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 new-york. le bronx. blake&micah. part 1 (captain rogers)

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j!han
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
New-York. Le Bronx. Depuis quelques années, les forces de l'ordre parviennent à maintenant un certain équilibre dans les quartiers mal famés de la ville. Le Bronx retrouve un peu de sa splendeur malgré une mauvaise réputation. Il y a le Bronx que l'on présente aux touristes, sans risque avec des flics en patrouille, et puis il y a le Bronx qu'on oublie, qu'on ne veut pas voir. Où il vaut mieux éviter de se perdre. Si vous recherchez de la drogue, des armes ou des putes, c'est de ce côté qu'il faut se tourner, dans les profondeurs, dans les quartiers chauds. C'est là que les gangs se sont réfugiés pour qu'on ne stoppe pas leur commerce. C'est là que l'un des plus gros gang de New-York a posé ses valises et entend bien prolonger son séjour. Constitué de fiers New-Yorkais, il est tenu par une famille, une famille qui n'hésite pas à monter crescendo dans la violence pour garder le monopole sur la ville. Ils fournissent en drogue, en armes et ils n'acceptent pas de se faire voler la vedette. Il y a de la concurrence mais chacun reste de son côté, dans son quartier. Et si des règles sont mises en place, cela n'empêche pas les règlements de compte, les disparitions. Dans ce quartier là de la ville, on n'y vient pas par hasard, on évite de s'y balader et surtout, les flics n'y mettent pas souvent les pieds. Mais des tensions vont apparaître et entre deux gangs habitués à se faire la guerre, à s'entretuer et à régler leur compte à leurs façons, il ne peut en ressortir que de la violence et du sang.

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Blake Smith
J'ai 28 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, Etats-Unis. Dans la vie, je suis voleur professionnel et proxénète quand ça lui chante et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis toujours fourré sous les jupes des prostituées et je le vis plutôt à mon aise.



Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
Une demi-heure venait de s’écouler et Blake n’avait pas bougé le petit doigt. S’il était un impulsif, il savait se montrer d’une patience à toute épreuve. Il savait le faire quand il s’agissait de surveiller une cible pendant des heures, ce n’étaient pas quelques minutes qui allaient ébranler le calme qu’il s’obligeait à ressentir. Nonchalamment appuyé contre le mur en face de la porte de son patron, il fixait le battant, oscillant dangereusement depuis trente minutes entre l’agacement le plus total et l’amusement. Sa tête posée à même le papier peint ancien de cette vieille baraque du Bronx qui tombait en lambeaux, il réfléchissait à l’entretien qu’il avait eu avec le boss quelques heures plus tôt. Il était encore consterné et choqué parce qu’on avait exigé de lui et en même temps, franchement à deux doigts d’éclater de rire en imaginant la tête de Micah à cet instant précis. Après une demi-heure, son cher papa avait déjà dû aborder le sujet principal et ce pourquoi il avait convoqué son fils chéri. Et comme Blake était déjà au courant de tout ça, la situation le faisait rire. Et bouillonner tout en même temps. Il n’arrivait pas à choisir entre ces deux sentiments qui s’agitaient en lui. Pourtant, il avait eu le temps de digérer l’information depuis qu’il était sorti de ce bureau et il était allé au dojo pour frapper un sac avant de perdre la boule. Comme c’était un de ses gars qui avait merdé, c’était à lui qu’on refilait la sale corvée. Il y a avait deux terrains que le gang adverse n’avait pas le droit de toucher. La drogue et les armes. Ils se partageaient les trottoirs en termes de prostitution. Et son gang à lui n’avait pas le droit de s’approcher des combats clandestins. C’était le deal depuis des années et si l’un ou l’autre merdait, des morts étaient à déplorer de tous les côtés. C’était dit entre eux. Mais voilà, certains n’arrivaient pas à se tenir tranquille et un conflit avait éclaté après que l’un de ses types ait organisé un combat clandestin au sein de leur quartier. Et les choses avaient évidement dégénérées. Mais il y avait forcément quelque chose que son boss ne disait pas. Quelque chose d’essentiel. Puisque sans savoir pourquoi, ce n’était pas le gang tout entier qui avait été visé par les menaces des leurs concurrents mais directement le fils du patron. Ils voulaient frapper fort cette fois, montrer qu’ils ne rigolaient pas et éliminer les grosses têtes. Et Micah était celui qui devait un jour remplacer son vieux père qui commençait doucement à lui refiler tout ce qu’il pouvait. A un certain âge, l’homme devait être fatigué. Donc s’ils pouvaient avoir le fils, leurs ennemis frapperaient un sacré coup et si le père ne sortait plus guère depuis quelques années, ce n’était évidemment pas le cas de Micah qui était toujours fourré à droite et à gauche pour diverses raisons. Des raisons qu’il allait bientôt connaître, à son plus grand bonheur. S’il y a avait un moyen pour lui d’emmerder le grand bonhomme, il était certain d’être le premier à s’en réjouir. La porte s’ouvrit brusquement mais Blake ne fit pas un seul geste. Il attendit simplement que le trentenaire qui se tenait à présent en face de lui croise son regard et son sourire en coin de sale con arrogant. Et il n’allait pas se gêner. Micah avait un physique en tous points fait pour se battre. Il était clairement plus carré que Blake, plus épais et pourtant, ils avaient tous deux une façon bien différente de se servir de leur physique. Là où Micah pouvait sans hésiter écraser n’importe qui, il avait choisi de se montrer plus sournois et là où Blake ne tenait parfois pas la route, il avait choisi de rentrer directement dans le vif sans se poser de question. Il était la violence, Micah était la perversion. Et il le détestait pour ça. Il était le mensonge incarné, rien de ce qui sortait de sa bouche n’était vrai. Il l’avait vu à l’œuvre mais aurait préféré s’arracher l’œil que d’avouer qu’il était le meilleur menteur qu’il n’ait jamais vu. Ils n’avaient jamais pu s’entendre, se comprendre et aucun des deux n’aurait admis qu’ils se ressemblaient. Blake préférait nettement s’immoler que de l’admettre. Choisissant finalement la moquerie à l’agacement, il prit la parole, les bras croisés de manière désinvolte. « Papa t’as appris la bonne nouvelle ? » Un sourire en coin, faux au possible. Il adorait faire chier Micah avec son père et son statut de fils à papa. « J’vais tellement te coller aux basques que tu vas bientôt te convaincre que je suis ton ombre ! » Il annonçait la couleur. Il n’avait pas l’intention de le laisser filer, il avait bien appris ce que le chef lui avait dit, il n’allait pas lâcher Micah d’une semelle, il irait partout où le fiston poserait son cul. « J’espère que t’as un lit d’ami, je te préviens, je dors pas par terre ! J’emménage ce soir ! » Bien sûr, il allait lui filer le train jusqu’à chez lui puisque Micah ne vivait plus dans la demeure familiale sordide depuis des années, contrairement à Blake. Il désigna le sac qu’il avait préparé avec un sourire jusqu’aux oreilles. Finalement, faire croire à ce précieux prétendant au trône qu’il prenait la nouvelle avec enthousiasme le ferait bien plus chier que de montrer son véritable ressentiment face à cette idée. Mais il savait que l’amusement ne durerait qu’un temps. Il ne pourrait pas supporter Micah plus d’une semaine et inversement. Il savait d’avance que cette collaboration allait leur laisser des traces mais il n’était pas question pour lui de dire non à celui qui l’avait élevé et sorti de la rue.


