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 (E&D) you could be the corpse and i could be the killer

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Nimue
Nimue
MESSAGES : 136
INSCRIPTION : 12/07/2018
RÉGION : Occitanie.
CRÉDITS : lilousilver, code by AILAHOZ.

UNIVERS FÉTICHE : Fantastiques à 99,9%.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Tortue

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Demelza
von Hohnstedt

J'ai 17 ans et je vis en Allemagne dans le Manoir d'Ebenezer von Hohnstedt. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma drôle de chance, je suis récemment mariée et je le vis plutôt avec délectation.
Couleur de dialogue #82628E
Mildred : #996284
Amalrich : #434D78
Ulrich : #8A6343




ft. dove cameron by © TWISTY RAIN.
Elle ne s’était pas attardée sur les marques gravées à même la peau, la fois précédente, dans ce long bain qu’ils avaient pris. L’oeil s’accroche, naturellement, sans jugement, avec un éclair de curiosité qu’elle ne peut pas cacher. « Tu écrivais à ton oncle ? » demande-t-elle tandis qu’il traverse la distance qui les sépare, avant qu’elle ne s’excuse de l’avoir tenté, avant qu’elle ne soit à nouveau prise d’une certaine gêne. « Ça ne t’as pas plût ? » Et elle rougit, de plus belle, ce qui répond à la place de tous les mots qu’elle aurait pu utiliser. « Ne t’excuse pas. Si je n’en avais pas eu envie, je n’aurais rien fait de tout ça. » Son assurance avait le don de rallumer des flammes dans son regard, des envies de revenir capturer ses lèvres, qu’elle réprime en relevant un peu le nez, comme elle le fait si bien lorsqu’elle veut garder le contrôle d’une situation. Comme il entre dans la pièce, elle se tourne, le suit des yeux, peine à ne pas tenter de déchiffrer les symboles dans son dos ; elle imagine que ça a dû être douloureux, se perd une seconde dans la supposition. Elle devrait s’inquiéter mais elle n’a pas assez connaissance de tout cela pour s’en préoccuper plus que du Vide en lui-même, qui dévore lentement Ebenezer. « Je vais faire appeler quelqu’un. Pour Elbert. » Elle revient à la réalité, à leur réalité, détourne un peu les prunelles pour ne pas en deviner de trop. « C’est un homme capable de manipuler les pensées, les sentiments. De modifier et de supprimer les souvenirs... Il fera en sorte de remettre Elbert dans le chemin qu’il nous faut. » « Tu risques autant à faire appel à lui qu’à ne rien faire du tout.. mais avons-nous seulement le choix ? » La question sonne rhétorique, parce qu’ils n’en ont pas, de choix. Le destin a peut-être décidé de les réunir trop tard, terrible farceur qui les fait s’apprécier, contre la logique, contre la raison. « Une fois le cas d’Elbert réglé, je n’aurais plus beaucoup de temps pour trouver la solution à notre second problème… » Ca lui serre le coeur, à la blonde. « Je pensais partir à Prague. Il y a un Collège là-bas qui étudie les... cas... comme le mien… » Elle n’a pas envie de songer déjà à le laisser partir, à ce que l’éloignement puisse la séparer et qu’elle ne le revoie jamais. Elle étouffe la peine soudaine qui vient courir dans ses veines, elle soupire, lourdement, alors qu’il entre dans l’eau. « Chaque chose en son temps. »  La main tendue l’invite à le rejoindre.

Elle laisse le tissu tomber sur le sol mais n’ose pas croiser son regard, peut-être parce qu’elle est toujours terriblement gênée, parce que sa peau à elle est digne des plus fines porcelaines, intacte, délicate, un peu trop claire sûrement au goût de certains. Peut-être parce qu’à la lumière, elle craint toujours de ne pas lui plaire, sans les artifices que sont les vêtements. Le baiser audacieux lui brûle encore la bouche, quand elle se décide à rentrer dans l’eau. Il y’a un instant de flottement, de silence songeur durant lequel elle n’observe rien de précis sinon le vide, un point invisible dans l’espace.

Quelque chose la décide finalement à s’approcher, à se glisser entre ses bras pour venir l’embrasser, avec douceur, avec encore une sorte de pudeur. Les doigts viennent jouer contre la nuque, légers. « Qu’est-ce qu’elles représentent, ces marques ? » La question est innocente, posée sans brutalité, avec un intérêt tendre. Il y’a bien des choses qui sont belles sans l’être, bien des arts qui ne plaisent pas mais exercent une forme de fascination, ses goûts sont souvent trop variés pour être compris mais la curiosité, elle fait partie de son caractère, c’est ce qui en fait une dévoreuse de livres, elle qui n’a pas pu voyager ou étudier tout ce qu’elle aurait aimé, trouve toujours une manière de compenser les failles. « Tu ne devrais vraiment pas être si sérieux, le lendemain de tes noces. » Elle a un sourire, un qui essaye d’oublier que tout est éphémère, qui rend son regard un peu plus malicieux. « On va s’en sortir. » Elle attrape une grosse éponge, dans un geste fluide, qui a quelque chose d’étrangement gracieux et entreprend de venir savonner les épaules masculines, consciencieusement, de frotter la peau avec prudence, peu désireuse de lui faire mal - elle ignore combien la rage de la veille peut avoir de conséquences. « Tu n’as pas le droit d’échouer. » Les billes bleues reviennent se noyer dans les siennes. Il n’a pas le droit de l’abandonner, elle le lui a déjà dit et si elle est parvenue à reprendre le dessus après avoir manqué entièrement s’effondrer, ça n’est qu’en s’accrochant à une forme d’espoir. Elle s’est résignée à être veuve un jour mais certainement pas si vite. « Je devrais peut-être me venger, pour cette nuit. »

Elle revient contre son cou, déposer un long baiser. « Si je me souviens bien, c’était une torture efficace.. » souffle-t-elle, en remontant vers son oreille, l’éponge continuant distraitement de glisser sur l’épiderme, sans grande conviction - elle est bien trop occupée à le déranger dans ses sombres réflexions. « Tu as conscience que j’ai bien cru mettre le feu à notre chambre, mh ? Tu es fier de toi ? » Et les lèvres sont à nouveau envahies par les siennes, amoureusement. Elle n’ose pas se coller de trop, la décence pourtant déjà largement offensée par les aléas émotionnels qu’ils avaient dû traverser. « Est-ce que mon très cher mari nous autoriserait deux jours d’oisiveté ? Je sais reproduire l’écriture d’Elbert, je peux le faire oublier quelques temps sans avoir à user d’une quelconque magie compromettante. Sa soeur y croirait sans mal. Ensuite nous pourrons être sérieux.. et quelque peu impitoyables si tu juges cela nécessaire. » Serait-ce donc un caprice ? Ou l’expression de sa peur de le voir mourir sans avoir pu créer assez de souvenirs ?

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Sha
Sha
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INSCRIPTION : 24/03/2017
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RÉGION : Sarthe, Le Mans.
CRÉDITS : Moi-même.

