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 Comme un goût d'amande amère.

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Tulipe
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Féminin MESSAGES : 503
INSCRIPTION : 23/04/2018
RÉGION : Auvergne
CRÉDITS : Icone : Chrysalis

UNIVERS FÉTICHE : Réel, Harry Potter, et autres suivant l'inspiration
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Edwin et Adée était dans la même bande, à Poudlard. Une bande de Gryffondors insouciants, toujours prêts à partir à l'aventure. Ils étaient très proches, si bien qu'ils sont tombés amoureux et ont essayé de commencer une relation plus approfondie. Ce qui n'a pas marché.
Après Poudlard, Adée, fidèle à ses rêves, est devenue joueuse de Quidditch professionnelle. Mais elle a ensuite été renvoyée. Elle se cantonne aujourd'hui à un travail peu intéressant, bien en-dessous de ses capacités. Edwin, lui, a d'abord voyagé, avant de se trouver ruiné. Il a alors enchaîné les petits boulots, puis a construit un magibateau de croisière avec son meilleur ami.
Quelques années plus tard, leurs chemin se recroisent. Des retrouvailles douces amères, entre illusions, déceptions et rêves brisés. La vie les aura changés, mais ils veulent se retrouver.

Contexte provenant d'une discussion en mp
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Tulipe
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Edwin Hougen
J'ai 35 ans et je vis à Plymouth, Angleterre, quand je ne suis pas en mer. Dans la vie, je suis second sur un magibateau de croisière et je m'en sors pas mal. Sinon, grâce à mon métier, je suis célibataire et je le vis plutôt bien : j'aime ne pas avoir d'attaches.

A Poudlard, Edwin était dans la maison Gryffondor. Aventurier, il avait pour habitude de participer à des escapades nocturnes hors du château, ce qui lui a valu de nombreuses retenues pendant toute sa scolarité. Maintenant un peu plus sage, il a quand même décidé de mener une vie active et agitée en construisant avec son meilleur ami d'école le bateau Merlin's Pride.


Michiel Huisman ©️ antemortem
Edwin poussa la lourde porte de pierre blanche pour sortir de Gringott's et plissa les yeux sous la lumière du soleil. Il salua d'un signe de tête les deux gobelins qui gardaient l'entrée de la prestigieuse banque, mais ne reçut en réponse qu'un regard suspicieux. Il continua sa marche sans trop s'en soucier. Il savait que ces créatures n'accordaient que peu de confiance aux sorciers, et que la plupart des sorciers, en retour, ne les appréciaient que très peu. Edwin ne se souvenait plus très bien de ses cours d'histoire de la magie – à l'époque, il y prêtait peu attention – mais il lui semblait que cette méfiance mutuelle était justifiée par de nombreuses guerres passées.

Maintenant qu'il avait déposé dans son coffre les recettes mensuelles de son magibateau, le Merlin's Pride, il avait du temps libre – et quelques galions à dépenser. Il regarda de tous les côtés pour observer les devantures des boutiques et chercher les dernières nouveautés. Il ne venait  pas souvent sur le Chemin de Traverse, puisqu'il passait la majorité de son temps en mer. Alors quand c'était le cas, il aimait se mettre à jour avec toutes les nouvelles inventions des sorciers.
Il aperçut la nouvelle version du balai Éclair de feu, et passa devant des produits diverses – ici, on vendait le dernier élixir de repousse de cheveux, là une robe de sorcier imperméable et protégée des sortilèges de feu, ailleurs c'était un chaudron au format familial et dont le contenu ne pouvait pas déborder. Mais ce qui attira vraiment son attention, c'était la vitrine d’une petite librairie, qui exposait un nouveau roman : Les Aventures d'un apprenti moldu, tome 2 : Les pyramides d'Égypte. L'Égypte, ce pays qui l'avait fasciné – il l'avait visité lorsque son bateau s'y était arrêté, un an plus tôt. Il avait adoré. Les couleurs, les odeurs, l'atmosphère... tout y était différent. C'était ça qui le passionnait vraiment : l'aventure, les découvertes. Il adorait explorer, c'était son passe-temps depuis tout petit. Alors, il entra dans la boutique. Elle était très étroite. Les étagères étaient serrées les unes contre les autres, les livres s'entassaient partout. C'était un immense bazar.

