Partagez
 
 
 

 Wide Awake

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 
Cheers
Cheers
Féminin MESSAGES : 85
INSCRIPTION : 21/07/2018
ÂGE : 29
RÉGION : Angleterre/France
CRÉDITS : iconsforbitches

UNIVERS FÉTICHE : Réel / Fantasy
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2061-cheers-mate-i-m-not-miserable- http://www.letempsdunrp.com/t2083-suivi-rps-de-cheers#40979
Tortue

Wide Awake  Empty

Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Dans une petite ville grise et froide du Lincolnshire en Angleterre, appelée Stamford, où on recense 320 jours de pluie par an, Ava et Omen, deux jeunes voisins de 18 ans, qui n'ont à priori rien de plus en commun, luttent chacun contre un traumatisme passé qui se caractérise par une cicatrice bien particulière : ils ne peuvent plus dormir sans que leurs souvenirs ne se transforment en affreux cauchemars, les plus angoissants et les plus perturbants, et ont décidé de se passer de sommeil au maximum, par tous les moyens possibles. Jusqu'à ce qu'ils découvrent qu'ils sont, peut-être, chacun la clef l'un de l'autre pour rester éveillé ou même finalement retrouver le sommeil.

Véritables parias au sein de la minuscule ville de 3000 habitants, et renfermés sur eux même, sauront-ils surpasser tout ce qui fait d'eux des solitaires absolus ?

Contexte provenant de cette recherche
Revenir en haut Aller en bas
 
Cheers
Cheers
Féminin MESSAGES : 85
INSCRIPTION : 21/07/2018
ÂGE : 29
RÉGION : Angleterre/France
CRÉDITS : iconsforbitches

UNIVERS FÉTICHE : Réel / Fantasy
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2061-cheers-mate-i-m-not-miserable- http://www.letempsdunrp.com/t2083-suivi-rps-de-cheers#40979
Tortue

Wide Awake  Empty


Omen
Bentley

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




feat. Robert Pattinson ©️ Cheers


Merde. Merde. Merde.

Je sursautai, et m’enfonçai dans mon siège plus vite que je ne l’aurais cru possible vu mon état...flou. Comportement ridicule, parce que même dans cette position inconfortable, mes cheveux en bataille et mes yeux dépassés nettement du côté conducteur et surtout, je le réalisai trop tard, j’étais assis dans MA voiture. Dans ma Toyota Hydride grise et brillante. Et dans une ville d’à peine 3000 habitants, on reconnaissait assez facilement MA voiture. Je crois que c’est ce qui manque le plus aux gens comme moi dans les petites villes : l’anonymat. En somme, je me fichais royalement de ma tristement célèbre réputation, je dois même admettre que les regards en coin des dames âgées que je croisais dans la rue me faisaient un peu ricaner, mais je n’étais clairement pas d’humeur pour affronter cette tarée de Barbara Watson, qui sortait justement à ce moment précis sur le parking du lycée de Stamford.

Maudit Jaimie, et son absence de moyen de locomotion. Mais Jaimie Matthews, malgré son besoin d’un chauffeur, était aussi la seule chose qui pouvait ressembler à un ami dans ce trou paumé. Disons, une des rares personne dont la présence ne me donnait pas tout bonnement envie de me flinguer. La seule personne que je tolérai. Mais bien sur Omen, c’est ta grande amitié pour Jaimie qui te pousse à venir le chercher à la sortie de l’école. Et même qu’après vous irez gambader main dans la main dans une clairière. Soyons honnête, j’étais surtout reconnaissant de la distraction que consistait la simple activité de venir le récupérer dans cet antre de l’enfer, quitte à l’écouter s’extasier sur Alexandra Thompson et son derrière fantasmagorique pendant les 15 prochaines minutes, et même prêt à me taper les ragots de Stamford avec une certaine ironie. J’avais pensé que ne plus avoir à endurer le lycée chaque jour serait une bénédiction, puisque j’étais officiellement déscolarisé depuis Septembre, mais je devais admettre que ça rendait les journées plus longues. Et quand on dort à peine 4 heures en 4 jours, les journées sont vraiment putain de longues. Quand on a qu’une envie c’est céder à son corps, fermer enfin les yeux et laisser le sommeil vous engouffrer, les journées sont des tortures...

Toc, toc. A nouveau, dans un sursaut, mes yeux que je ne me rappelais pas avoir fermés justement, s’ouvrirent avec un picotement atrocement inconfortable. Je tournai ma tête vers l’origine du bruit pour y découvrir la face de Jaimie à travers la vitre côté passager, qui me regardait l’air de dire «Tu m’ouvres, connard?». Maudit Jaimie. Dans un grognement, je déverrouillai les portières de la Toyota, et observai ce grand échalas blond qui grimpait avec un geste habituel dans l’habitacle. Je lui offris un regard vide, mais au fond je remerciai cet abruti, qui sans le savoir venait de m’empêcher de m’assoupir.  Mes yeux parcoururent à nouveau le parking environnant, me rappelant soudain de mon angoisse de départ d’avoir été repéré par Nympho-Barb, et je lachai inconsciemment un soupir de soulagement. Pas de pintade à l’horizon.

- «La voilà !» s’extasia Jaimie avec un regard ahuri en direction de l’entrée du lycée.

Oups. J’ai parlé trop vite. Cette garce d’Alexandra Thompson, ma superficielle voisine, sortait de cours à cet instant dans son jean Levis hyper moulant. Mon cerveau occulta immédiatement le récit religieux que déblatérait Jaimie sur le moment où elle avait ramassé son crayon en cours de maths, trop épuisé pour devoir lutter en plus contre une crise de nausée. Alex, marchait avec son assurance habituelle, on aurait dit qu’elle touchait à peine le sol et rebondissait gracieusement à chaque nouveau pas. Mais ce n’est pas ce qui capta ma faible attention. Derrière le fantasme incarné de Jaimie, se trouvait une petite silhouette qui ressemblait à s’y méprendre à une ombre. Elle avait quelque chose de ... familier ? De ma distance, je discernais simplement une capuche noire qui surmontait un rideau de longs cheveux sombres, impossible de distinguer un début de visage.

- «...avec la cinglée...» continua Jaimie en boucle.

- «Hein ? Quoi ?» je l’interrompis soudain, reprenant légèrement mes esprits.

Jaimie se tourna finalement vers moi, avec air confus puis soudain une expression de réalisation illumina son visage et il reprit :

- «Attends, t’as pas entendu parler de la nouvelle ? C’est un vrai monstre de foire, mec !» Jaimie lacha un petit rire avant de s’expliquer.

- «Elle vient d’emménager, elle est au lycée depuis 3 jours. Elle quitte jamais sa capuche même en cours, s’assoupit sur son bureau, va savoir pourquoi les profs ne disent rien, et elle suit Alex comme un petit zombie partout.» Je fronçai mes sourcils et retournai un instant mon attention vers la petite forme noire menue qui s'apprêtait à monter dans la voiture de Thompson. J’étais mal placé pour juger un comportement associal, quand au sommeil en classe j’étais partagé entre totale compréhension et sévère jalousie.
- «Mais c’est pas le pire,» continua Jaimie «Hier, Spencer Baron a tenté de faire fonctionner sa ‘magie’ sur elle», j’étouffai un rire, Spencer était un obsédé de première et le plus lourd dragueur de Stamford. «Elle a complètement pété un plomb, mec, je te jure, crises de larmes et hurlements, une vrai folle !»  conclut Jaimie, visiblement amusé par la situation.
- «Pour être juste, c’est peut-être l’effet que Spence fait aux filles ces temps-ci» blaguai-je ironiquement. Jaimie ne put qu’acquiescer, hilare.
Puis soudain, il eut l’air de percuter une nouvelle information qu’il partagea immédiatement avec un étrange enthousiasme, je levai les yeux au ciel par réflexe; les gens de Stamford s’ennuyaient vraiment pour considérer cette gamine comme une attraction :
- «Mais mec, en plus, la cinglée ... c’est ta voisine ! C’est la cousine d’Alexandra je crois ou un truc comme ça».  Je n’avais jamais vu la petite silhouette lugubre avant aujourd’hui. En même temps, j’étais pas vraiment du genre à m’intéresser à ce qui se passait dans la parfaite maison Thompson. Plus si parfaite que ça, apparemment.

