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 new-york. le bronx. blake&micah. part 1 (captain rogers)

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j!han
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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR

Le corps de Blake était involontairement tendu, il avait vraiment besoin d’une bonne nuit de sommeil mais surtout, de ne plus se battre avec Micah pour l’instant. Ils recommenceraient bien assez tôt. Il n’était pas aveugle, il voyait bien que le plus âgé ne le regardait pas, évitait sa direction du regard et il serra les dents. Il avait toujours détesté être ignoré, c’était quelque chose qui le hérissait, surtout quand il venait faire un semblant de paix. Mais il ne dit rien cette fois et encaissa à nouveau, parce qu’il savait faire ça à la perfection. Il tendit ce qu’il avait ramené à Micah, le laissa s’en emparer et lui exposa le mini plan qu’il avait concocté. Il était fatigué et pas sûr d’avoir toute sa tête encore. Il vit Micah hocher la sienne sans lui adresser le moindre regard. « - J’ai un billet de vingt. Si on peut en trouver un autre, ce serait parfait. On pourrait se payer une nuit. » Et bien sûr, il ne lui disait que maintenant. Un billet qu’il avait dû récupérer en même temps que les clopes. Il se força à ne pas réagir et fit demi-tour pour rejoindre la voiture en même temps que Micah. Il vit son ancien boss se diriger du côté du conducteur et ne dit pas un mot. Il n’allait pas se plaindre. Quand Micah lui adressa un regard, il comprit immédiatement et passa du côté passager pour qu’ils refassent leur magie avec la voiture. Il aurait pu être assez attentif pour apprendre à le faire tout seul pour éviter de devoir réitérer l’opération avec le barbu à chaque fois. Il aurait pu, mais il avait peut-être inconsciemment envie de garder une raison de dépendre de son ancien patron. Il se redressa et le laissa prendre place au volant. Il s’occupa de récupérer tout ce qu’il avait éparpillé et jeta le sac à l’arrière non sans avoir récupéré une autre bouteille d’eau et une barre pour lui. Il n’avait toujours rien avalé depuis leur évasion et la faim se faisait sentir, vive et intense. Il jeta un œil à son épaule puis secoua la tête pour reprendre sa carte et indiquer la route à Micah pour les sortir de là et reprendre un itinéraire normal. Ils atterrirent sur une route déserte et bordée de champs, longue et droite, si bien que Blake n’était pas obligé de parler et il se concentra sur ce qu’il voyait à l’extérieur. C’était la première fois qu’il se retrouvait à l’extérieur du Bronx où il avait passé sa vie entière et c’était peut-être stupide, mais c’était la première fois qu’il voyait une vache en dehors de la télévision. On en croisait pas souvent dans les quartiers de New-York. Il se redressa involontairement en observant les alentours, comme s’il découvrait qu’il existait autre chose que l’asphalte bétonnée, les buildings et les bordels. Il avait l’impression de respirer et il ouvrit même sa fenêtre pour profiter de l’air pur qui lui fouettait le visage. Un véritable gamin en colonie de vacances. Mais cela lui permit d’oublier un temps qu’il était à côté de Micah et qu’ils avaient très peu de chance de croiser âme qui vive à détrousser ou motel lugubre où séjourner. « - Aucun village avant longtemps ? » Et visiblement, il n’était pas le seul à s’en être aperçu. Blake jeta un œil à la carte mais n’eut pas le temps de répondre que la voiture perdit de la vitesse. Il fronça les sourcils en observant Micah puis le tableau de bord et vit l’aiguille de la jauge à essence. Bien sûr, quel con, l’essence n’était pas une énergie qui se régénérait en roulant. Il appuya sa tête contre l’appui en soupirant. Bon sang, ils n’avaient même pas su prévoir cette panne débile. Il vit Micah s’agiter du coin de l’œil mais ne le suivit pas quand il descendit de voiture. Il tourna simplement la tête en l’entendant frapper sur le véhicule. Il actionna alors sa poignée pour pouvoir sortir le rejoindre. C’est là qu’il vit la vieille dame derrière son patron dont la voix s’éleva dans le silence désertique de la route. Il resta interdit en voyant que Micah restait silencieux. La vieille dame tourna son regard bienveillant vers lui et il déglutit. Son ancien patron avait oublié un détail. « On, hum, on s’est perdus et notre voiture est tombée en panne. Vous ne sauriez pas où on pourrait trouver une station essence ? » Il mentait comme ses pieds et ce fut à ce moment qu’il se rendit compte qu’il était toujours torse nu, une tenue qui lui semblait tout à coup parfaitement indécente devant une dame de son âge. Il fronça les sourcils en voyant son regard vert s’attarder sur la blessure à son épaule mais elle reprit la parole en souriant. « A 77 kilomètres d’ici mon garçon, à la ville la plus proche. » Blake écarquilla les yeux. Voilà des années que personne ne l’avait appelé ainsi. 77 kilomètres à pieds, c’était faisable, ils n’auraient sans doute pas le choix. Il hocha la tête et s’apprêtait à remercier la vieille dame quand elle reprit la parole et désigna une ferme, quelques mètres derrière eux. « Mais j’ai une marmite sur le feu et je fais toujours trop à manger, je crois toujours que mon fils Steven va rentrer manger avec moi. Mais il est parti depuis longtemps mon Steven, il revient à noël. » Blake déglutit et jeta un œil à Micah pour voir s’il était aussi désarçonné que lui. Parce que rien ne pouvait perturber plus Blake qu’une femme en fin de vie aussi généreuse et pétillante. Il avait l’impression d’être un gentil gamin dans une cours de récréation. C’était un peu écrit sur sa tronche qu’il était dangereux et elle venait de les inviter à partager son repas ? La dame tourna ses yeux clairs vers Micah et il prit une inspiration. « Vous avez l’air de venir de loin, venez vous reposer, vos soucis seront toujours là demain. » Elle ignorait à quel point elle avait raison. Blake ne savait pas vraiment s’ils pouvaient faire ça mais tout ce qu’elle leur offrait, c’était la chaleur qu’ils cherchaient depuis des heures. Un toit, un repas chaud, un lit pour dormir. Une douche, des vêtements propres. Il en rêvait, il s’était peut-être assoupi dans la voiture. Elle ne leur avait pas demandé d’explication, elle ne leur avait pas demandé d’où ils venaient, où ils allaient, pourquoi l’un d’eux était blessé, il n’en revenait pas que tant de générosité pouvait encore toucher une âme humaine. Blake eut une hésitation avant de jeter un œil à son compagnon de route pour avoir son avis. Ils étaient libres et débarrassés de leurs responsabilités, pourquoi il avait toujours ce besoin que ce soit Micah qui décide dans ce genre de situation ?




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Captain Rogers.
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captain captain

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Micah
M. Summers

J'ai 33 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, USA. Dans la vie, je suis bon parleur et chef des Manthas et je m'en sors comme je peux. Je souhaite surtout honorer le travail de mon père. Sinon, grâce à ma chance, j'ai accès aux plus belles prostituées et je le vis plutôt bien.

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Chris Evans ©️ Moi
Cette nouvelle présence ne te réconforte pas encore, toi qui a l’habitude de te sentir à l’abris dans les bras d’une figure maternelle. Tu préfères laisser le plus jeune s’occuper de cette vieille dame qui avait un cœur à offrir malgré vos habits louches et vos gueules sales. Elle semble passer outre les apparences. Tu jettes un coup d’œil aux alentours, à la recherche de la moindre trace de civilisation. Tes yeux ne rencontrent que les champs, quelques tas de foin et un troupeau de quatre vaches endormies à plusieurs mètres d’ici. Il n’y a nulle part où aller. Tu n’as plus qu’à espérer que cette mamie n’a pas le câble. La tête de Blake et la tienne doivent passer en boucle aux nouvelles. Tu es rassuré d’entendre Blake répondre à ta place. Loin de toi l’idée d’insulter une âme charitable. Alors qu’ils s’échangent quelques paroles, tu te concentres sur ta respiration. Tu veux te calmer. « A 77 kilomètres d’ici mon garçon, à la ville la plus proche. » Tu écarquilles les yeux en posant les yeux sur Blake. Il ne semble pas contrarié par l’énorme distance qu’elle vient d’évoquer. Soixante-dix-sept kilomètres ? Tu ne pourrais jamais marcher ça sans crever. Vous n’avez que quelques millilitres d’eau et bien trop peu de nourriture. Pourtant, ton compagnon semble décidé à tenter la distance. Tu veux qu’il croise ton regard, tu veux lui signifier que tu ne considères pas la marche comme une option. « Mais j’ai une marmite sur le feu et je fais toujours trop à manger, je crois toujours que mon fils Steven va rentrer manger avec moi. Mais il est parti depuis longtemps mon Steven, il revient à noël. »  Tu pivotes la tête vers la femme et tu sembles la remarquer pour la première fois. Elle t’offre un sourire chaleureux en attendant votre verdict final. Ton regard se pose sur la jolie ferme derrière elle et un sentiment nostalgique pénètre ton cœur. Tu hoches discrètement la tête pour toi-même. Tu évites le regard de Blake même si tu sens qu’il attend ton avis. Pour toi, il est hors de question de passer la nuit sur la route. Tu n’as pas vraiment d’autres choix même si, au fond de toi, tu te sens mal à l’idée de poser tes pieds sales dans une maison probablement très pure. « Vous avez l’air de venir de loin, venez vous reposer, vos soucis seront toujours là demain. »  Et après-demain. Et dans un mois. Et dans un an. Vos problèmes ne vous abandonneront jamais. Tu penses alors que Blake et toi méritez un moment d’hospitalité puisqu’ils se feront rares dans le futur. Tu regardes enfin ton partenaire avant d’hocher la tête. Ton ventre gronde à l’idée même de goûter la cuisine d’une maman. Alors, voyant que ton second attend ta réaction, tu lèves la voix pour la première fois :

- Ça nous fera plaisir de nous joindre à vous pour le repas.