« Je peux vous aider ?, lui demanda une petite voix aiguë. »

Il se tourna vers la voix et vit ce qui semblait être la gérante – une femme menue, vêtue d'une affreuse robe de couleur kaki, et d'un chapeau pointu très grand, décoré de chouettes dorées.

« Eh bien, j'aimerais vous acheter un exemplaire du tome 2 des Aventures d'un apprenti moldu. »

Il se racla la gorge, pas très sûr de lui. Le monde sorcier comportait beaucoup d'excentriques, et, tandis que la femme lui répondait que c'était un bon choix tout en agitant sa baguette, il se rappela les deux enquêteurs du Ministère qui étaient venus sur son bateau une semaine auparavant. Même s'ils ne semblaient pas à leur place, ils avaient tout de même retrouvé la créature magique et évité, à lui et toute son équipe, un désastre.
Il paya, remercia la vendeuse et sortit de la boutique. Lui qui avait vécu toute son enfance chez les moldus, il ne s'arrêtait jamais de s'étonner de la joyeuse diversité du monde sorcier, de ses possibilités infinies, de ses promesses. Il adorait passer du temps sur le Chemin de Traverse, qui représentait tout ça à la fois, et même plus.
Il trouva rapidement un banc, et commença sa lecture, entouré des bruits du commerce et des gens qui passaient.

Lorsque la lumière commença à baisser et le soir à tomber, il se releva du banc. Il avait déjà lu une bonne partie du roman, et il était heureux de cette découverte. Comme il l'avait prédit, sa lecture le replongeait dans ses souvenirs d'Orient. Un moyen de retourner là-bas, sans les aléas du voyage, ou du trasplanage.
Il jeta un sort de réduction à son livre, afin de pouvoir le ranger dans une poche de sa veste. C'était à présent l'heure d'une autre de ses activités favorites : le dîner. Sans hésiter, il se dirigea vers Le ragoût le plus magique – un nom ridicule,  mais un restaurant de qualité. Une fois arrivé, il se dirigea vers le bar et commanda leur ragoût spécial, agrémenté d'une Bièraubeurre. En attendant que son repas soit prêt, il chercha une table, sa boisson à la main. C'est à ce moment qu'il crut reconnaître une vieille amie. Il se rapprocha. Maintenant, il était presque certain que c'était elle. La surprise lui fit poser avec brusquerie sa chope sur la table, renversant quelques gouttes de liquide juste devant elle.

« Adée ?! ».
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June
June
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dolores June

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Adée Eastchurch
J'ai 35 ans et je vis à North Elkington, un petit bled perdu dans le Lincolnshire, Angleterre. Dans la vie, je suis employée sur une exploitation de citrouilles pour les jus Dear Pumpkin et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ex-gryffondor intenable qui menait la vie dure au corps professoral. issue d’une famille de sorciers franco-anglaise. passionnée par le quidditch, adée est devenue poursuiveuse dans l'équipe des flèches d'appleby après poudlard. elle en a été exclue en raison de comportements à certains égards peu professionnels. après avoir tout essayé pour être réembauchée sans succès, elle a abandonné toutes ses ambitions pour se cantonner un job alimentaire sans perspective. devenue un peu solitaire, elle ne demande qu'à ranimer ses vraies couleurs.


zazie beetz ©️ lux aeterna
C’était la fin de la récolte. Resserrant autour d’elle son chandail, Adée foulait les allées étroites, ses bottes de cuir fatiguées s’enfonçant dans la terre sombre et humide. D’un geste à peine formé, machinal et las, elle pointait le bout de sa baguette sur les citrouilles démesurées qui parsemaient le champ ; celles-ci s’élevaient dans les airs et retombaient sur une sorte de grande remorque, qui suivait la jeune sorcière en lévitant. On devinait à leur ascension paresseuse la lourdeur de ces fruits enrichis aux engrais magiques dont la marque, leader sur le marché sorcier des jus de citrouille, avait le secret bien gardé.

