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 new-york. le bronx. blake&micah. part 1 (captain rogers)

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j!han
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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
Blake observa Micah d'un œil encore à moitié endormi mais il voyait bien à son attitude qu'il avait bu. La personne qui avait bien pu lui offrir de l'alcool ne laissait place à aucun doute dans la tête du tatoué. Il avait bien vu, entendu les échanges entre sa cousine et son ancien patron, il n'aurait pas pu les louper. D'ailleurs, ils n'avaient échappé à personne. Visiblement, la mauvaise graine de la famille n'était pas que Blake, Pedro lui avait déjà dit que la jeune et farouche cousine défiait leur autorité. Il arqua un sourcil aux paroles de Micah. Non, il n'avait clairement pas envie que cette journée qu'il venait de passer se termine mal. Et Micah bourré, il avait assez donné. Il se recoucha, laissant retomber sa tête sur l'oreiller et ferma sa gueule, contrairement à toutes ses habitudes. Il tourna le dos à son ancien boss et replongea dans le sommeil, préférant s'accrocher aux souvenirs de sa journée plutôt qu'à ce qu'il venait d'apprendre. Il avait vécu assez d'émotions fortes pour l'heure,  il n'avait plus de carburant et il était deux heures du matin, il n'avait pas l'énergie de se battre. Il poussa un soupir en reposant sa tête. Il avait bien envie de balancer une remarque, de faire du sarcasme mais il n'en n'était pas question. Parce qu'il n'avait pas envie de se frotter à un Micah bourré. Il avait passé une trop étrange journée pour la terminer sous ses coups et il n'avait pas envie de se battre comme une bête sauvage dans la maison de ses parents. Ils ne verraient pas cet aspect de lui, il s'y refusait. A 6h du matin, Blake eut un sourire quand l'affreuse et stridente sonnerie du réveil posé sur la table de chevet retentit. Il avait les yeux ouverts depuis cinq bonnes minutes, il aurait pu l'éteindre puisqu'il était réveillé mais il ne l'avait pas fait. Et il avait pris soin de mettre le volume à fond en se couchant pour être sûr de l'entendre. Il finit par tendre la main après avoir eu la certitude que le réveil avait rempli sa fonction sur son compagnon de chambre. Il se retourna sur le dos avant de se redresser rapidement. " J'ai oublié de te dire que Pedro nous avait demandé un coup de main pour transporter des pierres dans une carrière. Tu conduiras le camion. Il est pas question de profiter de leur hospitalité sans rien faire. On a du boulot. " Il se releva et ne put s'empêcher de lui rabattre la couette sur la tête. Il étira les muscles de son dos dans une grimace. Le voyage en camion avait laissé des traces. Il s'empressa d'enfiler son short et se rassit sur le lit pour mettre ses chaussettes puis ses chaussures. Il avait bien besoin d'une journée à suer pour se défouler les muscles et il avait l'intention d'y conduire Micah, gueule de bois ou pas. Il attrapa d'ailleurs son pantalon et lui jeta. " M'oblige pas à venir te sortir du lit. Et si tu veux pas que les choses terminent mal, évites d'avoir l'air parfaitement satisfait d'avoir baisé celle qu'il considère comme sa fille devant Pedro. Il est plus redoutable qu'il en l'air. " Il n'avait pas envie de plaisanter ce matin, il avait juste envie d'aller à l'extérieur de transpirer pendant des heures. Mais il ne pouvait s'empêcher d'avertir Micah de se faire discret concernant la jeune et belle mexicaine s'il avait l'intention de retourner la voir. Il remerciait sacrément son ancien patron de ne pas avoir choisi sa sœur, il aurait été obligé de lui casser lui-même la gueule si ça avait été le cas. Mais il n'était pas sûr d'apprécier l'ambiance que cela pourrait donner si jamais ça venait à s'apprendre.




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Micah
M. Summers

J'ai 33 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, USA. Dans la vie, je suis bon parleur et chef des Manthas et je m'en sors comme je peux. Je souhaite surtout honorer le travail de mon père. Sinon, grâce à ma chance, j'ai accès aux plus belles prostituées et je le vis plutôt bien.

