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 (E&D) you could be the corpse and i could be the killer

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Nimue
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Tortue



Demelza
von Abbetz

J'ai 17 ans et je vis en Allemagne dans le Manoir d'Ebenezer von Hohnstedt. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma drôle de chance, je suis récemment mariée et je le vis plutôt avec angoisse.
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Mildred : #996284
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ft. dove cameron by © EXORDIUM.
S’il meurt, elle sait qu’elle n’y survivra pas. Elle sent bien, Demelza, que c’est sa faute, que si elle avait reculé, si elle avait dit ‘non’, il serait encore en état de se sauver, il ne serait pas dévoré par cette chose. Ne pouvait-elle pas mourir à sa place ? Mourir pour avoir provoqué sa rage. Elle s’effondrerait bien contre lui mais elle ne le peut pas. « La bleue... dans... dans le plexus… » Et elle n’a pas besoin de se le faire répéter deux fois, elle termine d’ouvrir la chemise et récupère la fiole bleue, prépare le liquide à l’odeur qui lui semble désormais caractéristique. Elle n’a jamais fait cela, elle n’a pas été préparée à devoir agir seule et ça lui fait peur. La peur ne surpasse cependant pas sa tornade émotionnelle et la précision de ses doigts qui, étrangement, ne tremblent pas. Une seconde d’hésitation s’éprend de son regard avant que le geste frappe et qu’elle ne lui souffle : « N’oublie pas que je t’aime. » N’oublie pas que tu dois vivre..

Elle reste un long moment, tout près de lui, à vérifier qu’il est vivant, qu’elle n’a pas fait d’erreur. Elle range consciencieusement le matériel dans la mallette, caresse par instants les cheveux d’Ebenezer. Et finalement, lorsqu’elle sent qu’il est trop loin pour la voir s’échapper, elle se lève. Elle replace convenablement les morceaux froissés de sa robe, essuie le sang sur ses lèvres et inspire profondément. La gamine terrifiée se redresse, déterminée, et éteint la flamme qui persiste à dévorer les chairs abandonnées comme pour les faire disparaître en cendres insoupçonnables. Elle récupère le noeud coupé, pour nouer les mains d’Elbert dans son dos, d’une prise trop serrée puis elle sort. Elle traverse la distance qui la sépare du domestique qu’elle cherche. « Anselm. Emmenez Ebenezer dans notre chambre puis enfermez l’intrus du laboratoire dans une autre. » Il n’y’a pas d’agressivité dans sa voix mais elle est posée, certaine, terriblement autoritaire. La jeune femme n’attend pas plus, ne supplie pas, ne semble pas avoir de scrupules à prendre la gestion soudaine des employés, son mari n’est pas en état de le faire, de toute manière. Elle traverse jusqu’aux escaliers et croise la petite bonne qui allait les descendre. « Vous, stop. » Demelza grimpe rapidement les marches et la rejoint. « Rouvrez les rideaux et faites en sorte que les invités ne manquent de rien. Ebenezer a besoin de calme. » Les satisfaire éviterait qu'il ne leur prenne l'envie d'être trop curieux et s'ils l'étaient, elle serait forcée de faire des choix regrettables - elle n'y tient pas vraiment.

…*…


Elle est ressortie, l’oeil bleu orageux mais les cheveux impeccablement recoiffés, et dés que la lumière revient frapper le tissus de la robe, la blancheur y reprend ses droits comme si rien ne s’était passé, ni sang ni larmes. Et quand on lui demande, elle sourit, quand on s’interroge sur la disparition du marié, elle reste patiente, finit toutefois par souffler qu’il est en train de se reposer, car la nuit pourrait être longue ; cela suffit à éviter les interrogations plus poussées de l’Allemagne si prude. Themis n’y croit pas un seul instant mais ne dit rien, se contente d’affirmer qu’elles auraient une petite discussion. Cela dure un certain temps durant lequel elle fait mine de manger avec plaisir, de boire avec toute la modération du monde, jusqu’à ce qu’elle juge qu’il est opportun de se retirer.

Demelza referme la porte de leur chambre, doucement, puis s’y appuie un moment, laissant échapper un long soupir signe de tout ce qu’elle réprime, musèle à l’intérieur. Elle vient s’asseoir au bord du lit, nouer ses doigts à ceux d’Ebenezer, craignant peut-être de le réveiller mais ayant trop besoin de sentir sa présence pour s’en empêcher. Elle a toujours tellement peur de le perdre. « Je suis désolée.. je suis déjà une épouse épouvantable.. »

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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis nouvellement marié et je le vis plutôt douloureusement.




Mémo

Dialogue : #232169


« N’oublie pas que je t’aime. »

Il a un petit sourire, mais la douleur qui lui déchire le cœur le fait rapidement disparaître.

Les ténèbres l’embrassent tout entier et rapidement, sa tête tourne, ses yeux se révulsent pour que finalement ses paupières se ferment. Il se sent fatigué, épuisé comme s’il avait dépensé toute son énergie. Il déteste ce sentiment de chute qui suit toujours ses crises, mais il sait que c’est le prix à payer pour une puissance magique infinie.

Sa tête dodeline et finalement, il chute.

L’univers qui l’entoure est fait d’obscurité et d’ombres qui dansent, qui rient tout autour de lui. Les voix sont multiples, modulent leurs mots au rythme de la musique qui sonne en fond. C’est un morceau de piano. Il n’arrive pas à l’entendre, car il y a ce bourdonnement en continu dans ses oreilles. Il aimerait se crever les tympans, car le mélange de toutes les sonorités donne une impression de cacophonie insupportable.

Ebenezer ne lutte pas, ou plus.

Quand Anselm l’attrape comme s’il n’était qu’une petite poupée de chiffon, il vérifie s’il a un pouls. Il en a l’air. Il le monte en silence dans la chambre et en ferme discrètement le rideau pour ne laisser filtrer qu’un seul rayon de lumière assez large pour éclairer en partie la pièce.

Il le dépose dans le lit et s’efface aussitôt après, n’ayant pris le soin que de retirer ses chaussures et d’avoir vérifier brièvement son torse. L’obscurité a quitté sa peau, du moins en partit. Le bout de ses doigts est toujours noir de jais, mais Anselm sait que cela arrive. Il lui faut parfois plusieurs jours pour chasser la chose hors de lui, alors il ne dit rien et sort de la pièce sans demander son reste.

Il s’occupe de la logistique, aide Demelza, protège le Maître, alors que ce dernier est de nouveau dans son cauchemar sans couleur où l’on rit, où l’on danse.

