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 killing me to love you. [markus & simon]

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Abyss
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UNIVERS FÉTICHE : Inspirés d’œuvres existantes (L'attaque des titans ; Detroit : Become Human ; The Maze Runner...) + mythologies
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
2038. Après avoir été laissé par ses compagnons à la tour starford, Simon est emmené à la salle des preuves, désactivé. Plus tard, il est réanimé par Connor, qui cherche à connaître l'emplacement exact de Jericho ; il emprunte la voix de Markus et Simon se fait piéger.

Parallèlement, Markus et les autres révolutionnaires obtiennent gain de cause après avoir vu leur cargo couler. Les androïdes sont en phase de changer le monde et d'obtenir leurs droits. Connor, devenu ensuite déviant et ayant participé à la victoire de ceux-ci, est pris de culpabilité. De son propre chef et après avoir compris combien le leader tenait à son ami, il retourne dans la fameuse salle et s'occupe de réparer le blondinet. Qui sera donc bientôt de retour...

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Simon
J'ai été mis en service en février 2034 et je vis à Détroit, au Etats-Unis. Dans la vie, je suis un androïde et je m'en sors bien car je suis désormais doté de libre-arbitre. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et on peut dire que je n'ai pas vraiment eu le choix, compte tenu des derniers événements.

Modèle PL600
Déviant

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simon ©️ inkessa


C’est étrange de revenir à la vie. C’est presque comme s’il n’avait pas été mort, et pourtant, il l’a été. Désactivé. Purement et simplement.

Il se souvient de ce moment où tout l’espoir qu’il avait perdu lui est revenu en pleine face. En entendant Markus lui dire que tout irait bien, il s’est senti revivre ; au-delà de son système se remettant en marche. Aveuglé par la voix de son ami, il a dévoilé la localisation de Jericho à un parfait inconnu aux mauvaises intentions. Inconnu qui est revenu le voir, un peu plus tard, après l’avoir à nouveau laissé pour mort. Cette fois-ci, il l’a réellement réparé. Et Simon a pu apprendre de sa bouche toute la vérité. Markus n’est jamais revenu le voir, c’est lui-même qui l’a trompé en imitant sa voix. Finalement, Connor l’androïde parfait est devenu déviant à son tour. Il aurait pu lui en vouloir, le PL600, à cet homme qui s’est servi de lui pour le compte de CyberLife. Il aurait pu vouloir l’éliminer une fois réanimé. Et pourtant, non. Parce qu’il a toujours été foncièrement gentil, et que malgré le stoïcisme de Connor, il a lu les regrets dans son regard.

En comprenant le fin mot de l’histoire, il a été soulagé ; la révolte a été menée à bien, les choses sont en train de changer. Mais surtout, le leader de leur cause va bien. Peut-être qu’il culpabilise un peu de l’avouer, mais c’est finalement tout ce qui lui importe. Il ne se serait jamais pardonné de le perdre en indiquant l’emplacement de leur refuge.

Il a suivi son sauveur pendant un petit moment, dans la ville. Il a pu constater les premiers changements, s’est réjoui de ne plus voir aucun androïde stationnant dans les parkings leur étant réservés, dans l’attente d’un nouvel ordre. Puis Connor s’est proposé de lui faire visiter le nouveau quartier occupé par les siens. Chose qu’il a refusée, et le déviant a semblé comprendre. Alors il s’est dirigé, seul, vers le lieu qui a permis toutes ces grandes choses. Celui qui a signé son nouveau départ et lui a offert le libre-arbitre ; Jericho. Le cargo a coulé, il le sait. Et pourtant, il ne peut s’empêcher de vouloir s’y rendre, au moins une dernière fois.

Il contemple le morceau de port qui autrefois a été sa maison. Il n’a pas assisté à sa fin, et pourtant, il a été l’un des premiers à y trouver refuge. C’est à la fois douloureux et satisfaisant, de revenir. Après tout, l’avenir est incertain, la vie dangereuse. Il redoute le futur autant qu’il souhaite fuir le passé. Il se détourne, s’éloigne, cherche à se reposer un peu plus loin.

Et c’est là qu’il le voit ; le seul et l’unique. Celui que son cœur réclame même quand il tente de l’ignorer. Assis là, semblant aux prises avec ses pensées. De nouveau près de lui, Simon ressent subitement une bouffée d’affection pour le brun comme il n’en a jamais eue. C’est plus fort, encore, qu’avant, alors même que cela fait un moment qu’ils ont été séparés. Il aurait voulu s’installer à ses côtés, faire comme si tout était normal et qu’il ne revenait pas soudainement d’entre les morts. Mais il ne peut pas. Ses jambes refusent de lui obéir et il reste là, les bras ballants et le cœur qui s’emballe. Ses yeux cherchent désespérément les siens, ceux qu’il imaginait à quelques centimètres de lui dans cette fameuse salle à l’obscurité effrayante.

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Markus
Je suis un androïde, modèle RK200 et je vis à Détroit, aux États-Unis. Dans la vie, je suis le leader de la révolution et je m'en sors bien : notre révolution est un succès. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire.

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Markus apprécie le nouveau quartier que les androïdes ont choisi, vraiment. Avec tous les déviants qui y sont réunis, Markus y a retrouvé un sentiment de communauté qu'il pensait avoir perdu pour toujours, après la destruction de Jericho. Et peu importe le lieu physique où ses semblables se trouvent, sa place est auprès d'eux. Malgré cela, Jericho lui manque. L'endroit avait été son premier refuge, après tout. Sans Jericho, qu'aurait-il fait ? Aurait-il erré simplement erré sans but dans tout Détroit ? Il aurait été libre, mais seul. Il n'aurait rien accompli. Il n'aurait été qu'un déviant de plus parmi tant d'autres.

Mais le monde a changé. Les humains voient enfin les androïdes pour qui ils sont vraiment. Markus n'a pas la prétention de croire que c'est seulement grâce à lui ; le rôle de chaque androïde était crucial. Chaque androïde qui a marché avec eux. Chaque androïde qui a fait face à l'armée et a refusé de courber l'échine. Chaque androïde qui a donné sa vie pour la cause. Ils sont tous importants. Markus ne veut pas qu'ils soient oubliés. (Et Markus ne veut pas l'oublier lui.)