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Chris Evans ©️ Moi
Si tu n’avais pas été complètement bourré, tu aurais été surpris de constater que Blake avait décidé de se fermer la gueule plutôt que de te faire la morale. Mais, à cet instant beaucoup trop étourdissant pour toi, tu t’endors en à peine quelques secondes. Ou tu tombes dans les vapes, ça, tu ne le sais pas. Tu sauras en te réveillant demain matin, dépendamment de la puissance de ta migraine. Ton sommeil est complètement noir, tu es réveillé quatre heures plus tard par une sonnerie stridente assez forte pour faire décoller la tapisserie des murs. Ton corps n’a pas le réflexe de se redresser, bien trop épuisé. Quelle idée de consommer autant d’alcool le premier soir de stabilité. Tu aurais dû profiter de la nuit pour récupérer toutes les forces que tu as épuisées aux États-Unis. Mais, non, tu avais besoin de te prouver que les femmes te faisaient bander comme avant. Quel idiot. Tu essayes d’ignorer le réveille-matin même s’il t’arrache la conscience. En constatant que Blake n’a pas l’intention de l’arrêter de sitôt, tu émets une sorte de plainte grave pour lui montrer que tu es réveillé. Enfin, le cadran se tait, tu soupires en détendant tes muscles à nouveau. Tu pensais pouvoir somnoler encore un peu mais la voix de Blake vient t’agresser les tympans. Tu sens ton cœur battre contre tes tempes, tu sens que la journée ne sera pas radieuse. " J'ai oublié de te dire que Pedro nous avait demandé un coup de main pour transporter des pierres dans une carrière. Tu conduiras le camion. Il est pas question de profiter de leur hospitalité sans rien faire. On a du boulot. " Tu ouvres les paupières et la lumière du matin te brûle la rétine. Tu grognes en te repositionnant dans le lit en ayant pas l’intention de te lever tout de suite. Tu as compris les mots du tatoué à moitié. Pedro, pierres, carrière… Camion… Mais de quoi il parle. Tu te crispes en sentant la couette te fouetter le front mais tu ne bouges pas pour autant. C’est lorsque tu reçois tes pantalons que tu rouvres les yeux pour regarder Blake d’un air sombre, tu n’en peux plus de son attitude immature. " M'oblige pas à venir te sortir du lit. Et si tu veux pas que les choses terminent mal, évites d'avoir l'air parfaitement satisfait d'avoir baisé celle qu'il considère comme sa fille devant Pedro. Il est plus redoutable qu'il en l'air. " Tu l’interroges du regard un instant avant de te rappeler de la vieille. Tu refermes les yeux en grognant, peut-être découragé de repenser à cette baise improvisée. Mais qu’est-ce que tu avais fait, Micah ? Tu n’es pas capable de faire des choix sensés depuis que tu n’es plus responsable d’un business entier. On n’échappe pas aux bêtises de l’adolescence même à trente-trois ans. Tu te redresses enfin mais tu dois te reprendre à deux fois pour ne pas tomber hors du lit comme un poids débalancé. Tu t’assis quelques secondes sur le bord du lit en te massant les tempes, incapable de garder les yeux complètement ouverts. Tu sens les yeux de Blake sur toi, tu lui fais signe de la main que tu n’as pas besoin de sa présence et qu’il peut descendre manger le petit déjeuner. Une odeur d’œufs rôtis d’informe de ce repas qui te sera proposé et que tu espères pouvoir avaler sans le vomir sur la table. Quand tu es enfin seul, tu vas pisser, tu bois un peu d’eau sans te questionner si elle est potable ou non puis tu t’habilles. En sortant de la chambre, tu entends déjà des conversations animées dans la cuisine. Verdict : Blake a été élevé dans une famille de fous qui se lèvent beaucoup trop tôt. Tu rejoins tout le monde en forçant ton sourire mais tu te rends compte qu’il est bien difficile de cacher une gueule de bois derrière un masque. Ton corps ne peut pas mentir. « Buenos dias ! » Tu soulèves la tête vers Maria qui pointe la table avec sa spatule. Tu la remercies d’un signe de la tête bien plus mou que tu ne l’aurais espéré et tu prends place derrière une assiette vide. Bientôt, on vient te porter des œufs à même la poêle, ainsi qu’une assiette remplie de morceaux d’ananas et de papayes. Tu as l’impression que la famille de Blake veut te bourrer pour t’assurer que tu tiendras le coup durant la récolte de pierres. La cousine vient s’installer à tes côtés, elle semble bien moins amochée que toi. Elle te salue, tu émets une sorte de « mh » sans la regarder. Tu n’es pas du genre à reparler à tes plans culs. Ton père t’a appris à ne pas respecter la gente féminine car elle peut t’enfoncer dans la merde. Le rôle des femmes est de te faire jouir et, une fois que c’est terminé, que ta queue s’est recalmée, tu dois ériger la barrière. Tu mords dans un morceau de papaye et ton cœur se lève automatiquement. Tu te forces à avaler, à cacher ta nausée au fond de ta gorge mais n’importe quel lunatique pourrait remarquer ton teint pâle et tes lèvres pâteuses. Blake a bien plus d’appétit que toi, tu sens qu’il a hâte de sortir, de se dégourdir les jambes. Pedro entre dans la cuisine, il fait vibrer le plancher sous ses pas solides. Il passe derrière son fils, pose ses mains sur ses épaules pour serrer ses muscles puis demande, en anglais pour que tu comprennes :

- J’espère que vous êtes prêts les garçons. Blake, j’ai hâte de voir la puissance dans ces muscles.