Une main vient le frôler dans son rêve, une main décharnée. Il n’y a plus que des os. Est-ce la sienne ? Il clignote des yeux, observe dans la semi-obscurité se découper le visage de sa mère. A chaque clignement, il change, tantôt fait d’os, tantôt magnifique, tantôt purulent. Il vacille, mais n’arrive pas à reculer.

Je t’aurais, Ebenezer... Tôt ou tard...

Elle a un rire sordide à son oreille alors qu’il sent l’odeur lui remplir les poumons.

Tu es mon tout petit garçon... Tu es à moi.

Il ferme les yeux et l’odeur doucement disparaît. Il ne reste plus que le vide qui l’entoure. Il y divague, il y navigue, mais il n’y a plus de lumière, plus de tunnel, plus d’ouverture. Il reste longtemps ainsi, fatigué.
Une chaleur inconnue réchauffe sa main, et sans qu’il ne s’en rende véritablement compte, il la sert doucement, cette petite main offerte au creux de la sienne. L’instant d’après, c’est tout son corps qui se réchauffe. Le bourdonnement a cessé. Il n’a rien entendu, rien sentit, mais il est vivant.

Il ne le sait pas vraiment encore, mais il se sent vivant.

Alors doucement il sert sa main, son pouce caressant le revers de sa main. Il ouvre un œil, certain d’y voir Demelza, et cela ne trompe pas. N’est-ce que pas son adorable tête blonde qui se tient à ses côtés ? Il a un maigre sourire. Son corps est un cimetière, traversé par des centaines de douleur, mais tout ira bien. Anselm ne tardera pas à lui rapporter ses antalgiques, et la vie reprendra...
À ce moment là, il ne pense pas une seule seconde à Elbert. Le fond de son âme aimerait, mais ses yeux sont trop concentrés sur elle.

D’un geste douloureux et un peu tremblant - contre-coup naturel de ce qui s’est passé - il tend sa main pour remettre une de ses mèches blondes derrière son oreille dans un geste aussi cliché que tendre.

« Tu ne pleures pas... j’espère ? »

Il a un petit sourire en coin, les yeux encore fatigués.




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Nimue
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« Tu ne pleures pas... j’espère ? » Un sourire doux se dessine sur le visage de poupée. Il y’a toute cette affection dans ses yeux à elle, quand il replace la mèche blonde derrière son oreille. Elle ne pleure pas, elle n’a pas le temps de pleurer, elle est trop occupée à prendre soin de lui, à tenter de le maintenir en vie. Elle n’aime pas, d’ailleurs, confier la santé d’Ebenezer au domestique, aussi fidèle soit-il - ça n’est pas le moment mais elle lui en parlera, quand la demeure retrouvera son calme habituel. « Non.. mais j’ai un problème idiot.. » souffle-t-elle doucement, sans décrocher son regard du sien. « Tu vas devoir te remettre. » Une sorte de malice vient changer la douceur du sourire, vient allumer le regard, peut-être donner quelques légères couleurs aux joues pâles. « La robe est ensorcelée. Personne d’autre que toi ne peut me la retirer. » Alors Elbert n’aurait rien pu faire d’autre que la tuer pour en arracher les jolies dentelles, les fibres délicates de ces tissus hors de prix qui auraient sans aucun doute riposté contre un assaut plus poussé mais c’était une surprise, elle n’a pas pu le préciser avant.. avant que tout s’effondre. S’il avait su, est-ce que sa colère aurait été contenue ? Un rire un peu nerveux s’envole. « Je n’ai jamais eu stratagème si complexe à mettre en place, dans ton dos qui plus est. » Elle se mord un peu la lèvre inférieure mais le bleu de ses prunelles n’a pas lâché celles d’Ebenezer. « Tu m’as fait peur. J’ai cru que je n’arriverais pas à te sauver. » Elle n’évoque pas la peur de ce qu’elle a vu, la terreur face à la rage qui s’était emparée de lui ou les tortures qu’elle le suppose capable d’infliger après avoir vu le laboratoire, non, tout ce dont elle a peur, c’est d’exister sans lui, de vivre sans lui, d’être privée de son ombre.

Elle se penche, doucement, capture ses lèvres mais ça n’a plus le goût du sang. Ca n’a pas cette saveur là. Ca lui revient à l’esprit, l’électricité, l’incendie. Ca remonte à sa conscience, ce plaisir un peu malsain de goûter sur sa langue l’hémoglobine, le danger. Elle n’aurait pas dû s’abandonner ainsi, pas à cet homme là, celui qu’il a soufflé être parfois, celui qui aurait pu la dévorer, lui faire du mal, la blesser. La pression retombe, lentement, à la tendresse du baiser qu’elle donne, sans le brusquer, en le préservant d’un quelconque effort à fournir, car c’est elle qui, penchée vers lui, dépose les papillons délicats jusque dans son cou, offre la chaleur lumineuse, parce qu’elle sait que souvent il a froid.

Et puis ça lui fait mal. C’est plus fort que sa volonté, que son pauvre coeur ne peut supporter et elle fuit vers la salle de bains, comme ça lui était arrivé la première fois qu’elle avait dû lui venir en aide. Le repas mangé par politesse est recraché, difficilement, les larmes roulent dans un réflexe difficile ; elle tremble un peu, d’un choc contenu, muselé, qu’elle est obligée d’exprimer. Est-ce qu’elle est aussi un peu monstrueuse, d’avoir aimé ? De l’aimer tel qu’il est ? Une quinzaine de minutes s’écoulent ainsi alors qu’elle est parvenue à se traîner vers le lavabo. Elle s’oblige à se remettre debout, à tenir sur ses jambes, histoire de se laver les dents, de se passer de l’eau froide sur le visage. Elle refuse de croiser son reflet et si elle est un peu décoiffée, ça n’est pas grave, si la cascade blonde n’est plus si bien retenue, ça lui est égal. Elle inspire et expire, lentement, se redresse, s’accroche à cet air digne abîmé par la fatigue. Peut-être qu’elle n’aurait pas dû accepter le verre d’Annika - ce sera plus facile lui avait-elle dit en riant pendant que Demelza jouait la comédie de la bonne figure, de la mariée détendue.

« Je ne sais visiblement pas apprécier le buffet. Encore moins l’alcool. » lâche-t-elle en revenant vers le lit, sur lequel elle vient s’allonger, se glissant tout contre Ebenezer, la paume chaude venant trouver son coeur. « Si tu as pitié de moi, tu consentiras à ce qu’on ne fête pas nos un an de mariage à l’avenir. » Elle ferme les yeux, et parce qu’il n’y’a qu’une vaste pénombre dans la pièce, la robe retrouve sa teinte sombre seulement contrastée par quelques nuances de gris. Elle ne peut pas la quitter alors elle la garde, installée sur les draps, les escarpins abandonnés sur le chemin. De son allure du début de journée, il ne lui reste plus que le parfum fruité qu’elle a remis. « Tu ne veux pas devenir ermite plutôt qu’homme haut placé dans la société, mh ? »


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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis nouvellement marié et je le vis plutôt douloureusement.




