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 Le début de la fin ft. ALLES

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ALLES
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UNIVERS FÉTICHE : Réel mais je ne suis pas fermée à tester d'autres choses.
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Elias O'Connor
J'ai 22 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis serveur à mi-temps au starbuck, en attente de reprendre mes études et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si mon copain est mourant.

Elias est quelqu'un d'assez coincé. Il a toujours été très porté sur ses études, notamment pour rendre ses parents fiers. Depuis que son père est à l'hôpital, cancer en phase terminale, il redouble d'efforts pour le rendre heureux, quitte à s'oublier. Elias a dû arrêté l'école pendant un an pour être auprès de lui aussi souvent que possible mais il entrera en master de psychologie l'année prochaine. Enfin... Il pensait qu'il allait le faire, mais depuis qu'il a rencontré Jaime il est perdu, il ne sait plus quoi faire. Il n'est pas heureux en étudiant. Il pensait, mais il ne l'est pas. Les livres étaient juste un moyen de penser à autre chose, de faire le vide. D'ailleurs, même s'il n'est plus en cours, il a continué à étudier pour ne plus prendre de retard.
Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


Tim Borrmann © LipsLikeAMorphine


Tout se passait pour le mieux avec Jaime. Une certaine menace flottait au-dessus de leurs têtes, pourtant, ils faisaient semblant de ne pas la voir. Ils profitaient de chaque minute, de chaque seconde ensemble. Enfin… Ils profitaient. Comme ils pouvaient. Alors bien sûr ils ne pouvaient pas tellement sortir au cinéma, à la patinoire ou même au restaurant. Ils ne pouvaient pas non plus laisser leurs corps parler et s’aimer. Mais Elias s’en fichait. Il s’était passé de sexe une majorité de sa vie alors ça ne le dérangeait pas. Le plus important c’était la tendresse, les gestes doux, les câlins. Pour le reste… Peut-être quand Jaime irait mieux. Parce que oui, Elias espérait encore qu’il y ait un mieux. Il ne devrait sûrement pas…
Aujourd’hui Elias allait enfin reprendre le travail. Enfin… Ca n’était pas exactement le bon mot car il n’avait vraiment pas envie de laisser Jaime tout seul. Mais ils avaient besoin d’argent et il ne pouvait pas se permettre d’en rater plus. Au moins, il n’avait qu’un temps partiel ce qui lui permettrait de passer encore beaucoup de temps avec Jaime.

Il ne travaillait qu’à treize heures alors ce matin c’était grasse matinée. Elias était réellement fatigué. Certainement une fatigue mentale mais il n’arrivait pas à réellement se reposer. La nuit, parfois, souvent même, il veillait sur Jaime. Il pouvait passer des heures à le regarder dormir… Et le matin, quand il se réveillait, Elias n’osait pas lui dire qu’il n’avait que peu dormi. Parce qu’il ne voulait pas perdre de temps et qu’il refusait par conséquent de dormir quand Jaime était réveillé.
Peut-être que c’était bête. Mais il voulait graver le visage de Jaime dans sa mémoire. Les sourires, les rires, tout. Parce que bientôt, il ne serait plus là.

Comme il travaillait aujourd’hui, il n’avait pas trop tardé la veille. Ce matin, il n’entendit même pas Jaime se lever. Jusqu’à ce grand fracas qui le réveilla en sursaut. « Jaime ?! » cria-t-il en voyant qu’il n’était plus dans le lit. Aucune réponse. Mauvais pressentiment… Il se releva en vitesse et quitta la chambre pour partir à sa recherche. Il retrouva Jaime dans la cuisine, par terre. Ne pas paniquer. Jaime l’avait prévenu, il avait dit que ça pourrait arriver. « Bordel Jaime… » Il se mit à son niveau et l’aida à se redresser. Toujours aucune réponse. Alors il le prit dans ses bras pour aller l’allonger sur le canapé le temps d’appeler les secours. Parce que oui, il n’allait clairement pas laisser faire même si Jaime risquait de gueuler un peu.

Il était en train de composer le numéro quand Jaime reprit conscience. Il laissa tomber son téléphone quelques secondes pour se mettre à son chevet, inquiet. « Hey chaton… Est-ce que ça va ? »

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Jaime
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J'ai 25 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis vendeur dans un magasin de jeux vidéos et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si je culpabilise.

Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


harvey newton haydon © Ilyria

Je reprenais conscience sur le canapé, me relevant en grimaçant. J'allais surement avoir un bleu sur les fesses après la chute que j'avais fait. Mes souvenirs se remettaient doucement en place. J'eus à peine le temps de réagir qu'Elias se jetait déjà sur moi mort d'inquiétude.