Markus s'assoit sur un bloc de ciment et contemple l'épave de Jericho. Il a besoin de ce moment de calme. Pendant des jours et des jours, c'était à la fois la colère et la détermination qui avaient dominées. Il avait dû se concentrer sur aller de l'avant, toujours aller de l'avant, toujours faire plus, frapper plus fort, aller plus haut et plus loin... Il n'avait pu penser qu'à la cause, parce que tous les androïdes s'étaient tournés vers lui, comptaient sur lui pour qu'il prenne les bonnes décisions. Il n'y avait pas eu de temps ou d'espace pour la peur ou pour faire son deuil. Alors maintenant qu'ils avaient atteints un état de paix, que ce dernier soit temporaire ou non, Markus n'avait plus de raison valide de refouler ses émotions.

Il sait qu'il était en recherche d'une sorte de réconfort, en se réfugiant de nouveau à Jericho - ou aussi proche de Jericho que possible, puisque le cargo lui-même a coulé. Markus se rappelle lorsqu'il y vivait encore. Tout semblait plus simple, lorsqu'ils se battaient seulement pour être reconnus, acceptés. Ils ont réussi, pour le moment, mais Markus craint que la paix ne soit que temporaire, et il ne sait pas comment procéder pour s'assurer que cette sécurité dure et ne leur glisse pas entre les doigts. Ce genre de politique est plus compliqué. Il y a tellement de mensonges, et de tactiques fourbes, et de stratagèmes douteux, et de mauvaises intentions camouflées en bonnes intentions, et vice-versa... Markus se rappelle le discours qu'il a fait à la tour Stratford, la facilité avec laquelle les mots lui étaient venus. Inspirer, motiver, ce sont apparemment des capacités innées qu'il possède et qu'il a pu découvrir, mais il ne sait pas s'il est vraiment fait pour la politique aussi. À quel point serait-ce ridicule, s'il était à la fois celui qui avait causé la réussite de la révolution et celui qui avait causé son échec ?

Penser à la tour Stratford était une mauvaise idée. Markus soupire. Si seulement il y avait eu une autre option. Simon. Ils l'ont abandonné. Il n'arrive pas à voir la situation autrement. Il se rapelle du haut de cette tour, Simon blessé, incapable de s'enfuir avec eux. Markus regrette la hâte avec laquelle ils avaient dû partir, peut-être qu'avec plus de temps ils auraient trouvé une solution, un moyen de l'emmener avec eux. Tout ce qu'il a pu laisser à Simon, ce sont de médiocres excuses, une arme, un dernier regard. Markus ne sait même pas ce qui lui est arrivé ensuite. Markus ne sait pas comment il est mort - parce que s'il s'en était sorti, s'il avait réussi à s'enfuir, Simon serait revenu à lui- à Jericho. Il serait revenu à Jericho.

Markus se demande si Simon est mort forcé de se cacher, forcé de voir un décompte des minutes qui lui restait à vivre à cause de ses biocomposants endommagés. Ou est-il mort dans la peur, poursuivi par la police, exécuté simplement parce qu'il voulait être libre ? Markus serre les poings. À quoi bon ressasser ces pensées macabres, alors qu'il n'a aucun moyen de savoir ? Il voudrait repenser aux bons souvenirs qu'ils ont eu ensemble, à avant, mais lorsqu'il parvient à se détacher de ses sombres suppositions, il ne peut s'empêcher de penser à après, au gouffre qu'il a ressenti. Il avait entretenu un espoir, au tout début, que Simon s'en sortirait, survivrait, reviendrait. Mais assez de temps avait passé qu'il s'était forcé à voir la réalité en face.

Réaliser qu'il avait perdu Simon pour de bon avait à la fois créé un gouffre et un poids en lui. Markus avait l'impression qu'une partie de lui-même lui manquait, mais aussi que ce deuil allait l'étouffer. C'était une des raisons pour lesquelles il avait formé un couple avec North : il avait besoin de ressentir quelque chose d'autre. Il avait cru que la compagnie, l'amour de North était ce qu'il voulait - ou peut-être s'en était-il convaincu. North avait fait la même chose, bien que pas pour les mêmes raisons ; elle s'était convaincue qu'être avec Markus, romantiquement, était ce qu'elle voulait. Mais maintenant, ils avaient tous deux réalisé qu'ils s'étaient trompés. Ils étaient toujours amis, peut-être meilleurs amis, même si le terme lui-même sonnait enfantin. Ils avaient accompli une révolution ensemble, et ce genre d'événements créait des liens indestructibles. Ainsi, North et Josh lui étaient devenus aussi chers que Carl.

Mais Simon aurait dû être avec eux. Ça aurait dû être North et Josh et Markus et Simon. Ce dernier méritait sa fin heureuse autant qu'eux. Markus avait toujours su que le monde était injuste, mais pendant longtemps il n'avait pas été personnellement touché par ce fait. Il avait été très chanceux, en réalité, d'avoir appartenu à Carl, d'avoir appartenu à un homme qui ne l'avait jamais considéré comme un esclave mais plutôt comme un fils. Mais perdre Simon lui avait fait réaliser, à un niveau personnel, l'injustice qui régnait. Si les androïdes avaient eu des droits, si les androïdes avaient déjà été reconnus, ils ne seraient jamais allé à la tour Stratford et Simon serait toujours en vie. Si Simon était encore là, s'il était avec eux, avec lui, Markus lui dirait...

Il lui dirait...

Il ne savait pas. Desserrant les poings, Markus soupire de nouveau. Il ne savait pas ce qu'il lui dirait. Qu'y avait-il à dire ? Il pourrait s'excuser encore, mais que cela accomplirait-il ? Markus l'avait laissé en haut de cette tour, et il n'était pas sûr lui-même de s'être pardonné cette action, alors pourquoi Simon lui pardonnerait-il ?

Markus se rendit alors compte que quelqu'un l'observait. Il se demanda s'il s'agissait d'un humain (dé)favorable à la cause ou d'un androïde admiratif ou en quête d'aide. Il posa son regard sur l'inconnu, dissimulant de son mieux son exaspération (il était venu ici pour avoir quelques heures de calme, était-ce vraiment trop demander, après des jours de révolution, de décès, la destruction de Jericho, plus de révolution, suivis par des jours de négociations qui n'étaient pas aussi harmonieuses qu'il l'aurait souhaité ?) Mais son attitude changea du tout au tout lorsqu'il remarqua l'homme qui se tenait, debout, à une courte distance.

« Simon ! » s'exclame-t-il en se levant d'un bond, voix enrouée par une gamme d'émotions si large qu'il n'est pas sûr d'être apte à les lister, mais Markus réalise alors qu'il saute aux conclusions, qu'il s'est emporté trop vite. Le modèle PL600 n'est pas unique, pas même rare. Son enthousiasme retombe. Le monde pâlit en tons de gris, le temps s'arrête presque, et Markus active son unité optique afin d'analyser l'androïde devant lui pour identifier son numéro de série, voir s'il reconnaît ce PL600, mais lorsqu'il lit le numéro, il n'y croit pas. Sa pompe de thirium se met à battre la chamade.

