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 Wide Awake

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UNIVERS FÉTICHE : Réel / Fantasy
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Omen
Bentley

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




feat. Robert Pattinson ©️summers



«Omen. Omen. Omen, je t’en supplie.»

Pardon papa, pardon. J’ai trop peur, j’ai peur du feu. Je ne sais pas quoi faire.
Je me noyais dans les flammes devenues glacées. Tandis que je restais prisonnier sous l’escalier regardant l’homme, se débattre et me dire de fuir. Petit garçon impuissant, étouffant, étranglé par les larmes. Pardon, papa.

Sans issue.
Je tournais, me retournais, m’arrachant les cheveux, revivant inlassablement les mêmes souvenirs. Ces mêmes scènes incendiaires et glaciales, déformées monstrueusement, s’entrechoquant, insupportables. Je priai pour que le bruit assourdissant se taise, priant pour le vide, priant pour atteindre le néant dans l’enfer de mon inconscient.

Le silence.
Puis, la fumée autour de moi s'épaississait et j’avais l’impression de geler jusqu'aux os tout à coup, tremblant. Enveloppé de brouillard maintenant, effrayant mais plus tolérable. Loin, très loin, derrière la brume épaisse et froide, je la percevais. Une sorte de douceur familière et chaleureuse qui cherchait son chemin vers moi. Je la laissai venir, priant pour qu’elle me trouve, la fournaise me brulant inlassablement le dos, prête à ressurgir. La douceur approchait, lumineuse, je la sentais maintenant tout près de moi qui m’effleurait, et les flammes étaient effrayées par elle, incapable de l’affronter, elles battaient en retraite. Reconnaissant, je fermais les yeux en une prière silencieusee pour que la douceur gagne le combat, mais le feu aboyait au loin menaçant.
Le brouillard s’éclaircissait, et elle était là, ses cheveux roux flamboyants tombant sur une moitié de son visage opalin, ses yeux meurtris, dégoutés, tournés vers moi.

«Tu es un mauvais présage, a bad omen».

L’ange de glace crachait du venin, me détestait. Et les flammes gagnaient du terrain. Le brasier prêt à m’engloutir. La fumée tentait de s’infiltrer. J’étais cerné et je n’allais pas pouvoir les garder à distance très longtemps.

Toujours profondément endormi, je cherchai mon alliée, la douceur et l’attrapai avec mon bras, la ramenant vers moi pour lui offrir plus de pouvoir. Ne pouvant la laisser s'échapper. A l’abri, elle m’encerclait de sa bonté et chassait tous les démons.

Le calme.
Soudain, j'étais enveloppé de chaleur agréable, de cookies, de fleurs, que j’accueillai avec extase. Eden. Paradis. Eternité divine. J’enlaçai alors encore plus fort la douceur, m’accrochant à elle. Putain de douceur. Je plongeai la tête dedans, inspirant profondément, me délectant dans une forme de béatitude. Les démons n’étaient pas vaincus, mais j’étais derrière un bouclier de pureté inviolable.

Bercé de sérénité, je m’enfonçai dans un sommeil sans rêves.


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mikrokosmos
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Luigi

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Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




feat. Kristen Stewart ©️ cyrine
« Omen... Omen, je t'en supplie. » Je t'en prie, calme-toi. Toujours perchée sur mes deux genoux, sur le lit d'Omen, je n'arrivais toujours pas à réaliser ce que j'étais en train de faire. Je le touchais. Ma main glissait désormais dans ses mèches cuivrées, doucement, tendrement, alors que je laissais mes larmes couler en écho aux siennes, le long de mes joues. Sa peine, la mienne. Sa main relâcha enfin ses cheveux, mais demeurait un poing crispé, placardé à côté de son visage. Chaque chose en son temps... car je le voyait cesser de s'agiter au contact de ma main dans ses cheveux. « Omen...? » Mais non, toujours rien. Il semblait toujours profondément endormi, quoique un peu plus calme. L'oeil de la tornade. Alors, je poussai l'expérience un peu plus loin. Doucement, j'étendais mes jambes, pour m'allonger en face de lui, à une distance suffisante pour pouvoir toujours passer mes doigts dans ses cheveux. A défaut de pouvoir le réveiller... peut-être pouvais-je le calmer ?

Le souffle toujours saccadé par la peur irrationnelle de faire une crise de panique au moindre geste brusque, j'observais Omen comme je n'avais encore jamais pu l'observer jusque maintenant. Doucement, ma main glissai alors de ses mèches pour que ma paume vienne cueillir sa joue, et y chasser les larmes qui s'y trouvaient. Puis je poursuivais ma course jusque l'angle de sa mâchoire dont je traçais les contours, toujours parcourue par ce frisson agréable. Pas de hurlements, et les seules raisons pour lesquelles je tremblais, c'était sous l'appréhension et... et l'émotion ? Je n'arrivais pas à mettre de mots sur ce que me provoquait cette découverte. Et je n'osais même plus détacher ma main de son visage, pour deux raisons. J'étais terrifiée à l'idée que son cauchemar recommence, et à l'idée que si je retirai ma main de son visage, je ne serai plus jamais capable de le toucher sans m'effondrer.

Puis voilà qu'il s'agitait à nouveau. Gémissait presque de douleur dans son sommeil, et je paniquais aussitôt, impuissante, sans savoir quoi faire. Jusqu'à ce qu'il détende son poing encore serré, et tende le bras dans ma direction. Et tout se passa si vite que je n'eus pas le temps de réagir. Je me figeai. Omen venait de m'attirer dans ses bras, toujours endormi. Mais toujours aucun flash. Les monstres ne me touchaient pas. Juste lui, rien que lui, et cette électricité entre nous. Alors le temps de me stabiliser, et je sentais mes muscles se détendre, progressivement. Et ma main qui, à nouveau, glissait dans ses cheveux. Et il resserrait son étreinte. J'étais en train de toucher Omen, et il aimait ça. Alors, je l'enlaçais en retour. J'appuyais ma joue contre son torse, et je passais à nouveau ma main dans ses cheveux, tout en écoutant sa respiration se réguler à mon contact.

Inconsciemment, je fermais les yeux.
Et c'est tout en caressant les quelques cheveux basés au niveau de sa nuque, que je m'endormais pour la première fois depuis un an pour une nuit sans placards, sans Paul, sans ma mère.
Juste la chaleur des bras d'Omen autour de moi, et la douceur de son odeur de shampooing et de cigarette, devenue étrangement familière.


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Panacée.

