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 Wide Awake

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mikrokosmos
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Féminin MESSAGES : 2209
INSCRIPTION : 11/02/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Poitou-Charentes
CRÉDITS : masayume (avatar); mon ami tumblr (gifs) + moi-même (sign)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique, science-fiction !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Luigi

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Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




feat. Kristen Stewart ©️ cyrine
A demain soir.

J'ai gardé ces mots en tête une bonne partie de la matinée, une fois rentrée chez tante Lucy après avoir vu les premières lueurs du jour qui perçaient l'horizon, par delà le lac qui bordait nos deux terrains. Je passais d'ailleurs une bonne partie de la journée à penser à Omen. A l'échange que nous avons eu, à la soirée qu'on a passée, à discuter, échanger sur nos points communs, nos différences, parler de choses banales comme la musique, la littérature, ses cookies préférés. Juste pour se tenir éveillés l'un l'autre. Et ça faisait tellement de bien de ne pas être seule pour une fois. De ne pas avoir à affronter la nuit, tentatrice, moi et rien que moi. Quand Alex s'est levée, j'étais évidemment dans la cuisine, et j'avais préparé le petit déjeuner. Mais de toute évidence, mon corps me criait qu'il n'en pouvait plus. Mes gestes étaient lents, et je ne parvenais plus à me concentrer, pas même sur les bavardages incessants d'Alexandra. Je passais mon temps à me frotter les yeux avec mes poings, dans l'espoir qu'ils finissent par s'ouvrir, mais ce matin, même tous les cafés du monde n'auraient pas su me venir en aide. J'ai failli m'endormir, cette nuit. Et si Omen n'avait pas été là pour m'en empêcher, je serais retournée là bas. Retournée à Norwich. Retournée dans cette chambre sombre, le regard de Paul rivé sur moi, ou moi, observant impuissante ma mère nageant dans une mare de sang...

Je secouais rapidement la tête, ramenée douloureusement dans la cuisine alors que je réalisais que je venais de fermer les yeux un peu trop longtemps. Et Alex me fixait, de ses grands yeux ronds, à attendre de savoir si je voulais aller faire du shopping avec elle. Je devrais dire oui. Mais je n'en avais juste pas la force...

_______________

A minuit, une fois bien sûre que tout le monde dormait à la maison, j'enfilais mon éternel hoodie, rabattais ma capuche sur ma tête, et me décidais enfin à braver la pluie à l'extérieur, mon sachet de cookies serré contre moi, jusqu'à rejoindre le belvédère. Je me sentais ridicule, à observer l'heure comme une adolescente jusque minuit - adolescente que j'étais probablement encore un peu - mais c'était plus fort que moi : ce soir, j'en avais besoin. Et je n'avais pas oublié le "à demain soir" d'Omen, sonnant la promesse d'autres rendez-vous nocturnes pour rester en éveil. La pluie eut un effet régénérateur sur mon corps, le rafraîchissant considérablement, et me sortant de la léthargie dans laquelle je me trouvais en quittant la porte d'entrée. Et comme hier soir, je jetais un regard rapide au balcon d'Omen, et à sa chambre allumée. Avec ce temps, il n'allait peut-être pas venir. Il ne devrait pas venir. Mais je m'accrochais toujours à ce "peut-être" qui me donnait l'espoir léger d'avoir encore une fois sa compagnie ce soir.

Et j'avais raison.

Deux minutes plus tard, je voyais sa silhouette qui escaladait à nouveau la gouttière, jusqu'à tomber lourdement sur le sol. Je fis un sourire en coin malgré moi, à voir que c'était le comportement typique du délinquant qu'Alex aimait me dépeindre hier. Mais je n'arrivais juste pas à le voir comme ça. Alors, je lui laissais le temps de s'approcher du belvédère, et disposais mes "Panacées de beurre de cacahuète" au milieu du banc, entre nous deux. Panacée, déesse grecque des remèdes. Peut-être qu'au fond, j'espérais qu'à l'égal de la déesse, mes cookies pourraient apporter une forme de réconfort à Omen, à défaut de pouvoir guérir les plaies de son passé. Quand je levais les yeux vers lui, je vis immédiatement que quelque chose n'allait pas. Son regard était sombre, sa mine... déconfite. Et je réalisais alors à ce moment que je regardais de plus en plus longtemps Omen Bentley. « Tu t'es endormi ? » demandai-je presque à voix basse, tirant sur mes manches nerveusement en pinçant les lèvres. Et j'avais envie de lui dire. Moi aussi. De lui dire que j'ai fait l'erreur de passer l'après midi seule sans Alexandra. Que j'ai fermé les yeux dans ce canapé, et que ça s'est transformé en trois heures de sommeil. De lui dire que j'ai revu ma mère, que j'ai revu Paul, que j'ai crié en me réveillant, toujours seule, dans le salon, avant de fondre en larmes. Mais les mots ne venaient pas. Alors, je poussais juste le paquet de cookies vers Omen. « Ils sont pour toi. Beurre de cacahuète. » Et je haussais les épaule, en tournant à nouveau les yeux vers le lac. Comme si ce n'était rien. Après tout, je cuisinais pour m'occuper, c'est tout.
 



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Cheers
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UNIVERS FÉTICHE : Réel / Fantasy
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Omen
Bentley

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




feat. Robert Pattinson ©️schyzophrenic


Quoiqu’il arrive, mauviette, ne te dégonfle pas.

Ma veste en cuir sur la tête, j’avais trottiné sous le déluge jusqu’au pavillon où je devais rejoindre Ava. Ma détermination se fragilisant avec chaque pas, je décidai de simplement baisser mon interrupteur sentimental en position off. J’utilisai l’engourdissement émotionnel provoqué par la fatigue, m’y laissai couler complètement jusqu'à me sentir vide, et c’est avec un regard froid et dur que je retrouvai Ava. C'est juste une fille.

Elle mit ma résolution à rude épreuve quand elle me dévisagea avec son air habituel, son  parfum de fleurs et pâtisserie rehaussé par l’humidité de ses longs cheveux sous cette foutue capuche trempée par la pluie. Cette petite poupée de porcelaine qui posait des yeux différents sur moi. J'avais d'abord pensé à un miroir à cause des cernes, mais je n'avais jamais rencontré ce genre de regard dans mon reflet.  Je ne savais pas ce que c’était, mais elle me regardait d’une manière qui me faisait me sentir foutrement bien. Me sentir mieux.
Oubliant presque que je lui avais offert une partie de mon histoire la veille, elle me surprit en devinant que j'avais dormi, sachant tout ce que ça représentait. Je pouvais voir les courbes de son inquiétude dansaient avec sa propre peine au fond de ses yeux verts. Je restais muet.
Arrête ça. Tout. De. Suite. Je la menaçais, je me menaçais.

Le coup de grâce.
Les putains de cookies. J'évitai lâchement son regard, cherchant la confusion de mon épuisement physique, priant pour une semi-perte de conscience, de peur de perdre mon masque d'impassibilité, désarmé par son geste si banal et pourtant si délicat. Je fronçai les sourcils sur le sachet, si près de renoncer à mon projet. Puis je fermai mes yeux avec ferveur, rassemblant toute ma colère. Peux-tu arrêter d'être putain de gentille avec moi quand je suis qu'un pauvre connard entrain d'essayer de faire un truc vraiment merdique ?

Comme un pansement Omen. Finissons-en.

Je me raclai la gorge, appuyant mon regard noir avec un dernier effort, ma voix plate, dépourvue d’émotion et encore partiellement enrouée par les larmes étouffées de mon cauchemar, par la fatigue générale que je ressentais et probablement par la dizaine de cigarettes que j’avais fumé aujourd’hui, débattant de l'idée même de prononcer ces mots :

- « On ne devrait pas être amis toi et moi» lachai-je enfin, «c’est une mauvaise idée» crachai-je avec un ton amer. «Tu devrais rester loin de moi.» J'étais glacial.
C'est juste une fille.
Mon visage de marbre, je priai que ce soit suffisant. D’avoir réussi à la vexer sans la blesser. Allez traite moi de sale con maintenant, et tire-toi. Rentre chez toi, retourne à ta putain de vie de devoirs, de fleurs et de cookies. Fuis-moi.