UNIVERS FÉTICHE : Sadique polyvalente.
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Flash

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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis récemment marié et je le vis plutôt avec délice.




Mémo

Dialogue : #232169


« Tu risques autant à faire appel à lui qu’à ne rien faire du tout.. mais avons-nous seulement le choix ? »
« C’est un homme sûr qui a la parole intègre. » Bien sûr il s’agit de risques, de risques toujours plus grand, plus démesurés, mais avait-il seulement le choix ? « Je lui fais confiance. »

L’animal sauvage qu’est Ebenezer von Hohnstedt faisait donc confiance à une autre personne qu’à lui-même. La chose semblait un peu incongrue, même pour lui. Quand la phrase avait traversé ses lèvres, il s’était sentit étrange. Pas transporté, juste étrange. Il imaginait bien la tête du sorcier quand il lirait la lettre. Il ne dirait pas un mot et viendrait, parce que le fils de Lady Lénore Grey l’avait requis. C’était comme ça que ça marchait.

Il jette finalement vers elle un regard détendu et lui tend la main, afin qu’elle approche, qu’elle ne se sente pas rejetée. Il ne veut pas la quitter. Il lui proposera peut-être de venir, quand les choses se seront tassées et qu’il sera en meilleur forme. Il ne doute pas qu’elle ne veut pas le quitter quand elle approche comme ça, quand elle vient capturer sa bouche de la sienne. Il garde toujours les yeux ouverts, baisse à peine ses paupières pour mieux la voir et la deviner. Dans la pénombre, elle lui paraît comme une étoile d’obscure clarté, comme un soleil noir. Il répond avec tendresse, mais ses yeux sont possessifs. Il repense à Elbert, à ses mains sur sa peau, à ses envies.

La bête gratte le fond de son estomac de ses griffes.

« Qu’est-ce qu’elles représentent, ces marques ? »

Il baisse les yeux sur les doigts de sa femme, découvre ce qui l’intéresse taillée à même ses chairs. Il a un petit sourire en coin, même si le sérieux le ronge, même s’il sent bien le raclement dans le fond de son estomac. La bête n’a pas été calmé, mais elle se tient encore tranquille au plus profond de lui.

« De grands malheurs... »

Il lui embrasse le front, mais il sent qu’il n’a pas répondu à sa question. Il fronce légèrement les sourcils, parce que même s’il sait qu’il devra tôt ou tard lui en parler, il sait aussi que certaines choses sont toujours mieux quand elles ne sont pas connues.

« Tu ne devrais vraiment pas être si sérieux, le lendemain de tes noces. »
Il a un petit rire, bref mais amusé. Son regard s’adoucit aussi.
« On va s’en sortir. »
« Je te l’ai promis. »

Il se détend légèrement, l’observe alors qu’elle s’occupe de lui, de sa peau. Il se relâche dans la chaleur de l’eau, ferme les yeux alors qu’elle frotte avec tendresse, avec délicatesse. Ebenezer a un sourire moqueur bien sûr, parce qu’elle s’imagine bien sûr lui faire mal, mais il ne dit rien et se tient à carreau dans ce corps tout entier qui souffre.

« Tu n’as pas le droit d’échouer. »
« Je sais. »

Il rouvre les yeux, lentement, et les plante dans les siens. Il ne s’imagine un seul seconde la faire pleurer ou la décevoir. Il n’a jamais eu cette envie, cette rage de vivre, mais elle a réussi à l’allumer à l’intérieur. Il ignore comment Demelza a touché le fond de son âme, mais il y a une lumière, et la Bête le sait. La Bête le sait, et c’est pourquoi elle gratte plus fort à chaque fois que le myocarde s’emballe, à chaque fois qu’elle le fixe avec ces petits regards d’amour.

« Je devrais peut-être me venger, pour cette nuit. »
« Est-ce que ça mérite vraiment... Une vengeance ? »

Il a un petit rire, mais aussitôt qu’elle dépose ses lèvres sur sa peau, il pose simplement ses mains sur ses hanches en se mordant délicatement la lèvre. Pourquoi est-ce qu’elle allume toujours ce petit truc en lui ?  Il soupire doucement alors qu’elle remonte jusqu’à son oreille et que ses propres mains remontent le long de sa peau, effleure ses flancs, ses pouces se posant sans y faire attention sur le rond de ses seins parfaitement dessinés.

« Tu as conscience que j’ai bien cru mettre le feu à notre chambre, mh ? Tu es fier de toi ? »
« J’ai cru sentir que le feu n’était pas que dans cette chambre... » Il a un petit rire alors qu’il attrape le premier ses lèvres, l’attirant contre lui comme elle joue avec ses nerfs et ses faiblesses.
« Est-ce que mon très cher mari nous autoriserait deux jours d’oisiveté ? Je sais reproduire l’écriture d’Elbert, je peux le faire oublier quelques temps sans avoir à user d’une quelconque magie compromettante. Sa sœur y croirait sans mal. Ensuite nous pourrons être sérieux.. et quelque peu impitoyables si tu juges cela nécessaire. »

Il glisse ses lèvres dans sa gorge, embrassant à pleine bouche le dessin de ses clavicules, la base de sa gorge, sent contre la langue humide le battement de son pouls. Il y a quelque chose d’excitant à sentir ses dents contre l’artère, à quelques millimètres près. Il relève les yeux vers elle, les joues légèrement rougies.

« Fais ce que tu veux, mais laisse-le moi au moins en état pour qu’il aille se rendre. »

Il vient embrasser un sein, parce qu’elle était bien sûr trop proche, trop dénudée, trop offerte pour qu’il laisse l’occasion filer de glisser ses doigts sur ses hanches, d’agripper avec une certaine force la courbe de ses fesses.
Il y a ça de drôle que dans le regard de Demelza, il lit l’orgueilleuse faiblesse du cœur, celle qui chavire, tente de tenir le cap, mais n’y arrive jamais. Il lape avec tendresse la poitrine offerte, avant de soupirer d’une voix grave au creux de sa gorge de signe, le visage dissimulé entre les deux valons de son buste blanc.

« Tu me tortures vraiment... »

Il ne fera pas plus de schéma sur sa condition, mais le corps est faible. Ebenezer s’en rend compte. Il sent bien la douleur qui lacère son dos, rend pénible l’appuie sur ses cuisses, mais il faut bien être aveugle pour ne pas voir poindre au dessus de son aine, un peu en dessous de son nombril, la preuve d’un élan amoureux.
Le jeune noble rougit bien évidemment, la tête plantée là, incapable de se défaire de sa honte.




