir. J'étais toujours mort de peur mais ça me faisait du bien d'être avec Elias et de pouvoir plaisanter. Je ne me voyais pas affronter ce moment sans lui. En fait, depuis qu'il était entré dans ma vie, je ne me voyais plus vivre sans lui. Je ne regrettais pas de l'avoir laissé s'incruster alors que je ne le voulais pas. Je n'étais plus seul et si je ne claquais pas sur la table d'opération, on aurait peut être un avenir ensemble.

« T’as réussi à convertir l’hétéro que j’étais. J’crois que je pourrais te convertir à mon tour ! Un partout, la balle au centre. »

Je ris de bon coeur cette fois. Oui je l'avais convertis mais je n'étais pas certain qu'il était vraiment hétéro vu le peu d'intérêt qu'il portait aux femmes. Puis je n'avais rien fait pour le convertir. J'avais juste voulu être son ami et j'étais devenu beaucoup plus.

Finalement l'heure arriva de partir. Je m'accrochais un instant à lui, l'embrassant, lui disant à quel point je l'aimais. J'étais terrifié mais je ne pouvais plus reculer maintenant. C'était soit je tentais ça, soit j'allais au devant d'une mort certaine. Je n'avais rien à perdre de toute façon.

Je me retrouvais rapidement au bloc opératoire, dans cette ambiance glaciale avec ces machines partout et ses soignants masqués. Je les laissais me poser tout un tas d'électrodes dessus. Je grimaçais quand on me planta une aiguille dans le bras. Putain que j'en avais marre de ces maudites aiguilles. Je tentais de me détendre, de faire taire les battements affolés de mon coeur. C'était la dernière fois que je le sentais battre dans ma poitrine et cette idée me faisait bizarre. A mon réveil j'aurais un tout nouveau coeur, un qui fonctionnerait correctement. Si je me réveillais...

L'anesthésiste s'approcha de moi. Je supposais qu'il me souriait derrière son masque. En tout cas il me parlait d'une voix calme, se voulant rassurant. Il prépara sa seringue, m'ordonna de compter jusqu'à dix. Je hochais doucement la tête avant de me lancer.

- Un... deux... trois...

Je sentis mes paupières s'alourdir puis... le trou noir...

La première chose que je perçus fut le bruit agaçant des machines. J'entendais un bip régulier. Je tentais d'ouvrir les yeux mais je les refermais bien vite à cause de la lumière qui me brûla les rétines. Je tentais de bouger un peu avant de pousser un gémissement à cause de la douleur. J'avais l'impression qu'on m'avait déchiqueté la poitrine.

J'arrêtais de bouger et fit un nouvel essai pour ouvrir les yeux. Peine perdue, j'avais l'impression que quelqu'un s'amusait à allumer un chalumeau juste devant moi. J'avais du mal à bouger, à voir où j'étais. Je parlais doucement, appelant la seule personne que j'avais envie de voir et dont j'avais cruellement besoin.

- Elias...

Je voulais le voir, au moins sentir qu'il était auprès de moi. J'avais l'impression d'être dans du coton. Ma poitrine me faisait souffrir, ma gorge me brûlait, je voulais au moins qu'il soit là pour me rassurer.

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