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 (E&D) you could be the corpse and i could be the killer

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Nimue
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Tortue



Demelza
von Abbetz

J'ai 17 ans et je vis à Anzing en Allemagne. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serai (trop) rapidement fiancée et je le vis plutôt mal.
Couleur de dialogue #82628E




ft. dove cameron by © EXORDIUM.
« Va faire couler l’eau. J’arrive. » Il y’a une raideur dans sa posture. Elle ne devrait pas. Elle devrait rester la jeune fille digne et noble, celle qui se pare de blancheur pour signifier l’innocence - l’ignorance - celle sur qui on ne peut jeter le doute ou le soupçon. Elle devrait rester loin des yeux d’un homme. Demelza a pourtant tant besoin de sentir l’eau sur sa peau, nettoyer tout ça, nettoyer les drames. Elle obéit, finalement, elle laisse de côté les leçons de bienséance et de morale, probablement trop fatiguée pour lutter, à bout de nerfs, à fleur de coeur. Pauvre petit myocarde si serré dans la cage thoracique. Elle va faire couler le bain, elle remplit d’une eau bien chaude, espérant peut-être brûler quelque chose, étouffer le feu à l’intérieur de son esprit, apaisé pour l’heure, qu’elle craint en permanence. Elle se défait de ses vêtements, de ce qu’il en reste, qu’elle plie soigneusement pour les poser dans un coin et s’immerge toute entière, se noie une seconde dans le silence aqueux ; elle voudrait rester là pour toujours, là où rien de mal ne peut se produire, pourtant elle ressort la tête à l’air libre, rouvre les yeux sur le décor qu’elle n’avait pas regardé encore. Ca l’absorbe suffisamment pour qu’elle n’entende pas l’approche du jeune homme. Quand elle pose son attention sur lui, elle se sent rougir, elle a le réflexe de détourner le visage, de resserrer les bras sur sa propre enveloppe charnelle, les longs cheveux clairs dissimulant en partie cette peau si claire. Elle est gênée, Demelza, presque encombrée par toute la pureté de son épiderme quand lui est marqué, elle l’a perçu - parfaits opposés jusque dans le corps. A la regarder ainsi, on n’aurait aucun mal à supposer qu’elle brille dans l’obscurité - il n’y’a que la marque des dents dans le cou pour découdre le tableau d’innocence. Fade colombe, si fade gamine, c’est ainsi que lui apparaîtrait désormais son reflet.

« J’ai fait un choix, Demelza, » Elle fixe un point invisible, dans le vide, du côté où il n’est pas. Il va décider de la renvoyer chez elle, n’est-ce pas ? « et tu es mon choix. Je ne sais pas si c’est le bon choix, pour toi comme pour moi, mais c’est le mien. » Elle ne dit rien, elle ne comprend pas pourquoi, elle ne comprend pas ce qu’il cherche, ce qu’il veut, ce qu’ils font là. Au moins il n’y’a plus l’odeur de mort, elle n’a plus l’impression d’avoir trempé dans la noirceur, d’avoir partout les traces d’horreur et de cette hémoglobine qui parfois l’attire tant, emballe le rythme cardiaque, fait basculer ses envies. Elle se sent un peu plus elle. Un peu moins belle, malgré tout. Elle n’a plus le masque, plus les parures, plus ses stratagèmes, ses illusions ; elle est bien plus que nue, alors. « Si tu dois partager ma vie et m’aliéner la tienne ad vitam eternam, il faut en effet que je te parle de certaines choses. Pour que tu saches te protéger de moi, sans avoir peur de moi.. » Elle ose un oeil vers lui, une attention furtive mais elle a l’air de chercher à devenir invisible, à se fondre parmi les images. Elle n’a pas envie de vivre en enfer, elle ne veut pas être en exil, si seule, entre les murs de cet endroit maudit. Demelza aime la solitude sécurisante, elle aime contrôler un minimum son environnement et ce manoir, elle ne pourra jamais s’y faire, elle en est sûre sur l’instant. S’il la laisse ici, qu’il part, elle va mourir de peur. Elle écoute, très attentive quand bien même elle n’en ait pas l’air. On pourrait presque voir la bulle dont elle s’entoure, voir l’isolement psychique trier doucement les informations pour les placer dans des tiroirs, les organiser à sa convenance, par ordre de priorités.

Elle sent l’eau refroidir, à mesure qu’il parle, qu’il explique. Qu’il raconte. Elle a de nouveau l’impression qu’on lui confie une part de l’avenir d’une grande lignée et qu’elle va tout gâcher, tout détruire. Pourquoi elle ? Pourquoi pas une femme solide, une assez forte pour maîtriser tout ça, pour s’y déplacer sans crainte, sans hésitation ? « Des jours où je ne serais pas vraiment Ebenezer. » Elle ne sait pas si elle pourra y arriver. Elle trie encore, elle réfléchit. Elle n’a pas bougé, il n’y’a que les cheveux qui flottent doucement à la surface de l’eau mais elle est toujours repliée dans un coin, immobile. Elle intègre, elle digère le flot de paroles, ça n’est ni facile ni rapide alors le silence dure, s’impose. Elle ne parle pas.

« Je ne veux pas d’enfant parce qu’ils brûleraient. » La voix est une sorte de murmure dans l’écho de la pièce. « Je pourrais me réveiller un matin, avec leur petit corps en cendres entre les doigts, comme s’ils n’avaient jamais existé, comme si ils n’avaient aucune valeur. » Elle ne le regarde toujours pas. « Et tu m’en voudrais. Tu me haïrais pour ça, comme mon père m’ignore pour le sort de ma mère. » Est-ce qu’elle aurait envie, un jour, d’un enfant ? Est-ce qu’elle voudrait, un jour, vraiment jouer son rôle, épouser leur comédie, corps et âme ? Est-ce qu’elle voudrait être une véritable épouse, prendre soin d’une famille ? Est-ce qu’elle réprimerait consciencieusement les désirs humains pour le pragmatisme froid et méthodique d’un fantôme mélancolique, errant sans but entre ces murs ? « Je t’arracherais l’unique raison pour laquelle tu t’imposerais mon contact et tu dévorerais ce qu’il resterait de mon âme sans saveur. » Il est si triste, le tableau de l’avenir ; elle a l’air si triste, soudain. « Peut-être que moi aussi, je suis en exil. Peut-être que je n’aurais plus l’impression de sentir les flammes crépiter, en dedans, un jour ; qu’il fera assez froid, que toi tu pourras éteindre les images dans ma tête. » Le brasier, qui hante, qui revient la nuit, s’éteint le jour. « Il va être beau, notre mariage. » Il n’y a pas un mot plus haut que les autres, pas de sarcasme, on dirait presque une douce berceuse. « Il sera aussi beau que ton nom l’exige. Personne ne doutera un seul instant que c’est notre choix. Personne ne dira que c’est triste, qu’on nous oblige, qu’on exige de nous une mascarade. Je prendrai soin de toi, qu’importe ton état. Ce sera un partenariat et aucun secret ne sortira jamais de ce manoir. Ni ton oncle ni mon père ne doutera d’avoir gagné, ce jour là, parce qu’on sera aussi bien assortis que le noir et le blanc. Mais après cela, on ne nous imposera plus rien, tu me le promets ? »            