Il lui tape l’arrière de la tête et la seule chose que tu espères, c’est qu’il ne vienne pas te faire le même traitement. Tu as l’impression que si on te touche, tu te vides de tes tripes.
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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
Assis en face de Micah, Blake ne ratait rien de sa mine complètement défaite. Et en se souvenant de l’odeur qu’il dégageait en rentrant la veille, le jeune tatoué ne pouvait qu’être tout de même surpris que son patron se soit quand même levé. Il avait réussi à le sortir du lit mais il ne savait pas vraiment s’il serait capable de les aider. Il voulait juste le faire chier, lui montrer qu’ici, il n’avait rien du patron qu’il avait été et que s’il faisait n’importe quoi, quelqu’un lui en ferait payer les conséquences. Il n’avait pas pu louper sa réaction quand Blake avait évoqué sa partie nocturne avec sa cousine et il était bien obligé d’admettre qu’il avait eu raison en le voyant se comporter avec cette dernière. Et le fait qu’elle le fusille ensuite lui, Blake, du regard juste après le laissa franchement perplexe. Elle s’imaginait qu’il avait assez d’influence sur Micah pour  lui faire regretter une partie de jambes en l’air ? Elle était grande et elle n’avait pas hésité à ouvrir ses cuisses à un mec qu’elle ne connaissait pas, à quoi elle s’attendait exactement ? Probablement à remettre ça très rapidement. Ce qui, Blake le savait, ne serait pas le cas. Micah et lui étaient plutôt du genre à se taper des prostituées pour éviter les conséquences et il était intimement convaincu que Micah n’était pas du genre à rappeler quelle conquête que ce soit. Encore une fois, une attitude qui le faisait bouillonner de rage à la table de ses parents. Mais personne ne semblait vraiment faire attention à ses cernes et son air de mort-vivant et tout le monde parlait, oubliant légèrement d’utiliser l’anglais. Blake pouvait les comprendre, Micah n’avait pas décroché un mot, à quoi bon faire l’effort de se faire comprendre de lui ? Il sentit bien vite deux mains sur ses épaules lui malaxer les muscles et il sourit aux paroles de son père ainsi qu’à sa tape dans l’arrière de la tête. Il ne pouvait même pas lui en vouloir de le traiter comme un gamin. Il mangeait à sa faim depuis des jours et il était entouré de personnes merveilleuses, il était dans un véritable havre de paix. Ce qui n’était visiblement pas le cas de Micah qui continuait d’afficher une tronche à faire peur, comme s’il s’apprêtait à rendre tout ce qu’il avait dans l’estomac sur la table de la cuisine. Il vit le regard inquisiteur, curieux et inquiet de sa mère se poser sur son ancien patron et Blake se raidit instantanément. Sauf qu’il n’eut pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit, voilà que Micah se levait précipitamment pour quitter la pièce. Quelque chose avait définitivement fini de lui soulever le cœur. Et Blake soupira en croisant le regard de sa mère. Il secoua la tête, il allait lui répondre quelque chose, trouver encore une excuse pour lui mentir ouvertement quand les deux plus jeunes enfants hurlèrent à l’autre bout du couloir. Tout le monde se raidit, Blake et Pedro se levèrent en même temps tandis que les deux petits mexicains, occupés à jouer en attendant le départ pour l’école, arrivèrent en courant et en hurlant des paroles totalement incohérentes. Blake réussit à déchiffrer les mots « monstre » « dragon » « cracher des flammes » ou du « venin » Ils allèrent se cacher immédiatement derrière leur père et Blake resta un instant hébété avant de voir sa mère se diriger vers le couloir. Il la suivit d’un pas rapide. Arrivé devant la porte de la salle de jeux des petits, Blake vit Micah, courbé en deux, les mains appuyées sur ses genoux, visiblement encore en proie avec sa nausée. « Mon dieu, il ne se sent pas bien du tout ! » Blake contourna sa mère pour faire un pas et se mettre à côté de Micah. Il fronça les sourcils, plaça ses deux mains sur les épaules de son patron et affronta le regard de sa mère qui venait d’entrer. « Nous n’avons pas fait de vrai repas depuis des jours, celui d’hier était délicieux mais un peu trop copieux, son estomac ne l’a sûrement pas supporté. » Il détestait encore devoir mentir à sa mère mais tout était préférable à la vérité. Il vit dans le regard de cette femme qu’il aimait tant qu’elle observait la façon dont Blake semblait soutenir Micah. Il donnait l’impression d’être une présence réconfortante pour un moment de faiblesse involontaire et il faisait tout pour que sa mère croit que son étreinte était parfaitement fraternelle, amicale. Elle lut dans ses yeux la bonté dont il était capable. « Vas t’occuper de ton ami Blake. » Elle désigna la sortie de la salle d’un signe du menton et Blake approuva. En vérité, il n’était d’aucun soutien sur Micah qu’il maintenait plutôt dans sa position. Ses deux mains enfoncés dans les muscles de ses épaules, il appuyait et serrait en même temps ses doigts autour de sa prise pour lui faire mal. Parce qu’il était furieux, il bouillonnait et pour la première fois de sa vie, il arrivait à le contenir, non sans broyer les muscles de son ancien patron au passage. Il finit par le tirer légèrement pour l’obliger à se redresser et à avancer dans le couloir, tout en prenant soin de rester prévenant de l’extérieur. Quand ils furent dans le couloir, Blake entendit son père l’appeler. Il secoua la tête en se dirigeant derrière Micah jusqu’à sa chambre. « Je suis là dans dix minutes, ne pars pas sans moi ! » Il n’avait pas l’intention de laisser la cuite du plus âgé lui gâcher sa journée. Il avait besoin de se dénouer les muscles et il avait l’intention de le faire. Une fois dans la chambre, une fois qu’il eut refermé la porte, Blake se retourna d’un bloc vers la mine pâle et nauséeuse de Micah et il croisa les bras, s’appuyant au battant pour éviter de faire une bêtise. « C’était trop te demander une semaine hein ? Je voulais juste me donner du temps pour demander l’argent à ma mère mais si notre séjour ici doit se dérouler ainsi, je lui demande immédiatement et je te file ta part, qu’on n’en parle plus. Tu pourras enfin te barrer où tu veux, tu n’auras plus besoin de moi pour te sortir de la merde. Tu vas pouvoir vivre ta petite vie. » Il avait les yeux froids mais derrière, il n’était pas sûr d’arriver à cacher l’air blessé qu’il pouvait avoir. Blessé qu’après tout ce qu’ils avaient traversé, Micah ne montre pas plus de respect pour la famille qui les avait accueilli sans leur poser trop de questions, qui avait décidé de gober ses mensonges, de les nourrir, qui avaient fait l’effort de se faire comprendre. Il savait qu’en cas d’affrontement, la bataille contre Micah était gagnée d’avance, il était bien trop mal en point. Et puis Blake était du genre à apprendre de ses erreurs, il n’essaierait plus de provoquer Micah comme il avait pu le faire. A vrai dire, il n'en n’avait plus la force. Il avait passé sa vie à détester ce type, à le haïr profondément et à chercher à gratter sur la surface pour faire sortir qui il était vraiment. Et Micah lui montrait tant de facettes de lui qu’il ne savait plus où donner de la tête, où poser les yeux et quoi croire. Quand Micah avait son masque, il rappelait à Blake tout ce qu’il détestait chez lui, tout ce qui était feint, tous ses mensonges. Blake cachait derrière cette nouvelle nonchalance qu’il arrivait à afficher le fait que ses paroles, s’il les pensait, ne lui plaisaient pas. Non, bientôt et avec du fric plein les poches, Micah n’aurait plus besoin de lui et il sentait à nouveau qu’il côtoyait ce mec qu’il avait appris à mépriser. « Laisse-moi la journée pour te donner ton fric. Tu peux garder ta queue dans ton froc jusque-là, tu as réussi à te prouver ce que tu avais à te prouver ou il faut que je mette en garde ma soeur ? » Il dégagea de la porte dans un geste brusque. Il n’était pas le dernier des abrutis, il savait ce que Micah avait fait cette nuit, et pourquoi il l’avait fait. Mais il s’en fichait, il pouvait bien baiser qui il voulait tant que ce n’était pas un membre de sa famille. Il ne voulait pas afficher l’air déçu qu’il ressentait au fond de lui. Déçu que les choses doivent se finir ainsi. Parce qu'il avait l'intention de tenir parole. Il se secoua à nouveau, cette fois vraiment prêt à quitter la chambre sans avoir déchaîné sa colère. Il était au moins fier du progrès qu'il avait fait en la matière. Mais se battre contre Micah était quelque chose qui ne l'intéressait plus dorénavant. Il avait l'impression d'avoir donné toute son énergie dans une bataille qu'il avait perdu. Il rendait les armes.




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Micah
M. Summers

J'ai 33 ans et je vis à quelque part au Mexique. Dans la vie, je suis sur le point de fermer la porte sur mon passé et je m'en sors en serrant la gorge pour ne rien laisser paraître. Sinon, grâce à ma malchance, je suis forcé à prendre des décisions difficiles et je le vis plutôt mal.