Ton propre ton te surprend. Il est calme, posé, poli. Le sourire de la vieille femme s’élargie puis elle vous invite d’un signe de la main à la suivre. Tu pointes du menton le sac de sport contenant les vêtements pour signifier à Blake de ne pas l’oublier. Il est hors de question pour toi de t’inviter à la table d’une telle âme vêtue de cette combinaison honteuse et sale. Ensuite, tu emboites le pas à la dame en gardant une certaine distance entre elle et toi. Tu sens tout de même le parfum de rose qu’elle laisse trainer derrière elle. Vous contournez une vieille voiture, tu ne peux pas t’empêcher de la regarder en te disant qu’elle contient probablement de l’essence. Tu remarques toutefois que ses roues sont molles, légèrement dégonflées. Elle ne doit pas être beaucoup utilisée. La dame maintient la porte ouverte pour laisser toi et Blake entrer. Tu t’exécutes en la remerciant et tu remarques qu’elle observe les tatouages de Blake, comme si elle n’en avait jamais vu autant. Une odeur de sauce à la viande atteint ton nez, ton ventre cri sa joie immédiatement. Un seul coup d’œil sur ta main encore couverte de quelques traces de sang séché est assez pour te faire demander une faveur.

- Madame, je n’accepterais pas de m’installer à votre table dans cet état. Pourrais-je utiliser votre douche ?

Elle détourne son regard des tatouages de Blake pour t’observer de ses grands yeux de coton. Son sourire se fait chaleureux, doux, puis elle te pointe la salle de bain d’une main tremblante.

- Bien sûr, mon garçon. Il est de mon devoir de partager tout ce que j’ai avec un homme qui a défendu sa nation.


Tu plisses le regard puis tu remarques son attention sur ton bras absent. Tu hoches la tête immédiatement. Oui, tu as été un soldat. Tu as combattu au côté de l’Amérique. C’est bien plus facile expliquer cela que de dire la vérité. Tu remercies la dame et tu contournes Blake avant de lui prendre le sac de sport des mains. Tu te diriges vers la salle de bain et tu es accueillis par une bien petite pièce. Mais tu ne vas pas te plaindre, tant que tu as accès à un peu d’eau courante. Un soupir de bonheur traverse tes lèvres lorsque l'eau chaude roule contre tes muscles endoloris. Tu en profites pour nettoyer les coupures à tes bras. Aucune n'est bien profonde. Tu les laves attentivement, tu rinces tout le sang séché. Dans la salle à manger, Blake et la dame sont toujours debouts. Ils se partagent des regards. La vieille ne semble pas savoir comment poser la question sur le bout de sa langue. Elle tente finalement, en s’approchant de ton second pour l’observer de plus près :

- Dans mon temps, ce genre de dessin était tabou. La plupart des hommes qui en portaient avaient passé plusieurs années en prison. Les temps ont bien changé.

Elle l’invite d’un signe de la main à le joindre à table puis elle lui offre une tasse de thé, le temps que le repas soit prêt. Elle ne semble pas dérangée par la nudité de sa visite. Elle est bien trop vieille pour se soucier de ce genre de détail. Toutefois, elle propose tout de même à Blake quelques vêtements, au cas où il ne serait pas confortable vêtu de la sorte :

- Vous n’avez pas froid ? Je garde quelques vêtements à mon fils dans mes commodes. Je pourrais vous prêter un chandail si vous le souhaitez.

Son regard se pose un instant sur le bandage à son épaule et elle demande sur un ton rassurant :

- Voudriez-vous que je jette un coup d’œil à votre blessure ? J’ai jadis été infirmière. Je m’occupais des soldats blessés.

Dix minutes plus tard, tu reviens dans la cuisine, vêtu d’une paire de Jeans un peu trop large et d’un t-shirt uni blanc.
   
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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
« - Ça nous fera plaisir de nous joindre à vous pour le repas. » Blake resta suspendu aux lèvres de Micah l’espace d’une seconde. Il croisa son regard et son attitude se modifia légèrement lorsqu’il lui désigna la voiture et le sac qu’il aurait pu oublier. Il n’aurait pas dû être étonné de cette capacité d’adaptation que Micah avait à changer de masque pour en arborer un autre. Et il avait probablement reçu la meilleure des éducations auprès de sa mère. Blake avait oublié toutes les siennes depuis longtemps et les formules de politesses, il ne les connaissait qu’en espagnol. Il s’empressa de récupérer le sac qu’il avait réussi à voler et jeta un coup d’œil à la voiture avant de suivre la vieille dame et Micah jusqu’à l’intérieur. Il ne manqua pas le regard de leur nouvelle hôtesse quand il franchit le seuil de la porte et il aurait aimé pouvoir remettre ses manches pour se dissimuler. Il se sentait plus nu devant ses yeux que dans n’importe quel moment de sa longue vie. Il installa son regard à l’intérieur de la ferme tandis que la dame refermait la porte derrière eux. « - Madame, je n’accepterais pas de m’installer à votre table dans cet état. Pourrais-je utiliser votre douche ? » Il tourna vivement la tête vers son allié et en resta une nouvelle fois bouche bée. Il savait sacrément bien s’y prendre, et il le faisait avec un tel naturel qu’il ne donnait pas l’impression de jouer un jeu. Mince, même lui se serait fait avoir. « - Bien sûr, mon garçon. Il est de mon devoir de partager tout ce que j’ai avec un homme qui a défendu sa nation. » Il suivit le regard de la vieille dame sur le bras manquant de Micah et il détourna les yeux en se frottant la nuque. Voilà qui le mettait mal à l’aise. Il comprenait qu’elle se méprenne. Micah était sacrément baraqué et il avait tout du soldat, du patriote prêt à se jeter dans les flammes pour sauver la veuve et l’orphelin. Il était peut-être tatoué mais ils n’étaient pas semblables à ses propres dessins. Oui, Micah faisait un héros de guerre absolument parfait et il ne pouvait que comprendre qu’il ne cherche pas à la détromper. Il ne s’aperçut pas qu’il s’était plongé dans ses pensées quand il sentit le poids du sac s’alléger et il releva les yeux pour voir Micah quitter la pièce. Il resta donc avec la vieille dame dans le salon et son regard sur lui était en train de le mettre au plus haut niveau de malaise. Elle semblait vouloir parler sans pour autant savoir comment aborder le sujet. « - Dans mon temps, ce genre de dessin était tabou. La plupart des hommes qui en portaient avaient passé plusieurs années en prison. Les temps ont bien changé. » Il la regarda d’un air perplexe. Est-ce qu’elle venait de désapprouver les dessins sur sa peau ? Il préféra se racler la gorge, mal à l’aise tandis qu’il s’asseyait à la table et se vit offrir une tasse de thé. Il regarda le liquide d’un drôle d’air. C’était qu’onne  lui avait pas servi beaucoup de thé dans sa vie. Il but une gorgée et malgré le goût affreux, il réussit à apprécier la chaleur d’un tel geste et ne fit pas le moindre commentaire. « - Vous n’avez pas froid ? Je garde quelques vêtements à mon fils dans mes commodes. Je pourrais vous prêter un chandail si vous le souhaitez. » La vieille dame ne semblait ni gêné par ses silences, ni par son attitude, ni par sa tenue. Etait-elle une sainte descendue du ciel pour leur offrir la rédemption ? L’absence de Micah était en train de lui peser. Il était beaucoup plus à l’aise que lui dans ce genre d’exercice. Il n’avait jamais été traité avec autant de chaleur, sans la moindre arrière pensée. Et alors qu’il s’apprêtait à répondre, elle lui posa une nouvelle question. « - Voudriez-vous que je jette un coup d’œil à votre blessure ? J’ai jadis été infirmière. Je m’occupais des soldats blessés. » Il la sentait, la pression sur son épaule. Il savait qu’il fallait qu’il s’en occupe et qu’elle le lui propose aussi chaleureusement lui remplit la poitrine d’allégresse. Il finit par secouer légèrement la tête. « Excusez-moi, on est sur la route depuis un moment, j’en oublie mes bonnes manières. Je vous remercie pour tout. J’accepte avec grand plaisir vos deux propositions, si vous êtes sûr que cela ne vous gêne pas. » Il fit patiner sa langue contre son palais, il avait presque l’impression d’avoir fait aussi bien que Micah. La vieille dame lui adressa un sourire pétillant et un léger clin d’œil ? Il devait rêver. « Je reviens. » Il la laissa sortir de la pièce et revenir presque aussitôt avec de quoi le soigner et de quoi l’habiller. Elle s’installa ensuite en face de lui pour dénouer le bandage qu’il avait réussi sommairement à nouer. « Une vilaine blessure. Essayez de ne pas bouger. » Pendant toute l’opération, elle resta silencieuse et concentrée. Lui, avait son regard rivé sur elle, fasciné par la bonté qu’elle dégageait. Il resserra les poings à plusieurs reprises tandis qu’elle s’appliquait à soigner son épaule mais il n’émit pas un seul son. « Vous formez un bien étrange duo tous les deux. » Sa voix lui permit de reprendre pied avec la réalité et de rester concentré. Il l’interrogea du regard, curieux de savoir ce qu’elle voulait dire par là. Mais elle n'ajouta rien et Blake détourna finalement les yeux pour croiser justement les prunelles bleues de son ancien patron. En jetant un coup d’œil à sa tenue, il ne put que constater que cette fois, il ne s’était pas trompé dans la taille. Il avait réussi à trouver quelque chose qui lui allait à peu près et ne le rendait pas aussi ridicule qu’un citron pressé. Il reporta son attention immédiatement sur leur nouvel ange gardien qui avait remarqué elle aussi le retour de son héros de guerre. Mais elle se concentra à nouveau sur Blake et lui adressa un sourire. « Pas de bêtise avec cette épaule, il faut du temps pour guérir les blessures du corps. Vous pouvez aller prendre une douche vous aussi, mais ne mettez pas le bandage sous l’eau ! » Loin de lui l’envie de la voir se remettre à l’œuvre. Il hocha la tête en se redressant vivement, malgré les conseils de son infirmière. Il s’empara des vêtements qu’elle lui avait chaleureusement amenés et il inclina la tête. « Merci. » Des mois et des années qu’il n’avait pas prononcé ce mot et sa saveur avait un goût étrange. Il ne demanda pas son reste pour filer sous la douche à son tour, laissant Micah et la vieille femme seuls. Elle l’invita à son tour à s’asseoir pour lui servir une tasse de thé à lui aussi tout en retournant à sa marmite. Elle remua sa sauce et s’activa avec lenteur dans la cuisine tout en parlant. « Vous me rappelez mon mari, il a combattu lui aussi, il a m’a été enlevé ainsi. Vous avez son regard, il savait être dur mais c’était un tendre, au fond. Mais il avait vu trop de choses pour se laisser aller à le montrer. » Elle adressa un clin d’œil à Micah avant d’aller chercher des assiettes, des verres et des couverts et les posa sur la table, invitant le garçon à les placer d’un petit œil autoritaire et amusé avant d’ajouter. Elle retourna à ses fourneaux avec un sourire nostalgique.