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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement fiancé et je le vis plutôt mal.




ft. James Bay
couleur – 232169
– Je ne veux pas d’enfant parce qu’ils brûleraient.

Même si elle en voulait, il ne pourrait pas lui en donner. Même s’ils essayaient. Il est vide à l’intérieur, il le sait, il le sent. C'est comme ça que vivent les enfants du néant. Il en est quelque part heureux de cette stérilité. Elle est convenable, elle est commode. Elle s’arrange dans leur vie, elle comme lui sont dangereux. Des dangers différents, mais des dangers qui ne seront jamais que deux.

– Je pourrais me réveiller un matin, avec leur petit corps en cendres entre les doigts, comme s’ils n’avaient jamais existé, comme si ils n’avaient aucune valeur. Et tu m’en voudrais. Tu me haïrais pour ça, comme mon père m’ignore pour le sort de ma mère.

– Je t’en voudrais peut-être, mais ne serais-je pas à moitié coupable ?

Il a un sourire. L’éventualité le fait toujours sourire, parce que c’est comme lui parler de choses intangibles, de choses fantastiques qui n’existeraient que dans un futur lointain, inatteignable pour lui. Il soupire, doucement.

– Je t’arracherais l’unique raison pour laquelle tu t’imposerais mon contact et tu dévorerais ce qu’il resterait de mon âme sans saveur.

– Ton âme a une grande saveur, mais je ne te dévorerais pas.

Il regarde son visage doux comme il l’aime. Il ne sait pas pourquoi il est si tendre avec elle. Il reste persuadé qu’il s’agit de la chaleur dans le creux de son âme qui les rapproche, qui le rapproche. Ebenezer ne sait pas ce qu’elle ressent à ce moment-là. Elle lui apparaît comme une petite danseuse prise au piège de lui, alors même qu’elle lui a demandé de la choisir, de lui apprendre.

C’est elle qui lui a demandé. Sans stratagème d’enfant. Il lui avait dit, non ?

N'essayez jamais d'adoucir mes humeurs par des stratagèmes d'enfants, et je n'essaierais jamais de vous faire m'aimer.

Il avait été odieux, mais il était toujours odieux.

– Peut-être que moi aussi, je suis en exil. Peut-être que je n’aurais plus l’impression de sentir les flammes crépiter, en dedans, un jour ; qu’il fera assez froid, que toi tu pourras éteindre les images dans ma tête.

– Non... refuse-t-il doucement.

– Il va être beau, notre mariage. Il sera aussi beau que ton nom l’exige. Personne ne doutera un seul instant que c’est notre choix. Personne ne dira que c’est triste, qu’on nous oblige, qu’on exige de nous une mascarade. Je prendrai soin de toi, qu’importe ton état. Ce sera un partenariat et aucun secret ne sortira jamais de ce manoir. Ni ton oncle ni mon père ne doutera d’avoir gagné, ce jour-là, parce qu’on sera aussi bien assortis que le noir et le blanc. Mais après cela, on ne nous imposera plus rien, tu me le promets ?

– Je te promet de toujours te protéger, Demelza, envers ton père, envers mon oncle, envers moi-même s’il le faut.

Il est sincère. C’est peut-être la chaleur en lui qui parle, peut-être l’euphorie à les voir si proche et si lointain, qu’importe ce que c’est car un von Hohnstedt n’a qu’une seule parole. Il est de cette trempe également. Il est l’enfant du vide à qui les anges ont donné la sagesse. L'enfant du vide qui n’aura jamais une vie simple, mais elle sera belle malgré tout.

Elle est déjà plus lumineuse, grâce à elle. Seulement à elle.

– Est-ce que tu veux venir avec moi à Munich ?

Il la regarde, du coin de l’oeil. Il se souvient de ses obligations, du Saint-Empire. Il se dit aussi qu’il n’a pas envie de la quitter. Qu’il a envie de sa main sur son cœur, ou sur sa nuque, qu’importe, sa main sur lui, juste un peu. Il la regarde, mais ses yeux sont prudes et il ne dévie jamais de son visage. Il résiste à la tentation d’apercevoir entre l’écume de mousse les courbes. Ce n’est pas tant qu’il a envie de son corps, c’est qu’il envie la chaleur de sa peau.

Il se réfugie finalement dans des pensées plus concrètes et commence à laver sa peau. Les grosses éponges frottent et frottent encore son dos et son torse, pressant doucement ses flancs. Il est toujours de son côté.

– Tu pourras mieux t’habituer à moi. Pas seulement à ce moi qui est ici.

Entre ses murs pleins de fantômes et de souvenirs.