« Hey chaton… Est-ce que ça va ? »

Je soupirais en le voyant faire. Brillant résultat que voilà. J'étais parti pour lui faire une surprise, qu'il se réveille avec l'odeur des pancakes dans la maison. Au final il s'était réveillé au son de ma chute et il était mort d'inquiétude. La cuisine était retapissé de la pâte et j'en avais aussi pas mal sur moi. Je me sentais mal, plus déprimé que jamais. J'avais l'impression d'être un bon à rien. Je n'étais même pas capable de faire une misérable petite surprise à l'homme que j'aimais. Je ne servais à rien. Il aurait mieux valu que je meurs sur mon lit d'hôpital sans qu'il me voit, il n'aurait pas eu à encaisser tout ça.

Je repoussais doucement sa main en soupirant.

- C'est bon je vais bien. J'ai juste fait un petit malaise.

Des malaises comme ça j'allais surement en faire de plus en plus. Mon coeur s'épuisait de jours en jours. Il n'était plus capable de fonctionner correctement pour les actes les plus simples. Et ça ne ferait qu'empirer... viendrait un jour où je n'aurais plus la force de me laver seul et où il devra m'aider. Je craignais ce jour. Celui là et tous les autres qui suivraient... celui où je ne serais plus capable d'aller pisser seul, où je ne pourrais plus sortir de mon lit...

Je secouais la tête pour chasser les larmes qui menaçaient de me submerger. Je n'en pouvais plus. J'en avais marre de lui faire subir tout ça sous prétexte qu'il m'aimait.

Je rouvrais les yeux que j'avais fermé sans me rendre compte pour voir qu'il était entrain de passer un coup de fil. Je n'avais que peu de doutes sur l'interlocuteur au bout du fil.

- Elias raccroche s'il te plait...

Ma voix n'était guère plus qu'un murmure. Je n'avais même pas la force de parler pour le moment. J'avais encore le souffle court. Je ne sais pas s'il ne m'avait pas entendu ou s'il faisait exprès de ne pas m'entendre. En tout cas il ne raccrocha pas et commença à parler au téléphone avec un urgentiste.

Je fermais les yeux et soupirais avant de parler plus fort.

- Putain Elias raccroche ce téléphone. Je ne veux pas aller là bas et je n'irais pas. Alors raccroche toute de suite et fais pas chier!!!

J'avais presque crié sur la fin, autant que j'étais capable de crier dans mon état actuel. Je baissais le visage, ne parvenant pas cette fois à retenir les larmes qui venaient couler de mes paupières closes.

- Je t'en supplie Elias... m'oblige pas à retourner là bas...

Je ne savais même pas s'il avait raccroché ou non. J'étais juste entrain de pleurer, fatigué de cette vie qui était entrain de m'abandonner.

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Elias est quelqu'un d'assez coincé. Il a toujours été très porté sur ses études, notamment pour rendre ses parents fiers. Depuis que son père est à l'hôpital, cancer en phase terminale, il redouble d'efforts pour le rendre heureux, quitte à s'oublier. Elias a dû arrêté l'école pendant un an pour être auprès de lui aussi souvent que possible mais il entrera en master de psychologie l'année prochaine. Enfin... Il pensait qu'il allait le faire, mais depuis qu'il a rencontré Jaime il est perdu, il ne sait plus quoi faire. Il n'est pas heureux en étudiant. Il pensait, mais il ne l'est pas. Les livres étaient juste un moyen de penser à autre chose, de faire le vide. D'ailleurs, même s'il n'est plus en cours, il a continué à étudier pour ne plus prendre de retard.
Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


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Bien sûr qu’il appelait l’hôpital. Elias n’était pas médecin ni infirmier et il ne savait absolument pas quoi faire en cas d’urgence – il faudrait apprendre d’ailleurs si jamais ça venait à se reproduire. Alors oui, il préférait confier la vie de son homme au personnel soignant qu’à lui-même. Sauf que Jaime ne semblait pas du tout d’accord. « Je te laisse pas le choix Jaime, laisse-moi faire. » Il était déterminé à ne pas céder. Jusqu’à ce que Jaime ne se mette à crier. Surpris par le ton employé, il resta un long moment sans bouger. Il trouvait Jaime un peu dur avec lui. Il ne comprenait pas sa peur. Il ne comprenait pas le réflexe d’appeler l’hôpital. Mais Elias ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. De toute façon, il n’avait plus le droit de le faire. On ne pouvait pas en vouloir à un mourant, Elias était donc condamné à garder pour lui ses colères et ses coups de gueule pour aller dans le sens de Jaime. Il s’était promis de ne pas le traiter de façon différente mais il pensait parfois à la fin. Et il refusait que Jaime ne s’en aille alors qu’ils s’en voulaient tous les deux, ce pour quoi il préférait refouler certains sentiments. Que Jaime ne s’en aille pas en pensant qu’il était seul… En voyant ses larmes, il raccrocha définitivement. Il n’aimait pas l’idée de devoir gérer ça tout seul mais il ne voulait pas contrarier son amoureux. « Pas la peine de crier… C’est bon, j’ai raccroché. » Si, il avait bien fait de crier sinon Elias serait probablement allé jusqu’au bout. Il soupira et s’assit sur la table basse face au canapé, attrapant la main de Jaime. « Je sais que t’aimes pas aller là-bas mais je saurais pas gérer ça moi… J’sais pas ce que je dois faire quand ça t’arrive et j’ai paniqué… » Il caressa doucement la main de Jaime avant d’y déposer un baiser. « Est-ce que ça va ? Qu’est-ce que je dois faire ? Et surtout arrête de pleurer… » Il se pencha pour essuyer doucement les larmes sur ses joues. « Je suis là. On n’ira pas. Promis… »