Blake revint quelques minutes plus tard tandis que la vieille dame finissait de remplir les assiettes et de les poser devant une chaise. Il avait revêtu le jogging qu’il avait déniché dans l’armoire d’un des enfants et qui épousait la forme de ses jambes de manière prononcée mais il se sentait plus à l’aise. Il avait mis par-dessus le t-shirt que son hôtesse lui avait amené. Il se sentait propre et bien, largement apaisé. Il sentait enfin le savon, il était débarrassé du sang séché, il avait réussi à discipliner ses cheveux et il avait l’impression que cette simple douche lui avait rendu toute sa vitalité. Il s’installa à table avec la vieille dame et Micah et il soupira de soulagement. Il attrapa sa fourchette quand il sentit une main frapper la sienne pour qu’il la lâche. Il regarda la vieille dame d’un air hébété. « On remercie d’abord Dieu pour ce bon repas, jeune homme ! » Blake resta interdit quand la dame lui tendit la main à lui puis à Micah. Elle baissa les yeux et le jeune tatoué déglutit, mal à l’aise. « J’ai l’impression que c’est plutôt vous qu’on devrait remercier pour ce repas. » Il se racla la gorge. Il aurait dû prier.





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J'ai 33 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, USA. Dans la vie, je suis bon parleur et chef des Manthas et je m'en sors comme je peux. Je souhaite surtout honorer le travail de mon père. Sinon, grâce à ma chance, j'ai accès aux plus belles prostituées et je le vis plutôt bien.

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Chris Evans ©️ Moi
Tu avais ignoré chacune des réactions abasourdies de Blake à chaque fois que tu avais employé un ton poli et soigné. Il ne t’avait jamais vu utiliser de telles manière mais il savait que tu étais bien versatile, que tu pouvais changer en l’espace d’un claquement de doigts. Et, ça, tu ne le décidais pas toujours. Les mains de cette vieille dame avaient retiré ton masque pour le poser sur le côté un instant. La présence de Blake t’indifférait depuis que tu n’avais plus à jouer le rôle du méchant. Tu n’avais pas honte d’afficher ton vrai sourire en sa compagnie. Même, tu en profitais lorsque tu pouvais le faire. Tu voulais lui faire savoir que tu n’étais pas qu’une brute et qu’il pouvait te faire confiance lorsque tu étais réellement toi. Vous êtes les deux dans le même pétrin. Lorsque tu reviens dans la salle à manger, tu découvres ton second ainsi que votre hôte qui s’occupe de la blessure à l’épaule de Blake. Tu ralentis le pas pour ne pas faire sursauter la dame qui s’attarde à nettoyer la plaie. Tu remarques les yeux du garçon sur toi et tu lui rends son regard avant d’hausser les épaules. Tu n’as pas réellement pris le temps de te coiffer, tu n’as utilisé que tes mains pour reporter tes cheveux vers l’arrière. Ta barbe se fait de plus en plus longue, tu commences à sentir le besoin de la trimer un peu. Tu n’avais pas pris soin de cacher les coupures à tes bras. Tu es un rescapé de guerre; pourquoi ne jouerais-tu pas le jeu jusqu’au bout. Si tu peux être le gentil, pour une fois, tu ne vas pas rater ta chance. Un sourire subtil soulève tes lèvres lorsque la dame offre ses bons conseils à son invité puis ce dernier se relève. Tu hausses un sourcil lorsqu’il la remercie. Le garçon te contourne, tu gardes les deux yeux rivés sur la tasse de thé posée sur la table et la dame en profite pour t’en proposer une à toi aussi. Tu as tellement faim que tu es prêt à ingérer n’importe quoi. Tu acceptes son offre en t’asseyant à la table et tu bois une première gorgée qui te fait légèrement grimacer. Tu hoches la tête pour signifier que la boisson chaude est délicieuse et elle sourit avant de retourner à sa marmite. Tu ne peux pas t’empêcher de tendre le cou pour apercevoir ce qui mijote sur le feu. Tu sens l’odeur de la feuille de laurier ainsi que de la sauge. Tu devines qu’elle prépare de la sauce à spaghetti. Les pâtes bouillent dans un autre chaudron. « Vous me rappelez mon mari, il a combattu lui aussi, il a m’a été enlevé ainsi. Vous avez son regard, il savait être dur mais c’était un tendre, au fond. Mais il avait vu trop de choses pour se laisser aller à le montrer. »  Ton visage se décompose à ces mots. Tu caresses ta tasse du bout des doigts, laissant la chaleur brûler ta peau.

- Votre mari était probablement un homme bon. Je ne peux accepter l’honneur d’être comparé à un héros.


Tu détournes les yeux en inspirant profondément et elle comprendre que tu préfères éviter ce genre de sujet. Elle le respecte. Elle ne te pose pas davantage de questions. Tu es ici pour manger et reprendre tes forces. Tu te redresses machinalement lorsqu’elle pose les couverts sur la table et il ne faut pas te le dire deux fois pour que tu les places. La fourchette à gauche, le couteau à droite. Ça, tu ne l’oublieras jamais. Lorsque tu as terminé, tu te proposes d’aider la femme à servir les assiettes mais elle insiste pour que tu t’assoies. Elle sait que tu es épuisé. Tu t’installes derrière un napperon en la remerciant pour sa générosité et tu aperçois Blake du coin de l’œil. Tu lui fais signe de la tête de venir s’installer à son tour. Tu remarques que ses pantalons sont très serrés. C’est à son tour de paraître ridicule. Alors que tout le monde était attablé, tu t’apprêtais à attraper ta fourchette mais tu te stoppes dans ta lancée lorsque Blake se fait taper les doigts. Tu te pinces les lèvres pour retenir un gloussement tandis que la dame explique les coutumes catholiques. Tu viens serrer sa main dans la tienne, pas très convaincu par ce spectacle. Les Manthas ne sont pas les hommes les plus religieux. Tu jettes un coup d’œil à ton complice à son commentaire et tu te retiens de lui envoyer ton pied dans le tibia. La vieille ne semble pas vexée. Elle secoue la tête en fermant les yeux puis elle murmure :

- C’est Dieu qui vous a mené au pas de ma porte. C’est Dieu qui m’a permis de récolter mes plants de tomates cette année. Et c’est Lui qui a permis à ces épices de pousser.