J'étais enveloppé de chaleur confortable, d’un parfum délicieux de fleurs et de cookies, mon visage enfoui dans une matière soyeuse délicate et putain d’apaisante. Je serrais cette incroyable douceur dans mes bras, j'étais si bien. Je m’enfonçai légèrement plus dans ce mélange exquis maintenant mes yeux fermés, ma conscience émergeant doucement. Quelle est cette nouvelle sensation ? Elle avait quelque chose de familier, elle me rappelait quelque chose d'agréable, une sensation sereine d'être chez moi, à ma place, comme mon Ava.

Hein ? Quoi ? Ava !

Mes yeux s’ouvrirent avec choc, ma conscience brutalement ranimée.
La pièce était encore sombre, mais les premières lueurs de la journée tentaient une percée timide par la baie vitrée. Je réalisai qu’un faisceau léger me baignait le visage. Je baissais les yeux et découvrit avec horreur la délicate tête d’Ava, jusqu'à prendre conscience avec fracas que mes bras encerclaient sa petite taille fragile avec force. Oh putain de merde. Avec urgence et désespoir, retenant un cri de surprise, je me projetai violemment vers l’arrière, laissant Ava retomber brutalement sur le lit,  m’éloignant d’elle en un temps record, roulant stupidement jusqu’à l’autre bout du lit comme si je venais de prendre une décharge électrique.  

C’est quoi ce bordel ?!
Pris de panique, mes yeux firent un rapide tour de la pièce, avant de se reposer sur la silhouette d'Ava, redoublant d'effort pour reprendre mes esprits et comprendre. Mais qu’est-ce qu’elle fout dans mon putain de lit ? Je passai mes mains sur mon visage dans un geste erratique, en cherchant un sens à tout ce délire, quand soudain je réalisai avec horreur ce que j’avais fait. Mon expression tomba dans une grimace. Merde. L’énorme connard que j’étais avait touché Ava, mes misérables bras enroulés autour d’elle avec ferveur, au moment de mon réveil. Réveil ?!Mes yeux pivotèrent vers l’heure affichée en caractère lumineux sur la table de chevet sur ma gauche. 6h du matin.
Quoi ?! Qu’est-ce qu'il s’est passé ?
Putain. Putain. Merde.
Réfléchis bouffon.


Je me souvenais de hier soir, j’étais malade, au plus mal, j’avais pris une douche et puis plus rien. Des bribes de cauchemars transperçaient dans mes souvenirs, mais loin, si loin que je distinguais tout juste ses braises et l’ombre d’un regard assassin. Je ne comprenais pas. La conclusion faite par mon esprit était là, mais elle était...impossible. J’avais dormi ? Et pendant presque 7 heures d’affilée. Mais c’était impossible. Je n’avais pas dormi sans cauchemars depuis six ans. Je n’avais pas dormi plus de deux heures en quatres.

Mon attention se porta à nouveau vers Ava, sur le lit. Mais qu’est-ce que tu fous là, putain ?

- «Mais qu’est-ce que tu fous là, putain ?» mes mots sortirent sans avoir pris le temps d’être filtrés plus agressifs que je ne l’aurais souhaité, malgré ma voix douce saupoudrée de panique. J’eus une furieuse envie de m’auto-frapper face à cette réaction incontrôlée, même si j’avais un besoin viscéral de comprendre.

Mes pulsions violentes envers moi-même furent décupler quand je me souvenais de mon propre crime, de ce que mes abrutis de bras avaient fait pendant mon sommeil, commettant le pire pour Ava : un contact physique. Et pas juste un effleurement dans un couloir, mais une foutue étreinte franche et complète. J'observai ma victime cherchant les vestiges d’une crise émotionnelle ou je ne sais quel traumatisme, totalement décontenancé par le fait qu’elle était restée là, près de moi malgré mes gestes complètement stupides et envahissants.
Mais je n'avais pas rêvé cette partie où elle était paisiblement contre moi laissant échapper une profonde respiration au moment de mon réveil. Endormie. Etait-il possible qu’Ava ait dormi elle aussi?

Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer ce qu’il se passe, bordel de merde ?!


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J'étais paisible. Sereine. Englobée par la chaleur d'Omen, par son parfum, par son souffle devenu régulier, faisant écho au mien. Jusqu'au réveil brusque. Je tombais pratiquement du lit en sentant un mouvement brutal à mes côtés. Est-ce qu'Omen recommençait son cauchemar ? Depuis combien de temps j'étais là ? Je me réveillais en sursaut, avant de réaliser. Je me réveillais. L'air hagard, mon regard commença à regarder autour de nous, pour voir les premières lueurs du jour par la fenêtre. Qu'est-ce que... Mais qu’est-ce que tu fous là, putain ? Je me posais pratiquement la question en écho au jeune homme, quoique plus déroutée que lui, qui semblait totalement sur la défensive. Et petit à petit, je comprenais. Je m'étais endormie dans ses bras. Sans cauchemars. « Je... je... Tu dormais, et je... » Tu quoi Ava ? Tu t'es littéralement infiltrée dans la chambre d'Omen sans lui demander son avis, t'es montée dans son lit, et pire encore, t'as dormi avec. Et évidemment, il était furieux pour ça. « Je suis désolée... » C'est tout ce qui me venait, dans l'immédiat. Des excuses, bafouillées, jusqu'à ce que mon regard perdu s'arrête sur le réveil d'Omen. Six heures passées. Alex et Lucy allaient se lever dans moins de dix minutes. Et j'allais être en retard pour aller au lycée si je ne me dépêchais pas de me sauver.

Alors je pris la décision la plus logique qui m'apparaisse : avec une vivacité que je ne me connaissais pas, je sautais du lit d'Omen, rabattais ma capuche à moitié tombée sur mon visage, et je traversais sa chambre en direction du balcon pour l'enjamber et m'agripper à la gouttière. Je n'essayais même pas de voir si Omen allait tenter de me retenir. Il fallait que je m'enfuie, et vite. S'il voulait laisser une chance à notre amitié secrète, il semblerait bien que j'aie parfaitement gâché mes moindres espoirs. Et alors que je traversais son terrain pour courir jusque la maison de ma tante en priant pour que personne n'aie remarqué mon absence et dorme encore, j'assimilais peu à peu que je venais de dormir plus que je n'avais jamais dormi en un an, et une part de moi ne pouvait s'empêcher de se dire que c'était grâce à Omen et à sa présence.

