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Requiem
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Burlington dans le Vermont. Novembre 2017.

Lui est informaticien travaillant dans une compagnie qui aide à la réparation et l’utilisation des ordinateurs. Il se déplace à domicile pour ceux qui ne peuvent pas venir jusqu'à la boutique.

Elle vit avec une solitude qu'elle n'avait pas prévue. Elle pensait que le bonheur durerait toujours, mais "toujours" ça n'existe pas. Tout a une fin.


Contexte provenant de cette recherche
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Requiem
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Limace



Elizabeth
Montgomery

J'ai 73 ans et je vis à Burlington dans l'État du Vermont, États Unis. Dans la vie, je suis retraitée et je m'en sors moyennement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis seule et je le vis plutôt mal.


Susan Sarandon ©️ Requiem


Un voilage devant les fenêtres. Elle, derrière. La première neige. Elle sait qu’elle ne blanchira pas le jardin. C’est trop tôt. L’hiver viendra mais pas maintenant. Le mois prochain par contre... Elle regarde les menus flocons se balancer dans l’air. Ils lui ont dit qu’il était temps. Lequel ? Celui d’une saison. Celui d’une vie. Il est temps. Cela sonne comme la fin d’une histoire. C’est le premier hiver qu’elle passera seule. Elle n’y avait jamais songé. Pourtant, le temps... Elle savait qu’il ferait son ouvrage, que cet instant viendrait. Elle savait, mais tout cela était resté suspendu à un “plus tard”.

Elle regarde le jardin. Elle n’est pas certaine que quelqu’un y plantera des fleurs le moment venu. Le fera-t-elle, elle, le pourra-t-elle ? C’est dommage. Tous les printemps, il était si beau quand bourgeonnaient les arbres et que les fleurs osaient faire la nique aux dernières neiges. Et tous les étés avaient les couleurs flamboyantes des roses et du bonheur. Elle regarde le ciel. Gris comme un novembre qui annonce la mauvaise saison. Elle refuse encore d’y croire à la belle saison sans le rouge des bégonias. Elle a posé sa main sur son coeur. Il bat encore. Pourquoi ? Pour qui ? Qui lui offrira encore un bouquet fraîchement cueilli ?

Elle voulait faire une promenade sur les bords du lac Champlain. Ce n’est pas ces grumeaux de nuages qui l’auraient arrêtée. C’est autre chose qui l’a retenue. L’absence d’une main pour tenir la sienne. L’absence de rire. L’absence de ces remarques tendres et ironiques «Te crois-tu en sucre pour que trois gouttes t’arrêtent ?». La maison n’a gardé que le silence, oublié jusqu’aux regards enlacés au-dessus de la table du déjeuner. Elle soupire bruyamment pour vérifier qu’elle n’est pas devenue sourde. Non, c’est bien l’absence qui a créé ce vide.

Des véhicules passent dans la rue, devant les pavillons individuels au milieu de leur lopins de terre ouvragée. Elle se souvient de ces petits concours dans le voisinage, les plus resplendissants parterres pour que les passants s’extasient. Elle se souvient des barbecues partagés. Elles se souvient de visages, de prénoms. En face, la maison de Steeve est occupée par un couple avec un enfant. Le petit passe régulièrement sur son vélo. L’école n’est pas très loin. Chez Keeny et Pat, il n’y a plus personne depuis l’année dernière. L’ambulance a emporté Jacky il y a déjà deux mois. Il reste Peggy avec qui elle peut parler de la pluie et du beau temps, parce que pour le reste, sa mémoire n’est plus tout à fait au rendez-vous.

Elle soupire encore. C’est devenu difficile de respirer. Le médecin a dit qu’il n’y avait rien, pourtant elle a un poids. Là. A cet endroit précis. Debout derrière le rideau de la fenêtre qui donne sur la rue, elle ne sait pas l’heure. Mais elle sait le poids de la solitude. Elle attend de voir arriver le fils des voisins sur son vélo pour savoir. Le matin, elle attend le passage du facteur. C’est bien peu comme repères.

Elle ne regarde plus la télévision. Rien ne l’intéresse sur cet écran. Tout lui semble usé. D’ailleurs l’autre écran, c’est peut-être son cas aussi. L’écran ou autre chose. Il ne s’allume plus. On lui a dit «début d’après-midi». Il lui semble que c’est passé depuis longtemps. A quelle moment est le début d’après-midi, le milieu, la fin. La fin c’est quand le coeur s’arrête. Mais le sien vient de faire un bond dans sa poitrine. Une fourgonnette se stationne devant la porte. Un homme descend. Il approche.