Tu fermes les yeux à ton tour puis tu la laisses réciter les prières sans vraiment savoir comment t’y prendre. Tu conclues par un Amen qui te rend bien mal à l’aise. Tu ne te sens pas digne de remercier un être décrit comme généreux, charitable et bienveillant. Enfin, vous pouvez entamer votre plat. La première bouchée te fait l’effet d’un pansement dans l’estomac. Tu ronronnes, presque. Tu n’as pas mangé un aussi bon plat depuis des lustres. Chaque bouchée est exceptionnelle. Tu ne peux pas t’empêcher de complimenter la chef :

- Ce mélange de sauge, de basilic et de feuille de laurier est impeccable.

Ça y est, tes racines du passé se faufilent jusqu’à tes cordes vocales.

- Vous avez probablement fait mariner la viande pendant longtemps.

La femme, impressionnée, te réponds en hochant la tête. Tu vois dans ses yeux que votre compagnie lui fait du bien. Elle doit être bien seule si elle arrive à apprécier des fugitifs. Lorsque le repas se termine, tu aides votre hôte à débarrasser la table et tu nettoies les couverts à ses côtés. Il se fait tard, tes paupières te le font savoir. Tu demandes à la dame :

- Ou pourrions-nous passer la nuit ?

Elle observe toi, puis Blake. Son regard se pose ensuite vers le salon et, en essuyant une assiette, elle soupire :

- Je ne suis pas bien équipée pour les invités. Mon fils dort toujours dans le canapé. Je voudrais bien acheter un second lit mais je n’en ai pas les moyens. Je me sens terriblement désolée. L’un de vous pourrait emprunter le sofa et je prêterais un petit matelas de mousse au second. Mais ne vous inquiétez pas pour les couvertures. J’en ai tricoté beaucoup dans mon temps libre.

Tu secoues la tête pour lui signifier que ça ne te dérange absolument pas de ne pas dormir dans un lit. Tu te tournes vers Blake en essuyant tes mains mouillées sur ton pantalon :

- Tu peux prendre le sofa. Je prendrai le sol.

Aussitôt dit, aussitôt fait. La dame installe le fameux matelas de mousse au centre du salon, à côté du canapé, pensant que vous aimeriez rester ensemble. Elle ne se doute pas un instant que vous n’êtes pas dans de très bons termes. Tu lui souhaites de passer une excellente nuit, tu la remercies encore une fois pour le repas délicieux et tu prends place sur ton lit de jambon après avoir retiré tes pantalons trop épais. Tu te couvres rapidement de la couverture et tu fermes les yeux, n’ayant pas l’intention de parler avec Blake.          
                         

   
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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
« - C’est Dieu qui vous a mené au pas de ma porte. C’est Dieu qui m’a permis de récolter mes plants de tomates cette année. Et c’est Lui qui a permis à ces épices de pousser. » Blake observa la vieille dame d’un air perdu. Non, ce n’était pas Dieu qui les avait mené ici, ce n’était pas Dieu qui lui avait planté ses tomates et les avait arrosé pour qu’elles poussent. Il se pinça les lèvres parce qu’il ne pouvait pas être simplement désagréable avec une femme aussi gentille mais si Micah semblait parfaitement à l’aise dans ce semblant de paix, Blake avait de plus en plus l’impression d’étouffer. Son corps se tendit malgré lui. Cela lui rappelait trop de souvenirs. Il détourna les yeux le temps que la vieille dame termine et malgré le regard qu’il sentit sur lui, il fut incapable de prononcer le moindre mot à la fin de sa prière. Il était incapable de remercier qui que ce soit pour la vie merdique qu’il avait mené et pour ce qui l’avait conduit dans cette maison. Et cette chaleur qu’on lui offrait, il avait plus l’impression que le poison de son confort allait leur rester dans les veines quelques jours encore. C’était un peu comme un havre de paix finalement mais qui n’allait pas durer. Et tout allait éclater dès qu’ils se réveilleraient. Il préféra ne pas penser à cet instant et il porta sa fourchette à sa bouche pour déguster la cuisine de cette femme si généreuse. Les saveurs n’avaient rien à voir avec ce qu’ils avaient pu ingurgiter en prison et même rien à voir avec ce que Blake pouvait réussir à se cuisiner de temps en temps. Il savoura et tenta de manger aussi lentement que possible pour faire durer ce plaisir aussi longtemps qu’il le put. « - Ce mélange de sauge, de basilic et de feuille de laurier est impeccable. » Blake redressa la tête légèrement pour jeter un œil à Micah avant de replonger dans son assiette. La seule chose qu’il sentait lui, c’était la saveur de la viande. « - Vous avez probablement fait mariner la viande pendant longtemps. » Micah sans son masque avait quelque chose de fascinant. En réalité, Blake avait plutôt l’impression que c’était maintenant, qu’il en portait un. Il avait toujours du mal à différencier ces deux facettes de sa personnalité. Ca, malgré tout ce qu’ils avaient vécu, c’était un aspect de lui qu’il ne lui montrait à aucun moment. Mais en même temps, il ne voyait pas pourquoi il parlerait cuisine avec lui. Il se rendit compte de l’homme que Micah aurait pu être s’il n’avait pas été élevé dans un gang et étrangement, cette facette ne lui plaisait pas. Il observa ses traits à la dérobée et il n’y avait rien à faire, il était presque déçu de ne pas recevoir le moindre regard glacial. Il savait gérer et affronter l’ordure qui sommeillait en lui, pas vraiment cet homme bien que lui ne pourrait jamais être. Blake n’avait aucune bonne réelle manière. Il agissait comme bon lui semblait, n’avait jamais rendu de compte sur son comportement. Il détestait devoir faire attention, prendre des pincettes, il se sentait comme un éléphant dans un rayon de porcelaine. A cet instant, même la violence de la prison manquait à cette partie de lui qui préférait l’action. Il savait qu’il n’aurait jamais une vie comme celle-là, bien terré au chaud dans une maison tout confort. Il savait qu’il était fait pour vivre à la dure. Il n’avait aucun mal à se projeter sur des kilomètres à pieds, sur des jours entiers en voiture dans des conditions difficiles. Il savait que son corps tiendrait. Mais cette vie, il n’en voulait pas, il était bien trop abîmé par la vie pour vouloir redevenir le petit garçon de dix ans qu’il avait été. Ce qui n’était pas le cas de Micah. Et c’était leur plus grosse différence. Lorsqu’il posa sa fourchette, il se rendit compte qu’il n’y avait pas que ses bonnes manières qui avaient foutues le camp mais aussi son appétit. Malgré la faim, il ne réussit pas à terminer son assiette. Il avait ce malaise qui lui bloquait la gorge. Il se leva néanmoins pour aider à débarrasser et laissa Micah aider la vieille femme à essuyer ses couverts et s’éloigna de quelques pas. « - Tu peux prendre le sofa. Je prendrai le sol. » Il avait à peine suivi l’échange entre les deux et il hocha la tête d’un air mécanique. D’abord les arbres plutôt que la voiture puis le sol plutôt que le sofa. Cela ressemblait peu au Micah qu’il connaissait. Mais il n’insista pas. Il s’installa sur le canapé et retira son t-shirt. Il vit Micah retirer son pantalon du coin de l’œil mais il s’allongea rapidement. Il garda les yeux ouverts et alertes assez longtemps pour être sûr que son ancien patron dormait profondément et il réussit enfin à toucher le sommeil.

Le lendemain, ce fut une odeur de café qui le sortit du sommeil. Il releva la tête comme si un fil invisible venait de le tirer. Il jeta un œil par-dessus le canapé pour voir la vieille dame s’afférer pour préparer le petit-déjeuner. Il croisa son regard et la salua d’un signe de tête qu’elle lui rendit. Sa nausée n’était absolument pas passée. Il se retourna pour constater que Micah dormait encore, toujours dos à lui et il ne redressa discrètement pour ne pas le réveiller. Il choisit donc d’enjamber le dos du canapé pour ne pas lui passer par-dessus et il remit rapidement son t-shirt. Il se passa une main dans les cheveux pour les remettre en place et se dirigea là où son nez l’avait mené. Blake ne prononça pas un mot, bien trop content de prétendre vouloir ménager le sommeil de son aîné. Ils allaient devoir repartir aussi rapidement que possible, autant que Micah profite de quelques minutes supplémentaires. Il était en train de fouiller à la recherche de son paquet de cigarettes quand il se rappela qu’il n’avait toujours pas récupéré son briquet. Il jura entre ses dents mais se redressa pour voir que Micah était éveillé. Après un bon petit-déjeuner, de petites conversations animées et un bon café, Blake jeta un œil à Micah. Il ne savait pas comment mais ils allaient devoir y aller. La vieille dame intercepta son regard et leur demanda de la rejoindre dehors. Il attrapa le sac de sport et le hissa sur son épaule en rejoignant l’extérieur. Il vit alors leur chaleureuse hôtesse ouvrir le coffre de la voiture garée et en désigner le coffre. Blake s’avança et découvrit un bidon rouge d’essence. « Je ne conduis plus guère et il m’en reste assez pour descendre en ville alors prenez celui-là. » Blake hocha la tête et se pencha pour récupérer le bidon plein. « Merci. » Il planta son regard dans celui de la vieille dame et ajouta. « Pour tout. » Même s’il n’était pas le plus poli des invités, il savait se montrer reconnaissant. Il cala mieux le sac sur son épaule et le bidon dans son autre main et se dirigea vers la voiture qui n’avait pas bougé. Il laissa à Micah le soin de faire les adieux pour lui. Arrivé devant le véhicule, il jeta son sac à l’arrière à nouveau avant de se débrouiller pour remplir le réservoir avec ce que la vieille dame lui avait donné. Et il plaça le bidon avec le reste dans le coffre. Lorsqu’il vit Micah le rejoindre, il désigna le côté conducteur. « Je reprends le volant, si la route continue en ligne droite, on devrait arriver bientôt en ville. » Il n’ajouta rien. Ses envies de bavarder l’avaient quitté depuis la veille, depuis leur altercation sur le bord de la route, il préférait garder le silence et parler le moins possible. Il n’accorda même pas un regard à la ferme qui les avait accueillis pour la nuit et aida Micah pour la troisième fois à démarrer la voiture.