Oh Darling,
Darling, What I have done ?
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Nimue
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Demelza
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J'ai 17 ans et je vis en Allemagne dans le Manoir d'Ebenezer von Hohnstedt. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma drôle de chance, je suis récemment mariée et je le vis plutôt avec délectation.
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« Je ne ferai rien qu’on ne décide ensemble.. » Elle voudrait résister. Résister à ses doigts, à ses lèvres, à ce qui se promène sur sa peau. Elle le sent partout sur elle, partout contre elle et l’orgueil lui dicte de ne pas céder encore, de ne pas se noyer dans ce drôle d’amour qui lui mord le coeur et accélère ses pulsations. « Tu me tortures vraiment… » Elle s’en rend compte, d’autant plus lorsqu’il enflamme ses sens avec quelques baisers, avec cette façon possessive qu’il a de la coller à lui, de se cacher contre elle, de faire courir sa bouche, la langue taquine. Elle est perdue entre ce plaisir naissant, ce désir dérangeant et la nécessité soudaine de le rassurer. Le silence plane, laissant la musique de son souffle plus court s’estomper sans qu’elle ne se détache de lui pour autant. Il y’a quelque chose de différent dans ce qu’elle ressent, l’allumette qu’il est venu craquer n’est pas identique à celle qui dévaste tout sur son passage et elle prend le temps de la laisser se diffuser, juste à l’intérieur, ne retient pas cette chaleur douce qui arrive là, juste au bout de ses doigts. « Je suis désolée.. » Elle l’incite à relever le visage vers elle, d’un geste infiniment tendre pour lui offrir un sourire. Demelza aurait presque l’air d’un petit soleil, comme cela, d’un soleil amoureux de ses bras. Elle vient souffler contre son oreille : « La chaleur et la sérénité. » Ce sont ses voeux, c’est ce qu’elle lui a promis, le serment qui les a lié l’un à l’autre de manière indéfectible.

Une paume vient se poser, comme une caresse, au niveau du coeur du jeune homme. Elle a bougé un peu afin de trouver une position confortable, pour lui comme pour elle, qu’importe le fait que rien ne la couvre et que plus rien ne sépare vraiment les deux enveloppes charnelles ; elle s’est fondue tout contre et a laissé couler ce quelque chose d’indéfinissable, comme si elle était là pour nourrir la froideur, comme si une part d’elle tentait d’apaiser naturellement peines et douleurs. Sa lumière. Elle n’a jamais été plus sienne que dans cette baignoire, pas même toutes les autres fois, même la veille, même soumise au plaisir qu’il procurait. « Si tu as confiance, je l’ai aussi.. » Elle n’avait pas commenté, il ne lui avait guère laissé d’occasion de faire autre chose que soupirer, que goûter à ce qu’il faisait si bien pulser au creux de son ventre, au fond de son regard bleu enflammé de trop d’émotions mais son soutien est d’autant plus indéfectible qu’elle est sa femme, à présent. Quiconque voudrait révoquer ce fait obtiendrait ses foudres. « Et je ne suis à personne sinon à toi, n’en doute plus jamais, ni aujourd’hui ni dans vingt ans. » Elle a chaud. Sa température semble avoir grimpé pourtant elle ne fait rien pour lutter, les yeux clos, dans une étrange acceptation d’un phénomène qu’elle ne comprend pas. C’est un peu comme se consumer d’amour, c’est agréable, en un sens, quoiqu’un brin énergivore sur le moment. Toutes ses défenses s’effondrent, elle est absolument, parfaitement vulnérable.

Après un long moment de silence délicieux, une main toujours posée sur son coeur et l’autre dans son dos, lovée contre sa peau, elle finit par reprendre la parole, sur ce ton doux qu’elle a quand il n’y’a personne, quand elle offre une reddition absolue et volontaire. « Tu sais.. » Un soupir s’échappe, un peu hésitant. « Tu vas dire que c’est idiot et ce n’est pas dans notre contrat.. » Le visage vient se nicher contre son cou, envahit encore son espace, et diable si elle pouvait se perdre plus encore sous la protection de ses ombres, elle le ferait. « .. mais je crois que j’ai envie d’un enfant de toi, un jour.. » C’est une plume qui s’échoue dans un murmure. Elle ne peut pas offrir cette sensation apaisante et garder les barrières contre les émotions, les songes et la distance intactes. « C’est irresponsable.. » Ils avaient convenu qu’il ne fallait pas, elle avait décrété qu’elle n’y arriverait pas, qu’un jour elle se réveillerait avec un petit cadavre carbonisé entre les bras. Il y’a un calme particulier, malgré tout, dans la détente de l’enveloppe charnelle réconfortante. « Je veux que ce soit toi, le premier. Pas une conséquence du Vide, même si je l’accepte. » Même si elle y avait en partie cédé, dans le laboratoire. « Je t’aime, Ebenezer, quelque soit ton état, mais je te veux toi, conscient. Je veux que tu décides, que tu nous fasses confiance. Je n’ai plus peur. » Elle ne veut pas de toute cette noirceur incontrôlable, pas pour une première nuit, pas pour abandonner cette pureté conservée difficilement malgré les aléas vécus, malgré les tremblements et les soupirs auxquels il avait fallu résister.

Et doucement, le soleil s’éteint, sans brutalité. La chaleur retombe, pas au creux de ses veines, pas celle qui hante les désirs persistants, seulement celle qui aurait pu tout incendier, à une période, qui avait trouvé une façon plus douce d’exister ; elle ne veut pas se défaire de lui, pas vivre l’abandon de sa peau. Elle a bien senti, ce petit truc, cette tension retenue entre eux et sur ce point elle n’ose rien, trop prudente, piégée dans la volonté supérieure de le préserver. Sa lumière, dans son ombre.

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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis récemment marié et je le vis plutôt avec délice.




Mémo

Dialogue : #232169


Les yeux fermés tout contre elle, il ressemble à un naufragé qui s’accrocherait péniblement à son radeau. S’il la lâche, il est certain de couler. Quand elle lui fait relever le visage, il a l’impression de recevoir une onction divine, expiatoire. De celle qui chasse de lui toutes ses sombres délicatesses. Il la regarde, seulement pour mieux la voir se lover contre lui. Ses doigts serrent ses flancs contre lui, son dos, sa taille si fine qu’elle ne ressemble plus qu’à une brindille.
Il imagine la chance qu’il a d’avoir une femme aussi belle, au cœur aussi doux, qui lui pardonne. Ebenezer sait que la compassion et la miséricorde coûtent chers. Siegfried en avait payé lui-même le prix.
Il la laisse l’approcher, l’apprivoiser. Se fait docile sous sa paume qu’il ne rejette pas, qu’il vient chercher même. Dans l’eau encore chaude, il imagine la courbe de son corps contre le sien et allume en lui quelques nouvelles étincelles. Le silence lui permet de la contempler, alors même qu’elle chavire contre lui. Leurs lumières se confondent, leurs épidermes se rencontrent. Ils ne font plus qu’un à ce moment, dans le silence délicat.

« Et je ne suis à personne sinon à toi, n’en doute plus jamais, ni aujourd’hui ni dans vingt ans. »

Son cœur s’apaise, mais il ne répond rien, parce que c’est évident. Il l’aime de trop, trop fort, et ses mains sur ses hanches, un sourire accroché à son visage, il se dit qu’il n’y aura jamais de chose plus douce ou allumant son âme avec autant de facilité que son regard dans le sien. Il profite alors du moment, sage, calmant petit à petit les ardeurs qu’elle déclenche en lui. Il se repaît du silence, les yeux mi-clos, la tenant contre lui.

