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 Le Labyrnthe : L'Ultime Guerre des Survivants. (Abyss)

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Dérkomai
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UNIVERS FÉTICHE : Fantaisie ; Science-Fiction ; Asiatique ; Horreur ; Médiéval ; Historique ; Game of Thrones ; Red Rising ; Cinderella Phenomenon ; Miss Peregrine et les Enfants Particuliers ; Narnia ; Avatar (James Cameron) ; Jurassic Park & World ; Marvel (X-men, Thor, Spiderman) ; La Momie (Stephen Sommers) ; Hunger Games ; Tim Burton ; Vampire Knight ; Code Geass ; Death Note ; Black Butler ; Kaori Yuki ; Hayao Miyazaki ; Summer Wars (Mamoru Hosoda) ; Midnight Wolf (Tomu Ohmi) ; Pokémon ; My Little Pony ; Winx Club.
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Deux ans ont passés.

Enfer et Paradis terrestres vont s'entrechoquer pour une ultime saignée. Tous avaient cru le W.I.C.K.E.D. anéantis pour de bon. Mais si les uns ont trouvés leur Refuge, pourquoi n'en aurait-il pas été de même pour les autres ? La situation est la même en surface. Les derniers survivants de l'Assaut sur WICKED vivent en paix au sein de leur Eden improvisé. Les souvenirs des anciens jours sont toujours vivaces dans leurs esprits martyrisés mais ils avancent vers l'avenir et honorent leurs morts chaque année. Les réfugiés se croient seuls. S'ils pouvaient seulement soupçonner ce qui somnolait dans les profonds sous-sols insoupçonnés des terres brûlées... Des expériences tordues ont été menées. Un laboratoire secret s'est ré-animé. Des visages familiers s'apprêtent à renaître de leurs tombes. Pire que tout, un nouveau virus a été créer. Grâce au sang unique de ce très cher Thomas. C'est une nouvelle apocalypse qui s'annonce. Les démons de la géhenne s'apprêtent à donner le coup de grâce.

Le camp des survivants s'en sortira-t-il face à cette menace 2.0 ?

Contexte provenant d'un échange MP.
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Dérkomai
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Newt
The Glue

J'ai 20 ans et je vis dans les laboratoires sous-terrains du WICKED, perdu en plein désert. Dans la vie, je suis un fondu muté porteur du virus nouvelle génération Braise 2.0, petit toutou docile de l'organisation la plus frappée qui ait jamais existée et je m'en sors à merveille en prenant uniquement en considération que je suis nourris et logé... Sinon ? C'est tout bonnement cauchemardesque, une torture, j'aurais largement préféré rester mort. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire. Mais, franchement, il faut dire que la situation est compliquée... Surtout depuis que je suis censé ne plus faire partie de ce monde. En fait, j'ai rien été foutu de lui avouer, pas même dans ma lettre. J'avais peur de faire trop de mal en lâchant la bombe à la fin et je le vis plutôt mal, il faut le reconnaître. J'essaie d'encaisser mais c'est dur. Je suis toujours pas sûr que ce soit une bonne idée de faire mon coming out. Et puis, c'est pas le problème le plus urgent.


Tu te souviens de cette lettre, Thomas ?
J'espère que tu as bien suivis mes conseils et que tu t'es employé à vivre heureux ces deux dernières années. Ce sont nos meilleurs souvenirs que nous devons conserver et cultiver non les mauvais. Ce sont les bons moments partagés qui nous donnent envie d'avancer. Il faut profiter du moment présent tant qu'il nous appartient. Tu es libre, alors souris en creusant ton chemin.


S'il-te-plaît, Tommy.
Oublie.

Oublie cette dernière image que tu as eue de moi. Et pardonne-moi.

Pardonne-moi,
de ne pas avoir tenu le coup.



Thomas B.Sangster ©️ LUX AETERNA

Les laboratoires. Les vitres teintées. Les lumières bleues aveuglantes des salles d'opérations et de manipulations génétiques. Il avait l'impression de n'avoir connu que ça. D'y être né. Alors que c'était faux. C'était ce long confinement qui lui faisait perdre ses notions fondamentales. Ça et ce qu'il avait vécu depuis sa mort. Les images s'emmêlaient dans son esprit et ce n'était même pas la conséquence de sa mémoire cryptée. Cela résultait de traumatismes intérieures. Des souvenirs de cette nuit où Thomas avait tenté de le maîtriser pendant qu'il essayait tout bonnement de le dévorer vivant, pris de cette fièvre meurtrière brûlante et douloureuse, se superposaient à celles de souffrances insupportables et de cris gutturaux inhumains rugissant dans une pièce si lumineuse que ses rétines lui faisaient mal. Les outils chirurgicaux qui chutent au sol avec fracas pendant qu'il se débat sur un fauteuil de médecine dur et froid. Il y avait aussi ces confrontations physiques violentes et acharnées. Les morsures et les griffures féroces échangés avec les autres mutés pour tester leur résistance mais aussi leur intelligence et leur obéissance en état de métamorphose. C'était l'enfer ce qu'il avait vécu. Et, comme vous avez dû le comprendre, il n'était pas le seul à être passé par ces expériences scientifiques démentes. Tout ça dans un but plus dégénéré encore que la raison d'être de toutes ces horreurs.

Soupir pesant. Le Refuge est en vue. Les soldats sont appelés au rassemblement immédiat. Le blond s'écarte de la fenêtre qui lui avait permis de scruter discrètement le paysage extérieur durant le trajet de leur cachette -quel euphémisme- jusqu'au repère des renégats. Il choppe son casque noir accroché au mur et y dissimule la totalité de son crâne jusqu'à la nuque. Vient ensuite son fusil d'assaut auquel il se cramponne comme pris d'anxiété. Thomas ne l'avait pas écouté. Il le sentait comme une intuition masculine... ou plutôt, comme une intuition intime. Leurs échangent télépathiques de ces dernières semaines avaient été laborieux. Tommy persistaient à croire qu'il rêvait quand il entendait sa voix dans sa tête... Il se bornait à penser que ce n'était pas vrai, qu'il ne pouvait pas être en vie. En un sens, le muté était le mieux placé pour comprendre cette réaction car Greenie avait été l'incontestable témoin de son trépas. Il avait utilisé la force de son ami pour se planter un couteau en pleine poitrine. Un coup qui aurait dû le tuer net... Ben, ça avait pas raté en fait. Cette nuit-là, tout aurait dû se terminer pour lui. Tout. Mais non, ces maudits tarés avaient eu d'autres desseins pour le boiteux. Il y avait une chance sur un foutu milliard que ça réussisse... Et il avait fallu qu'il tombe sur le grand jackpot.

Il l'avait prévenu de leur arrivée. Cela faisait des semaines qu'il s'était acharné à contacter son ancien ami par le biais de leur lien télépathe. Des semaines qu'il avait tourmenté son esprit, sous le manteau de la nuit, à un rythme irrégulier. Avec la distance physique monstrueuse qui les séparait, ça avait été un exercice crevant. Est-ce qu'il en avait seulement parlé autour de lui ? Est-ce qu'il avait pris la peine d'évoquer la possibilité d'une proche invasion du WICKED ? Est-ce qu'il leur avait dit que "La Colle" était en vie ? Ce que Thomas pouvait être borné quand il s'y mettait... Une vraie plaie. Passé ce problème, un autre aurait pu lui faire obstacle ceci dit. Pas garanti que ses p'tits copains l'auraient pris au sérieux à leur tour. Mais au moins ils auraient su et cela aurait eu une chance de faire un rien pencher la balance. Rah, stop ces réflexions défaitistes ! Rien n'était joué. Le fondu qu'il était devenu pouvait très bien se tromper. Tout était possible. Et l'espoir ne faisait de mal à personne... Apercevoir les réfugiés s'agiter, depuis les hauteurs du ciel, à la vue de leur visiteur de métal lui avait fait conclure que l'effet de surprise désiré par ses... maîtres était bien là. Ça l'angoissait mais il devait absolument conserver son air neutre où son propre plan risquait de tomber à l'eau.