Mais c’est moi qui ne pouvait pas attendre. C’est moi qui n’allait pas tenir si je restais une seconde de plus en face de son visage humide, de son odeur familière, tandis qu'elle me scrutait de ses yeux fatigués et brisés.
La pointe de mes cheveux gouttant sur le sol, je jetai une main dans ma poche où je récupérai mon vieil Ipod, que je n’utilisai que rarement, sur lequel j’avais chargé tous les morceaux que j’avais choisi pour Ava en rentrant ce matin. Je ne pouvais pas lui prendre la main pour la soutirer à ses mauvais souvenirs, je ne pouvais pas la consoler avec mes deux syllabes de conversation, et je ne pouvais plus l’aider à rester éveillé, mais la musique, ça, je pouvais faire. D'un geste rapide, je déposais l’objet enroulé d’une paire d’écouteurs sur le banc abrité du belvédère sans un mot, ni un nouveau regard vers elle qui aurait été trop risqué, et je remis le dos de ma veste sur ma tête courant vers le manoir, fuyant ridiculement jusqu’à ma chambre où je me retrouverai seul face à mes cauchemars sans plus aucun filet de sécurité.

C'est mieux comme ça. Je suis désolé.

_______

**FIN DE LA TROISIEME NUIT**
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Ava
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J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




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Je ne sais pas trop à quoi je m'étais attendue.

Mais certainement pas à ça.

Pourtant, j'ai laissé Omen faire. Me rejeter et m'assurer que nous ne devrions en aucun cas être amis. Ok, j'aurais pu dire. Mais les mots ne parvenaient même pas à franchir mes lèvres. Je me suis contentée de le fixer, à la fois confuse et abattue, acceptant ma défaite. Une défaite de plus. Pendant un instant, j'ai cru qu'il attendait une réponse de ma part, n'importe laquelle. Mais que pouvais-je dire quand il pointait du doigt l'évidence ? On ne devrait pas être amis. Je me le suis répété la veille, et je savais que je flirtais avec le danger, à essayer de me lier avec quelqu'un d'autre que ma cousine et ma tante. L'espace d'un instant, j'ai cru que je pourrais, à défaut de pouvoir me sentir comme une jeune femme normale, avoir une compagnie quelconque pour tromper la nuit. Pour tromper l'ennui, ce même ennui qui mène au sommeil.

J'avais tort.

Puis une fois qu'il fut parti, je me décidai enfin à baisser les yeux sur l'Ipod qu'il avait laissé sur le banc, juste à côté du paquet de Panacée de beurre de cacahuète laissé fermé, remède inutile, que je laisserai probablement le loisir de manger à Alex demain matin. Et pendant presque une heure, je suis restée là, genoux groupés contre ma poitrine, à fixer ridiculement le petit objet comme si je craignais qu'il ne me saute à la gorge si j'osais le toucher.

Et après une dizaine de minutes supplémentaires, je me suis décidée à le ramasser.

_______________

J'ai passé les trois heures qui ont suivi sous le belvédère, sous la pluie, seule. A écouter la musique sur l'Ipod d'Omen. Et le lendemain, l'objet était glissé dans ma poche, écouteurs cachés sous mon sweat à capuche, pour que je me rende au lycée avec. J'avais déjà fait le tour de la plupart des chansons, en rejouant certaines, en dodelinant inconsciemment de la tête sur d'autres. En conduisant jusqu'au lycée, ce matin, Alex tenta de me soutirer quelques paroles, un haussement d'épaules, n'importe quoi, comme chaque matin. Je crois que j'utilisais aussi un peu l'Ipod pour ne pas lui répondre, et mieux dissimuler la fatigue. L'épuisement. La frustration. Et... de la tristesse ?

J'ai passé la majeure partie de la journée en cours à me demander si j'étais triste, ou juste lasse. C'était ridicule, d'être triste vis à vis d'une personne que je ne connaissais que depuis deux jours. Ridicule, parce que je savais très bien que me lier d'amitié avec un garçon ne me mènerait nulle part. Je veux dire... Pourquoi est-ce qu'il se prendrait la tête à parler avec une fille bizarre, incapable de le toucher, ne serait-ce que pour prendre quelque chose dans sa main ? Je pense qu'en fait, l'inverse m'aurait étonnée. Franchement étonnée.

Je ne me séparais de l'Ipod que pour m'installer en cours, en retrait du reste du monde, n'écoutant que d'une oreille distraite et incapable de suivre pleinement. Les profs ne disaient rien, même lorsque je m'endormais en classe, et je soupçonnais tante Lucy d'avoir fait un point avec le proviseur avant mon arrivée. C'était même hautement probable. Mais aujourd'hui, je n'avais pas besoin de dormir. Enfin si, tout le temps, mais en m'endormant trois heures hier, je m'étais accordé malgré moi une marge de résistance supplémentaire, et sûrement quelques jours de répit sans avoir à prendre le risque de m'assoupir en cours pour risquer de me réveiller en criant devant une vingtaine d'étudiants.

La journée s'est passée sans vagues particulières. Pendant le repas du midi, et le soir en quittant le lycée, je gardais mes mains dans mes poches, ma capuche baissée, suivant Alex comme une ombre. Ce que j'étais, pour être honnête. Une fois installée dans la voiture, elle ne tarda pas cependant à tenter une nouvelle fois de me sonder. « Ok, il se passe quoi Ava ? D'habitude t'es pas bavarde, je le sais bien, mais aujourd'hui, t'as été silencieuse à en faire peur. » Je tournais la tête vers la fenêtre, attendant qu'elle démarre, et haussant simplement une épaule comme si ce n'était rien de grave. « Et c'est quoi cet Ipod, même ? » qu'elle demandait en tendant la main vers l'objet, auquel je m'accrochais fermement, l'enfonçant dans ma poche. « C'est à moi. » L'affirmation fut si ferme qu'elle recula sa main presque immédiatement. Et je m'en voulais, sincèrement, d'agir comme ça avec Alexandra. Mais aussi ridicule cela puisse être, je m'accrochais désormais à ces musiques comme j'ai pu accrocher un mince espoir de me lier d'amitié avec le propriétaire de cet Ipod. C'était tout ce qui m'en restait, après tout.

Quand la nuit a commencé à tomber, aux alentours de dix-neuf heures, je la sentais arriver. La fatigue. Ce coup de barre qui met tous mes sens en alerte, et en même temps, m'engourdit le corps tout entier. Zombie qui traverse la maison avec nonchalance, pour aller trouver la cuisine, pendant que Lucy et Alex étaient appuyées l'une sur l'autre devant la télévision dans le salon. Je n'avais pas envie de casser leur moment mère-fille. Et chaque fois, surtout, ça me filait la chair de poule. Alors j'ai fait ce que je savais faire de mieux : Cuisiner. Jusque 21h, j'ai potassé de nouvelles recettes de cookies, avant de me décider à confectionner des chocolated highway to hell. J'aurais pu aussi bien noter "Stairway to heaven" sur le paquet, étant donner que j'écoutais cette chanson en boucle depuis une demie heure, mais j'aimais refléter mes humeurs dans les noms de mes cookies, et clairement, j'étais loin des marches menant au Paradis.

Et quand je levais les yeux vers l'heure, il était minuit. Et je m'accrochais fermement à la résolution de ne pas me rendre au belvédère ce soir. Comme pour enterrer ces deux derniers jours et les oublier définitivement. Dit-elle en écoutant toujours l'Ipod d'Omen. Par la fenêtre de la cuisine, je fixais le belvédère en silence, mordant ma lèvre inférieure, avant de jurer intérieurement. Et sortir de la maison tout en baissant la capuche sur mes cheveux. J'essayais de trouver les prétextes même les plus ridicules. Le fait que le belvédère était en effet un endroit pratique pour tenir en éveil. Que ce soir, le ciel était clair, et donc propice à une soirée nocturne. Mais le fait est que, en réalité, j'avais juste besoin d'un peu plus de temps.
 
En revanche, je mettais un point d'honneur à ne pas tourner la tête vers le manoir Bentley, ni vers la chambre d'Omen. J'allais écouter sa musique jusqu'à ce que l'Ipod manque de batterie - et ça n'allait plus tarder - puis je m'arrangerais pour le lui rendre. Un don anonyme devant sa porte ? Grimper à son balcon pour le laisser à sa fenêtre ? Profiter de la prochaine fête de Will où Alex me trainerait probablement pour le glisser sous sa porte ?