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Micah
M. Summers

J'ai 33 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, USA. Dans la vie, je suis bon parleur et chef des Manthas et je m'en sors comme je peux. Je souhaite surtout honorer le travail de mon père. Sinon, grâce à ma chance, j'ai accès aux plus belles prostituées et je le vis plutôt bien.

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Chris Evans ©️ Moi
En une seule journée, tu avais découvert ce qui pouvait clouer ensemble les lèvres de Blake. L’abus de politesse, la courtoisie et la menace de viol. Quoique, cette dernière technique, tu aurais préféré ne jamais la découvrir. Tu ne comprends pas exactement pourquoi le garçon cesse d’émettre ses commentaires désagréables en présence de ta vraie personnalité. Peut-être l’intimidais-tu davantage en le complimentant plutôt qu’en l’insultant. Dans tous les cas, ce petit séjour chez cette vieille inconnue t’avait permis de te reposer entièrement. Blake s’était fait discret et tu avais pu côtoyer une femme qui te donnait à nouveau l’impression de comprendre l’importance d’être un fils. Tu t’étais rapidement endormi, blotti dans un cocon de confort, malgré ton matelas bien inconfortable. La présence de Blake à tes côtés t’avait laissé indifférent. Et, cette nuit-là, tu avais beaucoup rêvé. Que des rêves agréables mais un qui se différenciait des autres. Un rêve plus physique. Tu te souviens de ses caresses sur tes muscles, de sa langue qui glisse le long de ton cou, de ton torse, de ton ventre puis de ta verge tendue vers le haut, sensible au moindre touché. Tu as l’impression d’avoir réellement senti sa langue titiller la pointe de ton gland, puis ses lèvres entourer l’entièreté de ta queue jusqu’à ce qu’elle touche le fond de sa bouche. Mais tu te souviens aussi de cette odeur de café qui a rejoint tes narines et qui t’a instantanément réveillé. Tu es encore couché dans le lit improvisé, les yeux rivés vers le plafond tandis que le son des œufs qui frétillent dans la poêle parvient jusqu’à tes tympans. Tu jettes un coup d’œil vers le canapé pour constater que Blake est déjà réveillé. Tu te redresses en grimaçant. Tu as l’impression d’avoir trop dormi. Tu observes la cuisine, tu découvres la vieille dame et c’est lorsque tu croises le regard de Blake que tu te rends compte que c’était lui qui te satisfaisait dans ton rêve. Tu avales ta salive de travers en détournant les yeux et tu prends un moment pour te remettre de tes émotions. Tu as l’impression d’encore sentir sa langue danser sur ton sexe qui, d’ailleurs, tu le remarques, est bandé. Tu lances un juron discret et tu te relèves en entourant la couverture autour de tes hanches puis tu marches à pas pressés vers la salle de bain sans offrir un regard aux deux témoins de ton comportement étrange. Tu ne pouvais pas cacher une telle gaule avec seulement ta main. Tu reviens quelques minutes plus tard après avoir pissé et laissé ton érection s’envoler. Tu as enfilé tes jeans. Tu offres un large sourire à la dame qui t’invite à t’installer à la table. Elle t’offre un café, tu la remercies et tu n’attends pas une seconde pour en boire une longue gorgée. Tu jettes un coup d’œil à Blake pour simplement hocher la tête en guise de salutation. Le petit déjeuner est assez agité, tu aimes beaucoup discuter avec une femme aussi expérimentée. Elle a vu beaucoup de choses dans sa vie. Voilà pourquoi elle ne semble pas surprise de voir deux tatoués débarquer chez elle. Blake n’est pas plus bavard qu’hier, tu en profites. Lorsque ton assiette est vide et ton ventre rempli, tu remarques le regard que ton second de lance. Il veut partir, il ne faut pas être sorcier pour le deviner. Tu te mords la lèvre inférieure. Bien sûr que tu aurais aimé passer plus de temps avec cette dame. Mais tu comprends que tu ne mérites pas de rester plus longtemps dans cette maison bien trop pure pour deux criminels. Tu baisses le regard vers la table et c’est à ce moment que leur hôtesse les invita à la rejoindre à l’extérieur. Tu te lèves quelques secondes après Blake. Il est bien plus pressé que toi. Il s’occupe du sac de sport, tu jettes un dernier regard dans la cuisine, dans le salon, puis tu emboites ses pas vers l’extérieur. Tu les rejoins alors que la femme offre un bidon d’essence à ton second. Tu souris doucement en gardant une certaine distance tandis que Blake la remercie pour tout ce qu’elle a fait pour vous. Lorsqu’il tourne les talons pour se diriger vers la voiture, tu te rapproches de la vieille et tu captes son attention en te posant devant elle. Elle t’offre un sourire tendre que tu lui rends instantanément. Tu la remercie, elle le fait en retour. Tu penches la tête sur le côté pour comprendre et elle t’explique :

- Je n’ai jamais rencontré un jeune homme aussi gentil que toi. Ta présence m’a réchauffé le cœur. Peu importe ton nom, je me souviendrai de toi. Et, peu importe ce que tu as pu faire de mal… Je sais qu’au fond tu as un cœur d’or. J’aurais aimé pouvoir te parler davantage mais ton ami semble bien pressé.

Tu baisses la tête un instant. Tu comprends qu’elle sait que vous n’êtes pas deux héros. Ta gorge se serre tandis que tes yeux se gorgent d’eau. Tu poses ta main contre la joue de la dame et tu viens poser un baiser sur son front comme si tu la connaissais depuis des années. Son odeur de rose s’imprègne à tes vêtements.

- Je reviendrai vous voir si je reprends le contrôle de ma vie.


Elle sourit tendrement et glisse sa main dans sa poche pour en sortir quelques billets. Elle les glisse entre tes doigts et termine :

- Si ça peut t’aider à reprendre le contrôle, ça me fait plaisir de te les offrir. Je n’aurai jamais assez pour acheter un deuxième lit de toute façon.

Tu hoches la tête en enfonçant l’argent dans ta poche. Tu la remercies une deuxième fois, tu lui dis de prendre soin d’elle et tu tournes les talons. Tu t’arrêtes un instant en regardant la voiture volée puis tu secoues la tête de droite à gauche pour te convaincre d’avancer. Tu rejoins Blake à contre cœur. « Je reprends le volant, si la route continue en ligne droite, on devrait arriver bientôt en ville. »  Tu ne dis rien, tu t’installes du côté passager. Les sièges sont brûlants à cause du soleil. Tu étires ton corps jusqu’aux pédales et tu fais ton tour de magie avec les fils. Le moteur gronde, tu redresses rapidement la tête pour regarder la dame qui n’a pas bougé. Blake démarre, tu observes sa silhouette disparaitre et, bientôt, elle ne devient qu’un souvenir que tu espères ne jamais oublier.

Les soixante-dix-sept kilomètres se font d’abord dans le silence. Tu es contrarié, tu as l’impression d’avoir abandonné ta mère pour la seconde fois. Tu ne retiens pas tes larmes, tu t’en fiches de savoir que Blake peut les apercevoir. Tu pleures en silence en regardant l’horizon. Lorsqu’enfin vous arrivez dans le village après trente minutes de trajet, votre première destination et la station d’essence. C’est à ce moment que tu sors tout tes billets de ta poche. Tu peux en compter dix. Blake doit vraiment penser que tu es un magicien, tu fais apparaître de l’argent sans arrêt. Vous avez deux cents dollars, c’est assez pour deux ou trois jours. Tu as compris que Blake compte t’amener au Mexique. Il doit avoir un plan. Rejoindre sa famille, peut-être. Ils ont bien plus d’argent que toi, maintenant. Le reste de la journée est utilisé pour ajouter de la distance entre vous et New-York. Le soir, vous arrivez dans la ville de Columbia. Il est passé minuit, vous avez besoin de prendre une pause. Tu commences à avoir le mal des transports et ça ne t’était jamais arrivé auparavant. Toutefois, cette longue route t’a permis de réfléchir. Tu as repensé au gang déchu, à vos camarades encore emprisonnés derrière les barreaux. Des images horribles ont traversé ton esprit et tu t’es souvenu ce petit déjeuner qui s’était transformé en catastrophe. Tu sors de tes pensées lorsque tu entrevoies une enseigne qui indique la présence d’un motel à quelques mètres. Tu te redresses, tu la pointes pour t’assurer que le conducteur l’a bien vu. Vous vous parquez dans le stationnement assez louche et crade et, lorsque le moteur s’éteint, tu restes assis un peu. Avant que Blake n’ouvre sa portière, tu pivotes la tête vers lui et, d’un ton interrogateur, tu demandes :

- Dis-moi, Blake. Tu l’as tué, Simons, non ?