_____

**FIN DE LA CINQUIÈME NUIT**



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Le changement était brutal, et je m'en rendais compte dès l'arrivée d'Alexandra dans la cuisine. A mon grand soulagement, j'étais rentrée assez vite et avec suffisamment de discrétion pour qu'elle ne repère pas ma... sortie nocturne. Encore à moitié endormie, elle m'observa de la tête aux pieds, constatant que j'étais dans l'exacte même tenue de la veille, et je haussais une épaule avec nonchalance, dans l'espoir qu'elle laisse couler. Ce qu'elle fit, à mon grand soulagement. « Bien dormi, Ava ? » - « Ouais... » que je murmurais, le nez dans mon bol de céréales, jusqu'à ce que je remarque que ma cousine venait totalement de se figer. Et quand je levais le nez, c'était pour remarquer qu'elle me fixait. De toute évidence, elle ne s'attendait pas à une réponse de ma part. D'habitude, je me contentais d'un vague haussement d'épaule, signe que je n'avais pas forcément envie de lui répondre. Mais oui, j'avais bien dormi. Si tu savais combien j'ai bien dormi.

Tant et si bien que j'y pensais tout le reste de la journée, avec un mélange de culpabilité et de soulagement. J'étais heureuse de me sentir si éveillée, vivace pendant les cours, attentive aux discussions d'Alexandra et de sa meilleure amie pendant l'heure du repas. Mais à côté de ce sentiment de bien-être que je n'avais pas éprouvé depuis des mois et des mois, j'étais rongée par le doute et l'incertitude, me demandant à chaque heure ce que faisait Omen, et combien il devait me considérer comme une fille dérangée pour la nuit dernière.

Et comme si le karma voulait me jouer un sale tour, il m'aura suffi de quelques pas sur le parking du lycée pour le remarquer. Ou bien peut-être était-ce parce qu'Alexandra était en train de mater Jaimie Matthews comme - trop - souvent, et qu'il se trouvait juste à côté de lui. Peut-être que c'était juste parce que jusque maintenant, j'étais trop fatiguée pour regarder autour de moi, et aujourd'hui, c'était différent. Mais je le voyais. Debout, à côté de sa voiture, une cigarette entre les lèvres. Il semblait avoir meilleure mine, lui aussi. Et l'espace d'un bref instant, nos regards se sont accrochés, effleurés, analysés l'un l'autre avant qu'il ne regarde ailleurs et que je ne détourne les yeux. Honteuse. Je baissais la tête sur la portière de la voiture d'Alex que j'ouvrais, cette dernière ne m'ayant heureusement pas vue, et je m'engouffrai dans l'habitacle, sans un regard de plus vers Omen.

_____________

A la fin de la journée, je réalisais que même avec ces six heures de sommeil qui m'avaient été accordées miraculeusement, je n'étais pas invincible, et les effets de la fatigue commençaient à pointer à nouveau. Alors je prenais une douche pour me réveiller, et prenais en compte le fait que ce soir, je n'allais pas voir Omen. Hors de question de me pointer au belvédère ce soir, c'était ma résolution absolue. Et en même temps... en même temps je ressentais le besoin de m'expliquer. De lui dire que j'étais vraiment, vraiment désolée. Que je voulais juste lui donner mes cookies, et repartir, avant de le voir dormir. Puis il y avait autre chose : j'y ai repensé toute la journée, alors que lentement, la scène s'était reconstituée dans mon esprit. En plus de l'hostilité dans sa voix, j'ai cru déceler une sorte de... culpabilité ? Il semblait s'en vouloir, et je ne savais pas si j'avais rêvé, où s'il se blâmait pour la situation que j'ai moi-même provoquée. Et ces arguments mentaux suffirent à abaisser une à une mes résolutions de ne pas quitter la maison.

Pire, parce qu'à 22h, je commençais déjà à tourner en rond comme une lionne en cage dans la cuisine, si bien que sur un coup de tête, j'attrapais mon sachet de peanut butter panacea et je me sauvais dans mon jardin pour rejoindre le belvédère, que je dépassais pour aller jusqu'au manoir encore éclairé. Le docteur Bentley ne devait pas dormir, alors il fallait que je sois discrète. Alors je grimpais doucement à la gouttière, assez pour pouvoir, avec de l'élan, lancer mon sac sur le balcon d'Omen. Avec, à l'intérieur, le sachet de cookies. Et aussitôt, je redescendais jusque la terre ferme, pour me diriger à nouveau à l'intérieur du belvédère où je m'asseyais, tournée vers le jardin de mon voisin. Avec le mince, très mince espoir qu'à minuit, je puisse le distinguer sur son balcon, et sur cette fichue gouttière.



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Elle m’avait laissé là, comme le roi des cons, sans même avoir le temps de m’énerver sur son insupportable «Je suis désolée», qui en plus de m'agacer, n’était en rien une réponse à ma question.  Tu t’excuses de quoi, putain ? Qu’est-ce que t’as fait de mal là ? Et je l’avais regardé s’enfuir par la baie vitrée d’un air ébahi, sans même m’interroger sur son apparente facilité à simplement se tirer par la fenêtre, à ce moment précis. Elle était partie avant même que j'ai eu le temps de reprendre mes esprits. D'un autre côté, je m’attendais à quoi : il ne fallait pas être un génie pour percuter que les filles n'adorent pas se faire gueuler dessus dès le réveil par un abruti dans mon genre.

J’ignore combien de temps exactement j’étais resté bêtement assis sur le lit, la bouche légèrement entrouverte, sourcils froncés par la concentration et la confusion, à examiner la place vide laissée par Ava sur mon lit. J’avais dormi. Et pas un petit somme entre deux réveils, pas une micro-sieste volée. Un véritable et complet foutu sommeil profond, réparateur et rechargeur de batteries. Je me sentais incroyablement bien, le total opposé de la veille au soir, mon corps apparemment foutrement reconnaissant de ce qui s’était passé cette nuit. Peu importe ce que c’était.

Ma nuit avait eut un autre effet que physique sur moi, auquel personne ne s’était attendu ce matin là, quand j’étais descendu de mon antre, arrivant très tôt dans la cuisine, totalement affamé. J’étais tombé sur Charles qui prenait son café, les yeux sur sa tablette posée sur le comptoir tandis que j’ouvrais le frigo avec avidité.

- «Bonjour !» avais-je laché d'un ton égal mais agréable, à son attention sans y réfléchir plus ce que ça. J’avais entendu un bruit léger d’étouffement derrière moi qui m’avait fait me retourner vers le Docteur B.; il était entrain de finalement déglutir et avait posé son regard inquisiteur sur moi. J'avais levé les yeux au ciel l'air de dire «Commence pas, et profites-en», ce à quoi il m’avait répondu :
- «Tu as l’air en meilleure forme ce matin» avait-il observé.
- «Qu’est-ce que j’y peux ? Mon docteur fait des miracles !» lui avais-je asséné avec humour, récupérant finalement une bouteille d’eau dans le frigo avant de disparaitre de la cuisine, sans relever son sourire en coin tandis qu’il portait à nouveau sa tasse à sa bouche.