Mémo

Dialogue : #232169


Elle relève sur lui ses beaux yeux bleus et cela l’apaise. Non, elle ne pleur pas. Il caresse de nouveau du bout des doigts son visage, avec ce sourire doux. Il a encore mal, mais il est habitué. Anselm ne devrait plus tarder, ou peut-être est-il déjà là, quelque part, à le guetter de loin, à ne pas vouloir l’interrompre. Il n’en serait pas étonné. Ce qui l’étonnera toujours c’est pourquoi il ne l’a jamais tué durant ses instants de faiblesse.

« Non.. mais j’ai un problème idiot.. Tu vas devoir te remettre. »
« C’est prévu... » sourit-il, mais son sourire est mince, léger comme ses papillonnements.
« La robe est ensorcelée. Personne d’autre que toi ne peut me la retirer. »

Le regard du jeune homme devient légèrement plus sombre, mais il ne répond rien. Il n’en reste pas moins fâché contre Elbert, et fâché est peut-être un euphémisme en comparaison de ce qu’il ressent vraiment. De ce qui le tourmente là, à l’intérieur, au plus profond de son ventre. Quelque chose qui gratte et qui le ronge.
Il ferme les yeux, un petit instant, parce qu’il ne veut pas y repenser, mais l’obscurité de ses paupières lui donne seulement plus de place pour se projeter de nouveau les images qui le hantent. Elbert et ses mains... Les jupons....
Où est-il Elbert, d’ailleurs ?
Est-ce qu’il l’a tué ? Il ne se souvient plus vraiment de la fin.
Il se souvient de l’eau glacé sur ses doigts, de la tête d’Elbert, molle et lourde à la fois.

Quand il ouvre les yeux, elle rit, mais elle est nerveuse. Lui est plus sombre. Il ne regrette absolument pas, ou peut-être seulement d’avoir été trop doux avec elle. Il sait aussi qu’elle a vu ce qu’il cache en bas. Il sait qu’elle sait.
Alors il détourne le regard, un peu par pudeur, plus par gêne. Comment fait-elle pour ne pas avoir peur de lui ? Pour ne pas être dégoûté de lui ?

« Je n’ai jamais eu stratagème si complexe à mettre en place, dans ton dos qui plus est. Tu m’as fait peur. J’ai cru que je n’arriverais pas à te sauver. »

« Tu n’aurais pas dû me suivre... » murmure-t-il au bout d’un long moment, mais ce murmure n’a pas de sens, parce qu’il le lui a déjà dit. Il l’a déjà prévenu.

Quand il la regarde, elle s’approche et pose un baiser sur sa bouche, comme pour le faire taire. Il apprécie l’attention, mais les premières secondes, il n’y a que la moitié de son cœur dans ce qu’il lui rend de son baiser. Rapidement cependant, l’esprit abandonne ses réticences, ses doutes, ses peurs, et il l’embrasse aussi, avec une tendresse qui ne ressemble qu’à l’homme diminué qu’il est dans ce grand lit froid.

Ebenezer sent bien que quelque chose glisse en elle, quelque chose casse, et il ferme les yeux quand elle s’écarte de lui et se met à courir. Il ne les rouvre que lorsqu’elle est dans les toilettes. Il lève les yeux au plafond et se demande ce qu’il a fait pour mériter ce sort. Peut-on lui en vouloir ? N’a-t-il jamais été qu’un enfant du vide, condamné de par sa naissance ?
Il en veut toujours à Elbert, mais surtout, il s’en veut à lui. À lui d’être ainsi. À lui de l’aimer comme elle est douce avec elle, parce que s’il ne l’avait pas aimé aussi tendrement, peut-être que tout ça aurait été plus simple.

Accepter sa propre mort aurait été plus facile.

La larme qui est née à ses yeux se meurt sur sa joue, mais elle sera vite essuyée et oubliée. Séchée par le temps que Demelza met à lui revenir, un peu décoiffée, le visage pâle, presque livide. Elle a vu un mort, c’est bien normal. Ebenezer ne dit pas un mot, parce qu’il ne se sent pas à sa place à ce moment, ou pire encore, il se trouve à la mauvaise place. Les choses auraient été plus dures s’il était mort, il en est bien conscient. Il ne veut pas mourir. Pas à ce moment.

Il la laisse revenir en la regardant, avec une tristesse infinie dans le regard.

« Si tu as pitié de moi, tu consentiras à ce qu’on ne fête pas nos un an de mariage à l’avenir. »

De nouveau, son sourire se pince sur ses lèvres pâles. Il ne sait jamais vraiment quoi lui répondre. Peut-il véritablement se projetter ? Il a plutôt vécu facilement depuis le début, mais il est vrai que sans le remède de l’essence de sirène... est-ce qu’il tiendra ? Il la regarde, mais ne dit rien, pour ne pas l’affoler. Parce qu’elle aussi elle est épuisée par cette journée.

Il demandera à Anselm tout ce qu’il a à savoir quand elle sera endormie.

« Tu ne veux pas devenir ermite plutôt qu’homme haut placé dans la société, mh ? »

« Je...Je pensais quitter mes fonctions... » répond-t-il, tout bas, comme s’il avait fauté, comme s’il s’agissait d’une confession, « le temps de trouver une solution... »

Il ignore si ça lui fera plaisir, mais il sait que c’est le mieux qu’il puisse faire. Son cousin sera compétent, son oncle s’est toujours chargé du plus gros des réunions, alors ça ne changera rien. Ils diront que le jeune héritier se démène pour organiser sa nouvelle vie. Tout le monde y verra du feu, et même s’ils n’y voient rien, ça ne changera rien à sa décision.
Il réfléchira, il trouvera des médecins, il ira jusqu’à Nevidim s’il le faut.

Il guérira, parce qu’il ne veut pas la faire pleurer.

Sa main vient de nouveau caresser avec tendresse ses cheveux. Il l’observe, en silence, avec un sourire amusé après un long silence.