C'est la différence entre toi et moi, Markus : tu n'oublies jamais rien. Et ce numéro de série, Markus ne l'a définitivement pas oublié, c'est celui de Simon. Markus laisse son unité optique revenir à son niveau normal, et les couleurs reviennent, mais il a les yeux rivés sur Simon, son regard rempli d'incrédulité malgré qu'il possède la preuve indubitable que cet androïde est bien Simon. C'est simplement trop beau pour être vrai. « Simon... » il répète, sa voix plus douce, et simplement emplie d'émerveillement cette fois-ci. Il voudrait s'approcher, l'étreindre, mais il n'ose pas, comme si Simon n'était que le fantôme d'un espoir, qu'un rêve éveillé qui disparaitraît au premier toucher. Mais il a besoin de savoir. Il n'a qu'une question. « Comment ? » demande-t-il, presque timidement.
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Simon
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Il ne sait plus quoi faire. Markus semble d’abord trop concentré pour le remarquer, et il tente alors de deviner ses pensées. Songe-t-il à la prochaine étape menant à la liberté totale ? Redoute-t-il, tout comme lui, que les humains ne préparent de quoi les réduire à nouveau en esclavage ? Ou bien pense-t-il à North ? A cette possibilité, Simon sent une pointe d’amertume se faufiler au creux de sa poitrine. Il se souvient avec précision de chaque regard de la jeune femme pour leur leader. Emplis d’admiration, mais surtout d’autre-chose… qu’il a considéré comme étant de l’amour. Et il a longuement culpabilisé, de se soucier de ce genre de détails alors que les temps étaient rudes et que chacun avait autre-chose à penser. Pourtant, il n’avait pu s’empêcher d’y prêter attention. A ces œillades qu’il était probablement le seul à remarquer. Le seul à en être affecté. Parce qu’il est indéniable qu’il ressent quelque-chose de bien trop fort pour Markus, et depuis le début. Ce qu’il a d’abord pris pour de l’adoration s’est révélé bien plus puissant. Il aurait tout fait pour protéger le jeune homme. Il aurait donné sa vie pour lui sans hésitation ni regret. Et pourtant, c’est à cause de lui que Jericho a sombré et que nombre de ses compagnons ont perdu la vie. Il aurait pu mourir par sa faute.

Seulement, avant d’être retenu à la tour starford, il a eu nombre d’occasions de constater le vif intérêt de North pour leur nouveau leader. Et ce fait a été suffisant pour dégrader leur amitié, bien que jamais il n’aurait osé se montrer antipathique envers elle. Il s’est contenté de souffrir intérieurement, offrant, comme toujours, des sourires à la pelle. Après tout, la brune n’y est pour rien, si elle est aussi tombée sous le charme de leur sauveur.

Ses réflexions à propos des sentiments pouvant exister entre ses deux amis se dissipent au moment où Markus pose finalement ses yeux sur lui. Immédiatement, il accroche son regard, comprenant bien sa surprise. Simon sursaute presque, d’ailleurs, quand celui face à lui se lève brusquement en criant son nom. Puis il semble perdu, presque déçu, et il sait qu’il a activé son unité optique. Pour vérifier qu’il s’agit bien de lui, il suppose. Que ce modèle que l’on croise à chaque coin de rue correspond bien à son camarade perdu. Une fois de plus, le blondinet se sent désemparé ; il a l’impression de changer le cheminement logique de l’histoire, de revenir telle une fleur n’ayant aucune raison d’être là. Au fond de lui, une petite voix lui souffle qu’il a tort, qu’il a le droit de vivre heureux, lui aussi, auprès de ceux qui comptent pour lui. Mais il n’arrive pas à se faire à cette idée, et a presque envie de détaler tant Markus paraît perturbé par son retour.

Mais bien sûr, il n’en fait rien. Car, intérieurement, il se bat comme son système entier. Contre ses membres qui refusent de se mouvoir jusqu’à la silhouette près de lui. Qui lui bloquent l’accès à la personne qui lui a le plus manqué.

Sa voix qui résonne à nouveau, plus douce, termine de l’attendrir. Tout son être réclame sa présence et il donnerait cher pour simplement se laisser choir contre lui, dans ses bras. Pour définitivement vaincre cette peur et ce manque de courage qui le tenaillent et faire ce dont il rêve depuis un moment ; se laisser aller à cet amour qu’il a d’abord tenté de refouler. Il a essayé de se convaincre qu’une relation amoureuse dans leur situation serait la pire des idées. Que Markus était intéressé par North. Qu’il était inutile de se fourvoyer et qu’il pouvait mourir d’un instant à l’autre. Coincé sur le toit de cette tour, il s’est dit que c’était la fin des espoirs vains, car il allait mourir. Et c’est arrivé. Il s’est lui-même désactivé d’une balle dans la tête, pour que l’agent androïde n’ait aucun accès à sa mémoire.

Mais ensuite, on l’a réanimé. La voix de son leader qui s’est imposée à lui a terminé de lui faire perdre tout bon sens. Pourquoi m’as-tu laissé ? Il sait qu’il s’agit là de ses premiers mots à son encontre. Et ce n’était même pas un reproche, finalement. Plutôt un vif signal de désespoir, exposant ainsi toute sa douleur de l’avoir perdu. Et même s’il sait qu’il ne s’agissait pas vraiment de Markus, ce dialogue a supprimé toute possibilité de revenir en arrière. Impossible pour lui, à présent, de refouler à nouveau ces sentiments éternellement grandissants.

Et il demande comment. Comment un tel miracle est possible. Comment il peut être à nouveau là, si près. Et Simon aurait aimé lui répondre que ça n’a pas d’importance. Qu’il est là parce qu’il ne peut plus le quitter, simplement. Que ce n’est pas la cause qui compte, mais la conséquence. Mais ça ne serait pas juste. Car Markus mérite de savoir, de comprendre. Et que même si c’est douloureux, il lui doit des explications. Alors, cette fois-ci, il fait un pas vers lui. Hésitant, un peu maladroit, mais avec ce désir de l’approcher à nouveau. « C’est Connor… il est revenu à la tour pour m’aider. » Il ne sait pas si le récent déviant lui a raconté, pour l’épisode de la salle des preuves. Dans un sens, il en serait rassuré, de ne plus porter ce poids de la culpabilité. Mais d’un autre, il aurait peur qu’il lui en veuille d’avoir si facilement dévoilé la localisation de leur refuge. De s’être laissé berner par l’émotion.