@VAW.  Voilà pour nous :plz: J'espère que ça ira, si tu as des questions, n'hésite pas :plz: :plz:




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Micah
M. Summers

J'ai 32 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, USA. Dans la vie, je suis bon parleur et héritier du trône des Mantha et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, j'ai accès aux plus belles prostituées et je le vis plutôt bien.




Chris Evans ©️ VAW.
Tes doigts pianotent sur le bureau. Tu es concentré. Tu sais que le danger te guette depuis que quelqu’un a merdé dans le gang. Et c’est toi qui en paie le prix. Tu tentes toutefois de rester impassible face à ton vieux père qui t’explique d’une voix rauque que ta tête a un prix. Et ce prix est élevé. Il tire une latte. Il rejette la fumée par son nez. Il s’étouffe alors que l’odeur du tabac te serre la gorge. Tes deux yeux observent ton paternel de bas en haut. Tu sais qu’il n’est plus très jeune et que ses organes vont bientôt abandonner la lutte. Et ça sera à toi de prendre la couronne. Tu n’avais pas peur. Tu étais prêt. Mais tu n’attendais pas ce grand jour. Tu n’enviais pas ce moment où tu perdrais toute ta liberté et lorsque les responsabilités pèseraient sur ton dos jusqu’à ce que tu crèves à ton tour, trois pieds sous terre. Tu veux t’amuser le plus longtemps possible. Passer des nuits blanches au casino et voler l’argent à tous ces naïfs qui croient tes mensonges. Ressortir de là avec le double de tes mises et sourire au soleil qui t’annonce une belle journée.

- J’ai demandé à un de nos hommes de t’escorter jusqu’à ce que les hostilités ne cessent. J’aimerais aussi que tu te fasses plus discret. Évite de sortir. C’est pour ta sécurité.

Ton cerveau avait cessé de fonctionner au moment où tu avais compris qu’un homme allait te coller au cul pendant les prochaines semaines. Tu maintiens le silence. Mais tu bouillonnes de l’intérieur. Tu ne peux pas exploser devant ton père. Tu lui dois ça. Il t’a permis de grandir dans la fortune. Grâce à lui, tu as toujours pu manger à ta faim. Tu as pu nourrir ces muscles qui te permettent aujourd’hui t’intimider quiconque essayant de te barrer le chemin. Tes doigts cessent leur danse. Tu rapportes tes deux mains sur tes genoux, les dents serrées. Tu inspires doucement. N’importe qui pourrait sentir cette tension qui venait de s’élever dans le bureau. C’est d’une voix crispée que tu obéis, simplement.

- D’accord. Je ferai ce que tu me dis. C’est pour toi. Et pour le gang.

Alors tu te dresses sur tes jambes. Tu plonges ton regard dans celui de ton père tandis qu’il coince la cigarette entre ses lèvres minces et ridées. Tu hoches la tête en signe de respect. Tu lui dois la vie, à cet homme. Contre toute attente, le vieux se lève à son tour et s’approche de toi. Il te prend dans tes bras, te serre bien fort. Malgré la minceur de ses muscles, tu sens sa force. Tu sais qu’il avait la même carrure que toi lorsqu’il était jeune. Un mince sourire se dessine sur tes lèvres, tu lui rends l’accolade. Cette affection te déstabilise. Il n’a pas l’habitude d’agir ainsi. Tu comprends, alors; il s’inquiète pour toi. Il a peur de ne plus jamais croiser ton regard. Vous vous séparez, tu gardes ta main sur son épaule. Cette main sur laquelle est tatouée les os de ton squelette. De ton radius et ton cubitus à tes phalanges. Puis tu pinces tes lèvres avant de te diriger vers la sortie. Tu sens ses yeux vitreux rivés sur toi tandis qu’il prend une autre gorgée de fumée. Tu sors, en fermant doucement la porte derrière toi. Tu sembles calme. Bien plus que d’habitude. Mais ta vraie personnalité se ranime lorsque tu vois Blake, dressé juste devant toi, les bras croisés sur sa poitrine. Tu comprends rapidement qu’il sera ton garde du corps. Il a les muscles et la carrure pour ça. Et la violence. « Pitié. », tu murmures. Tu lèves les yeux au ciel en serrant les poings. Tu préfères ne pas regarder ce petit sourire vantard qui décore les lèvres de cet agaçant gamin. Tu le contournes en ignorant complètement ses paroles. Tu profites de ta proximité avec lui pour le bousculer avec ton épaule. Tu veux bien lui faire comprendre que ça ne te fait pas plaisir de le voir. Et tu t’arrêtes lorsqu’il reprend la parole. Tu te tournes vers lui, arborant un faux sourire cruel.

- Je t’emménagerai une niche dans la cour. Pour le reste, tu t’arranges. Je ne te donnerai pas une miette de nourriture. Je ne gaspillerai pas mon argent pour un pitbull comme toi. Et, si par malheur tu me touches, je te ferai rencontrer le couteau que j'utilise pour trancher la viande. C'est clair ?