« Tu ne peux pas dormir comme ça. » Il se tourne difficilement, mais il n’a pas peur de se faire mal. Il n’a aucune plaie à rouvrir. Seulement des courbatures dans tous les muscles, seulement des os prêts à casser. « Laisse-moi faire... »

Comme il dit ça, il glisse lentement ses mains derrière elle. Maladroitement, il cherche à détacher les longs lacets du corset, à détacher chacune des attaches, à dégrafer tout ce qu’il y a à dégrafer. Bien sûr il est trop proche, sa bouche presque contre la sienne, et ses yeux sont plongés dans les siens. Il n’a pas le corps pour ce genre de chose, mais il ne peut qu’y penser quand il la voit ainsi.
Il se souvient de ses larmes, de sa beauté dans le laboratoire. Il se souvient aussi qu’elle l’a appelé, qu’ils se sont embrassés, et que sans cette douleur, il aurait fait tout comme Elbert. Il aurait soulevé ce jupon blanc pour y voir ce qui s’y cache... Quel monstre aurait-il été ?
Il a un sourire malheureux en y pensant.

« Comment fais-tu, Demelza ? » murmure-t-il du bout des lèvres, sur les siennes, « Tu as eu peur de moi... et malgré tout, tu es encore là... » Il inspire et soupire profondément, résigné à ce qu’elle l’aime, et il peut comprendre qu’il n’y ait aucune raison à ça, aucune logique non plus. « Qu’aurais-je fait si je t’avais fait du mal ? Que serais-je sans toi pour me garder de mes mauvaises humeurs ? »

Ebenezer a un tout petit sourire alors qu’il arrive enfin à dégrafer le corsage dans son entier, libérant le torse de la jeune femme d’une main hésitante. Ses yeux glissent un instant sur le plongé de sa gorge, sur la dentelle de ses sous-vêtements. Ils ont déjà dormi ainsi, l’un contre l’autre, peau contre peau. Ce n’est pas la première fois, mais ça lui paraît surréaliste cette fois-là.

« Pour le bas, tu devrais pouvoir le faire toute seule. » Ses yeux sont plus clairs, plus joueurs quand il reprend du bout des lèvres : « Je te regarde faire. »




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« Tu ne peux pas dormir comme ça. Laisse-moi faire… » Dans les doigts d’Ebenezer et dissimulé dans une semie-obscurité, le lacet rougit, libère l’enveloppe charnelle de la prison de tissu. Ca n’est pas la première fois qu’ils sont si proches, pourtant cela lui fait un effet différent, qu’elle n’interprète pas dans un premier temps. Elle contemple le regard qui lui fait penser à un océan sombre dans lequel elle voudrait bien se noyer et elle résiste à l’envie de l’embrasser - difficilement - en se répétant qu’il est épuisé, qu’elle ne peut pas recommencer, qu’elle ne doit pas laisser faire ce qu’il s’est passé dans le laboratoire, parce que c’est indigne de ce qu’il mérite. Il a besoin d’une épouse convenable, n’est-ce pas ? « Comment fais-tu, Demelza ? » sa bouche frôle la sienne, un instant trop court durant lequel elle oublie de penser. « Tu as eu peur de moi... et malgré tout, tu es encore là… » Elle n’est pas sûre de pouvoir lui répondre, elle craint un peu qu’il soit déçu, que ça ne brise l’image de pureté et de blancheur qu’il semble avoir d’elle. Elle préfère être sa dame blanche plutôt que sa dame en noir. « Qu’aurais-je fait si je t’avais fait du mal ? Que serais-je sans toi pour me garder de mes mauvaises humeurs ? » Elle détourne légèrement le regard, son souffle s’est raccourci, juste une seconde, ça se voit, ça s’entend dans le silence de la chambre, dans leur trop grande proximité. Il la libère du haut de la robe dont la magie fane instantanément, lui rendant le blanc délicat d’origine. « Ce n’est pas de toi que j’ai eu le plus peur… » murmure-t-elle, une pointe d’hésitation dans la voix. Ne doit-elle pas être honnête avec son mari ? « C’est de moi.. de moi, là-bas, dans tes bras.. » Du goût du sang sur sa langue, de la chaleur contre lui, de l’incendie à l’intérieur. Perdre le contrôle, laisser se briser les barrières, rompre avec la décence, embrasser ses démons intérieurs, le décevoir sans doute. « Pour le bas, tu devrais pouvoir le faire toute seule. » Elle ne parvient pas à réprimer le petit sourire en coin, le tu es sûr ? qui se lit dans ses yeux. « Je te regarde faire. » Elle se relève, alors, pour faire glisser le bras de la robe, le laisser s’échouer vaporeusement sur le sol après avoir glissé le long de ses jambes et le mince filet de lumière qui transparaît entre les rideaux joue sur les couleurs, de blanc, de noir, de gris - d’indécision. Elle est dos à lui, elle prend le temps de défaire ce qu’il reste de son chignon, libérant la chevelure claire qui retourne flirter dans son dos. « On trouvera une solution. Ensuite, tu pourras reprendre tes fonctions.. et puis, s’il y a un problème, je suis douée pour faire partir des preuves en fumée.. » Elle lui souffle ça comme elle approche de son côté du lit, qu’elle grimpe pour venir se placer juste au dessus de lui, à califourchon. « Tu vas devoir défaire le reste avant d’avoir le droit de dormir. Crois-tu vraiment que je fais les choses à moitié ? » A toujours avoir peur de fuir la proximité, elle avait pris soin de se piéger, de s’obliger à apprécier ses doigts sur elle. Elle n’aurait pas cru que la soirée se passe ainsi, elle n’aurait pas pensé que tout leur échappe ; elle n’est pas sûre de regretter, parce qu’une part d’elle en redemande. « Tu ne m’as fait que du bien… » Elle s’est penchée à son oreille, pour le souffler, la main marquée du lien venant se nouer à la sienne - on sent encore le trouble dans ses gestes, l’incapacité à museler ce qu’il a éveillé. Elle se dit qu’elle devrait être sage mais ses yeux joueurs n’avaient pas eu l’air de le lui demander.

« Tu as dit que tu pouvais m’apprendre.. » Les dents mordillent doucement le lobe de l’oreille, les lèvres glissent jusque dans son cou, renforçant la proximité. « .. tu peux m’apprendre la mesure.. ? » Cette mesure qu’elle perd, qu’elle ne rattrape que de justesse en redressant la tête, en retrouvant l’ancrage de ses yeux. Et puis il y’a toutes ces petites bougies qui s’allument, toutes celles qu’elle a fait placer dans la pièce, exceptionnellement, contre la raison et la prudence, parce que ça n’était plus tout à fait pareil, parce qu’ils étaient mariés, à présent. Parce qu’elle voulait que ce soit joli, que ça respire la chaleur et la confiance. C’est joli, en effet, ça joue avec les ombres sur les murs, doucement. Avec leurs ombres aussi. « Tu m’en veux ? De ne pas être toujours raisonnable.. tu me rends déraisonnable, je crois. » Un silence. « Tu regrettes de t’être marié ? »


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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis nouvellement marié et je le vis plutôt douloureusement.