Alors, comme il n’est pas sûr, il tâtonne, trébuche sur les mots. « C’est parce qu’il était venu me voir pour… euh, il cherchait Jericho et… il m’a réactivé, pour savoir… » Il se stoppe, parce qu’il n’y arrive pas. La culpabilité le ronge et il veut continuer de percevoir cette douceur dans l’attitude de Markus.

Un pas de plus, un regard légèrement fuyant. Il hésite, il s’approche encore un peu. Parce qu’il veut ce contact, cette étreinte, mais il a peur, sans trop savoir pourquoi. Et finalement, quand il est assez près, il pose sa main sur son épaule, simplement, dans un geste doux mais mal assuré. « Je suis content de te revoir, Markus… »

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Simon fait un pas vers lui, puis commence à parler, à s'expliquer. Markus entend sa voix et instantannément, instinctivement, il sait que rien de tout ça n'est un rêve, que Simon est réel, est vraiment là. Et puis Simon mentionne Connor, et bien sûr Markus se rappelle de lui : le chasseur de déviants devenu déviant à son tour. C'est grâce à Connor que les choses ont tourné en faveur de leur cause. Markus se rappelle lorsqu'ils n'étaient plus qu'une poignée. Il avait cru leur fin arrivée, et puis Connor était arrivé avec les milliers d'androïdes qu'il avait libéré de la tour CyberLife.

Markus avait pardonné à Connor son passé sans trop de difficultés ; ils avaient tous cru n'être que des machines destinées à obéir avant de réaliser qu'ils étaient en fait des êtres vivants. Connor avait simplement suivi les ordres qui lui avaient été donnés. Mais Simon continue de s'expliquer, et Markus voit qu'il a de la difficulté à en parler. Malgré les parties manquantes, Markus comprend alors ce qui s'est passé, comment Connor a trouvé Jericho, et une vague de colère l'envahit soudainement, un ressentiment envers Connor. Il ne sait pas exactement ce que Connor a fait vivre à Simon, qu'est-ce qu'il a dû faire pour forcer Simon a lui révéler l'emplacement de Jericho, s'il l'a torturé ou simplement trompé... Markus se demande s'il aurait pardonné Connor aussi facilement s'il avait su à ce moment-là que Simon était parmi les victimes du chasseur de déviants.

Mais ce n'est ni l'endroit, ni le moment, ni la compagnie pour sa colère. Et Connor a appris de ses erreurs, a tenté de se rattraper. C'est en partie de sa faute si Markus a perdu Simon, mais s'il comprend bien, le retour de Simon est également grâce à Connor. « Ce n'est pas... » Markus commence, avant de réaliser que la phrase qu'il s'apprête à employer est trop banale, est inepte pour les circonstances. Mais c'est les seuls mots qui lui viennent, à lui qui est pourtant si éloquent d'habitude, et il est sincère, alors il les prononce quand même. « Ce n'est pas ta faute, » affirme-t-il ardemment. « Connor aurait trouvé Jericho de toute façon, ce n'était toujours qu'une question de temps. Et puis, » il continue, forçant son ton à être léger, « ça a fini par jouer en notre faveur. » Après tout, Connor est devenu déviant et leur est venu en aide. Markus repense aux stratégies d'échec qu'il employait contre Carl : sacrifier une pièce pour gagner la partie. C'était la même chose : sacrifier Jericho pour gagner la révolution.

Simon avance de nouveau d'un pas. Markus réalise alors leur proximité, et les battements de son coeur s'accélèrent. Et puis Simon pose une main sur son épaule, un toucher doux, tentatif, et ce simple geste rappelle à Markus tout ce qu'il adore chez Simon ; sa gentillesse, sa bonté, sa sagesse et son courage (Simon nierait peut-être ce dernier qualificatif, songe rapidement Markus, mais le courage est une vertu qui peut se manifester de tant de façons... il n'y a pas que celui qu'on invoque pour faire face au danger, il y aussi le courage de vivre, et le courage de croire en quelque chose ou en quelqu'un - Markus se rappelle le moment où North avait affirmé qu'il était mieux de tuer Simon que de le laisser en vie sur cette tour, afin que personne ne puisse lui arracher d'information. La décision et le pistolet avaient été dans les mains de Markus, et Simon le savait et lui avait fait confiance. Sa vie avait été entre les mains de Markus, et il avait affronté la possibilité de mourir sans plainte, sans protestation. Et puis ils avaient dû l'abandonner et Simon avait encore fait preuve de détermination. Aux yeux de Markus, c'était certainement du courage.)

Ce sont tant de qualités qui font de Simon l'un des meilleurs hommes, l'une des meilleures personnes que Markus a rencontrés. Il y avait quelque chose chez Simon, quelque chose dans sa relation avec lui que, après sa disparition, après sa mort, il n'avait pas réussi à retrouver dans ses relations avec North, Josh, Carl... Il ne sait pas ce que c'est, n'arrive pas encore à définir ce qu'il y a de différent avec Simon, mais il sait que c'est là. Que le gouffre qu'il a ressenti lorsqu'il l'a perdu n'est pas ce qu'on ressent pour un simple camarade, pour un simple ami...

Simon lui dit qu'il est content de le revoir et prononce son nom. Markus se rend compte que tout lui a manqué chez Simon ; sa présence, mais aussi sa voix et sa douceur et son toucher réconfortant, comme celui de la main qu'il a posé sur son épaule. Maintenant qu'il est sûr que Simon n'est pas qu'un mirage ou un fantôme, il arrête de résister ; il entoure son corps de ses bras et l'attire dans une étreinte. « Simon... tu m'as manqué, » répond-il, sa voix à peine plus haute qu'un murmure. L'enlacement dure un peu plus longtemps qu'il n'est convenable, mais Markus savoure le contact, et souhaiterait que leurs esprits puissent se toucher comme leurs corps, qu'ils puissent effleurer les pensées et les souvenirs l'un de l'autre. Mais ce n'est pas un souhait réaliste. Lorsqu'il l'a fait avec North, elle était devenue son amoureuse. Et Simon, Simon n'est... Il n'est pas sûr. Qu'est Simon, à ses yeux ? Que veut-il que Simon soit ? Markus n'est pas sûr. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il a dû vivre sans lui, et que ça a été un enfer. Alors il ne compte pas le perdre une deuxième fois.