Oh Darling,
Darling, What I have done ?
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Nimue
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Tortue



Demelza
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ft. dove cameron by © EXORDIUM.
Elle n’arrive pas à décrypter la langue dans laquelle il est écrit. Elle lave doucement sa peau, en évitant toujours de trop l’observer. Elle aimerait bien rester dans le bain, pour toujours, ça trotte encore dans un coin de sa tête. « Est-ce que tu veux venir avec moi à Munich ? » La main qui lave son bras marque un arrêt, parce qu’elle relève le regard vers lui ; elle se demande s’il est sérieux. « Tu pourras mieux t’habituer à moi. Pas seulement à ce moi qui est ici. » Il l’est. Elle fronce les sourcils. « Est-ce que c’est convenable.. ? » Encore cette interrogation, parce qu’elle ne veut pas faire de faux pas. Ca ne serait pas si grave, si ils n’étaient pas si aristocrates, si le sang n’avait pas autant de valeur, si son prix n’était pas si élevé. Les von Abbetz avaient un talent fou pour les échanges, c’était leur truc à eux, ils vendraient du sable dans le désert, de l’eau à des sirènes, du vent au beau milieu d’une tempête. Ils avaient cette facilité, parce qu’ils étaient habiles avec les mots, sans doute, parce qu’ils savaient flairer les opportunités. Rien n’est plus important qu’un placement pour Amalrich parce que rien ne l’est plus pour la plupart de ceux de sa lignée, dans divers domaines. Lui était un homme pour qui ‘frontières’ ne voulait rien dire et on l’appréciait toujours pour son incroyable don de négociateur, il était rigide, il était élégant, il inspirait une certaine forme de confiance - la preuve, il était parvenu à vendre sa fille, malgré tout, malgré les chances amoindries par les accidents passés. Elle imaginait bien que ça n’avait pas été gratuit, la petite blonde. Elle serait curieuse de savoir si elle avait une dot, si son corps avait un prix déterminé. « D’accord. Mais ne regarde pas. » Elle s’extirpe du bain, une fois assez propre à son goût et attrape une serviette dont elle couvre ses courbes, ça n’est pas bien difficile, elle n’est pas bien grande, pas bien épaisse.

…*…

Ils ont eu du temps pour se reposer. Elle a eu du temps pour s’apaiser. Ulrich lui a fait parvenir des tissus, le matériel qui restait chez eux, qu’elle n’avait pas jugé utile de prendre. Elle s’est félicitée intérieurement d’avoir toujours eu plusieurs projets de créations en même temps ce qui l’obligeait à avoir la plupart des outils de travail en double. L’esprit à nouveau occupé, elle a moins de mal à être elle-même, finalement. Et Ebenezer ne lui fait plus si peur, bien que le manoir la rende toujours anxieuse : elle a la sensation de devoir lutter contre l’ombre, comme si il n’y’avait guère de choix, comme si elle devait finir par se faire avaler ou devait le brûler pour se défendre. Elle relègue cette mauvaise impression dans un coin, la met sur le compte des évènements vécus trop vite, en trop peu de temps.

Elle traverse le couloir pour rejoindre le salon d’un pas calme, les escarpins indiquant sans mal son déplacement, comme le bruissement du tissu blanc de la robe. Il n’y’a que la ceinture noire autour de sa taille qui tranche, dénote un changement. « Bonjour Anselm. » Le pas est plus léger que les premiers jours, même lorsqu’elle croise l’étrange domestique du maître des lieux. Elle ne s’attend pas tellement à une réponse, elle indique simplement qu’elle a remarqué son existence, qu’elle ne cherche plus ni à l’ignorer ni à le rejeter. Elle s’arrête en route. « Vous savez où est Ebenezer ? J’ai parfois l’impression de tourner en rond, ici. » Elle heurte quelque chose de solide, dans son dos, se crispe l’espace d’une seconde. Ca ne va pas l’égorger parce qu’elle en reconnait le contact. « Trouvé. » C’est plutôt lui, qui venait de la trouver. Elle pivote doucement pour lui faire face, lui offrir un sourire en coin. « Est-ce que les murs ont des oreilles ? » Elle lève l’index, lui indique presque aussitôt de ne pas répondre, l’autre main occupée à maintenir un livre contre sa poitrine. « Je ne veux pas savoir la réponse : rhétorique. » Et comme Amalrich n’est toujours pas venu vérifier qu’elle est vivante, elle suppose qu’elle peut bien suivre Ebenezer à Munich.             

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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement fiancé et je le vis plutôt mal.




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Il ferme les yeux comme elle le souhaite et la laisse disparaître de sa vue. Lui ne bouge pas du bain, même s’il est déjà un peu froid. Il se laisse aller, glisse petit à petit, jusqu’à avoir de l’eau jusqu’en dessous des narines. Les yeux rivés au plafond, il regarde l’Ange qui tombe.  

Que dirait Asal’iah si elle le voyait ? Elle pleurerait, sans doute.

Qui ne pleurerait pas ?

…*…

Il est seul aujourd’hui, seul dans son laboratoire, à refermer le cadavre de la sirène. Ça fait plusieurs jours qu’elle était là. Elle vient enfin de mourir. Il est un peu déçu, mais c’est une chose de moins à faire avant de partir. Elle est morte seule, c’est toujours mieux que d’avoir à entourer sa jolie gorge de ses doigts et de serrer jusqu’à que mort s’en suive. C'est toujours long et déplaisant, toujours déplaisant de voir son œil vif et plein de vie le fixait pendant qu’il sert plus fort, de sentir ce dernier souffle au parfum de souffre et d’écume. Il ne déteste pas véritablement prendre la vie, mais il y a quelque chose qui l’incommode particulièrement avec les sirènes.  

Il passe toujours outre, car les petites potions qu’il distille depuis maintenant cinq mois l’aident énormément à contrôler le vide, à le nourrir pour qu’il ne sorte pas de sa cage dorée. Il suffit d'une seringue et d’un petit divan pour que tout aille mieux. S'enfoncer d’abord l’aiguille dans le creux du bras, insérer ce trop-plein de mana directement dans les veines et attendre que son corps réagisse. Ça fait toujours un mal de chien, car le corps des hommes n’est pas fait pour une magie aussi élémentaire que celle des sirènes, mais aussitôt dans le circuit de son hémoglobine que le Vide s’éveille.

Il avale, engloutit même les multiples cellules jusqu’à les faire disparaître et se rendormir sagement. Il en demande toujours plus, de plus en plus, comme un enfant avide qui n’aurait jamais mangé de sa vie. Parfois même il en vomit, quand il en a trop, mais il s’oblige encore et toujours à appuyer sur cette seringue. D'autres fois, quand la faim est trop grande, il va jusqu’à brancher une infusion et s’allonge, les pieds un peu relevé sur un coussin de velours.

Il attend la fin de l’après-midi, toute la journée perché de cette étrange façon, les yeux mi-clos pour ne pas avoir à la voir, car à chaque fois que le Vide s’éveille, c’est bien elle qu’il voit en premier.