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Dialogue : #232169


« Ce n’est pas de toi que j’ai eu le plus peur… C’est de moi.. de moi, là-bas, dans tes bras.. »

Son sourire est maigre sur ses lèvres, mais il comprend. Il se rappelle assez bien la lueur dans ses yeux quand elle goutait amoureusement à son sang, quand elle glissait encore sa jambe contre sa hanche, s’offrant au monstre qu’il était. Ça l’aurait peut-être calmé. Il l’ignore, et ne veut plus y penser, aussi il a un sourire et reprend, toujours sur le ton de la confidence :

« Pour le bas, tu devrais pouvoir le faire toute seule. Je te regarde faire. »

Comme elle s’active et se lève, docile comme il l’aime parfois, il l’observe d’un œil un peu songeur, un peu envieux aussi. Les courbes de ses hanches sont parfaitement dessinées et dans la semi-pénombre, il semble à Ebenezer qu’elles ressemblent à un violon fin et fluet. Elle est menue Demelza, mais ce n’est pas ça qui donne à sa peau cette blancheur opaline, quasi fantomatique. Le jeune homme est bien sûr fasciné quant à la danse de ses longues mèches claires, et il regrette davantage encore sa condition lamentable.
Quand elle revient vers lui, il ne la quitte plus des yeux, la découvre plus farouche, plus rebelle peut-être. Ou est-ce sa simple imagination ? Ses joues se sont bêtement empourprés, volant à son corps un peu de sang, lui qui en manque cruellement à ce moment-là.

« Tu vas devoir défaire le reste avant d’avoir le droit de dormir. Crois-tu vraiment que je fais les choses à moitié ? »
« C’est de la torture… » marmonne-t-il alors qu’elle est juste au-dessus de lui.

Il sait pertinemment qu’il serait incapable d’assouvir tout ce qui lui passe par la tête, et même si c’est frustrant, il y a un petit goût de plaisir déjà à la voir si proche. Les doigts d’Ebenezer ne tardent d’ailleurs pas à effleurer sa peau, de sa chute de reins au rebondis de ses fesses. Si elle se montre impétueuse, il perd également un peu de sa candeur et remonte la paume de ses mains sur ses flancs offerts. La belle est cruelle, mais n’est-ce pas tout l’intérêt des belles ?

« Tu ne m’as fait que du bien… »
« Et tu en demandes encore… »

Ebenezer a un sourire charmant, mais il ne peut pas s’empêcher de la main qui est piégée de serrer la sienne, et de l’autre, de venir laisser glisser son index le long de sa colonne vertébrale, remontant jusqu’à sa nuque pour aussitôt faire le chemin inverse, sans s’arrêter sur l’agrafe du soutien-gorge de dentelle qu’elle arbore encore, dernier rempart qui finira bien par disparaître… tôt ou tard.

« Tu as dit que tu pouvais m’apprendre.. »

Il souffle lourdement, et son corps se tend dans une douleur qui lui fait pourtant du bien. Le mélange est étonnant, détonnant aussi, mais il n’en dira rien. Il l’aime bien trop pour la contredire ou la repousser. Il se laisse simplement faire, ses doigts se crispant sur le bas de sa fesse qu’il sert quand elle mordille, qui caresse quand elle souffle.

« .. tu peux m’apprendre la mesure.. ? »
« Quelle mesure ? » Ses joues sont un peu rouges, et il est un peu plus fiévreux, un peu plus perdu peut-être. Les deux océans se rencontrent.
« Tu m’en veux ? De ne pas être toujours raisonnable.. tu me rends déraisonnable, je crois. »
Il la fixe, prêt à l’embrasser. Il se le reproche pourtant. Il devrait le lui apprendre oui, mais est-ce qu’elle ne le pousserait pas elle aussi dans tous ses retranchements ?
« Tu regrettes de t’être marié ? »

« Non », la réponse est sincère, dite au tac-au-tac, sans même vraiment y réfléchir ou peser le pour et le contre. Il ne le regrette tout simplement pas. A aucune seconde. Il a un petit sourire : « Je regrette seulement de ne pas pouvoir tout t’offrir de moi ce soir… » Il l’embrasse, d’un baiser chaste, bref, rapide, comme elle les déteste. « …mais je te dois aussi un cadeau. »

Il inspire profondément, au confort de cette chaleur qui l’entoure et l’enveloppe, qui l’écrase mais dont il est friand. Il embrasse de nouveau sa bouche, capture ses lèvres, s’impose malgré sa position délicate. Sa main relâche la sienne et vient aider sa jumelle à dégrafer la dentelle blanche qui couvre sa gorge. Il y met du sien, et fait durer autant le baiser qu’il dure à faire son affaire.
Quand enfin la lingerie glisse sur les draps, elle dévoile la poitrine ferme et ronde de la jeune femme. Il ne la lâche pas du regard, mais ses mains s’emparent de ses seins avec une certaine poigne, une possessivité qu’il ne cherche plus à comprendre. Ebenezer les caresse, effleure du pouce la pointe rose qui fleurit sous son doigt, offusquée peut-être d’être ainsi malmenée.
Même si sa voix intérieure lui cri de tout arrêter et que son pauvre corps, résigné à être malheureusement anémié, ne se réveille pas d’une vigueur tangible, il s’affaire à ses cajoleries inédites, qu’il découvre avec elle. Il observe d’ailleurs chacune de ses réactions, ses rougissements, ses « oh », ses « ah », les vibrations de son corps comme un scientifique s’en délecteraient.
Il y trouve un certain plaisir, celui de donner, sans avoir à recevoir. D’ailleurs, il n’y pense même pas, il comprend que ce corps restera ainsi, de marbre quand bien même elle a mis le feu à ses joues.

Quand enfin il la ramène d’une main autoritaire vers lui, afin de pouvoir faufiler l’autre impétueuse dans le creux de ses cuisses, il embrasse sa tempe avec un sourire amusé à son tour :

« Laisse-moi éteindre ce que j’ai allumé… »

Il est doux et tendre, d’une certaine noblesse qui l’oblige à prendre soin d’elle, à faire attention à ses plaisirs mais aussi à ses désirs. Il obtient quelques soupirs, quelques sifflements, et alors s’oriente à l’aveuglette sur le Mont de Vénus offert, encore couvert par pudeur de la culotte de nacre. Les phalanges sont exquises, téméraires, parfois un peu trop, mais elles sont toutes en finesse quand il s’agit d’explorer l’intime, d’explorer ou plutôt de deviner les recoins de sa féminité. Il y trouve une chaleur moite, mais surtout les tremblements d’une jeune femme.
On peut lire dans ses yeux clairs sa frustration mêlée à sa fierté, celle d’un corps qu’il subit mais qui peut encore offrir.