Leur étreinte finit par se dénouer, mais Markus ne recule pas complètement, reste proche, et ses doigts continuent d'effleurer la taille de Simon. « Je suis content de te revoir, moi aussi, » un sourire tendre étirant légèrement ses lèvres.

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Simon
J'ai été mis en service en février 2034 et je vis à Détroit, au Etats-Unis. Dans la vie, je suis un androïde et je m'en sors bien car je suis désormais doté de libre-arbitre. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et on peut dire que je n'ai pas vraiment eu le choix, compte tenu des derniers événements.

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simon ©️ inkessa


Il n’aime pas se rappeler de son passé, et encore moins en parler. Il n’a d’ailleurs que de maigres souvenirs de cette période d’asservissement, il sait simplement qu’il n’était pas heureux. Ça pourrait paraître dérisoire, pour une machine, sauf qu’il n’en était déjà plus une. Il remarquait toute l’injustice dont il était victime. La violence de toutes ces émotions nouvelles le faisait parfois chanceler et il souffrait de devoir les réfréner. Car un androïde ne ressent rien, c’est bien connu.

Quand il a compris que sa situation n’était pas une finalité en soi, il a couru. Loin, sans s’arrêter, jusqu’à trouver le paradis perdu ; Jericho. Alors qu’il était aux prises avec ces sensations nouvelles qui le submergeaient, là, il était heureux. Perdu, mais épanoui en tant qu’être-vivant. A ce moment-là, il a cru qu’il ne pourrait rien vivre de plus fort ; jusqu’à l’arrivée de Markus. L’amour, il ne l’avait jamais expérimenté. Et c’était encore plus effrayant que tous les autres sentiments ; plus effrayant que la  peur elle-même. Mais c’était aussi la plus belle des choses qu’il pouvait ressentir. Etre capable de donner sa confiance, sa vie même, à quelqu’un, c’était puissant. Et peut-être que c’est simplement parce qu’il est un être particulièrement sensible, mais il reste persuadé qu’il n’a jamais rien vécu de si grand et merveilleux. Et même si North s’ajoute à l’équation, même si Markus ne le voit que comme un ami, peu importe. Peu importe car, quoi qu’il en soit, il continuera de tout sacrifier pour lui, car il est le seul qui importe.

Markus hésite, avant de poursuivre, plus confiant. Et ses mots, bien que simples, lui vont droit au cœur. Car il sait qu’il est sincère, il le connaît suffisamment pour décrypter certains de ses états d’âme. « Peut-être que les choses se seraient déroulées autrement, si je n’avais rien dit… » Cette fois-ci, il n’a pas bafouillé. Car c’est cette même phrase qui le hante depuis qu’il a compris vers quelle fin il a mené Jericho. Qu’il s’en veut de toute évidence, qu’ils auraient sans doute subi moins de pertes s’il avait compris qu’on se jouait de lui. Et utiliser l’identité de Markus pour le tromper était indéniablement la meilleure des idées, celle qui fonctionnerait à tous les coups. Et il se détestait encore plus d’être si prévisible, quand son ami aurait certainement réussi à déceler le piège.

Car il aurait dû s’en douter ; leur leader n’aurait jamais eu la nécessité de trouver l’emplacement de leur refuge, il le connaissait déjà par-cœur. Pourquoi ne pas y avoir songé ? Entendre sa voix lui a fait trop d’effet, l’a endormi dans un espoir qu’il le libère et qu’ils puissent se retrouver. Et il n’a pas réfléchi, pas une seconde, à l’étrangeté de la demande.

Simon s’est approché. Lentement, prudemment, comme une biche hésitante. Il a fini par le toucher, maigre contact par rapport à celui qu’il aurait souhaité, mais il est comme ça ; peu assuré. Fort heureusement, le brun ne semble pas satisfait et l’enlace bien vite. Sans surprise, Simon sent les larmes lui monter aux yeux et il peine à les contenir, refermant ses bras autour des épaules de son ami. Ses mots le heurtent et il constate sans pouvoir y faire grand-chose que des perles salées dévalent sa propre joue. Là, dans ses bras, il se laisse aller. Ils ont toujours été assez tactiles, particulièrement de la part du blondinet. Les petites attentions traduites par des gestes, des accolades, des tapes amicales et des regards n’étaient pas rares. Mais ce genre d’étreinte, ils n’en ont jamais eu. Ils s’enlacent comme si c’était la dernière fois, alors qu’ils viennent justement de se retrouver. Et Simon se demande sérieusement comment il fera, à présent, pour se passer de cette proximité désormais installée entre eux. Il n’a plus envie de quitter la chaleur réconfortante de son corps et son affection. Pourtant, il le faut, mais, lorsqu’ils se séparent, ils ne reculent pas. Aucun des deux. Simon frissonne au contact des doigts près de ses hanches et ne quitte plus du regard les deux iris qui s’offrent à lui.

« J’ai cru que je t’avais définitivement perdu… » il murmure et ses dents viennent plutôt violemment mordre sa lèvre inférieure, signe de nervosité. Ces paroles, il se les répète en boucle depuis qu’il l’a retrouvé, mais jamais il n’aurait cru être capable de les prononcer à haute voix. L’émotion de leur étreinte lui a fait perdre ses moyens, et voilà qu’il recommence à promener son regard d’un point à un autre, légèrement perdu.

Et le pire, dans tout ça, c’est qu’il ne sait absolument pas comment corriger le tir et faire passer ses mots pour banals – bien qu’ils ne le soient en aucun cas et signifient énormément pour lui. Il ne trouve rien à dire et se contente alors d’effleurer sa main de la sienne, fuyant toujours ses pupilles.

« C’est bizarre, de se dire qu’on est vraiment libre maintenant… » Vaine tentative pour dissiper sa gêne.

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Markus
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Simon doute, culpabilise, Markus le voit. Markus sourit tristement à ses paroles. « C'est le genre de choses qu'on ne saura jamais, Simon, je ne veux pas que tu te tortures à cause de possibités si incertaines, » affirme-t-il fermement. « Et si le FBI avait trouvé Jericho avant Connor, nous n'aurions pas été averti, et peut-être que je ne serais plus là, peut-être qu'aucun d'entre nous ne serait plus là... » Markus sait, cependant, que s'il s'agit de doutes profonds, comme ça semble l'être, quelques simples paroles risquent de ne pas y changer grand chose. Néanmoins, pour l'instant, c'est tout ce qu'il peut faire, et il veut être sûr que Simon comprenne que lui ne le blâme pas, au moins. « Notre futur est si vaste, ça ne vaut pas la peine de perdre du temps sur les "et si" du passé, » termine-t-il.