Même sans être là, il était la source principale de mon éveil, assise en tailleur sur le banc, écouteurs dans les oreilles, à manger mes chocolated highway to hell et à me poser mille questions, mille scénarios. Et surtout une question que je m'étais posée hier soir déjà, alors que j'écoutais la première chanson sur l'Ipod d'Omen.

Pourquoi m'avoir laissé ça, s'il ne voulait plus me parler ?


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Je suis l’empereur en chef des connards.

Je n’avais pas fermer l’oeil la nuit dernière, après avoir laissé Ava et sa silencieuse douleur sous le belvédère cernée d’un rideau de pluie. Dessinant, fumant, et même me glissant en douce dans le bureau de Docteur B. pour y subtiliser un petit remontant chimique. Même avec mes émotions éteintes, je ne parvenais pas à faire taire mon cerveau qui me traitait inlassablement d’abruti.

La journée fut une succession de cafés, de cigarettes, de croquis. En fond sonore, j’écoutais même bêtement, inconsciemment, ma playlist pour Ava qui était un mélange de mes morceaux favoris, de titres cultes et de chansons qui lui plairaient, qui étaient à son image - où l'image que j'avais d'elle. Souvent j’interrompais les pistes de cette dernière catégorie, passait au morceau suivant.  Ne tentons pas ce foutu interrupteur.

A la mi-journée, à force d’auto persuasion, je m’étais convaincu que j’avais pris la bonne décision en m’éloignant d’Ava. Rien de bon ne pouvait découler de ma présence auprès d’elle. Après tout, je faisais partie du camp des monstres pour elle, de ceux qu’elle passait déjà la journée à fuir, à éviter de frôler dans un couloir, agressée par la simple présence des mâles. Et je n’en étais qu’un de plus : n’étais-je pas pour elle une simple tension supplémentaire ? Quel effort avait-elle du mettre en place jusque là pour tolérer ma simple présence à ses côtés ?

Will était au lycée et Charles à l’hopital aujourd’hui, donc j’avais la maison pour moi, comme souvent depuis que je n’allais plus en cours. Il avait fallu accepter certaines conditions, et accumuler plusieurs expulsions temporaires pour réussir à faire céder le Docteur B.; la directrice du lycée, elle, n’était que trop heureuse d’être enfin débarrassée de moi. Charlie avait accepté que je passe tous mes diplomes en candidat libre, pour la simple et bonne raison que j’aurais pu faire cours à la place de n’importe lequel de ces glands de professeurs de Stamford, que j’avais si longtemps pris un malin plaisir à corriger devant le reste de la classe. Je n'avais pas vraiment de mérite : 9 heures de plus par jour, ça permet d’assimiler les programmes scolaires très vite et même de devenir un putain d'expert dans le domaine, s'il m'intéressait.

Vers 15h, je fermais enfin mon carnet à dessin dont les pages fumaient elles aussi, et soulevais ma carcasse du lit. Il ne pleuvait pas aujourd’hui - comment pouvait-il rester une once de flotte dans le ciel après le déluge de cette nuit ? - et on pouvait même observer une si rare éclaircie, et, ce qui ressemblait vaguement à mon souvenir de rayons de soleil perçaient aux travers du ciel toujours nuageux. J’attrapai mes lunettes de soleil, plus pour cacher les cercles aux nuances noires et violacées sous mes yeux et enfilai d’un geste rapide ma sempiternelle veste en cuir avant de gagner ma Toyota, pour jouer les putains d’Uber pour Jaimie qui sortirait de cours dans quelques minutes. Non pas un Uber, les Uber se font putain de payer. Maudit Jaimie.

Ne la cherche pas.
Quand je me retrouvai garé sur le parking du lycée, une réminiscence de la dernière fois où je m’étais retrouvé dans cette situation poussa la porte de ma conscience, et je chassai le récent souvenir de ma petite ombre qui se trainait d’un pas las derrière sa pimbêche de cousine. Grouille-toi, Jay, bordel. Je me sentais étrangement tendu à l’idée de ne pas m’éterniser devant l’établissement scolaire, mais ce débraillé de Jaimie avait choisi ce jour en particulier, pour ne pas être le premier à franchir les portes à 15h26 précises.
Trop tard. Derrière mes lunettes de soleil, même de ma distance, je ne pus ignorer la silhouette familière, capuche sur la tête, tête baissée, rideau de cheveux, qui se dirigeai à la suite de Thompson vers la voiture. J’enfonçai l’interrupteur sentimental de toute mes forces vers la position off. Mais je profitai de l’avantage de voir sans être vu. Putain de pervers. J’eus l’impression que sa démarche de zombie était pire, tandis que les yeux d'Ava ne décrochaient pas du sol. De ma voiture, je pouvais apercevoir les autres élèves qui s’écartaient d’elle sur son passage, la fixaient avec des sourires moqueurs, des filles pouffaient de rire en s’éloignant d’elle, et je me laissai surprendre par une furieuse envie de massacrer tous ces enfoirés. Je pincai l’arrête de mon nez de deux doigts longs et fins, en quête de mon self-control quasi inexistant, puis vérifiai une dernière fois en direction d’Ava. Elle semblait totalement imperméable à ce qui se passait autour d’elle et dodelinait de la tête comme si... C’est là, que je remarquai un fil d’écouteur blanc qui s’échappait de sa chevelure brune interminable pour remonter jusqu’à son oreille. Ava écoutait ma playlist. Le coin de ma bouche se souleva sans mon accordé à l'idée ; elle avait l’air dans sa bulle. Avec ma musique.

Quand Jaimie fit enfin son apparition et monta dans la voiture comme si elle lui appartenait, je ne prêtai absolument aucune attention à son récit justifiant son retard inhabituel, comment il s’était forcé à attendre que Thompson soit sorti de cours pour la regarder marcher de derrière, dans sa paire de short, pour finalement ne plus pouvoir supporter la vision sans devenir totalement dingue et la laisser prendre une longueur d'avance avant de pouvoir lui aussi se rendre sur le parking. «Putain de pervers» pensai-je d’un écho.
Je n’avais même pas remarqué la tenue inappropriée d’Alexandra au vu des 10° ambiants, et pourtant elle était sans doute passée dans mon champs de vision avant de monter dans sa voiture et de ramener Ava jusqu'à la maison voisine de la mienne.

______

Je suis vraiment, vraiment le commandant suprême de l’armée des connards.

19h. Mais qu’est que j’ai foutu, putain ?
Après l’épisode sur le parking de lycée, je n’avais quasiment pas entendu un seul des mots qui étaient sortis de la bouche de Jaimie. J’étais vide, ailleurs et nulle part à la fois. Jay avait l’habitude de me voir ainsi, et il savait que c’était peine perdue d’espérer un autre comportement de ma part. Je me concentrai sur la route défilant sans doute trop vite sous mes roues tandis que je regagnai ma maison. Machinalement, j’avais lancé un regard déguisé par mes Rayban vers la maison Thompson en me garant dans l'allée. J'avais fait un détour par la cuisine, fouillant les placards, tombant sur un paquet de gateaux, et dans une pathétique tentative, j'en avais gouté un. Le gout fade du biscuit sans saveur qui s’était émietté dans ma bouche avait ravivé toute mon amertume, et j’avais abandonné à mi-parcours, essayant d’oublier les putains de délicieux cookies d’Ava, me refusant ne serait-ce qu’à penser à mes biscuits que j’avais abandonné hier comme un misérable con. J’étais retourné dans ma chambre, gobant une autre pilule (pas si) magique pour repousser le sommeil.

21h. Laisse tomber, elle ne voudra plus jamais t’adresser le parole, connard.
L’interrupteur sentimental était toujours éteint mais ma raison avait monté un dossier pro-Ava et rendez-vous nocturnes très solide. Ma voisine, ses délicieux cookies, sa présence, nos rendez-vous, c’était ma botte secrète. Une manière de rester éveillé un peu plus facilement sans avoir à recourir à une médicamentation douteuse. Et «secrète» était ici le terme clef. Je pouvais proposer une sorte d’arrangement à Ava : je l’aidais à rester éveillée, lui offrais une -très primordiale- éducation musicale, et en échange nous devions instaurer un certain nombre de règles entre nous. La première étant le secret absolu.
La première règle du Belvédère-Club est : il est interdit de parler du Belvédère-Club. Ça pouvait marcher.
Léger problème, après ta petite performance d’hier soir, Ava ne remettra plus jamais les pieds dans ton putain de pavillon, gros génie. La. Ferme.