« Tu sais.. Tu vas dire que c’est idiot et ce n’est pas dans notre contrat.. »

Elle se love de nouveau, et Ebenezer sourit, ses doigts courant dans son dos nu. Il aime cette sensation, cette idée qu’elle puisse se confier à lui, en plus de s’offrir. Elle a confiance en lui. Il sait qu’elle ne devrait pas, mais cela lui fait plaisir sur le moment. Il se reprendra aussitôt l’endorphine dans son sang volatilisée, mais pour le moment, tout n’est que plaisir.

« Idiot n’est pas un mot que j’utilise » murmure-t-il, comme pour la rassurer, flattant le creux de ses reins d’une main douce.
« .. mais je crois que j’ai envie d’un enfant de toi, un jour.. »

C’est imperceptible, d’autant plus qu’elle est cachée dans son cou, mais il cille. Ses yeux bleus aimeraient voir les siens, surtout quand elle dit ça, mais elle est enfouie au fond de lui, là où il n’y a rien. Si proche du vide. Si lointaine. Il ravale difficilement sa salive, parce qu’il a l’impression de toucher du bout du doigt le bonheur, et en même temps, ça l’effraie. Il a horriblement peur de faire les mêmes erreurs que sa propre mère. Il a horriblement peur d’être le pire des parents.
Il a déjà l’idée d’être père, alors même qu’il n’est pas sûr de pouvoir concevoir un jour… et surtout, concevoir quoi ?

« C’est irresponsable.. »
« Je… »

Bien sûr que c’est irresponsable, mais il est heureux. Il ne devrait pas.
Les enfants du Vide ne sont pas faits pour être heureux.

« Je veux que ce soit toi, le premier. Pas une conséquence du Vide, même si je l’accepte. Je t’aime, Ebenezer, quel que soit ton état, mais je te veux toi, conscient. Je veux que tu décides, que tu nous fasses confiance. Je n’ai plus peur. »

Le silence est mortifiant. Ebenezer a l’impression que l’eau est plus froide à ce moment. Il ne sait pas combien de temps s’est écoulé depuis, il se rend seulement compte maintenant qu’il a un peu froid, et qu’elle seule, son épiderme, son sourire, arrive à le réchauffer. Alors il la sert un peu plus fort contre lui, mais pas trop fort non plus, car il ne veut pas lui faire de mal. Seulement se l’approprier, seulement l’avoir, l’enfermer dans ses bras comme son cœur est enfermé entre ses côtes.

« Ce n’est pas idiot » qu’il murmure, du bout des lèvres, du bout de tout son être, « je crois que c’est la plus belle chose que j’ai pu entendre de toute ma vie… »

Il la sert plus fort, cette fois sans peur de la briser, sans peur de la dévorer. Il la sert contre lui, seulement pour qu’elle entende la symphonie de leurs êtres qui résonne dans l’infini.

« Tout pendant que tu seras à mes côtés, j’aurais la force nécessaire de tout faire… pour toi… »

Au loin, le soleil se meurt, ses rayons sanglants filtrant à travers les lourds rideaux de velours. Les yeux d’Ebenezer brillent en fixant l’horizon, ses mains enserrant toujours Demelza dans le bain. Les remous de la baignoire sont légèrement cramoisis.

… * …

Près de la fontaine, le vieux piano à queue s’agite et fait entendre à presque tout le château ses notes favorites. Il chantonne à tue-tête des airs plutôt volages, plutôt italien, abandonnant l’austérité ambiante. Il faut dire que le jeune Maître est sorti de sa chambre, et depuis quatre jours, il marche sans la moindre difficulté et sans plus aucune fièvre.
Son air plus détendu et plus serein étonne plus d’un domestique, même Anselm le grand prince du Bénin n’en revient pas. On a fait garnir des paniers de fleurs et on attend avec une certaine impatience l’homme qui doit se présenter un peu plus tard dans la journée, au plus tard le lendemain. Ebenezer est debout, face à l’immense bibliothèque de sa mère, et tient dans sa main un livre dont le titre est effacé.
Il suffit d’y jeter un œil pour voir qu’il s’agit d’un traité sur la magie noire et les effets néfastes sur le corps. De nombreux découpages sont montrés, avant et après une utilisation forte et prononcée, des différents organes jusqu’à la mort du patient.
On y parle également de remède, de plantes, de concoctions plus ou moins faciles à reproduire, mais surtout d’une légende.

Quand il entend quelques pas derrière lui, qu’il devine sans mal être les talons de Demelza, il referme sagement le livre et se retourne, reposant l’ouvrage sur le grand bureau qui se trouve écrasé sous une montagne de couvertures rouges et noires – toutes sont propres, sans aucune trace de poussière.

« Un ange passe… » sourit-il quand elle s’approche, l’embrassant aussitôt qu’elle est à portée, « Tu me cherchais ? Tu en as finis avec les lettres ? Ce devrait être les dernières… »

Il est impatient, ça se voit, dans sa façon de se tenir mais aussi de la regarder. Il ne l’a pas retouché depuis « cette fois », mais son regard en dit long sur le fait qu’il en a pourtant eu envie toute la semaine. Maintenant qu’il n’a plus vraiment mal, ce qui le retient est le nouvel arrivant qui ne devrait plus tarder…




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Il y’a une drôle de joie entre les murs, et même si le piano ne leur avait pas offert ses mélodies volages, aucune tristesse n’aurait sa place. Quatre jours que cela allait mieux mais quatre jours qu’elle veillait tout de même à la santé d’Ebenezer, pas parce que c’était son rôle, seulement parce qu’elle l’aimait - et ça se voyait, dans son regard bleu plein de tendresse. Elle traverse les couloirs sans plus se perdre, même si cela lui arrive encore quelques fois, et dépose un vase en cristal orné de fleurs aux parfums délicats - de bleu pour la sincérité, de rose pour la tendresse et de blanc pour le mariage. Le blanc, qu’elle porte encore, qui orne cette robe au décolleté de dentelle quelque peu tentateur. « Un ange passe… » Le tissu est si fluide qu’il suit chaque mouvement, quand elle s’approche, quand il l’embrasse. Elle prolonge le baiser, s’entiche de ses lèvres, un peu malicieuse. « Tu me cherchais ? Tu en as finis avec les lettres ? Ce devrait être les dernières… » Elle a un sourire, enroulant ses bras autour de la nuque du jeune homme. « Oui. Elbert et son coeur brisé vont pouvoir cesser de chercher un bon parti. » Les doigts reviennent jouer à la base de la nuque, avec quelques cheveux de jais ; elle n’a pas envie de se détacher de lui et ce même si la bibliothèque est sa pièce favorite, même si elle aurait pu être effleurée par l’idée de s’approcher de tous ces livres extirpés de leur repos. « Dorothea le trouve aussi nerveux qu’à l’époque où il a cherché une alliance après que mon père l’ait rejeté. » Elbert n’était pas vraiment un homme complexe, il voulait posséder et gagner plus qu’autre chose, excessif et certes manipulateur mais pas auprès de sa soeur, ce qui facilitait grandement la tâche. « Malheureusement, son dernier voyage l’a rendu malade, ce qui justifiera son état. » et ce qui l’empêche dés lors de rentrer auprès de sa famille et laisse une marge de manoeuvre à Ebenezer. « Nous avons de la chance que cet idiot se soit embêté à m’écrire. » En effet, les lettres, qu’elles soient rageuses ou énamourées, avaient offert une palette intéressante de style à exploiter. Et Demelza s’avère être de celles qui conservent beaucoup de choses. « Il va falloir brûler celles qu’il m’avait envoyé, d’ailleurs. Je n’en ai plus besoin. Te feras-tu le plaisir de t’en charger.. ? » Elle murmure, vient doucement mordre sa lèvre inférieure dans un long baiser presque envieux.