Sans plus tarder, je démarrai la silencieuse voiture et quittai le parking de l’enfer, finalement reconnaissant à nouveau de ne plus avoir à côtoyer quotidiennement cette bande de décérébrés du lycée.

____

Je déteste ce gorille lobotomisé aux hormones qui me sert de frère adoptif. Je déteste le Vendredi soir. Est-ce qu’on était vraiment déjà Vendredi ? Le problème quand on ne dort pas c’est que tout autour devient flou. Les journées n'ont plus ni début ni fin, et on se retrouve hors du temps. On perd doucement la notion de réalité. Mais le bruit de la débauche adolescente au rez-de-chaussée était un ami bienvenue ce soir là, pour m’empêcher de dormir. J’allais dépasser le stade des 27 heures, et mes yeux étaient si desséchés qu’ils brulaient et irradiaient le manque de sommeil. Je pouvais sentir cette tension électrique dans tout mon corps, qui continuait à creuser les proéminentes cernes violacées sous mes yeux. Je me sentais affreusement mal, drainée de toute forme de vie. Grace à mes années d’expérience à rester éveillé et à pousser les limites, je savais que j’allais devoir bientôt céder et dormir au moins une heure ou deux, sous peine de me retrouver à un stade mental critique. Mais je n’étais pas prêt, je gagnais encore un peu de temps, je savais qu’à la seconde où je renoncerais, je devrais affronter les flammes ou son regard à elle, plein de dégoût, et j’optais toujours pour "affreusement mal" plutôt que pathétiquement dé-mo-li.
Will, l’autre fils adoptif de Docteur B. organisait, comme à chaque fois que notre substitut paternel partait en week-end pour son travail, une soirée dans le manoir où tout le lycée était invité. Hors de question que je sorte de ma chambre ce soir.

De toute façon, à choisir, ma chambre était vraiment l’endroit que je préférais. Ma chambre même au delà de ma belle voiture brillante. C’était MON endroit, MON putain de havre de paix. Bien que le lit se transforme en terrible tentation dans des moments où l’épuisement était tel que celui que je ressentais maintenant, c’était mon endroit de prédilection pour démarrer un nouveau croquis et écouter de la musique. La pièce était relativement spacieuse, avec une baie vitrée qui donnait sur un balcon - les avantages d’avoir un père adoptif riche; le mur qui faisait face au lit n’était qu’une immense bibliothèque divisée en une partie livres et un partie vinyles, devant laquelle trônait un large sofa de cuir noir. Je pouvais pester tant que je voulais sur ma vie à Stamford, le Docteur Charles Bentley ne se foutait pas de moi.

Je regardai paresseusement le crayon dessiner des traits sur la page comme si ce n’était pas ma main la responsable du mouvement. A ce stade de fatigue, tout vibre d’une manière surréaliste autour de vous, et on commence à avoir des trous dans la conscience; si je restais éveillé encore, ces trous deviendraient des vraies pertes de mémoire.

Soudain, la porte de ma chambre sur ma droite s’ouvrit. Encore un des potes bourrés de Will, à la recherche d’un endroit où vomir. Pourquoi j’ai pas verrouillé cette stupide porte ?

Je redressai la tête de la page, prêt à cracher mon venin et à violemment dégager le futur vomisseur mais je restai la bouche entre-ouverte, me demandant si je n’avais pas atteint le stade des hallucinations en découvrant l’intrus. Qu’est-ce qu’elle fout dans ma putain de chambre ?

Elle était là, me tournant le dos, les mains posés sur la porte qu’elle avait refermé derrière elle, capuche noire sur sa tête baissée et légèrement essoufflée. Plus loin j’entendis la voix éméchée de Spencer Baron qui venait du couloir «Allez chérie, fais pas ta timide !».

Putain. Mais qu’est-ce que je suis supposé faire, là ? Elle était là, dans mon putain de havre, apparemment complètement inconsciente de ma présence. Elle était là à quelques mètres de mon lit. La cinglée.
Revenir en haut Aller en bas
 
mikrokosmos
mikrokosmos
Féminin MESSAGES : 2208
INSCRIPTION : 11/02/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Poitou-Charentes
CRÉDITS : masayume (avatar); mon ami tumblr (gifs) + moi-même (sign)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique, science-fiction !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

http://www.letempsdunrp.com/t55-badum-tss#111 http://www.letempsdunrp.com/t3230-j-ai-pas-d-idee-de-titre-lalala http://www.letempsdunrp.com/t250-journal-d-une-princesse http://www.letempsdunrp.com/t61-schyzophrenie-aigue-de-dreamy
Luigi

Wide Awake  Empty


Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




feat. Kristen Stewart ©️ cyrine
« Allez steuplait Ava ! »

Je ne prends même pas la peine de répondre à une énième supplique d’Alexandra, alors que nous traversons les couloirs du lycée tout droit en direction de la sortie.  Depuis ce matin, c’est la même rengaine : En arrivant dans la cuisine – que je squattais déjà depuis la veille au soir – elle énumérait les dizaines de possibilités de robes qu’elle pouvait bien mettre, sans parler des chaussures aux talons vertigineux et désagréables qui allaient avec. Puis à la pause du repas de ce midi, accompagnée de son amie Olivia Carver, elle a disserté pendant toute la durée de mon sandwich sur la possibilité qu’elle puisse croiser Jaimie Matthews, et son grand espoir d’enfin savoir s’il la déteste ou s’il s’intéresse à elle. Et voilà que la fin de la journée s’annonce au niveau scolaire, mais que le calvaire reprend pour moi. Mains dans les poches, capuche rabattue sur ma tête pour ne laisser dépasser qu’un cadre de cheveux bruns, je suis ma chère cousine en me contentant de hausser les épaules à chacune de ses phrases. Sauf que là, elle attend une réponse, et je sens qu’elle ne démordra pas tant que je n’aurais pas donné un semblant de réponse. « T’es arrivée y a à peine une semaine, il est temps que tu te sociabilises. Et la soirée de Will, c’est le meilleur moyen de faire d’une pierre deux coups : Je vois Jaimie – parce qu’il est obligé de venir, n’est-ce pas ? – et tu te fais des amis. C’est super, non ? » Des amis. C’est à peu près le seul terme cohérent que je sors de son flux de paroles ultra rapide, et me contente d’un haussement de sourcils qui l’informe parfaitement de ce que ce terme représente pour moi. Comme Alex l’a si bien dit, je suis arrivée il y a une semaine. Six jours, pour être plus exacte, dont trois au lycée, et il ne m’en a pas fallu plus pour m’attribuer le statut de freak du lycée auprès de la plupart des étudiants. Je m’étonne même qu’Alexandra n’en ai pas parlé. Peut-être que l’information n’est pas encore montée jusqu’à elle, après tout. Pourtant, rien qu’en traversant le couloir, je remarque déjà quelques regards en biais qui se posent sur moi. Il y a fort à parier que Baron, le type qui m’a provoqué une crise hier, ai mentionné l’histoire auprès de tous ses amis. Et ça, en plus de tous ceux qui étaient présents quand il a essayé de me draguer.