Mais le docteur Bentley n’avait absolument rien à voir avec ma miraculeuse guérison. Mes fantastiques six heures de sommeil étaient surement à remercier. Ma première «nuit» en six ans. J’avais l’impression d’avoir gagné à la putain de loterie. Sauf qu’il ne pouvait pas s’agir uniquement de chance, quelque chose s’était passé hier soir, quelque chose avait changé, et j’étais déterminé à découvrir ce que c’était. Et une personne était la clef du mystère, ma clef. Mon Ava.

J'avais sauté presque impatiemment dans la Toyota dans l’après-midi, traçant la route jusqu’au lycée et arrivant beaucoup trop en avance à mon poste de ramassage scolaire, dans un excès d’enthousiasme. La sensation était incroyable, j’avais complètement oublié que mon corps pouvait se sentir ainsi, ce que c'était de fonctionner au quotidien sans cette constante douleur générale, sans la sécheresse brulante de mes yeux. Sans le flou qui enveloppait tout. Je m'étais garé à l’emplacement habituel pour attendre Jaimie, augmentant le volume de la musique dans l’habitacle :

«She's a silver lining lone ranger riding, through an open space, in my mind when she's not right there beside me» j’étais carrément entrain de chanter, tapant la mesure sur le volant.

Est-ce que c’était ça que les gens appelaient la "bonne humeur" ? Quel putain de rush. Meilleure que toutes les drogues du monde. Finalement, j'avais coupé le contact et j'étais sorti de la voiture pour griller une cigarette- stricte auto-interdiction de fumer dans l’hybride- la toute première de la journée, m’adossant à la portière tandis que le parking commençait à se remplir des lycéens de Stamford. Je n'avais même pas pris la peine de me cacher quand cette folle de Barbara Watson m'avait repéré et avait, sans grande discrétion, tiré sur son top pour agrandir son décolleté en arrivant à ma hauteur, me jetant des oeillades gênantes. Ne touchez pas à la drogue, les enfants. Vous pourriez, vous aussi, hériter de votre propre harceleuse nymphomane.

Pour toute réponse au flirt rebutant de Watson, j'avais tiré sur ma cigarette et détourné le regard vers l’entrée à la recherche de Jaimie, mais j’avais alors aperçu une autre tête connue. Ou plutôt une capuche connue. J'avais suivi du regard mon Ava qui traversait fièrement le parking, elle aussi animée par cet étrange buzz. J'avais baissé la tête dans un demi sourire, similaire à celui que je portais quand je voyais Ava écoutait ma playlist avec entrain. Avec un sentiment de pseudo-fierté. Je n'avais pas pu me retenir et je m’étais autorisé un nouveau regard vers elle et à ma surprise, j'étais tombé directement sur le sien. Elle avait vraiment meilleure mine mais elle avait aussi un étrange air embarrassé en me voyant.
Jaimie arrivant à la hauteur de la Toyota, j'avais évité à nouveau le regard vert transparent de mon petit secret, en jetant mon mégot au sol avant de faire un mouvement pour regagner l’intérieur de la voiture où Jay s’était installé sur le siège passager :

- «Wow, mec, qu’est-ce que t’as fait à la cinglée ?» avait blagué Jaimie faisant sans doute référence au regard échangé avec Ava. Ce con remarquait toujours ce genre de détail.
Malheureusement, sans réfléchir, j'avais flanché :
- «Elle n’est pas putain de cinglée !» avais-je rétorqué d’une violence démesurée et l'avait immédiatement regretté. Non, non, ma bonne humeur, laissez la moi. Jaimie m'avait jeté un regard choqué :
- «Okay... pas cinglée, pigé» avait-il répondu comme si il était face à un foutu psychopathe lunatique, son choc se transformant progressivement en curiosité. Dans un effort pour dissiper ses soupçons et le distraire du sujet j'avais rajouter à la hate, toujours agressif :
- «Et si tu veux un jour te taper Thompson, tu ferais peut-être mieux de fermer ta gueule sur sa cousine» l'avais-je mis en garde. Sa curiosité s'était envolé aussitôt, il avait haussé les sourcils en signe d'épiphanie, et hoché la tête avec sérieux. Menacez ses chances de coucher avec Alexandra Thompson, et ce batard ferait vraiment n’importe quoi. Ridicule.

Jaimie avait hésité à continuer à parler, mais il était toujours incapable de la boucler plus de 5 minutes malgré mon mutisme, ou peut-être à cause de celui-ci. Tandis que je démarrais la voiture et quittais le parking, il avait ajouté :

- «T’as raison. Et puis, au moins aujourd’hui elle a tenu la journée entière» Mais de quoi il me parlait là, putain.
- «De quoi tu me parles là, putain?» Jaimie n’avait jamais droit à mon filtre. Il avait mit encore un temps à réaliser mon manque de référence à son allusion.
- «C’est vrai, merde, j’oublie toujours que tu loupes tout» avait-il commencé «il y a encore eu une...» il m'avait regardé avec précaution avant de poursuivre son histoire comme hésitant sur le choix de ses mots «..un épisode avec Ava hier en cours avec un mec, elle a quitté le lycée plus tôt à cause de ça» Il avait insisté sur le prénom d'Ava comme si il espérait une putain de médaille. Mes mains s'étaient crispées sur le volant. C'était trop, adieu ma bonne humeur, totalement envolée. J'avais contrôlé, tant que possible, mon expression pour ne pas éveiller davantage les soupçons de Jaimie qui, je le savais, m’interrogerait à un moment ou un autre sur mon attitude d'aujourd’hui probablement à un moment où je n’étais pas en charge de notre sécurité en voiture.
- «Avec qui ?» avais-je exigé dans un grognement malgré tout mon self-control.
- «Oh, Spence, comme d’hab’» Jaimie avait haussé les épaules comme pour me dire «pas ma faute, mec» sentant ma colère.
Spencer Baron. Encore. Je vais TUER cet enfoiré.

________


Je faisais les cents pas dans ma chambre depuis un bon quart d’heure essayant d’éclaircir la situation. La nuit était tombée, et j’avais eu l’occasion de ressasser inlassablement l’épisode de la nuit dernière. Peu importe comment je tournais la situation, peu importe les lacunes dans ma compréhension des évènements, le résultat était le même : j’avais dormi, et foutrement bien par dessus le marché. Et je soupçonnai Ava d’avoir également sombré dans le sommeil. Peu importe les tenants et les aboutissants, peu importe la formule magique nécessaire à ce résultat, j’avais une certitude : Ava était la seule à avoir des informations sur le processus, sur la recette qui avait rendu tout ça possible. Ava était le dénominateur commun. Et par conséquent, ce que j’avais à faire était plutôt clair, en espérant que je n’avais pas définitivement réussi à la dégouter de m’approcher pour toujours après tout ce qui s’était passé, au réveil et inconsciemment dans la nuit.