Bêtement, elle s’écarte de la fenêtre, regarde machinalement son pull beige et noir. Elle passe sa main dans ses cheveux pour ranger la mèche rebelle. Une coquetterie ! A son âge ! Ses yeux brillent alors que le carillon signale la présence du dépanneur devant la porte. C’est stupide. «Grande sotte, tu sais que derrière la porte, il n’y aura pas de bouquet de fleurs tendu vers toi. Tu l’as vu le jeune homme, c’est le dépanneur». Ce poids de nouveau vient peser sur son corps et son âme. C’est presque en trainant les pieds qu’elle vient ouvrir. Pourtant quand la porte se retire pour les mettre face à face, elle sourit.

«Vous venez pour l’ordinateur ? Entrez.»
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Dracoola
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Flash



Aslam Mani
J'ai 28 ans et je vis à Burlington, Vermont. Dans la vie, je suis Informaticien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma maladresse handicapante, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.




« Égoïste, soyez un peu égoïste,
Pourquoi écouter le monde,
Parfois, écoutez vous même,
Égoïste, soyez un peu égoïste,
Pourquoi écouter le monde,
Écoutez vous vous même,
Il n'importe pas, même si quelque chose tournait mal,
(n'importe pas, même si vous dites quelque chose de mal)
Que le cœur se perde brièvement,
Que les battements de cœur insouciants palpitent de telle façon,
Que leur écho peut être entendu d'un bout à l'autre,
Amis, le soleil s'est couché,
Prenez quelques gorgées d'alcool,
Oubliez les routes qui mènent chez vous,
Amis, le soleil s'est couché,
Prenez quelques gorgées d'alcool,
Oublions toutes les douleurs de ce monde,
Demandez-moi n'importe quoi,
Je peux vous donner tout,
Oubliez les routes qui mènent chez vous,
Demandez-moi n'importe quoi,
Je peux vous donner tout,
Oublions toutes les douleurs de ce monde,
Oubliez les autres,
C'est ce que ce moment de la vie vous dit. »




Kunal Nayyar ©️ Naomi13




J’y avais encore rêvé. Une fois de plus, comme chaque fois que le givre venait mordre les coins de l’unique fenêtre de mon appartement. Mes orteils avaient touché le parquet frigide de cette nuit d’hiver sans chauffage. Quand je fermais les paupières, des images, nettes, précises. À travers les yeux d’un enfant, je revoyais les jungles de câbles qui striaient le bleu perçant du ciel. L’agitation dans les rues, la dame qui tenait l’épicerie du coin qui nous filait parfois des fruits, le vieux sage qui n’avait pas de toit, mais qui savait presque tout, des fragments de mémoires. Les étoffes et les couleurs, mais par-dessus tous les saris de ma mère. Les arcades, les cercles et les motifs que j’aimais tracer du bout des doigts. Le sable sous mes pieds, la chaleur rassurante, mais parfois étouffante du soleil. Mais surtout les sourires. Des expressions ouvertes dénuées de méchanceté qui clamait haut et fort : tu es ici chez toi, ami. L’Amérique, terre de promesse, bien que resplendissante de beauté, avait quelque chose de froid en comparaison. Les gens se regardaient sans réellement se voir. Ils se complaisaient à écouter le son de leur propre voix, ignorant celle qui à l’intérieur d’eux-mêmes leur murmurait qu’ils étaient malheureux. À la manière d’un pianiste sourd, ils composaient des mélodies vides de sens et ne prenaient guère la peine de consulter le public avant. Résultat ? Un chaos immense. Une nation terrifiée par son ombre. Peur. C’était ce que je sentais chaque fois que je m’asseyais dans le bus, ce matin-là ne faisait pas exception à la règle. Les gens changeaient de siège. Ils détournaient le regard. Ou pire ils se mettaient à me fixer. La différence était menaçante pour les Américains. Qui semblait aberrer tout ce qui n’était pas caucasien et au-dessus de la classe moyenne. Manque de veine pour moi : Aslam, l’informaticien d’origine indienne résidant dans un appartement, de la taille d’un placard à balais. Alors, comme je l’avais appris durement durant ma jeunesse, je souriais, devant les commentaires déplacés et les remarques désagréables.