J’aimerai pouvoir réagir normalement, mais le fait est que je suis incapable de laisser un garçon – ou pire, un homme – m’approcher, et encore moins me toucher. Les psychologues parlent de traumatismes, de séquelles et toutes ces conneries, mais ça ne me dit pas comment en guérir. Peut-être que j’suis foutue. Peut-être que je finirai seule, avec des chats, dans un chalet en haute montagne. Toujours est-il qu’en attendant, je suis coincée ici, à Stamford, à loger chez ma tante et ma cousine, et alors que j’ai une peur maladive des hommes, cette dernière veut m’entraîner à une soirée. Une. Soirée. Entourée de gens, et donc, forcément de garçons probablement ivres et insupportables.
« C’est pas une bonne idée, Alex, je te jure. » Vous avez déjà essayé de vous confronter à un mur ? Parce que c’est exactement ce qu’est Alexandra Thompson quand elle a une idée derrière la tête. Et alors qu’on arrive sur le parking,  et qu’elle déverrouille sa voiture, je la vois déjà qui me fait sa moue digne d’une enfant de six ans avant de monter côté conducteur, suivie rapidement de moi qui m’installe à ses côtés. Et le fait est que, je suis bien trop fatiguée – dans tous les sens du terme – pour argumenter avec elle pendant des heures. « On verra. » que je dis d’avantage pour la faire taire qu’autre chose, mais au cri de victoire de ma cousine, je devine qu’elle considère déjà ma réponse comme un oui, alors qu’elle démarre pour nous faire quitter le parking du lycée de Stamford, sous quelques regards curieux en direction de la voiture.

_____________

- « Non. Non c’est hors de question. » Dans la maison de ma tante Lucy, Alexandra tient bien en évidence devant elle deux robes, avec la ferme intention de m’en faire porter une. Près du corps, diablement courtes, inconfortables. Est-ce qu’elle m’a bien vue pour croire pouvoir me faire porter ça ? « Tu veux me faire venir, je t’ai dit que je venais, soit. Mais hors de question de changer de tenue. » De toutes manières, mon objectif était clair : traverser le trottoir jusque chez les Bentley, dire bonjour poliment, attendre qu’Alexandra ait rejoint Olivia et Will, son mec, et je m’éclipsais en priant pour être passée inaperçue. Reste à espérer que tout se passe comme je l’espérais. Après un aller retour plus rapide que l'éclair dans ma "chambre" pour récupérer mon sac, je dévalais les escaliers pour rejoindre ma cousine, prête à affronter les portes de l'Enfer matérialisées en la magnifique demeure de mes voisins.

_____________

Merde, merde, merde.

« Ava ! Hey, salut Ava ! »

M'évader, quoi qu'il m'en coûte. Je ne suis pas arrivée depuis cinq minutes dans le manoir où se déroule la fête, que déjà, Alexandra a disparu, et qui plus est, Spencer Baron m'a repérée. Je ne me sens pas la force de devoir lui faire face, et encore moins de faire une crise en plein milieu de cette maison. Alors je m'éloigne. Traverse la foule d'étudiants en tirant sur ma capuche pour mieux couvrir mon visage et m'enfoncer dans l'ombre. Il y a fort à parier qu'à son ton, Spencer ait bu, et je ne me sentais pas la force de le tenir à distance dans ces conditions. En tout et pour tout, j'ai du dormir dix minutes aujourd'hui, en cours de biologie, dans une salle bondée de monde pour m'assurer de ne pas tomber dans un sommeil profond, et mieux éviter de me réveiller en hurlant. Hantée par son ombre à lui, la peau qui me brûle comme si les coups étaient encore récents, ou pire, hantée par sa silhouette à elle, baignée dans son propre sang.

Je secoue la tête, et bifurque dans un escalier qui mène à l'étage du manoir. Aucune chance qu'il songe à monter, non ? Et si je tombe sur Will, j'expliquerais que je fuyais Spencer. Ou mieux, je le dirais à Alex, qui le dira à Olivia, qui le dira à Will. Très bien aussi. « Ava ? Ava, t'es passée oùùù ? » Eh merde. Quand j'entends des pas dans les escaliers, je décide de monter jusque l'étage supérieur encore, espérant trouver une salle de bain ou me cacher. Pas de chance, la première porte est verrouillée. Quand par chance, la seconde s'ouvre, je n'hésite pas une seule seconde, j'entre, et ferme rapidement la porte derrière moi, paumes à plat contre la porte, le souffle court. Au loin, je distingue encore la voix de Spencer qui cherche - vainement - à m'attirer jusqu'à lui. Est-ce qu'il espérait sincèrement que je vienne à lui en m'appelant chérie ?

C'est seulement en entendant la voix s'éloigner que je me décide à me tourner dans la pièce, me demandant où j'ai bien pu atterrir dans ma fuite. Une chambre, à priori. C'est quand je distingue une silhouette assise sur le lit que je me fige, les yeux écarquillés, la bouche entrouverte de stupeur. Je savais que Will avait un frère, mais chaque fois qu'Alex le mentionnait - Owen ? un truc dans le genre - elle partait en débat à propos de Jaimie, lequel étant le meilleur ami du concerné. Ce à quoi je ne m'étais pas attendue, c'était à me retrouver dans la chambre de celui-ci.

« Je... » Les paroles meurent entre mes lèvres, incapable de formuler la moindre phrase cohérente. « Je suis désolée !! J'essayais de m'enfuir de ... » Non, Ava, pas comme ça, reprends ta phrase. Je secoue la tête, jette une oeillade en direction de la porte, et souffle un coup pour tenter d'articuler plus calmement : « Je suis désolée, y avait ce garçon... il voulait me voir, et... et il a trop bu, alors j'ai essayé de me cacher. Et j'ai fini ici. » De toute évidence, à moins qu'il soit aveugle, il le sait, ça. J'allais pour sortir, quand j'entendis à nouveau la voix de Spencer dans le couloir, tout proche. « Je sais que t'es dans le cooin, allez, n'aie pas peur ! » Ou comment justement parvenir à l'inverse. De toute manière, avec lui c'était fichu, depuis notre première rencontre, pas moyen que Spencer Baron ne puisse me parler, même à une distance de sécurité.

Je reporte mon attention sur le jeune homme, toujours posté sur son lit, un calepin et un crayon en main. Une chevelure bronze en bataille, la barbe mal rasée, des yeux clairs, soulignés de cernes. De sacrés cernes. Je crois bien que c'est la première fois que quelqu'un semble aussi épuisé que moi, et même si je suis admirative de ce fait, je ne suis pas bien sûre que ce soit un compliment. « Est-ce que ça te dérange si je.. reste juste le temps qu'il soit parti ? » Que je me risque enfin à demander, la tête toujours à demi tournée vers la porte, hésitante.




les recherches sans idées fixes de bibi


as long as we got each other, nothing can stop us.
 
Revenir en haut Aller en bas
 
Cheers
Cheers
Féminin MESSAGES : 85
INSCRIPTION : 21/07/2018
ÂGE : 29
RÉGION : Angleterre/France
CRÉDITS : iconsforbitches

UNIVERS FÉTICHE : Réel / Fantasy
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2061-cheers-mate-i-m-not-miserable- http://www.letempsdunrp.com/t2083-suivi-rps-de-cheers#40979
Tortue