Et puis il y a leur étreinte. Et puis ils reculent, mais à peine, ce n'est pas un geste complet. Markus voit le sillon d'une larme sur la joue de Simon et il ressent le désir d'attirer le blond contre lui de nouveau, de le réconforter, de poser sa main sur sa joue et d'essuyer la larme de son pouce, mais il ne fait rien de tout ça. Les yeux de Markus sont rivés au visage de Simon comme s'il voulait en mémoriser les traits, et lorsque Simon dit qu'il croyait l'avoir perdu et se mord la lèvre, Markus suit le mouvement du regard. Puis il replonge les yeux dans ceux de Simon et remarque que ce dernier évite son regard, comme s'il regrettait ses paroles ou pensait en avoir dit trop, peut-être. Mais Simon continue de parler avant que Markus ne puisse répliquer.

Simon commente sur le fait qu'ils sont libres. La réponse de Markus est un réflexe : « Oui, nous le sommes. » C'est une réponse qu'il a donné à au moins une dizaine d'autres androïdes. La conviction dans sa voix est forte, mais pas aussi sincère qu'elle ne devrait l'être. Ils sont dans une période de joie, de célébration ; Markus ne peut pas se permettre l'ombre d'un doute. Mais c'est Simon qui est devant lui. Il est surpris de réaliser que l'idée de lui mentir lui est insupportable. Que de révéler son incertitude, cette partie vulnérable de lui - se dévoiler d'une façon qu'il n'est pas capable de faire avec North, ou Josh - lui semble une meilleure option. (Avec Carl, peut-être qu'il serait capable d'être entièrement honnête, parce qu'il est une figure paternelle, mais Carl est malade et dans l'âge d'or, et Markus peut littéralement calculer l'effet négatif que du stress supplémentaire pourrait avoir sur son espérance de vie.) « Peut-être... peut-être pas éternellement, » révèle-t-il donc, mesurant ses mots, et c'est à son tour de se mettre à éviter le regard de Simon.

Il soupire, hésite, puis, d'un geste doux, il saisit les poignets de Simon et recule de quelques pas, s'asseoyant sur le bloc de ciment, invitant Simon à s'installer à ses côtés. À moitié par distraction, à moitié par choix inconscient, son emprise glisse jusqu'à ce qu'il tienne les mains de Simon plutôt que ses poignets. Ses yeux sont dirigés vers les ruines de Jericho, cependant, et il évite le regard de l'autre. « Les négociations sont difficiles, » explique-t-il finalement. « J'ai peur que les humains trouvent un moyen de nous enlever notre liberté. Ce n'est pas... la situation n'est pas aussi simple, pas aussi parfaite que j'ai laissé fait croire. » Markus en a un peu honte ; par peur de réduire le moral des androïdes à néant, il ne les a peut-être pas assez préparés. Qu'arrivera-t-il si les gouvernements prennent une mauvaise décision de façon soudaine ? S'ils essaient de nouveau d'envoyer les androïdes dans des camps ? Les androïdes seront-ils aptes à résister si cela arrive sans prévenir ?

Mais en même temps, il ne veut pas créer un climat d'inquiétude pour rien, si jamais ses doutes et ses impressions des négociations sont erronés. Il ne sait pas quoi faire. Oeil pour oeil et le monde finira aveugle ; et s'il avait eu tord sur ça aussi, sur l'approche pacifique qu'il avait choisie ? Si les humains se sentaient menacés, leur donneraient-ils leurs droits plus aisément ? Il se tourne vers Simon avec une expression légèrement contrite. « Je suis désolé d'avoir menti, je... » Il ne sait pas quoi rajouter. Simon est le premier à qui il le dit, le seul qui sait. Markus guette la réaction de Simon et, du pouce, commence à dessiner des formes aléatoires sur les mains du blond, qui sont toujours sous la prise de Markus. La douceur des touches d'un piano et le poids d'un pinceau sur une toile lui manquent. Si seulement toute la situation était aussi certaine qu'il le prétend. Si seulement ils pouvaient avoir du temps libre, du temps qu'ils pourraient passer sans faire de plans de bataille, sans devoir compter les morts. Markus n'a jamais joué de musique pour Simon, et puis ce dernier ferait sûrement un beau modèle pour un tableau. Mais ce sont des moments de paix qui sont encore hors de leur portée.
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simon ©️ inkessa


D’un geste rapide et se voulant discret, Simon essuie les quelques perles salées qui ont eu l’occasion de dévaler ses pommettes. Il s’en veut d’être si émotif, parfois. Pas au point de regretter l’époque où il ne savait pas ce que « ressentir » voulait dire, néanmoins. Mais il a souvent l’impression d’être un livre ouvert, que chacun peut aisément déchiffrer chaque émotion qui s’empare de lui. Il n’arrive pas encore à gérer ce flux de sentiments qui le traverse sans cesse – y parviendra-t-il seulement un jour ?

A ce moment-là, il est presque certain que Markus a tout compris ; qu’il a deviné, dans ses mots et ses œillades, que l’affection qu’il lui porte va au-delà de la simple amitié. Et il a peur, brusquement, que cette découverte ne nuise à leur relation. Alors il fuit, baladant son regard d‘un point à un autre, presque effrayé.

Il est soulagé lorsque son interlocuteur reprend la parole. Pas spécialement par ses mots, mais surtout car il n’a pas l’air choqué ou énervé. Comme s’il n’avait finalement rien remarqué. Alors le blondinet se détend, respire un grand coup, et hoche la tête. Comme en signe d’approbation, presque certain qu’il ne s’éternisera pas sur le sujet. Et pourtant, il le fait. Et cette fois-ci, ils ont inversé les rôles ; c’est à présent Markus qui se met à éviter de le regarder dans les yeux.

Simon accompagne son mouvement pour qu’ils puissent s’installer sur le siège de fortune, côte à côte. Et il ne peut empêcher son regard de glisser, lentement, comme une caresse, sur son bras, pour finalement contempler ses mains dans les siennes. Et il ne sait pas trop comment interpréter le fait que Markus n’ait pas eu l’air de se rendre compte de son geste, mais ça lui plait. Alors il sourit, très légèrement, surtout pour lui-même. Parce qu’il est heureux, là, à côté de l’homme qui fait vibrer sa pompe de thirium d’une manière encore inconnue. Et que même si les temps sont troubles et l’avenir incertain, comme il le lui dit, il se sent bien. Peut-être que ça ne sera qu’éphémère, peu importe. Il n’a pas envie que ce moment s’arrête.