Le regard tout à fait sérieux, tu es lentement en train de replacer ton masque tandis que tu attends sa réponse. Vous n’êtes éclairés que par la lumière rouge de l’enseigne lumineuse du motel.                  
               

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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


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Blake avait gardé les yeux fixés sur la route jusqu'au village, il n'avait regardé dans la direction de Micah qu'une seule fois mais son regard était tourné vers l'horizon et quand il avait vu dans le rétroviseur les larmes couler sur ses joues, il avait reporté son attention que la route sans broncher. Il n'arrivait même pas à s'étonner de le voir ainsi. Il n'arrivait pas non plus à s'en moquer, ni à en être indifférent. Après les révélations que Micah lui avait fait sur sa mère, il comprenait ce que cette vieille dame avait représenté pour lui et il saisissait l'apaisement qu'il ressentait. Blake se sentait reposé mais il n'arrivait pas à détendre son corps de la tension qui l'habitait depuis des jours. Il savait très bien ce que cela signifiait, il n'allait pas tarder à craquer. Il le savait. Quand ils arrivèrent à la ville indiquée par la vieille dame, soixante dix-sept kilomètres plus tard exactement, il se dirigea vers la station service pour refaire le plein. Il jeta un œil à la liasse que Micah avait dans les mains mais n'eut aucun mal à en comprendre la provenance. Il sentit le nœud dans sa gorge s'intensifier mais il ne dit rien. Il se contenta de laisser Micah faire le plein tandis qu'il allait payer. Il réussit à subtiliser un briquet près du comptoir pendant qu'on l'encaissait et il ressortit de la boutique en sentant sa poitrine s'alléger. Il savait qu'il n'arriverait plus à se passer de clopes à partir de maintenant. Il glissa sa main dans sa poche pour en sortir une et l'allumer. Il se rassit au volant et ils reprirent la route pour plusieurs heures. Il roula sans s'arrêter, son seul désir était de mettre encore plus de distance avec New-York et après une bonne nuit de sommeil, il ne fit que très peu de pauses. Ils finirent par rejoindre une nouvelle ville bien après la tombée de la nuit et il repéra le motel en même temps que son copilote. Il se rangea sur le parking lugubre et souffla un coup. Il allait ouvrir sa portière pour prendre l'air et détendre ses jambes quand la voix de Micah retentit dans l'habitacle. Immédiatement, les deux de Blake se crispèrent sur le volant. La question le prit clairement de cours. Il ne s'y attendait plus à ce stade-là. Cette question le renvoya en prison, et il revit le visage de Joshua. Il appuya sa tête contre l'appui en soupirant. " Oui. " Se contenta-t-il de répondre avant de sortir. Il avait besoin d'air. Il entendit Micah faire de même et il se tourna vers lui pour capter son regard par dessus la voiture avant d'ajouter. " Du moins, je le croyais." Il soupira, passa sa main dans ses cheveux et appuya ses avant-bras contre le toit la voiture. Il serra la mâchoire, ils y étaient. Il n'y croyait plus vraiment. Il était persuadé que Micah savait déjà et avait choisi de l'ignorer. Et finalement, il s'était convaincu qu'il n'avait pas fait le rapprochement avec tout ce que savait la police et l'épisode Simons. Il avait peut-être totalement confiance en Blake quand il l'avait laissé seul dans cette cuisine. Il était responsable de la chute des Manthas, il l'avait compris depuis longtemps lui. "Je n'ai pas vérifié." Finit-il par avouer dans un soupir, ignorant complètement les yeux de son ancien patron, les siens fixés sur le toit de la bagnole. Il ne se rendit compte qu'à cet instant combien cette simple décision pesait sur lui depuis qu'ils avaient été arrêtés. " Je l'ai laissé pour mort mais je n'ai pas vérifié qu'il l'était. Je sais qu'il s'en est sorti, les flics n'ont donné aucune précision mais un de mes nombreux chefs d'accusation était "coups et blessures avec intention de donner la mort" Et Simons est bien le seul à ce jour que je n'ai pas achevé comme je l'aurais dû. " Il se frotta les yeux. Il la ressentit à nouveau, cette fatigue, cette lassitude, cette boule dans son estomac, ce nœud dans sa gorge. "Simons, c'était un gamin imprudent qui a vu un truc qu'il n'aurait jamais dû voir, je ne suis pas habitué à tuer pour rien." Il avait été déterminé à le faire, sur le moment, quand le goût de l'humiliation qu'il avait subi était encore vivace dans son esprit. Et il lui aurait mis une balle dans la tête sans hésiter sous le coup de la colère ou de la peur qu'il raconte à tous les Manthas que leur patron avait passé sa main dans son froc et pas de manière très tendre. Il se souvenait de ce moment avec clarté, il était gravé en lui et le lendemain n'avait pas fait exception. Il revoyait Micah quitter la cuisine en le laissant décider mais finalement, il ne lui en voulait même pas de s'être ainsi déchargé d'une responsabilité qui était en grande partie la sienne. Il s'en voulait à lui, parce qu'il avait détruit leur vie. Mais il était incapable de s'excuser pour ça, il estimait avoir payé. " Je pensais que tu l'avais deviné. " Et il avait même été jusqu'à penser que c'était ce qui avait poussé Micah à s'enfuir de la salle de lavage avant qu'ils n'en discutent dans les douches. Il avait merdé, dans toutes les largeurs et il en avait conscience. Il avait cette colère qui le suivait depuis qu'ils s'étaient enfuis, il avait cet regret d'avoir laissé Joshua, James et les autres à des années d'emprisonnement. Il avait ses remords qui lui alourdissaient le cœur. " Mais si ça avait été le cas, tu n'aurais jamais demandé à ce que je fasse partie du plan d'évasion je suppose. " Il releva les yeux. Il savait que Micah avait demandé à Jerry de l'inclure, et bien avant qu'il ne soit question de sucer qui que ce soit. Il le savait parce que ce psychopathe le lui avait tout simplement dit. Il réprima un frisson au souvenir en fermant les yeux. Il pouvait sentir encore le souffle fétide de cet enfoiré contre son oreille qui lui murmurait qu'il comprenait pourquoi son boss tenait tant à l'emmener avec lui sur les routes, le tout ponctué de chaque coup de rein douloureux pour que Blake puisse se rappeler que lui aussi, était passé par là. Il déglutit avant de rouvrir les yeux. Il s'était trompé sur toute la ligne finalement, ou bien Micah était bien plus pragmatique qu'il le croyait.




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Micah
M. Summers

J'ai 33 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, USA. Dans la vie, je suis bon parleur et chef des Manthas et je m'en sors comme je peux. Je souhaite surtout honorer le travail de mon père. Sinon, grâce à ma chance, j'ai accès aux plus belles prostituées et je le vis plutôt bien.

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Chris Evans ©️ Moi
Ton visage est rougi par la lumière qui émane de l’enseigne du motel. Le moteur de la voiture est coupé, Blake et toi êtes plongés dans un silence presque inconfortable. Le rouge est la couleur de la colère mais aussi de la passion, du désir. Tu vacilles entre ces deux émotions depuis plusieurs jours. Ton inconscient semble toutefois pencher vers la deuxième option; il t’a offert un rêve haut en sensations. Ta question a résonné dans la voiture. Tu as senti cette tension typique naitre en Blake. Tu coin de l’œil, tu avais remarqué ses doigts se crisper sur le volant, comme s’il s’y accrochait pour gagner un peu de temps. Tu plisses le regard lorsqu’il affirme avoir tué Simons mais tu fixes son visage, les micro expressions qui laissent entrevoir sans le savoir. Tu ne peux pas l’observer assez longtemps pour savoir s’il ment, il sort de la voiture, peut-être pour éviter que tu le scrutes comme tu le fais pour dénicher la malhonnêteté. Tu sors à ton tour, tu refermes la portière derrière toi tout en fixant ton partenaire alors qu’il reprend la parole. Tu serres les dents, le poing et tu l’interroges du regard pour lui demander davantage de détails. "Je n'ai pas vérifié."  Tu te retiens de lui lancer une insulte, de le traiter d’incompétent. La voiture entre vous le protège, pour le moment. Il fuit ton regard et tu n’as pas besoin d’être psychologue pour savoir pourquoi. " Je l'ai laissé pour mort mais je n'ai pas vérifié qu'il l'était. Je sais qu'il s'en est sorti, les flics n'ont donné aucune précision mais un de mes nombreux chefs d'accusation était "coups et blessures avec intention de donner la mort" Et Simons est bien le seul à ce jour que je n'ai pas achevé comme je l'aurais dû. " Tu le fixes. Tu ne sais pas quoi faire d’autre. Tu ne t’étais pas attendu à comprendre autant de choses, ce soir. Les mots ne te viennent pas, ils se bloquent dans le fond de ta gorge. Il conclue en affirmant ne pas tuer pour rien. Alors que tu semblais calme quelques secondes plus tôt, tu exploses. Tu défonces le rétroviseur de plusieurs coups de poings en retenant ce hurlement qui faisait gronder ta poitrine. Tu ne pouvais pas te permettre d’attirer l’attention. Pas ici. Tu tentes le plus possible de consumer ta colère en écrasant le reste du rétroviseur avec ton pied. Le miroir se fracasse en centaine de petits morceaux aussi minces que du sable. Quand tu n’as plus rien à détruire, tu t’immobilises en fixant les débris, te concentrant sur ta respiration. Blake vient de t’annoncer que tu as perdu tout ce que tu avais construit avec ton père par sa faute. Qu’il n’avait pas tué celui qui en savait trop. Ta voix est rauque et essoufflée mais tu arrives quand même à cracher :

- Tuer pour rien ?! Il en savait beaucoup trop ! Il t’a menacé de tout balancer si tu ne le laissais pas te défoncer la gueule ! C’est de l’innocence, ça ?!