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Chris Evans ©️ Moi
L’univers tout entier tourne autour de toi. Tu peux voir les étoiles, la constellation de la grande ourse, la voie lactée qui s’étend jusqu’en dehors de ta vision. Tu entends à peine les mots prononcés autour de toi, tu ne te rends pas compte que la discussion est animée par de l’espagnol. Tes deux yeux sont rivés sur ton assiette comme si tu cherchais un point où accrocher ta vision le temps que ta nausée s’envole. Tu sens la sueur couler sur ton front et tu te doutes que ce n’est pas à cause du climat tropical. La cousine a tes côtés, tu l’as déjà oubliée. Tout ce qu’elle peut dire ou faire te passera par-dessus la tête. Te voilà rassuré de constater que le père de Blake n’a pas l’intention de venir tâter tes muscles pour les comparer à ceux de ton fils. Tu ne sais toutefois pas s’il préfère se garder une gêne ou s’il a remarqué que ton visage est aussi radieux qu’un marais. Le morceau de papaye passe très mal, tu le sens encore glisser le long de ton œsophage et qu’est-ce que ça ne t’aide pas à maîtriser ton malaise. Un silence s’installe, tu remarques que les yeux sont posés sur ta gueule, tu as l’impression que les paris ont été lancés pour savoir si tu allais vomir ou pas. Toi, tu connais la réponse et tu es sur le point de la dévoiler à tout le monde. Tu sens ta gorge se détendre et tu te lèves automatiquement non sans bousculer la table à laquelle tu t’étais trop collé. Tu voudrais bien t’excuser mais, si tu ouvres la bouche, tu condamnes tout le monde à une vision d’horreur. Tu ne sais pas où se trouve la salle de bain la plus proche, tu pars rapidement vers le salon et c’est lorsque tu vois deux enfants bien trop jeunes en train de dessiner dans un grand carnet que tu relâches tout, probablement trop surpris par leur présence. Tu ne les avais pas encore vus et tu ne t’attendais pas à les rencontrer maintenant. Tu es contraint à te replier vers l’avant et à tout rejeter la Tequila que tu as bu à peine quelques heures plus tôt. Le cri des enfants te fait comprendre que tu viens de leur offrir un traumatisme. Tu restes toutefois penché au-dessus du plancher, pas encore certain que ton corps va te laisser une pause. Les jeunes fuient la pièce, tu fermes les yeux en reprenant ton souffle, complètement honteux. Bientôt, la voix de Maria t’informe que tu n’es pas seul. Tu veux te relever mais deux mains fortes viennent appuyer sur tes épaules pour t’intimer de ne pas bouger. Tu reconnais la poigne de Blake et la colère dans le bout de ses doigts qui s’enfoncent dans tes muscles. Tu serres les dents en rouvrant les yeux, bien content d’être dos à la femme qui ne peut pas voir ton regard haineux. « Nous n’avons pas fait de vrai repas depuis des jours, celui d’hier était délicieux mais un peu trop copieux, son estomac ne l’a sûrement pas supporté. » Encore heureux qu’il te défende. Tu comprends que tu devras affronter la tatoué lorsqu’il te redresse, tu préfères éviter de croiser le regard de sa mère. Tu n’es pas fier de ta stupidité, en ce moment. Tu sais que c’est encore ton égo qui t’a forcé à baiser cette fille et à boire bien trop d’alcool, peut-être pour oublier au fait que tu pensais à Blake en la pénétrant. Tu te laisses guider vers la chambre; tu n’aurais d’ailleurs jamais dû en sortir en premier lieu. Te voilà rassuré d’être de nouveau dans la chambre. Tu préfères qu’on oublie ton visage pour le moment. Tu vas directement t’asseoir sur le lit puisque les étourdissements ne t’ont pas encore laissé tomber. Ils rongent encore ton cerveau. Tu poses tes coudes sur tes genoux et tu te courbes vers l’avant pour ravaler ta nausée. Tu préfères fixer le plancher, tu sais que t’as merdé, que tu ne mérites pas ce que la famille de Blake veut t’offrir. Un toit, de la nourriture, de la compagnie, tout simplement. Tu soupires en passant ta main dans tes cheveux en écoutant le garçon qui semble vouloir te faire la morale. Toutefois, la fin de son monologue te serre le cœur. Tu caches ton désarroi derrière tes yeux maintenant clos et tu te contentes d’hocher la tête. Oui, tu partiras une fois que tu auras assez d’argent pour te reconstruire une vie. C’est ce qu’il veut, alors. Il a retrouvé sa famille, les seules personnes qui comptent à ses yeux. Tu n’as pas ta place ici, tu n’as pas été élevé dans une famille nombreuse. Résultat : tu baises les cousines. Génial. « Laisse-moi la journée pour te donner ton fric. Tu peux garder ta queue dans ton froc jusque-là, tu as réussi à te prouver ce que tu avais à te prouver ou il faut que je mette en garde ma soeur ? »  Tu rouvres les yeux et tu relèves la tête vers le garçon toujours posé contre la porte. Tu l’observes un instant, l’air un peu perdu. Tu ne sais pas quoi répondre. Tu n’es pas un obsédé. C’est la cousine qui t’a invité. Tu n’aurais jamais essayé de faire de l’une de ces mexicaines ta prochaine pute. Mais ça, tu sais que ce n’est pas une bonne excuse. Tu aurais pu simplement refuser les avances de cette fille. Tu inspires douloureusement, le goût du vomi t’érafle la gorge. Alors, pour éviter de te faire davantage rouspéter comme un enfant qui a commis une bêtise, tu secoues la tête.

- Je ne suis pas en état de baiser à nouveau, je te rassure. Je compte sur toi pour me rendre ma liberté, alors.

Tes propres paroles te blessent mais tu arbores cet air de marbre habituel pour ne rien laisser paraître. Tu n’as pas envie de te retrouver seul. Blake est la cause de tous tes problèmes mais, au fond, tu as appris à apprécier les retournements de situation dans ta vie. Après avoir vécu cette aventure, tu as l’impression de ne plus désirer la stabilité. Pourtant, tu sais que tu dois tourner la page et refaire ta vie comme tu aurais dû la faire à seize ans. Ton père est décédé. Ta mère, abandonnée. Le gang est disparu. Il n’y aura plus que toi pour te guider. Vingt-cinq miles dollars et tes décisions. Tu te relèves, les jambes tremblantes, et tu te diriges vers la salle de bain pour enlever ce gout infame sur ta langue. Tu n’offres aucun regard à Blake au passage. Tu te contentes de marmonner :

- Ton père t’attend. Tu n’as qu’à dire aux autres que je préfère rester ici pour me reposer. Plus vite cette journée sera terminée et plus vite tu auras la paix que tu as toujours désirée.
         
Une fois dans la salle de bain, tu claques la porte derrière toi et tu t’accoude au lavabo. Tu serres la gorge pour contenir ta peine mais tu n’en peux plus. Une sorte de plainte aigue d’échappe de ta bouche alors que tu te mords le revers de la main pour transformer tes larmes de tristesse en larmes de douleur.    
   