Wide Awake  Empty


Omen
Bentley

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




feat. Robert Pattinson ©️ Cheers


Je ne pouvais pas m’empêcher de simplement fixer de manière incrédule la petite silhouette noire de la cinglée. Il fallait vraiment que j’arrête avec ce terme et que je trouve un autre nom à lui donner, mais je n’arrivais pas à me souvenir des autres informations à son sujet.
Pitié, faîtes qu’elle ne soit pas venu dans ma chambre pour chialer ou un truc du genre, je suis pas en état de gérer ce genre de drame adolescent.
Je n’avais honnêtement pas toutes mes capacités cognitives à l’heure actuelle, et tout mon QI n’était d’aucune utilité vu que je n’avais pas recharger mes batteries depuis un moment. Pendant plusieurs minutes, je restais là, à la regarder, sourcils froncés, mon esprit épuisé apparemment incapable de trouver une solution à ce simple problème : dis-lui simplement de dégager !
Mais rien, aucun mot ne sortait.
Finalement, l’intruse se retourna lentement jusqu’à ce que ces yeux se posent finalement sur moi. Elle se raidit instantanément, son air soulagé se transformant en surprise, gêne et choc. Pour réponse, je me contentai de la regarder sarcastiquement avec un air de dire «Ça va, je te gêne pas ?».
Maintenant qu’elle se trouvait face à moi, je découvrais pour la première fois son visage. Il ressortait particulièrement avec la lumière lunaire qui traversait la baie vitrée, elle avait une peau d’une blancheur fantomatique et des cernes qui auraient pu être les miennes soulignaient ses yeux assombris par son rideau capillaire. Elle avait l’air aussi fatiguée que ce que je me sentais. On pouvait cependant nettement distinguer autre chose derrière le masque de la fatigue, on aurait pu facilement la considérer comme attirante, bien cachée derrière ces couches de vêtements et de cheveux.
Après ce qui me parut une éternité (mais je ne percevais plus le temps correctement), elle commença à bafouiller des excuses, chose que je détestais parce que je me sentais immédiatement comme un affreux connard. Okay, elle était rentrée sans aucune gène dans ma chambre, et okay je n’aurais toléré ça de personne, mais sa façon de se répandre immédiatement en excuses me coupa dans mon élan d’agacement. Je me renfrognais encore davantage quand elle justifia sa présence, et mon cerveau fit soudain une connexion tardive : je réalisai que j’étais toujours entrain de la dévisager, et que je devais avoir l’air d’un de ses pervers du style de Spence Baron. Immédiatement, je retournais mon attention vers mon croquis tandis qu’elle semblait pivoter de manière hésitante vers la porte par laquelle elle avait atterrie ici.

C'est à cet instant, que j’entendis à nouveau ce gros lourd de Baron, éméché dans le couloir, et je remarquai que le corps de mon invitée surprise se raidit à nouveau immédiatement; à vrai dire, je ressentais moi-même une forme de tension et de frustration. Ce mec était une merde, incapable de comprendre le mot "non", et je pouvais comprendre la détresse d’une fille qui avait le bon goût de ne pas être intéressée, pour moi ça relevait finalement plus du bon sens que du fait d’être cinglée.

C’est sans doute pour ça que, quand elle trouva le courage infini de me demander de rester ici, je restai perplexe une minute. Puis je me rappelai que cette fille ne me connaissait pas, elle avait du entendre des histoires à mon sujet, mais elle ne se rendait sans doute pas compte de ce qu’elle demandait. Je ne laissais personne accéder à ma chambre, même Jaimie n’y était jamais entré, et jamais je n’y avais ramené de filles - c’est à ça que servent les voitures après tout.

Me surprenant moi-même, et sans relever les yeux de mon dessin en progression, je fis simplement signe de ma main libre vers le sofa en face du lit, bizarrement moins dérangé par sa présence que ce que j’aurais du. Alors que je continuais à dessiner dans un long silence qui n’avait rien de gênant, mon cerveau fit un sursaut et je récupérai un souvenir d’une partie des bavardages de Jaimie plus tôt dans la journée. Ava, c’était le nom de la «cinglée». Ava Carrington. Je me souvenais maintenant avoir retenu le nom parce qu’il n’était pas ordinaire - comme le mien il avait quelque chose d’unique, en tout cas pas courant en Angleterre, et que je le trouvais harmonieux.

- «Tu es Ava Carrington» lançai-je sans lever les yeux de mon carnet à dessin plus comme une affirmation que comme une question. Est-ce que j’essayais de faire la conversation ? Surement pas. Je détestais les badinages sociaux qui avaient pour simple but de remplir les silences nerveux. Le silence ne me dérangeait pas, et, de mon impression, elle n’avait pas l’air mal à l’aise non plus. Mais à vrai dire, j’étais curieux. Curieux de comprendre ce sentiment de familiarité dont la raison m’échappait, cette impression inexplicable que j’avais eu dans le parking en voyant sa démarche ou même il y a quelques instant quand j’avais rencontré pour la première fois ses yeux cernés et épuisés.
Peut-être inconsciemment pour la sécuriser, fatigué de voir son air plein d’excuses et peu désireux d’être à nouveau témoin de cette tension qui l’enveloppait dès elle entendait une voix masculine; peut-être comme pour lui dire «hey, je ne suis pas un sale psychopathe» je lui offrais mon identité en échange :
- «Je suis Omen Bentley» lâchais-je en retenant une grimace, réalisant ce que pourrait lui évoquer ce nom si elle avait entendu les rumeurs qui couraient à Stamford : délinquance, drogue, fête, sexe, faîtes votre choix.
Revenir en haut Aller en bas
 
mikrokosmos
mikrokosmos
Féminin MESSAGES : 2208
INSCRIPTION : 11/02/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Poitou-Charentes
CRÉDITS : masayume (avatar); mon ami tumblr (gifs) + moi-même (sign)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique, science-fiction !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

http://www.letempsdunrp.com/t55-badum-tss#111 http://www.letempsdunrp.com/t3230-j-ai-pas-d-idee-de-titre-lalala http://www.letempsdunrp.com/t250-journal-d-une-princesse http://www.letempsdunrp.com/t61-schyzophrenie-aigue-de-dreamy
Luigi

Wide Awake  Empty


Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




feat. Kristen Stewart ©️ cyrine
Est-ce que je venais sérieusement de faire ça ? Entrer dans la chambre d'un parfait inconnu, lequel était présent, sans lui demander son avis ? Qui plus est un garçon ? Non seulement j'étais en état de choc de me trouver face à lui, mais j'étais encore plus surprise de ne pas encore avoir pris mes jambes à mon cou. Peut-être parce que j'avais plus peur de Spencer que de ce type. Peut-être parce qu'il dégageait une impression familière, avec son air fatigué et las. Malgré les lourdes cernes qui marquaient sa peau claire, je dois avouer qu'il est beau. Vraiment beau. Un petit air rebelle, un air de défi dans le regard, alors que je suis là, comme une idiote, à me confondre en excuses et demander si je peux me cacher dans son repère le temps que Baron soit hors du périmètre, probablement noyé dans une mare de son propre vomi dans une salle de bain hasardeuse. Il a bien l'air du genre de mec qui boit jusqu'à outrance sans savoir s'arrêter. Le genre de mec que je déteste, en somme.

Contre toute attente, les yeux à nouveau baissés sur son calepin en silence, il me désigne le grand sofa disposé dans un coin de ma chambre, et je réalise alors que je suis toujours plantée devant la porte. Oh. Ah. Je ne m'attendais pas à ce qu'il accepte, et encore moins à ce qu'il me propose de m'installer. Quelque chose se dégage de ce type, quelque chose comme moi, comme s'il voulait simplement qu'on le laisse vivre seul, dans son coin. Autrement, ne serait-il pas à la soirée de son frère ? Je finis par m'installer sur le sofa, les coudes appuyés sur mes genoux, visage posé entre mes mains, le regard rivé sur la porte comme si je craignais que Spencer débarque à tout instant pour venir me tirer hors de ma cachette. Après un silence, c'est finalement le frère de Will qui reprend la parole pour briser le silence. Ah, alors même lui sait mon prénom, super. Est-ce qu'il a eu vent des rumeurs du lycée ? Est-ce qu'il est lui même au lycée ? Je n'ai pas le souvenir de l'avoir déjà vu, mais ça ne m'étonne pas. J'ai plus le regard rivé sur le sol qu'ailleurs, alors que je traîne ma carcasse dans les couloirs d'une salle de cours à une autre, et ma capuche ne m'aide pas tant à disposer d'une vue périphérique sur les alentours. Regard tourné vers lui, ma lèvre inférieure coincée nerveusement entre mes dents, je le fixe quelques secondes avant de hocher la tête à l'affirmative. A quoi bon mentir ? On est voisins. Peut-être qu'il connaît Alex, tiens, vu que celle-ci craque totalement sur son meilleur ami. Je réalise seulement que je ne l'ai pas quitté du regard lorsqu'il se présente en retour. « Omen. » Que je répète après un silence, me disant que je n'étais pas loin lorsque je tentais de me rappeler son nom tout à l'heure. « Eh bien, hm.. merci, Omen, de me cacher de ce... de cet ivrogne, de cet abruti sans gêne, de ce pervers dégueulasse ? Bien des noms qui me viennent, mais finalement, je me contente de dire : de ce type. »