Tu ne t’attends pas à recevoir une réponse. Tu as étendu les faits sur la table. Simons avait signé son arrêt de mort en admettant avoir vu ta main sous les pantalons de Blake. Tu redresses tes deux yeux noirs de fureur vers le garçon alors qu’il en ajoute, comme s’il désirait se défendre sans bons arguments. La voiture qui te barre le chemin lui sauve les dents, ce soir. " Mais si ça avait été le cas, tu n'aurais jamais demandé à ce que je fasse partie du plan d'évasion je suppose. " Un faux rire teinté de mépris soulève ta poitrine et tu lui réponds sur un ton on ne peut plus sarcastique :

- Tu supposes bien, un véritable génie ! Merveilleux ! Je suis en pleine fugue avec celui qui m’a conduit en prison ! Qu’est-ce qu’on attend pour sortir le champagne ?!

Tu envoies violemment ton pied dans la carrosserie du véhicule qui ne méritait pas de recevoir ta colère et tu lances un juron en te tordant la cheville, bien trop énervé pour faire gaffe à ne pas faire de faux mouvements. Tu craches au sol et tu détournes les yeux vers la porte d’entrée du motel avant de t'en approcher. Tu dois éviter de regarder Blake. Tu ne veux pas le déglinguer. Ça te fait mal de l’admettre mais tu as besoin de lui.

- Tu peux te considérer chanceux d’être la seule personne qui puisse m’aider à détourner la justice.

Tu entres dans l’immeuble en glissant ta main dans ta poche pour en sortir ta liasse de billets. Tu veux une chambre le plus rapidement possible. Tu veux te cacher du monde, t’enfermer loin des regards indiscrets. Tu te poses devant la réception et une femme un peu plus vieille que toi pointe le bout de son nez. Tu la salues d’un simplement son sans lui manifester le moindre intérêt. Tu veux surtout éviter qu’elle te regarde trop. Elle ne semble toutefois pas tendue. Elle ne te reconnait pas. Ou elle ne regarde pas les nouvelles. Elle t’explique les tarifs comme si tu étais le client le plus normal. Tu lui tends deux billets de vingt dollars et tu demandes une seule chambre. Tu ne peux pas te permettre d’en payer deux. Votre budget est trop serré. Elle te tend la clef après t’avoir remis quelques pièces de monnaie et tu te diriges vers la chambre huit, comme indiqué sur ton trousseau. Tu t’arrêtes au plein milieu du corridor avant de dire, à l’intention de la réceptionniste :

- Si un autre mec se pointe, il est avec moi, malheureusement.

Bientôt, tu te trouves seul dans une chambre bien banale. Un lit double est posé au centre de la pièce. Tu remarques la salle de bain superposée et tu t’y rends après avoir lancé le trousseau de clefs sur le matelas. Tu prends le temps de pisser puis tu t’asperges le visage d’eau glacée sans oser regarder ton reflet dans le miroir.      
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Blake Smith
J'ai 29 ans et je vis à sur les routes, pour le moment. Dans la vie, je suis un fugitif sérieusement recherché pour différents crimes et je m'en sors au jour le jour. Sinon, à cause de ma vie de hors-la-loi, je suis clairement en manque et je vais sûrement faire une connerie bientôt.

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
Blake croisa le regard de Micah une seconde avant de comprendre le changement qui s'opérait en lui. Si au début il s'obligeait à rester calme, il n'en resta plus rien quelques secondes après. Il le vit s'acharner sur le rétroviseur mais il ne bougea pas d'un pouce, conservant sa position contre la voiture. Lorsqu'il entendit qu'il ne se calmait pas et continuait à frapper leur véhicule de fortune, il se passa les mains dans les cheveux tout en écoutant ses mots. Et il les prit comme des gifles. Il serra ses doigts autour de ses tempes, agrippant ses cheveux au passage, il sentait la colère de Micah bouillir autour d'eux et il savait que la voiture entre eux et le fait qu'ils ne devaient pas attirer l'attention lui sauvait la vie à cet instant. Tout le monde de Micah s'était écroulé parce qu'il avait fait la connerie de ne pas vérifier qu'il avait frappé assez fort. Il n'avait pas pu planter une balle dans la tête de Simons, le coup aurait retenti dans tout le QG et ni son boss ni lui n'auraient pu justifier la mort du Mantha. Il l'avait transporté, mis dans le coffre de sa voiture et s'était employé à le tabasser à mort. Un sale boulot dont il avait l'habitude, là n'était pas la question. Non, il ne savait pas vraiment pourquoi il n'avait pas pris la peine de vérifier, simplement de se pencher plus avant et d'écouter la respiration du Mantha. Un détail qui aurait fait toute la différence, qui n'aurait pas brisé leur vie. Il comprenait la colère de Micah et l'aurait accepté sans broncher si ces coups de pieds avaient été dirigés vers lui. Mais son ancien patron préféra se défouler sur la voiture et il le laissa faire, sans lui rappeler qu'ils ne pouvaient se permettre d'attirer l'attention sur eux. Il serra les dents quand il lui rit au nez, le sarcasme aux lèvres et il détourna les yeux quand il lui parla de sa chance de lui être utile. Il n'était que ça, un moyen pour Micah de survivre. Il l'avait toujours été. Il n'était que son bouclier, celui qui se sacrifiait pour qu'il puisse vivre, avancer, se relever. La colère de son patron était légitime mais elle n'empêchait pas Blake d'être déçu. Déçu que comme à chaque fois, une simple connerie ait plus de valeur que ce qu'il pouvait faire pour se racheter. Il s'était senti responsable quand Micah avait perdu sa main et il lui avait proposé de l'aide, mais cela l'avait conduit tout droit vers la sortie. Et là encore, il avait beau avoir accepté de se prostituer à nouveau, il avait beau lui avoir laissé la vie sauve après qu'il se soit fait violé par sa faute, Micah ne voyait que le pire. Il savait pourtant que sans sa connerie initiale, rien de tout cela ne serait arrivé. Il s'embrouillait dans ses idées, si bien qu'il se passa de longues minutes avant qu'il se rende compte que Micah l'avait laissé sur le parking sans se retourner. Il la ressentit à nouveau, cette envie saisissante de se barrer sans lui. Elle était là, entêtante. Micah avait du fric, il pourrait se débrouiller. Est-ce qu'il pensait que cela pouvait arriver ? Est-ce que Micah avait si confiance en lui qu'il ne croyait pas un seul instant qu'il pourrait s'en aller et le laisser ici, dans ce motel pourri ? Il posa la tête contre la carrosserie, fatigué, ébranlé. Il ferma les yeux un instant. Si tout le reste de leur séjour se déroulait ainsi, dans cette ambiance, ils finiraient pas se taper dessus à nouveau. Et Blake sentait qu'il en avait besoin. Cette envie lui tordait les tripes, incessante. Cette envie de violence qui le saisissait sans arrêt, il n'y avait pas renoncé. Il arrivait d'habitude à s'en décharger dans un pushing-ball ou dans le sexe mais là, il n'avait ni l'un ni l'autre, il ne pouvait pas simplement frapper ou aller baiser une pute. Il inspira mais le calme, le self-control, c'était vraiment pas son truc, il ne connaissait pas. Il avait toujours agi selon ses instincts et il ne s'était jamais retenu. Il se passa une main dans les cheveux. Il lui fallait rejoindre la chambre à présent. Il prit quand même le temps de fumer une dernière cigarette avant de rejoindre Micah. Il attrapa le sac à l'arrière de la voiture. Il avait l'impression de l'avoir déjà trop porté ce sac. Il rejoignit la réception et la femme de l'accueil lui indiqua le numéro de la chambre. Micah avait pris soin de ne pas la fermer, sûrement pour ne pas avoir à lui ouvrir. Il referma pourtant derrière lui et chercha son ancien boss des yeux mais il devait être dans la salle de bain. Il y avait deux lits jumeaux minuscules au centre de la pièce et l’endroit était sordide dans son genre. Il inspira en posant le sac entre les deux lits. Il se dirigea vers la fenêtre et vérifia que les stores étaient bien fermés. Il jeta un œil à l’extérieur avant de les rabattre et se tendit en entendant la porte de la salle de bain s’ouvrir. Il se retourna mais Micah semblait bien décidé à faire comme s’il n’était pas là. Il savait ce qui allait se passer, il le savait parfaitement. Blake était quelqu’un qui n’arrivait pas à se taire, qui avait appris à trop le faire et qui n’y parvenait plus. Il avait toujours lâché la bride à ses pulsions et il bouillait littéralement de l’intérieur. Sa tension faisait trembler ses muscles et lorsqu’il prit la parole pour se suicider, il n’y eut pas un seul trémolo dans sa voix. « C’est de ta faute aussi tu sais. » Il le regarda, il voulait attirer son attention, le faire réagir. « Si t’avais su garder ta main dans ta poche plutôt que de la mettre dans mon froc, rien de tout cela ne serait arrivé. Et si t’avais eu les couilles de m’aider à me débarrasser de Simons, on n’en serait pas là non plus. » Il croisa les bras et fit un pas, parce qu’il savait qu’il allait enrager Micah en cherchant à s’introduire dans son espace vital. « Mais non. Tu fais les choses et tu penses pas aux conséquences, t’en as rien à branler, Blake nettoiera derrière toi la merde que t’as laissé ! » Il fit un pas de plus, il avait les nerfs tendus, il savait exactement ce qu’il cherchait à faire et si Micah le connaissait, il le comprendrait aussi. « J’ai fait une connerie. La plus grosse connerie de ma vie, j’ai tout bousillé, je t’ai tout fait perdre. T’avais un empire et tu n’as plus rien, tu n’es plus rien. Tu es en colère ? Pourquoi tu te défoules sur une voiture ? Je vais pas passer le reste de notre fuite à attendre qu’elle sorte et que tu te défoules sur moi. On règle ça maintenant Micah. On règle ça toi et moi. » Il s’approcha davantage, il était dangereusement proche, il le savait. « Tu veux me faire payer tout ce qui s’est passé ? Tu veux que je souffre parce que tout a été détruit autour de toi, que t’es en cavale, que tu vas crever de faim plus souvent que tu ne le crois, que tu vas être fatigué comme jamais tu l’as été, on n’est qu’au début, tu passeras ta vie entière à regarder derrière toi, à dormir d’un seul œil, la peur au ventre et c’est ma faute ! Alors si tu veux me frapper, frappe-moi, venge-toi, fais ce que tu veux mais fais-le ! Tu veux me violer Micah ? Putain fais-le qu’on n’en parle plus ! » Il n’avait pas haussé le ton mais il venait d’arriver à hauteur de son ancien patron et il le poussa. Pas assez fort pour faire reculer sa montagne de muscles mais bien assez pour titiller la bête endormie.  Cette tension qu'ils cumulaient, il fallait qu'ils l'évacuent, d'une façon ou d'une autre.