Cette fois encore, l’aiguille de la seringue coincée entre ses chairs, délivrant petit à petit le mana glacial à même ses vaisseaux, elle apparaît. Assise sur le grand piano à queue qui déraille encore, elle sourit, mais ses yeux sont entièrement noirs et de ses lèvres s’échappe un filet d’un bleu opalescent qui ressemble vaguement à ce qu’il s’injecte justement en dedans.

Tu lui as dit. Maintenant elle sait tout. Maintenant, elle peut te nuire.

Il inspire profondément, appuie encore sur piston, délivre encore, encore, jusqu’à l’overdose.

Elle a toujours peur de toi. Elle n’aura jamais confiance.

Ebenezer rit. Ses lèvres se déforment, tantôt sous la douleur, tantôt parce qu’il est euphorique. Toute cette énergie en lui, aussitôt dans ses artères, aussitôt aspirée, l’enivre.

– Elle ne peut pas avoir confiance... en nous...

Sa tête bascule lentement vers l’arrière, les paupières se font lourdes. Il a du mal à appuyer sur le piston. Difficile de contrôler alors que le fantôme approche, s’assoit à ses côtés sur le petit divan. Elle est belle Lenore, même dans ses atours morbides, même si ses cheveux ne sont pas coiffés. Pourquoi est-ce qu’ils ne sont pas coiffés ? Elle passait toujours de longues heures à les dompter, chaque pointe, chaque mèche. Elle était si belle, coiffée de mille étoiles...

Quand elle t’aura poignardée dans le dos, tu reviendras me voir. Ce jour-là, je serais là pour réclamer mon dû.

Il a un sourire, amusé, un sourire qui ne fanera pas. Pas cette fois.

– Si ce jour arrive, j’espère qu’elle visera le cœur.

Le fantôme a un sourire, alors qu’une larme roule sur la pommette du jeune sorcier.

Le noir l’a enveloppé. La seringue est tombée.

…*…

Dans le hall d’entrée, le géant africain attend. Il est droit comme un “i” et rien ne saurait l’ébranler, pas même la fin du monde, quand il est ainsi, les bras croisés dans le dos et le regard sombre. Sa taille immense le fait vaguement ressembler à Atlas, à cela près qu’il ne porte aucune colonne, aucune voûte céleste, juste un petit bagage – une mallette – que son Maître lui a donné. Le Maître fait assez confiance à Anselm pour le lui confier, alors il la porte comme si elle était tout l’or du monde. Il l’a déposé à ses pieds et la guette en attendant l’arrivée des deux nobliaux.

– Bonjour Anselm.  

Il l’a bien entendu arrivé, mais il ne pensait pas qu’elle le saluerait. Il se tourne vers elle pour la saluer d’un signe de tête. Ebenezer a déjà expliqué à Demelza que ses domestiques n’avaient pas le droit de prononcer un seul mot, en sa présence ou non, qu’ils avaient tous fait vœux de silence. Ce n’est pas exactement vrai, mais ça Anselm ne peut le lui dire sous peine de se voir enfermer dans le laboratoire. Il ne veut pas être le sujet d’étude du laboratoire. Il y va de temps à autre, pour y traîner des sirènes ou encore des créatures magiques. Il ne les voit jamais ressortir, ou jamais en entier.

Le laboratoire ne lui plaît guerre, alors il ne dit rien et s’arrête à ce simple bonjour de la tête.

– Vous savez où est Ebenezer ? J’ai parfois l’impression de tourner en rond, ici.  

Le Géant relève les yeux, comme il voit la silhouette fine et élancée d’Ebenezer se découpait à l’horizon. Pas le temps de lever la main droite – l'autre est occupée à garder la précieuse mallette – qu'ils se trouvent. La main d’Anselm retombe aussitôt, laissant le Maître reprendre les commandes de leur sortie exceptionnelle.

– Trouvé. Est-ce que les murs ont des oreilles ?  

Le jeune homme a un sourire. De bonne humeur, il se laisse prendre au jeu, laisse ce doigt lui dicter de se taire et ne rétorque rien qu’elle ne voudrait pas entendre. Il est plutôt satisfait de l’évolution de leur rapport ces cinq derniers jours. Il a bien fallu une longue semaine pour qu’ils s’accoutument l’un à l’autre, quelques jours encore pour qu’ils se fassent à l’évidence que leur mariage ne serait finalement pas un échec s’ils y mettaient du leur.

Ils avaient à tirer l’un de l’autre beaucoup de chose, à commencer par la légèreté de Demelza.

– Je ne veux pas savoir la réponse : rhétorique.  

– Je te cherchais, moi aussi... J’ai demandé à Anselm de charger la voiture avec nos bagages. Tu n’as rien oublié ?

Le regard bleu sombre glisse sur sa poitrine, mais seulement pour y voir le livre coincé contre.

– Nous ne partons que pour quelques jours, mais nous n’aurons pas le temps de revenir entre temps, alors...

Il essaye de voir le titre du livre, mais sa main cache parfaitement le titre sur la reliure et sur la face. Il plisse légèrement les yeux, comme il a l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. Son esprit est encore un peu embrumé de ces trois derniers jours d’injection pour calmer la bête tout le long du voyage. Il ne veut pas gâcher ces nouveaux moments, ce début qui promet.  

Quand il se rend compte qu’elle surprend son regard, il a un sourire, et murmure :

– Je suis désolé, je me disais... il y a de quoi être jaloux des livres, tu m’avais prévenu. Tu le tiens très fort.

Son sourire est amusé, amusant aussi. Il est de bonne humeur.

Ebenezer von Hohnstedt est de bonne humeur.