Le silence retombe, au cours duquel j'observe la porte, puis le reste de sa chambre. Surtout ses livres. Il a une sacrée collection de bouquins. Qu'est-ce que je suis censée faire, là ? Garder le silence et tenter de disparaître dans les murs ? Essayer de me sociabiliser comme me l'a si gentiment demandé Alex, mais aussi ma tante Lucy ? "Il faut que tu te fasses des amis, Ava, ça te fera du bien." Je n'ai besoin de personne. Et qui voudrait se promener en compagnie d'un zombie, si ce n'est ma cousine qui véhicule assez d'énergie pour nous deux ? Je ferme les yeux, un bref instant, perdue dans le fil de mes pensées, et secoue la tête en me redressant. Non, pas ici. Certainement pas là, en plein territoire inconnu, je ne peux pas m'endormir. Encore moins dans une chambre... « Alors comme ça, tu fais du dessin ? » Optons pour la sociabilisation. Ca peut me tenir éveillée, au moins assez pour ne pas succomber à l'obscurité ambiante de la pièce, ou au confort de ce sofa dans lequel je pourrais m'endormir même assise. Essaie un peu mieux, niveau conversation Ava. « On est.. voisins. Ma cousine est amie avec ton frère, Will, c'est ça ? » Je n'aime pas préciser adoptif, même si Alexandra m'a brièvement parlé de la famille de nos voisins. Le Docteur Bentley avait adopté deux garçons, Will, et du coup... Omen. Mais rien qu'à observer ce dernier, je devinais qu'il ne partageait pas le même sans que ce bourrin de Will. Ses traits sont radicalement différents, et rien qu'à en voir sa posture et son expression... je devine que son caractère l'est tout autant.




les recherches sans idées fixes de bibi


as long as we got each other, nothing can stop us.
 
Revenir en haut Aller en bas
 
Cheers
Cheers
Féminin MESSAGES : 85
INSCRIPTION : 21/07/2018
ÂGE : 29
RÉGION : Angleterre/France
CRÉDITS : iconsforbitches

UNIVERS FÉTICHE : Réel / Fantasy
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2061-cheers-mate-i-m-not-miserable- http://www.letempsdunrp.com/t2083-suivi-rps-de-cheers#40979
Tortue

Wide Awake  Empty


Omen
Bentley

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




feat. Robert Pattinson ©️ Cheers




Est-ce qu’Ava essayait de me faire la conversation ?
Mon manque d’énergie retint un rire sarcastique vide face à la situation. La cinglée et le délinquant juvénile. Quand elle s’adressa à moi, je m’autorisai un nouveau coup d’oeil vers elle, et constatait, une fois encore, son état évident de fatigue avancé. Elle avait l’air de ne pas avoir dormi depuis des semaines. Je croyais qu’elle passait toute la journée à dormir en cours, comment pouvait-elle être dans cet état si c’était le cas ? La preuve que j’avais raison d’ignorer toutes les rumeurs débiles qui circulent dans cette ville de pèquenauds; quand on voit le pourcentage de vérité dans ce qu’on raconte sur moi, je ne sais même pas pourquoi j’accorde la moindre crédibilité à ce qu’on peut me rapporter.

Je me contentai d’acquiescer avec un sourire ironique caché, quand elle me questionna sur le dessin, tout en redressant d'un geste inconscient la page du carnet comme pour en dissimuler le contenu. Je dessinais par plaisir, par ennui, mais je n’avais vraiment aucun talent, et je ne partageais mes réalisations avec personne, j’avais parfois moi-même du mal à les contempler. En un sens je dessinais des rêves, comme pour essayer de combattre mon inconscient qui, lui, dessinait des cauchemars.
Je remarquai qu’Ava jetait un oeil à ma bibliothèque et j'en profitai pour faire diversion. Il n’y a que les gens qui aime lire qui prêtent la moindre attention aux bibliothèques, pour la plupart des gens, les livres font partie du décor, et ils ne les remarquent pas plus qu’ils remarqueraient un mur. Avant même d’avoir le temps de réfléchir, les mots étaient sortis :

- «Sers-toi, si tu veux», l’encourageai-je en faisant un signe de tête en direction de la même bibliothèque derrière elle. Hein ?! Est-ce qu’on peut subir un dédoublement de personnalité à cause du manque de sommeil ? Je ne voyais pas d’autre explication. Voilà que je lui proposai aussi de partager ma littérature en plus de mon espace le plus personnel. J’étais sans doute trop fatigué pour combattre ma compassion et voulait probablement m’épargner la culpabilité de la laisser simplement là, dans le silence, à rien faire. Il était clair que ce n’était pas ma compagnie qui la divertirait tandis que je parvenais à peine à garder les yeux ouverts et que mes muscles en tension, tiraient dans tout mon corps dans l’espoir qu’enfin j’accepte de leur accorder du repos.

Quand elle mentionna Will et l’appela mon "frère", je ne pus m’empêchait de me crisper de dégoût. Même Docteur B. avait abandonné l’idée d’utiliser le terme de "frère" en ce qui concernait Will, en tout cas il ne le faisait plus en face de moi depuis longtemps. Comme si j’avais quoique ce soit à voir avec cet athlète puant et ignare. Evitant volontairement de parler de Will ou de sa cousine - à ce stade là, mon filtre était quasi inexistant et quelque chose me disait qu’elle pourrait prendre mal d’entendre le fond de ma pensée sur Alex Thompson, je rebondis cependant :

- «Oui, tu habites juste à côté, et d’ailleurs je pense qu’avec un peu de chance tu pourrais t’y faufiler facilement maintenant, Spencer est probablement mort saoul dans la baignoire au premier étage» tentai-je avec une étrange et sincère inquiétude dans la voix qui me prit moi-même au dépourvu. Je ne disais pas ça pour la chasser, d'ailleurs j’étais de plus en plus étonné par le fait que sa présence ne m’irrite pas le moins du monde, mais elle avait à l’évidence besoin de dormir.
- «Je veux dire, tu dois avoir envie d’aller dormir, il est quand même très tard» précisai-je sans souligner son apparence de zombie, me demandant depuis quand exactement, moi, Omen Bentley, j’étais soucieux d’offenser qui que ce soit. Et effectivement il était tard, pour la plupart des gens, j'imagine. A vrai dire si j’avais été égoïste, je l’aurais gardé dans la chambre encore un peu plus longtemps, réalisant que sa présence me gardait inconsciemment éveillé. Je savais qu’à la seconde où elle partirait je n’aurais pas le choix que de m’accorder une heure de sommeil que je redoutais déjà. Mais c'était une chose de ressentir la fatigue que je ressentais, et c'en était un autre de la voir sur Ava. Sur sa personne frêle et son innocence, c'était presque douloureux à regarder. Elle avait la chance de pouvoir rentrer chez elle et dormir, et même moi je n'avais pas le coeur de l'en priver.