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Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


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J'étais fatigué de tout ça. Je voulais que tout s'arrête. Que je ne vive plus avec cette peur à chaque instant. Que je ne vois plus la douleur dans les yeux d'Elias. J'avais l'impression que la vie se foutait un peu plus de moi en prolongeant mon agonie ainsi. Comme si elle n'avait pas été déjà assez salope avec moi jusqu'à présent. Elle m'avait permis de toucher du doigt mon rêve de devenir un grand patineur avant de me l'arracher à cause de cette maladie de merde. Elle m'avait donné l'amour de ma vie, cet homme que j'aimais plus que tout, mais pas assez de temps pour profiter de lui. Alors je pleurais silencieusement, épuisé par cette vie qui me prenait tout ce à quoi je tenais.

« Pas la peine de crier… C’est bon, j’ai raccroché. »

Si bien obligé de le faire parce que sinon il les aurait appelé. Ils seraient venus m'emporter et j'aurais du retourner là bas. Cette fois ils ne m'auraient pas laissé partir. J'étais en trop mauvais état je le sentais. J'avais de plus en plus de mal à accomplir les tâches les plus simples, ma tentative de pancakes en était une preuve. Si j'y allais ils me garderaient et je finirais mes jours comme ça, sur un lit d'hôpital, seul... Je ne voulais pas. Je voulais partir ici, avec mon Elias près de moi. C'était égoïste mais c'était la seule chose qui me restait pour ne pas complètement désespérer.

« Je sais que t’aimes pas aller là-bas mais je saurais pas gérer ça moi… J’sais pas ce que je dois faire quand ça t’arrive et j’ai paniqué… »

Je serrais doucement sa main dans la mienne. Je me faisais à nouveau l'effet d'un lâche et d'un égoïste. Qu'est ce que j'étais entrain de lui faire subir? Bien sur qu'il ne pouvait pas gérer ça. Je lui demandais de gérer ma mort. Alors forcément il paniquait. Il me regardait m'éteindre à petit feu devant lui. Personne n'était prêt à gérer et personne ne devrait avoir à l'endurer.

« Est-ce que ça va ? Qu’est-ce que je dois faire ? Et surtout arrête de pleurer… »

Je reniflais et m'essuyais les yeux, essayant de retrouver un tout petit peu figure humaine.

« Je suis là. On n’ira pas. Promis… »

Je frissonnais en sentant sa main sur ma joue. Je parvins à sourire, rassuré par ce petit geste d'affection. Je posais ma main sur sa joue moi aussi et me penchais pour l'embrasser tendrement. J'étais un connard de putain de mourant mais j'avais tellement besoin de lui. J'aurais du le virer depuis longtemps, ne pas l'avertir quand j'étais sorti de l'hôpital. J'aurais du... mais j'avais beaucoup trop besoin de lui pour m'y résoudre.

- Y'a rien à faire Elias... je vais continuer de m'affaiblir de jour en jour. Des malaises comme ça je vais en faire de plus en plus. Mon coeur se meurt et je ne sais pas combien de temps encore il tiendra...

Un jour... une semaine... deux.... peut être trois mais pas beaucoup plus. La fin s'approchait de jour en jour. Je le sentais et je ne pouvais rien faire contre ça.

- Je crois qu'il faut qu'on discute toi et moi... de ce que tu vas devoir faire quand...

Je fermais les yeux, une boule se formant dans ma gorge alors que les mots se bloquaient. C'était beaucoup trop dur à dire. Pourtant il fallait bien qu'on arrête de vivre comme si tout allait bien, comme si je n'étais pas entrain de mourir.

- ... quand je serais mort... Il faut que tu saches.

Je me tournais et attrapais une petite enveloppe, rangée dans le tiroir du meuble à côté de mon canapé. Je l'ouvrais et lui tendais un à un les papiers.

- Ca c'est le numéro du médecin ou des urgences selon le moment. Il faudra que quelqu'un vienne constater le décès.

Je me forçais à parler d'un ton neutre, froid, comme si ce n'était pas de moi et de ma mort dont j'étais entrain de parler.

- Ca c'est le numéro des pompes funèbres. J'ai passé un contrat chez eux. Tout est déjà payé. Je vais me faire incinérer. Dans l'idéal j'aurais voulu que tu puisses répandre mes cendres sur la patinoire de LA. Tu sais... là où on a patiné tous les deux. J'y ai passé tellement d'heures étant gamin, à m'entrainer, à rêver que je deviendrais un grand champion un jour... Mais on a pas le droit de le faire, je me suis déjà renseigné. Alors je... j'aimerais que tu les disperses dans une petite plage que j'adorais. On y allait souvent avec mes soeurs quand on était enfants. Elles pourront te renseigner. Je t'ai aussi noté tous les numéros de téléphone. Il faudra que tu les appelles. Je te préviens ça leur fera un choc. Je ne leur ai pas dit que j'étais entrain de mourir. Je ne parle plus à certaines d'entre elles depuis des années et je n'avais pas envie qu'elles reviennent par pitié.