Oh Darling,
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Nimue
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ft. dove cameron by © EXORDIUM.
Elle a retrouvé le contact du papier, la possibilité de passer des heures installée à plat ventre sur le sol, à dessiner. C’est toujours plein de notes de couleurs, de stratagèmes magiques à tenter d’appliquer, de trucs et astuces pour que l’oeil soit trompé, dérouté mais désormais, ça la lasse vite. Ca n’est plus pareil, il n’y’a plus l’agitation dans la demeure familiale, il n’y’a plus Ulrich pour l’embêter, elle n’a plus à provoquer volontairement Amalrich en les laisser traîner, de-ci de-là, ces croquis qu’il jugeait bien trop.. comment disait-il déjà ? Avant-gardistes, pour ne pas la vexer de trop. Chez Ebenezer, tout est calme, même quand il lui fait choisir. Elle a du mal à choisir, il a dû s’en rendre compte. Elle a du mal à décider pour elle-même, gênée, jugeant que ça n’est pas important, et bien vite l’évidence frappe : elle ne se sent pas le droit de le faire, d’exister. A trop vouloir qu’elle soit parfaite, son père avait oublié de lui montrer qu’un jour, elle pourrait cesser de porter du blanc, de vivre dans un univers parfaitement épuré. La ceinture noire qu’elle porte quand le jeune homme apparaît dans son champ de vision serait presque une sorte d’affront aux principes d’éducation : en vérité, il s’agissait juste de la couleur dans laquelle Ophélia préférait sa fille, le blanc, alors c’était resté. Encore une chose sur laquelle Demelza n’avait pas d’explications. « Je te cherchais, moi aussi... J’ai demandé à Anselm de charger la voiture avec nos bagages. Tu n’as rien oublié ? » Elle a un sourire, un vrai. « Qu’est-ce que tu veux que j’oublis ? La robe à rayures blanches sur blanc ou la robe à poids blancs sur blanc ? » C’était un peu toutes les mêmes pour lui, elle n’en doutait pas. « Nous ne partons que pour quelques jours, mais nous n’aurons pas le temps de revenir entre temps, alors… » Elle a un petit air amusé. « Je sais que je coûte cher mais je ne crois pas être siii exigeante. » Quoi ? Elle est réaliste, brûler des bâtisses aussi vieilles ça n’est pas exactement économe, comme attitude.

« Je suis désolé, je me disais... il y a de quoi être jaloux des livres, tu m’avais prévenu. Tu le tiens très fort. » Elle a bien vu sa curiosité et elle ne songe pas une seule seconde à autre chose qu’à ce qu’elle tient entre ses mains, parce qu’il lui a prouvé qu’il n’était pas de ces hommes tourmentés par une luxure débordante - enfin, du moins elle juge qu’il est trop gentleman pour ça. « Othello, pour répondre à la question qui te brûle les lèvres. » Lecture joyeuse. Certainement moins que l’air qu’il arbore. « Ebenezer, tu devrais faire attention, tu risques d’éblouir ce brave Anselm à rayonner ainsi. » Elle le taquine un peu. Peut-être qu’elle est d’assez bonne humeur aussi, qu’elle ne craint plus autant de dire un mot de travers qui pourrait le rendre dangereux. Elle essaye de ne pas penser au danger, elle lui attrape la main et l’entraîne vers l’extérieur, redécouvrir l’oxygène, l’air libre : elle n’est pas sortie depuis qu’on l’a abandonnée là. « D’ailleurs, je ne dors plus avec un livre, tu prends trop de place. C’est eux qui devraient être jaloux, tu ne crois pas ? Le voyage va être long ? » Elle se rattrape maladroitement à son bras, le livre s’écrasant sur le sol. Elle a perdu l’équilibre, le talon de la chaussure déstabilisé par son inattention, par sa façon de préférer le regarder lui plutôt que le sol qu’elle n’a pas vraiment détaillé. « .. Oui, forcément, à quatre pattes tout est plus simple. » souffle-t-elle.              

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Sha
MESSAGES : 276
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement fiancé et je le vis plutôt mal.




Mémo

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Eberhard von Hohnstedt
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Anselm
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Schwarzwald et Feldbserg
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Le Vide
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– Je sais que je coûte cher mais je ne crois pas être siii exigeante.

– Ce n’est qu’une bagatelle.

Il a un sourire calme. C'est vrai que ça coûte, mais à quoi bon, lui qui ne dépense rien ? Ses yeux glissent à cette pensée sur le livre. Il ignore s’il s’agit d’un livre de la Bibliothèque. Ce serait peut-être le seul endroit à ne pas brûler à vrai dire. Le seul qui vaille encore quelque chose aux yeux d’Ebenezer, parce qu’il y a quelque chose de pur dans le décor pourtant funeste. Comme si Lenore avait abandonné son cœur dans cette pièce, en trésor inestimable.

– Je suis désolé, je me disais... il y a de quoi être jaloux des livres, tu m’avais prévenu. Tu le tiens très fort.  

– Othello, pour répondre à la question qui te brûle les lèvres.  

– Très gai comme lecture, commente-t-il simplement, avant de reprendre, d’un air plus joyeux : La jalousie est un monstre qui s’engendre de lui-même et naît de ses propres entrailles.

Il a l’air un peu fier, mais il devra avouer si elle lui demande que c’est la seule chose qu’il a retenu d’Othello.

– Ebenezer, tu devrais faire attention, tu risques d’éblouir ce brave Anselm à rayonner ainsi.

Anselm ne dit pas un mot, derrière eux. Il les dépasse d’ailleurs en deux foulées de ses jambes trop longues. Le Géant ne dit rien, mais dans son pays, il était Prince. Réduit en esclavage par la mère d’Ebenezer, il ne saurait être heureux pour eux. Au mieux, son regard ne quitte pas le sol et il accélère le pas, pour s’écarter de leur route.  

– C’est impossible. Le noir absorbe la lumière.

Le regard bleu sombre du jeune sorcier s’est posé sur le dos de l’africain qui n’a pas répondu. Il a juste serré un peu plus fort ses mains sur la mallette, prêt peut-être à la fracasser au sol. Il ferait une drôle de tête le petit prince du Manoir en entendant le fracas de verre et de métal, pas vrai ? Il en ferait une drôle de tête, mais ce serait la fin pour lui et pour sa famille. Le prince du Bénin sait que s’il fait ça, ce n’est pas seulement sa tête qui tombera.

Son bras pèse une tonne à ce moment, alors il ne fait rien et pose la mallette dans le coffre de la voiture qui attends devant la demeure.  

– D’ailleurs, je ne dors plus avec un livre, tu prends trop de place. C’est eux qui devraient être jaloux, tu ne crois pas ? Le voyage va être long ?  

– Je ne-

Il s’interrompt au moment même où elle chavire, lui jetant un regard surpris. Il n’a pas eu besoin de la rattraper – elle a aussitôt aggripé son bras. Ils se regardent, tous les deux étonnés de la grâce de la jeune femme. Ebenezer finit par avoir un sourire, amusé.