Revenir en haut Aller en bas
 
mikrokosmos
mikrokosmos
Féminin MESSAGES : 2208
INSCRIPTION : 11/02/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Poitou-Charentes
CRÉDITS : masayume (avatar); mon ami tumblr (gifs) + moi-même (sign)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique, science-fiction !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

http://www.letempsdunrp.com/t55-badum-tss#111 http://www.letempsdunrp.com/t3230-j-ai-pas-d-idee-de-titre-lalala http://www.letempsdunrp.com/t250-journal-d-une-princesse http://www.letempsdunrp.com/t61-schyzophrenie-aigue-de-dreamy
Luigi

Wide Awake  Empty


Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




feat. Kristen Stewart ©️ cyrine
De toute évidence, Omen semble être tout aussi loquace que je le suis. Un hochement de tête, et voilà que ma tentative miraculeuse d'aborder un semblant de conversation tombe à l'eau. Je hoche la tête en retour, lèvres pincées, le regard qui se tourne à nouveau vers la porte, vers les meubles, vers cette bibliothèque jonchée de nombreux livres. Depuis quand les garçons lisent ? J'ai ancré en tête l'image des mecs quaterback qui préfère jouer des muscles plutôt que de jouer de leur cerveau. Will et Spencer en étant les exemples les plus probants. Mais à bien des égards, je sentais que Omen Bentley était différent, sans trop savoir en quoi exactement. Peut-être était-ce l'atmosphère de sa chambre, le fait qu'il ne soit pas en bas avec les autres, ou tout simplement l'aura qu'il dégage, ou que sais-je. Mais il est différent, par le simple fait que je ne suis pas encore terrorisée par lui, prostrée au sol en criant.

Sa voix m'arrache de ma semie conscience, et tire mon regard loin des livres sur lesquels mon regard s'était arrêté. Après une brève seconde de surprise, puis d'hésitation, je me décide enfin à me redresser, lentement, pour aller vers la bibliothèque, parcourir le flanc de chaque livre comme on caresse le dos d'un animal, avant de me décider, après une oeillade vers le propriétaire des lieux, à saisir un ouvrage dont j'effleure la couverture. J'éprouve ceci dit la nécessité de parler encore, ce que je ne comprends pas moi-même. Je crois que j'aurais plus tenté d'aborder un conversation avec lui, qu'en une semaine avec ma tante, toujours obligée de venir me chercher pour tenter de tenir une discussion avec moi.

C'est seulement lorsque Omen mentionne Spencer que je me souviens de la raison pour laquelle j'étais entrée ici dans un premier temps. Alors que j'étais revenue vers le sofa avec le livre, je me redresse, droite comme un i, l'air sincèrement embêtée. « Merde, je... je suis désolée, c'est vrai qu'il est sûrement.. » sûrement ivre mort dans un coin, comme il le dit si bien. Je hausse une épaule, avant de me diriger vers la bibliothèque pour ranger le livre. C'est à mi-chemin de ce livre à sa place que je m'immobilise, pousse un soupir alors que sa dernière phrase me parvient enfin. « Je ne veux pas dormir.. » Finis-je par avouer à demi-mot d'un air las, poussant enfin le livre entièrement jusque sa place. Pourquoi est-ce que je dis ça ? A lui ? Peut-être parce qu'une part de moi sait qu'il semble aussi épuisé que moi. Peut-être que j'essaie simplement de me justifier. Peut-être que j'ai juste besoin de parler, et qu'Omen est la première personne à qui je parle vraiment en dehors de ma tante et de ma cousine.

Je me tourne pour lui faire face, un sourire gêné perçant très légèrement au coin de mes lèvres. Ma phrase est ambigüe, alors je secoue la tête frénétiquement avant de reprendre : « Je ne veux pas dormir, je veux dire... mes nuits sont généralement affreuses, alors je repousse l'échéance au maximum. » Alors avoir envie de dormir ? Oui, constamment, j'en ressens le besoin maladif. Mais j'éprouve également une sincère terreur à l'idée de fermer les yeux, et de m'offrir aux bras de Morphée. Aux bras de cauchemars, et d'images du passé.




les recherches sans idées fixes de bibi


as long as we got each other, nothing can stop us.
 
Revenir en haut Aller en bas
 
Cheers
Cheers
Féminin MESSAGES : 85
INSCRIPTION : 21/07/2018
ÂGE : 29
RÉGION : Angleterre/France
CRÉDITS : iconsforbitches

UNIVERS FÉTICHE : Réel / Fantasy
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2061-cheers-mate-i-m-not-miserable- http://www.letempsdunrp.com/t2083-suivi-rps-de-cheers#40979
Tortue

Wide Awake  Empty


Omen
Bentley

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




feat. Robert Pattinson ©️ Cheers


Grrr. J’étouffai un grognement tandis qu’Ava recommençait avec ses excuses intempestives. Et voilà ce sentiment d’être un terrible con qui refaisait surface à la voir si foutrement embarrassée; il fallait vraiment qu’elle arrête de faire ça. Quand je constatais le nombre de fois qu’elle avait déjà laissé échapper le mot «désolé» depuis son arrivée, j’imaginais ce que ça pouvait être à l’extérieur et ça me rendait bizarremment dingue : c’était déjà irritant qu’elle le fasse avec moi, mais tous ces enfoirés dans le monde ne méritait définitivement pas ses excuses et ses délicates morsures de lèvres nerveuses. Arrête de t’excuser, putain, pensai-je avec un regard noir.

Les yeux à nouveau sur mon croquis qui avait tout à envier au modèle, je remarquais dans ma vision périphérique sa petite «danse» de zombie tandis qu’elle semblait résignée à partir, prête à renoncer à la lecture qu’elle avait - ça ne m’avait pas échappé- si soigneusement sélectionnée. Mon intuition était correcte, mon invitée secrète aimait lire. Puis elle s’interrompit. J’étais vraiment le roi des abrutis moi, comme tous ces autres que je détestais, qui même en voulant être bienveillant avait réussi à la foutre dans l’embarras; je ne valais pas mieux que tous les méprisants Spence Baron du monde. Mais dans un sens, il valait peut-être mieux qu’elle ne pense pas que j’étais un ami potentiel. Il valait mieux pour elle qu’elle reste loin de moi, il y avait déjà suffisamment de rumeurs qui couraient à son sujet. Dieu sait ce que ces retardés de Stamford iraient raconter, si qui que ce soit savait qu’elle était dans ma chambre en ce moment même.

Je ne veux pas dormir.

Je ne sais plus à quoi je pensais jusque là, mais les mots las et surprenants d’Ava résonnaient d’une manière surréaliste dans ma tête se transformant lentement de sa petite voix claire, légèrement enrouée par la fatigue, pour prendre des tons plus graves comme si je m’entendais moi-même prononcer les mots.

Je ne veux pas dormir.

Qu’est-ce que...? Qu’est-ce qu’elle voulait dire ? Surement pas la même chose que moi. Est-ce qu’elle essayait de me faire croire qu’elle n’était pas fatiguée ? Je ne voulais pas l’offenser davantage, mais j’étais plutôt un expert en la matière - et mon jugement était sans appel, elle avait dépassé le stade de l'épuisement depuis un moment.
C’est quand elle se tourna vers moi que je réalisai qu’à nouveau, je la fixais, mes paupières lourdes, mon cerveau tentant de trouver un sens à ces paroles que j’interprétais surement trop en projetant ma propre situation. Redescend Omen, elle ne se force pas à ne pas dormir pour cultiver un look vampiresque. Tout le monde n’est pas bousillé comme toi.
Puis, après ce qui sembla une éternité, elle développa et ma bouche s’entrouvrit alors que mon esprit tentait d’accepter ce qu’elle était entrain d’avouer. Aussi épuisé que je sois, mes impressions indéfinies d'Ava finirent par trouver un sens : sa démarche de zombie "familière" dans le parking du lycée, ses yeux cernés avec une teinte de léger désespoir enfoui, sa manière de garder ses paupières closes un peu plus longtemps que la moyenne à chaque clignement d’yeux, comme pour agripper quelques secondes de sommeil. C’était comme regarder dans un miroir déformant. C’était mon propre fardeau que je voyais sur elle.