Et tu tournes les talons, n’ayant pas l’intention de l’écouter à nouveau. Son contrat était de te protéger. Pas de te raconter ses vacances. Tu te diriges vers l’extérieur de la maison sans regarder une seule fois derrière toi. 
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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
Il s’attendait à la réaction de Micah. En réalité, il s’attendait à quelque chose de plus brutal, sans trop savoir pourquoi. Il avait pris l’habitude de leurs échanges houleux, violents, parfois sanglants. Et que le grand fiston prenne la situation aussi bien en apparence avait de quoi le surprendre. Mais il n’aurait pas dû. Micah était passé maître dans l’art de la dissimulation et il sentait bouillonner en lui ce qu’il ne montrait pas. Il avait appris à le connaître et il savait le provoquer mieux que personne. Il était un des rares à pouvoir se vanter d’avoir goûté à ses poings, ce qui était pour lui un privilège. Folie quand tu nous tiens. Lorsque son plus grand ennemi au sein du gang fit un pas en avant pour amorcer son mouvement dans le couloir, il se détacha aussitôt du mur, ne s’offusquant pas un seul instant d’avoir été royalement ignoré. Il ne tenta pas d’esquiver le coup d’épaule qu’il crut bon de lui donner en passant près de lui et il serra les dents. Il ne pouvait certainement pas taper sur le fils de son boss à qui il devait tant alors que ce dernier était encore assis dans la pièce d’à côté. Mais Micah ne perdrait rien pour attendre. Il n’y avait pas plus rancunier que Blake. Il ne le laissa pas prendre une seconde d’avance et comme il venait de le promettre, il le suivit comme si son sillage l’avait soudain aspiré. Il n’en n’oublia pas de récupérer son maigre sac de voyage. - Je t’emménagerai une niche dans la cour. Pour le reste, tu t’arranges. Je ne te donnerai pas une miette de nourriture. Je ne gaspillerai pas mon argent pour un pitbull comme toi. Et, si par malheur tu me touches, je te ferai rencontrer le couteau que j'utilise pour trancher la viande. C'est clair ?. Il ne s’attendait pas à ce qu’il s’arrête aussi vite après avoir démarré et il se stoppa à temps pour éviter de lui foncer dessus comme un sombre crétin. Son sourire cruel était un reflet de celui qu’il avait arboré quelques instants plus tôt. Il resta une seconde interdit devant ses paroles. « Attends tu ferais ça ? Fais gaffe, je vais finir par croire que tu m’aimes bien ! » Il lui adressa le même sourire, parce qu’il ne s’attendait certainement pas à ce que Micah fasse ne serait-ce que l’effort de lui aménager une niche. Ils avaient une si basse opinion l’un de l’autre que l’idée qu’il le traite comme un chien était presque un acte de gentillesse de sa part. Mais il ne prenait jamais ses acquis. « C’est adorable de t’inquiéter mais j’arrive à me nourrir seul, je te trouve plein de considération ce soir, papa t’a demandé d’être gentil avec ton garde du corps ? » Il releva le menton. Ils savaient tous les deux que l’un comme l’autre était à la solde du patron. Ils exécutaient ses ordres et particulièrement Blake mais il était payé pour ça et la plupart des recettes qu’il ramenait lui revenaient donc il n’avait pas vraiment le choix. Il se fichait bien que Micah ait repris la route aussitôt sa tirade terminée, il n’avait pas l’intention de le laisser filer. Il allait passer son temps à lui coller au cul, il allait finir par s’y habituer. En réalité, Micah prenait la situation mieux que ce qu’il l’aurait voulu. Même s’il était évident qu’il n’était pas ravi de la collaboration, il n’en montrait rien et il en aurait été presque déçu. Non, en fait, il était carrément déçu. Si bien que c’était sa propre colère qui commençait à le submerger. Parce que lui n’arrivait pas à maîtriser ses nerfs aussi bien que cet idiot. Il savait déjà qu’il allait squatter son canapé et il se fichait bien de l’avis de Micah sur le sujet. « Tu sais que tu serais plus en sécurité ici, tu devrais songer à revenir t’installer ! » Oh, la sécurité de Micah était devenu son principal problème depuis quelques heures seulement et ce n’était pas de la considération mais un aspect pratique qui l’aurait bien arrangé et qui lui aurait évité de déménager pour quelques semaines. Il pensait également à tout ce qu’il n’aurait plus le droit de faire pendant quelques temps et cela continuait de le foutre en rogne. Mais il avait cette habitude de parler pour emmerder son monde. S’il était quelqu’un de froid et la plupart du temps plus enclin à frapper qu’à causer, il n’avait pas la première option avec Micah, il fallait bien qu’il établisse quelques règles. Il finit par le dépasser légèrement parce qu’il n’était pas un gentil toutou bien élevé, il avait des comptes à régler. Il se stoppa devant Micah pour l’obliger à faire de même et planta son regard dur dans le sien. « Je sais qu’on t’as recommandé la plus grande prudence et je sais que tu ne feras rien pour changer tes habitudes mais je te préviens, ton père compte sur moi et si tu me complique la vie, faudra pas t’étonner que ça pète. Et si tu veux pas que je te touche, tu me touches pas. » Ca allait dans les deux sens, il ne se laisserait pas malmener sans riposter. « Je suis pas encore ton larbin, essaie de pas l’oublier. Il savait qu’il ne le serait jamais. Aussitôt son père mort et Micah à la tête du gang, il ne ferait pas long feu. Il en avait parfaitement conscience mais en attendant, il n’était pas un chien chien fait pour le contenter mais il était là pour le protéger. Il n’avait pas l’intention de le lui répéter. Il finit par s’écarter avant que la confrontation ne dégénère. Ce n’était pas dans ses habitudes de laisser passer mais il avait un travail et maintenant qu’il avait dit ce qu’il avait à dire, il pouvait continuer à le suivre sans faire d’histoire.




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Chris Evans ©️ VAW.
Tu n'étais pas le genre de mec qui aimait s’éterniser dans de longues conversations sans but et sans sens. La plupart du temps, tu concluais une discussion en fermant la gueule de ton interlocuteur d’une simple tournure de phrase menaçante. La plupart du temps, ça fonctionnait. Sinon, tu pouvais toujours miser sur ton physique imposant pour clouer les lèvres de ceux qui t’agacent avec leurs paroles insipides. Nul besoin de les frapper. Simplement leur donner l’impression que tu vas le faire. Rares sont les personnes qui goûtent tes phalanges. Tu sais te contenir. Du moins, mieux que d’autres membres du gang. L’exemple le plus facile à citer est évidemment Blake. Deux poings serrés, des biceps gonflés, mais peu d’opérations exécutées dans la cervelle. Tu lui en avais déjà collé une, à lui. Et t’avais eu l’impression qu’il avait aimé ça. Par dégoût, tu t’étais promis de ne plus jamais le faire. Loin de toi l’idée de le faire gagner à nouveau. « Attends tu ferais ça ? Fais gaffe, je vais finir par croire que tu m’aimes bien ! » Tu ne bronches pas. Te déstabiliser avec des mots est difficile. Tu connais toutes les répliques sur le bout des doigts. Tu n’es jamais surpris par ce qu’on te répond. Souvent, tu imagines de bien meilleures réparties qu’on aurait pu t’envoyer. Et ça te fait rire. T’es certain d’être le meilleur en la matière. Tu es égocentrisme et tu le sais. Tu continues ta lancée, en direction de ta voiture stationnée juste devant la maison de ton père. Et tu ignores encore ses prochaines paroles. Tu sais bien que beaucoup pensent que t’es un fils à papa mais ça t’importe peu. Tu n’y peux rien si ton père est celui qui dirige les opérations. Tu n’as jamais demandé à naître dans cette famille. Et Blake n’a probablement jamais demandé à naître aussi cinglé. Le pauvre. Tu connais son histoire. Tu te souviens de son arrivée. Tu avais dix-neuf ans. Tu étais encore jeune, lui beaucoup plus. Et jamais tu ne l’avais apprécié. Il t’avait volé ton père l’espace d’un instant. Juste assez longtemps pour que tu entres dans la vingtaine aux côtés d’une haine résistante qui allait définir ta relation avec lui pour le restant de tes jours. Et voilà que, aujourd’hui, on lui assignait le rôle de garde du corps. Une tâche apportant une promesse : tu ne seras pas débarrassé de Blake de sitôt. Tu sors tes clefs de voiture de tes poches et tu les fais danser entre des doigts, comme tu as l’habitude de faire danser les jetons au poker. Tu arrivais presque à complètement oublier la présence de ton garde du corps lorsqu’il se remet à te causer. Ta mâchoire se serre; un peu plus et tes dents cassent. Dans un souffle désintéressé, tu lui réponds sans interrompre ton élan vers ta voiture :

- Tu penses ? Je serais plus en sécurité là où me chercher en premier ? En plein milieu du quartier général ? Merci pour le conseil.  

Tu pouffes d’un rire faux et inquiétant. Tu n’as pas l’intention d’aller réellement chez toi. Tu n’es pas aussi stupide. Tu as une deuxième maison un peu plus loin, hors du quartier de Bronx. Tu ne t’y rends qu’occasionnellement. Seul ton père est au courant pour cette deuxième habitation. Tu l’utilises lorsque tu veux la paix et tu t’y rends avec ta seconde voiture. Une toyota noire complètement banale qui se camoufle facilement dans la foule au-dessous du salaire moyen. Tu t’arrêtes vivement lorsque le garçon tatoué vient te barrer la route. Tu plonges aussi ton regard dans le sien, l’air complètement neutre. Tu écoutes ses paroles en haussant un sourcil tandis qu’un sourire malin soulève le coin de tes lèvres. Il se croit vraiment tout permis. Il comprendra sa leçon, un jour. Alors, tu fais exprès de bafouiller son nom pour lui signifier qu’il n’est à rien à tes yeux.