Elle a retrouvé cette chaleur qui semble toujours courir dans ses veines, elle n’est plus affaiblie par ce qu’il avait dévoré mais, contrairement à ce qu’elle a supporté toute sa vie, elle n’a pas l’air effrayée ou réservée. La petite dame blanche est relativement tranquille, même quand elle fait un peu trop crépiter les flammes dans les cheminées. La domestique qui s’approche, en revanche, se révèle bien plus méfiante, sans doute parce qu’une bougie s’est faite dévorer en quelques secondes le matin même, léger accident rapidement corrigé - pas assez, visiblement. D’un geste délicat, Demelza récupère la pile de courrier tendu. « Je n’ai pas considéré que ça m’était adressé, c’est cela ? » La muette hoche la tête et s’efface aussitôt. « Mon père, ma tante, ma grand-mère. » Elle soupire, les met de côté sans y toucher et n’ouvre que celle de Mildred, parcourt les lettres enfantines pourtant fines et appliquées. « Elle dit qu’elle t’aime beaucoup mais que ton nom est vraiment horrible à écrire. » Un rire s’envole, léger. « Ce n’est pas faux. » En refermant le courrier, elle ajoute. « Elle voulait venir nous voir mais il semble que ma famille ne reviendra nous déranger seulement si une heureuse nouvelle leur parvient. » Elle lève les yeux au ciel, Demelza, déjà agacée par les exigences, avec cette impression de toujours devoir quelque chose à quelqu’un. « Dois-je retourner dans l’atelier durant la visite de ton invité ? »

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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis récemment marié et je le vis plutôt avec délice.




Mémo

Dialogue : #232169


Ebenezer est calme, même si la proximité de leur corps et de leur bouche met à rude épreuve sa patience. Il n’a pas cessé d’y penser. Il s’est reposé contre ses envies afin de revenir plus en forme, non pas seulement pour honorer leur invité, mais aussi pour elle. Pour plonger ses doigts dans ses cheveux blonds qui s’offrent à chaque fois qu’elle penche la tête un peu sur le côté. Il a de vilaines pensées à chaque fois qu’elle se glisse contre lui. De ses envies d’accrocher cette tête de blonde de ses doigts possessifs, de ses ardeurs qui se cachent dans l’obscurité de ses iris.
Il se contente cependant d’un sourire et de l’embrasser, de nouveau. Même quand elle évoque les lettres d’Elbert, de ses tensions de prétendant éperdu. Il empoigne avec tendresse ses hanches, quoi que toujours aussi directif comme il sait si bien le faire.

« Il va falloir brûler celles qu’il m’avait envoyé, d’ailleurs. Je n’en ai plus besoin. Te feras-tu le plaisir de t’en charger.. ? »

« Nous n’aurons qu’à nous en occuper ce soir, après mon rendez-vous. » Il murmure sur ses lèvres, ses yeux plongés dans les siens alors qu’il se joue d’elle, effleure sa bouche de la sienne sans lui céder un baiser. « Je te regarderais faire… »

L’œil d’Ebenezer tombe sur Miranda, un petit bout de femme qui s’avance vers Demelza. Il se retrouve bien obligé de relâcher sa prise sur elle, et laisse à la Dame de la maison gérer son affaire. Ses yeux vont naturellement chercher le livre qu’il a posé sur le bureau et s’il hésite un instant à lui en parler, il finit par se dire que ça attendra encore un peu. Les informations ne sont pas assez certaines, et lui-même n’est pas sûr de croire aux légendes du vieux monde.

Son attention revient sur Demelza, mais au lieu de guetter son visage poupon, Ebenezer s’intéresse mieux aux écritures soignées qui décorent les lettres. Il ne les connaît pas encore assez, et son oncle Eberhard n’est de toute façon par un grand ami de l’épistolaire. Sa main droite était légèrement blessée suite à une rencontre malheureuse avec une chimère étant adolescent, il n’y paraît rien mais le nerf ayant été touché, il ne ressent aucune sensation. Difficile dans ce cas de bien écrire quand on ne sait vraiment quand on serre de trop ou pas assez.

D’un œil vif il se rend compte que huit minutes se sont écoulées depuis que Demelza est arrivée. L’invité ne devrait plus être très loin.

Il a un rire bref quand Demelza lui partage la remarque de Mildred quant à son patronyme. Il est vrai qu’il y avait plus simple à épeler dans ce bas-monde, et même Merriwick était un jeu d’enfant face à l’imposant et grossier « von Hohnstedt ». Mais ce nom, aussi grave et lourd fut-il, portait au moins une histoire toute aussi prétentieuse.

« Elle voulait venir nous voir mais il semble que ma famille ne reviendra nous déranger seulement si une heureuse nouvelle leur parvient. »

« Je vois… »
murmure-t-il, alors que ses doigts se sont refermés légèrement sur le bord de son bureau.

Ses yeux se sont faits un peu plus perçants. Il s’imagine déjà la pratique. Il n’a rien contre essayer de combler leur exigence, tant est qu’elle comble les siennes. Il sait aussi que procréer sera difficile, parce qu’il n’y a plus rien en lui qui ne soit fertile, plus rien en lui qui pourrait donner à Demelza ce qu’elle lui a demandé quelques jours auparavant.

Un enfant de lui.

Il ravale sa salive, et un peu de ses ardeurs. Le frisson qui lui remonte l’échine est désagréable, mais il n’en fait rien voir à sa femme. Au lieu de ça, il retire lentement ses doigts du bois avant de les poser sur l’arrête de son visage pour mieux la tenir quand il embrasse son front. Son regard est un peu trop sérieux, mais n’est-il pas à un tournant de son existence à ce moment-là ?

« Dois-je retourner dans l’atelier durant la visite de ton invité ? »

« J’aimerais mieux que tu en ignores le maximum, alors… si ça ne te dérange pas… Nous nous retrouvons dès que j'en ai fini avec... ça. »


Il la couve de cet œil protecteur. Elle est bien la seule chose pour laquelle Ebenezer a de l’intérêt, a même un semblant d’amour. Il n’en dira pas plus. Il sait qu’elle lui obéira aveuglement, tout comme il lui fait confiance quand elle dit s’être occupée des lettres. Chacun ici a son domaine, et s’il est jaloux, il n’en reste pas moins pragmatique.