- «Tu restes éveillée, toi aussi ?» ce n’était pas une question même si elle en avait le son. Je n’étais même pas sur d’avoir voulu prononcer les mots, mais mon filtre était déconnecté une fois les 30 heures sans sommeil atteintes.

Ses nuits sont «généralement affreuses». Même si ma curiosité aurait du être piquée, et que mes conclusions étaient peut-être complètement erronées, je soupirais inconsciemment comprenant, si parfaitement, ce qu’elle voulait dire. On ne réalise pas toujours l’horreur et la torture que peut représenter un cauchemar, on est dépossédé de sa force, de choix, de sa voix, tout ce qu’on peut faire, c’est subir. Quand j’étais éveillé j’avais le choix de ne pas ressentir toutes ses émotions, je pouvais me battre et dominer n’importe qu’elle situation. Mais quand vous dormez et que votre cerveau vous dit que vous êtes terrifiés, perdus, vous êtes au pire stade de l’impuissance. Et quelque chose me disait qu’Ava devait se sentir souvent impuissante, même quand elle était éveillée. Et ça m'écoeurait.

- «Cauchemars ?» tentai-je avec une délicatesse dont je me pensai totalement incapable. Un frisson me parcourut l’échine rien qu’à tenter d’imaginer ce que pouvait être les cauchemars d’Ava. Quelque chose me disait que ça ne concernait pas la perte de son ours en peluche. On ne peut imaginer à quel point il est difficile de s’empêcher de dormir, c’est comme ne pas étancher sa soif, tout votre corps vous hurle dessus avec colère, et vous devez vous battre contre vos plus simples instincts, sans parler des effets secondaires très perturbants une fois que le cerveau est maintenu en éveil trop longtemps. La plupart des gens en seraient incapables. Ce n’est pas le genre de choses qu’ont fait à la légère, et ce que s’infligeait Ava n’était pas un bon signe. Mais je n’aurais pas l’indélicatesse de lui demander quelle était la teneur de ses mauvais rêves - pas tout de suite, en tout cas, même si ma curiosité morbide était là. Je lui offris un faible sourire qui voulait lui dire «je comprends et je compatis».

Je passais ma main dans mes cheveux nonchalamment, tandis que je retenais une autre pensée très égoïste au fond de ma tête. Si Ava ne dormait pas non plus, elle pouvait rester là avec moi ce soir, et m’aider à rester éveillé moi aussi. En effet, je réalisai que sa présence avait déjà fait passer le temps plus vite, quand je constatais l’heure en caractères lumineux rouges sur le radio réveil digital old school que j’avais conservé sur ma table nuit. 3h55. Déjà. Pratiquement le matin pour moi. Et je ne pouvais qu’admettre que la nuit avait été bien moins difficile grace à son intrusion.
Revenir en haut Aller en bas
 
mikrokosmos
mikrokosmos
Féminin MESSAGES : 2208
INSCRIPTION : 11/02/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Poitou-Charentes
CRÉDITS : masayume (avatar); mon ami tumblr (gifs) + moi-même (sign)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique, science-fiction !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

http://www.letempsdunrp.com/t55-badum-tss#111 http://www.letempsdunrp.com/t3230-j-ai-pas-d-idee-de-titre-lalala http://www.letempsdunrp.com/t250-journal-d-une-princesse http://www.letempsdunrp.com/t61-schyzophrenie-aigue-de-dreamy
Luigi

Wide Awake  Empty


Ava
Carrington

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante zombie et je m'en sors comme ma tante s'en sort. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt de façon neutre, de toutes façons j'ai peur des hommes.




feat. Kristen Stewart ©️ cyrine
Est-ce que je venais vraiment de faire ça ? Je veux dire, balancer le plus calmement du monde à un parfait inconnu, lequel est Omen Bentley, que j'ai de véritables troubles du sommeil ? Bravo Ava, bravo, si il ne te voyait pas encore comme un véritable monstre, à l'image des trois quarts du lycée de Stamford, c'était désormais chose faite. La weirdo qui ne dort pas et se cache des garçons, tape des crises à faire passer un film d'horreur pour un dessin animé pour enfants, et refuse qu'on la touche par extension. Quelle belle première impression, bravo. Et quand je me tourne en direction du jeune homme, je constate sans grande surprise qu'il a les yeux rivés sur moi. Probablement en train de se flageller mentalement pour m'avoir laissé entrer dans sa chambre, et m'avoir permis de me cacher de Spencer Baron. Idiote. Je baisse les yeux, regarde autour de moi, partout sans dans sa direction, tentant de justifier, plus ou moins maladroitement ma lubie de cumuler le moins d'heures de sommeil possible. Jusqu'à ne plus tenir debout, à vraie dire, tant qu'à faire c'était le mieux.

Mais ce à quoi je ne m'étais pas attendue, c'était à sa réaction, aussi surprenante soit-elle. Il n'était pas en train de me traiter de folle, ni même en train de me jeter dehors en hâte en hurlant sur Will pour m'avoir laissé entrer dans le manoir des Bentley. Loin de là.

« Toi aussi ? » Que je répétais, sans trop savoir si les mots m'interpellaient, ou si je lui retournais tout simplement sa question. A mon tour, je l'observais avec une curiosité que je n'avais pas la force de cacher. Est-ce que je comprenais vraiment ce que j'étais en train de comprendre ? Omen Bentley connaissait-il un semblant de situation similaire à la mienne ? Ca expliquerait assez bien les larges cernes similaires aux miennes qui soulignent ses yeux clairs. Il pose une question, devine assez bien. Je n'ai jamais vraiment parlé de mes difficultés à m'endormir avec qui que ce soit, mais quitte à en parler au moins une fois... Autant le faire avec quelqu'un qui peut comprendre. Peut-être que ça peut me faire du bien, et m'empêcher de somnoler, par la même occasion. « On peut dire ça... » murmurais-je finalement, tout en lui retournant le vague sourire qu'il m'adresse, en me décidant à tirer la capuche qui recouvrait jusque maintenant la moitié de mon visage.

« Comment est-ce que tu fais ? Je veux dire.. pour rester réveillé. » Quoi, quitte à parler avec un autre insomniaque, autant partager les astuces. D'ailleurs, comme si je me sentais obligée de partager quelque chose en retour, j'explique à voix basse, retournée m'assoir sur le sofa, jambes serrées contre moi « Les devoirs sont utiles, pour me distraire. Je cuisine, aussi. Et le café est mon meilleur ami. Parfois, j'essaie de dormir un peu en cours, c'est.. plus facile. » Ou du moins plus difficile de tomber dans un sommeil assez profond pour me permettre de faire des cauchemars. Puis je tourne les yeux vers Omen, espérant avoir une réponse de sa part. Quelque chose me disait qu'il éprouvait la même curiosité sincère que moi à l'idée d'une discussion entre insomniaques. Et une part de moi se demandait surtout, bien que le gardant sous silence, quels démons le hantent suffisamment pour qu'il se refuse au sommeil comme moi. Puis il jette un oeil vers son réveil, et au loin, les bruits commencent à s'apaiser, comme si la plupart des étudiants étaient soit partis, soit endormis, soit en plein coma éthylique. Je passe nerveusement la langue entre mes lèvres, et une main filtre dans mes cheveux bruns. « Je devrais peut-être... Y aller. Je me suis déjà largement imposée, et... Alex va s'inquiéter si elle ne me trouve pas et va croire que j'ai quitté la ville à cause d'elle. » Je tente un rire, maladroit, hésitant, et me redresse en faisant attention à ne pas avoir abimé son sofa ou quoique ce soit autour de moi. Une part de moi se disait qu'il valait mieux me dérober avant de commettre une erreur qui me ferait passer pour un monstre à ses yeux aussi, et une autre... était contente de savoir que je n'étais pas la seule.