23h. Je craque.
Tant pis si j’avais l’air du plus gros bouffon du monde, je ne pouvais plus attendre de savoir si Ava sortirait tout de même cette nuit là, et je ne pouvais patienter jusqu’à minuit pour le découvrir. Je devais tenter le coup. N’importe quoi pourvu que je récupère ma nouvelle technique, et mes foutus cookies, l’odeur de fleurs et mon regard vert. J’essayai de ne pas penser au ridicule de ce que je m’apprêtai à faire quand, machinalement je gagnai le jardin en un temps record, sautant pratiquement du balcon. Dissimulé par la nuit, je me dirigeai discrètement vers la maison voisine, à demi baissé, priant pour ne pas être repéré par Madame Thompson ou pire, par Alexandra. Putain de putain de pervers.
Arrivé à l’arrière de la maison, je remarquai une large fenêtre éclairée au rez-de-chaussé et devinai qu’il devait s’agir de la personne que je recherchais, vu l’heure tardive. Très lentement, je laissai dépasser le haut de ma tête, pour jeter un oeil dans la pièce illuminée et tombai immédiatement sur la vision d’Ava entrain de cuisiner. Par réflexe, avec un dernier sursaut d’hésitation, je me baissai en un éclair, soudain affreusement conscient de ce que j'étais entrain de faire. Gros, gros harceleur. Je frappai, avec plus de force que je n’aurais cru, mon front avec ma paume en réalisant quelque chose de bien, bien, pire, que tout mon QI supérieur n’avait pas pris en compte. Quelle merveilleuse idée de filer la trouille de sa vie à une fille traumatisée par un malade qui l’avait agressé dans sa propre maison dans un passé pas si lointain, en jouant les voyeurs à sa fenêtre alors qu’elle ne voulait sans nul doute plus rien avoir à faire avec toi. Applaudissez le génie. Mission avortée.

Je restai assis sous la fenêtre, le dos contre le mur, un peu plus longtemps que complètement nécessaire, et j’allumai une cigarette d’un coup de Zippo. Au point où j’en étais. J’observai le belvédère de loin en expirant la fumée nicotinique ainsi que le lac, appréciant la brise plus légère aujourd’hui sur mon visage, trouvant un confort insoupçonné contre les briques de la maison, et sans m’en rendre compte, je somnolai.

Je fus tiré de mon sommeil à peine effleuré par un sursaut, conséquence d’un bruit très proche. Une porte. Juste à côté. Paniqué d’être découvert là, avec littéralement aucune explication rationnelle, je me précipitai derrière le mur adjacent de la maison . Qu’est-ce que le...?

Mes yeux eurent du mal à le croire quand j’observai la silhouette de la petite poupée-zombie qui se dirigeait d’un pas maladroit vers le pavillon. Je battais plusieurs fois des paupières, considérant la possibilité que j’étais entrain de délirer sous ll'influence d'un cockail fatigue-faim-drogue, ou peut-être même étais-je encore endormi rêvant contre le mur de la maison Thompson. Mais elle était bien là, malgré mon  attitude de sombre con de la veille. Les filles ne sont-elles pas supposées se vexer de ce genre de rejet gratuit ou je ne sais quoi ? J’hésitais encore un moment tandis qu’elle s’installait seule écouteurs aux oreilles, dos au manoir, regard vers le lac. Seule avec ses foutus cookies et ma musique. Je grimaçai un sourire que je refusais de m’accorder.

Après un débat intérieur, je me décidai à sortir de ma cachette, rassuré par le fait qu'Ava ne pouvait ni me voir, ni m’entendre, pas prêt pour répondre aux questions que soulèveraient mon arrivée depuis sa maison. Je gagnai tranquillement le belvédère presque au ralenti, mains enfoncées dans les poches de mon jean noir, les yeux vers l’objectif.

Arrivé au pavillon, j’imitai ma posture sur le banc à califourchon toujours aussi loin d’elle que possible. Barrières, règles, distance. Et parce que j’étais un connard, j’étais incapable de m’excuser comme une personne normale pour ma pathétique scène d’hier. Au lieu de ça j’attrapai par son fil, le plus délicatement possible et en prenant soin de ne surtout pas effleurer Ava, l’écouteur de son oreille droite et je calai celui-ci dans ma propre oreille me penchant légèrement vers elle en raison du peu de marge de manoeuvre accordée par la distance entre chaque écouteur. Un sourire sarcastique aux lèvres, je lui lançai d’un ton faisant appel à toute mon "hypnose" :

- « De la bonne musique ?»

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Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




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Ca aurait presque été plus simple si la musique avait été détestable. Du genre heavy métal grinçant ou bien du rap grossier écoeurant. J'aurais retiré les écouteurs aussi vite que je les aurait enfilés, reposé l'objet sur le banc, et Omen aurait retrouvé son Ipod pendant une autre nuit froide où il se rendrait sous le belvédère. Mais non. Il fallait que j'aime la musique. Que j'en apprécie chaque morceau, la tête dodelinant ridiculement sous ma capuche, le pied tapotant sur le sol du pavillon dans un bruit léger. Take a sad song and make it better. Plus facile à dire qu'à faire. Et pourtant... Pourtant j'avais l'impression d'avoir ma bulle chaque fois que je mettais ces écouteurs. Comme si rien ni personne ne pouvait m'atteindre ni me toucher. A l'exception de lui, peut-être. Et même si j'étais dans le déni le plus total, il fallait être honnête : j'étais blessée, parce que j'ai cru pour une fois - assez naïvement - que les choses pourraient être différentes. Les choses avaient l'air plus simple, mais peut-être était-ce parce qu'il n'y avait qu'Omen et moi sous ce belvédère la nuit dernière. C'est sûrement pour ça, c'est plus simple que le lycée.

C'est facile d'y penser. Plus difficile de s'en persuader.

Tout en mastiquant mon cookie en silence, je réalisais que j'en aurais voulu à n'importe quel type du lycée pour de tels mots. On ne devrait pas être amis. Tu devrais rester loin de moi. S'il y a bien une chose que je déteste, c'est qu'on me dise ce que je devrais faire ou ne pas faire. Le fait que je sois une gamine traumatisée ne donnait le droit à personne de décider pour moi, et encore moins de décider de mes fréquentations. Alors normalement, j'aurais du passer ma nuit dans la cuisine, comme avant. Mais de toute évidence, Omen avait réussi là où beaucoup étaient incapables de quoique ce soit : j'avais envie de le revoir.

For well you know that it's a fool who plays it cool
By making his world a little colder


Et pendant un instant, j'ai cru que mon esprit me jouait un sale tour, quand je distinguais une silhouette à l'autre bout du banc. Une odeur de cigarette devenue familière pendant nos longues heures de discussion de la dernière fois, et pourtant, je n'osais pas tourner la tête dans sa direction. Pire, je me tressaillis et me tendis d'un coup malgré moi, en distinguant sa main qui se tendait vers moi, comme en proie à un coup d'électricité statique. Pourtant, il prit soin d'attraper un écouteur sans me toucher. S'approchant simplement suffisamment pour le glisser dans son oreille, même si c'était assez pour me faire arrêter de respirer quelques secondes. Le temps de m'y faire. Le temps de réaliser qu'il était là. Vraiment là. A engager la conversation comme si notre bref échange de la nuit dernière n'avait jamais eu lieu.

« Ca se laisse écouter. » le murmure franchit mes lèvres alors que je haussai une épaule, refusant d'admettre que j'ai écouté cette fichue playlist pendant toute la nuit dernière. Pendant toute la journée, entre chaque cours, pendant la pause déjeuner. Toute la soirée.

Qu'est-ce que je suis censée faire ? Me confronter à lui ? Lui demander quelle mouche l'a piqué hier, ou bien pourquoi est-ce qu'il se montre ce soir ? Est-ce qu'il va recommencer ce soir ? Ou demain ? Est-ce que je devais le laisser revenir ? Ou bien est-ce que je devais me permettre d'aller vers lui ? Mordillant ma lèvre inférieure, la musique me parvint à nouveau, comme une réponse murmurée au creux de mon oreille.