- Très bien, Mike. Je suis très content d’apprendre que tu tiens à ma survie. Mais sache que c’est toi qui te complique la vie. Tu pourrais simplement te fermer la gueule et tout irait pour le mieux. Je sais prendre soin de moi. Tu n’es là que pour prendre la balle à ma place. Mon père t’a donné ce travail parce qu’il préfère te perdre toi plutôt que moi. Ravi de savoir que tu prends ton travail à cœur.

Alors, sachant très bien qu’il venait de t’interdire de le toucher, tu lui tapes fermement l’épaule comme le ferait un ami. Et tu le contournes à nouveau en ayant l’intention de finalement rejoindre ta voiture pour te perdre dans tes pensées en conduisant. Au fond de toi, tu priais pour que ta compagnie épouse le silence pendant la balade. Qu’il te laisse tranquille ne serait-ce que pour une petite heure.        

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Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


stephen james ©️ NOM CRÉATEUR
« - Tu penses ? Je serais plus en sécurité là où me chercher en premier ? En plein milieu du quartier général ? Merci pour le conseil. » Et tout le monde le prenait pour le génie du gang ? Il secoua la tête parce qu’il connaissait déjà la réponse. Mais il n’y avait pas d’endroit plus sûr que le quartier général puisqu’il était surveillé et que malgré la folie de leurs ennemis, ils ne seraient jamais assez débiles pour venir les cueillir directement dans leur quartier. Mais il n’avait pas envie d’argumenter parce que tenter de discuter avec Micah, c’était essayer de causer avec un mur. Il n’avait pas de salive à gaspiller. De toute manière, le jeune apprenti chef ferait absolument tout pour lui compliquer la vie et il le savait. Il était déjà question qu’il arrive à accepter sa présence à tout instant dans les prochaines semaines, une tâche qu’il savait difficile. Il était partagé entre son envie de l’envoyer se faire foutre et son besoin qu’il coopère un minimum. Si Micah décidait de partir sans lui et que quelque chose lui arrivait, il savait qu’on le lui ferait payer. Les gangs ne pardonnent pas, pas même à ceux qu’ils ont élevé et le jeune garçon avait beau être là depuis son adolescence, le patron ne ferait pas dans la dentelle s’il perdait son fils alors qu’il était sous sa protection. Blake avait de plus en plus le sentiment que le père du gang faisait ça pour le tester. Il était un impulsif, c’était bien connu de tous et il ne supportait pas qu’on tente de le dominer et pourtant, il l’acceptait de la part du chef, parce qu’il avait ce poids sur lui. Il était le seul à connaître toute son histoire et il savait qu’il n’en avait jamais rien dit à personne. Pourtant, il ne faisait pas le poids face à son héritier et il le savait parfaitement. Personne n’avait besoin de lui dire. En revanche, il fallait qu’il pose les choses à plat et qu’il fasse comprendre à Micah qu’il n’était pas une serpillère sur laquelle il allait pouvoir se torcher les pieds. Et face à son aîné, il n’avait jamais flanché. « - Très bien, Mike. Je suis très content d’apprendre que tu tiens à ma survie. Mais sache que c’est toi qui te complique la vie. Tu pourrais simplement te fermer la gueule et tout irait pour le mieux. Je sais prendre soin de moi. Tu n’es là que pour prendre la balle à ma place. Mon père t’a donné ce travail parce qu’il préfère te perdre toi plutôt que moi. Ravi de savoir que tu prends ton travail à cœur. » S’il n’y avait pas ajouté une accolade amicale, Blake aurait pu en rire. Seulement, il détestait qu’on le touche et ce depuis des années, depuis son adolescence en réalité. Il ne supportait pas le contact physique autre que celui d’un poing rencontrant une joue et le problème pour un impulsif comme lui, c’était que ça se voyait parfaitement. Son poing se resserra à nouveau tandis que Micah le dépassait et il fit aussitôt volte-face pour continuer à le suivre. Il inspira une minute le temps qu’ils rejoignent la voiture du plus vieux. Il allait devoir apprendre le self-contrôle pendant ces semaines de boulot supplémentaires. Il allait devoir supporter Micah parce qu’on lui avait ordonné et parce qu’il n’avait pas le droit de l’amocher. Il n’avait pas le droit de le tuer lui-même, ce qui lui compliquait grandement la vie. Mais Micah faisait erreur s’il croyait qu’il était prêt à prendre une balle pour lui. C’était probablement sa plus grosse erreur. Il tira la portière une seconde après que Micah se soit engouffré dans la voiture. Il avait l’intuition profonde qu’il devrait toujours agir avec vivacité s’il ne voulait pas se faire semer. Mais heureusement, réflexe et vivacité étaient de très grandes connaissances. Il s’assit sur le siège et malgré l’habitacle spacieux, il fit exprès de faire passer son sac à l’arrière en prenant soin de faire chier Micah un maximum en lui collant sur la tronche le plus possible. Un véritable gamin à l’école primaire. Il prit son temps pour faire passer sa charge de l’autre côté de leur siège et une fois installé, il finit par prendre son aise dans la voiture. « Tu sais, t’as raison, je vais pas me compliquer la vie. Je vais te laisser faire ta vie et fermer ma gueule. » Il posa sa tête sur l’appui-tête, un sourire se dessinant doucement sur ses lèvres. Il semblait en pleine reddition. « Ah non merde attends, ça, c’est ce qu’un Mike dirait probablement. Quand on s’appelle Mike, on dit forcément ce genre de trucs. Et un Mike prendrait probablement une balle à ta place. C'est que ça doit pas être facile de s'appeler Mike! » Son sourire flottait sur ses lèvres tandis que sa nouvelle façon de prendre la situation le grisait. Il avait envie de faire chier et il savait les nerfs de Micah en acier. Il savait donc qu’il causait à un mur mais il n’avait pas fait vœu de silence. Il tira d’ailleurs une cigarette de sa poche tout en entrouvrant la fenêtre. Il ne s’était pas attaché. Quand on vit dans le Bronx, on apprend à sortir d’une voiture aussi vite qu’un flic en mission et surtout, on comprend vite que se détacher pour échapper à ces mêmes flics est plus pratique sans ceinture de sécurité. De toute manière, il fallait bien qu’il meurt de quelque chose. « Alors, c’est quoi le programme de ce soir ? » Il alluma sa cigarette et tira dessus le plus rapidement possible tout en glissant un pied sur la tablette devant lui. Quitte à emmerder son monde, autant que ce soit jusqu’au bout. Il ne savait pas ce que Micah avait prévu et l’idée qu’il le lui dise ne l’effleurait même pas. Il s’attendait même à le voir allumer le poste radio assez fort pour ne plus l’entendre jacasser. Il finit par tourner les yeux vers la route pour essayer de situer l’endroit où ils allaient atterrir. Blake n’avait pas beaucoup d’idée des activités de Micah dans le monde du gang et même en dehors. Il retrouvait peut-être une femme qui ne serait pas ravie de voir débarquer un garde du corps. Ou il repartait pour un tournoi de poker. L’inconnu avait cette tendance à le griser.