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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
Le corps de Blake, non soumis au regard de Micah à cet instant, se raidit en entendant sa première répartie. " Je compte sur toi pour me rendre ma liberté. " Sa liberté, c'était tout ce qu'il voulait. C'était bien la raison pour laquelle il l'avait suivi. Il le savait déjà. Il savait qu'il avait envoyé ce fric au Mexique, que Blake ne risquait pas de l'avoir oublié et quand il avait compris qu'ils se dirigeaient par delà la frontière, Micah avait tiré les conclusions qui s'imposaient. Il allait récupérer du fric pour pouvoir se refaire une vie. Il était contraint de suivre Blake, il y avait été forcé depuis des jours parce que c'était lui qui tenait la clé de sa nouvelle existence. Blake ressentit l'amer goût de la déception lui irriter la gorge et il eut l'impression que lui aussi n'allait pas tarder à répandre son petit-déjeuner sur le sol. Il était bien content que son ancien patron évite soigneusement de regarder dans sa direction, il n'avait pas envie qu'il voit cet éclat qui brillait dans le fond de ses yeux. S'il avait émis l'hypothèse qu'ils pourraient sortir d'ici ensemble et continuer leur chemin dans la même direction pour quelques temps, il n'en n'était certainement plus question pour l'heure. Et Micah s'était employé à lui faire comprendre par le menu la façon dont toute cette aventure allait se terminer. Ils seraient bientôt tous les deux libres de reprendre une vie, de chercher à se créer une nouvelle identité dans le pays de leur choix. La tête baissée, la main sur la poignée, Blake jeta un dernier coup d'œil à Micah tandis qu'il se relevait mais prenait grand soin de ne pas lui adresser le moindre regard. C'était là toute l'estime qu'il avait pour lui et ce qu'il avait fait pour l'ancien Mantha ces dernières semaines, cette année toute entière même. Il serra les doigts autour de la poignée de la porte, ignorant l'éclair douloureux qui le traversa aux derniers mots de Micah. Sa mâchoire se contracta et il s'obligea à prendre une inspiration pour ouvrir le battant et sortir de la chambre. Les deux portes claquèrent en même temps et Blake s'appuya un instant contre la sienne, le cœur battant, la poitrine douloureuse. Il leva la tête et croisa le regard de sa mère, pénétrant. Elle s'approcha de lui mais il secoua la tête et s'engagea dans le couloir pour rejoindre son père. Il avait plus que besoin de se défouler, de suer et de s'épuiser comme jamais.



Et c'est exactement ce qu'il fit pendant des heures. Toute la journée, il aida son père et ses collègues à déplacer pierre après pierre. Il s'abrutit l'esprit et s'épuisa le corps. Il ne prit pas une minute de pause, malgré les conseils et les regards inquiets de son père. Il ne dit pas un mot de la journée et déversa toute sa frustration dans ses pierres toujours plus lourdes. Pendant les trajets en camion pour la carrière, Blake se contentait de regarder par la fenêtre, repassant les mots de Micah dans sa tête sans interruption. La paix qu'il avait toujours désirée. Micah n'avait rien compris de qui il était. Etre débarrassé de lui aurait effectivement dû être un soulagement mais il ignorait pourquoi il ne le ressentait pas ainsi. Pourquoi il avait ce nœud, cette appréhension. Micah était la dernière chose qui le rattachait à son ancienne vie. Il aurait dû être ravi de pouvoir tirer un trait sur toute cette part de son existence mais ce n'était étrangement pas le cas. Sans qu'il ne s'explique pourquoi. Son père supporta son manque d'humeur sans rien dire, il était plus que satisfait du travail qu'il abattait sans émettre la moindre plainte. Et quand ils rentrèrent bien après le repas du soir, il constata que sa mère les attendait quand tous les autres avaient déjà éteint les lumières. Il observa les retrouvailles entre ses parents de loin, le cœur nostalgique. Et quand sa mère vint le prendre dans ses bras à son tour, il sut qu'il ne pouvait pas rester ici, que cette vie n'était pas faite pour lui. Son cœur s'alourdit encore quand la femme qui l'avait élevé lui tendit un sac avec toutes les coupures envoyées par Micah quelques semaines plus tôt. Du moins la moitié d'entre elles. Il serra sa mère dans ses bras à nouveau, la remerciant. Il s'employa à séparer l'argent avec précautions, il déversa trente-cinq mille dollars dans un sac et dix mille dans un autre. Il avait pris cette décision dès l'instant où il avait refermé la porte de la chambre. Après une bonne douche et un repas mérité, il rejoignit la chambre sans bruit et déposa le sac destiné à Micah sur une chaise et planqua ses dix mille dollars sous son lit. Il finit par s'aplatir sur le matelas, tourner le dos à son compagnon de chambre et par s'endormir comme une masse, sans même s'en apercevoir.



Il s'éveilla quelques heures plus tard, le corps douloureux et l'esprit brumeux. Il releva la tête en cherchant à comprendre ce qui l'avait réveillé et il se rendit compte que c'était la porte qui se refermait. Blake avisa la place vide de l'autre côté du lit, releva la tête pour voir que le sac avait disparu. Il ressentit un incroyable vide lui serrer le cœur. Il reposa la tête sur son coussin, ferma les yeux d'un air buté et fit en sorte de se rendormir. Sauf que le sommeil ne l'accueillit pas comme il l'avait espéré, lui permettant d'oublier ce qu'il venait de voir. Pourquoi il s'était réveillé ? Pourquoi il avait été obligé d'assister à ça ? Il se retourna en enfonça sa tête sous  l'oreiller avant de l'envoyer balader à travers la pièce d'un geste rageur. Il se leva, enfila son short et son débardeur en hâte mais n'eut pas le temps de mettre ses chaussures. Il sortit de la maison en vitesse et tourna la tête assez rapidement pour voir Micah tourner à l'angle de la rue. Il pressa le pas pour le rattraper, il se maudissait de courir ainsi. Il finit par tourner à l'angle de la rue et par s'arrêter à quelques mètres de Micah. Il avait envie de l'insulter, de le provoquer mais il se rendit compte qu'il n'en n'avait pas la force. " Tu pars sans dire au revoir ? " Il parla suffisamment fort pour que Micah l'entende et s'arrête. Il entendit sa voix se répercuter dans le silence de la nuit. Il fit quelques pas. " Pourquoi ça ne m'étonne même pas! Tu aurais aussi bien pu me cracher à la gueule si tu me méprisais à ce point! " Merde, il ne voulait pas avoir l'air aussi vexé mais il avait du mal à admettre qu'il s'agissait d'adieux. Il en avait des sueurs froides. Il devrait le retenir, lui dire qu'ils allaient trouver une solution, ensemble. Lui dire qu'ils allaient continuer de s'engueuler, se taper dessus, s'agacer. Mais Micah avait pris sa décision tout seul. Ils en étaient là à présent, à se dire au revoir dans une rue mal éclairée d'une ville mexicaine. Là où il n'aurait jamais cru que ses pas le conduiraient. Il croisa les bras pour empêcher ses mains de trembler. Il aurait voulu se secouer et faire comme si tout ça ne l'affectait pas. Mais il en était incapable. Il savait que Micah était seul à présent. Il n'avait personne sur qui compter, il n'aurait plus personne, il lui fallait tout reprendre. Blake avait encore la possibilité de rester au chaud dans une famille qui l'aimait, de reprendre une vie normale. Il savait qu'il ne le ferait pas mais il était entouré. Ce n'était pas le cas de Micah. Il inspira profondément. Il avait ces mots coincés dans sa gorge, il avait envie de lui dire de rester, qu'ils trouveraient une solution ensemble. Qu'il n'était pas obligé de s'isoler, de repousser le monde entier. Qu'il n'était pas obligé de partir. Les mots restaient obstinément bloqués, incapable qu'il était de manifester le moindre intérêt. Il ne pouvait pas se mettre ainsi à nu devant Micah, il ne pouvait pas. Il était tant convaincu que la seule chose que l'ancien mantha désirait était de se barrer loin de lui pour oublier tout ce qu'il avait perdu par sa faute qu'il ne pouvait s'abaisser à le retenir. Et il ne le fit pas. Il resta les bras croisés, les dents serrés, la gorge nouée, attendant le moment où son patron quitterait définitivement les lieux. Mais il espérait qu'il se retournerait, qu'il pourrait affronter une dernière fois son regard clair, graver son visage dans sa mémoire et tous ces moments qu'ils avaient passé, même si en faisant le calcul, pas un ne s'était bien terminé. Ou plutôt un seul et unique. Et il s'accrocha à cette pensée.