Remember to let her into your heart
Then you can start to make it better


Je savais qu'il n'y avait que peu de chances que je me remette du passé un jour. Peu de chances que je puisse être "normale". Mais est-ce que je pouvais espérer aller un peu mieux ? Que mes nuits soient moins insupportables, si je m'autorisais la compagnie d'Omen ? J'étais intimement convaincue que ce que je faisais était dangereux, parce que le jeune homme exerçait une attraction inédite sur moi. Que je le veuille ou non. Mais je savais tout aussi bien être bien trop faible pour aller à contre courant. Et trop épuisée pour essayer de faire quoique ce soit d'autre.

Alors, sans un mot, je posais mon sachet de cookies dans l'espace situé entre lui et moi. Puis je me risquais à tourner la tête vers lui, une fois suffisamment détendue pour appréhender l'espace qui s'était considérablement réduit entre lui et moi. La distance restait nette pour n'importe qui d'autre. Pour moi, c'était le plus proche que j'aie pu aller volontairement d'un garçon depuis un an. « Ma cousine a apprécié les cookies ce matin. » Je ne faisais pas de reproche, en disant ça. Pas d'accusation, de regard furibond. Je crois que j'avais juste besoin de lire dans ses yeux sa réaction, en rappelant sa fuite de la nuit dernière. On ne devrait pas être amis.

Qu'est-ce qu'on devrait être, alors ?


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Omen
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Malgré sa réponse détachée, je pouvais aisément deviner qu’Ava appréciait la musique. Inconsciemment, elle ne pouvait s’empêcher de taper le rythme, laissant parfois glisser les paroles de certaines chansons sur ses lèvres de manière inaudible. Putain d'adorable. J’en conclus qu’elle avait écouté quelques fois la playlist ou, tout du moins, ses morceaux favoris. Et j’en étais foutrement ravi. Je me sentais rassuré en imaginant que peut-être, les mélodies avaient un peu apaisé ses démons, après mon lache abandon de misérable crétin. Que peut-être je n’avais pas fait que des conneries hier soir.
Je restai absolument immobile sur le banc, pour ne pas brusquer davantage Ava qui était immanquablement tendue par ma proximité, ne grappillant pas un centimètre de plus que nécessaire pour pouvoir partager les écouteurs avec elle. Finalement, je sentis une crampe qui dévorait ma nuque en raison de ma position figée digne d'une statue de marbre, et je portai automatiquement ma main sur celle-ci pour la masser légèrement tandis que je restituais l’écouteur, le déposant délicatement près de ma voisine sur le banc, un sourire dansant au coin des lèvres, dont finit par s’échapper un bâillement. Je glissai ma main de ma nuque à mes cheveux en regardant Ava d’un air amusé, paupières mi-closes, attendant toujours l’heure du jugement.

Je dégageai mon regard vers le lac, la température définitivement un peu plus douce ce soir, mais toujours fraiche pour n’importe qui vivant dans un climat tempéré. Puis la petite voix délicate d’Ava m’informa du destin des cookies au beurre de cacahuète sur lesquels j’avais du faire l’impasse la veille. Mes cookies. Et entre le froid, la fatigue, et mon estomac agonisant, j’aurais pu honnêtement pu chialer en repensant à ces délices de patisseries, dévorés par cette garce de Thompson.
Une seconde. Etait-ce ça ? Etait-ce le procès ? Sourcils profondément froncés, je me retournai pour scruter le visage doux et pale d’Ava à la recherche de colère, d'amertume, de dégoût. Tout ce que je méritais pour l’avoir laché sans plus de cérémonie sous la pluie hier soir. Mais comme à son habitude ma complice ne réagissait pas comme je m’y attendais, comme à chaque fois elle me surprenait. Mais allez vas-y, tu peux me dire d’aller me faire foutre.

Mais il était là, LE regard qui me faisait ressentir une émotion de confort, de chaleur, comme ce qu’on ressent quand on rentre chez soi. Planté dans ses yeux verts, sans animosité, sans jugement, mais avec peut-être une ombre blessée et un air... curieux ?

Elle n’était pas énervée, elle n’était pas là pour me jeter mon Ipod à la gueule et me rappeler que j’étais un monstre - comme le faisait si bien un autre regard que j’avais aussi adoré il y a longtemps - mais elle voulait comprendre. Et il fallait admettre que c’était la moindre des choses qu’elle puisse exiger. J’allais, de toute façon, être obligé de reprendre mes déclarations de la veille, qui n’étaient pas moins vraies aujourd’hui. Mais j’avais un plan.

Un peu inconfortable avec l’idée de devoir fournir des explications, je continuai d’agiter machinalement ma main dans mes cheveux :

- «A propos de ça...» je luttai déjà « Je maintiens ce que j’ai dis, on ne devrait pas être amis» j’accrochai son regard tentant de lui expliquer, de l’empêcher d’être offensée par mes paroles «ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas bon pour toi de...» je me perdais, je me noyais.
Changeons de cap.
- «Je pense que t’en as assez à gérer comme ça, sans avoir en plus à te taper les commérages de tout Stamford si les foutus gens étaient au courant de...» je fis un geste de la main nous désignant chacun notre tour, déglutissant. Je n’avais jamais eu l’air d’un tel attardé pour expliquer un truc aussi simple. S'il était au courant de peu importe ce que c’est qu’on fout là toi et moi. «...si les gens savaient qu’on se ‘fréquente’» je grimaçai sur le mot, frustré de ne pas trouver mieux, priant pour qu’elle ne prenne pas ce terme dans le mauvais sens. «Ta garce de cousine me tuerait, premièrement» repris-je la fixant avec un air faussement amusé. Honnêtement, j’avais peur. Thompson était une putain d’hystérique de première.

- «Je pense qu’on devrait garder tout cet ‘arragement’ entre nous» réussis-je enfin à sortir. Pas plus compliqué, imbécile. «Ça ne regarde personne, c’est ce que je voulais dire : on ne peut pas être amis en dehors» clarifiai-je avec un vague geste des mains autour de moi qui voulait dire «partout sauf ici». Ici, si tu veux bien t'infliger ça chaque soir, on peut.
Je suppliai du regard qu’elle comprenne que ce n’était pas elle que je rejetai et je décidai de lui prouver en attrapant le sac de cookies déposé entre nous et en me servant, sans attendre qu'elle m'en offre, avec une étincelle d’impatience dans les yeux.
La cuisine était son petit truc à elle, ces cookies c’était ce qu’elle amenait sur la table, comme moi la musique. Et avec un peu de chance, elle ressentirait la même émotion que moi quand je la voyais aimer ma playlist, en me regardant déguster avec un plaisir embarrassant ses putains de délicieux cookies.
Une part de moi, une part de toi.

Je remarquai un nom écrit à la main sur le sachet. "Chocolated Highway to Hell" ? Curieux nom pour un cookie. Mais ils auraient bien pu s'appeler "Déchets toxiques de l'étoile du matin" que je n'en aurais pas laissé une miette.
Pour mon Ava, mon secret nocturne, je ne retins pas le son ridicule de plaisir qui sortait déjà de ma bouche dès la première bouchée, cherchant très clairement à acheter la coopération de la personne assise près de moi. Elle était la clef de mes nuits pleine de cookies, d'odeur de fleurs, de silence, de musique, et de foutu regard transparent magique.
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J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




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Qu'est-ce que je pouvais lui dire de plus ? Je ne lui en voulais pas. Je m'en voulais à moi-même. Pour ne pas être fichue d'agir comme une étudiante lambda, qui se couche tard, mais râle après son réveil parce qu'elle voudrait grapiller quelques heures de sommeil en plus. Comme une jeune fille qui rêverait de sa première étreinte avec un garçon, d'un premier baiser. Au lieu de quoi, c'est moi, Ava, le monstre du lycée, la névrosée de Stamford qui suit sa cousine comme un petit toutou dans l'ombre, et hurle dès qu'un garçon ne fait que l'effleurer. Qui se tend comme si elle se préparait à être brûlée au fer rouge alors que tout ce qu'Omen a fait, c'était tendre une main pour prendre un écouteur. J'étais la fille qui passait ses nuits dans la cuisine, préférant le réconfort des four et casseroles à celui d'un nuit bien douillet. Et pourtant, Lucy et Alex ont fait le maximum pour me faire la chambre la plus belle et la plus confortable qui soit. Je m'en veux de ne pas avoir passé plus de cinq minutes tout confondu dans la pièce en une semaine. Mais même avec tous les efforts du monde, c'est un fait : Je ne peux pas dormir, et encore moins dans mon lit.