–  .. Oui, forcément, à quatre pattes tout est plus simple.

– Ne dis pas ça tout haut...

Son sourire s’étire davantage, mais il ne dira rien de plus. Déjà ses yeux se tournent sur la voiture qui attends. C'est un beau modèle, moderne et propre, typiquement allemand. Une Audi R8 Spyder, à la carrosserie noir mat. Un petit bolide qui finalement ne roule pas tant que ça, le Maître ne sortant qu’à de rares occasions.

Il a toujours l’impression d’entrer dans un monde qui n’est pas le sien quand il quitte le Manoir. Le monde des mortels et des dépourvus de magie ne lui fait pas peur, mais il le trouve bien fade, bien inutile comparé au sien. Qui sont ces gens dont le regard ne se tourne plus vers Dieu ou vers les esprits ? Ces gens dont l’esprit ne s’émerveille plus de rien ?

Ils ont pourtant inventé tant de chose, comment ne pas croire alors à la magie quand il y a un peu d’elle en toute chose ?

Il lâche doucement le bras de Demelza pour trouver les clefs dans une de ses poches. Toujours sobre, Ebenezer n’est habillé que d’un jeans sombre et d’une chemise longue – blanche, c’est assez rare pour le faire remarquer. Ainsi, ils sont bien assortis.  

– D’après mes souvenirs, il me faut un peu plus de trois heures pour aller jusqu’à Munich. Il n’y a pas de portail dans le Feldsberg qui donne directement au Palais. Nous sommes obligés d’emprunter les routes communes au monde des hommes.

Il ouvre la porte de la voiture, fait le tour de cette dernière pour vérifier que tout est en ordre. Anselm recule à son approche, se dirigeant vers les escaliers. Il sait ce qu’il a à faire en l’absence de son Maître, notamment à propos de la sirène.

– Et je ne crois pas prendre tant de place que ça.

Son visage s’illumine d’un nouveau sourire, cette fois un peu moqueur.

– Tu peux garder un livre pour la route, mais seulement si tu n’es pas malade en route. Je n’ai pas envie de m’arrêter. Les mortels ne savent pas conduire.

Il se souvient de la dernière fois où il a pris la route. Il a bien été obligé de causer un miracle, sans quoi un poids-lourd aurait peut-être roulé sur sa R8. Un déport est si vite arrivé dans les montagnes de la Schwarzwald.



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Nimue
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Demelza
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Il faut bien avouer que certains sous-entendus échappent à la jeune femme. Elle en comprend parfois, quand elle les a déjà entendu dans la bouche d’Annika, sinon ils lui échappent alors elle hausse un sourcil mais ne se risque pas à l’interroger. Elle n’aime pas être ignorante, en général, elle ne consent à l’être que sur des sujets bien trop glissants et insipides à son goût. En posant le regard sur la voiture, elle s’interroge sur les moyens à la disposition d’Ebenezer, elle imagine bien qu’il a largement les moyens de remplacer ce qu’elle fait brûler et de s’offrir ce genre de petites choses mais elle ignore parfaitement à quel niveau de vie il se trouve. En fait, elle s’en fichait un peu, elle ne comptait pas rester. Il faudrait peut-être qu’elle s’y intéresse, histoire de ne pas avoir l’air trop idiote quand on lui parlera de ce drôle de fiancé - elle sait qu’on va lui en parler, les femmes sont souvent très superficielles, on juge les qualités d’un époux à son compte en banque. Au vu du petit listing généalogique : haut. Peut-être trop pour se retrouver avec une demoiselle un brin indifférente face à la politique. Elle n’a jamais cherché à savoir si elle avait le talent diplomatique de son père ou son don pour endormir les esprits afin de tourner les accords à son avantage. Quant à la jalousie, elle ne se prononce pas, parce qu’elle en ignore les affres, elle n’en connait pas les ravages, pas personnellement ; elle ne les connaîtrait jamais, c’était dans leur accord des premiers jours, elle avait dit qu’elle n’exigerait ni fidélité ni discrétion. Elle le pense encore, même si leur relation s’améliore grandement.

« Et je ne crois pas prendre tant de place que ça. » Elle rit. « Ah vraiment ? Tu reviens toujours vers moi comme si j’étais, je ne sais pas, peut-être la meilleure cheminée de tout ce manoir et il doit en compter un certain nombre ! » Quand est-ce qu’elle se déciderait à vraiment le visiter ? Probablement jamais sans nécessité, elle se refusait à être intrusive. « Tu peux garder un livre pour la route, mais seulement si tu n’es pas malade en route. Je n’ai pas envie de m’arrêter. Les mortels ne savent pas conduire. » Elle lève les yeux au ciel, préfère s’installer en silence, avec le livre, ce qui suffit à répondre à la question. En ce qui concernait les mortels, elle n’en avait pas vraiment rencontré, pas assez pour se faire une opinion, c’était ainsi, elle était curieuse mais assez disciplinée pour ne pas avoir cherché à désobéir afin de tout comprendre de leur mode de vie. « Tu vas justifier ma présence de quelle manière ? Parce que du peu que je sais d’à peu près tous les livres lus, je ne crois pas qu’il soit très bien vu d’héberger sa future femme. » Elle le dit sur un ton léger, ouvrant le livre qui contient la missive reçue le matin, de la part d’Annike. Demelza s’étonne que rien ne soit arrivé avant. Parcourant la lettre en diagonale, elle soupire, la referme et la glisse à la dernière page. « Est-ce que je suis supposée avoir un comportement particulier ? Je n’avais pas vraiment prévu de me retrouver dans cette situation si vite, j’ai … légèrement fait l’impasse sur les règles de conduite impliquant autre chose que quatre murs et ma solitude. » Un autre petit rire, un peu plus nerveux.              

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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement fiancé et je le vis plutôt mal.




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– Ah vraiment ? Tu reviens toujours vers moi comme si j’étais, je ne sais pas, peut-être la meilleure cheminée de tout ce manoir et il doit en compter un certain nombre !  

– 268 exactement, reprend-t-il avec un sourire amusé, il y a 268 cheminées au Manoir. Si tu veux tout savoir.