Je rangeais les papiers dans l'enveloppe et la lui tendit.

- Tu as tout ce qu'il faut... pour le reste je te fais confiance. Tu peux garder ou jeter ce qu'il y a dans cet appartement. C'est à toi, fais en ce que tu veux.

Je reprenais sa main dans la mienne et la serrais doucement.

- Je suis désolé Elias... désolé que tu doives gérer tout ça...

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Elias est quelqu'un d'assez coincé. Il a toujours été très porté sur ses études, notamment pour rendre ses parents fiers. Depuis que son père est à l'hôpital, cancer en phase terminale, il redouble d'efforts pour le rendre heureux, quitte à s'oublier. Elias a dû arrêté l'école pendant un an pour être auprès de lui aussi souvent que possible mais il entrera en master de psychologie l'année prochaine. Enfin... Il pensait qu'il allait le faire, mais depuis qu'il a rencontré Jaime il est perdu, il ne sait plus quoi faire. Il n'est pas heureux en étudiant. Il pensait, mais il ne l'est pas. Les livres étaient juste un moyen de penser à autre chose, de faire le vide. D'ailleurs, même s'il n'est plus en cours, il a continué à étudier pour ne plus prendre de retard.
Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


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Elias n’aurait jamais voulu avoir cette discussion. Les recommandations funéraires de Jaime… Tellement morbide. Son cœur se serra à l’entende de toutes ces consignes. Jaime allait mourir sans qu’aucun membre de sa famille ne vienne lui dire au revoir. C’était tellement horrible. Il ne serait pas seul car Elias était là mais il ne pouvait pas remplacer à lui seul une famille entière. Il le laissa parler, l’écouta faire son petit discours, lui dire où il fallait disperser les cendres… Et même s’il voulait rester fort, Elias ne put retenir les larmes. Il ne voulait pas penser à sa mort. Chaque jour il essayait d’oublier, de fermer les yeux. Il essayait de le traiter comme s’il n’était pas condamné mais ce genre de discours le ramenait tout droit les pieds sur terre. Il fit la moue et se frotta les yeux avec sa manche de t-shirt, ne voulant surtout pas faire de la peine à Jaime. A ses paroles, il secoua la tête. « J’irai à la patinoire. Quoiqu’il m’en coûte, c’est là-bas que tu reposeras. » Elias n’était pas du genre à braver les lois mais pour Jaime il devait essayer. S’il fallait trouver un moyen de se rendre à la patinoire en pleine nuit pour être tranquille, alors il le ferait. « Pardon, j’voulais pas pleurer… Mais je crois que j’étais pas prêt à avoir cette discussion. Merci pour… les infos. Je ferai au mieux. » Il allait même en faire un peu plus mais il préférait ne rien dire pour ne pas fâcher Jaime trop vite. Contacter sa famille c’était une idée folle, un peu suicidaire, mais il devait essayer. Tant pis si Jaime lui en voulait, c’était pour la bonne cause. Tout le monde devrait avoir le droit de dire au revoir. Il attrapa l’enveloppe et la posa sur la table basse, il irait la ranger ailleurs par la suite pour ne pas la perdre – même s’il aurait bien voulu la brûler. « Ne t’excuse pas… C’est moi qui ai insisté pour rester près de toi. Et je regrette pas. J’serai là jusqu’au bout. Ca te dit qu’on retourne se coucher pour se reposer en amoureux ? » Se reposer en amoureux c’était leur activité phare maintenant. Oui, il devait aller travailler cet aprem mais pour le coup il n’y pensait plus du tout. Il aida Jaime à retourner dans la chambre et s’allongea pour le prendre dans ses bras. « Je t’aime énormément Jaime. »

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Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


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Dans le genre discussion morbide on était au top là. Mais je n'avais pas le choix. Il fallait bien qu'on parle de tout ça. On ne pouvait plus continuer à se voiler la face, à faire comme si tout allait bien entre nous. On était bien. On s'aimait. J'aurais voulu que cela puisse durer toujours mais on avait pas le choix. Il fallait qu'il soit prêt quand le moment serait venu.

Je m'étais forcé à parler de manière détachée, comme si tout ça ne m'affectait pas. Mais ce n'était pas son cas. Je voyais les larmes sur ses yeux. Il tentait d'être fort mais ce brusque retour à la réalité le faisait souffrir et je me sentais un peu plus mal.