Alors non, je n'allais pas cracher de quelconque venin sur Omen, je n'allais pas lui hurler dessus toute ma rage... Car je n'en ai aucune. Je crois que je n'ai même plus la force de m'énerver contre qui que ce soit, à vraie dire. La détresse, je connais. La panique, la tristesse, ce sont de vieilles camarades. Mais la colère... partie, envolée. Laissée dans un placard de Norwich, vraisemblablement.  Alors, lorsque Omen sembla comprendre que je ne comptais pas m'énerver contre lui ou lui jeter son Ipod à la figure - j'ai pas fini ma musique, de toute façons - il sembla se détendre... en partie. Toujours nerveux, je pouvais le deviner maintenant à sa main dans ses cheveux, qui circule abondamment, signe évident qu'il cherchait ses mots pour quelque chose. Et plus je le regardais, plus j'avais envie de savoir ce que ça faisait, de passer une main dans ses boucles bronze indisciplinées. Et cette pensée me serrait plus le coeur qu'autre chose.

Et quand enfin, il reprit la parole, je ne bougeai pas. Seules mes paupières trésautèrent un bref insstant, un seul, avant que je ne le laisse poursuivre. Encore à essayer de me dire ce qui est bon pour moi, ce qui ne l'est pas. Mais je le laissais faire. Parce que ce qu'il jugeait bon pour moi l'était sûrement aussi pour lui. Alors je n'allais pas faire mon égoïste et protester juste par plaisir d'opposition. Et j'avais envie de lui dire que j'étais déjà au centre des commérages. Mais à vraie dire, je ne voulais pas qu'il s'attire au centre de ces derniers également. Peut-être qu'il avait raison. Et ça me faisait mal de l'admettre, parce que j'aurais préféré que les choses se passent différemment. Pour une fois, une seule, j'aurais voulu avoir la fierté de me dire que j'ai un ami, un seul, mais ça me suffit. En revanche, une de ses phrases me pique au vif, et je fis presque dos rond en fronçant les sourcils. « Alex n'est pas une garce ! » Elle a son caractère, c'est sûr. Elle aime flirter, aussi. Mais ma cousine n'était pas une garce. Et d'un mouvement de tête, je fermais le sujet pour le laisser reprendre. Et me faire bien saisir que tout ça devait rester entre lui et moi. Ce qui veut dire qu'il veut qu'on continue de se voir. Ok, secrètement, tout ça, mais on ne peut pas être amis en dehors. J'y voyais une ouverture, même minime. La possibilité que la nuit, elle et elle seule, me donne un ami.

Et là, le clou du spectacle. Il tendit la main vers mon paquet de cookies, pour venir en piocher un. Et j'étais soulagée qu'il soit plus concentré sur le paquet de biscuits que sur mon visage, sur mes yeux qui s'écarquillèrent un bref instant, sur le fait que je me sentais rosir de plaisir tandis qu'il dégustait avec délice - et sans s'en cacher - mes cookies. Alors que du bout du pied, je tapais discrètement et inconsciemment le rythme de la musique, je ne quittais pas Omen du regard, qui semblait affamé. Faim qu'il comblait avec ma cuisine qu'il aimait.

Yes, there are two paths you can go by, but in the long run
There's still time to change the road you're on


Et je mordai ma lèvre inférieure, mais malgré ça, j'échouai lamentablement à le cacher : ce sourire fier, ravi, à l'idée qu'il les aime à ce point, mes cookies. Et après ce qui semblai avoir duré une éternité, je repris enfin la parole. « Ton Ipod n'a presque plus de batterie. » Je baissais les yeux sur l'objet, serré dans ma main, alors que j'avouai presque honteusement avoir abusé de l'objet toute la journée. « Peut-être que... demain soir tu pourrais le ramener chargé à nouveau ? » Je laissais couler un silence, avant d'ajouter en baissant les yeux sur le paquet entre ses mains « Et je pourrais amener d'autres cookies. »
Une part de toi, une part de moi.


Juste la nuit.
Sans que personne ne sache autre que nous.
S'il n'y a que ça pour gagner ton amitié, pour tromper le sommeil avec toi chaque soir...
C'est d'accord.


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C’est plus fort que moi.

Je ne pouvais pas faire autrement. C’était incontrôlable. Un rire enroué me secoua, irrépressible, face à l’expression renfrognée d’Ava, tandis qu’elle prenait fermement la défense de Thompson. Je ne pouvais contenir mon hilarité face à son petit nez froncé et son regard ridiculement furibond : elle ressemblait trait pour trait à un foutu chaton en colère, essayant de prendre le dessus sur un adversaire faisant plusieurs fois sa taille. Toujours aussi putain d’adorable. Je plaçai les mains en l’air feignant un mouvement de recul, mon visage incapable de cacher mon hilarité :

- «Si tu le dis, Carrington» lui concédai-je, incapable de provoquer davantage le bébé félin sous peine de pleurer de rire face à son courroux. Alex Thompson était une garce, mais si mon secret aimait cette pintade alors je n’en dirais plus un mot de travers. Devant elle, n'exagérons rien. Je riais aussi parce que c’était rassurant de la voir tenter de s’imposer, encore un sursaut de cette force en elle, ce courage qu’elle avait parfois quand elle s’exprimait, me posait des questions, soutenait mon regard. C’était rassurant parce que, peut-être, c’était le signe qu’elle n’était pas complètement brisée, alors qu’elle aurait du. C’était rassurant parce que dans ce monde pourri, je me disais que peut-être elle prendrait aussi facilement sa propre défense ; mais quelque chose me disait qu’elle ne s’accordait pas la même priorité quand je repensai à ses comportements d’excuses constants.

La nuit fut remplit de musique, de doux silences, de brises agréable, et de cauchemars maintenus à distance. J’interrogeais Ava sur les morceaux qu’elle avait préféré de la playlist, je dévorais quatre cookies indécemment appréciés, et n’en laissais que de peur de l’en priver elle, mais, comme la nuit précédente, elle m’offrait tout bonnement le paquet que je tachais d'accepter sans avoir l'air d'un pathétique morfal.

Ma corruption «cookie» avait fonctionnait, Ava, sa lèvre mordue et ses joues rosies  -ouais, ça aussi putain d’un peu trop adorable- face à ma dégustation ostentatoire de ses créations culinaires. Mon plan roulait. Nous avions un accord. Cookies contre musique, cauchemar contre rendez-vous belvédère, secret contre distance. Une part de moi, une part d’elle. Marché conclu.

Au lieu de se serrer la main, pour verrouiller notre pacte silencieux ce qui était,impossible pour Ava, je lui tendis ma paume ouverte avec un hochement de tête, une surprenante expression satisfaite sur mon visage , pour récupérer l’Ipod et accepter ma part du deal. En plus, ça me rapporterait encore plus de ses foutus cookies, et ne déconnons pas avec ça, j’en avais foutrement besoin.

D’un geste souple, je m’extirpai du banc tandis que la lumière ambiante changeait tout doucement pour laisser place au petit matin. La fatigue n’avait pas était aussi douloureuse cette nuit, mon plan était putain de brillant.

En quelques mouvements qui semblaient maintenant routiniers, je remontais la gouttière et accéder au balcon, disparaissant derrière la baie vitrée sans un regard vers Ava.
J’avais un interrupteur émotionnel à laisser éteint.

_____

**FIN DE LA QUATRIEME NUIT**

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Au travail.

Je m’étais attelé immédiatement à ma tache en rentrant du Belvédère-Club. J’avais branché directement l’Ipod à mon Macbook, rajoutant tout un tas de morceau à la playlist d’Ava tandis que celui-ci s'était rechargé tranquillement. Je ne prenais pas ma mission à légère; mon Ava -parce que oui, c'était mon Ava, mon secret nocturne, ma botte secrète, mes cookies- avait besoin d’encore tout un tas de nouveautés, et d’incontournables et je n’étais que trop heureux de pouvoir lui offrir cette échappatoire, cette bulle émotionnelle pour qu’elle emporte notre secret protecteur avec elle, toute la journée. Quand comme je l'avais établi, je ne serais pas là pour elle.