Il la taquine gentiment, même si c’est un véritable chiffre. Ce n’est pas le plus que l’on puisse trouver dans le monde, mais c’est déjà un beau chiffre et de quoi assurer une chaleur confortable dans tout l’établissement. C'est moins constant que des radiateurs ou des installations plus technologiques, mais le sorcier s’en sort. Il n’y a pas de grandes dépenses dans le budget quand on est capable d’allumer un feu qui se nourrit de magie, qui n’a besoin d’aucun bois pour chauffer. La magie, première source d’économie en 2018.

Il s’installe au volant après avoir fermé les portières et le coffre. La ceinture roule, il accroche cette dernière d’un mouvement machinal, rapide. La seconde d’après, le moteur ronronne au contact de la clé. La machine est automatique. Au prix où elle est, elle pourrait même rouler seule, mais il n’y a que les sorciers pour pouvoir rouler sans les mains.

Il y a bien cet Elon Musk qui tente l’aventure, mais on ne peut pas faire de miracle quand on ignore tous des grands flux qui traversent ce monde et qui nourrit la terre et les hommes. Quand on détruit ces grandes veines pour quelques profits un peu risibles au fond.

– Tu vas justifier ma présence de quelle manière ? Parce que du peu que je sais d’à peu près tous les livres lus, je ne crois pas qu’il soit très bien vu d’héberger sa future femme.  

Il tourne légèrement la tête vers elle. Ses mains sont sur le volant, mais elles ne font rien. Pas besoin de ça, la voiture avance d’elle-même, muée par la volonté du sorcier. Il semble réfléchir. Ebenezer n’y avait pas vraiment réfléchi. Il lui avait proposé sur un coup de sang, inconfortable à l’idée de ne pas dormir à ses côtés, de ne pas sentir sa main sur lui, sa chaleur l’enveloppait. Il avait été égoïste.

–  Est-ce que je suis supposée avoir un comportement particulier ? Je n’avais pas vraiment prévu de me retrouver dans cette situation si vite, j’ai … légèrement fait l’impasse sur les règles de conduite impliquant autre chose que quatre murs et ma solitude.  

– Je ne sais pas vraiment, avoue-t-il, jetant un œil à la route.  

De chaque côté, les grands sapins et les bouleaux blancs de la région étirent leur épine jusque haut dans le ciel. Ici, les seuls arbres qui tombent sont ceux qui meurent dans l’année ou encore ceux qui sont foudroyés par les grands orages de l’automne.          

– Je leur dirais la vérité. Que je veux que tu m’accompagnes.  

Il laisse le silence faire sa place dans l’habitacle de la voiture. Le bruissement des feuilles, le vent sur la carrosserie, il n’y a que ça qui froisse.  

– S’ils s’offusquent, ils mettront ça sur notre jeune âge, sur mon impudeur. Ils m’excuseront car je n’ai pas eu l’éducation de mes parents. Ils me prendront en pitié parce que j’ai tout perdu trop tôt. Ils me pardonneront car mon nom me protège et que mes amitiés leur font peur.

C’est presque avec regret qu’il le dit. Ce n’est pas de l’arrogance, pas cette fois. Les yeux perdus dans le décor, les mains à peine posées sur le bas du volant qui roule tout seul, glisse le long de son épiderme. Il aimerait poser sa main sur elle. Pour la sentir. Mais il doit se retenir.

– Tout se passera bien. Si ça ne se passe pas bien, je me chargerais de tout remettre en ordre.

Cette fois, le ton est plus acerbe, plus vif, tranchant.

Le creux de son bras le brûle.



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Nimue
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« il y a 268 cheminées au Manoir. Si tu veux tout savoir. » Elle n’aurait pas cru, à son arrivée, qu’Ebenezer soit doté du sens de l’humour, elle l’avait vu comme un homme distant, sombre, bien peu assorti à son caractère et la voilà pourtant qui sourit, amusée par la répartie. 268. Le chiffre prête à la réflexion mais elle la garde pour elle. C’est l’attitude qu’elle doit adopter qui la préoccupe le plus, sans doute parce que la lettre interroge sur mille choses auxquelles elle n’avait pas songé, comme toujours. Demelza observe le jeune homme, peut-être un peu plus anxieuse lorsqu’il avoue ne pas savoir. « Je leur dirais la vérité. Que je veux que tu m’accompagnes. » Cela lui suffit, en un sens, elle reporte le regard vers l’extérieur, silencieuse sans que rien n’exprime vraiment une quelconque tension. « S’ils s’offusquent, ils mettront ça sur notre jeune âge, sur mon impudeur. » N’est-ce pas leur faute, à eux, plus que la leur ? N’est-ce pas les plus âgés qui décident qu’on peut marier ainsi deux trop jeunes gens, deux descendants de deux lignées même lorsqu’ils sont aussi différents que le feu et la glace ? « Ils me pardonneront car mon nom me protège et que mes amitiés leur font peur. » Quelque chose l’alerte mais elle ignore quoi. Quelque chose lui fait tourner le regard vers lui, un petit murmure dans un coin de son coeur.

« Tout se passera bien. Si ça ne se passe pas bien, je me chargerais de tout remettre en ordre. » C’est tranchant. La main de la demoiselle vient doucement rencontrer l’avant-bras d’Ebenezer, une pression affectueuse qui se passe de mots. Elle n’en a pas à offrir parce qu’elle ignore la raison de son geste, c’est un peu comme si elle n’avait pas le choix, comme si elle devait le faire. Ca ne la rebute pas, ça l’intrigue un peu. « Je crois qu’il est temps de savoir si je suis vraiment la fille de mon père. » Le sourire en coin s’entend dans le son de la voix, léger, un peu mutin. « Ne dit-on pas que le sourire d’un von Abbetz ferait tomber n’importe quelle barrière, mh ? » Et par barrière, on entendait évidemment réticences. « Et puis, j’ai été entraînée toute ma vie à avoir l’air parfaite, ça ne doit pas être si difficile, il n’y’a que le décor qui change. » Serait-ce plus difficile que lors de soirées ennuyeuses, que lorsqu’elle croisait les amis ou clients de son père ? « Être jolie, se taire, avoir l’air un peu idiote. Ca ne sera pas très compliqué sur le dernier point, la politique ne m’a jamais fascinée. » Elle marque une pause, les yeux contemplant le paysage et la main sagement revenue sur le livre. « Et je n’aurais jamais dû me retrouver fiancée à un aristocrate aussi haut placé dans l’échelle sociale, soyons réalistes. » En vérité, elle doutait bien trop de ses capacités, de son éducation. Nombre de choses lui avaient été enseignées de manière détournées, on avait discipliné son caractère, on lui avait cents fois montré les bases de la convenance et de la politesse autour d’un thé, on lui avait soufflé ce dont elle avait besoin pour ne pas embarrasser un mari, elle avait simplement considéré que les amies étaient une punition, les mondanités un calvaire, alors son cerveau ne plaçait pas ces expériences comme une utilité vitale. Et tous les livres qu’elle avait lu, toutes les disciplines pleines de rigueur qu’elle avait étudié en matière de magies, pensaient dans la balance inconsciente. Elle manquait probablement trop de confiance en elle, elle songeait combien Ophélia était appréciée. « On disait de ma mère qu’elle était un rayon de soleil et qu’elle était d’une élégance rare. Pas une seule fois elle n’a embarrassé mon père, elle s’adaptait en permanence à chaque situation, même lorsqu’un conflit semblait insoluble ; je ne saurais jamais faire ne serait-ce qu’à moitié aussi bien. »              