Heureusement, il y avait de bons côtés à vivre au Vermont. Le lac Champlain qui dans toute sa splendeur se déployait à perte de vue. J’adorais venir courir sur les quais durant mes temps libres. Si je n’arrivais pas à m’habituer au froid hivernal je pouvais toujours m’arrêter à un des nombreux cafés hipster qui parsemait la rue principale. Une fois devant mon lieu de travail, j’avais retiré mon couvre-chef et secoué mes bottes sur le tapis. J’étais le seul employé présent à l’exception de mon cadre et j’en avais profité pour démonter un téléphone qu’une jeune fille nous avait apporté quelques jours auparavant. La matinée avait passée tranquillement, tandis que je vaquais paisiblement à mes occupations. En arrivant ici, je m’étais découvert une passion pour les jeux vidéos et tout ce qui avait trait à l’électronique en général. J’avais même caressé pendant un temps le rêve de devenir programmeur. Or n’ayant pas les moyens de me payer une éducation de qualité j’avais dû me contenter du métier d’informaticien. En fait, le vrai terme était plutôt technicien en informatique toutefois, j’avais une préférence pour informaticien. Ça faisait plus classe plus élégant. Je pouvais me donner des airs du mec au gadget dans les James Bond. Bon, réparer de vieux téléphones et des pc c’était pas exactement sauver le monde, mais ça redonnait le sourire à des gens qui l’avaient perdu. C’était déjà ça. L’horloge s’approchait du dix quand mon cadre Philip m’avait informé que je devais me rendre chez quelqu’un en début d’après-midi. Avec un dernier regard de jugement sur mon accoutrement il était reparti le nez en l’air. Confus, j’avais jeté un œil à mon t-shirt « The Legend of Zelda ». C’était quoi son problème ?

Puis, mon téléphone s’était mis à vibrer.

Je ne voulais pas répondre. Mais si je ne le faisais pas, elle rappellerait plusieurs fois jusqu’à ce que je décroche.

Alors, d’une main tremblante j’avais glissé le doigt sur l’écran et porté l’appareil à mon oreille.

Salut, maman.

Oui, je vais bien.

Non maman, je n’ai rencontré personne.

Oui, je sais que mes sœurs sont toutes mariées et que j’approche la trentaine.

Tu as raison je fais honte à notre famille.

C’était toujours les mêmes mots, échangés de manière quotidienne. Une sorte de rituel toxique que je devais endurer plusieurs fois par semaine. Au fond, je savais que ma mère ne faisait que s’inquiéter pour moi qu’elle ne souhaitait rien de moins que mon bonheur. Néanmoins, son petit manège me donnait envie de devenir moine et de faire vœu de célibat. Avec un soupir, je m’étais levé et avais agrippé les clés de la fourgonnette de la compagnie. J’avais enfilé mon manteau et j’étais sorti dans le froid. La bise me mordait les joues et le vent faisait perler des larmes aux coins de mes yeux. Une fois derrière le volant de cet horrible monstre à quatre roues, j’avais mis les clés dans le contact, attendant en grelottant que le chauffage fonctionne. Puis, je m’étais mis en route. Il devait être dans les environs d’une heure de l’après-midi quand je m’étais garé devant une maisonnette d’une rue bien située. Avec regret, j’avais quitté la chaleur du véhicule pour aller récupérer ma mallette à l’arrière. D’un pas joyeux, mais surtout pressé d’être au chaud, je m’étais engagé dans la petite allée qui menait jusqu’à l’entrée. Puis j’avais écrasé avec entrain la sonnette (un de mes plaisirs coupables je dois bien l’admettre).

Une femme était venue ouvrir. Elle avait souri, mais l’éclat de son expression n’avait pas rejoint son regard. D’un geste, elle m’avait invité à entrer et je n’avais jamais été aussi reconnaissant d’être de nouveau au chaud. Je lui avais rendu son sourire en reniflant, le nez encore rougi par le froid.

- « Vous devez être madame Montgomery, je suppose ? Je m’appelle Aslam. »

Mon accent. Cette chose dont je n’arrivais pas à me débarrasser. Ces « r » un peu trop prononcés qui trahissaient la mélodie d’un pays éloigné, si la couleur de ma peau ne me vendait pas déjà. Je m’étais retourné pour retirer mes bottes avant de faire de même avec mon manteau. Puis j’avais de nouveau fait face à ma cliente.

– « Alors... et si nous allions voir ce fameux appareil ? »


Il y avait quelque chose qui me troublait chez elle. Ses traits me paraissaient tirés, fatigués. Comme si elle portait le poids de l’univers sur ses maigres épaules. Aussitôt, mon cœur s’était resserré. J’avais toujours été quelqu’un de très empathique, j’étais celui qui soignait les oisillons tombés du nid et j’étais le premier à offrir mon aide à ceux qui en avaient besoin. Je m’étais promis à moi-même que si j’arrivais à faire sourire Mme Montgomery durant ce bref entretien, alors, je considérerais ma journée comme réussie.





LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

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Requiem
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J'ai 73 ans et je vis à Burlington dans l'État du Vermont, États Unis. Dans la vie, je suis retraitée et je m'en sors moyennement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis seule et je le vis plutôt mal.


Susan Sarandon ©️ Requiem


Le jeune homme qui vient d’entrer s’appelle Aslam. Elle le regarde à la fois avec attendrissement et étonnement. Ce n’est pas le soleil avare d’ici qui a pu lui donner une telle couleur de peau et son accent trahi un langage d’outre-océan. Il n’y a pas de jugement dans son regard de la femme. Comment pourrait-il y en avoir, elle qui n’est pas originaire du Vermont même si elle est américaine de souche. Elle se souvient que les premiers temps, quand elle a emménagé, les gens n’hésitaient pas à la couvrir de questions sur le pourquoi de sa venue, comme si elle volait l’air qu’elle respirait alors qu’il aurait été plus profitable à un natif. Même plus tard, on ne se priva pas de lui demander si sa ville natale ne lui manquait pas. Espérait-on encore qu’elle reparte alors qu’elle avait vécu bien plus à Burlington qu’ailleurs ! Et puis, il y avait le reste... Callie... la maison partagée... leur vie différente de ce que trop de gens considèrent “normal”. Cinquante ans déjà ! Les moeurs ont évolué, les lois aussi, heureusement, mais dans le fin fond de trop de mentalités ce “normal” est toujours ancré.

« Oh jeune homme, c’est le soleil qui entre avec vous dans la maison ! Soyez le bienvenu. »

Il est né dans un pays gorgé de soleil et de chaleur, elle en est convaincue. Mais parfois ce sont les parents qui migrent et les enfants se contentent de naitre avec une apparence en héritage. L’accent cependant... Elle ne peut demander maintenant, ce serait la question malvenue même si dans son coeur la réponse serait une invitation au voyage. Encore la tête dans les nuages survolant des latitudes lointaines, elle remarque à peine ce qu’il fait. C’est quand il demande à voir l’ordinateur qu’elle reprend pied dans le lieu. Elle aperçoit d’abord le manteau dans ses mains.

« Je vais vous montrer mais d’abord je vais vous débarrasser. »

Elle s’empare du vêtement qu’elle va déposer dans un placard à proximité en compagnie de son imperméable et de son propre manteau. Alors qu’elle se retourne vers lui, elle remarque les bottes. Comment a-t-elle pu abandonner ses bottes au milieu du chemin. « Que va penser ce garçon d’un tel laxisme ! » Alors qu’elle s’apprête à se baisser pour ramasser les intruses, quelque chose l'arrête. Mais non, ce ne sont pas les siennes, alors...? Elle lève les sourcils et vient détailler l’informaticien jusqu’aux orteils. Elle a un sursaut en voyant ses pieds sur le sol.

« Mais vous ne pouvez pas rester comme cela. Vous allez attraper froid. Je vais vous trouver quelque chose. »

Il aura beau protester, il est inconcevable qu’elle le laisse se promener ainsi dans la maison. Certes elle est chauffée, mais de là à poser les pieds sur le carrelage sans la protection d’une semelle, non non cela ne se fait pas. Elle revient plonger cette fois dans la partie basse du meuble où les vêtements de sorties hivernales se balancent sous l’empressement de sa fouille. Elle parvient à dénicher une paires de mules.

« Elles ne seront peut-être pas exactement à la bonne taille. Ce sera toujours mieux que rien. Je suis confuse de ne pas avoir remarqué aussitôt. On doit veiller au confort de ses invités. »

Et puis non, elle n’est toujours pas disposée à le lâcher avec la machine capricieuse qui refuse de lui obéir. Elle a manqué à ses devoirs d’hôtesse, elle doit réparer l'erreur.

« Est-ce que vous voulez boire quelque chose ? Pour vous réchauffer. Je vais vous faire du thé. Asseyez-vous, installez-vous dans un fauteuil. »

Elle n’est pas sourde ni aveugle aux remarques du jeune homme. Elle n’est pas inconsciente, elle sait pourquoi il est là, certainement pas pour prendre une collation. Mais elle est bienveillante et puis c’est si rare un peu de jeunesse dans la maison. C’est si rare un peu de vie entre ces murs. Elle, mais elle c’est sa maison, ce n’est pas pareil. Elle est un meuble parmi les meubles. Lui, c’est tout autre chose. Elle s’éclipse dans la cuisine. L’instant d’après la voix porte jusqu’à lui.

« Est-ce que vous aimez la cannelle ? J’ai des petits gâteaux faits du jour. Vous avez une préférence pour le thé ? Oh mais peut-être un café ? Est-ce que vous préférez un café ? »
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