Il embrasse de nouveau sa bouche quand elle la tend vers lui, parfois, ses lèvres rencontrent ses seins dressés, et quand enfin elle se meurt tendrement sur la mesure de ses doigts, il se trouve satisfait de l’exercice. La partition était difficile, mais ce n’était qu’une question de patience et de doigté.




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Nimue
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Demelza
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J'ai 17 ans et je vis en Allemagne dans le Manoir d'Ebenezer von Hohnstedt. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma drôle de chance, je suis récemment mariée et je le vis plutôt avec délectation.
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Elle n’aurait pas cru céder à cela, Demelza. Ne se pensait-elle pas de glace ? Ne trouvait-elle pas ses amies de façade atrocement superficielles, avec leurs plaisirs déçus et leurs nuits en obligées ? Ce sera plus facile. Elle oublie ses angoisses à l’ombre de ses baisers car, après tout, Ebenezer n’est pas en état de consommer, de consumer sa peau. Naïve qui est surprise par les mains joueuses qui délivrent leur partition quelque peu possessive, elle ne peut rien contrôler, rien taire, rien contenir, parce qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui rende la torture, à ce qu’il réveille ce qu’il avait effleuré dans le laboratoire. Elle le maudit un peu, intérieurement, de la piéger à des réactions qu’elle jugerait indignes si elle n’était pas trop occupée à en savourer chaque caresse, les joues rougissant aux premiers soupirs. Va-t-elle un jour mourir de ses attentions ? Elle croit bien, à la chaleur qui s’empare de ses sens, impérieuse, arrache les petites exclamations mal contenues. Et elle se laisse ramener par la main autoritaire, poupée docile, poupée offerte. « Laisse-moi éteindre ce que j’ai allumé… » Elle se cache, une seconde, contre son cou, cherche un refuge qu’elle ne trouve pas. « Tu n’éteins rien, là.. » peine-t-elle à lui souffler. Non, il n’éteint pas, il embrase. Elle aimerait, vraiment, résister. Elle songe qu’il doit dormir, qu’il ne doit pas avoir à souffrir de la tentation qu’elle lui a imposé mais déjà il glisse d’autres doigts sur la peau, vers des recoins que personne n’a jamais approché, pas même elle, pas même la moindre tentative de comprendre les ricanements idiots des proches mariées trop jeunes. Une main vient maltraiter les draps, les froisser, pas longtemps ; il la fait déjà céder à la recherche de ses lèvres, de ses caresses. « Qu’est-ce que tu..  » La question s’étouffe contre sa bouche, d’un baiser au souffle trop court. Est-ce qu’elle tremble un peu ? La lumière des bougies paraît s’intensifier, éclairer un peu plus l’obscurité, dévoiler aux yeux du mari l’enveloppe charnelle intoxiquée à son amour, à ses offrandes. Tout, en elle, en réclame plus, s’oublie au jeu de ses doigts. C’est un crime, de la tuer ainsi, de la faire mourir de sensations nouvelles qui - elle n’en doute pas - provoqueront d’autres envies. Son sang avait la saveur des ombres. Abandon. Les bougies sont soufflées en même temps que le plaisir atteint un point de non retour, la ramenant entre ses bras, enfin, contre ce corps qui regrette de ne pas pouvoir tout offrir mais qui recueille la petite dame blanche définitivement mordue de lui. Elle n’ose rien dire, remuée par les battements affolés de son coeur qui cogne dans sa poitrine. Elle est presque certaine qu’il l’entend. Plusieurs minutes de silence s’étirent, dans l’obscurité parfaite, avant qu’elle n’ose - ne parvienne - à nouveau à bouger pour venir finir de défaire la chemise. La paume malicieuse n’a pas besoin de tirer sur les contours du tissus car chaque bouton semble lui répondre, surprise malicieuse dont elle n’usera pas pleinement cette nuit-là. Son toucher est délicat, ne veut que libérer le torse pour venir s’y coller, peau contre peau. « Et moi, je n’ai rien à t’offrir.. » C’est un petit murmure quand elle recroise son regard, le teint toujours rose, avant de fermer les yeux, de goûter à l’étreinte redevenue sage.

…*…

Est-ce que c’est le soleil, qui la dérange ainsi ? Elle bouge, râle peut-être un peu et s’installe sur le ventre, tournant la tête pour échapper au rayon de lumière qui dérange son sommeil. Elle n’a probablement jamais si bien dormi de sa vie et voudrait rester, juste un peu plus, loin des difficiles réalités. Elle ne pense pas à grand-mère Themis qui va poser des questions, aux regards de ceux qui sont éventuellement restés dans ce manoir qu’elle préfère vide, calme, seulement animé par les domestiques muets et les pas du propriétaire des lieux. Elle s’accroche à la détente absolue qui s’est emparée de son corps maintenant qu’elle n’a plus à penser aux contraintes du mariage et à l’atroce organisation que cela demandait. Pouvait-elle rester à jamais là, entre ces draps ? Est-ce qu’Ebenezer va mieux ? C’est la seule raison qui, finalement, la pousse à ouvrir un oeil à la recherche de son fiancé. Non, de son mari. L’idée semble avoir du mal à faire son chemin.


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Sha
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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis nouvellement marié et je le vis plutôt douloureusement.




Mémo

Dialogue : #232169


Allongé sur le dos, la nuit a été courte mais reposante. La chaleur naturelle de Demelza a eu raison de sa froideur et a réussi à réchauffer en partie son cœur, le berçant dans quelque chose de doux et d’appréciable. Ebenezer n’a pas bougé une seule fois, son bras enfoncé sous elle, la tenant contre lui. Quand Anselm a toqué pour entrer, il a tout juste relevé le drap sur ses épaules pour la couvrir, mais elle ne s’est pas réveillée. Le géant s’est assis aux côtés de son Maître, lui a donné de quoi boire et apaiser ses douleurs fantômes. Quand Ebenezer a demandé à voix basse où était Elbert, le géant a regardé vers le sol. Quand Ebenezer a demandé s’il était encore vivant, Elbert a eu un sourire étrange. Ils se sont compris sans un mot, puis le géant est partit, laissant derrière lui la petite odeur des croissants chauds déposés sur la table de chevet et de quoi écrire.
Le jeune sorcier a alors pris son mal en patience, sa main serrant toujours sa « femme » contre lui. Son autre main s’est contenté d’animer le stylo à plumes pour commencer à écrire une lettre à son oncle où il annonce très clairement devoir se retirer de la vie publique du Saint-Empire. Il ne l’enverra qu’à la fin de la semaine, quand les choses se seront tassées.