Je fus interrompu dans mes réflexions par un bruit sourd en provenance du balcon à quelques mètres de moi et j’entraperçus un mouvement dans l’obscurité à travers la vitre. Je fronçai mes sourcils avec curiosité. Mais quoi encore ? Je finis par me diriger vers la baie vitrée que j’ouvrais d’un geste souple. Personne. J’avais dû halluciné, mais alors que j’allais regagner ma chambre je remarquai une forme noire sur le sol du balcon. Je m’approchai pour découvrir un sac sombre qui ne me semblait pas inconnu. Intrigué, je le soulevai du sol et l’ouvrai :
Mes putains de cookies. Beurre de Cacahuètes aux noms farfelus, mais si malins et si pertinents. Mon Ava était folle. Foutrement, follement adorable.

Sans plus réfléchir, je reposai les cookies dans le sac sur le balcon, que j’enjambais rapidement sans prendre le temps de récupérer ma veste ou de fermer la baie vitrée, et je glissais habilement le long de la gouttière pour me retrouver dans la fraicheur du jardin. Je trottinais rapidement vers le pavillon, en terrain neutre, pour y retrouver Ava qui était entrain d'attendre alors qu'il n'était même pas minuit. Et comme j’avais été privé de lui parler et de m’expliquer avec elle, je ressentais un nouveau rush de bonne humeur à la découvrir là, dans notre repaire secret. Mais elle avait à nouvea cet air gêné, presque honteux et je mis un instant à faire le lien ma prestation matinale avait du la faire se sentir plutôt mal; je lui avais tout bonnement aboyer dessus sans aucune retenue, sans filtre. Bien décidé à comprendre, et surtout à ne pas la faire fuir - après tout, je la soupçonnais d’être d’une manière ou d’une autre à l’origine du miracle de cette nuit, je m’installai délicatement à côté d’elle, peut-être un peu plus près qu’à mon habitude :

- «D'abord, je ne suis pas faché» commençai-je du ton le plus doux que je puisse exprimer - «Mais, si tu veux bien, j’aimerais comprendre ce qui s’est passé hier soir, vu que j’étais légèrement inconscient, vois-tu, et quelque chose me dit que toi, tu peux peut-être me faire un résumé des épisodes que j’ai loupé ?» j’étais calme et légèrement ironique, lui jetant un regard bienveillant.

Je m’en contre-foutais de pourquoi et comment elle avait débarqué dans ma chambre. Je voulais déterminer comment on avait réussi à dormir si paisiblement, et plus que tout, découvrir comment faire pour que ça se reproduise.


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Ava
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J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




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C'était peu, c'était même ridicule, mais c'était ma façon à moi de demander pardon, et d'offrir une possibilité à Omen de me parler. De me laisser m'expliquer, m'ouvrir un peu à lui, moi qui venais sans le vouloir de violer son intimité, son sommeil, ses cauchemars. La nuit dernière, je n'ai pas pensé de façon rationnelle. J'avais juste besoin qu'il cesse de souffrir, il fallait que j'essaie d'atténuer sa peine. Alors sans attendre de savoir s'il allait passer par son balcon, je retournais au belvédère, assise sur notre banc, genoux regroupés contre ma poitrine, comme souvent. A quoi bon retourner dans la maison, quand je tenais mieux réveillée ici ? Et c'est là que je l'ai vu. Passer la fenêtre, et finalement trouver le sac. Pour mieux directement enjamber le balcon. Est-ce qu'il est en colère ? Je tournais vivement la tête et enfonçais mon menton sur mes genoux, comme si je pouvais disparaître en agissant de la sorte. Mais je savais qu'il allait falloir faire front. Au moins le temps de m'expliquer. Et j'entendais ses pas se rapprocher... ralentir. Et c'est presque avec précaution que je voyais sa silhouette s'installer à mes côtés, tandis que je tournais lentement mon regard soucieux dans sa direction.

Il n'est pas fâché. C'est seulement au moment d'expirer, longuement, que je réalisais que j'étais restée en apnée depuis que j'avais entendu ses pas se rapprocher du belvédère. Mais j'étais littéralement rendue muette par ma culpabilité, alors qu'il rappelait qu'il ne savait rien des derniers évènements, étant inconscient. Je me sentais comme une dérangée, sérieusement, si bien que j'en baissais les yeux à la fin de ses mots. Il allait falloir que je m'explique. Maintenant.

Et malgré son ton léger et toute la bienveillance dont il pouvait faire preuve à mon égard, j'étais tout simplement incapable de le regarder dans les yeux plus de deux secondes. Alors je relâchais l'étreinte autour de mes jambes, et me redressais pour aller m'appuyer contre la rambarde du belvédère, le regard rivé sur le lac dans lequel se reflétait une lune couverte par quelques nuages. « Je t'attendais ici. » Commençais-je enfin, après ce qui me semblait avoir duré une éternité. Mes deux mains jointes, je me mordais nerveusement la lèvre inférieure, avant de reprendre « Et... je sais que je n'aurais pas du, mais j'étais inquiète de ne pas avoir de tes nouvelles, alors je m'étais dit que j'allais passer. Juste... frapper à ta fenêtre, pour que tu me dises que tu ne pouvais pas venir ce soir, et je serais repartie. » Inconsciemment, tes deux mains entrelacées se serraient l'une autour de l'autre, alors que tu revoyais clairement son visage tordu de douleur. « Tu dormais... pour beaucoup, c'était anodin. Mais au ton que j'employais, j'aurais pu tout aussi bien annoncer un diagnostic médical fatal. et je t'ai appelé Omen, mais tu... tu ne réagissais pas, et... je pouvais pas te laisser comme ça. » Je pouvais pas. C'était au delà de mes forces de repartir aussi vite que j'étais arrivée, et te laisser à une lente agonie que je ne connais que trop bien, pour la vivre moi-même chaque fois que je ferme les yeux.