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Micah
M. Summers

J'ai 33 ans et je vis à quelque part au Mexique. Dans la vie, je suis sur le point de fermer la porte sur mon passé et je m'en sors en serrant la gorge pour ne rien laisser paraître. Sinon, grâce à ma malchance, je suis forcé à prendre des décisions difficiles et je le vis plutôt mal.

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Chris Evans ©️ Moi
Quand tu te retrouves seul dans la chambre, dans la salle de bain, tu te permets de laisser tes émotions l’emporter sur ton corps. Tu fixes ton reflet dans le miroir tandis que des larmes inexpliquées coulent le long de tes joues qui ont repris leur couleur depuis que tu as vomi ta nuit. Tu ne sais pas mettre le mot sur ton ressenti; tu as l’impression de ne pas vouloir quitter Blake mais tu ne peux pas croire un instant que tu as besoin de lui. Tu es autonome, tu l’as toujours été. Tu as rapidement appris les rudiments d’un gang, en moins de quelques semaines tu avais abandonné ton passé pour consacrer le reste de ta vie aux désirs de ton père. Tu n’as jamais pleuré, tu n’as jamais laissé ton père apercevoir les regrets dans tes yeux. Tu as appris à ne compter que sur toi pour calmer tes émotions. Et, aujourd’hui, tu ne peux pas croire que la tristesse t’accable. Tu veux partir, non ? Tu n’as jamais aimé la présence de Blake. Dès le premier jour tu as préféré éviter son regard, son attention, ses blagues de mauvais gout. Et, une fois que tu peux enfin le faire disparaitre de ta vie, tu doutes. Tu ouvres le robinet, tu laisses l’eau se glacer davantage puis tu asperges ton visage, peut-être dans l’espoir de retourner à cette époque où la simple vue du tatoué te faisait rebrousser chemin. Mais rien n’y fait, les images de vos rapports, de vos mains qui se touchent, te percutent la mémoire comme pour t’assurer qu’elles ne partiront jamais, qu’elles ne te laisseront jamais une seconde de répit. Tu sors de la salle de bain et tu vas méditer sur ton sort, assit sur le lit. Tu n’as pas l’intention de sortir d’ici de la journée. Tu ne veux pas revoir les yeux de ces mexicains qui t’offraient sans rien demander en retour. Tu as bien assez honte d’avoir traumatisé deux enfants. Autour de midi, on vient cogner à ta porte pour te demander si tu as faim mais tu réponds négativement en affirmant qu’un orage gronde encore dans ton estomac. Un peu plus tard, on te propose un bol de bouillon de poulet que tu ne peux pas refuser. Maria entre dans la chambre en t’apportant cette fameuse soupe puis tu te redresses dans le lit, toi qui était occupé à fixer le plafond. Elle se pose à tes côtés, toujours aussi souriante. Tu la remercies en tendant ta main vers le bol que tu poses automatiquement sur le tabouret à gauche du lit. Tu prends ensuite la cuillère.

- Gracias.


Elle hoche la tête comme si c’était absolument naturel pour elle. Elle reste assise sur le lit en attendant que tu prennes une première gorgée, ce que tu fais immédiatement car, tu ne peux pas te mentir, tu es affamé. Ton cœur soupire de soulagement lorsque tu avales la première gorgée réconfortante. Elle se met rapidement à observer ta technique maladroite; avec une seule main, tu n’es pas très gracieux. Elle ose te poser la question que jamais personne n’a osé poser :

- Ta main, qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’est récent, j’ai raison ?

Tu plisses le regard un instant. Tu ne sais absolument pas quel genre de mensonge Blake a pu lui raconter. Tu prends ton temps, tu bois une autre gorgée de bouillon en te répétant en boucle sa question et son accent espagnol en tête. Tu te décides finalement à lui répondre par une vérité détournée.

- Ça remonte à quelques mois, oui. Blake a dû la sacrifier pour sauver ma vie.


Ce n’est pas ce qu’il s’est passé réellement. Mais il t’a sauvé la vie, ça c’est la vérité. La main n’était qu’un dommage collatéral. Le regard de Maria s’attendrit, elle comprend que tu ne veux pas donner plus d’explications. Tu te concentres à nouveau sur le bouillon de poulet tandis que ta compagnie se relève pour te laisser seul. Alors qu’elle rejoint la sortie, tu l’arrêtes.

- Maria, je suis désolé pour ce matin. Merci pour les repas, pour le lit, pour les vêtements, la douche… La liste est longue.

Elle se retourne vers toi et t’adresse le sourire d’une mère. Ton cœur se serre, tu baisses la tête, presque intimidé. Tu avales ta salive avant de conclure :

- Je vais partir cette nuit. Je n’ai pas l’intention de faire des adieux officiels. Ni à la famille, ni à votre fils. Mais je tenais à ce que vous sachiez que je n’aurais pas pu me rendre bien loin sans Blake.