« J’irai à la patinoire. Quoiqu’il m’en coûte, c’est là-bas que tu reposeras. »

Je ne dis rien. La plage ou la patinoire de toute façon je ne serais plus là pour savoir. C'était des envies que j'avais mais dans le fond je n'aurais aucun pouvoir là dessus une fois que je serais mort. Mais j'étais touché de voir qu'il voulait prendre le risque d'aller à la patinoire pour réaliser le rêve de fou d'un mourant.

« Pardon, j’voulais pas pleurer… Mais je crois que j’étais pas prêt à avoir cette discussion. Merci pour… les infos. Je ferai au mieux. »

Personne n'était prêt à faire fasse à une discussion pareille. On était en couple et heureux, et moi je venais lui parler de mon décès à venir. Ca aurait même été limite vexant qu'il ne soit pas un peu secoué par cette histoire. Je pris ses mains sans un mot et les serrais un peu plus fort. Je me retenais déjà difficilement de pleurer alors là avec lui par dessus...

« Ne t’excuse pas… C’est moi qui ai insisté pour rester près de toi. Et je regrette pas. J’serai là jusqu’au bout. Ca te dit qu’on retourne se coucher pour se reposer en amoureux ? »

Je grognais en l'entendant parler.

- A la base je voulais te faire des pancakes pour ton réveil....

Mais à part se reposer en amoureux je n'étais pas capable de faire grand chose en ce moment. Je me laissais guider dans notre chambre et alla m'installer dans le lit avec lui. Je me blottis dans ses bras, fermant les yeux.

« Je t’aime énormément Jaime. »

- Je t'aime aussi Elias....

Finalement on se leva plus tard. J'allais m'installer sur le canapé et je souffrais de le regarder nettoyer mes conneries et faire le repas. Je passais le reste de la journée sagement sur mon canapé à regarder la télé ou jouer à des jeux. Je n'étais pas capable de faire autre chose. J'avais bien pensé à un moment à me lever pour aller préparer le diner mais j'avais trop peur de faire un nouveau malaise et de ne pas m'en relever cette fois. J'avais moyennement envie qu'Elias rentre et trouve mon cadavre étendu sur le sol.

Je supportais comme toujours. Je le laissais cuisiner le diner. Je me laissais même faire quand il me guida le soir dans ma chambre alors que j'étais trop fatigué pour le faire seul. J'en avais marre mais je me retenais de raler trop fort. Je ne voulais pas me disputer avec lui. Je voulais profiter de ces derniers moments ensemble et tant pis si je devais me retenir assez souvent.

Le lendemain la même routine recommençait. Je le laissais m'aider à aller à la salle de bain puis à en revenir pour m'installer sur le canapé. Je passais ma matinée là, roulé en boule dans ma couverture avec Sparky contre moi pour me tenir compagnie. Elias faisait... je savais pas ce qu'il faisait d'ailleurs. Moi j'étais trop bien installé en mode cocooning sur mon canapé. Je me redressais cependant en entendant des coups frappés à la porte.

- Elias? Tu attends quelqu'un?


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Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


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Elias savait que c’était risqué. Il savait que Jaime ne voulait absolument pas informer sa famille de sa maladie. Et il comprenait. Mais il avait réfléchi autrement. Si par exemple on lui avait caché la maladie de son père et qu’il ne l’avait apprise qu’à sa mort, il s’en serait atrocement voulu. D’autant que pour la famille Holst la situation était encore différente : ils ne se parlaient plus. C’était donc leur dernière occasion de passer un moment ensemble, le dernier moment ensemble. Jaime allait le détester mais tant pis. Il était de toute façon trop tard pour reculer… puisqu’on sonna à la porte. Toutes ses sœurs n’avaient pas souhaité venir, elles avaient la rancœur lourde. Ce qu’Elias avait trouvé absolument dégueulasse. Merde, leur frère allait mourir et elles s’entêtaient à lui faire la gueule. Il n’était pas mécontent de ne pas les rencontrer celles-là. Jaime fut bien vite intrigué par la sonnette. Elias fit une petite moue innocente et se frotta la nuque. « Moi non mais euh… Toi oui… J’ai… Appelé une de tes sœurs hier… » A peine avait-il prononcé le mot sœur qu’il se sentit fusillé du regard. Merde. Mauvaise stratégie. Il n’allait jamais ouvrir maintenant qu’il savait ça. Alors il se rattrapa. « Tu sais, la dernière. Tu t’entends bien avec non ? Je voulais te faire la surprise. J’ai rien dit, pour ta maladie. » Aie, c’était pas bien de mentir. Il lui fit un sourire encourageant et laissa donc Jaime ouvrir la porte.

Son mensonge fut grillé en deux secondes. En effet, sa plus jeune soeur se jeta dans ses bras avec les larmes aux yeux. Elle était sûrement contente de le revoir mais ça n’était pas exclusivement des larmes de joie. « Pourquoi tu n’as rien dit Jaime ?! T’allais vraiment partir sans nous dire au revoir ? T’es qu’un abruti !! » lança-t-elle alors qu’elle le serrait toujours très fort.
Elias se fit tout petit sur le côté. C’était la première fois qu’il rencontrait la famille de Jaime mais ça n’était pas du tout le sujet du rendez-vous. Il resta dans son coin, attendant sa sentence… Et elle serait terrible. Mais Jaime n’allait pas crier tant que ses sœurs étaient là pas vrai ?