Je marquais un temps de silence. Prenant appui sur la rambarde, je pivotais légèrement mon buste, assez pour le voir. Mais mes poings, eux, étaient serrés autour du réverbère. « Alors je me suis dit que j'allais devoir te secouer. Te... » Toucher. Mais le mot ne venait pas, tandis que je sentais le rouge affluer violemment à mes joues. « Tu sais que je ne peux pas... enfin... je suppose qu'on t'a dit. Pour mon... syndrome post traumatique en cas de contact avec le sexe opposé. » Je disais les derniers mots, pratiquement en citant les nombreux thérapeutes que j'ai pu avoir à Norwich, la mâchoire serrée. Ava la cinglée. Je baissais les yeux un bref instant, passais ma langue entre mes lèvres, avant de passer mes doigts dans mes cheveux bruns. « Alors avant de te secouer, j'ai voulu essayer. J'ai... enfin tu... ton poing Omen, il était serré dans tes cheveux, alors je.. » Plus ça allait, et plus je bafouillais, alors je fermais les yeux, avant de balancer de but en blanc « alors je t'ai forcé à lâcher ta prise, et j'ai remarqué que.. tu te calmais? »

Je murmurais la fin de ma phrase, pourtant sûre qu'il avait pu m'entendre. Et même s'il y avait une forme d'interrogation dans ma voix, j'étais à peu près sûre de ce que je disais. Il s'était calmé à mon contact. « Tu as arrêté de t'agiter... c'était comme si... comme si tu allais mieux. Et j'étais tellement surprise que.. » Tellement surprise de ta réaction à mon contact, surprise que tu t'apaises. Surprise de voir que je pouvais te toucher sans me mettre à hurler. C'est cette partie de moi que je me décidais à lui dévoiler. « En temps normal, quand je touche un homme, ou qu'il me touche, même si c'est juste une bousculade, même s'il m'a juste effleuré... C'est comme s'il était à nouveau là. J'ai des souvenirs qui reviennent, et peu importe combien je veux rester calme, je m'effondre. Comme une crise de panique, avec plus ou moins d'intensité. » Je n'arrivais plus à le regarder dans les yeux, tandis que je révélais combien mon cerveau traumatisé était totalement déglingué. Cependant, j'étais incapable de m'empêcher de relever les yeux dans sa direction quand j'avouais, jaugeant sa réaction, alors que je gardais les sourcils froncés tant j'étais encore surprise et dans l'incompréhension la plus totale « Mais pas toi. » Inspire, expire, constate qu'il reste silencieux et je reprends : « Quand je t'ai touché... pas de flash, pas de placard, pas d'images de Paul. Juste... toi. » Et je ne saurais pas lui décrire précisément cette électricité qui m'avait traversée à son contact. Sûrement allait-il me prendre pour une folle si je lui révélais ce détail, alors je préférais me concentrer sur lui à nouveau. « Alors j'ai continué. Puis tout à coup, tu as recommencé à t'agiter, et c'est là que.. tu... ton bras devait chercher un oreiller, je ne sais pas, mais c'est moi qu'il a eu à la place. » D'où notre posture, enlacés, à son réveil. « Je suis désolée, Omen, vraiment, vraiment désolée... Mais j'étais tellement fatiguée, et je voulais rester jusqu'à ce que tu te réveilles, mais j'étais vraiment, vraiment épuisée, et... Je me suis endormie. » Comme ça, dans tes bras. Pendant six heures de sommeil sans cauchemars. Et il fallait qu'il le sache. « Je n'avais jamais pu m'endormir... je veux dire, vraiment dormir sans faire de cauchemars. Jusqu'à hier soir. » C'est pour ça que tu m'as retrouvée dans ton lit, totalement perdue au réveil. C'était comme se réveiller après avoir hiberné. Comme si je venais de dormir pendant vingt-quatre heures d'affilée, et non pas seulement six, ce que beaucoup considéreraient comme une nuit courte.

C'est alors que je concluais sur un simple - et énième - « Je suis désolée... je n'aurais jamais du entrer dans ta chambre, ni même venir jusque ton balcon. Je suppose que j'étais juste... inquiète de ne pas te voir. » Et je me mordais la lèvre avec bien trop de violence, pour me retenir d'ajouter un dernier "pardon".



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Omen
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J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




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- «Pourrais-tu..» Sérieusement, elle devait le faire exprès, «arrêter...» clairement ma quasi-inexistante patience était vraiment mise au défi, «... de t’excuser à tout bout de champs ?!» Putain.
Je parvins à filtrer le «putain» malgré mon ton aux résonances agressives. J’essayais de la rassurer mais cette merde était insupportable. Je lui commandai du regard d’arrêter ça. Est-ce que je ne venais pas de clairement établir que je n’étais pas en colère, et encore moins après elle ? Pensait-elle sincèrement que j’étais le genre de mec, à prétendre que je n’étais pas contrarié. M’avait-elle rencontré ? Son embarras était tellement loin d’être important en comparaison de ce que nous étions entrain de vivre.

J’étais resté assis, hypnotisé par le récit détaillé d’Ava au regard des évènements de la nuit dernière. Me retenant de l’interrompre quand quelques éléments m’avaient tout bonnement choqué au point de faire tomber ma mâchoire de manière gênante, expression que j’avais rapidement corrigée avant qu'elle ne soit trop remarquée par ma complice nocturne.

Tout d’abord -et ce n’était vraiment pas rien-  Ava pouvait me toucher et j’avais vraiment du mal à comprendre comment ce truc traumatique marchait. Peut-être qu’elle avait son propre interrupteur ou un délire, du genre. Malgré mon soulagement à l’idée qu’elle n’avait pas eu de crises émotionnelles par ma faute, j’avais évité son regard avec embarras, quand elle m’avait raconté que je l’avais ridiculement attrapé dans mon sommeil. Putain de malade. Sérieux. J’étais vraiment curieux à l’idée de comprendre pourquoi Ava était capable de me toucher, mais elle n’avait pas l’air d’en savoir plus que moi, ou alors elle ne me disait pas tout. Etait-ce parce que c’était elle qui avait initié le contact selon ses propres conditions ? Ou parce que j’étais dans un état de vulnérabilité telle que son cerveau ne me pouvait pas me considérer comme une menace ?

Certains passages relatés par ma voisine, m’avaient aussi fait grimacer notamment la première partie où elle m’avait vu...en plein cauchemar justement. Vraiment si l’un d’entre nous devait se sentir gêné, c’était moi, alors que je m’imaginais chialant devant Ava comme un putain de gosse dans mon lit. Viril, vraiment. Je réprimai mon instinct premier, réflexe menaçant qui accompagnait toujours mes moments de vulnérabilité «Je te jure Ava, si tu racontes ça...» aurais-je averti, mais je m’étais vite ravisé. Je ne pouvais imaginer ma poupée de porcelaine répandant ce genre de bruits, et elle avait déjà accepté de garder le secret sur le Belvédère Club, ce qui prouvait qu’elle n’était pas le genre à jacasser dans les vestiaires des filles après le cours de gym. Pas comme cette tarée de Barbie Watson.