Tu plonges tes yeux dans les siens pour t’assurer qu’elle a tout compris ton anglais. Elle hoche la tête, compréhensive, puis elle te souhaite de savoir ce que tu fais. Elle te souhaite de réussir à accomplir tes prochains projets. Tu la remercies, le cœur lourd, puis elle quitte la pièce en refermant la porte derrière elle. Tu te retrouves à nouveau seul et tu sais qu’il faudra que tu t’y habitues à partir de cette nuit. Tu passes le reste de la soirée à regarder le soleil se coucher à travers la vitre et, quand ton corps est fatigué, tu te douches, tu te brosses les dents et tu vas te coucher, incapable de trouver le sommeil. Les doutes te rongent. Tu crains le futur. Tu ne connais pas la ville. Tu ne parles pas espagnol. Mais tu as bien compris qu’il était temps d’emprunter un chemin différent. Une heure plus tard, tu entends la porte de la chambre s’ouvrir doucement. Tu aperçois la silhouette du tatoué dans le cadre de porte, tu fermes immédiatement les paupières et tu respires profondément pour faire semblant de dormir. Ton oreille attentive entend le garçon poser un sac sur la chaise, tu comprends rapidement que c’est ton argent. Autour de cinq heures du matin, tu sors de ton faux sommeil. Le garçon est profondément endormi à tes côtés. Tu observes son visage à la faible lueur de la lune. Tu serres la mâchoire et tu te glisses hors du lit le plus silencieusement possible. Tu enfiles tes souliers et tu t’empares du sac que tu trouves bien lourd. Tu l’ouvres, tu feuillettes quelques paquets de billets sans faire le compte officiel. Tu fais confiance à Blake. Tu ne t’accordes pas un dernier regard sur le garçon avec qui tu as partagé beaucoup de moments que tu espères oublier. Bientôt, tu quittes la maison sans réveiller personne. Le vent frais de la nuit t’accueille et le silence dans la ville t’assourdi. Tes mains sont moites et tes gestes incertains. Tu as peur. La rue déserte t’isole plus que jamais. Mais tu ne t’empêches pas de faire un premier pas en direction de ce nouveau chemin. Tu ne sais pas ce que tu trouveras au bout. Tu espères simplement que tu trouveras un moyen de ne pas regretter. Tu tournes le coin de la rue et, quelques secondes plus tard, la voix de Blake vient casser le calme de la nuit. Tu t’arrêtes, tu baisses immédiatement la tête. Tu ne veux pas te retourner. Jamais tu n’as voulu lui faire tes adieux. Ton cœur s’agite dans ta poitrine et, alors que tu pensais pouvoir partir sans verser une larme, voilà que tes yeux se gorgent d’eau saline pour te rappeler les sentiments que tu éprouves pour le garçon. Si seulement tout cet honneur ne t’empêchait pas de lui dire ce que tu penses. Que tu ne veux pas partir, que sa présence te manquera même s’il t’enrage quelques fois. Tu voudrais le remercier pour tout ce qu’il a fait pour toi même s’il te déteste. Tu soupires discrètement, tu ne veux pas qu’il entende les regrets qui commencent déjà à torturer ta conscience. " Pourquoi ça ne m'étonne même pas! Tu aurais aussi bien pu me cracher à la gueule si tu me méprisais à ce point! " Sa voix s’est rapprochée, tu comprends qu’il n’est plus qu’à quelques mètres de toi. Tu ne peux plus te retourner. À cette distance, il verrait les larmes à tes yeux. Tu gardes le silence, quelques insectes chantent la nuit. Tu entends ta respiration tremblante et tu fermes les yeux pour pousser ce souvenir jusqu’au fond de ta mémoire. Tu sens Blake derrière toi et tu aurais la chance de le regarder une dernière fois, de toucher sa peau. Mais tu ne le fais pas. Tu te contentes de ravaler la peine qui te brûle le fond de la gorge. Tu fais un pas vers l’avant, puis un autre, et le rythme s’ancre dans tes jambes déterminées.

- Tu veux un au revoir ?

Ta voix se casse, et, tandis que tu t’éloignes davantage du garçon, tu termines :

- Adieu.
 