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Micah
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J'ai 32 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, USA. Dans la vie, je suis bon parleur et héritier du trône des Mantha et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, j'ai accès aux plus belles prostituées et je le vis plutôt bien.




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Que le quartier général soit surveillé ou pas, ça ne changeait rien. Une armée complète ne peut rien faire contre un simple sniper bien caché dans un recoin sombre. Et, une fois la gâchette enfoncée, c’est terminé. Une balle, un crâne, un homme en moins. La meilleure solution dans un cas comme celui-ci, c’est de te cacher là où aucun sniper ne peut viser ta tête. Là où personne ne peut te trouver. Dans ta maison secondaire, à l’extérieur du Bronx. Elle était plus petite, certes, mais elle faisait le boulot. Tu y avais emménagé une salle de gym. Il faut bien que tu entretiennes ces muscles si tu veux conserver ton statut de futur chef. Tu viens t’atteindre la trentaine. Tu n’es plus aussi jeune. Et tu le sens. Tu dois faire deux fois plus d’efforts qu’avant. Souvent, ton énergie de jeune adulte te manque. Mais tu te dis que tu dois en profiter avant de prendre tes premières rides et avant de trouver ton premier cheveu blanc. Et encore, tu as de la chance. Ta génétique est excellente. Ton père a su garder la forme jusqu’à soixante ans. Il n’a commencé la prise de médicaments que depuis huit ans, si tes calculs sont exacts. Tu t’en souviens comme si c’était hier. Il t’avait convoqué dans son bureau, en seul à seul. Et il t’avait avoué que son corps commençait à quémander le repos. Et il se sentait humilié. Tu l’avais rassuré du mieux que tu avais pu. En utilisant les mots que ta mère t’avait murmuré avant de partir. « Tout ira bien. Laisse la vie te guider. Elle ne te veut que du bien. Tu t’épuiseras davantage en essayant de contrer le courant. » Et il t’avait fortement tapé l’épaule avant de te demander de ne plus jamais parler comme une fille. T’avais ri. Lui aussi. Puis la discussion s’était close sur l’ouverture d’une bouteille de fort.  

Tu savais qu’un volcan était en train de bouillir dans les tripes de Blake. Tu l’avais assez côtoyé dans le passé pour savoir qu’il était impulsif et bagarreur. Et ça t’amusait d’en ajouter des couches, sachant qu’il n’avait pas le droit de t’en coller une. Tu devais bien puiser un peu de plaisir au travers ses défauts pour supporter les prochains jours à venir. Tu savais qu’un véritable enfer t’attendait. Tu ne pensais pas un instant être capable d’endurer sa présence vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et encore, tu priais pour qu’il ne t’assiste pas dans ta douche. Enfin, tu atteins ta bagnole. Une corvette blanche. Tu t’es fait plaisir cette année. Mais ça te désole de savoir que tu vas devoir la ranger dans ton garage et ressortir ta Toyota. Tu n’allais pas trainer; tu devais rapidement te rendre chez toi pour éviter d’offrir une trop grande occasion aux ennemis de te voir dans ta voiture de luxe. Elle était connue, cette corvette. La corvette du fils du grand patron. Un vrai prestige. Tu te glisses derrière le volant et tu attends que ton compagnon forcé s’installe à son tour. Un léger grognement fait vibrer ta gorge lorsqu’il t’envoie son sac en plein dans la tronche. Tu détournes les yeux vers l’extérieur en portant ta main à ta barbe. Tu la frottes un instant en reprenant ton calme. Puis, tu démarres. Le moteur fait trembler les sièges. Un petit sourire fier se dessine sur tes lèvres. Sourire que tu perds immédiatement lorsque Blake se permet à nouveau de parler. Tu serres le volant entre tes mains et tu poses le pied sur la pédale, faisant exprès de démarrer brusquement pour clouer le garçon dans le fond de son siège.

- Je vois que je t’ai vexé en te débaptisant. C’est adorable. Veux-tu que je te demande pardon ?


Tes deux yeux sont rivés sur la route. Tu es prudent, derrière le volant. Tu attires déjà bien assez l’attention avec la marque de ton bolide. Il vaut mieux que tu respectes les limites de vitesse. La dernière chose que tu veux c’est le nez d’un policier dans tes affaires. Tu remarques du coin des yeux que Blake se permet une cigarette. Tu ne réagis pas tout de suite. Tu préfères jouer avec le feu. Il pose son pied sur la tablette, prenant ses aises. Tu inspires, expires. Tu attends le bon moment de lui faire regretter. Au moment où ce dernier s’interroge sur la programmation de la soirée, le feu de circulation passe au jaune. Tu freines violemment. Le garçon n’étant pas attaché, il se prend son propre genou violemment en plein dans le nez. Avant qu’il puisse se rendre compte de ce qu’il venait de se passer, tu prends la cigarette qu’il avait échappée sous l’effet du choc et tu la lances par ta fenêtre.

- J’ai oublié de te mentionner qu’on ne fume pas ici. Ni chez moi, d’ailleurs.


Tu sais très bien que le nez de Blake est ensanglanté. Il s’est pris son genou à soixante kilomètres par heure. Mais tu ne le regardes pas. Tu veux lui montrer à quel point tu t’en fiches de son état. Le feu passe au vert, tu redémarres très doucement. Tu fais bien exprès d’adopter une conduite exemplaire. Tu passes ton bras à travers ta fenêtre et tu laisses le vent glisser entre tes doigts écartés.            

     

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Blake Smith
J'ai 28 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, Etats-Unis. Dans la vie, je suis voleur professionnel et proxénète quand ça lui chante et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis toujours fourré sous les jupes des prostituées et je le vis plutôt à mon aise.



Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


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Il y avait des batailles gagnées qui valaient bien quelques sacrifices. Prendre sur lui et faire comme si la situation était normale, c’était bien sûr le meilleur moyen de voir la carapace de Micah se fissurer doucement. Et il aimait le voir prendre sur lui comme lui le faisait. Le voir serrer ses mains autour de son volant, ses micros réactions le réjouissaient parce qu’il avait les mêmes et qu’il se sentait moins seul à prendre la situation aussi mal. Il n’avait pas à souffrir de son côté sans en faire profiter son aîné. Il n’était pas aussi égoïste. Il pouvait se montrer d’une incroyable générosité quand il s’y mettait. Et même si la conduite de Micah pouvait laisser à désirer, il n’allait pas lui faire le plaisir de s’en plaindre. Il ne se permettait pas une remarque sur le modèle de connard arrogant qu’il trimballait partout, une voiture bien visible, il aurait tout aussi bien pu lui mettre une cible dans le dos que l’effet aurait été le même. « - Je vois que je t’ai vexé en te débaptisant. C’est adorable. Veux-tu que je te demande pardon ? » Il tourna légèrement la tête vers Micah, un sourire désabusé aux lèvres. « Ca pourrait finir par me toucher cette attention que tu as pour moi depuis tout à l’heure, si j’en avais seulement quelque chose à foutre de ce que tu penses de moi. » Il ne l’avait pas vexé, il s’en fichait pas mal qu’il ne retienne pas son prénom, il savait qu’il le faisait pour l’énerver, il n’était pas idiot. Ils avaient passé des années ensemble, et ils en étaient encore à se faire des petites blagues de collégiens. Finalement, aucun n’avait vraiment mûri quand il était en contact avec l’autre. Il prit ses aises mais que Micah cherche à se venger, cela ne l’étonnait pas. En revanche, il devait bien reconnaître que le coup du feu, il ne l’avait certainement pas vu venir. Il eut le réflexe tout de même de s’appuyer au tableau de bord avec sa main gauche mais il n’eut comme résultat que son genou dans le nez et sa main à moitié pétée. Il porta immédiatement sa main droite, qui venait d’être privée de sa cigarette à son nez pour évaluer les dégâts. La douleur, il ne la ressentait plus. C’était la raison pour laquelle il la cherchait sans cesse. Ce n’était pas un nez amoché qui allait lui faire peur, tant qu’il n’était pas cassé. Et ce n’était pas le cas. En revanche, il saignait. Il eut un regard sur sa gauche pour voir Micah redémarrer doucement et faire comme si de rien n’était. Et il eut un ricanement. Probablement pas la réaction la plus saine à avoir quand on vient de se faire défoncer le nez par son propre genou mais peut-être la micro perte de sang venait-elle de lui faire définitivement perdre la boule. Il continuait de saigner dans sa main et il finit par ouvrir la fenêtre pour passer sa main sur la carrosserie. Sa main ensanglantée bien sûr. « Je t’ai jamais dit, j’adore la couleur de ta caisse mais j’ai toujours trouvé qu’elle manquait de fantaisie ! » Il finit d’essuyer ses doigts couverts de sang sur la peinture rutilante de la magnifique voiture de l’emmerdeur de première qui se trouvait toujours au volant. Il ne l’emporterait pas au paradis. Il finit par se retourner vivement pour attraper son sac, non sans s’appuyer sur l’épaule de Micah au passage quand il prit un virage serré. Exagérant les effets de la gravité, il se pressa entre les deux sièges et contre son épaule pour attraper un paquet de mouchoirs dans la poche avant de son bagage. « Au cas où ça t’intéresserait, j’en ai foutu partout, t’as un larbin qui te la nettoie bien j’espère ! » Il avait pris soin d’en mettre sur son siège au passage. Il savait que Micah ne nettoyait pas lui-même sa voiture mais les tâches de sang, ça pouvait être coriace à faire partir et qui était l’abruti qui souriait en entendant le moteur de sa voiture vibrer ? Il ne comprendrait jamais l’obsession de sa race pour les joujoux de ce genre.  Il allait en rajouter une couche comme on à son habitude quand un détail à l’extérieur de la voiture finit par attirer son attention. Il plissa légèrement les yeux en se remettant à sa place et jeta un œil au rétroviseur. Il l'avait repéré quelques minutes plus tôt mais venait d'en avoir la confirmation. « Hé l’as du volant, on est suivis, je sais pas où tu comptais aller mais faut faire un détour ! » Il s’appuya contre son siège, le dos bien droit contre le dossier cette fois, oubliant qu’il avait toujours envie de fumer et qu’il avait encore le nez qui le démangeait. Il remonta sa vitre assez rapidement tout en continuant à jeter un œil dans le rétroviseur. Il se contorsionna pour chopper également l’arme qu’il bloquait dans son pantalon en permanence et désigna le rétroviseur d’un signe de tête. « Voiture noire, vitres teintées, pas très original pour une filature. » L’adrénaline commençait doucement à lui parcourir les veines, comme il adorait qu’elle le fasse. « Ils ont pas perdu de temps ! » Les menaces reçues par le gang dataient de moins de deux jours. Ils étaient rapides pour les mettre à exécution. Son sarcasme, sa folie apparente venaient de disparaître comme par magie. Il n’y avait plus trace d’amusement sur ses traits. Il n’était pas inquiet, simplement concentré. Il y a plusieurs façons de traiter ce genre de chose mais il n’était pas au volant et il n’avait pas le contrôle de ce que Micah allait faire. Lui donner des ordres, lui suggérer une marche à suivre serait comme de pisser dans un violon, il ne l’écouterait pas et ferait l’inverse de ce qu’il lui recommanderait. Tout ce qu’il avait à faire, c’était attendre de voir ce qu’il décidait et s’apprêter à tirer quand il le pourrait. Céder le contrôle à quelque lui paraissait inconcevable mais il n’avait pas vraiment le choix. Il ne s’était pas attendu à ce qu’ils soient si vite pris en chasse. Mais cela semblait logique qu’ils profitent du moment où Micah serait sur le point de changer ses habitudes. Ils n’avaient qu’une seule occasion et c’était celle-ci.




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On te comparait à une tortue. T’as une carapace épaisse qui empêche les autres d’atteindre ta chair, ton cœur. Des centimètres de pierres te séparent de l’extérieur. On t’ébranle difficilement. T’as appris à bâtir cette barrière après toutes ces années à côtoyer le marché noir des armes et de la drogue. Le secteur des putes, tu ne t’en es jamais occupé. T’as jamais voulu poser ta main là. Les femmes sont trop compliquées. Gérer des armes c’est bien plus reposant. C’est la même comptine; récolter, payer, revendre, profiter. C’est pareil pour les drogues. Et, l’avantage, c’est que tu peux te glisser quelques plants dans les poches. Tu as le droit. T’es le fils du patron. Tu ne te caches même pas quand tu le fais. T’es comme ça. T’es un fraudeur. Tu ne peux pas t’en empêcher. T’as été élevé ainsi. T’as appris à déjouer les règlements sans te faire coincer les doigts. T’es le meilleur dans ton domaine. On te propose des miettes de pain, tu repars avec une miche entière. Ton expertise en la matière t’empêche d’apprécier la compagnie. Tu déteste savoir que quelqu’un peu espionner tes faits et gestes pour comprendre tes trucs, des coups. N’importe quel garde du corps t’aurait déplu. Mais t’avais l’impression que ton père voulait tester ta patience en te refilant le plus désagréable. Il était au courant pour ta haine envers Blake. Mais, étant le chef, il faut apprendre à passer outre la première apparence car les meilleurs se cachent souvent sous une carapace. Comme toi.

Tu lèves les yeux au ciel à la répartie ennuyante de ton garde du corps. Tu as bien envie de t’arrêter sur le bord de la route pour le laisser terminer le voyage à la marche. Mais ton père serait déçu de l’apprendre. Tu es davantage en danger derrière le volant de ta Corvette. Tu ne veux pas mettre ta vie en danger pour un simple caprice immature. Tu dois te rendre le plus rapidement chez toi pour changer de véhicule et ainsi devenir invisible. Tu ne réponds rien à Blake. En gardant le silence, tu lui envoies quand même un message; Ferme. Ta. Gueule. Tu n’avais plus envie de gaspiller ta salive pour lui. Tu devais te garder un peu d’inspiration pour plus tard, lorsque tu seras obligé de lui adresser la parole.