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Jaime
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J'ai 25 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis vendeur dans un magasin de jeux vidéos et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si je culpabilise.

Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


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Je ne voyais vraiment pas qui pouvait venir nous rendre visite. En tout cas moi je n'attendais personne. Je continuais de communiquer avec mes amis et ma plus jeune soeur, la seule avec qui j'étais encore en contact, mais je leur mentais. Je leur disais que j'allais bien mais que je n'avais pas le temps de les voir. Je préférais ça que de les voir venir jouer les gardes malades. C'était certainement une erreur ou un démarcheur. Je ne voyais pas qui aurait pu venir nous rendre visite.

Pourtant quand je vis Elias arriver mal à l'aise, je commençais à me poser des questions. Je n'aimais pas le voir comme ça. Il n'était pas bien, signe qu'il me cachait quelque chose ou qu'il avait fait une connerie.

« Moi non mais euh… Toi oui… J’ai… Appelé une de tes sœurs hier… »

Je me sentais pâlir tout d'un coup alors que j'étais pris d'un brusque vertige. Non.. il n'avait pas pu faire ça? Il n'avait quand même pas pu me trahir à ce point? Je lui avais dit que je ne voulais pas. J'avais tout planifié pour partir, pour faire souffrir le moins de personne possible. Pourquoi est ce qu'il venait tout gâcher comme ça.

« Tu sais, la dernière. Tu t’entends bien avec non ? Je voulais te faire la surprise. J’ai rien dit, pour ta maladie. »

Comme si j'allais le croire... Et même, comme si elles allaient croire longtemps que j'allais bien alors que j'étais coincé sur mon canapé, pâle comme un cadavre et des lunettes à oxygène dans le nez.

De toute façon j'eus vite la confirmation qu'il se foutait de ma gueule quand la porte s'ouvrit et qu'Amelia se jeta dans mes bras en pleurant. Mais ouais, c'était tout à fait la réaction normale de quelqu'un venant voir son frère. Pas du tout la réaction d'une soeur venant enlacer son frère mourant. Il se foutait vraiment de ma gueule. Il avait de la chance qu'elles étaient là et que j'avais déjà assez à faire avec elles pour pouvoir en plus l'engueuler par dessus.

« Pourquoi tu n’as rien dit Jaime ?! T’allais vraiment partir sans nous dire au revoir ? T’es qu’un abruti !! »

Je fermais les yeux et soupirais alors que je la serrais doucement contre moi.

- Je voulais pas t'inquiéter avec ça... Ce n'était pas la peine que tu...

"Parce que c'est un égoïste c'est tout. Tu devrais le savoir depuis le temps Amelia."

Elle se recula un peu de mes bras pour regarder notre soeur ainée. Rebecca nous toisait de haut et surtout me foudroyait du regard. Je ne comprenais même pas pourquoi elle était venue. Ou alors si, je ne le savais que trop bien mais j'avais espéré qu'elle garderait sa haine pour elle et qu'elle ne viendra pas me la cracher au visage. A croire que le fait que je sois mourant ne changeait rien pour elle, ou que ça ne fasse qu'attiser encore plus sa colère. Amelia tenta de la raisonner mais elle la coupa à nouveau.

"Tu sais très bien comment il est. Il n'a toujours pensé qu'à lui même et il continue encore."

- Excuse moi d'avoir voulu faire ma vie et d'avoir refusé d'être la gentille petite marionnette de papa comme toi.

"T'es vraiment qu'un enfoiré Jaime. Tu crois qu'on va tout te pardonner parce que t'es entrain de crever?"

Amelia protestait encore choquée. Moi j'accusais le coup, essayant de ne pas me laisser atteindre par ses paroles blessantes. Je m'y attendais de toute façon. Je ne devais pas laisser tout ça me faire encore plus de mal, j'avais déjà bien assez de choses à gérer sans en plus avoir à m'occuper de mes problèmes de famille. Si j'avais voulu laisser mon cadavre gérer ça, c'était pour une bonne raison.

Je ne regardais même pas Elias. Qu'il pense ce qu'il voulait de ce qui était entrain de se passer. C'était de sa faute de toute façon. Je lui en voulais, mais je ne lui dirais ce que je pense de lui que quand elles seraient parties.

- Je n'espérais pas ça de ta part. Je n'espérais plus rien de toi à vrai dire. C'est pour ça que je ne voulais pas te voir. Là tout de suite tu vois, mon coeur est pas vraiment en état de supporter ta haine. Donc si tu voulais bien dégager ça m'arrangerait. J'ai besoin de calme pour agoniser en paix.