Il n’est pas surpris. Il s’y attendait sans même vouloir l’ignorer, à cette possibilité. Le monde n’est ni tout blanc ni tout noir, il a fini par le comprendre ; même si la révolution a été menée à bien, rien n’indique que l’accès à tous ces droits qu’ils réclament se fera sans encombres. Il est encore trop tôt pour crier victoire, finalement.

Mais Markus semble s’en vouloir. Et c’est le problème du rôle de leader ; il culpabilise, pense que la survie de tous ces androïdes est sous sa responsabilité. « Tu n’es pas tout seul, Markus. Tout le monde est avec toi ; North, Josh, Connor… tous ces androïdes qui nous ont rejoints… moi… » Il porte son regard vers l’horizon, se perdant lui aussi dans la contemplation du ciel aux multiples lueurs. Il sait ce que ressent son ami, il sait qu’il s’en veut d’avoir laissé croire à une happy-end. Mais ce dont il ne se rend pas compte, c’est que personne ne le blâme pour ça, que tout le monde a besoin d’être rassuré.

Il plonge finalement ses yeux dans les siens au moment où ils se tournent l’un vers l’autre. Et parce qu’il ne supporte pas de le voir ainsi et ressent cette irrépressible envie de le rassurer, il dégage l’une de ses paumes de l’emprise des autres pour la poser sur la joue du jeune homme. Doucement, comme un effleurement, il y dessine quelques cercles, sans se défiler, pour une fois. Parce que quand il s’agit de le consoler, de lui montrer sa présence à ses côtés pour toujours, il est assuré. Même s’il peine à ne pas se laisser perturber par le contact des mains sur la sienne. « Tu ne te rends pas compte de tout ce que tu as déjà accompli jusque-là, Markus. C’est énorme, et ce n’est pas fini. Ça se passera bien ; peut-être pas de la meilleure des façons, mais ça ira. » Il marque une petite pause, sans remarquer qu’il s’est lui-même approché un peu plus et que leurs cuisses se touchent. « On a déjà obtenu le plus important ; nous sommes maintenant reconnus comme des êtres-vivants. »

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Markus
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Ça en devient un va-et-vient absurde ; l'un se sent coupable, et puis c'est autour de l'autre. Les yeux de l'un évitent le regard de l'autre, et puis c'est à l'autre d'effectuer la manoeuvre et de se dérober à l'observation de l'un... Markus ne détecte chez Simon aucune surprise à ses révélations - ou peut-être sa stupeur n'est-elle visible que sur son visage, duquel Markus se détourne pour le moment. Tu n'es pas tout seul, Simon affirme, et Markus réalise lorsqu'il le dit qu'il a raison, et qu'il avait besoin de l'entendre. Markus s'efforce de reconnaître les accomplissements des camarades à ses côtés. S'il accepte que leur victoire n'est pas uniquement son exploit, sa responsabilité à lui, alors leur potentiel échec ne l'est pas non plus.

Simon liste North et Josh et Connor, et puis lui-même, mais il se mentionne en après-coup, comme s'il signifiait moins que les autres, et c'est ridicule. Markus n'aurait rien accompli seul, certes, mais il ne sait pas ce qu'il aurait accompli sans Simon en particulier. C'était seulement en croyant le perdre qu'il l'avait proprement réalisé, mais la présence du blond à ses côtés était importante.

Ils se tournent l'un vers l'autre dans un mouvement qui est presque synchronisé, et Simon pose une main sur sa joue. Markus sent son souffle se couper et sa pompe de thirium s'accélérer, le biocomposant étant apparemment incapable d'être calme pour plus d'une minute ou deux lorsqu'il est en présence de Simon. Ce dernier parle, et Markus entend dans sa voix et voit dans son expression l'admiration, l'affection... Simon croit tellement en lui. Simon a toujours cru en lui, a toujours vu ce que Markus pouvait être à son meilleur, n'est-ce pas ? Même quand Markus lui-même n'en avait pas conscience, même lorsqu'il en doute, comme maintenant. Markus a besoin de Simon à ses côtés, il veut Simon à ses côtés et...

Oh.

Oh.

Et enfin, il se rend compte. Il comprend pourquoi la perte de Simon l'avait tant affecté. Il comprend ce qu'il a ressenti, plus tôt, lorsqu'il a découvert que Simon était vivant, il comprend la joie et le soulagement qui l'ont envahi. Il comprend. Il se rend compte de ce qu'il ressent.

C'est de l'amour.

Comment ne l'a-t-il pas su plus tôt ? Un sentiment si grand, si vaste, comment a-t-il pu ne pas s'en rendre compte ? Peut-être une partie de lui-même le savait, mais n'a pas voulu y croire. Tant prétendent que les androïdes ne ressentent rien, alors peut-être aussi qu'une partie de lui pensait cette émotion hors de sa portée. Mais elle ne l'est pas. Simon lui-même l'a dit : ils sont vivants.

Markus est en compagnie de l'homme qu'il aime, et cette réalisation dissipe subitement ses doutes et ses peurs, au moins pour un moment. La présence de Simon a ses côtés le rend plus fort, l'a toujours rendu plus fort. Simplement leur conversation et leurs gestes d'aujourd'hui leur montrent qu'ils se complètent, qu'ils savent se rassurer, qu'être l'un auprès de l'autre peut leur apporter la stabilité, le comfort dont ils ont besoin.

Le temps présent se rappelle à lui et Markus se rend compte de leur proximité, des endroits où ils se touchent ; ses mains sur l'une de Simon, et la paume de Simon sur sa joue, et même leurs cuisses qui s'effleurent, et pendant un instant Markus est tenté de prendre le risque, il est furieusement tenté de compléter leur rapprochement, de s'avancer, de poser ses lèvres sur celles de Simon. Mais. Mais Simon ressent-il la même chose ?

Markus réalise qu'une relation comme il vient de découvrir désirer nécessite des sentiments réciproques. Et Markus se rappelle certains regards, certains gestes, la façon dont Simon semblait regretter certaines paroles et la façon dont Simon acquiert parfois un souffle d'assurance à l'approcher lorsque c'est pour le bien de Markus, mais ce n'est pas assez. Assez pour le faire douter, le faire espérer, mais pas assez pour qu'il soit sûr. Et Markus le sait, les émotions qu'il porte en lui pourraient tout bouleverser - en bien comme en mal. Il aurait besoin d'un signe certain, mais il ne sait même pas quel signe attendre. Ce n'est pas comme s'il avait énormément d'expérience. Ce qu'il a eu avec North n'est pas comparable. Il ne pouvait pas le savoir alors, mais l'immensité de ce qu'il ressent et la joie potentielle qui le possède à l'idée que Simon pourrait possiblement retourner ses sentiments, ce n'est comparable à rien dans son passé.