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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement fiancé et je le vis plutôt mal.




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Le Saint-Empire
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Vox Populi
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Sa main sur son bras est douce, caresse tactile. Il aimerait presque relever davantage le tissu pour en sentir toute la chaleur, d’épiderme à épiderme, mais il n’en fait rien. Il est attentif à la route, à ses dangers, même si la voiture n’a que peu besoin de lui. Elle adapte en effet sa vitesse à chaque virage, à chaque ligne droite. L’audi file dans un silence presque morne. Ebenezer regrette d’ailleurs le manque de musique.

– Je crois qu’il est temps de savoir si je suis vraiment la fille de mon père. Ne dit-on pas que le sourire d’un von Abbetz ferait tomber n’importe quelle barrière, mh ?

Il a un maigre sourire. C’est vrai qu’elle avait su passé à travers quelques remparts qu’il avait pourtant tenu depuis des années, des remparts qu’il avait cru impénétrable. Elle n’était peut-être qu’à l’entrée de la Cité de son Âme, il n’en restait pas moins qu’elle avait traversé la porte. Deux fois. Et elle lui revenait encore sans qu’il ne s’explique vraiment pourquoi. Est-ce que le mariage était la seule raison ?
Sans trop d’espoir, il se dit que oui. C’était une raison suffisante.

– Et puis, j’ai été entraînée toute ma vie à avoir l’air parfaite, ça ne doit pas être si difficile, il n’y’a que le décor qui change. Être jolie, se taire, avoir l’air un peu idiote. Ça ne sera pas très compliqué sur le dernier point, la politique ne m’a jamais fascinée. Et je n’aurais jamais dû me retrouver fiancée à un aristocrate aussi haut placé dans l’échelle sociale, soyons réalistes.

Les yeux d’Ebenezer glissent sur les paysages qui défilent, il ne la regarde plus, mais garde un sourire pincé sur les lèvres. Il pense à sa mère, femme d’une puissance incroyable, éprouvant toute la société allemande de l’époque par sa seule présence. Lenore n’avait pas été la première, mais elle avait marqué les esprits. Lady Grey avait ouvert une voie, une brèche, avec d’autres femmes, qui avaient amené d’autres femmes encore à s’y engouffrer.
Le Magik Deutscher Bundestag était désormais composé à quarante-six pour cent de femme, contre seulement treize chez les Ritter – chevaliers – du Saint Empire. La tradition prévalait encore chez les plus riches. La populace avait l’esprit plus vivace, plus moderne, donnant naissance à des femmes assoiffées de reconnaissance, d’écoute et de progrès. Des esprits parfois trop maternels, mais souvent d’une délicatesse qui manquait cruellement au Kaizer actuel.

– On disait de ma mère qu’elle était un rayon de soleil et qu’elle était d’une élégance rare. Pas une seule fois elle n’a embarrassé mon père, elle s’adaptait en permanence à chaque situation, même lorsqu’un conflit semblait insoluble ; je ne saurais jamais faire ne serait-ce qu’à moitié aussi bien.

– Est-ce vraiment ce que tu veux être ?

Les yeux sombres d’Ebenezer tombent sur Demelza. La voiture roule. On a enfin quitté les arbres du Feldsberg, abandonnés au loin les massifs et les flancs de montagne. La route est désormais plate, ou seulement faite de collines arrondies qui donnent l’impression de vagues.

– Une femme belle mais un peu idiote ? Tu vaux mieux que ça.

Il ne se cache pas – sa grimace à ce moment-là prouve à quel point il désapprouve cette idée, cette conduite. Pour Ebenezer, le savoir est crucial, la sagesse aussi. Il vaut mieux être laid que bête, même si la société peut paraître injuste à ce niveau-là. Il vaut mieux être laid que bête, parce que la beauté est éphémère et se transcende par des atours. C’est facile de le dire quand on est beau c’est vrai, mais les hommes de la famille Grey n’ont jamais eu pour réputation d’avoir un physique facile. Leur charisme, en revanche, n’a jamais été égalé.

– Il y a des femmes au gouvernement qui sont deux fois plus cultivées et vives d’esprit que leur homologue masculin. La plupart ont mérité leur place au Bundestag, elles ont travaillé dur et d’arrache pieds pour arriver à pouvoir parler en public sur des affaires aussi importantes que l’économie ou la paix. Quand on les compare aux vieux tout prêt à claquer que l’on trouve chez les Ritter, à peine capable de lever le pieds pour monter une marche, et à qui on demande de comprendre l’intérêt de transaction de grande échelle d’informations et de monnaie avec la Russie… qui sont là uniquement parce que leur sang le leur autorise… Leurs idées sur les femmes incapables d’ouvrir un compte en banque et de gérer leur patrimoine sont dépassées. Les mortels l’ont compris bien avant nous.

La voiture s’enfonce cette fois dans un tunnel qui traverse le pied d’une montagne avant de déboucher sur un immense vallon décoré d’aulnes et d’érables aux feuilles verdoyantes. Le printemps est bien installé ici à Baden Baden.

– Avant on disait qu'il y avait une femme derrière chaque grand homme. De nos jours, il n'y a rien derrière chaque parlementaire que son ombre et sa culpabilité.



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