Amelia pleurait de plus belle dans mes bras, ne voulant pas me lâcher, refusant que je parle comme ça. Je n'avais jamais voulu parler comme ça devant elle. Je n'avais même jamais voulu parler de ça avec elle. Elle était trop douce, trop gentille. Elle ne méritait pas de vivre une telle épreuve.

Je lui promis de la rappeler et qu'on se reverrait. Là ce n'était pas le moment pour parler. Rebecca était à la porte et la pressait de partir. Je ne voulais plus la voir de toute façon, alors elles feraient mieux de partir vite toutes les deux. Je continuais de rassurer Amelia, lui promettant qu'on se ferait un diner tous les trois un de ces soirs et qu'elle en profiterait pour connaitre Elias. Oui j'étais heureux avec lui, plus que je ne l'avais jamais été. Et j'allais bien elle n'avait pas à s'inquiéter.

Elles finirent par partir, me laissant plus épuisé que jamais sur mon canapé. Je me retournais finalement vers Elias, le fixant d'un regard vide, complètement éteint. Je n'avais plus la force de me mettre en colère contre qui que ce soit.

- J'espère que tu es satisfait...

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Elias O'Connor
J'ai 22 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis serveur à mi-temps au starbuck, en attente de reprendre mes études et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si mon copain est mourant.

Elias est quelqu'un d'assez coincé. Il a toujours été très porté sur ses études, notamment pour rendre ses parents fiers. Depuis que son père est à l'hôpital, cancer en phase terminale, il redouble d'efforts pour le rendre heureux, quitte à s'oublier. Elias a dû arrêté l'école pendant un an pour être auprès de lui aussi souvent que possible mais il entrera en master de psychologie l'année prochaine. Enfin... Il pensait qu'il allait le faire, mais depuis qu'il a rencontré Jaime il est perdu, il ne sait plus quoi faire. Il n'est pas heureux en étudiant. Il pensait, mais il ne l'est pas. Les livres étaient juste un moyen de penser à autre chose, de faire le vide. D'ailleurs, même s'il n'est plus en cours, il a continué à étudier pour ne plus prendre de retard.
Au contact de Jaime il commence à se lâcher un peu plus mais il ne sait pas que ce dernier est malade, comme son père.
Elias n'est pas gay. En fait il n'est pas grand-chose. Il a déjà essayé les filles mais il s'est dit que ce n'était peut-être pas le moment pour lui car ça ne lui avait pas forcément plu. Encore une fois, Jaime lui met la tête à l'envers... Et il commence à s'interroger. Sacré Jaime hein.


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Merde. Ca n’aurait jamais dû se passer comme ça. Un peu plus et les deux frangins se frappaient sur la gueule. Elias se sentait tellement mal qu’il aurait voulu se barrer par la fenêtre pour ne pas sentir les foudres de Jaime s’abattre sur lui. Mais non. Il devait assumer. C’était sa connerie – même si elle partait d’une bonne intention à la base. Il se contenta alors de regarder l’affligeant spectacle qu’il avait lui-même provoqué, sans rien dire. Les deux filles ne restèrent pas longtemps – et heureusement ou alors la plus grande aurait retourné toute la baraque. D’un autre côté, c’était aussi la merde pour Elias car ça allait être son tour de s’embrouiller avec Jaime. Ayant trouvé la plus grande absolument infecte, il se contenta de dire au revoir à la plus jeune en s’excusant tout bas. Ils se reverraient oui, dans de meilleures conditions – s’il pouvait y en avoir des meilleures, pas sûr. Quand il se retourna vers Jaime, il comprit que ce dernier lui en voulait énormément. Alors il s’approcha de lui, se posa sur la table basse pour lui faire face et soupira. « Non je ne suis pas satisfait Jaime. Je… J’ai pas les mots pour dire à quel point je regrette d’avoir fait ça. J’voulais juste… Que t’aies une dernière chance… » Les larmes lui montaient aux yeux au fur et à mesure qu’il parlait. Cette situation était tellement compliquée. « J’voulais pas… Qu’elles te détestent toute ta vie. Enfin, ce sera sûrement le cas de Rebecca mais Amelia… Elle t’aime, t’avais pas le droit de partir sans lui dire au revoir. T’avais pas le droit de la tenir à l’écart tout comme t’avais pas le droit de me tenir à l’écart. Tu veux que ce soit la dernière image qu’elle ait de toi ? Son grand frère qui la trahit ? Parce que je considère que c’est une trahison. T’es là pour elle, pour la protéger, et du jour au lendemain tu disparais. J’vais souffrir quand tu seras plus là mais au moins j’aurais eu le temps de m’y préparer. Tu sais pas ce que ça peut faire aux gens d’apprendre un truc aussi brutal ? Et si… Et si elle avait voulu te rejoindre ? J’ai imaginé un instant comment les choses se seraient passées si je n’avais pas su pour mon père. Je l’aurais détesté toute ma vie. Et la haine aurait remplacé tous les bons moments. Peut-être que j’aurais mal tourné. » Il se frotta les yeux. Ca y est, ça coulait. « J’aurais dû t’en parler. Mais j’aurais jamais réussi à te convaincre. Jaime, elle mérite pas ça. J’te promets de prendre soin d’elle quand tu partiras… Mais en attendant, c’est à toi de le faire. Et c’est clairement pas en lui cachant ta maladie que tu le fais. Merde, tu l’avais pas vue depuis combien de temps ? Tu veux vraiment partir en lui laissant l’impression que tu l’as abandonnée ? Pour moi tu vaux plus que ça. Alors oui j’suis désolé. Mais je devais le faire. »

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Jaime
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J'ai 25 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis vendeur dans un magasin de jeux vidéos et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien même si je culpabilise.