Heure H. Le vaisseau tant redouté par tout blocard et tout résistant amorce son atterrissage sur la côte sablonneuse. A l'intérieur, on imagine sans mal l'incrédulité et la peur qui règne au dehors. S'ils croient pouvoir s'échapper aisément par la voie terrestre, ils vont avoir une bien mauvaise surprise. Ils ne peuvent pas se représenter ce qui est en train de leur tomber dessus...
- Soldats H5, O62, K30 et N28 ! Vous êtes avec moi. Les autres, gardez vos positions et attendez mes ordres.
Aussi obéissants que des chiens bien dressés chacun exécute l'ordre du Maître sans la moindre réticence. Le blondinet fait partie du quatuor. La soute s'ouvre sur le grand air et les réfugiés ahuris. Des bruits de bottes foulant le sol du vaisseau s'élèvent tandis que le groupe de cinq hommes en sort. Ils n'ont pas l'air de vouloir attaquer malgré leurs allures de guerriers avec leurs casques, leurs fusils, leurs bombes et leurs couteaux. Mais leur armement leur donne tout de même une allure menaçante. Le Leader, l'homme qui se tient sournoisement au centre du groupe n'est pas vêtu de la même manière que les quatre autres, moins militaire, plus élégant mais ce n'est pas ce qui choc le plus chez lui. Ce visage découvert, sain comme celui d'un immune... Personne ne croyait le revoir un jour. Il faisait partie des décès présumés et n'aurait même pas dû survivre à l'éboulement des immeubles du WICKED. Pourtant... C'était bien l'homme-rat qui leur souriait avec ruse. Janson était visiblement satisfait de son effet de surprise. Et ce n'était que le début...
- Bien le bonjour, messieurs ! Cela faisait longtemps, n'est-ce pas ? Il marque à peine une pause en joignant ses mains et en se composant un faux air affable. J'imagine que vous aimeriez avoir quelques explications quant à cette petite visite impromptue et à... quelques autres mystères qui semblent vous laisser bouche-bée. Mais avant, laissez-moi le plaisir de vous présenter quelqu'un. N28, veux-tu bien t'approcher et ôter ce casque ? Je sais qu'on meurt de chaud là-dessous.
"N28" n'avait pas quitté Thomas du regard dès qu'il l'avait aperçu. Il fit mine de ne pas relever le jeu de mot répugnant que venait de faire son supérieur et s'avança à la hauteur de celui-ci pour se placer à ses côtés. D'une main, il attrapa le dessous de son casque et en libéra son visage. Un visage... extraordinairement normale au vue de ce qu'il lui était arrivé par un sinistre passé. Les réactions ne se firent pas attendre, des expressions de stupeurs totales s'élevèrent et il entendit une voix familière l'appeler par son nom.
- NEWT ?!
C'était Minho. L'intéressé eu un sourire léger mais glacé.
- Salut, Minho. Puis il se tourna vers le premier des garçons à avoir attirée son attention une fois descendu de son transport aérien. Tommy.
Là encore son ton est sec. Il doit jouer le jeu ou ce sera foutu. Mais lorsqu'il s'adresse à lui par la voie de la pensée, son ton est totalement différent, plus doux bien qu'un peu déçu. C'est le vrai Newt, celui qu'ils connaissaient depuis le Bloc.
- Alors... Tu n'y as vraiment pas cru ? Mes avertissements étaient réels, Thomas. Vous êtes dans la merde jusqu'aux trous de nez.
Cette formulation aurait peut-être pu être drôle dans d'autres circonstances mais Newt n'était pas d'humeur à rire. La situation était trop dramatique pour ça.
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Abyss
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Thomas
To be killed by Group B

J'ai 20 ans et je vis au Refuge, cet endroit paradisiaque qui nous est tombé dessus au meilleur moment. Dans la vie, je m'occupe de l'organisation du lieu, faisant en sorte que chacun participe activement à la vie du camp et je m'en sors bien si l'on exclut l'ennui mortel qui ne tardera sûrement pas à frapper à ma porte. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, désespérément amoureux (c'est le mot ?) d'un homme mort. Outch, ça sonnait bien mieux dans ma tête.



J'ai pas toujours su interpréter tes regards. Ils avaient quelque-chose de spécial, et je suis toujours incapable de savoir s'ils l'étaient vraiment, spéciaux, ou seulement pour moi.

J'essaye de me souvenir,
de tes sourires, de ta voix.

Et pourtant, quand je plonge enfin dans les limbes du sommeil, tout ce que j'entends,
c'est ton dernier souffle.


I remember tears streaming down your face when I said I'll never let you go
When all those shadows almost killed your light
I remember you said don't leave me here alone
But all that's dead and gone and passed tonight


dylan o'brien ©️ Lempika.


Je suis désolé. Tellement.

Je n’y suis pas parvenu. Après lecture de ta lettre, j’ai essayé. J’ai fait mon possible pour aller de l’avant, m’occupant à toute heure de la journée et de la nuit. J’ai gravé ton nom dans la pierre, en espérant faire mon deuil. J’ai évité le sujet quand les autres voulaient parler de toi. Le soir, j’ai traîné avec Brenda, désireux de reporter mes sentiments sur quelqu’un d’autre. Car c’est ce que tu m’as dit de faire, alors j’ai essayé. Après rapprochement, elle a dû m’embrasser trois ou quatre fois. Je ne l’ai jamais repoussée, j’ai même voulu espérer que ça suffirait ; que ça marcherait.

Et puis, un beau jour, j’ai abandonné. J’ai compris que je ne serai jamais heureux ainsi, en tentant volontairement de t’oublier. Les bras de la jeune femme ne m’ont jamais consolé, et je me suis rendu compte que je me voilais la face depuis le début. Alors j’ai arrêté. J’ai évité Brenda jusqu’à ce qu’elle finisse par comprendre, je me suis isolé bien plus souvent ; simplement pour penser à toi, sans une quelconque retenue bien inutile.

Ils disent tous que j’organise bien la vie au camp. Ils ont sans doute raison, Minho m’a déjà expliqué plusieurs fois que j’avais l’âme d’un leader. Mais je m’en fiche. Si je me tue à faire du Refuge un petit coin de paradis, c’est parce que c’est la seule chose que je trouve à faire ici. Ironiquement, je m’ennuie presque de ces années passées à cavaler. Au moins, tu étais là.


...

Dernièrement, des songes bien particuliers hantent ses nuits ; Newt lui parle, l’avertit d’un danger immédiat. Et si au départ il s’est trouvé très affecté par cette voix dans sa tête, se réveillant bien souvent en larmes, le chagrin a laissé place à la lassitude. A l’agacement, presque. Ça fait deux ans. Deux ans qu’il aurait dû aller de l’avant, passer à autre chose, mais son fichu cerveau s’obstine à le plonger dans une tristesse sans nom. De nombreuses fois, le défunt lui répète qu’il n’est pas mort, et le W.I.C.K.E.D. non plus. Et finalement, Thomas s’est mis, parfois, à lui répondre. Comme auparavant, lorsqu’ils étaient capables de communiquer par télépathie. A présent, la voix qui résonne entre ses tempes demeure une douce illusion dont son esprit et son cœur en miettes ne semblent pas se lasser. Alors il lui parle, calmement. Lui conte ses journées, l’ennui qui lui enserre le ventre et le bonheur de tous les réfugiés autour de lui. Il lui dit qu’il regrette, qu’il donnerait tout pour changer le passé… communiquer avec le jeune homme de ses souvenirs lui fait un bien fou, quand le voir en pensées ne le fait pas fondre en larmes.

- Thomas ? Thomas ! THOMAS PUTAIN !

Après un vif sursaut, les paupières se soulèvent, papillonnant pour tenter d’apercevoir la source du réveil. Minho s’agite au-dessus de lui, hurlant en jetant des œillades paniquées aux alentours. Thomas se redresse, massant son bras engourdi ; il s’est endormi à même le sol.

- Il s’passe un truc là ! Y’a un vaisseau qui se pointe !

A ce moment précis, le brun semble récupérer pleine maîtrise de ses sens, et le vacarme ambiant parvient enfin à ses oreilles. Les réfugiés courent autour de lui, se rassemblant bientôt en une masse informe non loin, visiblement hésitants quant à la marche à suivre. Sautant sur ses pieds, l’immune saisit son camarade par l’épaule, l’entraînant à sa suite. En effet, en levant le nez, sa vue plonge immédiatement sur la carcasse métallique prête à amorcer l’atterrissage. Il ne comprend pas très bien ce que ce manège peut bien signifier, mais, pour une fois, évite de se poser trop de questions. Le plus important ; assurer la sécurité. Alors, prenant exemple sur l’ancien blocard et ses amis déjà réactifs, il s’arme, ne tardant pas à se retrouver face aux cinq hommes sortant de l’imposant berg. D’un geste, il intime à ses compagnons de rester tranquilles et de n’engager aucun combat. La situation lui parait bien trop louche pour se lancer corps et âme sans prendre le temps de réfléchir.

Sa mâchoire se crispe presque imperceptiblement en reconnaissant le visage atrocement familier et souriant narquoisement de l’Homme-Rat. S’il n’avait pas lui-même ordonné aux garçons de rester immobiles, il lui aurait certainement tiré en pleine tête sans réfléchir. Seulement, les quatre soldats accompagnant leur bourreau l’en dissuadent, et plus particulièrement leur armement.

- L’enfoiré, murmure-t-il en s’efforçant de garder un air calme mais déterminé.

Seulement, la suite des événements lui fait bien vite oublier cette sage décision. Au moment où le fameux « N28 » s’avance, il sent que quelque-chose cloche. Le pas du soldat lui vrille les tympans et il sent déjà sa poigne faiblir. Quand il découvre le visage caché sous l’imposant casque, c’est tout son monde qui s’écroule pour la deuxième fois. Ses traits se décomposent et ses épaules s’affaissent. Sans réellement le vouloir, Thomas a baissé son arme et engage déjà un pas vers le blond. Seulement, le bras de l’asiatique à ses côtés le retient de justesse et il stoppe tout mouvement. Tétanisé, il ne peut que fixer ces prunelles qu’il ne pensait plus jamais revoir. Sa respiration se fait à présent plus lourde, saccadée, irrégulière, et il sent son cœur pulser de manière bien trop anarchique. Il chancèle quelque-peu lorsque la voix du nouveau venu se fait entendre et ne prend même pas la peine d’essuyer les larmes qui perlent déjà au coin de ses yeux. Malgré l’aspect irréel de la situation, il est cette fois persuadé de ne pas rêver.

Newt a retrouvé une apparence tout-à-fait normale, bien loin de la peau décharnée et des pupilles monstrueuses qu’il avait la dernière fois. Ce jour-là. Il semble presque en pleine forme, et, pendant un instant, il redoute le pire ; un automate. Janson a créé une réplique du sujet A5 pour le déstabiliser.

Seulement, quand il entend à nouveau cette voix dans sa tête, il sait. C’est Newt. C’est bien lui. Lui et son ton posé, rassurant malgré l’horreur de ses mots. Il pourrait croire à une nouvelle hallucination, mais il est persuadé qu’il n’en est rien. Et pourtant… il secoue la tête, la voix anormalement grave et hésitante quand il parle ;

- C’est… une blague ? Vous pensiez réellement que ça allait fonctionner… ? Newt est mort…
A sa droite, Minho se penche pour pouvoir chuchoter à son oreille.
- Mec… il est là, il est vraiment là…

Cette fois-ci, Thomas essuie rageusement les larmes (qu’il ne pensait pas si nombreuses) dévalant ses joues sales de fin de journée.

- Bordel, vous voulez quoi encore ? crie-t-il, sa gorge nouée ne lui permettant tout de même pas une grande portée.

A bout de forces, il ne sait même pas comment il parvient à rester debout, n’ayant pas remarqué le bras de son compagnon le soutenant dans le dos. Il tente de communiquer avec le blond par la pensée, comme autrefois, mais il ne parvient à formuler quoi que ce soit. Tout se mélange dans sa tête, ne formant pas une seule idée cohérente. La situation l’est-elle, de toute manière ?

Désemparé, tout ce qu’il parvient à faire, c’est plonger son regard dans ces iris qui le fixent. Il souhaite de tout son être s’y noyer, à défaut de pouvoir l’approcher.

- Qu’est-ce qu’il t’est arrivé… ? murmure-t-il. Si faiblement qu’il doute que qui que ce soit l’ait d’ailleurs entendu.

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Newt
The Glue

J'ai 20 ans et je vis dans les laboratoires sous-terrains du WICKED, perdu en plein désert. Dans la vie, je suis un fondu muté porteur du virus nouvelle génération Braise 2.0, petit toutou docile de l'organisation la plus frappée qui ait jamais existé et je m'en sors à merveille en prenant uniquement en considération que je suis nourris et logé... Sinon ? C'est tout bonnement cauchemardesque, une torture, j'aurais largement préféré rester mort. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire. Mais, franchement, il faut dire que la situation est compliquée... Surtout depuis que je suis censé ne plus faire partie de ce monde. En fait, j'ai rien été foutu de lui avouer, pas même dans ma lettre. J'avais peur de faire trop de mal en lâchant la bombe à la fin et je le vis plutôt mal, il faut le reconnaître. J'essaie d'encaisser mais c'est dur. Je suis toujours pas sûr que ce soit une bonne idée de faire mon coming out. Et puis, c'est pas le problème le plus urgent.


Tu te souviens de cette lettre, Thomas ?
J'espère que tu as bien suivis mes conseils et que tu t'es employé à vivre heureux ces deux dernières années. Ce sont nos meilleurs souvenirs que nous devons conserver et cultiver non les mauvais. Ce sont les bons moments partagés qui nous donnent envie d'avancer. Il faut profiter du moment présent tant qu'il nous appartient. Tu es libre, alors souris en creusant ton chemin.


S'il-te-plaît, Tommy.
Oublie.

Oublie cette dernière image que tu as eue de moi. Et pardonne-moi.

Pardonne-moi,
de ne pas avoir tenu le coup.



Thomas B.Sangster ©️ LUX AETERNA

Le soleil, la lumière naturelle, les arbres, la brise fraîche soufflant dans ses cheveux ou encore le parfum de l'océan. Il ne prêtait attention à rien de tout ça. Moins de la moitié de sa concentration était tourné vers son objectif : aider les réfugiés à s'en sortir, autant que lui et ses alliés mystères en auraient les moyens. Mais, lui, il avait réussi à s'accaparer tout le reste de sa conscience en une fraction de secondes. Les larmes salées sur le visage de Tommy... Son expression bouleversée... Elles fendillaient sa muraille. Newt peinait à préserver son masque face à ces manifestations des états d'âme et de coeur de celui qui avait été son meilleur ami, dans cette autre vie dont il ne se souvenait que par saccade. Sa gorge s'était asséchée d'un coup. Le pas amorcé par Thomas, il ne l'avait pas loupé. Et, lui-même, s'était retenu de justesse de faire le moindre mouvement en sa direction. Son impression de contrôle sur la situation lui glissait entre les doigts. En vérité, il était littéralement démangé par l'envie d'aller apaiser ses larmes en le serrant dans ses bras. Ça aurait été plus simple et moins pénible de simplement détourner les yeux de son visage mais il ne le fit pas. A aucun moment il ne rompit le contact entre leurs regards et Thomas avait certainement aperçue la faille, cette lueur de douleur profonde et de tristesse impitoyable. S'il s'était laissé aller, leurs larmes se seraient fait écho... C'était atroce à quel point il lui avait manqué, dès lors qu'il s'était rappelé la vérité.

Impossible de calmer son coeur emballé après ça. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était se recomposer une nouvelle impassibilité apparente pour que le rat et ses fidèles n'y voient que du feu. Il n'était pas censé nourrir de forts sentiments pour le sujet A2. Il était censé le haïr conformément aux effets de la Torsion. Le prendre pour un traître. Et vouer un culte sans borne au WICKED. Rien ne transparait de son combat intérieur dans son attitude et, pourtant, il a la sensation d'avoir un nœud de 50kg à la place du coeur. Ça le fait chier de ne pas pouvoir intervenir dans cette fichue conversation qui le concerne directement. De ne pas pouvoir apaiser Thomas. Le voir souffrir et d'y être impuissant... Mais ça ne va pas durer. Ça ne doit pas durer.

Janson avait adopté un air sardonique, de plus en plus alléché par ce qui était en train de se passer. Son appât marchait à merveille contrairement à ce que prétendait le jeune rebelle qui lui faisait face. Ce petit parasite qui avait réduis tout son titanesque travail en poussière. Il était là pour se venger et beaucoup allaient payer. A moins de capituler, cela pourrait le rendre un peu magnanime. Pour l'instant, c'était le calme avant le cataclysme. Pourvu qu'il ne soit pas déclenché trop tôt...  
- Oh, j'ai dit "présenter" ? Mais non, c'est vrai que vous vous connaissez déjà. Pas trop surpris, Thomas ? Tu m'as l'air bien ébranlé, mon garçon.
A vrai dire, il n'y avait pas que lui qui était ébranlé de voir Newt ressuscité. Minho le regardait avec la bouche en demi O et n'avait pas l'air de savoir sur quel pied danser. Il était paumé et sous le choc mais pas au point de verser les larmes que Tommy ne paraissait pas arriver à stopper. Une constatation qui trouait le coeur du fondu à la tignasse solaire... Quand il se leurrait, c'était le visage qu'il haïssait. Maintenant que sa mémoire lui envoyait des ondes de réalité, c'étaient les gouttes d'eau dans les yeux du garçon larmoyant qu'il exécrait. Il pouvait aussi remarquer d'autres visages qui ne lui disaient rien mais qui, eux, semblaient le reconnaître. Foutue preuve supplémentaire qu'on avait farfouiller dans ses souvenirs comme un vandale chamboule les tiroirs et les placards d'une maison, se barre avec ce qui l'intéresse et laisse un vrai saccage derrière lui.
- Newt est bien en vie. En chair et en os. Je peux même te le prouver, si tu veux. Tu n'as qu'à me le demander. Il tapote un couteau sur sa hanche droite. Une toute petite entaille dans la peau, il saignera pas longtemps et ne sentira même rien du tout. C'est promis.
C'était aussi une manière plus ou moins subtile de dire qu'il avait intérêt à se la jouer mollo ou son copain "fraîchement" sorti du tombeau en pâtirait. Newt continuait de faire comme si cette discussion ne le concernait pas. Curieusement, guère affecté par l'idée de se faire ouvrir les veines par un dingue.
- Écoutes, Thomas. Je vais te dire ce que je veux. Et peut-être répondre à quelques-unes de tes questions si ça m'en dit. Mais, si tu permets, le crépuscule va bientôt faire son apparition et mes hommes sont un peu fatigués. Il fait un geste en direction des individus restés en arrière, dans le vaisseau. Une bonne cinquantaine d'hommes et de femmes armés. Dans ta grande bonté. Aurais-tu l'obligeance de nous offrir le gîte et le couvert pour cette nuit ? Nous avons fait un long voyage pour vous rencontrer et nous sommes tous... affamés.
Encore une fois, il sourit avec ironie. Janson se croyait peut-être drôle. Peut-être que des abrutis en armure se marraient sous leurs casques à chacun de ses sous-entendus pourris. Mais tout ce manège était juste mauvais signe. Newt savait bien ce qu'il était en train de préparer, bien sûr. Il était dans le camp de la confidence mais le petit numéro de l'homme-rat l'agaçait. Immobile comme une sculpture de marbre, il avait capté le murmure inaudible de Thomas. Suffisait de lire attentivement sur ses lèvres pour savoir le message qu'il avait voulu faire passé si faiblement... Le regard de l'ancien blocard est distant. Il y ajoute même un poil de rancune. Air qui ne colle en rien à sa voix douce et apaisante lorsqu'il répond à nouveau par télépathie au coureur désemparé :
- C'est une longue histoire, Tommy... Au moins aussi laide que vingt fondus en phase terminale. Je te raconterais. Pour l'instant, on doit gagner du temps. Accepte sa requête.
Il aimerait pouvoir lui adresser un signe de tête encourageant. Mais ne le pouvant pas, c'est dans ses pensées qu'il y met les ondes. Aussi, d'autres mots de mise en garde lui échappent. Lucides et clairs.
- Fais surtout pas le con, Tommy... Sérieusement, fais gaffe. Toute cette folie que tu vois là, c'est juste un aperçu. Garde la tête hors de l'eau, okay ?
S'il se laissait submerger par tout ça, ça le ferait perdre la tête. Il devait garder sa boîte crânienne bien droite, sur ses épaules. Pour la survie du Refuge. Et pour la sienne aussi... Même si Newt n'hésiterait pas d'un iota à redonner sa vie pour qu'il soit sauf. C'était pour ça qu'il s'était tué, la première fois. Temps qu'il avait encore un minimum de bon sens. Pour ça et parce qu'il ne voulait pas vivre comme une créature putride à la cervelle disjonctée et éternellement affamée de viande fraîche. Qu'est-ce que cette nuit d'horreur pouvait être confuse dans sa tête...
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Pigeon



Thomas
To be killed by Group B

J'ai 20 ans et je vis au Refuge, cet endroit paradisiaque qui nous est tombé dessus au meilleur moment. Dans la vie, je m'occupe de l'organisation du lieu, faisant en sorte que chacun participe activement à la vie du camp et je m'en sors bien si l'on exclut l'ennui mortel qui ne tardera sûrement pas à frapper à ma porte. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, désespérément amoureux (c'est le mot ?) d'un homme mort. Outch, ça sonnait bien mieux dans ma tête.



J'ai pas toujours su interpréter tes regards. Ils avaient quelque-chose de spécial, et je suis toujours incapable de savoir s'ils l'étaient vraiment, spéciaux, ou seulement pour moi.

J'essaye de me souvenir,
de tes sourires, de ta voix.

Et pourtant, quand je plonge enfin dans les limbes du sommeil, tout ce que j'entends,
c'est ton dernier souffle.


I remember tears streaming down your face when I said I'll never let you go
When all those shadows almost killed your light
I remember you said don't leave me here alone
But all that's dead and gone and passed tonight


dylan o'brien ©️ Lempika.


De tout son être, il souhaite qu’on l’oublie. Que quelqu’un prenne le relai, mène cette conversation à sa place. Car, derrière lui, pas un réfugié ne pipe mot. Même Minho s’est tu, habituellement toujours là pour couvrir ses arrières ou le sortir d’une situation critique. Toute l’attention de l’assemblée est portée sur lui, et ça l’étouffe. Jamais il ne s’est plaint de ce leadership qu’on lui a presque imposé, y trouvant plutôt le moyen d’agir pour changer les choses. Il a un talent naturel, semble-t-il, pour rassembler les troupes.

Et pourtant, à ce moment-là, il regrette sincèrement cette confiance que tous lui vouent. Tout ce qu’il veut, c’est se noyer dans son chagrin. Voir Newt vivant est certainement la meilleure chose qu’il pouvait lui arriver. Mais pas là, pas aux mains de la pire organisation qui soit. Pas alors qu’il lui est impossible de l’approcher, ni même de comprendre. Il a tellement envie d’avancer, de le serrer contre lui, de lui ôter cette expression cruellement impassible et qui lui brise le cœur. Peut-être est-il réellement devenu une machine… un appareil sans émotions et totalement soumis à ce barbare face à lui. A cette simple idée, Thomas doit se faire violence pour ne pas engager sérieusement une attaque.

Bien évidemment, l’homme ne l’épargne pas, sans doute très amusé par la situation et l’effet escompté produit sur le brun. Il est parvenu avec brio à le perturber et à le pousser dans ses retranchements. Il n’avait d’ailleurs pas de meilleur moyen de réussir qu’en impliquant Newt. Il ne se doute sûrement pas de la portée des sentiments de Thomas pour le blond, personne n’en a idée d’ailleurs – sauf peut-être l’asiatique, assez perspicace malgré les apparences.

- N’essaye même pas, marmonne-t-il à l’évocation d’une possible entaille.  

Il n’est franchement pas d’humeur à plaisanter, sa verve habituelle envolée dès l’instant où ce fichu casque a été ôté. Et le sarcasme de Janson ne parvient pas à le motiver à agir, tout comme l’amusement qu’il lit sur ses traits l’exaspère au plus haut point. Même s’il l’a compris depuis longtemps, il ne peut s’empêcher de réaliser à quel être totalement déshumanisé il a à faire. Cette simple constatation lui fournit presque la haine nécessaire à un redressement. Son regard se voile alors qu’il se détourne de l’espèce d’enfoiré pour se poser sur le jeune homme un peu plus loin. Dans ces pupilles immobiles, il discerne néanmoins une lueur qui le déstabilise. Malgré son attitude raide et semblant dénuée d’empathie, sa prunelle tremble. Et son œillade provoque un déclic chez le sujet A2. Comme un sursaut d’espoir dénouant sa gorge et séchant ses larmes incontrôlables.

Inutile de le nier ; la proposition – ou plutôt la demande – de l’Homme-Rat le fait tiquer. Ses traits toujours tirés et l’hésitation se ressentant dans chacun de ses gestes le trahissent sûrement. Et pourtant, avec le temps, il est parvenu à cacher au mieux ses états d’âme. Il semble que Newt soit, comme auparavant, capable de bouleverser toutes ses certitudes.

Ne se laissant pas le temps de la réflexion, le brun s’apprête à refuser de but en blanc, peu désireux d’offrir le gîte à ces types. A ses côtés, Minho le soutient toujours, même alors qu’il semble à présent capable de tenir sur ses deux jambes sans support. Seulement, la voix qui résonne à nouveau au creux de son esprit le dissuade de s’exprimer sur le moment. Une fois de plus, le contraste dans l’attitude de Newt et la manière dont il s’adresse intimement à lui le bouscule, l’ébranle. Sans le quitter du regard, il laisse ses mots le cueillir, lui apportant le réconfort bienvenu dans la situation actuelle. Il lui expliquera. Pas de suite, mais il le fera. C’est-à-dire qu’il n’est pas un pion dans toute cette machinerie. Du moins, Thomas l’espère de tout son cœur, canalisant toute sa souffrance suite à ces quelques paroles. Le Refuge entier compte sur lui, il ne peut pas se permettre de tous les mettre en danger à cause de foutus sentiments. Suivant les conseils de son ancien camarade, il redresse les épaules, reportant cette fois-ci son attention sur le chef de la troupe. D’un regard, il le défie presque, s’exprimant plus calmement que précédemment ;

- Suivez-moi, vous logerez dans les hangars.
Son ton est sans appel, assuré. Bientôt, son complice lui attrape le bras, l’air brusquement affolé.
- Mec, tu déconnes ? On ne les laisse pas se poser ici !

D’un geste, le brun se dégage, intimant à Minho de lui faire confiance, d’une seule œillade.

Autour d’eux, les autres s’agitent. Des murmures s’élèvent, visiblement récalcitrants à l’idée de cohabiter avec les soldats.

- Vous pouvez retourner vaquer à vos occupations. Vous n’avez aucune crainte à avoir.

Il tente de les persuader autant que lui-même, et se tourne alors vers Janson.

- Toutes les armes, dans le vaisseau. Hors de question que vous ne fassiez un pas de plus sinon.

Même s’il a désormais l’air plus sûr de lui, l’ex-blocard ne se sent absolument pas en confiance. Les mots de Newt résonnent encore à ses oreilles. Toute cette folie que tu vois là, c'est juste un aperçu. La situation est bien trop menaçante pour qu’il ne baisse la garde.

- T’as intérêt à savoir c’que tu fais, tocard, parvient-il cette fois-ci à formuler directement dans l’esprit du blondinet. Sa voix est douce, empreinte de regrets, et dans ses yeux persiste le désemparement qui l’a fait fondre en larmes un peu plus tôt.

D’un signe, il invite l’attroupement à le suivre. Il garde la tête haute, alors que les derniers fragments de son cœur finissent de se détacher.

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Dérkomai
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Tortue



Newt
The Glue

J'ai 20 ans et je vis dans les laboratoires sous-terrains du WICKED, perdu en plein désert. Dans la vie, je suis un fondu muté porteur du virus nouvelle génération Braise 2.0, petit toutou docile de l'organisation la plus frappée qui ait jamais existé et je m'en sors à merveille en prenant uniquement en considération que je suis nourris et logé... Sinon ? C'est tout bonnement cauchemardesque, une torture, j'aurais largement préféré rester mort. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire. Mais, franchement, il faut dire que la situation est compliquée... Surtout depuis que je suis censé ne plus faire partie de ce monde. En fait, j'ai rien été foutu de lui avouer, pas même dans ma lettre. J'avais peur de faire trop de mal en lâchant la bombe à la fin et je le vis plutôt mal, il faut le reconnaître. J'essaie d'encaisser mais c'est dur. Je suis toujours pas sûr que ce soit une bonne idée de faire mon coming out. Et puis, c'est pas le problème le plus urgent.


Tu te souviens de cette lettre, Thomas ?
J'espère que tu as bien suivis mes conseils et que tu t'es employé à vivre heureux ces deux dernières années. Ce sont nos meilleurs souvenirs que nous devons conserver et cultiver non les mauvais. Ce sont les bons moments partagés qui nous donnent envie d'avancer. Il faut profiter du moment présent tant qu'il nous appartient. Tu es libre, alors souris en creusant ton chemin.


S'il-te-plaît, Tommy.
Oublie.

Oublie cette dernière image que tu as eue de moi. Et pardonne-moi.

Pardonne-moi,
de ne pas avoir tenu le coup.



Thomas B.Sangster ©️ LUX AETERNA
- Je te remercie, Thomas. Répondit cette sale fouine avec toujours ce même sourire rivé aux lèvres.
La décision de Thomas ne faisait clairement pas l'unanimité mais, au moins, elle leur permettrait de souffler avant que le couperet n'entame sa boucherie. Newt était en train d'observer Minho qui venait d'émettre son désaccord. L'ancien chef des coureurs et lui échangèrent une longue œillade. Pour l'instant, Newt ne pouvait rien faire pour les aider à y voir clair dans cette terrible fantaisie. Cette scène toute orchestrée par un autre Ressuscité qui, en fait, n'était jamais mort. Leur contact visuel se rompit quand Janson leur passa l'ordre de retirer tout leur arsenal, en accord avec la condition de Thomas. Les soldats s'agitèrent pour se défaire de leurs casques et de leurs outils de destruction. La Colle passait la sangle de son propre casque à son bras et désarmait son fusil d'assaut avec les gestes secs adéquats quand il entendit cette voix résonner dans sa tête... Il se pinça imperceptiblement les lèvres et stoppa tout mouvement. L'espace de quelques secondes, il hésita à montrer son véritable état d'esprit. Pendant que Janson et les autres étaient occupés ailleurs. Un seul coup d’œil vers son interlocuteur secret avant qu'il ne s'en aille. Un seul. Et c'est le même désemparement qui transperce les pupilles du fondu. L'accablement d'être obligé de leur infliger toute cette peine. Surtout à lui. La crainte de ne pas réussir à les protéger. Le dilemme de ne pas pouvoir tout leur déballer in extremis et de devoir passer par des faux-semblants. Puis, plus rien. Le froid revient et il se détourne brusquement pour rejoindre "son camp".

Tocard... Ça faisait des lustres, qu'il n'avait plus entendu ce mot.

***

Il faisait nuit, à présent. Newt était nonchalamment installé contre de vieilles bottes de paille poussiéreuses. Patientant après l'opportunité de s’éclipser sans bruit du grand espace fermé où ses "coéquipiers" commençaient un à un à piquer du nez. Encore retenu entre quatre murs. Ça ne le changeait pas beaucoup de sa chambre rudimentaire là-bas. Si ce n'est qu'ici, c'était bien plus spacieux. Cette fin de journée avait été salement tendue. Ce terme en était risible. Dépouillés de tout équipement meurtrier, ils avaient suivis leur escorte jusqu'au fameux hangar. L'accès au vaisseau était resté ouvert. Mais le passage était gardé par six embrasés à l'affût. Les moins commodes de la troupe. Les intrus avaient été sacrément mal perçus par les insulaires qui n'avaient pas manqués de les regarder de travers durant le court trajet qui les avait mené à leur logis temporaire. Bien des protestations hargneuses avaient été formulées. Réaction allant de soi. L'on percevait à la fois de la crainte et de la révolte chez leurs hôtes forcés. Qu'est-ce que le WICKED faisait ici ? Ils étaient censés en avoir fini avec ces infâmes enflures. Pourquoi acceptait-on de les garder ici comme des invités pacifistes en visite de courtoisie ? Telle une famille surgit du néant pour... Pour quoi ? Certains réfugiés avaient loyalement écoutés leur leader et étaient retournés à leurs tâches respectives avant que les derniers rayons de soleil ne se couchent. Mais d'autres avaient suivis le cortège pour connaître les démêlés. Satisfaire leur curiosité effrayée. Leur précieuse paix était en jeu et ils le sentaient avec une cruelle conviction. Rien de bon n'accompagnait la présence du World In Catastrophe : Killzone Experiment Department.

Les plus entêtés avaient tenus à participer à cette discussion venimeuse entre leur porte-parole et l'ancien directeur-adjoint. Leurs sombres spéculations n'avaient pas été déçues.

Newt mâchouillait quelques haricots blancs séchés sans entrain. Blasé. Las. Se remémorant avec un air vide les paroles de l'homme-rat. Il avait été franc, sans artifice. Enfin... Dans une certaine mesure. Le blond plaignait son ancien complice d'avoir eu à écouter et à encaisser ça, ses phrases empoisonnées, ses idées loufoques, orgueilleuses, glauques.
- Je veux que tu rejoignes mes rangs, Thomas. Je t'offre une chance de rédemption. Pour toi, et pour tous tes petits protégés. Il parlait en dégustant les légumes, graines et morceaux de viande qu'on avait bien voulus leur donner. Toi et feue ta petite copine, vous m'avez laissé pour mort la dernière fois que l'on s'est vu. J'ai pas trop apprécié, je dois dire. Mais ça m'a permis de... prendre un nouveau départ. Ha, comme il était satisfait de son monologue intriguant et ravi qu'on l'écoute débitée son histoire hors du commun, ses ambitieux projets personnels. Vois-tu, nous avions d'autres locaux. D'autres... installations. Un établissement souterrain secret avec des laboratoires de recherche, des blocs opératoires, des, heum... des salles d'expérimentations. Une lueur malsaine était passée dans ses yeux fourbes à cette dernière évocation. Le tout parfaitement équipé. Tu te doutes de l'ampleur de nos ressources.
Il n'y avait que lui qui parlait à ce moment-là. Tout le beau petit monde présent semblait pendus à ses lèvres malgré -ou au vue de- ce qu'elles annonçaient. Ils voulaient savoir et le seul moyen d'avoir des réponses, c'était de l'écouter vider son sac à purin grouillant d'immondices. L'opposition comportementale des deux camps était flagrante. Les ignorants, les innocents, les "bons" étaient campés dans des poses méfiantes, ils jaugeaient ces tyrans à gueules d'anges avec une suspicion hostile. Tandis que les enfants du WICKED prenaient leur dîner à même le sol dans une détente insolente. Comme s'ils étaient en train de pique-niquer entre vieilles connaissances. Pff, on allait leur cuisiner de bons petits plats aussi ? Ils voulaient peut-être qu'on leur fasse offrande de confortables paillasses pour la nuit ? Janson, pour sa part, prenait soin d'essuyer ses tubercules et ses lentilles avant de les ingurgiter. Faute de chaise ou de tabouret, il s'était assis sur un tonneau couché par terre -et apparemment bourré de liquide- pour s'adresser à son auditoire. Newt ? Il mangeait des bouts de viande déshydratés, assit à l'indienne, en faisant comme ses frères viraux : la sourde oreille.
- J'ai beaucoup d'amis, tu sais. Un réseau de contacts puissants. De gens qui, comme moi, rêvent d'un monde meilleur et d'une humanité sauve. Là, il s'était levé, pour arpenter le grand hangar et assurément se dégourdir les jambes. Marchant sereinement avec cette fierté énervante, comme s'il était chez lui et que cet endroit lui appartenait. C'est grâce à eux et mes agents de l'ombre que je m'en suis sorti. Mais aussi grâce à ton sang, Thomas. Tu le laisses un peu trop trainer n'importe où si je peux permettre. S'étant rapproché de lui, autant que Minho et Gally -que Newt ne reconnaissait pas- le lui avaient permis, il regardait l'Immune droit dans les pupilles. Son ton était mordant. J'ai pu guérir de cette... infection dévorante qui me rongeait le cerveau et la moindre particule de mon anatomie. Un vrai miracle que tu portes dans tes veines, mon garçon. Mais je ne me suis pas contenté de si peu qu'un pauvre retour à la vie normale. Ton exceptionnelle immunité, m'a donnée une idée. Grandiose. Visionnaire. Pourquoi ne pas fusionner ton fabuleux système de défense à la nature carnassière du virus ? Tenter de les faire coopérer plutôt que d'anéantir le fléau ? Avec une réjouissance démente, il articule entre ses dents comme maîtrisant son excitation avec difficulté. J'ai réussi. Il souriait d'une manière à en donner la chair de poule à n'importe qui. J'ai créé le virus Braise 2.0.
Tandis que cette réalité terrifiante germait dans les esprits des réfugiés témoins de la scène et que des expressions d'horreurs se paignait sur les visages des survivants de l'île, Janson se mit à pouffer d'un rire aiguë aliéné comme si ses neurones subissaient un court-circuit. Puis il lorgna Thomas avec un air étrange, comme s'il lui cachait quelque chose. Finalement il s'était reculé pour faire un geste ample en direction de ses fidèles à qui il avait ordonné de se mettre en rang de quatre colonnes pour ensuite clamer leur sempiternel slogan « WICKED est bon ».
- Je te présente mes Embrasés. Des fondus plus intelligents et plus résistants que leurs prédécesseurs. Leurs os sont presque aussi solides que la pierre. Une balle de plomb ne suffit pas à traverser leur chair jusqu'aux organes vitaux. Ils résistent aux températures extrêmes et ne tombent pas malades. Après-tout, ils sont déjà porteurs de la pire des infections virales au monde. Des prodiges de la coordination en travail d'équipe. Ils ont l'air mignons comme tout, oui... Tout à fait ordinaires. Sauf quand ils mutent sous leur véritable nature et deviennent aussi agressifs que des bêtes sanguinaires. Ils sont indépendants, très agiles et maîtrisent merveilleusement bien leur transformation. Mais ce n'est pas tout... Hannah.
H5 s'était docilement avancée jusqu'à son maître qui l'avait empoignée par le bras pour sortir un couteau dissimulé dans sa veste et entaillé sévèrement la joue de son cobaye qui ne broncha pas plus qu'en lâchant un bref gémissement de souffrance. La plaie saigna abondamment, son sang rouge très sombre et épais avait des reflets bleus nuits. Il s'était écoulé jusqu'à son menton pour goutter jusqu'au sol. Puis, voilà que la plaie avait commencé à se refermer d'elle-même après soixante secondes de latence. Cela résultait d'une brillante manipulation génétique. On ne mourrait pas de la Braise 2.0. On ne faisait qu'un avec elle. Mais on était condamnés à rester un monstre pour la fin de ses jours et il y avait les variantes. L'espérance de vie qui diminuait pour ceux qui se transformaient trop longtemps ou trop fréquemment. Ça entre autres inconvénients et autres avantages. L'homme-rat avait conclu son discours ainsi, sans appel :
- Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère, Thomas. Rejoins-moi, avec tes protégés, dans ma conquête. Fais partie de mon armée. Tu pourras même obtenir un grade privilégié si tu te conduis sagement. Nous allons refaire le reste du monde et unir les derniers représentants de notre espèce, tous ensemble, en une seule société. Refuse et ton précieux Refuge deviendra cendres sanguinolentes, une ruine faite des cadavres de tous ceux qui te sont chers. Crois-moi, cette bataille, tu la perdras. Vous n'auriez pas fait tous ces efforts pour rien, n'est-ce pas ? Je te laisse une nuit pour y réfléchir. Je te conseille de prendre le temps de cogiter à ma généreuse proposition. Tu risques de le regretter amèrement, sinon. Penses-y bien.
Newt n'était pas intervenu cette fois. Il était resté silencieux, détourné, comme si tout ce qui l'intéressait c'était de calmer sa faim avec les provisions qu'ils étaient en train de consommer copieusement et d’obéir aveuglément aux ordres du rat qui l'avait ramené parmi les vivants. Se contentant de lancer des œillades d'avertissements soutenus à Thomas quand il le sentait trop proche de l'explosion.

Il croque machinalement dans un autre haricot, craquant sous ses dents blanches. Le temps qu'il se rumine cette confrontation, les autres embrasés s'étaient endormis comme des... Passons. Son opportunité n'était plus qu'à saisir. Son corps se redresse de son inconfortable dossier et se dirige en direction du passage qu'il avait repéré plus tôt dans l'un des murs du hangar. Il se concentre et ré-embranche son lien télépathique avec le Créateur déchu pour prononcer une simple et unique phrase, pressente :
- Où est-ce que je peux te trouver ?
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J'ai 20 ans et je vis au Refuge, cet endroit paradisiaque qui nous est tombé dessus au meilleur moment. Dans la vie, je m'occupe de l'organisation du lieu, faisant en sorte que chacun participe activement à la vie du camp et je m'en sors bien si l'on exclut l'ennui mortel qui ne tardera sûrement pas à frapper à ma porte. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, désespérément amoureux (c'est le mot ?) d'un homme mort. Outch, ça sonnait bien mieux dans ma tête.



J'ai pas toujours su interpréter tes regards. Ils avaient quelque-chose de spécial, et je suis toujours incapable de savoir s'ils l'étaient vraiment, spéciaux, ou seulement pour moi.

J'essaye de me souvenir,
de tes sourires, de ta voix.

Et pourtant, quand je plonge enfin dans les limbes du sommeil, tout ce que j'entends,
c'est ton dernier souffle.


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Sur le chemin menant aux fameux hangars, Thomas a tout le loisir d’observer les réactions diverses de tous les réfugiés. Certains n’ont pas jugé utile de discuter ou remettre en question la décision de l’ancien Créateur. Comme indiqué, ils ont tourné les talons et repris leurs activités. D’autres ont été plus hésitants. La plupart ont protesté, hurlant qu’il était hors de question de loger ces infâmes créatures. Minho, toujours aux côtés de son ami, a tenté d’en convaincre plus d’un. Même Gally et Brenda ont joué des coudes pour leur faire comprendre que la décision était sans appel. Mais Thomas, il n’a pas dit un mot, trop occupé à puiser dans ses ressources pour rester parfaitement maître de ses émotions.

Ils se sont installés dans la pièce la plus spacieuse. L’espace de stockage. Le Refuge abrite un réfectoire, mais l’ex-blocard a pris soin d’emmener leur bourreau le plus loin possible de l’endroit le plus peuplé. Leur autoriser l’accès à leur petit paradis est déjà trop risqué. Les autres se sont occupés de les servir, de disposer les différentes ressources entreposées pour libérer le maximum de place. Et l’Homme-Rat a débité toutes ses bêtises. Lentement, avec cet air suffisant et ce ton prétentieux.

Il a été forcé de l’écouter. Il le faut bien, car il devra bientôt prendre une décision. Il est certain que le W.I.C.K.E.D. et ses hommes ne débarquent pas un traité de paix à la main. Janson souhaite quelque-chose, c’est évident. Seulement, durant le discours interminable du fier barbare, Thomas s’autorise un moment de répit. Il est brisé, se sent seul au monde. Dans les limbes de ses souvenirs, il retrouve le Newt de ses débuts au Bloc ; enjoué bien que l’air un peu triste. Il l’a accompagné, il l’a toujours suivi. Quand il s’est improvisé leader du groupe, le blondinet était là pour le soutenir. Durant deux ans, il a pu compter sur ce garçon pour qui il aurait donné sa vie sans hésiter. Son pilier dans ce monde ravagé. Et pourtant, il n’a pas pu le sauver. Impuissant et désespéré, il a tenté de le ramener à la raison. De combattre ce virus qui avait déjà contaminé l’être qu’il pensait connaître par cœur. Il est mort sous ses yeux. A cause de lui, sûrement. Quelques heures – ou jours, il n’est plus bien sûr – plus tard, ils trouvaient le Refuge. Cet endroit rassurant et tant espéré où ils auraient pu se reconstruire ensemble. Où ils méritaient de vivre heureux.

Dans sa lettre, Newt lui avait d’ailleurs demandé de l’être, heureux. Mais comment aurait-il pu, même alors qu’il essayait de toutes ses forces ?

Et voilà qu’à présent, il est de nouveau là. Bel et bien vivant, semblant d’ailleurs en pleine forme. Furtivement, il arrive au brun de jeter quelques œillades en direction de La Colle. Et, à ce moment-là, il ne peut chasser cette image qui revient en boucle dans son esprit ; le corps inerte, le visage décomposé, sur le sol. Le souffle perdu à tout jamais.

Newt est un monstre. Un Embrasé. Il est vivant, mais prisonnier du nouveau virus. Pour toujours.

Son poing se serre, se desserre en croisant les pupilles du blondinet. Et cet enfoiré qui ne s’arrête pas de parler, plus fier que jamais de ses exploits. Ramener des morts à la vie et en faire une armée. Quel beau projet de vie.

Il a juste envie de lui péter la gueule, là, tout de suite. S’ils s’y mettent à plusieurs, ils ont leurs chances. Si seulement les toutous un peu plus loin n’étaient pas de véritables machines de guerre…

A la place, Thomas ne pipe mot. Du début à la fin, il garde les centaines de réflexions qui assaillent son cerveau pour lui. Il joue nerveusement avec un brin de paille coincé entre ses doigts, ne prenant même pas la peine de relever le regard vers son interlocuteur – perdu dans son monologue. Pas une fois.

Quand il termine, le jeune homme se contente d’un coup d’œil dédaigneux puis se lève. D’un geste, il invite ses compagnons à le suivre en dehors du hangar. Pas un mot ne franchit la barrière de ses lèvres lorsqu’il quitte l’endroit. Il a préféré se taire, seules les crispations de sa mâchoire pouvant trahir sa tension.

Ce soir-là, il ne mange pas. Loin du lieu d’accueil des soldats, il s’entretient avec Minho, Gally et Brenda. Les solutions fusent ; Gally insiste pour une attaque de nuit, une embuscade. Ils sont nombreux et possèdent un tas d’armes, selon lui c’est faisable. Minho se range peu à peu de son côté, mais Thomas est loin d’être convaincu. Au fond de lui, il ne ressent plus qu’une immense lassitude. Aucune échappatoire ne lui semble possible. Alors, prétextant tomber de fatigue, il s’isole.

Il se réfugie, comme souvent, au bord de la plage. Eloigné de l’agitation du camp qui se calme peu à peu, il se retrouve en tête à tête avec lui-même. Du moins, jusqu’à ce que cette voix si réconfortante se fasse à nouveau entendre dans sa tête.

- La plage.

Court, simple, efficace.

Il sait que Newt ne tardera pas à le rejoindre. Et ça le ravit autant que ça l’effraie. Est-ce qu’il a changé ? Est-ce qu’il est toujours le même derrière cet arsenal au nom de la pire organisation qui soit ?

Avec un soupir qui se perd bientôt dans l’air frais de la nuit, il se laisse glisser sur le sable.

Allongé sur le dos, il fixe les quelques étoiles qui se pavanent au-dessus de sa tête. Le cadre est reposant et rassurant, il pourrait presque s’y tromper. S’endormir, là, en se disant que tout allait bien.

Quelle douce illusion.

Bientôt, il sent sa présence non loin.
Et il veut se redresser. Dire quelque-chose. Le voir. L’entendre.
Et pourtant, il ne fait rien. Il ne bouge pas.

Hypnotisé par la lueur des astres.

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Newt
The Glue

J'ai 20 ans et je vis dans les laboratoires sous-terrains du WICKED, perdu en plein désert. Dans la vie, je suis un fondu muté porteur du virus nouvelle génération Braise 2.0, petit toutou docile de l'organisation la plus frappée qui ait jamais existé et je m'en sors à merveille en prenant uniquement en considération que je suis nourris et logé... Sinon ? C'est tout bonnement cauchemardesque, une torture, j'aurais largement préféré rester mort. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire. Mais, franchement, il faut dire que la situation est compliquée... Surtout depuis que je suis censé ne plus faire partie de ce monde. En fait, j'ai rien été foutu de lui avouer, pas même dans ma lettre. J'avais peur de faire trop de mal en lâchant la bombe à la fin et je le vis plutôt mal, il faut le reconnaître. J'essaie d'encaisser mais c'est dur. Je suis toujours pas sûr que ce soit une bonne idée de faire mon coming out. Et puis, c'est pas le problème le plus urgent.


Tu te souviens de cette lettre, Thomas ?
J'espère que tu as bien suivis mes conseils et que tu t'es employé à vivre heureux ces deux dernières années. Ce sont nos meilleurs souvenirs que nous devons conserver et cultiver non les mauvais. Ce sont les bons moments partagés qui nous donnent envie d'avancer. Il faut profiter du moment présent tant qu'il nous appartient. Tu es libre, alors souris en creusant ton chemin.


S'il-te-plaît, Tommy.
Oublie.

Oublie cette dernière image que tu as eue de moi. Et pardonne-moi.

Pardonne-moi,
de ne pas avoir tenu le coup.



Thomas B.Sangster ©️ LUX AETERNA
Newt ne s'était pas posée de question en se défaisant de son siège de fortune. Il avait agit. Point. Accroupi au ras du sol, il s'était déplacé jusqu'à l'autre bout du hangar. Ses boots crissaient très légèrement sur le béton et il jetait des coups d’œil réguliers aux autres embrasés pour s'assurer de ne pas les réveiller. Une lueur de mélancolie avait étincelé dans ses iris noisettes lorsqu'il avait entendue la réponse du télépathe en laquelle il percevait une part de sa lassitude... et de son chagrin. Le danger qui planait comme des dizaines de chauve-souris géantes au-dessus du Refuge le rendait empressé, hâtif d'en planifier la préservation, de régler les points qu'il fallait mettre en place avec les natifs de l'île. Mais Thomas... Il fallait qu'ils se parlent. Ça aussi, c'était urgent.

Le passage tendait un bras lumineux mais discret dans l'obscurité. Il était comblé par une grosse boule de tissu usé. Froissé. Malmené. Un peu déchiré. Caché derrière une palissade en bois. Le sujet A5 posa une main en appuie sur le mur, attrapa le tissu miteux et tira en douceur. Prudemment. Sans bruit. Pour l'extirper de son trou petit à petit. Cet espèce de chiffon était bien encastré mais il ne lui résista pas longtemps. L'orifice grossièrement démoli était assez large pour laisser passer un corps d'homme mûr. C'était plus que parfait pour lui. Se mettant à plat ventre, il jeta un dernier regard vers les guerriers ensommeillés puis rampa dans la terre creusée. De petits souffles de poussières s'élevaient sur son sillage. Ses bras furent les premiers à sortir à l'air libre, ses pieds poussaient pour que son buste les suive. Ses doigts griffaient le sol à la recherche de prises ou s'en créaient eux-mêmes par de profonds sillons terreux. Son uniforme gris perdait son éclat sous la saleté. Puis, il se bloqua... Saloperies de fringues ! Serrant les dents, Newt effectua un pivotement de gauche à droite jusqu'à se sentir détaché. Après quoi, il finit de s'extirper de là, choppa le tissu épais -il devait y en avoir plusieurs dans ce tas- et combla le trou.

Enfin dehors ! Seul. Et...

En se relevant, il balada son regard autour de lui puis ferma les yeux. Cette fois, il prit un instant pour en profiter. Du grand air et de ses odeurs. Sa silhouette stagnait à côté du hangar, immobile. Il sentait la brise dans sa soyeuse crinière blonde et sur ses joues. Cet air de quiétude qui planait faisait du bien. Malgré la menace contenue à l'intérieur de la bâtisse qu'il venait de quitter et celle qui rôdait entre les arbres. Newt se mit en marche. S'accordant ce moment de répit, c'était un vrai plaisir de déambuler librement en plein air. Mais il tendait tout de même l'oreille, à l'affût du moindre mouvement suspect. Ses mains caressaient parfois le bois des constructions qui croisaient sa route. Cet endroit lui rappelait un peu le Bloc... En plus grand. Sans les chaînes invisibles qui les avaient reliés au WICKED. La vie devait être mille fois meilleure ici. Pas de Griffeur. Pas de Labyrinthe. Pas de scientifiques fous pour les manipuler à leur guise, leur faire croire qu'ils étaient tirés d'affaire alors que tout était en réalité planifié de A à Z. Les blocards et les autres avaient vraiment méritée leur fin heureuse après toutes les luttes qu'ils avaient menées avec une bravoure et une ténacité carrément incroyable.

Newt l'avait su. Il l'avait compris avant même que l'infection ne se manifeste. Qu'il ne tiendrait pas jusqu'au bout. Et s'était surpris lui-même d'être allé au-delà de la Terre Brûlée.

Le tocard s'arrêta. La plage était en vue avec ses vagues tendres, peu agitées. La mer... et sa senteur iodée. C'était la première fois qu'il la voyait, une magnifique image de nature sauvage. Mais il ne s'attarda pas dans sa contemplation nocturne. Évitant de passer près du berg, il jeta néanmoins un coup d’œil lointain à l'intérieur. Pas de lumière. Il semblait désert. Les gardes s'étaient dissimulés dedans, moins par crainte que pour tendre un piège aux audaceux sachait-il, et se reposaient certainement à tour de rôle. Quand il fut à peu près sûr qu'il ne serait pas trop visible, Newt sortit à découvert sur le rivage et continua sa recherche au bord du large. Sur le sable fin et sec. Il sentait qu'il se rapprochait de lui et quand enfin il l'aperçu, Newt ralentit son pas. Stop. Thomas était allongé sur un lit de minuscules grains sablés. Il avait le nez pointé vers le firmament piqueté de quelques points lumineux. Le blond l'imita, levant son propre nez vers les cieux. En cet instant, ils purent ressentir la même chose. La même paix illusoire que seul ce tableau onirique était capable de leur faire croire. Ils en avaient besoin de ce petit mirage. Maintenant plus que jamais.

Son coeur se serra. C'était tellement... bizarre. Contre nature. Ils n'avaient pas manqué de cruauté en lui laissant en mémoire le souvenir de son propre trépas. Dès le départ. Bande de salauds... Alors qu'ils avaient le putain de pouvoir de le lui effacer. Il n'arrivait même pas à se représenter ce que Tommy pouvait ressentir. C'était trop dingue, trop énorme. Personne ne revenait à la vie. Alors, nom d'un chien, qu'est-ce qu'il faisait là ? Comment le cerveau faisait-il pour accepter l'information sans disjoncter ? Il la contournait forcément... C'était pas possible autrement. Il devait fuir, d'une manière ou d'une autre. C'était pour ça que Tommy ne l'avait pas cru. Même maintenant, comment allait-il l'accueillir ? Pendant plusieurs longues secondes, Newt hésita à tourner les talons et à lui foutre la paix. Mais il avait vu son visage. Il ne pouvait plus se cacher, à cause de cette ordure de rat. C'était trop tard. Ils devaient faire face. L'un comme l'autre. Ensemble... ?

Je suis tellement désolé, Tommy... Tu n'aurais pas dû le savoir.

Mais il aurait jamais pu se démerder pour empêcher le WICKED de venir jusqu'ici et ne pas avoir à contacter Thomas pour le prévenir. Inspirant un grand coup une bonne goulée d'air marin, il prit son courage à deux mains et clôtura les derniers mètres. Ses semelles foulaient le sable qui se retournait sur ses pas jusqu'à ce qu'il se trouve à côté de Tommy.

Il n'y eut pas de silence, pas de blanc car les premiers mots lui vinrent tout seuls. D'une manière naturelle et étonnement posée.
- Je ne sais pas ce qui est le mieux. La lueur des étoiles qui brillent là-haut ou le son des vagues qui s'échouent sur la plage. J'aime bien les deux.
Les deux avaient un effet de baume bienvenu. Newt fit une brève pause en scrutant l'océan et ses mouvements changeant.
- C'est un beau petit endroit ici. La vie a l'air d'y être paisible. Un paysage idéal pour guérir de ses blessures. Et oublier le passé.
Debout, il tenait une lampe à huile éteinte dans sa main droite.
Subtilisée en cours de route.
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Abyss
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Thomas
To be killed by Group B

J'ai 20 ans et je vis au Refuge, cet endroit paradisiaque qui nous est tombé dessus au meilleur moment. Dans la vie, je m'occupe de l'organisation du lieu, faisant en sorte que chacun participe activement à la vie du camp et je m'en sors bien si l'on exclut l'ennui mortel qui ne tardera sûrement pas à frapper à ma porte. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, désespérément amoureux (c'est le mot ?) d'un homme mort. Outch, ça sonnait bien mieux dans ma tête.



J'ai pas toujours su interpréter tes regards. Ils avaient quelque-chose de spécial, et je suis toujours incapable de savoir s'ils l'étaient vraiment, spéciaux, ou seulement pour moi.

J'essaye de me souvenir,
de tes sourires, de ta voix.

Et pourtant, quand je plonge enfin dans les limbes du sommeil, tout ce que j'entends,
c'est ton dernier souffle.


I remember tears streaming down your face when I said I'll never let you go
When all those shadows almost killed your light
I remember you said don't leave me here alone
But all that's dead and gone and passed tonight


dylan o'brien ©️ Lempika.


Il n’arrive toujours pas à le croire. Pourtant, il a vu son visage, entendu sa voix, constaté sa présence. Même Janson le lui a confirmé ; le blondinet qui lui a tant manqué est bel et bien revenu à la vie.

Et ça aurait dû être la meilleure nouvelle de toutes ces années, le pansement pour ses blessures. Ça l’est, d’ailleurs. Et pourtant, il n’arrive pas à se réjouir. Car il y a trop de tension dans l’air, trop de non-dits. Une menace constante qui est revenue planer au-dessus de leurs têtes. Et puis, Newt est toujours infecté. Un nouveau virus, une nouvelle armée. Cette fois-ci, le Rat a toutes les cartes en main pour mener à bien son projet, puisqu’il a le contrôle sur ses sujets. Alors il se méfie, l’ex-Créateur. Rien ne lui assure qu’il a parlé à son ami, là, dans sa tête. Rien ne lui assure qu’il lui veut du bien, tout laisse à croire qu’il s’agit là d’un nouveau piège.

Il soupire de lassitude, perdu. Il n’a pas envie de croire à une manigance, son cœur réclame de pouvoir battre de nouveau aux côtés du sien. Il a besoin de Newt, plus que jamais, et ne supporterait sans doute pas de le perdre à nouveau ; en partant du principe qu’il l’ait bel et bien retrouvé.

Il sait qu’il est là. Pas encore près de lui, mais non loin. Il sent sa présence, comme avant. Il reconnait ses foulées, il n’a rien oublié le concernant ; comment aurait-il pu ?

Seulement, il ne tourne pas la tête ; il garde les yeux résolument fixés à cette immensité sombre au-dessus de lui. Il ne peut s’en détacher. Parce qu’il sait, qu’il n’y arrivera pas. Que s’il se perd dans son regard, il craquera.

Il ne bouge pas non plus quand il s’approche, ne réagit pas tellement à ce qu’il dit. Ses mots coulent sur lui, c’est surtout sa voix qui a de l’effet ; elle le percute de plein fouet, menaçant de le faire pleurer. Tout lui a manqué chez lui, et l’entendre est une nouvelle épreuve qu’il doit affronter sans se laisser submerger par ses sentiments.

- C’est le Refuge qu’on a toujours cherché.

Il regrette immédiatement d’avoir parlé. Parce que sa voix est trop faible, tremblotante. Toutes ses émotions sont contenues dans son ton et il ferme les yeux quelques secondes. Mauvaise idée. Une fois de plus, les souvenirs de cette fameuse nuit où il l’a laissé lui reviennent sous forme de flashs. Presque effrayé, il soulève brusquement ses paupières pour échapper à ses visions. Et il ne résiste plus, il a besoin de voir son visage. Alors il se redresse, porte enfin son attention sur le garçon près de lui. Il croise son regard et ravale furieusement ses larmes.

- T’étais mort.

Il a voulu lancer ça telle une accusation, et pourtant, la douleur et le désespoir qui percent dans sa voix montrent plutôt toute sa vulnérabilité. D’un mouvement rapide, il se relève, fait quelques pas en direction de l’ancien Fondu et, sans crier gare, l’entoure de ses bras. Il ne se préoccupe plus de savoir si son ancien camarade est toujours le même, ou si ce soudain retour à la vie l’a changé. Ce qui importe, à présent, c’est qu’il est là. Thomas l’enlace comme si c’était la dernière fois, laissant finalement les maudites perles salées dévaler ses joues, là, le visage caché contre l’épaule de Newt.

- Putain, t’étais mort…  

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