Tu es fier de toi. Il ne s’y était pas attendu, à cet arrêt brusque. Et encore, tu ne faisais que te remettre en forme. Tu avais bien plus d’idées que tu voulais garder pour plus tard. T’allais faire de sa vie un enfer. Il priera pour se faire tuer à la tâche pour enfin être libéré de ta présence exécrable. Tu remarques du coin des yeux qu’il ouvre sa fenêtre au maximum. Tu comprends en quelques secondes ses intentions. Tu lui lances un regard noir mais tu reposes rapidement tes yeux sur la route. Tu ne veux absolument pas faire un accident. Tant d’efforts avaient été placés pour assurer ta survie. Ce serait ridicule que tu finisses dans un fossé, le crâne éclaté contre le pare-brise. Alors tu te dis que ce n’est pas si grave. Ce n’est qu’une voiture. Ça se lave. Ce n’est pas comme ça que Blake réussira à te faire craquer. T’avais bien remarqué que c’était son but ultime, de te faire craquer. Il veut avoir le mérite d’avoir brisé ton calme. Si peu de gens ont réussi. Et ces quelques gens se sont ramassé à l’hôpital. T’es une brute dissimulée sous un filet de soie. Une jolie carapace de tortue qui cache un dragon enragé. Tu grognes lorsque le gamin fait encore exprès de t’écraser avec son poids. Tu secoues la tête, désespéré. Tu le repousses vivement avec ton bras pour qu’il se rassoit sur son siège. Puis quand il essaye une nouvelle fois de te faire perdre le contrôle, tu le regardes un instant avec un grand sourire sadique.

- Ça aura valu le coup. Quelques taches de sang pour un si beau spectacle.


Tu exécutes un virage. Tu es presque rassuré d’entendre les prochaines paroles de Blake. Il avait remarqué, lui aussi. Tu l’avais vue, cette voiture, lorsque tu avais freiné brusquement. Elle avait passé proche de te foncer dans le cul. Et, depuis, elle te collait au derrière. Et tu te doutais que ce n’était pas pour te reprocher ton arrêt vif à la lumière.

- Merci, Sherlock. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.

Tu avais dit ça d’un ton sarcastique. Tu voulais lui faire comprendre qu’il ne t’avait pas appris la nouvelle. Tu regardes souvent dans ton rétroviseur; t’es un conducteur modèle. Tu tournais en rond depuis quelques minutes, déjà. Et la voiture n’avait cessé de te suivre. T’en étais certain; ils voulaient ta tête. Tu changes de voie. T’as l’intention de prendre le prochain tournant pour t’arrêter à une station de service positionnée juste après un viaduc qui surplombe un petit fleuve.  

- Pourquoi changer une formule gagnante ?

Tu ne peux pas voir leurs visages à cause des vitres teintées; c’est tout à leur avantage. S’ils te ratent, ils ne risquent rien. Tu as bien remarqué que Blake semblait plus sérieux. Sur le coup, ça te rassurait. Il comptait bel et bien te protéger. Et il avait une arme. Minuscule, certes, mais fonctionnelle. Tu regrettais de ne pas avoir accès à la mitraillette dans le coffre de ta bagnole. Enfin, tu approches le viaduc. Tu roules plus vite que d’habitude. Tu veux créer une certaine distance entre toi et les agresseurs pour avoir le temps d’entrer dans la station de service. Tu avais un plan. Une de tes connaissances travaillait là. Il possédait une arme sous son comptoir. Et il ferait n’importe quoi pour un peu d’argent. Tu engages un dernier tournant pour finalement atteindre le viaduc. Mais les hommes derrière profitent de l’angle pour tirer un premier coup dans la vitre. Coup qui frôle le front de Blake et qui termine sa lancée dans ton siège. Tu lances un juron. Tu entends un autre coup de feu qui atteint ton poignet. Tu gémis, tu perds le contrôle. La voiture patine, dérape. Elle glisse jusqu’au bord du viaduc. Et vous tombez. Vous êtes entraînés dans une chute de cinq mètres et l’eau vous accueille violemment. C’est à ton tour de te prendre le volant dans le nez. Le fleuve n’est pas profond. Vous ne risquez pas la noyade. Ce que vous risquez, c’est des coups de feu dans vos têtes, par en haut.

- Sors de là !

Tu défonces ta portière. Par chance, la voiture n’est pas submergée et le courant n’est pas assez fort pour te faire obstacle. Tu touches le fond de l’eau avec tes pieds mais pas assez pour courir. Alors tu nages pour te mettre à l’abris sous le viaduc, là où tes ennemis ne pourront pas t’atteindre. Tu ignores la douleur à ton poignet. Tu es alimenté par l'adrénaline. Tu te maudit encore une fois pour avoir rangé ta mitraillette à l’arrière de ta bagnole.  
     
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J'ai 28 ans et je vis à New-York, dans le Bronx, Etats-Unis. Dans la vie, je suis voleur professionnel et proxénète quand ça lui chante et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis toujours fourré sous les jupes des prostituées et je le vis plutôt à mon aise.



Blake, c'est un emmerdeur. Il est vulgaire et direct, violent et impulsif. La violence, c'est tout sa vie. Il a appris dès son plus jeune âge à se battre pour survivre et il le fait très bien. Il vole pour le compte du gang mais aussi pour son plaisir personnel. Il s'est spécialisé dans le vol à l'arraché mais ce qu'il aime, c'est qu'on lui court après parce que personne ne le rattrape jamais. Il pratique le parkour depuis qu'il a douze ans et il est devenu un véritable acrobate. Il est dopé à l'adrénaline, il cherche le danger et les problèmes en permanence. Il aime gérer les prostituées quand il en a le temps mais il est surtout homme de main du patron. Il exécute froidement. Il tue, il vole, il baise, il fume, il boit, il frappe. Il a tous les vices en lui. Il est caractériel et orgueilleux. Il a une rage en lui que personne ne soupçonne et une colère qui gronde sous chaque parcelle de sa peau. Il est orphelin. Il a été recueilli par le boss, il lui doit tout et lui rend aujourd'hui. Il est d'une fidélité irréprochable. Il est tatoué sur la quasi totalité du corps.