Du reste, il repense à Elbert et aux sirènes. Il n’est pas la moitié d’un idiot pour savoir que même sous la menace, cet être humain dépourvu d’intelligence ne l’écoutera pas. Il y aura toujours un peu d’espoir en lui, assez pour qu’il ose au dernier moment. Il faudrait le museler. Le forcer à dire ce qui n’est pas vrai. L’ensorceler. Bien sûr il s’agit – encore – d’une magie interdite que celle de la manipulation, de l’oubli, de l’égarement. Une magie qui change profondément les hommes, défont les souvenirs créateurs de leur personnalité, ébranle jusqu’à leur psyché délicate. Il en est conscient. Il n’y a pas beaucoup d’hommes capables de ce genre de miracle. Le seul qu’il connaisse habite dans un petit coin d’Angleterre, dans un marais hanté par d’étranges créatures… Un homme seul, fou, et probablement recherché par le gouvernement anglais malgré sa « grande mansuétude ».

Ebenezer glissa un œil sur Demelza quand cette dernière commençait à gigoter doucement dans leur lit, le cherchant sans doute, mais il n’avait pas bougé – ou seulement sa main, sans y faire trop attention.
Il eut un petit sourire et se pencha sur elle, déposant un baiser sur son front.

« Bien dormi ? »

Ses yeux se reposèrent simplement sur la feuille – la plume s’était stoppée au moment où il avait détourné les yeux. Il leva d’ailleurs la main, projetant plus loin l’énergie nécessaire pour faire démarrer le vieux gramophone. Il eut un sourire d’excuse :

« Je ne voulais pas te réveiller… Tu avais l’air paisible. »




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Nimue
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Demelza
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« Bien dormi ? » Elle a cet air incroyablement paisible qu’elle n’avait jamais vraiment eu depuis son arrivée entre les murs du manoir et sa seule réponse consiste à s’installer sur le côté pour le regarder. Elle rattrape le drap qui manque glisser, le resserre contre elle. « Je ne voulais pas te réveiller… Tu avais l’air paisible. » Un sourire vient orner ses lèvres, léger et doux, comme un joli papillon qui déploierait ses ailes. Elle s’étire, un peu, se rapproche encore, comme s’il lui était possible de se fondre à même sa peau. « Je n’ai jamais si bien dormi de ma vie. » Elle s’est sentie étrangement en sécurité, rien n’est venu perturber sa nuit, pas de flammes, pas les bougies, pas d’incendie. Laisser lesdites bougies aurait pu enflammer la pièce, réduire le petit bonheur en cendres mais Ebenezer avait dû avaler trop de choses ou il stabilisait malgré lui cette magie qu’elle n’avait jamais pu réellement maîtriser, en la forçant à tenir des chocs plus importants. Elle se mord la lèvre inférieure, ses grandes billes bleues cherchant les siennes. « Je crois que j’ai fait enfermer Elbert mais je ne me souviens pas exactement où… » Avait-elle vraiment demandé à Anselm de faire cela ? Les souvenirs sont un peu flous, sans doute parce qu’elle avait dû soudainement gérer des mensonges qui la dépassaient, auxquels elle ne s’était pas bien préparée. « Je dois mieux connaître le manoir, Ebenezer. » Les doigts reviennent sur le torse, la main remonte doucement en une caresse tendre. « Tu n’as plus besoin de me préserver.. » De lui épargner la réalité qui avait manqué lui éclater au visage, qui l’avait arrachée à sa retenue. Elle a encore la vision en tête, les corps abandonnés, la table, le mur, l’odeur du sang, de la mort, c’est imprimé, ça ne veut pas disparaître, ça remonte quand elle évoque Elbert, quand elle y repense, traîné et soumis à la colère de quelque chose que rien ne pouvait apaiser. « J’ai eu envie de l’égorger… » Ca sonne comme un aveu, quelque chose d’un peu honteux. Elle n’aurait pas dû avoir ce genre d’envie. D’un autre côté, sa mère n’aurait pas dû brûler vive et l’hémoglobine ne devrait pas avoir cet effet sur elle. Qu’est-ce qui ne va pas ? « Si j’avais eu du verre ou une lame à portée de main, je crois qu’il serait mort… et j’aurais tout gâché. » Elle ne s’était cependant pas défendue, elle avait laissé faire, soumise aux caprices d’un homme, soumise à son désir plus fort encore de permettre un échappatoire à son époux. Elle voulait qu’il s’en sorte bien plus qu’elle n’avait envie de vivre.

Demelza finit par bouger, par s’extirper du lit, attrapant au passage un peignoir de dentelle, presque entièrement en transparence, qui ne fait qu’accentuer l’impression de devoir en deviner les courbes ; elle ne devrait probablement plus se cacher mais elle est encore intimidée par le regard d’Ebenezer, à la lumière du jour qui filtre doucement. Elle disparaît dans la salle de bains afin de faire couler dans la baignoire de l’eau chaude, revenant rapidement s’appuyer dans l’encadrement de la porte, un sourire un peu mutin sur le visage. « Tu veux que je t’aide à me rejoindre ? » Ca n’a pas l’air de la déranger, de devoir l’aider et à aucun moment elle ne le juge, à aucun moment elle n’a l’impression de perdre quelque chose à devoir apporter chaleur et attention. Peut-être qu’elle l’aime vraiment, avec ses faiblesses et sa noirceur, avec ses dérives et sa douceur. Elle a cette façon atrocement amoureuse de l’observer. « Je suis désolée, pour cette nuit. Je n’aurais pas dû. » Elle détourne un peu les yeux, ce qui n’empêche pas ses joues de s’empourprer à nouveau. « J’aurais dû te demander de me libérer sans te tenter. » En restant sage, en restant prude et digne, comme la société le demande toujours, hypocritement. Quelle femme est-elle si elle n’a pas pitié de la santé de son homme ?


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Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma chance, je suis nouvellement marié et je le vis plutôt très bien.




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Dialogue : #232169



« Je crois que j’ai fait enfermer Elbert mais je ne me souviens pas exactement où… »

Il a toujours le regard posé sur les documents qu’il écrit avec une certaine attention, une certaine lenteur, pesant toujours chacun de ses mots, s’attardent sur chacune de ses phrases. Il lève à peine le regard du papier, une seconde, pour regarder Demelza du coin de l’œil.