Jaime quitte la maison à la fin du lycée après avoir annoncé à son père qu'il était gay et rêvait de devenir patineur. Il part vivre à Chicago avec sa grand mère, la seule avec l'une de ses soeurs à l'avoir toujours soutenu. Après une brillante carrière et une médaille de bronze aux JO, il est obligé de s'arrêter quand on lui découvre une maladie cardiaque. D'un naturel plutôt enjoué, il ne se laisse pas abattre par la maladie. Il a pris le parti de profiter un maximum de la vie avant de mourir.


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Je me sentais vide et épuisé. Je n'avais pas la force pour endurer tout ça, les cris et les disputes. Je luttais déjà à chaque instant pour rester en vie, tenir quelques heures de plus pour profiter un peu plus d'Elias. Je n'avais pas la force nécessaire pour faire plus. Et Rebecca était venue. Toujours aussi conne que dans mes souvenirs. Elle s'en foutait bien de l'état dans lequel je me trouvais. Elle voulait juste me cracher sa haine au visage. Peu importe ce que ça me faisait. Et c'était moi qu'elle traitait d'égoïste, alors que la seule qui m'avait toujours compris, qui m'avait soutenu c'était Amelia.

Je sentais les larmes me venir en pensant à elle. Je n'avais pas supporter de la voir comme ça. C'était encore pire que tout ce que j'avais pu imaginer. Je l'aimais, c'était la seule de ma famille à qui je tenais vraiment. Et la voir souffrir comme ça par ma faute était un déchirement.

J'étais vidé. Je n'avais même plus la force me disputer avec Elias. Je le regardais s'installer devant moi et écoutais ce qu'il avait à me dire. Je me sentais encore plus mal en voyant les larmes qui coulaient sur ses joues. Je l'aimais trop lui aussi, plus que je n'avais jamais aimé personne. Et il était là... subissant ma lente agonie, souffrant déjà énormément. Il restait près de moi, essayant de faire ce qu'il pensait être le mieux. Et je me sentais plus misérable que jamais.

Mes larmes s'étaient mises aussi à couler au fur et à mesure de son discours.

- Je voulais pas tout ça Elias... Je voulais pas vous voir souffrir à cause de moi. Peut être que tu as raison, peut être qu'elle aurait préféré savoir mais...

Je secouais la tête. J'avais du mal à parler, à mettre en ordre mes idées. Oh il voulait bien faire je le savais. Il était comme ça mon Elias, trop gentil. C'était une des raisons pour lesquels je l'aimais tellement.

- Quand... quand je me suis réveillé à l’hôpital, après mon malaise lors de l'entrainement, la première chose que j'ai entendu c'était les pleurs de mon entraîneur. J'ai mis du temps à émerger et à mon réveil il s'était arrêté. Mais je l'avais entendu et je savais, avant même que les médecins ne viennent, que quelque chose n'allait pas. J'ai vu la douleur dans ses yeux chaque fois qu'il venait me voir à l'hôpital. Il faisait comme si tout allait bien mais... je voyais bien à quel point il souffrait.

J'avais fini par le fuir pour ne plus voir sa peine. Retourner chez moi pour retrouver Amélia et mes amis, mais aussi pour repartir à zéro, pour ne plus être entouré de personnes qui me considéraient comme un mourant, un pied déjà dans la tombe.

- Je voulais plus voir ça. Je voulais plus voir les gens que j'aimais souffrir. J'ai voulu faire les choses à ma façon. Profiter de ma soeur tant que je le pouvais, qu'elle garde le souvenir d'un Jaime qui aimait la vie et pas celui d'un cadavre ambulant. Tant pis si elle me détestait, tant pis si vous me détestez tous. Je voulais juste éviter de vous voir souffrir...

Je finis par craquer pour de bon, pleurant toutes les larmes que j'avais, le corps secoué par les sanglots.

- Je suis désolé Elias... tellement désolé. J'aurais voulu mourir ce jour là à la patinoire. Ne pas vivre tout ça. Ne pas vous faire supporter tout ça. Vous ne méritez pas de souffrir à cause de moi...

J'avais le visage caché entre mes mains, pleurant plus fort que jamais. Tout ces jours où je faisais semblant d'être fort, où je tentais de garder la tête haute en lui parlant de ma mort à venir, tout ça était entrain de s'effondrer pour laisser sortir mes peurs.

- Je voudrais être déjà mort...




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