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Micah
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J'ai 33 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, USA. Dans la vie, je suis bon parleur et chef des Manthas et je m'en sors comme je peux. Je souhaite surtout honorer le travail de mon père. Sinon, grâce à ma chance, j'ai accès aux plus belles prostituées et je le vis plutôt bien.

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Chris Evans ©️ Moi
L’eau glaciale dans ton visage ne t’aidait pas réellement à calmer cette nouvelle pulsion d’adrénaline qui faisait bouillir ton sang. La nouvelle est encore trop fraiche. Tu viens d’apprendre que tu as invité le responsable de ta chute à te suivre dans ton évasion. Et, maintenant, tu avais l’impression que vous étiez redevable l’un envers l’autre. Tu lui avais fait subir l’horreur mais il avait mis fin au règne des manthas. Tu repenses à toute cette marchandise dans le quartier général. Il y en avait pour des millions. Accoudé sur le comptoir, tu fixes le fond du lavabo sans te permettre de regarder ton reflet. Tu as peur de ne pas voir la bonne personne à travers le miroir. Tu ne sais pas si Blake aura le courage de te rejoindre. Tu te rends compte que tu l’as laissé seul avec la bagnole et qu’il pourrait très bien se tirer avec. Alors que tu allais sortir de la salle de bain pour vérifier à travers la fenêtre qui menait sur le parking, tu entends le son des pas du garçon. Tu pourrais les reconnaître parmi tant d’autres. Fermes mais à la fois calculés. La porte se referme sans déranger les voisins. Tu te redresses en inspirant tandis que tu entends ton colocataire marcher dans la chambre. Enfin, tu t’accordes un regard dans la glace et tu te figes. Tu regardes tes yeux un à un tandis qu’ils se transforment en billes de marbre. C’est bon. Ta colère est contenue dans ta carapace. Tu sors de la salle de bain sans regarder Blake. Tu remarques le sac posé sur le sol devant le lit et tu t’y diriges en ayant l’intention de récupérer quelque chose à te mettre sous la dent. C’est à ce moment que Blake lança les dés de la mort. « C’est de ta faute aussi tu sais. » Tu te tends légèrement mais tu ne changes pas d’occupation. Ta main est glissée dans le sac, tu examines le fond à tâtons à la recherche de nourriture. Le garçon continue mais tu fais encore mine de ne pas l’écouter. Il fait un pas dans ta direction, tu pivotes légèrement la tête vers lui pour noter sa position. Tu ne veux pas qu’il s’approche trop de toi. Tu es une bombe à retardement. Tu ne peux pas exploser dans la chambre d’un motel. Tu ferais trop de dégâts. Les murs ont des oreilles. « Mais non. Tu fais les choses et tu penses pas aux conséquences, t’en as rien à branler, Blake nettoiera derrière toi la merde que t’as laissé ! » Tu sors du sac un petit paquet d’arachides. Tu te redresses, ton épaule pointée en direction du monologueur. Blablabla. Que des conneries. Mais sa dernière phrase capte ton attention. « On règle ça maintenant Micah. On règle ça toi et moi. » Tu pivotes ton corps dans sa direction. Tu ne peux plus te permettre de garder ta garde basse, maintenant. Il vient de te proposer un duel auquel tu n’as absolument pas envie de participer. Tu sens presque son odeur de tabac, maintenant. Tu déchires l’emballage de cacahuètes avec ta dent et tu craches le morceau de plastique au sol. Tu veux faire savoir à ton second que tes intentions n’ont jamais été de te battre. Tu sais qu’il veut te faire craquer, que son seul but et de te prouver que tu n’es pas un doux agneau comme tu souhaites le montrer maintenant que tu n’as plus besoin de donner des ordres. Tu n’as pas l’intention de le faire gagner. « Ton père a eu ce qu’il méritait. Il n’est plus là et tu peux choisir d’être celui que tu veux à présent. Fais en sorte de ne pas finir comme lui et tu auras gagné », t’avait-il dit quelques jours plus tôt. Ces paroles t’avaient marqué, bien plus que celles qu’il est en train de te cracher au visage à l’instant même. Mais tu réussis à ne pas réagir, le paquet de noix ouvert entre les mains. Tu te sens un peu bête de ne pas pouvoir les manger puisqu’il te manque une main. Tu avais oublié ce détail, trop concentré à faire semblant de ne pas être bousculé par sa rage soudaine. « Alors si tu veux me frapper, frappe-moi, venge-toi, fais ce que tu veux mais fais-le ! Tu veux me violer Micah ? Putain fais-le qu’on n’en parle plus ! » Tu plisses le regard en le fixant. Tu veux lui faire comprendre que tu le méprises, que tu n’es pas impressionné. Ses mots sont insensés, il patauge dans l’imbécilité. Alors tu bascules la tête sur le côté en observant ses traits. Tu comprends qu’il a besoin de se défouler. Mais il aurait dû le faire sur la voiture, comme toi. Tu te rapproches de lui bien assez pour entendre ses cils battre. Tu restes planté ainsi plusieurs secondes. Tu soulèves rapidement le bras pour lui donner l’impression que tu vas le frapper et, alors que son attention est dirigée vers ta main qui tient encore ta collation, tu redresses vivement ton genou pour le lui envoyer en plein dans l’entre-jambe. Tu utilises tes deux bras pour le maintenir recroquevillé et tu renvoies ton genou dans sa queue plus fortement. Tu te recules finalement alors qu’il s’effondre au sol, les deux mains plaquées sur ses futurs enfants. Tu le regardes de haut, ton expression faciale n’a pas changé. Quelques arachides sont tombées au sol pendant ton attaque mais ça ne t’empêche pas de porter le paquet à ta bouche et de te cambrer vers l’arrière pour accueillir quelques noix salées sur ta langue. En mâchant, tu marmonnes :

- C’est bon ? Je t’ai assez violé ? Car tu n’auras rien de plus.

Tu le contournes alors qu’il est toujours recroquevillé au sol. Tu te diriges vers le lit. Ton lit. Tu retires grossièrement tes chaussures et tu te laisses tomber contre le matelas qui accueille ton dos douloureusement. Il est aussi dur que de la roche.

- J’espère que tu apprécies le plancher car c’est avec lui que tu dormiras cette nuit.

Tu te sens l’âme assez généreuse pour lui envoyer un oreiller en plein dans la gueule. Cette fois, tu ne le rates pas.

- Au fait, je pense que j’ai gagné à ton petit jeu. N’essaye plus jamais de me défier de la sorte. Je ne suis pas comme mon père. Tu l’as toi-même dit. Bonne nuit.

Tu éteins la lampe et tu te roules sous les couvertures. Tu ne crains pas Blake pour une miette. Tu lui as broyé les couilles. Il ne risque pas de pouvoir se relever de sitôt.      
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