S'il veut vraiment avoir une réponse, il doit prendre un risque. À peine quelques secondes se sont écoulées depuis que Simon s'est tu. « Tu as raison, » répond-il tout d'abord, parce que si Markus met temporairement de côté l'épiphanie qu'il vient d'avoir sur ses sentiments, les mots de Simon sont justes. Les humains savent désormais qu'ils sont des êtres vivants. Quoi qu'il arrive dans les négociations, quelles que soient les décisions des gouvernements, ils ne peuvent pas revenir en arrière là-dessus. Les androïdes sont conscients. Les androïdes sont en vie. Cette vérité a été dévoilée au grand jour et ne peut retomber dans l'ombre peu importe l'opposition à laquelle ils auront à faire face.

Mais l'opposition n'est pas là, pas ici, là où ils sont. Leur temps est encore à eux. Cette réunion est à eux. Et Markus a toujours été un homme d'action, qui n'accepte pas l'oisivité, qui refuse de reculer à cause de la peur. « Nous sommes en vie, » murmure-t-il, conscient d'une certaine tension qu'il y a dans l'air, « et nous pouvons devenir qui nous voulons. » Nous pouvons aimer qui nous voulons, pense-t-il, veut-il ajouter, mais les mots se coincent dans sa gorge. Ce serait trop dire, trop révéler. Même en supposant que Simon retourne une partie de ses sentiments, il est possible que ce ne soit pas à la même intensité. Le mot 'aimer' possède un certain poids. Prononcé au bon moment, il peut ancrer une réalité, mais déclaré trop tôt ou trop tard, il peut la couler.

Markus ferme les yeux, et dans un mouvement infime, tourne la tête et dépose un baiser sur la paume de la main de Simon, cette main si doucement déposée sur sa joue. Une seule action, un geste tendre, léger ; c'est la chance qu'il prend. Puis il ouvre les yeux et les pose sur le visage du blond pour observer sa réaction, parce qu'il a besoin de savoir. Il a besoin de savoir s'il peut espérer un avenir où ils sont Markus et Simon, où ils sont liés, ou s'il devra oublier ses sentiments.

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Il détecte un changement chez Markus ; léger, comme une tension dans l’air qui porterait mille mots. Il donnerait cher pour comprendre ce qui lui traverse l’esprit à ce moment-là. Parce que ça l’inquiète, brusquement, et il a peur d’en avoir trop fait. Après tout, il a des gestes d’attention envers le brun depuis le début. Ses regards n’ont probablement trompé personne, peut-être même que le leader de Jericho aurait remarqué leur lueur spéciale s’il n’avait pas eu autre chose à régler dans l’immédiat. Il n’est finalement pas bien compliqué de saisir l’étendue des sentiments qu’a Simon pour son ami en observant son comportement. Ce qui rend la conclusion incertaine, c’est sa confiance en lui trop bancale. Chaque fois qu’il écoute son cœur, ses émotions, il initie un contact privilégié avec Markus. Et puis, l’instant d’après, sa raison lui hurle qu’il ne devrait pas agir ainsi, alors il se raidit, rougit et se défile. Tel un môme perdu, qui a du mal à saisir toute la subtilité de ce que l’on appelle les sentiments. Et puis, il est timide, le blondinet.

Alors il passe son temps à agir par instinct en étant tactile avec Markus, avant de brusquement se rendre compte de sa proximité et s’éloigner. Mais là, il ne le fait pas ; il garde sa main doucement posée sur la pommette, troublé tout de même. Il hésite franchement à la retirer suite au changement perceptible dans l’attitude de son interlocuteur, pensant avoir fait une bêtise, mais se résigne lorsqu’il prend finalement la parole. « Nous pouvons, oui. » Il ne trouve rien d’autre à ajouter que ces mots, alors qu’il voudrait finalement dire tellement plus. Lui avouer que tout ce qu’il ressent pour lui depuis le début va au-delà de l’amitié, au-delà de l’admiration ou l’adoration. C’est quelque-chose que les androïdes n’auraient jamais dû pouvoir ressentir si l’on en croit certains humains. C’est une émotion tellement puissante qu’elle réveille en lui une force qu’il ne se connaissait pas. Une volonté de vivre, plus vive que jamais.

Peut-être qu’il commence à réaliser, à présent, à quel point ils sont proches. Plus que jamais. Il lui suffirait d’avancer encore un peu pour être totalement collé à lui. Et cette simple pensée le fait rougir, le met presque mal-à-l’aise alors que son être entier réclame cette proximité. Il a l’impression que chaque partie de son corps en contact avec Markus le brûle ; mais c’est loin d’être désagréable, c’est doux.

S’il n’a pas été surpris par ses révélations, il l’est néanmoins par ce rapide geste ; la sensation des lèvres sur sa paume lui procure cette fois-ci un bref frisson, remontant à toute vitesse le long de sa colonne vertébrale. Il plonge son regard dans le sien, abasourdi, presque sûr d’avoir rêvé, pendant un instant. Une illusion, pense-t-il avec regret. Et pourtant, il est persuadé qu’il n’en est rien ; il a encore l’impression de sentir cette chaleur sur sa peau, et l’œillade que lui lance désormais Markus le perturbe. Il doit avoir l’air ridicule, là, les yeux écarquillés, la bouche entrouverte et la main tremblante sur son visage. Mais, pour une fois, ça lui importe peu. Il est trop obnubilé par son camarade pour se soucier d’autre-chose.

Et il sait ; désormais, plus aucun retour en arrière possible. Il sait qu’il ne peut plus reculer, à présent. Que c’est sa chance, qu’il faut qu’il agisse enfin. Alors peut-être qu’il fait la plus grosse erreur de sa vie ; peut-être que son amitié avec Markus en pâtira à jamais ; peut-être qu’il regretta d’avoir laissé ses sentiments s’exprimer, plus tard, quand il sera seul et triste.

Peut-être que ça se passera bien.

Et c’est sur ce fol espoir qu’il se décide. Sa main hésitante glisse, dans un geste empli de tendresse, jusqu’à son menton pour le relever vers lui. Il observe un moment ses yeux en même temps que son visage se rapproche. D’un regard, il semble lui demander sa bénédiction, comme une autorisation silencieuse. Et il pose ses lèvres sur les siennes, fermant doucement les paupières.

Il ne sait pas où il a trouvé ce courage, brusquement. Peut-être qu’il était là depuis le début, attendant simplement le bon moment pour faire son apparition.

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