« Il est enfermé dans une cage, dans le laboratoire. » Ses yeux retournent sur la pointe de la plume qui crache son encre noir sur le papier blanc. « Il a l’habitude. »

C’est soufflé, à demi-mot, mais le jeune héritier a décidé d’être honnête. Après tout, n’a-t-elle pas décider de rester malgré les sirènes et leur cadavre magnifique ? Il baisse les yeux, s’accordant une pause.

« Je dois mieux connaître le manoir, Ebenezer. »
« Il n’a plus de grands secrets à cacher... » Il a un sourire, venant embrasser son front. Pas davantage que le laboratoire qu’elle a vu.
« Tu n’as plus besoin de me préserver.. »

Son visage se fige dans cette expression d’écoute, mais aussi de froideur. Il se rappelle les cadavres abandonnés, jonchant le sol pour l’une, la table pour l’autre. Leurs viscères abandonnés, leurs écailles retournées, leurs visages à jamais dessinés dans l’horreur et la douleur. Il pense à l’homme, au marais, à Elbert, et son regard devient un peu plus sombre l’espace d’un instant.

« J’ai eu envie de l’égorger… Si j’avais eu du verre ou une lame à portée de main, je crois qu’il serait mort… et j’aurais tout gâché. »
« C’est la seule raison pour laquelle il est encore vivant. »

Il embrasse de nouveau son front, puis vient chercher la bouche de sa femme. Il capture ses lèvres avec impudeur, avec audace, ses yeux dans les siens. Il sait qu’elle ne voulait pas, même si le Néant aurait tout fait pour le lui faire croire. Il sait aussi qu’Elbert était à deux doigts de mourir, et que la seule chose qui l’a sauvé, c’est Demelza. En le retenant. En l’appelant.
S’il n’y avait pas eu la jeune femme, alors peut-être que tout aurait été fichu.

Dans le nouveau silence, il finit d’écrire, signe et referme la lettre, la pliant avec soin en trois. Anselm devrait passer sous peu pour la lui prendre et l’apporter en main propre jusqu’en Angleterre. Pas question de laisser les choses filtrées, pas question de prendre des risques, et avec Anselm, il n’y a jamais de risque.

Son regard bleu suit le mouvement de Demelza, découpe sa silhouette qu’il devine dans la pénombre. Les rares rayons éclairent l’immaculée dentelle et laisse apercevoir la galbe d’une fesse ou d’un sein. Il a un sourire appréciateur qu’il cache aussitôt qu’elle le regarde.

« Tu veux que je t’aide à me rejoindre ? »
« Non » brise-t-il, déposant la lettre sur la table de chevêt et repoussant d’une main la couverture. Il est encore faible, mais il devrait pouvoir sortir du lit. « Je vais y arriver. »

Il ne se sent pas rabaissé ni honteux de sa situation. Ebenezer est au dessus des règles. Il suffirait qu’il laisse le Néant l’embrasser pour obtenir la puissance nécessaire de briser des royaumes, de détruire des armées, mais il doit refuser. Comme il refuse, le Néant rétorque, cherche à l’affaiblir jusqu’à qu’il s’abandonne.
Mais il ne le fera pas. Tout comme Lénore avant lui, il ne le fera jamais.

Il sort un pieds hors du lit, avec lenteur, mais il ne rougit pas. Sa main cherche le bois du lit pour se soutenir alors qu’il entreprend de la rejoindre. Les premiers pas sont douloureux - la mécanique a le temps de se remettre en marche, le sang de s’injecter dans chacune de ses veines, les muscles de se gonflaient de nouveau. Mais il le fait. Bientôt, il lâche même les supports et s’il se sent lourd et lent, il n’en reste pas moins qu’il ne vacille pas.

« Je suis désolée, pour cette nuit. Je n’aurais pas dû. J’aurais dû te demander de me libérer sans te tenter. »

Il a un petit rire alors qu’il arrive, attrapant le chambranle de la porte d’une main qui se veut plus forte de secondes en secondes. Il n’est pas nu devant elle, mais c’est tout comme dans son caleçon noir. Du reste, sa peau est nue, blanche, marquée ici et là. Il y a toujours les mêmes scarifications sur ses flans, et sur son dos.
On peut cette fois distinguer également des lignes sur ses cuisses, comme si l’on avait tracé au couteau et à la règle des dessins sur le muscle même. La peau est légèrement boursouflée. C’est presque esthétique, mais aussi - et surtout - inquiétant.

« Ça ne t’as pas plût ? » Il hausse un sourcil, avec cette assurance qui lui sied si bien. « Ne t’excuse pas. Si je n’en avais pas eu envie, je n’aurais rien fait de tout ça. »

Il entre finalement dans la petite pièce, fait couler l’eau qui remplit lentement le bain. Ses jambes sont fragiles, aussi il s’assoit rapidement dans les marches qui s’enfoncent au niveau de la baignoire creusée, après avoir retirer enfin le dernier tissu qui lui collait à la peau.
Ebenezer regarde Demelza, puis rapidement ses yeux se perdent sur la fresque composée d’une mosaïque qui décore le fond de l’eau. Il se racle la gorge.

« Je vais faire appeler quelqu’un. Pour Elbert. » Il se dit que c’est important d’en parler à Demelza. Peut-être qu’un jour, il fera appelle à lui, pour elle. Ses yeux bleus se perdent sur les décors marins qui sont engloutis dans la baignoire. « C’est un homme capable de manipuler les pensées, les sentiments. De modifier et de supprimer les souvenirs... Il fera en sorte de remettre Elbert dans le chemin qu’il nous faut. »

A la lumière naturelle, la scarification dans son dos semble irréelle. Il s’agit d’un cercle parfait autour duquel on aurait dessiné en plusieurs langues. Toutes mortes, toutes difficiles à comprendre, mais l’une accroche l’œil.

« Une fois le cas d’Elbert réglé, je n’aurais plus beaucoup de temps pour trouver la solution à notre second problème... » Le sien. Sa mort. Cette épée de Damoclès suspendu au dessus de sa superbe nuque, cachée derrière des cheveux devenus un peu trop longs. « Je pensais partir à Prague. Il y a un Collège là-bas qui étudie les... cas... comme le mien... »

Ebenezer ignore s’ils ont un jour croisé un «comme lui», un déjà maudit. Il se demande aussi s’ils le laisseront repartir une fois entre leurs mains. S’ils voudront ne serais-ce que le sauver ? Il relève le menton vers Demelza avant d’entrer dans l’eau, tendant sa main vers elle, l’invitant à le suivre.

« Chaque chose en son temps. »

Ses yeux bleus la dévorent maintenant qu’elle est nue.




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