Une fois ma sélection musicale terminée, j’avais été à nouveau confronté à la maison vide et à l'épuisement qui, tel un fantôme, semblait refaire son apparition dès que ma jeune voisine n’était plus là pour l’exorciser. Les heures de la journée défilant, je m’étais senti de pire en pire, j’avais engloutis tous les cookies d’Ava avant 10h du matin, luttant contre le sommeil, mes yeux brulant plus fort que jamais, ma gorge serrée. Je craignais un effet secondaire des amphétamines des dernières 48 heures, un genre d'effet de manque et priais pour me tromper. Cette journée est une torture.

____

L’enfer. C’est quoi ce bordel ?
J'avais un vrai problème : mon corps était définitivement entrain de bouillir, la fatigue  insoutenable, la faim omniprésente de ses derniers jours remplacée par un état nauséeux général, ma gorge douloureuse m’empêchant de déglutir, mes yeux rouges et suintants de chaleur encerclés par les familières crevasses violettes. Merde.

Berk. Non, non, non. Hors de question.

Je ne suis pas malade. Je ne tombe pas malade, okay ? Mais le verdict était indéniable quand, cet après midi, j’avais commencé à renifler, en plus des milles et unes autres afflictions de la journée. Merde. J'avais balancé mon cahier à dessin à l’autre bout du lit, mes yeux insupportablement brumeux littéralement au bord des larmes fiévreuses. C’est pas vrai. En même temps, j’imaginais que c’était ce qui devait arriver quand on soumettait son corps à une absence totale de sommeil, et qu’on l’affamait à grand renfort de cigarettes, tout en passant ses nuits dans le froid et l’humidité de ce putain de Stamford.
Je ne supportais pas d’être malade, ni même les gens malades autour de moi. J’étais profondément dégouté par ses porcs qui se mouchaient bruyamment en votre présence tandis qu’ils expulsent un milliards de microbes visqueux dans votre environnement.  Je grimaçai. Dé-gueu-lasse. Je peux pas rester comme ça.

Quand j’étais arrivé dans le bureau de Charles à l'hôpital, il avait confirmé mon diagnostic. «Tu es malade».
- «Sans déconner,» avais-je craché avec amertume, furieux contre la Terre entière. Pas chef de service pour rien le Docteur B., dis donc. Mon humeur atteignait toujours des sommets d’irritabilité quand j’étais malade. Je haïssais le sentiment de vulnérabilité qui accompagnait forcément cet état, l’impuissance totale provoquée par votre propre corps qui vous attaque.
Résister au sommeil était déjà une épreuve dans un état de santé normal, mais dormir était une quasi obligation pour faire fonctionner le système immunitaire à plein régime et finalement guérir. Et, j'avais appris de mon expérience qu'en termes de cauchemars, rien n’était pire que dormir avec de la fièvre. Les démons de l'inconscient, boostés aux stéroïdes de Will, atteignaient une intensité affreuse. Un frisson me parcourut. Charlie m'avait donné deux boites de cachets dont une boite de pilules bleues.
- «Ceux là t’aideront à dormir» m’expliqua-t-il avec scepticisme et un regard inquiet en réponse à mon aspect physique atroce. Génial, non putain de merci. Comme si j’avais besoin de ça. J'avais récupéré mes médicaments d'un geste rapide et un peu trop brusque, et j'étais rentré rapidement cacher ma dégoutante carcasse au manoir. Le trajet en voiture de l'hôpital à la maison Bentley fut stupide, inconscient et somnolent, et putain de dangereux. Je m’étais même forcé à respecter les limitations de vitesse, mais je m'étais interdit de conduire à nouveau aujourd’hui.
Jaimie se démerderait pour rentrer du lycée avec un autre pigeon. Ou ce batard marcherait; pas comme si j'en avais quelque chose à foutre.

A l’agonie.
Dans la soirée, les choses empiraient. Les pilules du Docteur B. ne me faisaient aucun effet. Répugné par mon propre état, je me trainai finalement sous la douche pendant de très longues minutes, me délectant de la légère amélioration provoquée par l'eau, et du sentiment de fraicheur indéniable. Quand l'eau commença à trop refroidir je regagnai ma chambre à contre coeur, et me forçai à mettre un jean et un T-shirt comme pour prévenir mon corps de ne pas trop s'habituer au confort. On ne dort pas. J'entrouvris la baie vitrée laissant rentrer l'air frais de la nuit dans chambre, mon corps déjà à nouveau en ébullition. Je me battais contre moi-même, refusant le sommeil, hésitant à honorer le rendez-vous Belvédère dans deux heures, avec Ava. Hors de question que je me montre dans cet état. J’étais foutrement dégouté, je n’avais pas de solution, je me maudissais à l’idée de poser un lapin à la petite poupée aux yeux translucides; après mes conneries de la dernière fois, Ava remettrait en cause tout le nouvel arrangement. Je devais y aller. Inconsciemment, je m'étais rallongé tout habillé sur le lit dans la chambre illuminée froidement par la lumière lunaire. J'étais en plein dilemme.Merde.

Mais, je n’eus pas l’occasion de faire de choix.

Pris dans un délire fiévreux, mon esprit était déjà au milieu des flammes, des yeux assassins, des cheveux longs cuivrés s’éloignant, se mélangeant aux volutes de feu dévorant les chairs, dansant devant moi, les cris glaçants, le sang bouillant. Les larmes coulant sur mon visage brulant, les poings serrant mes cheveux avec agonie.

Je dormais et je ne me réveillais pas.

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Luigi

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Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




feat. Kristen Stewart ©️ cyrine
Et comme souvent, la journée s'étirait sans que je ne la voie vraiment passer. A ne noter que la moitié des cours pendant mes moments épars de lucidité totale, à écouter Alex pendant l'heure du repas sans pouvoir répondre par autre chose que de brefs haussements d'épaules...Aujourd'hui, c'était dur. Trop dur, compte tenu du fait que j'avais dormi quelques heures dimanche, mais c'était sans compter sur l'heure de sport que j'avais eue ce matin, m'efforçant de faire le strict minimum dans mon coin. Et le strict minimum, pour moi, c'était déjà trop. Alors en arrivant en cours de biologie, après le repas, je savais que les étudiants allaient parler, échanger, faire du bruit, et c'était le genre d'environnement parfaitement propice pour que je rentre en sommeil léger. Je passais ma tête entre mes bras, en appui contre la table, et je fermais les yeux. Jusqu'à ce que... j'entende la voix de Spencer Baron.

« Aujourd'hui, je me met en binôme avec Ava ! »

Et avant que le professeur de biologie aie eu le temps de dire quoique ce soit pour l'en empêcher, il était là. Sur le siège à côté du mien, un sourire étrange sur les lèvres, à me fixer. Anticipant immédiatement les événements à venir, j'ai cessé de respirer, puis finalement, j'ai commencé à respirer trop vite. L'adrénaline courant dans mes veines, me faisant trembler légèrement. Il était à moins de vingt centimètres de moi. A peine plus proche qu'Omen hier soir. Mais c'était Spencer. Et je savais qu'il n'était pas Omen. Mais même si je voulais fuir, crier, lui dire de retourner à sa place et de me laisser tranquille, les mots s'étranglaient dans ma gorge. Et je crois qu'au fond, il le savait très bien. Comme si une fois n'avait pas suffit. « Tu pourras m'apprendre des trucs, il paraît que t'es bonne en biolo... » c'est tout ce que j'ai entendu. Car alors qu'il parlait, il a posé sa main par dessus la mienne. Et c'était comme un raz-de-marée d'images : Paul qui me tirait par la main jusqu'à me jeter dans ma chambre, sur le sol, pour venir m'écraser du poids de son corps. Paul qui m'attrapait ensuite par les cheveux, les arrachant de mon cuir chevelu en me faisant pratiquement traverser la pièce jusqu'au mur... Son souffle, rauque, à quelques centimètres de mon oreille...