C’est avec un dernier baiser, profond et langoureux, qu’il la quitte. Anselm est arrivé sur le pas de la porte, et il n’a pas eu besoin de dire quoi que ce soit. Ebenezer a avalé d’un pas lent mais assuré la distance du bureau jusqu’à la porte d’entrée.

Planté là, dans sa longue veste de cuir brune et ses yeux auburn cachés derrière ses mèches longues, Cadmos Carrow était finalement là.




Oh Darling,
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Nimue
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Demelza
von Hohnstedt

J'ai 17 ans et je vis en Allemagne dans le Manoir d'Ebenezer von Hohnstedt. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma drôle de chance, je suis récemment mariée et je le vis plutôt avec délectation.
Couleur de dialogue #82628E
Mildred : #996284
Amalrich : #434D78
Ulrich : #8A6343




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La petite Dame blanche traverse, fantôme à peine perceptible dans un bruissement de tissu et seul le son des escarpins indique le départ, la montée des escaliers. Elle n’a pas jeté le moindre coup d’oeil vers l’invité, obéissante, puisque son époux préfère qu’elle en ignore le plus possible, c’est même le visage de l’invité qu’elle ne veut pas percevoir, qu’elle ne saluera pas. Les lettres dans une main, elle rejoint l’atelier, peu désireuse de déranger. Complice, pas envahissante, elle cesse d’exister dés lors qu’il n’a plus les doigts sur sa peau, les lèvres contre les siennes, et les palpitations du myocarde s’apaisent - il est probablement le seul apte à supprimer la langueur de celle qui n’est encore finalement qu’une jeune fille un peu perdue.

Les courriers s’alignent, d’écritures différentes, de finalité identique, réclamant toutes de savoir si elle est heureuse et si elle peut leur donner l’espoir d’une descendance prochaine, ce qui semble la lasser. Comment pourrait-elle le savoir ? Certes, ils s’interrogent sur son envie d’une famille mais elle n’est l’épouse d’Ebenezer que depuis trop peu de temps. Est-ce qu’elle saurait faire ? Elle a bien demandé un enfant, un petit morceau de lui qui subsisterait après eux mais ce n’est encore qu’une vague idée. Demelza aimerait qu’il ait ses yeux. Un garçon avec ses beaux yeux si profonds qu’on s’y noierait. D’un habile geste de baguette, elle relègue le mannequin sur lequel la robe de mariée dort désormais dans un angle. La valise ensorcelée est mise à contribution et tandis que les hommes s’affairent à des choses vitales, elle range les étoffes, efface ses délires artistiques de la pièce. Bientôt il ne reste que les meubles, la table ornée d’un joli bouquet de fleurs et la clarté d’une simplicité à crever sans toutes les couleurs qu’elle mettait sur les tenues.

Le goût de sa peau lui manque. Il persiste sur sa langue. Le froid aussi, elle a besoin du froid qu’il dégage, toujours plus frais même quand ils sont l’un contre l’autre. Elle s’est assise sur la chaise, en face des fleurs, le regard vers la fenêtre. Elle lui a promis une demeure pleine de rires mais elle a peur de ne pas y arriver, de décevoir tout le monde ; on lui répète déjà le poids du nom qu’elle se doit d’honorer, à présent. La flamme n’a pas d’odeur, noire, sur les pauvres pétales, grignotant lentement leur pureté sans envahir l’espace, sans déborder du vase. Elle a l’esprit terriblement lointain, la pression qui l’étouffe sans qu’elle n’en montre rien. Ca ne fait que quelques jours, qu’en sera-t-il dans plusieurs mois ? Elle se mord la lèvre, légère perle à la saveur de fer. Elle respire, elle est simplement absente, comme cette nuit qui les avait rapproché, quand la noirceur du feu avait tout détruit. Ca n’avait plus jamais pris cette couleur ensuite. Elle ne veut décevoir personne, Demelza. Ses doigts triturent le bord de la nappe, sans bruit. Pour un peu, on croirait qu’elle n’est pas là. Et c’est au tour de la cheminée de s’allumer, de rester contenue, muselée comme elle a presque l’impression de l’être lorsqu’elle est toute seule, lorsqu’il n’est pas là pour l’aimer.

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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
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Mémo

Dialogue : #232169


Elbert est devant eux, les yeux exorbités, l’air fou et furieux à la fois.
Ebenezer ne lui en veut pas. S’il avait été séquestré pendant quelques jours au point de ne plus savoir le vrai du faux, le jour de la nuit, il aurait sans doute été dans cet état également. Un état de folie pure, où la réalité ne ressemble à plus rien de tangible. Il se débat, mais fermement attaché, il ne peut rien faire sauf attendre comme un chien effrayé devant ses maîtres.

Cadmos jette un regard sur le côté à son jeune ami. Un demi siècle les sépare, mais le Carrow ne sous-estime pas l’enfant. Il sait très bien de quoi il est capable, et s’il serait capable de le broyer, il sait également qu’une fois que le Vide a touché, plus rien ne subsiste.

« Qu’est-ce que tu veux que je fasse également ? »

D’une main forte, le plus vieux tire un tabouret avant de s’y asseoir. Ses jambes encadrent le corps saucissonné d’Elbert qui jette un regard apeuré vers Ebenezer. Le brun a un sourire en coin, croisant sur sa poitrine ses bras. Son regard est impitoyable, pour ne pas dire méprisable. Il le déteste mais il a besoin de lui.

« Je peux le broyer. »

« Non », murmure le brun, « je vais avoir besoin de lui. Il faut simplement... Réorganiser les choses. »

Cadmos hausse les épaules d’un air las avant de se pencher en avant. Ses mains viennent attraper le visage clair du jeune homme et il le sert sans tendresse mais sans violence. Elbert lutte encore, mais aussitôt que son regard est capturé par celui de Cadmos, il est pris au piège. Il faut encore quelques secondes de plus pour que son corps se défasse de sa tension latente. Il se ramollit alors, lourdement, abandonné.

Il faut un long moment avant qu’Elbert ne revienne à lui, mais sous la forme plus calme et plus studieuse de l’enfant qui écoute et répète tout ce qu’on lui dit. Tous les mots qu’Ebenezer pioche, tout ce langage dont il ne sait rien mais qui le desservira une fois devant les jurés - si seulement Nixe leur laisse la malchance d’avoir un tribunal pour le juger.

Cadmos n’est qu’un suppléant attentif et patient. Il mâche le travail, ébranle les fondations de sa Mnémosyne, salle importante et unique de la Mémoire des Hommes, celle qui forge l’attitude, le caractère mais également les sentiments. C’est un art dangereux et interdit, mais les règles sont faites pour être outrepassées. Alors voilà qu’il atténue l’amour d’Elbert pour le remplacer par l’obsession. Il prend le temps de ranger de nouveau les tiroirs de sa pensée, de soulever les dossiers poussiéreux de son enfance pour les ajuster.