Mais tout ça n’était pas ma priorité, je scrutais et décortiquais chaque élément fourni par Ava sur la recette de notre sommeil partagé. J’attendais qu’elle m’explique ce qu’elle avait trouvé pour nous plonger tous deux dans les bras de Morphée, médicament, tisane, encens ou remède de marabout, peu importait. Jusqu’à ce que je comprenne. Ava n’avait rien amené de magique. C’était Ava. C’était elle, la clef, d’une manière qui m’échappait; elle qui faisait taire les cauchemars de sa présence à mes cotés, avec ses foutus fleurs et ses foutus cookies, et ses cheveux soyeux et ses doigts délicats. Et comme à chaque fois depuis notre rencontre, il semblait juste qu’en échange, c'était moi qui lui apportait la sérénité du sommeil d’une certaine manière. Une part de moi, une part de toi. Un échange de bons procédés.

C’était absolument incroyable et inexplicable, et je m’en balançais toujours autant. Le résultat était là, mais pas éternel, la soif de sommeil en retard accumulé depuis des années, ne pouvant pas être étanchée par les quelques gouttes d’endormissement de la nuit dernière. N’y pense même pas, pauvre taré. J’étais sans doute fou, mais je ne pouvais repousser l’idée qui grandissait en parallèle de toutes ces révélations, qui frappait déjà à ma porte toute cette journée, quand, tel un toxicomane, je planifiais déjà comment obtenir ma prochaine dose. Je voulais pousser ma chance insolente de gros connard.
Mais comment ? Je cherchais comment formuler ce que j’avais en tête sans qu’une nouvelle fois Ava ne prenne ça de travers, sans qu’elle me range dans la catégorie des ados pleins d’hormones qui cherchaient à abuser d’elle. Parce que ce n’était pas ça. Interrupteur totalement off.
Une de mes mains s’emmêlait dans mes mèches de cheveux en bataille tandis que j’imitais finalement la position d'Ava, me levant à mon tour du banc, faisant circuler mon regard sur le sol à la recherche d’une inspiration brillante pour réussir à tourner mes paroles de la bonne manière. Je tentai un regard interrogateur vers Ava, qui était appuyée sur la rambarde du belvédère.

- «Est-ce que tu...» c’était reparti pour un long moment de balbutiements en tout genre, elle allait finir par penser que j’avais un problème moteur ou de bégaiement à force, je la regardai alors droit dans les yeux un grimace prudente me déformant le visage :
- «Est-ce que tu crois que tu pourrais essayer de le refaire ?» lachai-je enfin déposant les armes sans respirer, appréhendant de voir ma formule magique simplement prendre ses jambes à son coup et se réfugier dans sa cuisine. Je maintenais son regard apaisant, projetant avec mes yeux tout ce que je ne savais pas dire, tout ce que j’espérais qu’elle comprenne.

Je ne suis pas un gros dégueulasse qui veut te mettre dans mon lit. Je veux ressentir la douceur, je veux dormir.
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Je scellais mes lèvres dans un pincement coupable, tandis que le regard accusateur d'Omen était braqué sur moi. De toute évidence, il n'était pas friand de mes multiples excuses, et s'il y a bien une chose que je ne voulais pas, c'était le mettre en colère. Alors je me contentais de joindre mes mains, arrivant à la fin de mon récit. Il restait encore beaucoup de zones d'ombres, hélas, je ne pouvais pas lui apporter certaines réponses. Surtout le pourquoi. Pourquoi est-ce que j'ai réussi à l'aider à dormir ? Est-ce que c'est comme ça avec toutes les... filles ? Cette pensée anima en moi inconsciemment une bouffée d'animosité envers quiconque aurait pu se retrouver dans ma situation d'hier soir. Mais au vu de l'air ahuri qu'affichait Omen... j'avais envie de croire que c'était une première pour lui comme pour moi. Je l'ai touché. Et ça, c'était mon plus grand mystère, en plus du fait que j'aie parfaitement bien dormi avec lui. Si j'avais un peu de cran, j'irais voir sur internet, mais j'avais peur de ce que je pourrais y lire. Et hors de question d'aller voir un médecin. Voir un docteur revenait à admettre mes troubles du sommeil, et je n'avais vraiment vraiment pas envie de me retrouver assommée de médicaments pour ne devenir plus qu'un légume incapable de penser par elle-même.

Il n'empêchait que je l'avais touché. Et pire, même si je ne lui avais pas dit... passée la surprise et la légère panique qui m'avait animée lorsqu'il a passé son bras autour de ma taille, j'avais aimé un peu trop ce contact. Sa proximité. Sentir son souffle soulever et abaisser à des rythmes réguliers son torse sous ma joue, appuyée contre lui. Et si une part de moi se languissait de ce contact, une autre en était incroyablement effrayée. Non pas comme une de mes.. crises, mais plutôt comme une crainte de ce que ce plaisir que j'éprouvais pouvait réellement représenter vis à vis de mon lien avec Omen. Jusque maintenant, je ne m'étais pas autorisée à songer au fait que, oui, admettons le, j'étais irrémédiablement attirée par lui. A quoi bon, quand on est une cinglée incapable de toucher un homme ?

Cette nouveauté de la nuit dernière changeait la donne, et je ne savais pas encore quoi en faire.

Après ce qui me sembla durer une éternité de silence, à se regarder l'un l'autre d'un air à la fois gêné et perdu, jusqu'à ce que je reconnaisse ce tic nerveux qu'il semble avoir avant de se mettre à parler. Ses doigts qui passent dans ses cheveux - ces mêmes cheveux que j'ai caressé pendant une bonne partie de la nuit - et sa silhouette qui se redresse, me faisant étrangement me sentir toute petite. C'est là d'ailleurs que je réalisais que c'était la première fois que je me trouvais debout face à Omen, à une telle proximité. Outre ce matin ou nous nous étions levés plus ou moins brusquement, l'un de nous était toujours assis. Lui sur son lit le premier soir, moi sur le banc quand il arrivait au belvédère... Et il était vraiment, vraiment plus grand que moi. Et pourtant, même si je me sentais intimidée, lorsqu'il prit la parole, je crus desceller une pointe de vulnérabilité. Comme le garçon dont j'ai séché les larmes, hier soir, tandis qu'il était endormi dans sa chambre.