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Il n'y avait plus de quoi rire. Il n'y avait plus le temps pour les blagues de collégiens qu'ils échangeaient depuis déjà quelques minutes. Ils auraient pu choisir de s'ignorer mais ils aimaient bien trop se faire chier. Ne dit-on pas que l'indifférence est bien le meilleur des mépris? Et ces deux-là étaient bien loin de jouer le jeu de l'indifférence. C'était même tout l'inverse. Il savait que Micah pouvait rester des heures dans cette voiture sans lui adresser le moindre mot mais il n'arrivait pas à la fermer quand Blake y mettait son grain de sel. S'il ignorait la plupart de ses commentaires, une chose dont Blake ne s'offusquait pas, il ne pouvait s'empêcher de lui répondre malgré tout et c'était une victoire dans la bataille que Blake menait pour faire chier son monde. Il était difficile de l'ignorer, de passer à travers lui sans le voir, il était trop imposant, trop bavard, trop chiant. On avait envie de lui faire fermer sa gueule ou de lui en foutre une mais quelle que soit la réaction, elle le ravissait malgré tout. Un véritable gamin dans le corps d'un jeune homme en pleine mutation. Mais à présent qu'ils étaient pris en chasse, il rigolait beaucoup moins et l'avantage, c'était qu'il avait enfin fermé son clapet pour quelques minutes. Il ignora la remarqua de Micah sur la voiture qui les filait. Il se doutait qu'il avait repéré la voiture, la communication n'allait pas devenir leur fort pendant cette collaboration. Il ne pouvait qu'attendre d'avoir un meilleur angle pour pouvoir tirer vers la voiture et les mettre hors d'état de nuire et quand Micah accéléra, il songea une seconde à mettre sa ceinture sans pour autant le faire. Il vit le virage avant que son chauffeur ne l'entame et il allait baisser la vitre mais leurs ennemis étaient des empressés et une balle vint exploser le verre avant qu'il ait pu faire quelque chose et il sentit le souffle de la balle lui frôler le front. Son cœur fit une embardée mais pas pour lui. Il tourna vivement la tête pour constater que Micah n'avait pas été touché. Il jura dans sa barbe en armant son flingue et ne perdit pas de temps à tirer sur l'autre voiture quand il sentit une autre balle le frôler. C'était la seconde balle qui menaçait Micah et il commençait doucement à s'énerver et à avoir des envies de meurtre. Surtout qu'il n'eut pas le temps de tirer à son tour une nouvelle fois. Il vit la voiture se rapprocher du bord du viaduc et il allait dire à Micah de faire gaffe quand ils basculèrent dans le vide. Tous ses réflexes de champion ne lui servirent à rien parce qu'il n'avait pas pu anticiper la chute et il se laissa balloter comme une poupée de chiffon jusqu'à ce qu'ils heurtent l'eau violemment. Il sentit l'ensemble de sa cage thoracique lui remonter littéralement dans la gorge. Il poussa un grognement, il était presque sûr qu'il venait de se casser une ou deux côtes et qu'il n'y a avait plus seulement son nez qui était ensanglanté. Il sentait très nettement le sang couler de sa tempe à présent. Il entendit Micah lui conseiller, ou lui ordonner, de sortir de la voiture et il aurait presque envoyé une remarque sarcastique si tout son corps n'était pas aussi douloureux. Il prit soin d'empêcher l'eau d'atteindre son flingue mais il se précipita à l'arrière de la voiture. Il manqua de se déboîter le bras en voulant récupérer son sac dont la lanière venait de se bloquer. Il vit plus qu'il n'entendit le coup de feu toucher l'eau tout près de sa position et il jura à nouveau en tirant. Il n'était pas le genre à paniquer, il essayait simplement d'éviter de céder à une rage innommable. Il savait que Micah avait pris soin de se mettre à l'abris sous le pont. Il finit par dégager son sac et il était bien content de ne pas avoir abusé de la gonflette pour pouvoir passer par la vitre serrée de la voiture. Il glissa son flingue dans sa bouche pour éviter de le noyer et qu'il ne soit inutilisable. En revanche, son sac n'avait franchement rien d'étanche. Il avait la difficulté supplémentaire de devoir contourner la voiture et nager la tête hors de l'eau avec un sac qui l'encombrait. Il rejoignit Micah sous le pont et s'approcha d'un fond un peu plus acceptable. Il retira l'arme de sa bouche pour le reprendre en main. L'eau était froide et sacrément sale. " On va passer directement au plan Z, j'avais pas envisagé le coup de la voiture dans la flotte, je devais croire que tu savais conduire! " Avec papa Summers, ils avaient envisagé plusieurs plans mais pas celui-là, ils avaient élaboré des stratégies parce qu'ils savaient que leurs ennemis attaqueraient ce soir mais la conduite déplorable de Micah ne faisait pas parti de leurs plans. Il ne leur restait que quelques minutes avant que leurs poursuivants ne descendent les cueillir. Ils s'approchèrent du bord pour pouvoir grimper le long de l'accotement. L'avantage était pour eux, un gros pilier était planté en plein milieu. Ils se planquèrent derrière et Blake s'empressa d'ouvrir son sac. Il avait complètement pris l'eau et il jura à nouveau mais malgré ce qu'il venait de dire, il était toujours paré à toute éventualité. On ne pourrait pas lui reprocher d'être d'une maniaquerie révoltante. Il attrapa la poche étanche dans laquelle il glissait toujours une de ses armes et il s'empressa de la sortir. Ses mains ne tremblaient pas, ses gestes étaient méthodiques. Il l'envoya vers Micah en même temps qu'un t-shirt à lui. "Mets ça autour de ton poignet!". Un coup de feu atteignit le pilier et il se retourna, visa et tira sans hésiter. Son coup fit mouche du premier coup. Dans une voiture comme la leur, ils pouvaient être cinq ou six. Plus que quatre ou cinq du coup. En combinant leurs efforts et sans avoir besoin de communiquer, ils en réussirent à se débarrasser de deux de leurs assaillants et ils entendirent la voiture démarrer à nouveau. Il fronça légèrement les sourcils. Ils allaient chercher du renfort. " On a dix minutes avant qu'ils rappliquent à cent soixante. " Il jeta un œil à sa montre. " Tu te sens capable de me suivre sans te poser de question ? Faut qu'on se mette à l'abri." ] Il n'avait pas raté le fait que Micah pissait le sang et il savait reconnaître une balle restée bien logée. " Le premier endroit qu'ils fouilleront, c'est la station service que tu visais, je connais la planque parfaite où ils ne nous chercheront pas! " Il eut un sourire amusé face à son idée qui ne faisait parti d'aucun plan. Et si son boss savait ce qu'il s'apprêtait à faire, il lui arracherait la tête. Mais Blake avait deviné le plan de Micah et il savait que leurs poursuivants aussi. Et son idée était bien plus proche que ça. Il fit signe à Micah qu'il était temps de bouger. Son corps l'élançait de manière désagréable mais cela ne l'empêcha pas de hisser son sac sur son épaule. Ils quittèrent rapidement leur abri, laissant la voiture dans le fleuve et rejoignant la route. Il prit les devants et ils furent contraints de courir pour se mettre déjà à l'abri des regards dans une ruelle. Il savait exactement où il allait. Les Mantha possédaient un bordel à deux rues d'ici mais il bifurqua bien avant. Il s'arrêta brusquement après à peine cinq minutes. Il avait les yeux rivés sur sa montre. Il contourna un bâtiment et frappa rapidement à une porte rouge sombre. Il attendit patiemment en jetant un œil à Micah. Il l'évalua d'un regard, cherchant à savoir s'il était blessé ailleurs qu'au poignet. " J'ai vraiment besoin que tu me fasses confiance sur ce coup, je sais ce que je fais, la seule chose que je te demande là, c'est de pas faire de vagues. " Il savait qu'il n'était pas rassurant mais ce qu'il tentait était dangereux, même s'il était sûr de lui. La porte s'ouvrit et il savait que Micah comprendrait à l'instant où ses yeux se poseraient sur la femme qui venait de passer sa tête. Il ne la salua pas, il croisa son regard. " J'ai besoin d'une chambre, d'un kit de suture et de vêtements secs. " Il ne lui demandait pas, il l'exigeait. Le visage de la femme d'âge mûr se durcit et elle désigna un point dans la rue. "Tu passe par derrière Blake et je te donne une heure. " Il acquiesça et la laissa refermer la porte. Il se tourna vers Micah, un sourire sombre sur les lèvres. "C'est le moment de me faire confiance." Il savait ce qu'il venait de faire. Il venait de frapper à la porte du plus grand bordel des Spektras, le gang qui était probablement entrain de les rechercher dans les rues des environs. Il avait l'intention de tout lui expliquer une fois à l'abri dans une chambre il espérait juste que Micah pourrait patienter jusque là.




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