Il leur faut plus de six heures environ pour arriver à un résultat convenable, à un Elbert au sourire habituel, pincé en coin, à ce pauvre charme d’homme malheureux. Un violon pour ensorceler Demelza, voilà pourquoi il tuait sans relâche des sirènes. Voilà pourquoi il leur arrachait les cordes vocales, mais il a toujours été trop brusque, trop impatient. Les plans sont inscrits dans sa mémoire pour quiconque voudrait lire dans ses prunelles.

Il s’endort profondément la seconde d’après, persuadé d’être dans une petite chambre d’hôtel pas très loin d’ici. Cadmos rompt sur ça le lien, il s’extirpe de sa Mnémosyne en refermant derrière lui la porte sans faire de bruit. Il reprend un peu de sa substance avant de se lever, posant sa propre main sur sa tempe, une grimace désagréable froissant son visage vieilli.

« Mal à la tête ? »

« Tu ne peux pas imaginer ce qu’on peut trouver dans une cervelle... »

Un sourire s’étire sur les lèvres d’Ebenezer, obligeant Cadmos à rajouter :

« Pas dans ce sens. »

Le jeune héritier a un petit rire alors qu’Anselm entre dans le petit laboratoire. Cadmos lui jette un long regard, comme il se méfie toujours, mais il se souvient presque aussitôt de cette langue coupée. Il fronce un peu les sourcils, parce qu’il est incapable d’écouter les pensées du prince du Bénin alors que ce dernier attrape Elbert sans trop de ménagement pour le charger dans une voiture. Avec Abigaïl, une domestique, ils iront dans un petit village où elle l’abandonnera dans un hôtel. L’amante partira au petit matin, l’air de rien. Tout est prévu.

« Si tu n’as plus besoin de moi... »

Le vieux Carrow s’étire, accompagnant Ebenezer qui sort déjà du laboratoire, suivant d’un regard curieux Anselm.

« C’est tout ce que j’avais à te demander. Tu m’ôtes une véritable épine du pied. »

Cadmos a un sourire amusé alors qu’il suit toujours Ebenezer. Ensemble ils passent devant le piano qui s’est allumé pour jouer un petit morceau.

« Tu es sûr de vouloir ça ? »

Ils s’arrêtèrent devant la porte du bureau d’Ebenezer. Il avait appartenu avant à Siegfried et tout un tas de chose y était resté depuis, donc une toute particulière.

« Oui. »

... * ...

La nuit était tombée entre temps, mais Ebenezer n’était pas pressé. Il avait raccompagné Cadmos jusque dans le jardin pour s’assurer que ce dernier repartait bien avec son petit paquetage. Il l’avait remercié une énième fois, et quand enfin le Carrow était partit, Anselm était enfin revenu avec la domestique.

Elbert était partit.

Cadmos était partit.

Et il sentait sur ses épaules comme un voile épais s’envoler. Une légèreté douce et revigorante. L’envie profonde aussi de retrouver Demelza, de se blottir contre elle et de se laisser aller. Un sourire charmant s’installa sur son visage alors qu’il rebroussait finalement chemin, suivi de près par le géant du Bénin qui disparu presque la seconde d’après pour s’occuper de remettre au propre le vieux laboratoire.

... * ...

L’atelier de Demelza est dans l’aile la plus lumineuse du château des Von Hohnstedt. C’est sans étonnement que quand il se pose dans le cadre de la porte pour l’observer, assise à sa table, il la trouve le visage baigné par les derniers rayons du crépuscule. Une beauté élégante et saisissante.
Il se souvient aussi des bribes de souvenir que Cadmos a effacé, de toutes ses fois où Elbert l’a regardé. Il s’est trouvé jaloux, mais il y a bien des raisons à en juger par cette apparente fragilité qui cache à l’intérieur bien des secrets.

Il a un sourire quand il entre à l’intérieur de la pièce, d’un pas qui claque sans qu’il ne le veuille. Elle se retourne vers lui et il approche jusqu’à pouvoir la tenir contre lui comme elle se love contre lui. Il vient déposer un baiser d’abord sur son front, avant de venir prêcher sur ses lèvres leur liberté.

« C’est fait. »

C’est cruel, sans doute, mais il ne peut s’empêcher de sourire, se délectant de sa bouche sans penser une seule seconde à ce pauvre Elbert qui finira tôt ou tard devant Nixe même, Reine des Eaux Abyssales et sa colère.




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Demelza
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ft. dove cameron by © TWISTY RAIN.
Sur le papier se dessine la silhouette, par dessus la lettre qu’elle a visiblement écrite. La ressemblance est à s’y méprendre, de cette blondeur si pure, de cette taille si fine, délicate brindille et pourtant, les traits du visage vieillissent un peu l’ensemble, les courbes sont un peu plus marquées. Une version plus âgée d’elle-même, pourrait dire un oeil étranger. C’est sa mère, à l’évidence, que sa mémoire vient de trahir, que l’esprit a ramené à la surface et c’est ce qu’elle contemple, un peu interdite, lorsqu’Ebenezer apparaît dans le cadre de la porte. C’est comme si sa main avait agit sans son autorisation, comme si elle s’était endormie et que quelqu’un avait pris possession d’elle. Demelza était persuadée d’avoir oublié ce à quoi sa génitrice ressemblait, elle avait refoulé si fort le souvenir de cette nuit d’enfer - pourquoi maintenant ? La réponse est pourtant évidente et elle n’a pas besoin de consulter un quelconque médecin pour savoir que le poids du mariage à peine scellé l’incitait à penser à un passé trop flou, plein de contradictions et ce malgré son très jeune âge.

Les pas interrompent le fil de ses inquiétudes et elle se tourne, méfiante un instant, à peine le temps d’un battement de cils. La distance avalée, elle se love contre lui, vient s’abreuver de cette présence qui brise l’intense solitude des dernières heures ; elle n’a pas cherché à savoir ce qu’il a bien pu raconter à l’invité, elle a respecté la volonté du jeune homme mais s’est ainsi rendue compte combien le château von Hohnstedt est cruellement vide. Vide de vie. Elle s’y est sentie toute petite, insignifiante, particulièrement inutile. Les courriers n’ont rien remué de positif, à certains elle a eu envie de souligner l’indécence de leur curiosité et à d’autre la nécessité de revoir la notion de patience. A Mildred, elle n’a pu qu’exprimer son regret de n’avoir pas l’influence nécessaire à faire changer les décisions des von Abbetz. Sa grand-mère, quant à elle, lui a simplement fait parvenir un joli flacon rempli d’un curieux liquide couleur de nacre dont elle n’a pas su déterminer l’utilité, ses senteurs envoûtantes n’ayant pas ravivé la moindre leçon qu’elle aurait pu avoir apprise. Elle en a glissé au creux de son cou, délicieux parfum, et les effluves légères embaument encore un peu tandis qu’elle savoure le baiser.