Est-ce qu'Omen pensait comme moi ?

« Hey... merci, pour la cachette. » Merci de bien être le seul chez qui je n'ai pas lu un regard de jugement, aussi. Et je ne sais pas s'il pouvait lire la gratitude dans mon regard, mais je l'étais. Sincèrement reconnaissante d'avoir tenue ma première conversation normale avec une personne autre que ma tante ou ma cousine.




les recherches sans idées fixes de bibi


as long as we got each other, nothing can stop us.
 
Revenir en haut Aller en bas
 
Cheers
Cheers
Féminin MESSAGES : 85
INSCRIPTION : 21/07/2018
ÂGE : 29
RÉGION : Angleterre/France
CRÉDITS : iconsforbitches

UNIVERS FÉTICHE : Réel / Fantasy
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2061-cheers-mate-i-m-not-miserable- http://www.letempsdunrp.com/t2083-suivi-rps-de-cheers#40979
Tortue

Wide Awake  Empty


Omen
Bentley

J'ai 18 ans et je (sur)vis à Stamford, Angleterre. Dans la vie, je suis déscolarisé et en colère et je m'en sors très bien avec l'argent de mon père adoptif. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt parfaitement.




feat. Robert Pattinson ©️ Cheers


A découvert.
Mon coeur se pinça encore un peu quand elle dévoila son visage plus clairement, qu’elle se contenta de capituler et confirmer mes soupçons sur sa situation. Après tout, je m'étais moi aussi dévoilé par la même occasion. Elle m’offrit un sourire étrange, sans joie qui n'atteignait pas ses yeux vides de fatigue, pour réponse à ma supposition sur les cauchemars. Je me demandai si elle faisait ça souvent : sourire faussement à l’interlocuteur en face d'elle pour son bien à lui, pour rassurer l'autre malgré son calvaire à elle. J’aurais été incapable de faire ce genre d’efforts, quand je me sentais comme une merde, je m’en prenais au monde entier.
L'effet miroir continuait tandis qu'elle reprenait mes paroles, me les retournait sans doute comme pour être elle-même sure de ce que signifiaient nos confessions mutuelles. Elle semblait m'examiner à son tour, et je n'avais ni la force, ni l'envie de me sentir offusqué par son regard inquisiteur. Je la laissais procéder à sa conclusion avec calme, laissant tomber mes paupières sur mes yeux à des intervalles beaucoup trop rapprochées...

« Comment est-ce que tu fais ? Je veux dire.. pour rester réveillé. »
La voix d'Ava me rappela à un état conscient qui s'était bien trop embué auparavant. J'eus un air presque amusé, quand je réalisais ce que nous étions entrain de faire à échanger nos méthodes. Mais je comprenais sa curiosité, j'étais moi même désespéré de toujours trouver des techniques plus efficaces, mais j'avais vraiment déjà putain de tout essayé. Ava elle, restait incroyablement sage quand elle délivra ses propres moyens, je retins mon air moqueur en me demandant sérieusement comment elle pouvait y arriver avec si peu d'aide. Pour ce qui était de dormir en cours, j'avais essayé à l'époque où j'étais encore scolarisé mais c'était trop dangereux de faire ce genre de tentatives en public. Hors de question qu'un de ces batards de Stamford me retrouve entrain de chialer. Je déglutis rien qu'à repenser au fantôme qui hantait mon sommeil. J'étais vraiment un cas. Pour être juste envers ma complice d'insomnie, je lui rendis la pareille en dévoilant mes propres techniques qui étaient tombées vers des extrêmes beaucoup moins sains :

-"Fumer aide un peu" lançai-je en pointant du regard le paquet de cigarettes sur ma table de chevet, "Le plus efficace reste les amphétamines" continuai-je nonchalamment, comme inconscient que je confessai une consommation de drogues occasionnelles à cette étrangère, levant les yeux au ciel comme pour réfléchir mais surtout en considérant jusqu'à quel point je devais être honnête, "Plusieurs drogues et médicaments sont efficaces d'ailleurs mais avec beaucoup trop d'effets indésirables", corrigeai-je en secouant la tête d'un air de dégoût. Je réalisai que bien que j'avais moi-même poussé ce genre de limites je n'aurais pas souhaité à Ava d'en faire autant, j'avais effectivement fait usage de drogues pour m'aider dans des moments difficiles - on ne passe pas 6 ans sans une nuit de sommeil correcte sans un petit coup de boost; mais ça m'avait également valu de prendre les décisions les plus stupides de toute ma putain de vie et de faire les pires conneries. Mon regard bifurqua à nouveau sur Ava tandis que je me gardai de lui révéler ma toute dernière technique découverte ce soir. Parce qu'au final, ma technique ce soir, c'était elle.

Je fus saisi d'un sursaut d'anxiété quand elle annonça qu'elle devrait partir. Surpris, je me retins de me lever, me rappelant de la tension qui raidissait son corps quand elle entendait une voix masculine et concluant qu'une approche physique n'était sans doute pas la meilleure idée pour éviter de la faire fuir. Si je devais être honnête, ce n'était pas qu'elle parte dont j'avais peur, mais plutôt de ce qui se passerait une fois qu'elle serait partie. Mais l'un dans l'autre, je n'avais pas le choix non plus, Ava ou pas Ava, je devais me résoudre à m'accorder quelques heures de sommeil. Je sentis une nausée m'envahir rien qu'à l'idée.
Réfléchis connard, réfléchis.

Je ne pouvais décemment pas laisser ma toute nouvelle technique s'envoler comme ça, et puis, peut-être qu'elle aussi aurait voulu profiter de ma présence pour rester éveillée. Réfléchis, Omen, bordel. Il fallait que je trouve un moyen de proposer l'idée folle que j'avais en tête à Ava sans que celle-ci n'interprète ça de la mauvaise façon et se stresse complètement. Plus nerveusement, mes doigts parcouraient ma chevelure en bataille, faisant appel à tous mes neurones encore de garde.
Je fus enfin inspiré par son regard quand elle me remercia de l'avoir laissé se cacher ici,  faisant face à l'émotion peu familière qui avait l'air de s'émaner d'elle. Etait-ce de la gratitude que je décelais ? Il faut dire que c'était pas le genre de sentiment qu'on éprouvait à mon égard très souvent. Jamais, Omen, le terme c'est "jamais". Poussé par cette impression que, peut-être elle aussi trouverait son compte dans un éventuel arrangement et légèrement désespéré sur le moment, je lui sortis la première idée qui traversa mon esprit :

- "D'accord" acquiesçai-je, faisant une semi-paix avec son départ. "Tu sais le pavillon derrière nos maisons" commençai-je avec une hésitation masquée par une nonchalance bien imitée, soulevant un sourcil faisant référence au petit pavillon aménagé par Charles et Mme Thompson sur le terrain commun. Je mis une seconde à formuler la suite, je ne voulais pas bousculer cette fille qui a l'évidence - on l'appelait la cinglée - demandait une forme de délicatesse. "J'y vais parfois la nuit, il y fait frais ça aide à combattre la fatigue", je poursuivis comme si je partageais simplement avec elle une astuce supplémentaire. Je fis une nouvelle pause.

- "Peut-être que je t'y croiserai ?" suggérai-je finalement, en grimaçant légèrement à l'idée qu'elle interprète quand même cette idée comme un plan drague dégueulasse.
Pitié ne prends pas ça de travers.
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


Wide Awake  Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
Wide Awake
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 6Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 Sujets similaires
-
» wide awake (siméon)
» [Cinéma] Eyes wide shut
» Eyes Wide Open ~ Shawn
» The Sky's Open Wide | Vinter

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers réel :: Europe-
Sauter vers: