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 J’serai jamais un homme meilleur si j’reste un enfant terrible.

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UNIVERS FÉTICHE : Réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Limace

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Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
   Berlin. Deux heures du matin. Dehors, le ciel est couvert d'un opaque orageux. Un temps à l'agonie, comme s'il était prêt à éclater en un déluge carnassier. Une atmosphère asphyxiante, de celles qui laissent présager une mauvaise aventure. Angoissante, de couleurs vertes et sombres, une peinture de Münch, une musique lancinante au violoncelle désaccordé. Et puis sous terre. Au cœur de l'action. Là où, avant l'ingénierie des humains, seuls les rats et les vers vivaient. Peut-être que nous nous en sommes rapprochés. Peut-être que nous sommes devenus comme eux. Le métro est presque vide. A peine plein. Tout dépend du point de vue. Une rame à l'éclairage phosphorescent, lumière blanche aveuglante, c'est là que nous nous rencontrons. Tu fais partie des usagers. Et moi de ceux qui viendront tout perturber. Un vieux monsieur couché sur trois sièges, la tête appuyé sur un sac de vêtement comme s'il avait l'habitude de ce genre de voyage. Un autre exténué, en tenue de maçon, accoudé sur ses genoux, qui fixe ses chaussures pleines de terre. Deux jeunes hommes en cravate, debout, face à une barre, une mallette à la main, l'air impeccable et soigné. Une bande de quatre filles dans un carré de siège, la vingtaine, se faisant circuler une bouteille de rhum et parlant fort en espagnol. Et puis toi, quelque part dans ce décors. Le métro s'arrête à la station. Personne n'en descend. Quatre individus montent. Ils ne ressemblent pas à des usagers, ils ont l'air déterminés. Comme si le métro ne servait pas leur voyage mais était leur destination. Vêtus de noir, le visage à peine visible. Ils se séparent dans la rame, chacun occupant son mètre carré. Le métro démarre. Les cris violents fusent. C'est comme un car jacking, mais dans le métro. Un braquage fugace. A peine deux minutes, le temps de relier deux stations. Tout doit se faire vite. Pour que personne n'ait le temps de réaliser, de comprendre ce qui est entrain de se passer. Un braquage préparé à la perfection. Armes en main, les assaillants grognent. Le voyage déborde.

   
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Limace

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Elias
Ferreira

J'ai 26 ans et je vis à Berlin, Allemagne. Dans la vie, je suis un bandit et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma froideur, je suis un connard antipathique..

Je suis bloqué dans un film qui tourne en rond.
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Douglas Booth © NOM CRÉATEUR


C'est opaque et tumultueux. La chambre de fortune nous accueille au son du goutte à goutte d'un robinet qui fuit. Les ombres dansent sur les murs jaunis par la crasse, portant dans chacune de leurs crevasses et leurs écorchures le souvenir de ceux qui y sont passés. Les draps humides, troués ça et là par les morsures de quelques acariens à peine dissimulés sentent le tabac froid et le chien mouillé. Je suis assis sur la chaise, dos à la table qui fait office de garde stock. On y voit trôner des téléphones, des ordinateurs portables empilés, quelques liasses de billet une caisse pleine de bijoux dorés. Celui qu'on appelle le Chef donne les dernières directives. Descendre dans le métro, chacun par une entrée, dissimuler son visage et son pistolet, grimper dans la rame, menacer, remplir les sacs, sortir, et courir. Chacun de son côté. La dispersion avant de se retrouver, quarante cinq minutes plus tard, dans cette même chambre dont nous avons chacun la clef. Et si on se fait attraper, on n'a rien à déclarer. Je ne suis pas stressé. A peine anxieux. Je m'agace des remarques et du rire gras de Klaus, une vraie tête à claque. Il fait trop de bruit, brise mes silences, je déteste sa présence. Un soupire las s'échappe de mes lèvres entre-ouvertes quand je l'entends raconter pour la énième fois l'histoire de la fille qu'il a baisé hier. Plein d'arrogance, ne dérogeant pas au descriptif consciencieux de chacun des détails. J'ai mis dix minutes avant de me rendre compte que personne ne lui avait rien demander. Le Chef nous fait un signe de tête, il va être l'heure. Je me redresse, enfonçant mon pistolet à l'arrière de mon pantalon avant de me diriger vers le lavabo. Un regard dans la glace, sur mon propre reflet, comme si je voulais qu'il s'efface. Je n'ai pas le temps de réfléchir. Je n'ai pas le temps de penser. Un coup d’œil derrière mon épaule, vérifiant qu'aucun des bandits qui m'accompagnent ne me regarde, et discrètement je décharge mon pistolet, cachant les balles dans la poubelle. Je n'ai jamais aimé le sang. J'ai vu trop de mes camarades mourir, trop de coup de feu, trop de balles perdues, pour me risquer à ce jeu là. Il est l'heure de partir. Un cul sec de vodka pour se réchauffer les sens, et nous voilà, chacun de notre côté, parti pour la même mission.

Je ne sais pas lire, je n'ai jamais appris. Le Chef a gribouillé le nom de la station à laquelle je devais descendre. Je compare mon papier avec le panneau. C'est ici. Balayant l'environnement des yeux pour vérifier les alentours, compter les caméras. Avant d'enfoncer mon crâne sous ma capuche, de remonter mon cache cou jusqu'au nez, et de descendre d'un pas pressé, tête baissée, les escaliers qui mènent jusqu'aux rails. Mes comparses arrivent au même moment, de part et d'autre. Les portes s'ouvrent. On laisse le temps. Une, deux, trois secondes. Mon cœur gagne en intensité de battement, l'adrénaline s'empare de mes sens, un frisson d'excitation panique parcourt ma colonne vertébrale. Maintenant !

Nous sommes tous à l'intérieur. Les portes se referment derrière nous. Le métro démarre. Nous sortons tous nos pistolets à l'unisson et Klaus, de sa voix grave et écorché, clame un faste et cynique : "Messieurs Dames, ceci est un braquage. C'est l'heure pour vous de faire acte de charité !" Je m'avance vers l'un des hommes en cravate, pointant mon pistolet sur sa tempe avec toute l'assurance qui sied à pareil entreprise : "Ton porte-feuille". Sec, froid. Sans le moindre tremblement dans la voix. Mon regard à lui seul faisant office de dix armes à feu.

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Mama Marvel
Mama Marvel
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RÉGION : île de France
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UNIVERS FÉTICHE : univers venant de livres (game of throne, hp, red rising, hg), de DA (disney, avatar le dernier maître de l'air), de films (marvel, à l'eau de rose) ou réel, bref un peu tout...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Hélo

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Wilhelmina
Quandt

J'ai 26 ans et je vis à Berlin, Allemagne. Dans la vie, je suis en fin d'études pour devenir medecin et je m'en sors excellemment. Pour ceux que ça intéresse, je suis célibataire.

A surpris toute sa famille en choisissant médecine sans passer par la case piston, elle a bossé dur pour arriver là, mais c'est la seule chose qu'elle ait eu à faire. Le reste lui tombe toujours tout cuit dans le bec depuis toujours.


katya grigorieva ©️ ANGEL DUST'S
La robe en soie n'est que douceur sur son dos tandis que ses escarpins lui entaillent les pieds. Comment les créateurs de mode arrivent-ils à créer des extrêmes aussi aberrants ? Wilhelmina se pose des questions existentielles parce qu'elle est dans le métro, qu'il est deux heures du matin et qu'elle a hâte d'arriver chez elle. La moitié de ses amies ont continué à faire la fête et dormiront sûrement sur place avant d'aller bosser, mais Wilhelmina ne rêve que de son lit et de faire une légère pause avant de reprendre son stage. Elle est en réanimation pédiatrique en ce moment ; elle voit des enfants atteints de maladies atroces et cette réalité ne lui permet plus de profiter pleinement de tous les avantages qu'elle a toujours eu. Elle s'en veut un peu d'avoir de l'argent, d'avoir une famille sur qui compter en toutes circonstances, d'avoir la possibilité de réussir ses examens en faisant la fête jusqu'à pas d'heures. Wilhelmina a conscience de la chance qu'elle a.

Les portes s'ouvrent à nouveau, puis se ferment, le métro suit son cours, inlassable, indifférent à toute la vie autour de lui. Un SDF dort sur une banquette, des petits cons se passent une bouteille de rhum malgré l'interdit, mais ils savent que personne ne surveille les rames à ces heures-là. La jeune blonde se sent bien seule, elle aurait dû rentrer avec une amie, mais elle ne voulait arracher personne à la fête, ne déranger personne. Souvent on la pense hautaine, mais en réalité, c'est qu'elle n'a rien à dire, pas qu'elle se juge trop supérieure. Elle hésite à enlever ses chaussures, juste le temps de sortir ses pieds et de les aérer, mais elle se dit que ce sera sûrement pire de replacer ses pieds après. Et c'est sur cette question qu'ils entrent. Wilhelmina ne comprend pas tout de suite ce qu'il se passe, mais elle sent que quelque chose ne va pas. Elle ouvre son livre -toujours à portée de main même dans sa mini sacoche- et fait semblant de se plonger dedans. Ses yeux survolent les lettres sans en saisir des mots, ses deux oreilles sont concentrées sur les paroles du mec louche et l'horreur s'installe un instant sur ses traits : un braquage. Et Wilhelmina a peur, pas pour ses affaires, ça l'embête de se les faire prendre, mais elle n'a pas beaucoup de liquide, il lui faudra surtout faire opposition à toutes ses cartes, son téléphone est constamment synchronisé, elle ne perdra que son appareil, son livre, elle en trouvera un autre, le sac bon ça c'est un cadeau de sa mère. Elle se mord la lèvre, elle a peur parce que c'est terrifiant un braquage, ils sont armés, ils sont grands et baraqués, ils savent pertinemment ce qu'ils font. Elle a peur de la violence de leurs paroles, de leurs gestes. Vont-ils leur faire du mal ? Elle se fait toute petite, l'homme le plus près d'elle est grand et impressionnant, le flingue posé contre la tempe de sa première victime fait courir une sueur froide dans le dos de Wilhelmina. Ne pas pleurer, ne pas paniquer. Elle reste maîtresse de son visage, mais tout son corps est en panique et à l'intérieur d'elle, elle n'est pas bien, vraiment pas bien.
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Douglas Booth © NOM CRÉATEUR


Quand on n'a rien, on n'a rien à perdre. C'est facile de n'avoir peur de rien quand on n'a rien à perdre. Rien à quoi tenir. Ni biens, ni humains. Ma vie n'a pas de continuité, elle est une succession de point d'existence éphémère : ce que j'ai est ce qu'il y a devant moi. Pas de souvenirs, pas de projections. Quand on vient de la misère, on apprend à ne pas rêver. C'est interdit de rêver, on l'apprend très vite. Parce qu'il n'y a rien qui puisse nous sortir du sac de merde qui nous a vu naître. Il n'y aura jamais rien de mieux que ce que nous avons déjà connu. Les rêves, c'est pour les riches, pour ceux qui peuvent se le permettre. Peuvent se permettre de croire, d'espérer, de penser à demain parce qu'ils savent déjà que demain, ils seront encore en vie. Pas comme nous, pas comme moi. Un pas de côté, un regard de travers, une parole en l'air, et tout peut claquer. Comme ça, d'un coup de feu ou de couteau, sans préavis. Et qui se souviendra de moi ? Personne. Je finirais comme les chiens errants des ruelles de mon quartier. Au mieux dans une fosse commune, au pire, gisant sur un trottoir jusqu'à ce qu'un camion poubelle vienne me balayer. C'est facile de ne pas trembler quand on est conscient de cette réalité, de sa réalité. De tenir la crosse de son flingue fermement, juste assez pour que la tempe de la victime se sente perturbée par le froid glacial qui vient la heurter. C'est facile de ne pas ciller. D'avoir le même souffle qu'à l'ordinaire, de donner une impression de routine. C'est routinier, c'est mon ordinaire. La normalité pour moi se compose de violence et de menaces de mort. C'est l'inverse qui me perturbe, c'est la paix qui me met mal à l'aise. Parce que je ne l'ai jamais rencontré.

L'homme en cravate bafouille des syllabes inaudibles, remuant ses mains dans les airs comme s'il était entrain de se rendre. Avant de détacher le bracelet de sa montre, puis de mettre un coup de coude à son ami, le pressant de faire de même. J'ai souvent remarqué ça. Que dans la panique, les gens perdaient toute notion de tempérance. Que le courage ne courrait pas les rues, encore moins les métros. Et ça me fait sourire. Sarcastique, ça me fait sourire, parce que leur lâcheté sert mes intérêts. Je n'ai à en menacer qu'un seul des deux pour que les deux s'exécutent. Alors même qu'ils sont deux et pourraient faire front commun, me déstabiliser, s'unir pour être fort - ils préfèrent jouer l'un contre l'autre. Les gens ordinaires n'ont pas le sens du sacrifice. Ils sont trop habitués à la peur de mourir. Ils sont encombrés de choses à perdre. Si bien que quand cette peur les surprends, ils deviennent tous aussi dociles que des agneaux. Je n'ai qu'un pistolet, ils sont deux. Si les deux se rebellaient, certes je pourrais en toucher un, mais l'autre s'en sortirait. Aucun n'est prêt à perdre ce qu'il a pour laisser l'autre partir.  Il n'y a pas de bravoure. Aucun des deux n'est prêt à se sacrifier pour son prochain. C'est vérifiable à chaque fois. Dans chacun de mes braquages j'ai rencontré le même cas de figure. Et j'en ai tiré comme conclusion, que ma force, que mon pouvoir à ces instants, ne me venaient que de leur lâcheté et de leur encombrement. Du fait que moi je n'avais rien à perdre là où eux pensait être entrain de tout risquer. Ils ont oubliés qu'on emporte ni montre, ni cravate, ni porte-feuille d'action dans une tombe.  Ils sont incapables de cesser de se projeter. Ce doit être terrible de vivre tous les jours en étant habité, même sans le savoir, par la peur de mourir, quand mourir signifie tout perdre. Une vie de chien en laisse.

Je me déplace dans la rame, satisfait. La suivante. Une jeune femme. J'ai à peine le temps d'observer son visage. Mes yeux glissent sur ses genoux, là où trône un livre ouvert. Mon sang ne fait qu'un tour, transformant mon ventre en volcan. La colère chaotique d'un orage en pleine explosion. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. A chaque fois que je vois une personne avec un livre, j'ai l'impression qu'elle est entrain de me narguer. Entrain de me rappeler qu'elle est meilleure que moi, qu'elle vient d'un beau monde et que moi je serais pour toujours la poubelle illettrée de son monde. De l'envie, de la jalousie, de la frustration. Le fait est que ça me durcit. Dans mon regard, dans mes mots, dans ma façon de faire. Si je semblais tempéré avec les deux hommes à cravates, face à elle, je vire au rouge psychotique du braqueur sans état d'âme. J'attrape son livre d'un geste brusque avant de l'envoyer valser à travers la rame sans me soucier de sa destination, ni de son impact. Devant elle, de toute ma hauteur, je lui lance un sec : "Lève toi et vide ton sac". Au même moment, je sens une présence s'avancer vers moi, je reconnais la nonchalance et la suffisance de cette démarche : "Faut pas t'énerver comme ça", me dit Klaus, narquois dans sa voix comme pour se moquer de moi. Puis il se penche vers la jeune femme en lui rendant son bouquin, faussement amical et complaisant : "Pardonnez-le, il n'a jamais sû parler aux femmes". Je sens la colère grossir et se liquéfier à l'intérieur de moi. Mon souffle lourd reste ininterrompu, je tourne le visage vers Klaus : "Va t'occuper de ton carré". Suffisant, il me rétorque un hautain : "Du calme garçon, il me reste que le vieillard et on se barre". Je jette un rapide coup d’œil derrière son épaule, remarquant qu'il parle de la personne visiblement SDF à peine déboussolée par ce qui est entrain de se passer : "Pas lui, laisse le tranquille". Klaus, plus ferme, me tape sur l'épaule en signe de supériorité : "Déshabille la fille, je m'occupe du vieux". Et il s'éloigne. Me laissant là, face à ma victime, plein de rage et d'amertume. Je repose un regard grave sur elle avant d'hurler à son visage : "LÈVE-TOI !".


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Wilhelmina
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J'ai 26 ans et je vis à Berlin, Allemagne. Dans la vie, je suis en fin d'études pour devenir medecin et je m'en sors excellemment. Pour ceux que ça intéresse, je suis célibataire.

A surpris toute sa famille en choisissant médecine sans passer par la case piston, elle a bossé dur pour arriver là, mais c'est la seule chose qu'elle ait eu à faire. Le reste lui tombe toujours tout cuit dans le bec depuis toujours.


katya grigorieva ©️ ANGEL DUST'S
La scène dérape avant même qu'elle n'ait commencée, ne laissant pas à Wilhelmina le temps de comprendre. Le livre qu'elle avait dans les mains vole à travers la rame. Elle qui n'avait lu que trois pauvres mots pour pour se donner contenance. Et ça y est, le voilà sous ses yeux. Il est encore plus impressionnant de près, avec son regard dément. Wilhelmina en oublie de respirer tant elle veut se faire petite, tant il la terrifie. Elle a rarement vu des hommes pareil que lui au cours de sa vie. Et sans l'intervention de son acolyte, elle serait sûrement tombée dans les pommes à cause de sa respiration retenue. Doucement, elle remplit ses poumons d'air et se décrispe. Ce n'est qu'une façade, il ne va pas vraiment lui tirer dessus. Enfin ça, c'est ce qu'elle se dit pour éviter de céder à la terreur. Incapable de bouger, elle ne réagit pas à son ordre, surtout que l'autre homme est intervenu, lui rendant son livre. L'haleine du braqueur trop près de son visage lui donne envie de vomir, ce n'est pas à cause de l'odeur -elle en a vu des pires- mais à cause de ce qu'il représente. Elle ferme les yeux un court instant et tente d'avaler sa salive. Elle s'interdit d'imaginer ce qui se serait passé si elle était restée faire la fête, ce n'est pas le moment.

Soudain, elle sent que l'altercation change, subtilement. Wilhelmina savait que la colère du premier braqueur -celui avec des armes dans son regard- n'était pas uniquement dirigée contre elle, mais voir, pendant un quart de seconde, qu'il s'attaque aussi à son collègue lui fait un bien fou. Elle arrive à se convaincre que ce n'est pas elle, qu'il est de mauvais poil ou de mauvaise compagnie, qu'il est fou à lier, qu'il a des soucis, qu'il a sûrement eu une enfance merdique, mais que dans tous les cas, ce n'est pas de sa faute. Cela ne l'aide pas à se sentir mieux, ni à sacrifier sa vie, mais cela l'aide à rester droite et à garder son masque. La phrase du vieux lourd lui fait froid dans le dos « Déshabille la fille », elle résonne dans sa tête, une nouvelle envie de vomir la prend, elle serre les lèvres et retient ses larmes. C'est une façon de parler. Elle doit s'en convaincre. « LÈVE-TOI ! » Le cri est violent, pire que son flingue qui -cette fois-ci- n'est pas braqué sur son visage. Aucun son de franchi ses lèvres pendant qu'elle se redresse à toute hâte, elle n'ose rien dire, ne peut rien dire. Sauf qu'en se relevant elle fait tomber son sac à ses pieds, alors elle lève ses grands yeux vers son agresseur et son visage se reflète dans ses iris ; Wilhelmina voit une petite fille terrifiée, elle baisse immédiatement le regard et se penche à nouveau pour attraper ses affaires tombées au sol.

C'est à cet instant qu'elle comprend, peut être que le roulis du métro quand elle s'est penchée l'a aidée, peut être que le regard pressant du jeune démon -il ne peut pas être qu'un homme- quand il a vu son sac tomber l'a fait comprendre, peut être que les deux phrases échangées sur le SDF l'ont marquée, quoiqu'il en soit Wilhelmina se rend compte qu'elle doit gagner du temps. Ils ne peuvent pas rester dans la rame pendant des heures, même si les arrêts de la U7 sont longs, ils finissent par arriver en gare et c'est à cet instant qu'ils devront sortir. Elle ramasse ses affaires une à une, les repose dans son sac, se relève doucement, faisant semblant de devoir se tenir pour ne pas tomber. Puis ouvre son sac, elle pose son livre en premier, puis son porte-feuille -qu'elle a pris soin d'ouvrir lorsqu'elle s'est baissée- qu'elle décortique. Il lui reste son téléphone, sa carte de transport et une paire de chaussette. Et en un instant, cela décrédibilise la scène qu'elle a sous les yeux. Les chaussettes sont là, au cas où, elle ait trop mal aux pieds avant d'arriver et comme elle n'a aucune envie de marcher pied nus dans la rue pour se chopper des champignons. Elle prend les chaussettes dans sa main et sans mot dire, les lui montre. Elle n'ose pas un sourire -son visage ne le permettrait pas de toute manière, la terreur qui l'envahie l'empêchera- mais elle lui pose sincèrement la question au travers de son regard.
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