À intervalles réguliers sur le site de récolte, des scènes similaires se produisaient en silence, à mesure que les autres employés progressaient sur leurs propres parcelles. D’ici quelques jours, ce serait aux jardiniers de venir démarrer un nouveau cycle en s’attelant à la productivité des plants, usant de multiples sortilèges spécifiques pour relancer la croissance de ces gros fruits orange dont raffolent les sorciers, tapissant les sols de préparations savamment concoctées par les botanistes salariés de Dear Pumpkin. D’ici là, Adée pourrait compter sur un peu de repos. Elle ne travaillait pas à temps plein : seulement en tant que récolteuse, et même si elle intervenait plus fréquemment que ce qu’elle avait compris de l’équivalent moldu (les agriculteurs, qui se retrouvaient à attendre un an – parfois plus encore !  – avant de profiter du fruit de leur labeur), elle vivait au rythme des citrouilles. Elle vivait par à-coups, par périodes tantôt de lassitude, tantôt d’oisiveté indifférente, et dépensait sur l’autre ce qu’elle gagnait sur l’une. Elle ne menait pas – ne menait plus une vie bien passionnante.

Elle pointa sa baguette sur la plateforme, où s’entassaient désormais toutes les citrouilles juteuses qu’elle avait récoltées, et celle-ci se mit à flotter devant elle jusqu’à la cabane où les fruits étaient réceptionnés pour être transférés à l’atelier d’extraction, à des centaines de kilomètres de là, par sessions successives de transplanage. Elle fit la queue derrière d’autres employés pour remettre sa part, et en échange reçut de son supérieur sa maigre récolte à elle. Cinq gallions, vingt mornilles et cinquante noises tombèrent au creux de sa paume recouverte d’une vieille mitaine en cuir qu’elle enfilait parfois, autrefois, pour ses entraînements de Quidditch. Elle les rangea sans rien dire dans une petite bourse de cuir qu’elle glissa dans la poche de son pantalon, y mit aussi sa baguette et prit le chemin du petit village où la plupart des sorciers qui travaillaient sur l’exploitation vivaient.

C’était un village minuscule, entièrement peuplé de sorciers qui vivaient dans des habitations ayant plutôt l’air de cabanes ou de huttes que de maisons à proprement parler, dont les murs étaient malgré tout ensorcelés pour protéger leurs habitants du climat froid du nord de l’Angleterre. À côté, le North Elkington qui apparaissait sur les cartes des Moldus était cette fois un village tout ce qu’il y avait de plus banal dans cette région, à cela près que ses habitants ignoraient tout de la communauté de sorciers établie dans les parages, et qui profitait de l’espace de la réserve naturelle du Lincolnshire pour entretenir des cultures de citrouilles, titanesques au regard des standards moldus.

Adée se dirigea vers sa propre maison, une cabane biscornue qui comportait plusieurs étages mais dont chaque palier avait une superficie ridiculement petite ; c’était devenu son terrier, malgré tout un espace relativement chaleureux, qui rappelait ses vraies couleurs, sa nature de lionne et la brillante, fulgurante carrière qu’elle avait eue dans le Quidditch ces dernières années. Comme chaque fois qu’elle recevait sa paye, elle décida d’en profiter pour aller faire un tour du côté du Chemin de Traverse et du Londres sorcier, où elle n’osait plus guère mettre les pieds en-dehors de ces instants où elle reprenait un semblant de dignité. Elle revêtit donc sa magnifique veste en peau de dragon, qu’elle s’était un jour payée avec son salaire de joueuse professionnelle et qui commençait à s’élimer légèrement au niveau des coudes – à cours d'onguent magique, elle nota mentalement de se rendre chez un spécialiste pour la faire entretenir, dès qu’elle en aurait les moyens. Puis elle poussa un profond soupir, omit de se demander pourquoi elle n’avait jamais pensé à remplir son coffre à Gringotts plutôt que de dépenser des fortunes dans un train de vie déraisonnable, et transplana.