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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
Quand Micah fit un pas, Blake sentit qu’il suivait le mouvement sans s’en rendre compte mais il se stoppa bien vite en entendant les paroles de son ancien patron. Il figea son corps, il ferma ses pensées, ses émotions. Il devait se protéger, parce que Micah n’allait pas se retourner et lui accorder un regard. Le mépris et l’indifférence, Blake s’en protégeait depuis des années, mais que cela vienne de lui, cette personne qui avait été son quotidien depuis des mois, il ne l’encaissait pas. Il sentit la boule présente dans sa gorge se renforcer et il attendit, le cœur battant, le corps brûlant. « Adieu. » Il observa le dos du Mantha, la courbe de ses muscles, ses cheveux devenus trop longs sur la route jusqu’au Mexique. Il l’observa tandis qu’il marchait loin de lui, tandis qu’il disparaissait de sa vue définitivement. Et quand il tourna au coin de la prochaine rue, Blake sentit son cœur dégringoler au fond de sa poitrine, son estomac se serra et lui remonta le long de la gorge. Il se précipita dans une ruelle pour pouvoir se vider de son maigre dîner. Et tandis qu’il vomissait sa déception, sa peine et sa colère, il eut un flash. Il se revit dans ce couloir, dans le QG, attendant patiemment que la tronche de son nouveau protégé apparaisse. Il se souvenait avec exactitude de son regard noir, de son masque d’indifférence, de son épaule contre la sienne. Il se souvenait de ses mots, de leur ballade en voiture, de leur course poursuite. La balle qui avait touché Micah, de leur chute du pont, de leur escapade au bordel de leurs ennemis, du tremblement de ses mains quand il avait extrait la balle. Il se souvint de leur retour à la maison de Micah, les jours d’ennui, leurs premiers coups qu'ils avaient échangé depuis des années. Il resta plié en deux en se remémorant le goût de leur premier baiser, de la sensation de la main de Micah sur son sexe, de la bouteille qui lui éclatait le nez. La rage se déversa en Blake comme un raz de marée et il se redressa, envoyant son pied contre la poubelle qu’il venait de souiller. Il accueillit la douleur le long de sa jambe comme une bénédiction, elle venait de lui faire oublier, l’espace d’une seconde, celle qui enserrait son cœur d’une main ferme. La poubelle déjà à terre, il renvoya un coup de pied dedans au souvenir de son corps percutant celui du Mantha pour le dévier de la balle qui lui était destinée. La mort du père des Manthas. L’ascension de Micah au poste de chef. Le visage blanc comme la mort de son nouveau patron quelques jours après. Sa mine chancelante, ses yeux fuyants puis sa chute. Il se revoyait dans cette salle d’attente, assis sans bouger pendant des heures avant de pouvoir le voir. La culpabilité à la vue de son membre amputé, la promesse qu’il s’était fait que cela n’arrive plus jamais. Le retour à la maison. Son ennui, sa fatigue, sa colère. L’entraînement qu’il avait forcé, son corps contre celui de Micah, son torse en sueur contre son dos, ses yeux sur son érection. La pression de ses doigts contre son cou pour le forcer à s’agenouiller devant lui. Le goût de son sexe entre ses lèvres, de son sperme dans la bouche. Blake attrapa le couvercle de la poubelle pour se tourner vers le mur et taper, encore et encore avec. A mesure que les images défilaient dans son esprit, il frappait, de plus en plus fort. A chaque fois que la douleur lui traversait le corps, il en arrivait à apaiser celle de son cœur alors il continua, sans jamais s’arrêter, sans que le film dans sa tête ne se mette en pause une seule seconde. Il ressentit à nouveau sa fureur en entrant dans le bureau de son patron, son arme, ses menaces, son renvoi, la douleur qui l’avait étreint devant le mépris de Micah. Ses deux semaines de solitude. Son œil dans le viseur pointé sur la tête de son boss. Sa mère, cet accord passé sur le parking d’un hôpital. L’étreinte d’un fils pour sa mère quand elle l’avait reconnu. Sa traque des traitres, leur collaboration pour tuer Damian. Sa réintégration chez les Manthas. Ce fameux soir. Blake lâcha le couvercle pour utiliser ses poings. Il envoya chacun d’eux contre la pierre dure, encore et encore. Il avait l’impression d’étouffer, comme s’il était à nouveau sous l’emprise de son ancien patron. Son coude contre sa gorge, sa main sur son sexe, la peur qu’il avait ressenti, le souvenir de sa tentative de viol lui parcourut les membres et il trembla de rage. Il frappa plus fort, indifférent à la douleur physique qu’il commençait à ressentir. Il revit ce lendemain matin, Simons, son erreur, la pire décision de sa vie. Puis les six prochains mois, leur collaboration, la partie de poker, les regrets de Micah. Il sentit à nouveau le poids de son regard bleu et envoûtant tandis qu’il laissait une femme faire monter le désir en lui. Micah le rejoignant dans la chambre, la pression de sa queue contre ses fesses, son refus, l’acceptation du Mantha. Il s’arrêta de frapper, essoufflé. Il reprit sa respiration, le front contre le mur tandis qu’une vague de désir le parcourait en se souvenant de la sensation de la bouche de Micah autour de son sexe, des caresses de sa langue contre sa veine palpitante, de son orgasme dans le fond de sa gorge. Blake se rappela chaque instant et quand il revit ce moment dans le bureau, l’arrestation, les heures d’interrogatoire, il se remit à frapper de plus belle. La prison, les remarques de Micah, les mains du pervers sur lui. Il se remémora leur accord, la salle de lavage et un cri s’échappa de sa gorge en revivant son viol, son humiliation. Il tapa assez fort pour que cela lui rappelle comment il avait manqué tuer Micah à nouveau, ses confidences, le viol de sa mère. Puis leur évasion, le soutien qu’ils s’étaient portés. Leur cavale pendant des jours, des heures entières passées ensemble sans se parler, sans chercher à se comprendre. Il avait les mains en sang, l’esprit en colère. Il posa ses paumes contre les briques tandis que le film de son existence avec Micah s’achevait par cette décision insensée qu’il avait prise pour le protéger. Son regard quand il était revenu de cette chambre sordide. La pression de sa main contre sa nuque, l’étreinte de ses doigts dans ses cheveux, son front contre le sien. Blake reprit une inspiration douloureuse, le corps en ébullition. Il ferma les yeux, laissa échapper ses larmes tandis qu’il sentait à nouveau le poids du corps de Micah derrière son dos, sa présence à l’intérieur de lui, la puissance de son orgasme au creux de sa main. Tout son corps trembla sous le poids de cette image et une plainte franchit ses lèvres tandis que sa poitrine se gonflait d’émotion. Il arrêta de bouger, il avait la respiration douloureuse tandis qu’il repensait à ce qu’il avait perdu en laissant Micah partir. Son repère, la seule constante de sa vie, sa dose de violence. Micah était le seul à le connaître tel qu’il était réellement, il avait vu sa noirceur, les pires facettes de sa personnalité, il l’avait accepté et il avait été là dans le moment le plus difficile de sa vie. Il ne l’avait pas lâché, il l’avait laissé s’accrocher à lui et déverser ses larmes. Blake lâcha le mur qui le soutenait et se redressa, le visage trempé. Il se retourna et croisa immédiatement le regard doux et tendre de sa mère et la boule dans sa gorge l’empêcha de déglutir. Elle avisa ses mains en sang, ses tatouages, sa mine peinte de tristesse et ses joues pleines de larmes et elle vint l’enlacer, comme le ferait n’importe quelle mère, même face à l’aspect le plus sombre de la personnalité de son enfant. Elle l’étreint en lui caressant les cheveux et en murmurant. « Ce n’est peut-être qu’un au revoir. » Blake serra contre lui cette femme qu’il allait bientôt quitter. Cette femme qu’il aimait mais avec laquelle il ne pouvait pas vivre. Et il secoua la tête doucement, il reprenait doucement contenance. Il se releva, laissant sa peine, sa douleur et sa rage à l’intérieur de cette ruelle en entraînant cette douce femme avec lui. Il décida de laisser derrière lui tout ce qu’il avait ressenti en déchaînant ses sentiments et il avança, exactement comme l’avait fait Micah, sans un seul regard en arrière. Non, il ne s’agissait pas d’un au revoir. Micah le lui avait dit. Sa voix était éteinte, enrouée, douloureuse quand il dit. " Non, il s'agissait d'un adieu. "




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Amity
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amandine

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lalalala je ne fais que lire lalalalala


Nicotine sweats and coffee breath
I thought I was so much more than this. When I look back at everything I've touched I see the lives I've ruined, dirty fingerprints. We are the common folk. We live our lives to die alone. Share our beds when the nights get cold
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