« C’est fait. » Complice consentante d’un terrible crime à venir, elle esquisse un sourire qui se meurt contre sa bouche. « J’aime quand tu souris. » A l’art de défaire les boutons d’une chemise, Demelza est assurément experte, trompant l’inexpérience par l’habitude de la création, par la capacité à dompter les vêtements même si la neutralité soudaine de la pièce laisse entendre une sorte d’abandon de cette ambition d’autrefois. « .. mais je déteste quand tu es loin.. » Loin d’elle, à l’écart de son champ de vision. Elle sait le lien qu’ils ont, désormais, mais il n’a pas apaisé le poids qu’elle a ressenti tout du long, au creux de son estomac. Les doigts se promènent sur la peau, chaleur qu’elle diffuse de cette affection qui se déploie jusqu’au fond de ses yeux bleus. Les lèvres descendent jusque sur l’épaule, les paumes viennent s’installer dans le dos, sous le tissu, de cette manière qu’elle a parfois de vouloir se fondre contre lui, à l’ombre de son corps. « Cet endroit est trop grand dés que tu n’es plus près de moi. » Soupir, elle reprend la pluie de ses baisers de l’épaule jusqu’à ses lèvres. « Et je ne sais pas parler à la moitié de tes domestiques. Ils me donnent toujours cette impression que je ne comprends pas avec qui je vis, quand ils me regardent. La peur s’est effacée. Sur la table, le flacon de crème scintille un peu au crépuscule. L’écriture de Themis, assurée et penchée, a noté le prénom de la jeune fille, sans aucun autre indice. Longtemps auparavant, elle avait fait de même pour Ophélia, dont le coeur trop tendre peinait à apaiser les craintes terribles qu’elle avait à propos de la nuit de noces, elle en avait d’ailleurs un peu abusé durant la première année. La vieille femme dirait avec malice que ça n’a rien d’un envoûtement, que ça n’est qu’une recette de famille qui aide à se détendre. Elle oublie déjà ses contrariétés de la journée, Demelza, parce qu’elle a retrouvé la sensation de sécurité qu’elle ressent quand il est là. « Tu devrais aller te reposer.. » dit-elle, toujours trop collée à lui, en contradiction avec le conseil qu’elle lui donne. Est-ce que c’est mal, de vouloir le garder pour elle seule dés lors que la nuit tombe, que les ombres reprennent leurs droits sur la demeure ?

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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis récemment marié et je le vis plutôt avec délice.




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Dialogue : #232169


« C’est fait. »
« J’aime quand tu souris. »

Il a un sourire plus grand encore, parce qu’il aime qu’elle soit heureuse, et il aime quand elle l’aime de tout son être. Il pourrait ressentir la chaleur de son être contre lui quand il la prend dans ses bras. Docile, Ebenezer se laisse faire entre les doigts habiles de la jeune femme. Son sourire est éternel, accroché avec amour sur l’ourlet de ses lèvres pâles.

« .. mais je déteste quand tu es loin.. »
« Je promet, je ne partirais plus jamais. »

Il ne le pourrait de toute façon pas. Il sait que désormais, son temps est compté. Que la grande aiguille ne cessera jamais de tourner et il aimerait, si jamais il doit véritable s’éteindre, donner à Demelza tout ce qu’elle a toujours voulu. Profiter de chaque instant, de chaque seconde à ses côtés. Lui offrir s’il en est encore capable un enfant. Un enfant comme elle le lui demandait il y a peu. Si seulement ce corps...
Il ravale sa salive en sentant les lèvres chaudes de son épouse sur sa peau et tressaille. Ses mains se sont perdues sur les hanches menues de l’amoureuse. Il ne peut s’empêcher de les faire remonter ses flancs, frustré peut-être que le tissu couvre la peau. Il grognerait, si seulement il ne l’aimait pas autant. Il serait plus entreprenant, plus pressé, plus impatient si seulement il ne voulait pas que chaque seconde devienne des heures et déguster à sa bouche le nectar sucré qui l’enivre maintenant.
Quand le monstre s’est-il transformé en cupidon ? Il l’ignore, mais son coeur est toujours noir, et le monstre est toujours à l’affût. Ils sont seulement endormis.

« Cet endroit est trop grand dés que tu n’es plus près de moi. » Il rend chacun de ses baisers, ses grands yeux bleus plongés dans les siens. « Et je ne sais pas parler à la moitié de tes domestiques. Ils me donnent toujours cette impression que je ne comprends pas avec qui je vis, quand ils me regardent. »
« Je suis désolé. »

Il l’embrasse de nouveau, avec plaisir, avec gourmandise. Elle est une cerise sur un peu de chantilly. Sa bouche est toute sucrée, et il s’y perdrait volontiers à vie s’ils pouvaient vivre tous les deux seulement de leur amour et de rien d’autre. Bien sûr il faudrait se nourrir ailleurs, à une table mais aussi goinfrer la faim intellectuelle, celle qui n’accepte que les écritures des livres et les expériences folles. Il faudrait tout ça pour qu’ils soient enfin heureux.
Mais chaque chose en son temps, pense Ebenezer, qui déjà enroule ses bras autour d’elle.

« Tu devrais aller te reposer.. »
« Je devrais, oui... »

Il la soulève avec une certaine facilité, déconcertant quand on voit la finesse de son silhouette toute élancée en hauteur et si peu en largeur, mais voilà qu’il la tient comme si elle n’était qu’une plume. Sans ménagement, il traverse la porte puis le couloir, la tenant fermement contre lui. Sa bouche la dévore toute entière, et il ne cache rien de ses ambitions quand il tourne à gauche, puis à droite, grimpant maladroitement les marches car aussitôt qu’il lève le pied, la tête perdue tantôt sur sa bouche, tantôt dans sa gorge blanche, et parfois même dans le haut de son corsage, il chavire dangereusement.
On ne l’a jamais vu ainsi, au Château, mais le jeune prétendant a des ardeurs de nouveau marié. Anselm les a surpris du coin de l’oeil, mais le Géant noir s’est fondu dans les ombres. Ebenezer ne l’a pas vu, trop occupé à renifler le parfum floral qui se dégage du tissu qui enveloppe sa promise.

« Demelza... »

Ses joues sont toutes rouges quand il pousse de l’épaule la porte de leur chambre. Il fait quelques pas de plus, pressé, avant de tomber sur le lit, sur le flanc avec elle. Enfin. Ses bras sont engourdis par l’épreuve, mais il ne perd pas une seconde et le corps parcourut de frissons agréables, il la surplombe dans la minute. Ses mains s’agitent autour de sa robe, remontant le long des cuisses de la jeune femme. Ebenezer est comme possédé, la passion se lit sur ses traits comme il ne sait plus où donner de la tête. De temps en temps, sa bouche vient embrasser un sein qu’il cherche à libérer du corsage, mais de l’autre, il cherche à la défaire toute entière de l’épreuve de sa robe.

La frustration fait qu’il finit par se redresser, et par respect pour lui, il n’ose rien déchirer. Il sait combien sont importants les belles robes et les beaux tissus pour Demelza.

Ça ne l’empêche pas de grogner, la chemise ouverte sur son torse et le pantalon déjà bombé :

« Tu es comme un trésor ancien, Demelza. Plus j’essaye de creuser, plus je m’écorche à te vouloir. »




Oh Darling,
Darling, What I have done ?
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