« LÂCHE-MOI » Je le repoussais avec tellement de violence que j'en tombais de mon tabouret moi-même, heurtant le sol dans un bruit sourd, sous les regards abasourdis du reste de la classe et du professeur qui, impuissant, me regardait fondre en larmes, recroquevillée sur le sol, jusqu'à ce que je me sois redressée pour m'enfermer dans les toilettes du lycée. Mais derrière moi, j'étais à peu près certaine d'avoir entendu Spencer Baron rire sur mon dos.

Freak.

Je n'ai pas fini la journée au lycée. Tante Lucy est venue me chercher au lycée dans la demie heure, le proviseur ayant été chercher Alexandra dans sa classe pour la prévenir. Et évidemment, Alexandra a appelé ma tante sans entrer dans les détails. « Est-ce que tu veux que j'aille parler à ce garçon ? » Le trajet s'était déroulé dans le silence, jusqu'à ce qu'elle se décide à le briser avec précaution. Tout ce qu'elle savait, c'était que Spence s'était trop approché de moi en cours, et que j'avais paniqué. Et je préférais que ça reste comme ça. « Non... Non non, c'était juste un accident. Ca ne se reproduira plus. » J'avais déjà suffisamment d'ennuis comme ça pour ne pas en rajouter une couche au lycée. J'espérais juste qu'un jour, ma capuche suffise pour me faire disparaître du reste du monde.

___________

Je ne laissais même pas le temps à l'horloge du four d'afficher minuit une que déjà, je franchissais le pas de la porte d'entrée pour aller vers le belvédère. J'avais besoin de le voir. Qu'il me tienne en éveil, parce que les évènements de la journée m'avaient épuisée. De me rappeler que je pouvais me sentir normale avec lui, au moins un peu. Profiter de sa musique, et lui, de mon sachet de "smashed nuts". A défaut d'avoir le cran nécessaire pour briser les noix de Spencer Baron, j'en avais mis dans mes cookies. Ses cookies, parce que soyons honnêtes, hier, je n'en avais mangé qu'un après son arrivée. Le visage toujours couvert par ma capuche, je m'installais sous le belvédère, et déposais mon sachet à mes côtés, pour finalement jeter un regard vers la fenêtre d'Omen. Lumières éteintes, mais fenêtre ouverte. Je fronçai les sourcils, mais me décidai à attendre. Il m'a bien dit hier qu'il reviendrait demain avec de nouvelles musiques, et un Ipod rechargé.

Il m'a dit qu'il reviendrait. C'était le deal. Notre secret.

Et pourtant, à minuit dix, je n'avais toujours aucune nouvelle, aucun signe de vie, aucune silhouette qui grimpait sur la gouttière bordant son balcon. Et je n'arrivais pas à me sortir de la tête que ce n'était pas normal. Même si on ne se côtoie que depuis quelques jours. Même si je ne connais pratiquement rien de lui. Quelque chose ne va pas.

Minuit quinze. Je craque. Je me redresse et attrape le sachet de cookies que je glisse à l'intérieur d'une des vastes poches de mon éternel sweat, avant de me diriger non pas vers mon jardin, mais vers celui des Bentley. Vers le balcon d'Omen, dont je m'approchais doucement, me surplombant de deux étages. Et du bout des doigts, j'effleurais la gouttière, en me flagellant à nouveau mentalement pour ce que je m'apprêtais à faire. Il va me prendre pour une folle, mais j'ai besoin d'être sûre. Même s'il ouvre la fenêtre pour me dire qu'il n'est pas disponible.

Alors, je grimpais. Une idée pas forcément brillante étant donné que j'étais absolument épuisée, mais l'exercice, avec de l'habitude, s'avéra plus facile passés les premiers mètres. J'essayai d'être la plus discrète possible, tout en passant une main, une autre main, et chaque jambe le long des attaches du tuyau, pour finalement tendre une jambe vers le balcon, et enfin poser les deux pieds sur le sol.

Je pris quelques secondes pour récupérer mon souffle, avant de m'approcher, avec précaution, de la fenêtre. Toujours aucun bruit. Et pourtant, si j'étais à peu près sûre d'avoir été assez discrète pour n'avertir personne dans la maison, j'avais fait largement assez de bruit avec ma chute sur le balcon pour avertir Omen de ma présence intrusive. Mais non, rien du tout. Et je commençais sérieusement à m'auto-traiter de harceleuse, alors que délicatement, je posais ma main à plat contre la vitre pour l'entrouvrir, redécouvrant cette même chambre dans laquelle j'ai mis les pieds pour la première fois par hasard. Un ordinateur allumé, en veille, et je reconnus l'Ipod qui chargeait toujours, sagement, sur le bureau. Il allait venir.  D'un geste délicat, je retirais les biscuits de ma poche, pour les poser sur le bureau.

C'est là qu'un mouvement sur le lit me fit presque bondir, et pivoter aussi sec. Et c'est là que je l'ai vu. Il ne portait pas sa veste, mais dormait, tout habillé, au dessus des couvertures de son lit.

Il dormait.

La réalisation me frappa plus fort encore que ma chute de cet après midi. Il n'était pas allongé, il était recroquevillé, agonisant, souffrant le martyr. Il rêve. Probablement plongé dans un de ses éternels cauchemars. J'étais à peu près sûre que si je pouvais me voir dormir, je ressemblerai à peu près à ça. La douleur sur ses traits me tordait le coeur. Et son poing, crispé sur ses cheveux, semblait presque prêt à lui en arracher la moitié.

Je ne pouvais pas le laisser comme ça. C'était hors de question.

« Omen ? » que j'appelais avec précaution, espérant que cela suffise à le tirer de son inertie. Evidemment, ce serait trop facile. « Omen ! » Je haussais légèrement le ton, sans trop oser crier. Je ne connaissais pas assez bien le manoir Bentley pour savoir où se trouvaient Will et le Docteur Bentley, ou même s'ils étaient là aujourd'hui, et je ne pouvais définitivement pas prendre le risque qu'ils me trouvent au milieu de la chambre du jeune homme. Mais mes appels ne marchaient pas. Il ne bougeait pas. Alors j'attrapais le premier objet sous ma main pour le lancer sur le lit. Je t'en prie, je t'en supplie, réveille toi. Il restait en plein cauchemar, le visage déformé par les images, les souvenirs qui devaient hanter son sommeil. Et son poing qui restait toujours si serré dans ses boucles de cuivre que j'en avais presque mal au cuir chevelu pour lui.  

Et je savais ce que je devais faire. Le seul moyen de le réveiller. Je me demandais simplement si j'allais en avoir le courage. Je finis par m'approcher du lit d'Omen, les poings crispés que j'appuyais sur le matelas, avant d'y poser un genou, puis l'autre. Pour m'approcher de la silhouette toujours endormie au cœur du grand lit, dont je distinguais les larmes maintenant que j'étais plus proche. Il pleurait. Dernière tentative. « Omen... Omen, je t'en supplie... » Réveilles toi. Ne me fais pas faire ça. Mais je savais déjà que ce serait l'unique issue. Alors j'inspirais, bloquant mon souffle, et je fermais les yeux, et réalisais seulement à ce moment là que je pleurais. Ses larmes, les miennes. Priant pour parvenir à me contrôler suffisamment pour que personne dans le manoir ne m'entende. Pour avoir la force de m'enfuir, une fois que je l'aurai touché. Et une fois que je rouvris mes yeux clairs, posés sur sa silhouette agonisante, je sus que je n'avais pas d'autre choix. Que je ne pouvais pas le laisser souffrir comme ça.

Sa douleur, la mienne.
Alors, je tendais une main tremblante, jusqu'à venir poser le bout de mes doigts sur son poing crispé dans ses cheveux.
Et...
Rien.
Pas de flashs. Pas de panique. Juste un bref sursaut de surprise, comme frappée par un coup d'électricité statique. Et les battements de mon cœur, affolés pour lui, affolés par la situation, tandis que j'appuyais ma paume entière par dessus son poing fermé, pour l'encourager à lâcher prise.

Je m'étais toujours demandé quel effet cela ferait de passer une main dans ses cheveux. Dès le premier soir. Et malgré moi, comme si je cherchais à apaiser sa douleur... Je glissais le bout de mes doigts dans les mèches qu'il venait de martyriser.




les recherches sans idées fixes de bibi


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