Une fois sur le Chemin de Traverse, elle se dirigea vers son pub habituel, Le ragoût le plus magique, qu’elle appréciait parce qu’elle y passait relativement inaperçue en général – et que le ragoût spécial, en plus d’être bon marché, était particulièrement goûteux. Elle eut à peine besoin de le commander ; elle hésita ensuite puis opta pour un jus de citrouille, et alla s’installer à une table solitaire avec son assiette débordante, brûlante, en main. Elle trouva la situation plutôt ironique au moment où elle ouvrit d’un coup de baguette le Dear Pumpkin qu’elle porta à ses lèvres. Elle n’avait jamais aimé le jus de citrouille. Mais depuis qu’elle travaillait pour la marque, elle ne buvait plus que cela. C’était probablement sa malédiction. Ou un truc dans ce goût-là.

Elle commençait à manger au moment où une immense chope de Bièraubeurre s’abattit sur sa propre table dans un bruit sec, le liquide valsant par-dessus bord alors que quelqu’un s’exclamait son prénom. Elle se fit, par automatisme, le film dans sa tête – elle commençait à le connaître. Un vieux supporter des Flèches d'Appleby qui l’avait reconnue, peut-être même un fan qu’elle avait rencontré après l’un de ses matchs victorieux, à qui elle allait être obligé de raconter la triste histoire de sa propre décadence. Et qui allait la quitter avec une politesse apparente et un évident dédain pour ce qu’elle était devenue. Suite à cela, elle allait pousser un nouveau soupir de lassitude, hausser les épaules, passer outre, reprendre son repas et… Ce n’était pas un ancien fan, évidemment. Adée avait levé les yeux et, au fond, elle l’avait su bien avant de rencontrer son regard. Elle l’avait su en entendant sa voix. Elle avait peut-être même senti sa présence à l’instant où il avait franchi la porte du pub. « Edwin ! » répondit-elle en se levant aussitôt, bousculant la table avec ses jambes, menaçant de renverser l’intégralité de son repas avec la Bièraubeurre.

L’instant d’après, elle s’était jetée dans ses bras. Elle avait fermé les yeux. Elle avait tout oublié des vieux supporters méprisants, de la récolte de citrouilles au soir tombant, de la maigreur de la bourse accrochée à sa ceinture. Elle était à Poudlard, dans la chaleur d’une salle commune rouge et or, un soir où le feu crépitait dans l’âtre et où ils célébraient ensemble leur amitié éternelle. Elle rejoignait à travers le temps tous ses plus beaux souvenirs, elle retrouvait contre elle la chaleur de l’être humain qui avait le plus compté pour elle et elle croyait, à cet instant où un sourire immense s’épanouissait sur ses lèvres, qu’ils s’étaient quittés hier.

Après un moment suspendu, Adée s’écarta quelque peu de l’homme et prit le temps de détailler son visage. Elle rayonnait de le voir ici, elle n’imaginait pas un seul instant qu’il allait être interloqué de la trouver là, à manger seule un ragoût dans ce boui-boui londonien. « Je n’aurais jamais pensé te voir ici ! » Les choses commencèrent à se gâter au moment où elle se retint de préciser qu’elle y venait régulièrement, dans les mêmes conditions, devinant qu’il y aurait là-dedans quelque chose d’un aveu qu’elle ne souhaitait pas faire maintenant. « Tu attends quelqu’un ? Viens, installe-toi ! » ajouta-t-elle sans attendre, toujours aussi surprise et émerveillée qu’il se tienne là, face à elle, bien réel, plus beau que jamais.
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