Est-ce que je...? Je fronçais les sourcils, attendant la suite de sa phrase, avec un mélange de doute et d'espoir, le dernier profondément enterré dans un recoin de mon subconscient de givrée. Puis l'annonce tombe.

Est-ce que tu crois que tu pourrais essayer de le refaire ?

Je restais là, plantée devant lui, à assimiler les mots qu'il venait de prononcer. Il voulait recommencer. Que je dorme avec lui ? Cette fois en toute âme et conscience ? Est-ce que ce serait la même chose ? Est-ce qu'il sera apaisé s'il sait que c'est moi à ses côtés ? Et pire : est-ce que je vais pouvoir m'approcher de lui et le toucher, sachant qu'il ne sera pas encore endormi ? Mais c'était plus fort que moi. Et c'est presque dans un murmure échappé entre mes dents qui martyrisaient toujours ma lèvre inférieure, que je dis « Je veux bien... essayer. » Parce qu'aussi gênante puisse être la situation, je n'avais pas passé une aussi belle nuit depuis longtemps. Parce que j'avais envie de recommencer. De voir si je pouvais connaître une aussi belle nuit de sommeil, une deuxième fois en si peu de temps. Mais avant...

« Mais d'abord, il faut que je te demande quelque chose. » Malgré moi, mes paupières tremblèrent sous l'effet d'une peur que je ne pouvais décemment pas maîtriser, que je n'ai jamais pu maîtriser, et ce malgré toute la conviction que je venais d'employer dans mon ton, je ne pouvais pas la cacher à Omen. Je baissais les yeux, et inspirais, continuant : « Je ne peux pas me permettre d'avoir une crise chez toi... de toute évidence, je réveillerais tout le manoir si jamais j'en arrivais là. et tu étais endormi hier soir, et je n'avais encore jamais... de mon propre chef touché un garçon depuis... » Je suspendais mes mots, me doutant qu'il comprendrait vu qu'il connaît mon histoire. Quand on est animée d'une peur irrationnelle dès qu'on approche d'un homme à moins d'un mètre, forcément, on ne tente pas le diable. Sauf peut-être ce soir. De toute évidence, je jouais même directement avec les flammes de l'Enfer. « Est-ce que tu pourrais me toucher s'il te plait ? » Je balançais la phrase d'une traite, sans respirer, tandis que je relevais les yeux pour scruter Omen avec une appréhension telle que j'étais pratiquement sûre de trembler. Et je m'en voudrais probablement toute ma vie si je venais à avoir un épisode devant lui, comme ça, au milieu du jardin, mais si on voulait retenter de dormir tous les deux, il fallait d'abord que je sache. Que je sache s'il était vraiment une exception. Si Omen Bentley était le seul homme à ce jour que j'étais capable de toucher, pour une raison qui m'était totalement étrangère.



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Un crash test.

A peine eus-je le temps de profiter du soulagement - et de la surprise- provoqués par l'accord quasi-immédiat d'Ava de retenter l'expérience de la nuit dernière, j'étais envahi de panique par la requête qu'elle émettait en conséquence.
Je ne doutais pas de la véracité des évènements relatés par Ava, mais je ne les avais pas vécu consciemment et, pour moi, c'était une foutue première. Et mon petit secret nocturne se tenait là, la nuque pliée pour pouvoir me regarder, me réclamant de la toucher avec un aplomb que personne n'aurait pu lui soupçonner. Elle avait l'air encore plus petite maintenant que je la dominais de ma hauteur, tous deux debout en face à face. Et tandis qu'elle me demandait ce contact physique, je crus apercevoir dans l'obscurité une ombre rose qui flirtait sur ses joues. Non, non. Stop.

Concentre-toi, Omen.

J'étais putain de terrifié à l'idée de toucher Ava, et ce sentiment affrontait férocement mon envie de pouvoir sombrer dans le sommeil à nouveau grace à elle. Et même si sa logique était tout à fait censée, je prenais soudain conscience de tout ce que je risquais. J'étais malade à l'idée de provoquer un épisode d'aversion à mon petit secret aux yeux verts encapuchonné, mais nous ne pouvions prendre pour acquis le foutu miracle de la veille, l'alignement des planètes ou je ne sais quoi, qui avait permis les évènements de la nuit dernière de se produire. Je déglutis, réalisant qu'il était même probable que hier soir fut une sacrée exception, un cadeau cruel à l'occurence unique, et je regrettai encore plus désormais d'avoir fait fuir Ava ce matin, plutôt que de voler quelques heures de sommeil supplémentaires. Trop tard.


Involontairement, j'examinai de haut en bas la silhouette de ma complice, de la capuche aux pieds, tentant de déterminer quelle la partie d'elle serait la plus "innocente" possible. Je considérais encore un moment d’accorder à Ava sa requête; mais je gagnais du temps, m'imaginant déjà avec horreur lui provoquer un épisode post-traumatique, même ici dans le jardin : je perdrais tout. Mon sommeil retrouvé, mon belvédère-club, mes cookies, ma douceur, mon Ava. Je voulais tellement être sur que la magie fonctionnerait à nouveau mais Ava, elle-même, semblait douter.
Hésitant toujours, j'approchai délicatement mes doigts d'une de ses longues mèches de cheveux bruns qui s'échappait de son sweat, et je tentai de l'effleurer sans me rendre compte de la concentration ridiculement intense qui marquait mon visage. Je verrouillai alors le regard d'Ava, à la recherche d'un accord tacite réitéré. Sure ?  Mais j'étais décontenancé quand je retrouvai ses yeux pleins de cette étrange sensation familière et chaleureuse. Rassurants.

C'était ce que voulait Ava, c'était ce qu'elle demandait. Je ré-examinai un par un tous les éléments qui avaient conduit au succès de la veille, à la recherche de chacun des facteurs qui pourraient m'indiquer la meilleure méthode à adopter. J'expirai alors bruyamment et je laissai tomber ma main prête à la toucher, changeant d'avis. Il me fallait prendre tous les précautions possibles. Peut-être inutilement. Décide-toi, bordel. C'est finalement avec un air déterminé que je me déplaçai, dépassant Ava comme pour sortir du pavillon en direction de ma maison, puis me retournai vers elle. Je levai une main hésitante, paume vers le haut en sa direction. Il fallait qu'elle fasse la moitié du chemin, que son cerveau ne me voit pas comme une menace, comme une agression. Une question de contrôle.

- "Essayons comme ça" expliquai-je, l'invitant à déposer sa main dans la mienne. Chacun sa part. Une moitié toi, une moitié moi.

J'avais presque envie de croiser mes  putains de doigts dans mon dos, dans l'appréhension du moment de vérité. Pitié, faites que ça marche.


 
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